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Arcane Politique (Interview Exclusive): « Malgré des menaces, nous avons résisté jusqu’à la démission d’IBK» dixit Jeamille Bittar

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Par croissanceafrique

L’homme qui a choisi comme mentor, Amadou Toumani Touré, ancien président du Mali, a accordé une interview à un groupe de media dont notre organe ‘’Croissance Afrique’’, un site d’information fait partie. L’opérateur économique et homme politique malien s’est exprimé sur la situation actuelle du Mali notamment le choix du premier ministre de Transition, Moctar Ouane, les missions du gouvernement de Transition, les sanctions de la CEDEAO etc.

Croissanceafrique: Quelles sont vos impressions sur le choix du premier ministre de Transition, Moctar Ouane ?

Bittar: Selon la constitution du Mali du 25 février 1992, le premier ministre est choisi par le président de la république. C’est le président seul qui sait pourquoi son choix est porté sur telle ou telle personne pour le poste de premier ministre. Il est le seul responsable du choix de son premier ministre.

Quant au tout nouveau premier ministre de la transition, Moctar Ouane, je le connais bien. J’ai eu l’occasion de voyager avec lui dans beaucoup de pays pendant le régime d’Amadou Toumani Touré, quand il était aux affaires étrangères. Et j’étais à la chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Ce dernier est un diplomate de carrière chevronné. Il est quelqu’un qui a une expérience avérée dans la diplomatie et qui a beaucoup de relations.

Mais la question est de savoir si le choix lui sera laissé pour choisir des hommes avec qui il peut travailler. Puisqu’une équipe gouvernementale est comme une équipe de football. Le choix des hommes et femmes pour composer un gouvernement est très important pour un premier ministre. Il est aussi important de savoir si Moctar Ouane lui-même était prêt à occuper un poste politique de ce rang. Il est recommandé à Moctar Ouane de former un gouvernement dans 48 heures après sa nomination qui doit inclure toutes les composantes du pays. Est-ce que cette façon de former un gouvernement permettra à l’actuel premier ministre de faire correctement son travail ? cette façon de former un gouvernement est considérée comme un partage de gâteau. Il serait très difficile de produire de bons résultats dans ce sens. Je peux dire que la formation de gouvernement d’union nationale est l’une des principales causes de l’échec du Mali.

 Généralement les membres du gouvernement se font leur connaissance lors du premier conseil des ministres, comme si c’était le hasard. Il n’y a pas de hasard dans la gouvernance d’un pays. Les affaires politiques doivent être gérées par les hommes politiques et non les technocrates comme beaucoup le recommandent. Un poste ministériel est politique.

Nous respectons le premier ministre Moctar Ouane. Mais selon moi, l’engagement n’a pas été respecté. Il était dit à tout le monde que le poste de premier ministre est réservé au M5-RFP qui est l’auteur du changement.

Croissanceafrique: Quelles sont les missions que vous recommandez au gouvernement de Transition ?

Bittar : Beaucoup de gens pensent que tous les problèmes seront résolus pendant la Transition. Qu’ils se détrompent. Le gouvernement de Transition doit avoir des priorités. Mais cela ne veut pas dire que tous les autres secteurs seront ignorés. Ce gouvernement de Transition doit se donner comme priorités, la révision constitutionnelle et celle du fichier électoral pour éviter les contentieux électoraux. Il doit aussi se donner comme priorité, la sécurité. Pour y parvenir, la conjugaison des efforts de tous les maliens est nécessaire.

Croissanceafrique: Que pensez-vous des sanctions de la CEDEAO contre le Mali ?

Bittar : Concernant les sanctions de la CEDEAO contre le Mali dans ces circonstances actuelles, ce n’est pas facile. Mais il faut savoir que seul le politique peut régler le problème politique. Sinon cette même CEDEAO est venue à plusieurs reprises au Mali quand nous demandions la démission du président Ibrahim Boubacar Keita. Nous avons été menacés de sanctions si nous franchissions la ligne rouge que nous considérions en son temps comme notre ligne verte. Malgré ces menaces nous avons résisté jusqu’à la démission d’IBK. Parce que nous étions bien préparés pour affronter toutes les difficultés sur notre chemin de bataille.

 Mais nous constatons que le Conseil National pour le Salut du Peuple (CNSP) manque de bons interlocuteurs en face de la CEDEAO pour négocier. Nous, en tant que M5-RFP ne pouvons pas nous prononcer sur le contenu du sommet tenu à Accra entre les chefs d’Etat de la CEDEAO et le CNSP. Puisque nous, membres du M5-RFP n’avons pas été associés. Moi personnellement en tant que leader du M5-RFP n’ai pas encore reçu une copie de la charte de la Transition. Donc je ne peux pas me prononcer sur cette question de façon nette.

Croissanceafrique: Quelle est votre position actuelle par rapport au M5-RFP ?

Bittar : Je suis chef d’un regroupement de 23 partis politiques qui est toujours dans le M5-RFP. Ce groupe s’appelle le Pôle Politique de Consensus (PPC). Malgré les divergences, le M5-RFP se porte bien. Je l’ai toujours dit que le M5-RFP est composé de partis politiques, associations et autres. Les gens ne peuvent pas avoir les mêmes objectifs politiques. Et je pense que le combat du M5-RFP n’est pas fini. Le départ d’IBK était un des objectifs de notre mouvement. Nous allons lutter pour atteindre les autres objectifs. Certains leaders du mouvement ont des ambitions pour cette Transition. Par contre d’autres visent l’après Transition. Moi personnellement, je n’ai aucune ambition pour cette Transition. Les projets de j’ai pour ce pays ne peuvent pas être réalisés pendant une période de transition. Je veux un mandat complet.

Croissanceafrique: Le poste de premier ministre n’est pas attribué au M5-RFP. Que pensez-vous ?

Bittar : Aujourd’hui, les choses doivent se passer dans les normes. Il faut que chacun respecte ses engagements. Si ça ne tenait qu’à moi, aucun membre du M5-RFP ne devait envoyer son dossier pour le poste de premier ministre. Tous les leaders du M5-RFP sont connus de tous. D’ailleurs même le président de Transition a tous les moyens pour se renseigner sur n’importe quel membre de notre mouvement. Le gouvernement n’est pas une entreprise où les gens doivent postuler pour chercher de l’emploi.

Croissanceafrique: Des rumeurs sur les réseaux sociaux faisant croire que l’imam Dicko serait à la base du choix du premier ministre Moctar Ouane. Qu’en pensez-vous ?

Bittar : Je demande aux maliens d’être reconnaissants envers des personnes comme l’imam Mahmoud Dicko, autorité morale du M5-RFP. Pour connaitre cet homme, il faut l’approcher. Sinon j’ai beaucoup appris avec lui dans ces derniers moments. Il est un homme animé de bonne foi. Il est loin d’être un traitre. Il sait ce qu’il dit et ce qu’il fait. L’imam Dicko est une bibliothèque. L’imam n’a choisi personne pour être premier ministre ou président de Transition. Que les gens arrêtent de raconter des mensonges sur notre imam.

IB KONE

CEDEAO: levée prochaine des sanctions contre le Mali, entre l’espoir et la persévérance

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Par Croissanceafrique

Annoncé hier (mercredi) par Pr Hamidou Boly, représentant résident du président de la Commission de l’organisation sous régionale à l’issue d’une audience que lui a accordée le Premier ministre Moctar Ouane à la Primature. Aujourd’hui, la situation entre l’espoir et la perceverenece, mais parties restent optimiste

L’hôte de marque du Premier ministre Moctar OUANE a reconnu que : « Ce sont nos textes fondamentaux qui l’exigent, qui demandent que lorsque le pouvoir change de façon non constitutionnelle, le pays soit frappé par ces sanctions ». Par ailleurs, s’est-il justifié Pr Hamidou Boly, en précisant que ce sont des sanctions qui sont mises en œuvre pour essayer de ramener vite le pays sur de bons rails.

Dès lors que le « Mali va se soumettre aux exigences de la Cedeao, les sanctions seront totalement levées », a-t- il assuré tout en reconnaissant qu’il y a eu des grands pas qui ont été faits, notamment la nomination d’un président et d’un Premier ministre civils.

Cependant, après la désignation d’un président et d’un Premier ministre civils pour diriger la Transition conformément aux exigences de la CEDEAO, tous les regards des Maliens sont désormais rivés vers l’organisation communautaire pour la levée des sanctions contre notre pays. Pr Hamidou Boly a abordé le sujet hier avec la presse, après son entretien avec le Premier ministre Moctar Ouane.

Pour finir, Pr Boly a en effet indiqué que cette rencontre à l’endroit du premier ministre fraichement nommé rentrait dans le cadre de la prise de fonction du chef du gouvernement. Il était donc venu féliciter Moctar Ouane pour avoir accepté de répondre à l’appel de son pays à un moment si crucial.

 « En tant que Cedeao ici, nous sommes à la disposition des autorités de ce pays pour les aider à faire avancer les choses. On tient compte de la vie des populations pour qu’elle ne soit pas affectée, nous sommes optimistes pour la levée prochaine des sanctions contre le Mali », a conclu le représentant résident du président de la Commission de la CEDEAO dans notre pays. Mais, aujourd’hui, la situation entre l’espoir et la perceverenece, mais parties restent optimiste

Daouda Bakary KONE

Mali-Opération de contrôle routier dans le District de Bamako : Diadji SACKO au four et Moulin

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Par Croissanceafrique

Après des opérations sur les routes nationales du pays, les équipes de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER) et de la Police Nationale, sont déployées depuis ce mercredi matin au niveau de certains grands carrefours de la ville Bamako.

Cette activité est le fruit de la convention de partenariat entre l’ANASER et la Direction Générale de la Police Nationale. Sous un soleil de plomb, la Directrice générale de l’ANASER et le Commandant de la Circulation Routière, ont supervisé les opérations de contrôle dans trois (03) carrefours du District de Bamako.

La DG Diadji sacko en compagnie de ses collègues policiers

Il s’agit du rond-point Kwame Nkrumah, du carrefour face à l’usine Mali-Lait et du carrefour Kodonso, tous situés sur la rive gauche du District de Bamako. Face à la presse, Mme Doumbia Diadji SACKO, le Commissaire Divisionnaire Abdoulaye Coulibaly, ont déclaré que ces contrôles visent à réduire les infractions liées au Code de la route. Ils ont demandé aux contrevenants verbalisés de ne pas récidiver pour que ces contrôles servent à quelque chose.

Sur le terrain à Bamako, la DG Diadji en masque anti covid-19 juste devant les autres

Par ailleurs, plusieurs véhicules ont été verbalisés et les contrevenants apprécient le bien-fondé de ces contrôles dont l’objectif final est la réduction des accidents de la circulation routière.

Ces opérations de contrôle routier vont se poursuivre dans le District de Bamako et dans les régions par les antennes régionales de l’ANASER. Depuis sa nomination jusqu’aujourd’hui, la directrice générale de l’ANASER est au four et moulin pour la bonne réussite de ses missions assignées.

IB KONE

Mali : Bah N’DAW déclenche un véritable ballet diplomatique au sommet de l’État

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Par Croissanceafrique

Il s’agit d’un ballet déclenché par le président Bah N’Daw et ses compagnons. Le nouveau locateur du palais de Koulouba a reçu en audience plusieurs diplomate accrédités au Mali. Il s’agit entre autre, du chef de la diplomatie marocaine, l’ambassadeur de Suisse au Mali, de l’Ambassadeur de la chine et tant d’autre.

A L’issu des audiences, les diplomates ont souligné la volonté de leurs pays à accompagner le Mali pour la réussite de cette période intérimaire. D’abord il s’agit de la visite de 24 heures, M.Nasser Bourita le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant. Monsieur Bourita est porteur d’un message de solidarité du Roi Mohamed VI au peuple malien et d’encouragement aux autorités pour toutes les actions entreprises pour placer notre pays sur la voie d’une transition prometteuse.

Par ailleurs, le Maroc est un pays ami, qui a « toujours mis l’intérêt du peuple malien au-delà de toutes les circonstances et les contextes politiques ». Ajoutant par la suite que le « Maroc demeure solidaire du peuple malien et est prêt à accompagner toutes les priorités qui seront définies par les autorités maliennes durant cette transition. J’indique l’impérieuse nécessité de se mobiliser autour de la réussite de la transition soit faite par les Maliens et pour les Maliens. », a-t- il déclaré.

Ce pendant le chef de la diplomatie Marocaine croit fermement en la capacité des Maliens à gérer leurs problèmes. Et estime que « les Maliens n’ont pas besoin d’une internationalisation de leur situation », et le ministre Nasser Bourita qui a vanté le « génie malien pour avoir prouvé qu’il est capable de faire valoir les intérêts suprêmes du Mali sur toute autre considération », a-t- il souligné.

En ce qui concerne l’ambassadrice de la Suisse, Marion Weichelt Krupski, elle a été reçue en audience par le président Bah NDAW.  Au cours des discutions, la diplomate a affirmé qu’elle était là pour « faire connaissance avec le président Bah N’Daw et le féliciter pour sa nomination ». A travers, la Suisse salue la mise en place de la Transition et la souhaite pacifique et par la suite diplomate suisse a assuré que son pays, comme il le fait depuis 50 ans, continuera à soutenir le Mali dans le développement.

 « L’essentiel de nos programmes sont mis en œuvre dans les régions de Sikasso, Mopti et Tombouctou. Au-delà, la Suisse apporte également de l’aide d’urgence et appuie la protection des victimes de conflits. Un accent particulier est mis sur les perspectives socio-économiques des jeunes et des femmes », a-t-elle affirmé.

Et enfin, l’Ambassadeur chinois, Zhu Liying a rencontré le Président de la transition, « pour réaffirmer l’accompagnement et le soutien de la Chine au Mali à tout moment. Nos deux pays vont célébrer les 60 ans de relations diplomatiques », lâche-t-il, le diplomate chinois à sa sortie d’audience.

Selon un proche collaborateur du nouveau président de la transition, « c’est début d’un déclanchement d’un long ballet diplomatique qui donnera fruit d’un Mali nouveau la concorde et cela avec une sécurisation du territoire nationale contre disfonctionnement de la République du Mali », a-t- il confié sous l’anonymat.

Daouda Bakary KONE

Mali : la CMSS dédie une journée d’échanges et d’information sur la Convention d’Objectif et de Moyens

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Par Croissanceafrique

Dans le cadre du renforcement du partenariat et de son plan d’actions 2020, la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) a organisé, ce mercredi 30 septembre à l’intention de ses partenaires de la Direction générale du Budget et la Direction nationale de la Protection sociale et de l’Economie Sociale, une journée d’échange entre la CMSS et ses partenaires. Il s’agit d’une journée d’échanges et d’information sur la Convention d’Objectif et de Moyens signé entre la DG CMSS et le Ministre de la Santé et des Affaires Sociale, Président du Conseil d’Administration de la CMSS.

Dans son discours d’ouverture, Mme Diéminatou SANGARE, Directrice générale de la CMSS, affirme  que « La Convention d’Objectifs et de Moyens (COM) est un élément important du socle juridique applicable aux Etats membres de la Conférence Interafricaine de la Protection Sociale (CIPRES) qui stipule en son article 41 : « l’attribution de l’autorité de tutelle chargée d’assurer le respect de la politique générale de la prévoyance sociale ; conclure avec les conseils d’administrations des organismes de prévoyance sociale, des conventions d’objectifs précis et chiffrés élaborées en conformité avec la politique nationale de prévoyance sociale ; contrôler la réalisation effective des objectifs et l’application rigoureuse de la règlementation », a-t-elle affirmé. Elle ajoute par la suite que « cette réunion d’échanger autour du document intitulé Convention d’objectifs et de Moyens (COM) permettra d’assurer la bonne gouvernance et une meilleure performance de la CMSS. Regardez la vidéo donc la directrice générale de la CMSS donne plus de précision au Micro d’Abdoulaye KONE dit Blo Infos:

Mme DIEMINATOU SANGARE, DG DE LA CMSS

Pour sa part, Modibo DIARRAH, Commissaire à la Commission de surveillance de la CIPRES, a témoigné que « la CMSS, est sur un bon chemin, parce qu’elle veut travailler en toute transparence et tenir correctement le budget qui est à sa disposition tel que préconisé par la CIPRES. Il a encouragé la directrice générale de la CMSS et son équipe pour les efforts consentis », dit-il.

Par ailleurs, la CIPRES est la conférence interafricaine de la prévoyance sociale qui regroupe 17 pays membres. Elle a été créée en 1993, son siège est à Lomé. « Notre pays qui est membre de la CIPRES en a ratifié le traité révisé. La CMSS à adhérer au portefeuille de la CIPRES en 2016« , explique, la directrice sangaré.

Notons que la DG de la caisse Malienne de sécurité sociale en la personne de Mme Diéminatou SANGARE a formulé le vœu « qu’à l’issue des échanges, les partenaires techniques et financiers de la CMSS seront outillés pour accompagner la CMSS à la mise en œuvre de la Convention d’objectifs et de moyens ainsi que son évaluation. Il faut ajouter qu’au niveau du Mali : la CMSS, l’INPS et la CANAM sont les trois OPS membres de la CIPRES », a-t-elle formulé.

Daouda Bakary KONE

Webb Fontaine reçoit un « Certificat de Reconnaissance » de la Commission des Douanes Ethiopiennes pour le lancement réussi du Système Electronique de Gestion Douanière

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Par Croissanceafrique
Ce programme appelé « Implémentation d’un Système de Dédouanement Electronique », eCMS en anglais, est financé par l’Union Européenne
DUBAI, Émirats arabes unis, 1 octobre 2020/ — Webb Fontaine (https://WebbFontaine.com/) a été reconnu officiellement pour son soutien à la Commission des Douanes Ethiopiennes (CDE) et son projet d’automatisation des procédures de dédouanement et de contrôle du transit.

Webb Fontaine, leader en matière de facilitation du commerce extérieur a remporté en 2015 un appel d’offres pour le déploiement de son système douanier, ce, dans le cadre d’un vaste programme de réformes lancé par la Commission des Douanes Ethiopiennes. Ce programme appelé « Implémentation d’un Système de Dédouanement Electronique », eCMS en anglais, est financé par l’Union Européenne, qui fournit également les équipements informatiques.

Aujourd’hui le système fonctionne dans les 27 bureaux de Douane du pays, et gère le contrôle du transit le long de ses 14 corridors ; de fait, les délais de dédouanement ont été considérablement réduits, la qualité du contrôle a été améliorée et le système offre une transparence totale sur l’ensemble des opérations.

Le système a également contribué à augmenter les recettes budgétaires de 25% depuis 2018 et le remplacement total du système Sydonia par le système de Webb Fontaine. Au total, 4.4 milliards de Dollars US sous forme de droits et taxes ou d’autres perceptions à l’entrée ont été perçus par le système depuis deux ans.

C’est à la suite de ce déploiement réussi que Webb fontaine s’est donc vu attribuer le prestigieux « Certificat de Reconnaissance », en conséquence de sa contribution à la dématérialisation des services douaniers du pays.

De plus, l’intégration récente de fonctionnalités du système propres à la distanciation sociale, a largement permis à la CDE de lutter contre la propagation du Covid-19. 

Le projet

L’équipe internationale d’experts et techniciens de Webb Fontaine a été présente sur le terrain en Ethiopie pendant 3 ans afin aider ses homologues de la CDE à déployer le système eCMS. Ce système est adapté aux particularités du projet et est installé dans tous les services opérationnels de la Douane Ethiopienne, il est également disponible sur internet pour tous les usagers (consignataires, déclarants, entreprises, etc.).

Le processus, entièrement dématérialisé, prend en compte les règles de distanciation sans obérer la capacité des douaniers d’accéder aux documents ou de les vérifier. En outre, la CDE a éliminé l’obligation de déposer physiquement les documents en mettant en place le module de recevabilité, ce qui permet une digitalisation totale.

Les administrations douanières de Djibouti et d’Ethiopie échangent à présent plus de mille formulaires électroniques de transit par jour, directement intégrés à leurs systèmes respectifs, permettant ainsi le traitement dématérialisé du transit routier et ferroviaire. 

Selon le Commissaire Debele Kabeta, de la CDE, « Le système éthiopien de gestion des douanes digitalisé résulte d’une analyse des processus opérationnels préparée par la Commission des Douanes Ethiopiennes, et les logiciels ont été développés en commun par l’équipe de projet informatique de la CDE et Webb Fontaine. »

« L’objectif était de répondre aux besoins de la communauté économique en promouvant une administration douanière efficace, transparente, et prévisible, afin de satisfaire les attentes des usagers, et de promouvoir la facilitation tout en maintenant un contrôle raisonnable du commerce intérieur et international. Je tiens à exprimer ma satisfaction et mes remerciements à l’équipe de projet de la Douane ainsi qu’à Webb fontaine qui a développé le logiciel. »

Ababu Emeru, le chef de projet eCMS, a déclaré « Tout d’abord je voudrais saluer sincèrement et féliciter tous ceux qui ont consacré tant d’efforts et de temps à la réalisation de ce projet, notamment les équipes du projet (celle de Webb Fontaine ainsi que celle de la CDE), et en particulier les membres de l’équipe nationale pour leur motivation et dévouement, car ils ont su surmonter toutes les difficultés, internes ou externes, et affirmer leur foi dans le projet. » 

« Enfin je voudrais faire passer ce simple message à tous ceux qui sont impliqués dans le commerce international et qui seront affectés par ce système : L’eCMS est un système fantastique. Si nous nous l’approprions, nous pourrons nous rendre compte de sa valeur et de son importance. » 

« Si nous connaissons sa valeur, nous l’apprécierons et l’utiliserons pleinement. Si nous l’utilisons, nous en tirerons les bénéfices attendus, ce qui veut dire qu’en fin de compte nous aurons tous atteint notre objectif. Donc, prenons-en possession, et exploitons-le au mieux ! »

Pascal Minvielle, directeur exécutif chez Webb Fontaine, a dit quant à lui « Ce projet était un défi mais une expérience enrichissante pour Webb Fontaine et pour l’équipe de la CDE.  Nous sommes fiers d’avoir installé notre système douanier dans les deux pays les plus peuplés d’Afrique, le Nigeria et l’Ethiopie. Recevoir un Certificat de Reconnaissance est un grand honneur, et l’immense investissement de notre compagnie en termes de ressources et de compétences a été reconnu par la CDE. »

« L’administration éthiopienne a complètement intégré le concept de Douane électronique, et est consciente des efforts à fournir pour jouer les premiers rôles dans la région, ce, en termes de facilitation et de compétitivité. » 

« Ce projet est important pour l’Ethiopie et sa capacité à importer, exporter, et commercer avec d’autres nations. Avec 116 millions d’habitants, l’Ethiopie, est l’un des pays les plus peuplés du continent ; la moitié de sa population étant âgée de moins de vingt ans, le potentiel de croissance économique dans le proche avenir est immense. »

« L’économie éthiopienne a déjà l’un des taux de croissance les plus élevés au monde, et les frontières du pays voient passer des quantités de marchandises en augmentation continue, qu’il s’agisse d’importations out d’exportations. Il fallait donc un système suffisamment robuste pour contrôler et gérer ces mouvements de marchandises facilement et de manière efficace. »

« Le système installé s’est avéré optimal, fournissant à l’administration un outil suffisamment flexible pour faciliter les transactions dans un environnement en évolution perpétuelle, sans impacter sa robustesse et en gardant un niveau de contrôle amélioré. »

Les conception, introduction, et déploiement de l’eCMS de Webb Fontaine ont conduit la Douane éthiopienne à profondément revoir sa façon de gérer ses responsabilités au jour le jour. Le système permet notamment :Echanges transfrontière de données avec Djibouti pour faciliter les opérations de transit ;Un système entièrement informatisé et transparent de suivi du transit dans tout le pays ; Techniques avancées de gestion du risque ;Contrôle automatisé des opérations d’importation et d’exportation ;Gestion automatisée des manifestes à l’aéroport ;Système intégral de contrôle de la valeur ;Mécanismes de prise en charge ;Mainlevée partielle et sortie des marchandises ;Dépôt digitalisé de documents et leur vérification ;Procédures eCustoms sans aucun contact physique entre importateurs et douaniers ;

Mali: Le paiement mobile des pensions hautement apprécié par les retraités dans la région de Ségou

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par croissanceafrique

La directrice générale de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) poursuit ses efforts à l’endroit de ses pensionnés à travers le projet de paiement mobile de pensions.
En effet, une équipe de la direction générale a séjourné une semaine dans la capitale du balanzan pour faire connaitre le projet de paiement mobile aux usagers dont la pension est inférieure à 50.000 Fcfa et procéder à leur enrôlement.
Aussi, la mission a procédé à la formation des agents de la direction régionale qui continueront les opérations d’enrôlement au niveau de la région de Ségou.
Ainsi, au cours de la mission 42 pensionnés de la ville de Ségou ont adhéré et ceux des cercles pourront se faire enrôle dans les centres de paiement de leur localité.
A noter que la 4e région compte 5949 pensionnés CMSS repartis entre 1319 payés à la caisse contre 4630 par virement bancaire.

Le paiement mobil des pensions CMSS désormais effectif dans les régions de Mopti Sikasso, et Ségou

Engagée pour le bien- être de ses retraités et affiliés, Mme Diéminatou SANGARE, Directrice générale de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale ne compte pas s’arrêter en si bon chemin avec le projet de paiement mobil des pensions. Ainsi, après la région de Koulikoro, des missions d’enrôlement pour le paiement mobil de la CMSS ont mis le cap sur les régions de Sikasso, Ségou et Mopti.
Rappelons que le paiement mobil des pensions consiste à permettre aux personnes qui ont fait prévaloir leur droit à la retraite et dont la pension mensuelle ne dépasse pas cinquante Mille (50.000) F CFA, de recevoir leur pension via Orange Money.
A Mopti, où la mission a démarré le lundi 21 septembre par la formation par Diakaridia Konaté des agents locaux de la CMSS à l’enrôlement afin de permettre une appropriation du projet de paiement mobil qui était si attendu des pensionnés de la 5ème Région, comme en témoigne le taux d’enrôlement : le premier jour, dix-sept (17) personnes ont adhéré au paiement mobil de leur pension, douze (12) personnes le deuxième jour, une dizaine le troisième, quatrième et cinquième jour. Un véritable succès à inscrire à l’actif du directeur régional Modibo Yattara et la caissière Kontao Weloré Sidibé. La 5e région enregistre un total de 2436 pensionnés parmi lesquels 211 paiement se font à la caisse contre 1941 à la banque.
A Sikasso également, la satisfaction était au rendez-vous. En effet, plus d’une centaine de pensionnés se sont réjouis du projet de paiement mobil de CMSS. Grâce à ce projet, disent- ils, ils n’auront plus à parcourir des kilomètres, ni à abandonner les travaux champêtres, encore moins à braver le soleil, le vent, la pluie et l’insécurité pour rejoindre les lieux de paiement des pensions. Ainsi, Youma Diarrah et Ahmadou Famanta ont procédé à la formation des Agents locaux de la Caisse chargés de l’enrôlement des pensionnés estimés à plus de 500 pour la ville de Sikasso.
En outre, à Ségou, la satisfaction était également au rendez-vous comme le prouve la quarantaine d’enrôlement enregistrée par Mamadou Sy.
Notons que le succès du projet dans les trois localités provient de l’engagement la détermination des directeurs régionaux Abdou Dicko et Cheick Bagayogo ainsi que caissiers. Avec la devise CMSS « Servir et accompagner », le projet s’il plait à Dieu, s’étendra sur toute l’étendue du territoire à travers les capitales régionales.

Cellule de communication

En Zambie, l’État examine une hausse des droits de douane sur les importations de viande.

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Par croissanceafrique

En Zambie, le gouvernement réfléchit actuellement à une hausse des droits de douane sur les importations de viande depuis la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et le Marché commun d’Afrique de l’Est (COMESA).

« D’après Bwalya Ng’andu, ministre des Finances, le projet de budget 2021 envisage de porter les droits à 40 % contre 25 % actuellement. Les produits concernés englobent notamment la viande de bœuf, les produits de bœuf transformés, la viande de volaille, la viande de porc ainsi que les produits transformés à base de viande de porc« , affirme notre confrère de l’agenceecofin.

Selon les autorités, cette mesure devrait permettre aux entreprises locales présentes sur ces différents segments de mieux faire face à la concurrence régionale et de développer leurs activités. Du côté des industriels, la hausse des prélèvements fiscaux sur les importations est déjà accueillie favorablement.

Pour sa part, M. Walter Roodt, CEO de Zambeef, le principal groupe agroalimentaire du pays explique que « Nous demandions cette mesure depuis bien longtemps pour une amélioration de la rentabilité de l’activité agricole. Les droits à l’importation sont juste la première étape pour permettre à la Zambie de réaliser son potentiel agricole afin de se nourrir et nourrir la région », expliqué

Il faut signaler que l’agriculture et le secteur agroalimentaire fournissent 40 % du PIB et 12 % des revenus d’exportation de la Zambie d’après les données de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).  

Habib SAMAKE

Source: Agenceecofin

Au Ghana, la campagne cacaoyère 2019/2020 a été morose

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Par Croissanceafrique

En effet d’après les données provisoires relayées par Bloomberg, la récolte d’or brun s’est établie à 770 000 tonnes durant ladite saison qui s’achève aujourd’hui, soit le plus faible niveau enregistré depuis la saison 2014/2015 où le stock avait été de 740 000 tonnes. Le volume estimé marque également une baisse de 42 000 tonnes par rapport à la campagne précédente.

D’après les autorités, le recul de la production s’explique essentiellement par des épisodes de sécheresse et les ravages importants du virus du Swollen Shoot dans les plantations notamment dans la région du Nord-Ouest.

Pour le compte de la saison 2020/2021 qui s’ouvre le 1er octobre, le Conseil ghanéen du cacao (Cocobod) a contracté le 29 septembre un prêt syndiqué de 1,3 milliard $ auprès d’un groupe de 28 banques et institutions financières locales et internationales. Cette enveloppe devrait lui permettre d’acheter plus de 900 000 tonnes de cacao.

Il faut souligner que le prix garanti aux producteurs devrait s’élever durant ladite saison à 10 000 cédis (1733,5 $) par tonne de cacao soit une hausse de 21 % par rapport à la saison 2019/2020.

Espoir Olodo

Zimbabwe: l’« Opération Light House » préparée par des pays occidentaux, en vue de créer un conflit armé justifiant une intervention étrangère?

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Par Croissanceafrique

Le ministre de la Sécurité du Zimbabwe, Owen Ncube (photo), accuse des « éléments voyous » incluant des membres de l’opposition et de la société civile de s’être entendus avec des pays occidentaux « hostiles » pour établir des milices violentes et introduire des armes dans le pays pour des actes de déstabilisation.

« La sécurité et la stabilité du Zimbabwe sont actuellement mises en danger par un certain nombre de menaces fomentées par des acteurs internes et externes », a déclaré Owen Ncube au cours d’une conférence de presse tenue, le lundi 28 septembre, à Harare.

« Le ministre a soutenu que certaines ambassades occidentales, le MDC Alliance (le principal groupement de partis de l’opposition), le G40 (un mouvement informel de politiciens issus de la ZANU-PF, le parti au pouvoir, œuvrant pour le changement de génération), des organisations de la société civile, des groupes d’étudiants et d’anciens membres auto-exilés du précédent gouvernement zimbabwéen faisaient partie de ce complot« , précise l’agenceecofin.

La même source affirme que l’objectif de ces présumées attaques en préparation, selon Owen Ncube, est de pousser à un changement de gouvernement inconstitutionnel et un renversement du résultat des élections de 2018 « qui n’étaient pas favorables à l’opposition MDC Alliance et à ses soutiens étrangers ».

Par ailleurs, le ministre de la sécurité révèle que: « Ces plans sont des éléments clés de l ‘« Opération Light House » préparée par une puissance occidentale qui cherche à détruire les fondements démocratiques du Zimbabwe, à rendre le pays ingouvernable et à justifier une intervention étrangère », a-t-il déclaré . Ajoutant qu’ « En tant que garants de la sécurité de l’Etat, nous prendrons des mesures concrètes pour faire face à ces menaces », a-t-il martelé.

Notons que les gouvernements occidentaux opposés aux réformes agraires du pays avaient, au cours des 20 dernières années, travaillé à la mise en accusation du régime au Zimbabwe, avec le soutien du MDC Alliance et des organisations de la société civile.

DAOUDA BAKARY KONE