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Kenya : KCB acquiert deux banques au Rwanda et en Tanzanie

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Par croissanceafrique

Le groupe bancaire kenyan, KCB GROUP PLC, a signé un accord avec la société de services financiers Atlas Mara Limited, cotée à Londres, pour  acquérir la majorité de participation dans  deux banques au Rwanda et en Tanzanie. Il s’agit de la Banque Populaire du Rwanda Plc (BPR) et de  l’African Banking Corporation Tanzania (BancABC), rapportent  jeudi 26 novembre des sources internes du groupe.

Cette opération permettra à la plus grand prêteur par actifs du Kenya d’acheter  62, 06% des parts dans la BPR et 100% dans BancABC. La transaction sera soumise à l’approbation  des autorités réglementaires des deux pays précités. Ce « deal »  s’inscrit dans la stratégie d’expansion du groupe afin d’augmenter  ses parts  de marché et de  réseau de distribution à travers le Rwanda et la Tanzanie.

Le directeur général de KCB Group, a soutenu que, « l’opération faisait partie de la «stratégie continue de KCB visant à explorer les opportunités de nouvelle croissance tout en investissant et en maximisant les rendements des activités existantes du Groupe».

Cet accord intervient  quelques mois après que le groupe Equity Bank a annulé son projet d’acquisition de  quatre filiales bancaires d’Atlas Mara Limited au Rwanda, en Zambie, en Tanzanie et au Mozambique

Développement d’infrastructures scolaires au Mali: Yeah Samaké a inauguré sa 39ème école à Moro-Moro dans le cercle de Kita

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Par Journal Mali-Emergent

Ce samedi 21 novembre 2020, le village de Moro-moro (commune de Madina, cercle de kita) a tremblé sous des coups de fusils, des chants et cris d’une marée humaine à perte de vue pour accueillir un héro bien connu de la localité S.E.M Yeah Samake accompagné de SEM Anjani Kumar actuelle Ambassadeur de l’Inde au Mali et (un des soutiens de sa fondation EMPOWER MALI), ainsi que le Général Moussa Sinko Coulibaly, et une forte délégation du BEN et BNJ du PACP.

Cette école construite est l’œuvre de l’ONG Empower-Mali. Yeah Niankoro est homme politique conscient de l’importance de la scolarisation des enfants. Il faut signaler que le village de Moro Moro est situé dans le cercle de Kita.  Il s’agit de la 39ème école construite par le président d’honneur du Parti pour l’action civique et Patriotique (PACP) Yeah Samaké dans le village Moro Moro.  L’Infrastructure scolaire est composée de trois salles d’un kit de 3 salles de classes équipées, 6 latrines, un bureau du Directeur, une cité des enseignants en cours.

 Selon Namory Coulibaly, représentant de l’association des jeunes ressortissants de Moro-Moro à Bamako, « cette école soulage les enfants au second cycle. Nos enfants souffrent beaucoup à cause du manque des classes. Mais aujourd’hui, grâce à Yeah Samaké, nous venons d’inaugurer trois salles d’un kit de 3 salles de classes équipées, 6 latrines, un bureau du Directeur, une cité des enseignants en cours. Cela un soulagement qui marque l’espoir, un espoir qui restera gravé dans les mémoires de la population de Moro Moro », a—il affirmé.

Par ailleurs, le coût de ces joyaux architecturaux est fixé à hauteur de 30 millions de francs CFA. Cette cérémonie a été sans nul doute la concrétisation d’une de nombreuses démarches auprès des partenaires au développement. Et derrière ce chiffre se cache un nombre important d’enfants dont leur place n’est autre que l’école pour aspirer être un bon citoyen capable de relever le défi de demain. Un projet a vu le jour grâce à la Fondation Empower Mali en collaboration avec l’Association des ressortissants de Fanterila à Bamako. C’est pourquoi le président de l’association des ressortissants de Moro Moro basés en France a rendu un vibrant hommage à la fondation Empower Mali travers ses bonnes actions par tout au Mali. L’école de Moro Moro est la 39 ème du genre au Mali sans oublier les efforts consentis sur les secteurs énergétiques et sanitaires.

Cela fait des années que les enfants de ce villages parcouraient des kilomètres par fautes d’infrastructures pour avoir accès au savoir, exposés à tous les dangers: un soleil ardent, des tempêtes et pluies torrentielles, et aux enlèvements pour sacrifices rituels, toutes fois que les enfants quittaient le village pour l’école à 20 km les parents commençaient les prières pour que leurs enfants reviennent la nuit sains et saufs…un calvaire qui a duré des années jusqu’à ce qu’ils exposent leurs désarrois à S.E.M qui s’est aussitôt dépêché pour mobiliser des fonds et leurs construire 3 salles de classes 6 latrines, un bureau avec secrétariat pour le directeur ainsi qu’un logement décent pour les enseignants et le tout en un mois c’était en 2019…aussitôt les travaux finis SEM Yeah Samake ordonna que les enfants commencent à y étudier malgré l’instance des autorités locales pour que l’inauguration soit faite d’abord…les villageois ont remis à S.E.M une « Une attestation de reconnaissance du mérite » acte hautement symbolique les autorités actuelles doivent emboîter le pas en le décorant Chevalier de l’ordre national pour tout ce qu’il a réalisé pour le Mali

Pour sa part, « c’est le lieu de dire un grand merci à tous les contribuables résident et non-résident d’avoir aidé leur village de Moro-Moro.  Ce dernier a nom des ressortissants du village Moro-Moro salué les actions sociales du grand entrepreneur social qui n’est d’autre que la personne de son excellence Yeah Samaké. La portée de ce projet n’est plus à démontrer car, en dépit raffermissement des liens d’estime que son excellence yeah Samaké a pour ce village parce qu’il aura permis de : faire sortir plusieurs élèves des abris temporaires de fortune, leur servant de classe sous toutes les intempéries, donner un cadre de travail à l’administration scolaire qui n’avait que sous les arbres pour assurer son travail, assurer un logement décent vital pour mieux-être du corps enseignant. Espérons une école malienne dans un climat de paix pour que vive le Mali.

Pour rappel, Niankoro Yeah samaké, précurseur d’une nouvelle façon de faire la politique au Mali qui se résume en trois étapes essentielles : Évaluer les besoins urgents des populations vulnérables ; Mobiliser les ressources financières ; Agir sans attendre l’État (les autorités administratives). Comme pour dire « diriger, c’est servir » dit-il yeah samaké.

Envoyé spécial Daouda Bakary KONE

ANALYSE SUR LES EFFETS DE LA PANDEMIE A COROVIRUS: MODIBO MAO MAKALOU S’EXPRIME SUR L’IMPACT DE LA COVID-19 SUR LES ENVOIS DE FONDS DE LA DIASPORA AFRICAINE

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Modibo Mao Makalou a participé à de nombreux ateliers et séminaires sur les partenariats public-privé et les financements innovants pour le développement. Il a été très actif au niveau de la Présidence de la République du Mali dans la gestion des investissements publics (énergie, chemin de fer, coton) pour l’obtention du financement d’un don de 240 milliards FCFA du Millenium Challenge Account (MCA) en 2007.

Par croissanceafrique

«Personne ne sait combien de temps cela va durer.» «Nous ne pensons pas avoir la réponse à toutes les questions.» «L’ampleur et la persistance des effets» du coronavirus demeurent «très incertaines», a notamment déclaré Jerome Powell, le Président de la Banque Centrale des États-Unis d’Amérique (Federal Reserve  Bank). En effet, le nouveau virus Coronavirus, Covid-19 est entrain d’avoir un impact négatif sur l’économie mondiale et pourrait selon les estimations de du Fonds Monétaire International (FMI) engendrer des pertes supérieures à 12 000 milliards $ en 2020 et 2021 soit l’équivalent du Produit Intérieur Brut (PIB) de la Chine, la deuxième plus importante économie au Monde (FMI, octobre 2020).

De plus, une crise sanitaire, économique et sociale sans précédent menace les vies et les moyens de subsistance, rendant la réalisation des Objectifs de Développement Durables (ODD) encore plus difficile selon le Secrétaire Général des Nations-Unies, Antonio Guterres. Selon les projections du Fonds Monétaire Internationale (FMI, octobre 2020), l’activité économique en Afrique au sud du Sahara en 2020 devrait subir une contraction de 3%, le plus bas niveau jamais observé. Cela représente une diminution du revenu réel par habitant de 5,3 %, ce qui ramène le revenu par habitant aux niveaux de 2013. Les pays d’Afrique au sud du Sahara subiront de plein fouet sa plus grande récession économique depuis environ 25 ans selon l’étude de conjoncture économique de la Banque Mondiale (African Pulse, 2020) avec la baisse importante des volumes  de transferts unilatéraux et des investissements directs étrangers (IDE) en 2020.

Les envois de fonds ont connu un essor remarquable ces quarante dernières années et apporté un appui financier à d’innombrables familles dans le monde entier. Selon la Banque Mondiale, les envois de fonds en Afrique ont atteint 85 milliards $ (44 880 milliards FCFA, 1$=560 FCFA) en 2019. Toutefois, la baisse de la croissance économique dans tous les pays du monde suite à la pandémie de la Covid-19 pourrait faire baisser d’environ 21% soit 18 milliards $ (10 080 milliards FCFA) pour atteindre 67 milliards FCFA (37 520 milliards FCFA) selon la Commission Economique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA).

Les transferts des migrants constituent une source cruciale de revenu pour certains pays africains. Selon le Directeur du Groupe des indicateurs mondiaux de la Banque mondiale : « Les envois de fonds des migrants constituent une source importante et relativement stable de revenu pour des millions de familles, mais aussi de réserves de change pour de nombreux pays en développement. Si le montant de ces transferts continue de baisser, surtout de façon aussi spectaculaire que dans les pays d’Asie centrale, des familles pauvres du monde entier seront confrontées à des problèmes graves de malnutrition et d’accès aux services de santé et à l’éducation ».

La diaspora africaine est actuellement composée d’environ 50 millions d’adultes. Elle expédie des ressources financières considérables par an aux familles et aux communautés locales dans les pays d’origine. Les transferts des migrants constituent une source importante et stable de financement pour le développement de l’Afrique. Ces envois de fonds des migrants constituent pour les pays africains en grande partie une source de financement extérieur d’une importance considérable comparable aux investissements directs étrangers et l’aide publique au développement. Selon certaines études de la Banque Mondiale et de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques (OCDE), les transferts des migrants constituent la deuxième source de capitaux étrangers vers l’Afrique au Sud du Sahara derrière l’investissement étranger direct (IDE) et devant l’aide publique au développement (APD).

En effet, non seulement, les montants en jeu sont très importants en termes absolus et relatifs, mais les migrants sont en réalité des  véritables « acteurs du développement » à travers le financement de projets individuels et collectifs grâce à leurs envois de fonds réguliers. Les transferts effectués de manière informelle vers l’Afrique, correspondraient à un chiffre supérieur ou égal aux transferts officiels. Ces importantes sommes d’argent acheminées par des canaux informels ne sont pas comptabilisables au niveau des comptes nationaux macroéconomiques, par conséquent, il devient difficile d’estimer leurs valeurs réelles.

Au Mali, pays enclavé, à faible revenu et à vocation agro-pastorale, la diaspora est plus concentrée et la migration reste majoritairement d’origine rurale. Les systèmes de transferts informels y sont donc à priori très développés et bien organisés. Ce marché est qualifié par les banques commerciales à tort  de faiblement rentable. Les Nations-Unies estimaient les transferts de la diaspora vers le Mali à environ 900 millions $ (540 milliards FCFA) par an en 2013. La Banque Mondiale dans une étude sur les migrations et le développement estimait que le Mali occupait la dixième place en Afrique dans le montant des transferts de la diaspora en Afrique en 2017 avec environ 538 milliards. Quant à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), elle estimait les transferts unilatéraux au Mali à 565 milliards FCFA en 2018.

Enfin, il est important de rappeler l’imprécision de ces chiffres (officiels ou informels). Nombreux sont en effet les pays africains qui ne disposent pas d’agences et/ou d’instruments statistiques adaptés pour évaluer avec précision ces transferts d’argent de façon régulière et/ou rigoureuse. Selon l’interprétation du Fonds monétaire international (FMI), les transferts de fonds sont comptabilisés dans trois parties différentes de la balance des paiements, ce qui ne facilite pas non plus la comparabilité des flux financiers entre pays au niveau de la balance des paiements. 

Diverses études indiquent que les transferts de fonds des migrants prennent une importance croissante dans les économies des pays à forte migration et font ressortir l’importance sociale, économique et financière des transferts de migrants dans les pays récipiendaires. Cependant, malgré leur poids, les flux financiers générés en direction des pays africains demeurent mal connus et surtout mal exploités par la plupart des pays récipiendaires.   Leur volume représente entre 9 et 24 % du PIB des pays étudiés. Les pays à  forte migration comme le Mali pourraient profiter de cette opportunité pour utiliser les transferts des migrants comme catalyseur du développement de leur secteur financier, mais aussi de l’investissement, de la croissance et de l’emploi. 

Bamako, le 22 novembre 2020

Modibo Mao MAKALOU

MBA /Gestionnaire Financier et Economiste

Ancien Sherpa de la Commission de l’Union Africaine et du NEPAD

Ancien membre du Groupe de Travail sur l’Efficacité de l’Aide de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques (OCDE)

Automobile : Société CFAO Motors Côte d’Ivoire, a connu une baisse de 9,924 millions d’euros au premier semestre 2020

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Le Groupe CFAO Motors

Par croissanceafrique

Le chiffre d’affaires de la société CFAO Motors Côte d’Ivoire, filiale de la multinationale du même nom, a connu une baisse de 6,616 milliards de FCFA (9,924 millions d’euros) au premier semestre 2020 comparé à la même période de 2019, ont annoncé les dirigeants de cette entreprise basée à Abidjan.

Selon financialafrik « Ce chiffre d’affaires est passé de 50,975 milliards de FCFA au 30 juin 2019 à 44,358 milliards de FCFA au 30 juin 2020,soit un repli de 12,98%. Cette contreperformance est en rapport avec  la baisse de 9,2% du marché de l’automobile en Côte d’Ivoire avec 5241 véhicules vendus contre 6545 au premier semestre 2019. Dans cet environnement, les dirigeants de CFAO Motors situent la part de marché de leur entreprise à 40,9% (contre 40,2% un an auparavant) avec 2432 véhicules neufs facturés contre 2631 au premier semestre 2019″, a-t-il rapporté.

Notons que la contraction du chiffre d’affaires a fortement impacté le résultat d’exploitation (-45,54%) avec une réalisation de 2,037 milliards de FCFA contre 3,741  milliards de FCFA au 30 juin 2019.

Zangouna KONE

Mali : 13 militaires proches d’Assimi Goïta nommés à la tête des gouvernorats

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epa08614274 Malian Colonel-Major Ismael Wague (C) the military junta spokesperson for the National Committee for the Salvation of the People (CNSP) during a press conference in Kati, Mali 19 August 2020 (issued 20 August 2020). Mali President Ibrahim Boubakar Keita resigned 19 August 2020 after he was seized by military on 18 August 2020. EPA/STR

Par Croissanceafrique

Ces nominations massives sont dues au nouveau découpage administratif (régional). En effet, le nombre de régions maliennes passe de 15 à 20. C’est pourquoi, 13 militaires proches d’Assimi Goita, vice-président de la transition  chargé de la question de défense et de  sécurité ont été nommés à la place des civils pour diriger une dizaine de nouvelles régions au Mali.

Auparavant ils n’étaient jusque-là que cinq militaires sur les quinze gouverneurs de régions au Mali. Mais aujourd’hui, ils sont désormais treize militaires et sept civils pour diriger  les vingt régions du Mali.

Au Mali, le gouverneur de région est le représentant du pouvoir central. C’est un homme clé à l’intérieur du pays. À Gao et Taoudeni, deux régions du nord du pays, ou encore à Mopti, au centre, des militaires sont à la tête des régions.

Par ailleurs, le vice-président de la transition le colonel Assimi Goita, chargé des questions de sécurité et de défense, et le ministre malien de l’Administration territoriale  son camarade de promotion  ont eu la haute main sur ces nominations. L’objectif de ces nominations est d’appliquer la nouvelle stratégie de défense et de sécurisation des populations maliennes.

Notons que dans les rangs de la classe politique locale, ces nominations provoquent déjà des agissements. Même réaction du côté des défenseurs des droits humains, qui rappellent que le nom d’un nouveau gouverneur nommé figure dans un récent rapport de l’ONU, pour « prise de décisions douteuses », lors d’un redéploiement programmé d’éléments de l’armée malienne dans le Nord, fin 2019.

Daouda Bakary KONE

Mali: Atelier de Formation des Notaires en matière de Lutte contre le Blanchiment des Capitaux et le Financement du Terrorisme

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Les acteurs en synergie d’actions afin de gagner le pari contre les criminels financiers. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux Mohamed Sida Dicko a présidé la cérémonie d’ouverture de l’Atelier de Formation des Notaires en matière de Lutte contre  le Blanchiment des Capitaux et le Financement du Terrorisme. C’était hier mardi 24 novembre 2020, à l’Hôtel Millenium, en présence du représentant du Président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) ; le Président de l’Ordre des Notaires du Mali, Me   Yacouba Massamn Kéita et de l’ensemble des participants.

Après avoir  souhaité la bienvenue  à l’assistance, la représentante du Président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), Mme Touré Aminata Dembélé a rappelé que les notaires font partie de la grande catégorie d’assujettis appelée Entreprise et Professions Non Financières désignées (ou EPNFUD), constituent un maillon privilégié, dans le dispositif de lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBCFT) au Mali.

Elle a ensuite souligné qu’il manquait juste aux notaires une formation préalable, susceptible de les aider à sapproprier du contenu de la législation en la matière. Avant de rappeler qu’il était clair pour les notaires et les acteurs de cette lutte, l’essentiel était : « de faire les premiers pas  l’un envers l’autre ; d’organiser ce genre de forum du « donner et du recevoir » ; déchanger en toute convivialité et transparence », pour pouvoir tisser des liens féconds, prometteurs dune collaboration forte et soutenue.

Pour le Président de l’Ordre des Notaires, Me Yacouba Massaman Kéita, c’est après des demandes formulées  par écrit et réitéré verbalement  lors de plusieurs rencontres au bureau du CENTIF, elle a décidé d’organiser ce présent atelier de formation. Selon lui, au sortir de cet atelier, les participants seront suffisamment armés en vue d’une application judicieuse de la Loi du 17 mars 2007, portant la lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, faisant du notaire une personne assujettie.

Cette Loi est un instrument entre les mains des acteurs chargés aussi bien des renseignements que des procédures judiciaires auxquelles ils peuvent donner lieu. Cependant, une lutte efficace contre le Terrorisme et les infractions connexes passent nécessairement par une synergie d’actions des intervenants à différents niveaux.

A l’en croire : « il permettrait une amélioration la note du Mali lors des prochaines évaluations par des réponses claires et rassurantes, en certaines interrogations qui seront posées pendant le présent atelier ».

Le ministre Dicko, au cours de son intervention a rappelé que le Mali, à l’instar des pays du Sahel est confronté à la montée et à la persistance des phénomènes liés au terrorisme et aux autres formes de criminalité transnationale organisée.

Il dira que les Notaires occupent une place de choix parmi les assujettis de la Loi, en raison de la nature des opérations et de l’importance des flux financiers qui passent par leurs cabinets. « Une telle formation à l’intention de cette corporation me semble parfaitement justifiée, permettant, d’une part, à ses membres d’être à jour par rapport au contenu de la loi, et d’autre part, à la CENTIF d’accéder à une base substantielle de renseignements », a-t-il précisé.

La corporation des Notaires constitue un maillon essentiel dans la prévention et la répression contre la criminalité financière. C’est la raison pour laquelle la Loi du 17 mars 2016 portant Loi Uniforme relative à la lutte contre le blanchiment d’argent au Mali impose aux Notaires un devoir de vigilance accrue ayant pour corollaire une obligation de déclaration auprès de la CENTIF en cas de suspicion de blanchiment. L’importance des Déclarations d’Opérations Suspectes par les offices notariaux à la CENTIF et les appréhensions des Notaires par rapport à la protection de leur clientèle sont des préoccupations conciliables dans la mesure où il s’agit du respect de Loi.

 Selon ses dires, ce séminaire offre, non seulement, un cadre de dialogue entre la CENTIF et la corporation notariale, mais aussi une occasion pour les Notaires de s’approprier désormais la Loi pour en assurer une saine application.

« Le blanchiment est défini comme un délit ou un crime qui consiste à faciliter, par tout moyen, la justification mensongère de l’origine des biens ou des revenus de l’auteur d’un crime ou d’un délit ayant procuré à celui-ci un profit direct ou indirect. Constitue également un blanchiment le fait d’apporter un concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit direct ou indirect d’un crime ou délit », a-t-il souligné.

Ainsi, le notaire est un témoin privilégié, et comme tout témoin : « il a l’obligation de témoigner de ce qu’il a vu et entendu. Le dispositif mis en place, selon la Loi, repose sur une évaluation des risques de blanchiment ou de financement du terrorisme que le Notaire doit effectuer pour chaque client ou opération, le conduisant à opérer des vérifications plus ou moins poussées ».

 L’organisation de cet atelier par la CENTIF démontre, une fois de plus, le rôle indispensable des assujettis de la Loi en qui concerne la transmission des Déclarations d’Opérations Suspectes, sans laquelle elle ne saurait remplir valablement sa mission. Aussi les actions de formation continue constituent le meilleur moyen pour doter les acteurs de la chaine de luette contre la corruption de capacités leur permettant d’être à hauteur des défis auxquels ils doivent faire face.

Pour terminer, il a déclaré que la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est un devoir pour nous, dans un pays durement frappé par les conséquences d’actes en lien avec ces phénomènes.

Aïssétou Cissé

Mali: Validation du rapport provisoire de l’étude réalisée par OXFAM et PCQVP sur le Projet Covid-19

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Les acteurs s’activent pour une justice fiscale et l’état des lieux des ressources mobilisées par le gouvernement et les PTF

Le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, M Baïdy Samaké a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier de Validation du rapport provisoire de l’étude Diagnostic du niveau de soutien reçu par les centres de santé de Bamako et des Collectivités abritant les sites miniers du Mali en termes d’appui de l’Etat et des partenaires du Mali pour faire face au Covid-19. C’était hier mercredi 25 novembre 2020, à l’Hôtel Millenium, en présence du Coordinateur de  Publier Ce Que Vous Payer  (PCQVP) ; le Représentant du directeur Pays OXFAM au Mali, M. Bouba Sidibé.

Créée le 30 avril 2008, LA Coalition Malienne Publiez Ce Que Vous Payez est agréée sous le récépissé n°349/G-DG du 08 mai 2009. Elle sappuie fondamentalement sur les principes de solidarité, de transparence, de responsabilité et de partenariat pour un développement socioéconomique durable.

Son objectif est d’intégrer la justice fiscale dans le discours économique et politique du Mali. Elle prône : « la promotion de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des ressources fiscales à travers l’accès et l’appropriation des politiques, et leurs mécanismes de mise en œuvre, la veille citoyenne et de la mobilisation des recettes fiscales ; la promotion des  systèmes fiscaux justes, démocratiques et progressifs au Mali ; plaide pour les systèmes fiscaux favorables aux pauvres et qui sauvegardent le bien commun ; lutte contre les mauvaises pratiques et politiques fiscales qui favorisent les plus nantis et instaurent les inégalités sociales ».

Selon les acteurs, la présente activité rentre dans le cadre de la validation du rapport provisoire de cette étude réalisée avec l’appui technique et financier d’OXFAM au Mali sur le Projet « Covid-19 : l’impact des mesures sociales du gouvernement au niveau des structures de santé de 3ème référence et des communes abritant les sites miniers au Mali ».

La dite coalition vise à partager le rapport provisoire de l’étude : « Diagnostic du niveau de soutien reçu par les centres de santé de Bamako et des Collectivités abritant les sites miniers du Mali en termes d’appui de l’Etat et des partenaires du Mali pour faire face à la Covid-19 », avec les participants des services techniques de l’Etat, des hôpitaux de 3ème référence de Bamako, des organisations socioprofessionnelles, des structures de transparences et de lutte contre la corruption et de la société civile dans le but de recueillir leur appréciation sur le document en vue de la publication prochaine au rapport final.

Dans le souci de  lamélioration de la bonne gouvernance accompagne, LOXFAM accompagne les OSC afin de réduction de leur souffrance

Il est à noter que le Mali a toujours été un pays à potentiel minier, et le pays compte à nos jours 11 unités de mines dor industrielles en activité. Ce secteur vital de léconomie malienne a été heureusement pour le moment épargné par les effets désastreux de la propagation de la pandémie à coronavirus, qui fait des ravages dans le monde, actuellement. Selon le ministère de la Santé, le Mali a enregistré à ce jour un total de 4093 cas positifs, dont 142 décès, 2997 guéris et 861 cas contacts en confinement à la date du 28 mai 2020, ainsi, le gouvernement a pris des mesures urgentes visant à contenir la propagation.

Selon le document des termes de référence, ce contexte difficile a coïncidé avec la réduction drastique par le gouvernement du Mali, des dotations au titre de la ligne : »subvention aux organismes publics », des hôpitaux pour faire face à leur mission malgré la présence de plus dune dizaine de sociétés minière en exploitation. Ainsi, le budget des hôpitaux publics du Mali en 2018 passe de cinq milliards quatre cent cinquante-huit millions trois cent trente-mille FCFA (5 458 333 000 FCFA) à trois milliards cent cinquante-cinq millions quatre cent soixante-quatorze mille FCFA (3 155 474 000 FCFA) en 2019, soit une réduction de deux milliards trois cent deux millions huit cent cinquante-neuf mille (2 302 859 000 FCFA). La réduction drastique des dotations  a continué en 2020.

“Ces  coupes budgétaires injustifiables ont empiré lEtat dimpréparation du Mali pour faire face à la gestion de la crise sanitaire de la pandémie du Covid-19, qui a davantage mis à nu létat désastreux de nos établissements hospitaliers et nos structures sanitaires. En plus de ces mesures , les partenaires techniques et financiers du Mali se sont mobilisés pour apporter un appui direct conséquent au gouvernement pour faire face à la gestion de la crise. Et le FMI a accordé un moratoire sur le service de la dette de la République du MALI », a déploré la coalition.

Ainsi, la PCQVP-Mali, acteur engagé de la société civile malienne consciente ue la santé est essentielle pour toute action nationale de développement constate, avec amertume des mouvements dhumeur toujours en cours dans les hôpitaux maliens et sur la place publique, des interrogations sur la transparence dans la gestion des fonds Covid-19

Au cours de son discours d’ouverture, le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, M. Baïdy Samaké a rappelé que depuis l’apparition de la Covid-19,  le Gouvernement du Mali a pris des limiter la propagation de la maladie. Ainsi, pour permettre la prise en charge effective de ces mesures, il a été procédé à la révision de la loi des finances, des mesures d’ordre sanitaire ; d’ordre social et des masures d’ordre de soutien.

Il a invité à faire un examen minutieux dudit rapport, qui permettra non seulement  au ministère de tutelle, mais aussi et surtout à OXFAM, et à tous les partenaires de corriger les insuffisances, et les faiblesses et d’améliorer la façon de faire, avec des recommandations fortes puissent contribuer à nos actions de réussite.

Pour clore son intervention, il a réaffirmé la disponibilité du ministère de l’Economie et des Finances à accompagner inlassablement l’ONG Publiez Ce Que Vous Payez , dans le cadre de ses activités quelle initie.

Aïssétou Cissé

Suite à sa condamnation à perpétuité au Burundi: Pierre Buyoya démissionne de son poste de Haut Représentant de la MISAHEL

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Le Haut Représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL), l’ancien président burundais Pierre Buyoya a animé un point de presse au cours duquel, il a annoncé avoir présenté sa démission à la tête de l’institution africaine, afin de se consacrer totalement à sa défense dans l’affaire dite  de l: « assassinat de son successeur et premier président hutu démocratiquement élu du Burundi, Melchior Ndadaye. C’était mercredi 25 novembre 2020,  au siège de la MISAHEL.

Présent au Mali depuis huit ans, dans le cadre du processus de paix, l’ancien président de la République du Burundi, Pierre Buyoya a décidé de remettre sa lettre de démission au Président de la Commission de l’union Africaine, en tant que Haut Représentant de l’union africaine au Mali et au Sahel (MISAHEL), depuis 8 années. Une démission qui est consécutive à sa condamnation à perpétuité par la justice de son pays, dans l’assassinat du président Melchior Ndadaye, afin d’avoir toute la liberté de se défendre et laver son honneur, malgré les multiples entraves.

Condamné le 19 octobre dernier à la prison à perpétuité ainsi qu’une vingtaine d’autres hauts  dignitaires et officiers supérieurs de son pays pour : « attentat contre le chef de l’État, attentat contre l’autorité de l’État et attentat tendant à porter le massacre et la dévastation », Lancien président burundais Pierre Buyoya a dénoncé un « procès politique » et une « parodie de justice » et avait annoncé de faire appel.

Au cours de son intervention, il a dénoncé l’instruction des dirigeants de son pays  qui ont demandé de rouvrir le dossier afin de les condamner à huit clos « le plus curieux est que le tribunal a dressé tout un tas d’obstacles pour nous empêcher de faire valoir nos moyens de défense, dont : refus de visa à nos avocats étrangers ; à nos avocats burundais d’accéder au dossier ; refus de la greffe de réceptionner nos dossiers d’appel ».

Ainsi, il a clamé son innocence et de rappeler que histoire retiendra qu’il a cédé pacifiquement le pouvoir au Président  élu en juillet 1993, sans aucune contrainte, décision qui était rare en Afrique à cette époque.

Selon ses dires : « au cours de ces 8 dernières années, J’ai apporté ma modeste contribution au nom de l’union Africaine dans la recherche de solutions aux problèmes qui affectent les pays du Sahel en général et le Mali en particulier ».

Il a indiqué quitter ses fonctions au moment où, au Mali, la situation est encore critique, au moment où les défis de la région du Sahel sont entiers.

Avant de poursuivre sur son expérience en matière de résolution des conflits à travers l’Afrique : « au Burundi, il a souligné avoir pu, à travers un processus de paix long et difficile, négocier et signer les Accords de paix d’Arusha le 28 août 2000, à la suite desquels le Burundi avait retrouvé la stabilité qui a été rompe en 2015, quand le Président de l’époque décida de violer les règles en rapport avec la limitation des mandats présidentiels à deux ».         

A l’en croire : « en Afrique des années durant, des organisations régionales ou internationales comme la CEEC, l’OIF et l’union Africaine, mon fait honneur en me donnant l’opportunité de mettre mon expérience de mettre à l’œuvre, à travers plusieurs missions de médiation, dans des pays comme le Soudan, le Tchad, la République Centrafricaine et bien d’autres ».

Pour terminer sa déclaration, il a réitéré son engagement à continuer à user de tous les moyens possibles pour faire triompher la vérité, au moment où, son honneur est terni par une condamnation injuste : « je ferai de ma condamnation appel auprès des juridictions nationales et internationales ».

Aïssétou Cissé

Mali-sahel : Pierre Buyoya démissionne de son poste de haut représentant

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Par croissanceafrique

C’est officiel, le Burundais Pierre Buyoya a démissionné de son fonction de haut représentant de l’Union Africaine au Mali et sahel.  Selon plusieurs sources diplomatiques, l’ancien président a causé cet acte  pour pouvoir se consacrer totalement à sa défense dans l’affaire dite « assassinat de son successeur et premier président hutu démocratiquement élu du pays, Melchior Ndadaye en 1993 »

Il s’agit d’une décision prise d’un commun accord avec la Commission de l’union Africaine, afin d’« éviter de mettre dans l’embarras » un organe « qui est avant tout au service des États membres », rapporte  des sources diplomatiques proches de l’Union africaine.

Pierre Buyoya  a été condamné en compagnie de ses  18 proches par contumace à la prison à perpétuité au Burundi pour l’assassinat de son successeur et premier président hutu démocratiquement élu du pays en 1993.  « Buyoya a démissionné pour consacrer tout son temps à sa défense. Ce crime avait plongé le pays dans une terrible guerre civile qui a fait plus de 300 000 morts en une décennie », confirme un membre de son cabinet à Bamako.

D’autres sources révèlent que du côté de l’Union africaine (UA), « le statu quo était devenu intenable », ont-t-ils expliqué. Il faut noter que l’ancien président burundais a pris ses responsabilités et a présenté il y a une dizaine de jours sa démission de son poste de Haut représentant de l’UA au Mali et au Sahel.

Selon un haut responsable de la commission de l’union Africaine « Sa démission a été acceptée avec une grande reconnaissance pour l’excellent travail accompli au nom de l’Union africaine », a réagi un haut responsable au sein de la Commission. Notons que Pierre Buyoya conteste sa condamnation et dénonce ce qu’il qualifie « procès politique » mené de manière scandaleuse en violation de toutes les règles de droits ».

Daouda Bakary Koné

Afrique du Sud : Absa Bank propose un accompagnement financier aux startups

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La banque sud-africaine, Absa Bank, via son groupe de services financiers Absa Group Limited, a procédé, mardi 24 novembre, au lancement d’un nouveau compte d’entreprises pour les startups sud-africaines. Cette  nouvelle offre, dénommée «Business Evolve Zero », sera sans frais mensuels.

Elle permettra d’accéder gratuitement à un outil intégré de gestion d’entreprise et de comptabilité appelé Cashflow Manager. Les bénéficiaires pourront également  accéder gratuitement à Absa Online, une carte de débit et un compte d’épargne. La banque a  informé  qu’il est disponible pour les propriétaires uniques avec un chiffre d’affaires annuel allant jusqu’à 5 millions de rands (324887.53 dollars).

«Grâce au Cashflow Manager gratuit et basé sur le cloud, les entrepreneurs peuvent accéder à des analyses commerciales en temps réel, produire des devis et des factures en ligne et accéder à une fonction de paie complète», a déclaré la banque. L’établissement bancaire a  soutenu que cette initiative vise à soutenir essentiellement les PME, qui jouent un rôle clé pour le plan de  relance économique sud-africain.

Dans cette dynamique, Absa Bank  a indiqué qu’elle va adopter une démarche novatrice (nouvelles offres bancaires, programmes de développement d’entreprises …) pour soutenir ces entreprises. A noter que, les entrepreneurs peuvent ouvrir un compte  via Absa Online Banking , l’application Absa Banking ou dans certaines  succursales du groupe.