Par croissanceafrique
Le Colonel-major Philipe Sangaré rassure de leur disponibilité pour la réussite de la RSS au Mali. Le Commissaire par intérim du Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité (CRSS), Colonel-major Philipe Sangaré a présidé la cérémonie de lancement officiel du site web du Réseau Médias. C’était mardi 03 novembre 2020, à la Maison de la Presse, en présence du Coordinateur par intérim de DCAF au Mali, M. Boubacar Théra ; la Président du réseau RSS, Mme Coumba Bah ; de l’Attaché de défense de l’Ambassade du Danemark, M Kenneth Albert ; des représentants des faitières de la presse malienne ; de l’Inspecteur en chef de l’ISSPC ; du représentant du Directeur général de la Police nationale.
La présentation et le lancement du site web du réseau Médias RSS par M. Fousseyni Sidibé ont marqué
l’ouverture des activités de la clôture de cette deuxième journée de la
formation des journalistes et professionnels de média du réseau RSS sur la
Gouvernance et la Réforme de Secteur de la Sécurité.
La présidente du réseau Mme Coumba
Bah a expliqué que cet atelier est l’une des rares occasions pour les hommes de
médias, d’apprendre la différence entre la gouvernance et la réforme du secteur
de la sécurité.
Au cours de son intervention, le Coordinateur de DCAF-Mali, M. Boubacar
Théra a rappelé que le Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité
intervient au Mai depuis une dizaine d’années. Avec une vocation d’accompagner
les Exécutifs nationaux, les Parlements, les autorités indépendantes de
contrôle externe, la société civile dont les médias dans la promotion de la
bonne gouvernance en général, et dans celle du secteur de la sécurité en
particulier.
Il dira que, dans le cadre de cet appui, le DCAF met en œuvre depuis plus
de trois ans un programme d’amélioration de la gouvernance du secteur de la
sécurité au Mali, sur financement du Royaume des Pays Bas. « A ce titre, il apporte depuis l’année 2017
un appui financier et un appui-conseil aux structures intervenant dans le domaine
de la gouvernance du secteur de la sécurité. Et vise à contribuer à la
stabilité et à la sécurité humaine au Mali en créant, d’une part, un
environnement propice à la prestation de services, à la transparence, et au
développement social et économique inclusif et d’autre part, renforcer l’accès des populations aux services de
sécurité dans le respect des droits de l’homme, du genre, et de la primauté de
l’Etat de droit », a-t-il précisé.
Selon ses dires : « cet
appui est renforcé par le projet de PROJET Gouvernance Sécuritaire au Sahel
(2019-2021) financé par le Royaume des Pays-Bas dans le cadre du programme
jeune pour la paix et la stabilisation dans le sahel (PSP II). En complément
avec le projet GSS- Mali, le projet Danemark prend en compte la dimension sahel
avec un focus sur la région du Liptako-Gourma ».
Avant de souligner que, le Mali, à l’instar des pays du Sahel et du monde,
subit les affres des actes de grand banditisme et de criminalité organisée
aussi bien à l’intérieur du pays que dans les zones transfrontalières,
notamment le trafic de drogue, des armes et le trafic illicite faunique, qui
tous alimentent la violence et le terrorisme.
Pour lui, le développement d’une collaboration
interactive avec les médias au Mali sur les questions de réforme du secteur de
la sécurité contribue à l ‘atteinte des résultats 1 et 3 du projet,
notamment: la mise en œuvre du processus
de réforme du secteur de la sécurité au Mali avec la participation et
l’appropriation de toutes les parties prenantes concernées; le renforcement des
capacités des acteurs du contrôle externe de la RSS à exercer de manière plus
efficace leur fonction de contrôle externe du secteur de la sécurité.
Il a poursuivit que, les médias en tant
qu’acteurs de la RSS, ont la possibilité de jouer un rôle clé dans la
compréhension et l’appropriation du processus de la RSS au Mali par les acteurs
et dans la dissémination des concepts associés à la RSS à une audience plus
large auprès du grand public.
« Force est de reconnaitre que le processus de RSS au Mali bénéficie
d’une large gamme de soutien des acteurs de la société civile en général et des
medias en particulier en matière de d’information et de sensibilisation à
travers diverses actions Mais le constat est que la majorité de ces actions est
menée sans coordination avec l’organe en charge de la RSS, à savoir le
Commissariat a la RSS », a-il laissé entendre.
Ainsi, il a remercié le Réseau Medias
pour cette initiative et a réitéré la disponibilité du DCAF à ses côtés, avant
de remercier le CRSS, à son tour pour
son engagement à faire de la RSS un processus où tous les citoyens y
contribuent grâce a son leadership en tant qu’organe de coordination des
efforts en matière de RSS.
Le Commissaire par intérim de la CRSS,
Colonel-major Philipe Sangaré a, à son tour déclaré que la création du réseau
RSS revêt une grande importance pour le
CRSS. « Il est un partenaire dont
l’apport sera déterminant dans la mise en œuvre de notre propre stratégie de
commune. A cet effet, il dira que la stratégie de communication pour la RSS
élaboré par le CRSS, a pour objectif principal de faire adhérer les parties
prenantes : les acteurs étatiques et non étatiques du secteur de la
sécurité à l’esprit de la réforme dans
la mise en œuvre de la stratégie, tous les outils susceptibles d’atteindre
l’objectif général seront utilisés.
Toutefois, il a rassuré les responsables et les membres du réseau de toute leur disposition à cheminer ensemble pour la réussite de la RSS au Mali.
Notons que les temps forts de la cérémonie de clôture de la formation couplée au lancement du réseau RSS ont été marqué par une remise d’attestions aux participants et la signature d’une charte d’adhésion audit réseau.
Aïssétou Cissé