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Le Fonds Commun de Titrisation de Créances NSIA Banque CI 7% 2020-2025 désormais coté la BRVM

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Siège des banques du Groupe NSIA sont des banques commerciales de proximité

(NSIA BANQUE) – Le groupe panafricain leader du secteur de la bancassurance et de la finance en Afrique de l’Ouest et Centrale NSIA annonce la cotation du Fonds Commun de Titrisation de Créances (FCTC) NSIA Banque 7% 2020-2025 à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). Cette opération, première cotation pour des obligations de FCTC sur la BRVM, confirme la volonté du Groupe de s’inscrire comme un acteur majeur du marché financier par la mobilisation de capitaux grâce à des produits avant-gardistes et performants.

La cotation du FCTC NSIA Banque 7% 2020-2025 intervient après le succès de l’émission de 4.000.000 d’obligations qui s’est déroulée du 7 février au 6 mars 2020 sous la conduite de NSIA Finance, SGI chef de file du syndicat de placement. Ces obligations d’une valeur nominale de 10.000 F CFA, avec une maturité de 60 mois et un taux de rendement annuel de 7% ont été sursouscrites à hauteur de 41,3 milliards F CFA pour 40 milliards FCFA attendus. La cérémonie, qui s’est déroulée en visioconférence pour tenir compte des contraintes sanitaires dues à la pandémie de Covid-19, a vu la participation des différents acteurs ayant contribué à la réussite de cette opération.

Ainsi, M. Olivier Buyoya, Représentant régional d’IFC en Côte d’Ivoire, est revenu sur la participation de l’institution comme investisseur de référence, qui s’inscrit pleinement dans le cadre de l’initiative J-CAP de développement des marchés de capitaux locaux initiée par le Groupe de la Banque Mondiale. « La cotation du Fonds Commun de Titrisation de Créances NSIA BANQUE CI confirme l’engagement de l’IFC et de NSIA Banque de relever ensemble le défi de l’accès au financement pour les PMEs. Le succès de cette opération témoigne de l’intérêt du marché pour des solutions de financement alternatives. Au sein du Groupe de la Banque Mondiale, nous allons continuer à être aux côtés de la BRVM et de tous les acteurs clés qui œuvrent pour le développement d’un marché de capitaux prospère en Côte d’Ivoire et dans la zone UEMOA. En cette période difficile marquée par la COVID 19, nous sommes convaincus que nos économies ont plus que jamais besoin de mobiliser toutes les ressources disponibles si nous voulons répondre aux besoins de financement de nos entreprises » a-t-il affirmé.

Le succès de cette première journée de cotation confirme l’intérêt du marché secondaire pour ce type d’instrument qui permet d’élargir la palette des supports d’investissement disponibles sur la place financière régionale de l’UEMOA.

Pour Léonce Yacé, Directeur Général de NSIA Banque CI, Cédant des créances au FCTC, « L’introduction du titre FCTC NSIA Banque 7% 2020-2025 à la BRVM offre une opportunité nouvelle d’acquisition des titres aux investisseurs et contribuera ainsi à approfondir notre marché financier ».

M. Oliver Gui, Directeur Général d’ALC Titrisation, a déclaré : « Le mécanisme de la titrisation de créances est un levier considérable pour mobiliser des capitaux et renforcer sa capacité de financement. Le Groupe NSIA franchit ici une nouvelle étape avec l’introduction du FCTC NSIA Banque 7% 2020-2025 à la BRVM. En réalisant cette opération inédite sur le marché financier de l’UEMOA, il contribue au développement d’une place financière incontournable pour les investisseurs. Les équipes d’ALC Titrisation sont fières d’être mobilisées sur ce projet ambitieux ».

« Je me réjouis de cette cérémonie historique qui consacre pour la première fois l’admission historique à la cote de la BRVM d’un Fonds Commun de Titrisation de Créance (FCTC). Je tiens donc à féliciter le Groupe NSIA pour ce rôle de précurseur. J’encourage les autres acteurs de notre marché à lui emboiter le pas par le lancement de produits financiers innovants devant permettre d’accroitre la mobilisation de ressources nécessaires pour un meilleur financement de nos économies » a indiqué Dr Edoh Kossi AMENOUNVE, Directeur Général de la BRVM.

Le FCTC est géré par ALC Titrisation, leader sur le marché de la titrisation dans l’UEMOA, et a déjà fait l’objet de deux paiements d’intérêts les 16 juin et 16 septembre 2020.

À propos de NSIA Finance

NSIA FINANCE est la société de Gestion et d’Intermédiation (SGI) du Groupe NSIA, Groupe Financier majeur en Afrique Subsaharienne. Elle est agréée par le Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF), intervient sur la BRVM depuis 1997 et gère plus de 200 milliards FCFA d’actifs.

A propos de NSIA Banque Côte d’Ivoire

Fondée en 1906 et située à Abidjan, NSIA Banque Cote d’Ivoire est leader du secteur bancaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), avec un capital social de 20 milliards FCFA. Ses activités s’articulent autour de deux pôles d’activités stratégiques : la banque de détail et la banque de financement et d’investissement.

À propos de ALC Titrisation

Africa Link Capital Titrisation S.A. (ALC Titrisation) est la première société privée indépendante de gestion de Fonds Commun de Titrisation de Créances (FCTC) de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), agréée par le CREPMF (Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Financiers) en 2012. Le pôle titrisation compte deux entités : ALC Structuration et ALC Titrisation.

Cameroun: l’Etat a dépensé 101,7 milliards de FCFA pour importer la friperie et les matières textiles en 2019 (+6,4%)

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Par Croissanceafrique

Selon le site (Investir au Cameroun; « Le Cameroun a dépensé une somme de 101,71 milliards de FCFA en 2019 pour l’importation de 121 935 tonnes de matières textiles et leurs ouvrages dont la friperie, soit une hausse de 6,4% », a-t-il rapporté.

Dans le détail, la soie (135 tonnes) a absorbé 117 millions de FCFA. La laine et les poils (12 tonnes), 6 millions de FCFA. Le coton (794 tonnes) a coûté 1,427 milliard de FCFA. Les autres fibres textiles végétales (4 899 tonnes) ont englouti 3,803 milliards de FCFA. Les filaments synthétiques ou artificiels (11 305 tonnes), 11,111 milliards. Les fibres synthétiques ou artificielles (2 580 tonnes), 4,4 milliards. Les ouates, et feutres (2 711 tonnes), 2,912 milliards.

La même source révèle que « le pays a déboursé 2,527 milliards de FCFA pour les tapis et revêtements de sol (4 104 tonnes). Les tissus spéciaux (194 tonnes) ont coûté 236 millions de FCFA. Les tissus imprégnés (398 tonnes), 823 millions de FCFA. Les étoffes de bonneterie (23 tonnes), 39 milliards. Les vêtements en bonneterie (5 390 tonnes) ont absorbé 8,045 milliards. Les vêtements autres qu’en bonneterie (2 932 tonnes) ont coûté 4,393 milliards de FCF« , a-t-il révélé dans publication du vendredi.

Notons que les autres articles textiles confectionnés (86 458 tonnes) ont coûté 61,879 milliards ; les sacs et sachets d’emballage (2 570 tonnes), 4,337 milliards de FCFA. La friperie (73 170 tonnes) à son tour a coûté 39,482 milliards de FCFA.

IB KONE

Sénégal: DDSC obtient 10,5 milliards de FCFA pour financer la construction du futur complexe sportif et hôtelier

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Par Financialafrik

«Glorifier les champions régionaux à travers la mise en place de mécanismes permettant le financement et l’accompagnement technique des projets innovants en Afrique», voici quelques mots du discours du nouveau Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Serge EKUE, lors de la signature de convention de prêt entre son institution et le promoteur du projet Dakar Diamniadio Sports City (DDSC), Madani Maki TALL.

Le 24 juin 2020 dernier, le Conseil d’Administration de la BOAD a approuvé un financement de 10.5 milliards de FCFA pour la construction de Dakar Diamniadio Sports City.

Afin de joindre l’acte à la parole, le Président de la BOAD et le promoteur du projet DDSC ont signé le mercredi 09 septembre 2020 à Dakar, la convention de prêt entre leurs deux institutions. À travers ce financement, la BOAD vient confirmer son engagement à accompagner les promoteurs régionaux portants des projets innovants.


« Le promoteur de cet important projet, Monsieur Madani Maki TALL, a tenu à rassurer le Président de la BOAD sur sa volonté de faire de ce projet une réussite afin de toujours mériter cette grande confiance que l’institution vient de placer en lui et en son projet« ; rapporte financialafrik

« Je réitère mes bonnes dispositions et ma volonté à travailler avec vous-même et l’ensemble de vos collaborateurs pour faire en sorte que le projet atteigne les impacts attendus. C’est le premier du genre dans la sous-région, je suis d’ailleurs convaincu qu’il fera date. Par son caractère innovant, le projet a amené la BOAD à sortir des sentiers battus et à « oser ».

La construction de cet important complexe sportif et hôtelier de dernière génération et unique en son genre, devrait être finalisée début 2022.

Après le Nigéria et l’Afrique du Sud, Facebook au chevet de l’entrepreneuriat Digital Féminin au Sénégal

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Par croissanceafrique

Facebook de concert avec  la Délégation Générale à l’Entreprenariat Rapide (DER) du Sénégal,  a lancé, mercredi 16 septembre,  son programme dénommé «#SheMeansBusiness »  dans le pays de la Téranga. Après le Nigéria et l’Afrique du Sud, le Sénégal  est le troisième pays en Afrique sub-saharienne à bénéficier du programme et le premier en Afrique francophone.

Cette initiative  vise à former  1500  femmes entrepreneuses  aux compétences numériques d’ici la fin de l’année 2020. Elle veut également donner la possibilité aux femmes de créer  et développer leurs propres entreprises grâce aux outils digitaux.

Le programme #SheMeansBusiness propose aux femmes chefs d’entreprise une formation en ligne gratuite axée sur l’acquisition de compétences numériques et commerciales utiles pour la gestion de leur activité.

La formation couvre également des domaines tels que la gestion des opérations, la gestion financière et le leadership et sera assurée au Sénégal par Smart Ecosystems for Women (SEW), un acteur spécialisé dans l’accompagnement de l’entreprenariat féminin en Afrique.

Commentant  cette initiative, Seynabou Thiam, fondatrice de SEW a soutenu : « SEW accompagne des partenaires engagés auprès des femmes sur tout le continent. Nous sommes fières de déployer le programme #SheMeansBusiness de Facebook au Sénégal et sommes convaincues qu’il aura un vrai impact pour les femmes entrepreneures car le digital est vital avec la crise que nous vivons pour renforcer la résilience des entreprises ». Pour  rappel,  c’est en 2018 que Facebook a lancé son  programme international, #SheMeansBusiness.

Initié par Sheryl Sandberg, Chief Operation Officer de Facebook, il ambitionne de développer  la culture de l’entreprenariat  féminin dans le domaine du numérique.

Ecobank Côte d’Ivoire: pas de licenciement ni d’entorse aux droits légaux des travailleurs

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La plupart des banques ont été obligées de diminuer les effectifs et les charges de fonctionnement pour faire face à la pandémie Covid-19. Chez Ecobank Côte d’Ivoire, alors que l’un des syndicats du personnel menace de débrayer le 23 septembre prochain, dénonçant des courriers adressés aux employés depuis vendredi dernier pour une modification unilatérale des contrats de travail, la direction est catégorique : «nous n’avons ni licencié, ni réduit les avantages du personnel directement liés aux charges familiales». Certes, il y a eu un réajustement du modèle opérationnel, avec la fermeture momentanée de quelques agences 8 dans le cadre du plan CoVid-19 de la banque, mais dans l’ensemble, le capital humain a été préservé, assure la direction de la communication.

La filiale ivoirienne du groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI) dit mener depuis juin dernier une réflexion sur les charges en association avec les salariés. Après plusieurs consultations internes avec les employés, les échanges soutenus avec le comité des délégués, les consultations externes avec les parties prenantes, la banque a décidé de continuer à conserver les avantages du personnel directement liés aux charges familiales tout en restructurant d’autres avantages. «Nous avons dû prendre ces décisions difficiles pour assurer la pérennité de nos opérations. Nous sommes pleinement déterminés à garantir l’équité et le respect des lois et règlements de la Côte d’Ivoire», assure la direction. Suivez la suite sur finanacialafrik le liens ci-dessous

https://www.financialafrik.com/2020/09/17/ecobank-cote-divoire-pas-de-licenciement-ni-dentorse-aux-droits-legaux-des-travailleurs/

Algérie : la Banque centrale annonce de nouvelles mesures pour renforcer les ressources bancaires

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Par croissanceafrique

La Banque centrale d’Algérie (BA) a annoncé le 15 septembre 2020 dans un communiqué, sa décision de prendre de nouvelles mesures en vue du renforcement des ressources bancaires.

« Cette annonce intervient au lendemain d’une session ordinaire du Comité des opérations de politique monétaire (COPM). L’instance a notamment décidé de réduire le taux de réserve obligatoire, le portant de 6% à 3%, et d’activer des opérations principales de refinancement à un mois », rapporte financialafrik

Selon le communiqué de la Banque centrale, ces décisions permettront de libérer pour le système bancaire, des montants additionnels de ressources, et mettre ainsi à la disposition des banques et établissements financiers, des moyens supplémentaires en faveur du financement de l’économie nationale et du soutien de l’activité économique.

Burkina : La balance commerciale exceptionnellement excédentaire au deuxième trimestre 2020

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Le burkinabé IB Holding s’offre la BTCI, une des deux dernières banques publiques togolaises

Structurellement déficitaire, la balance commerciale du Burkina Faso est exceptionnellement Excédentaire au deuxième trimestre 2020, selon les données établies par l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD).

« Ce fait est dû à l’effet conjugué d’une hausse des exportations et d’une baisse des importations en valeur au cours du trimestre », explique l’INSD dans sa note trimestrielle sur les statistiques du commerce extérieur. La balance commerciale est ainsi passée d’un déficit de 18,7 milliards de FCFA au premier trimestre 2020 à un excédent de 55,8 milliards de FCFA, réalisant une amélioration de 397,3% en glissement trimestriel et de 132,9% en glissement annuel.

En conséquence, souligne l’INSD, on enregistre une appréciation du taux de couverture des importations par les exportations qui passe de 96,9% au premier trimestre 2020 à 110,3% au deuxième trimestre 2020. suivez la suite à travers liens de financialafrik

https://www.financialafrik.com/2020/09/17/burkina-la-balance-commerciale-exceptionnellement-excedentaire-au-deuxieme-trimestre-2020/


Marché financier de l’uemoa: le trésor public Nigérien lève 33 millions d’euros, grâce à une maturité de six mois

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Par croissanceafrique

L’Etat du Niger à travers son trésor public a levé ce 17 septembre 2020 un montant de 22 milliards de FCFA (33 millions d’euros) sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) au terme de son émission par adjudication de bons assimilables du trésor (BAT) de maturité six mois.

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Cette levée de fonds répond aux soucis des autorités nigériennes  d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat. Les besoins en termes d’émissions de titres publics exprimés par Niamey pour ce mois de septembre se chiffrent à 40 milliards de FCFA contre 25 au mois d’août. C’est ainsi que le trésor public a mis en adjudication 20 milliards de FCFA pour la présente émission.

Le montant global des soumissions des investisseurs s’est situé à 40,632 milliards de FCFA, soit un taux de couverturedu montant mis en adjudication de 203,16%.

Les plus grosses soumissions proviennent du Burkina (10 milliards), du Niger (11,500 milliards) et du Bénin (9,510 milliards).

Au terme de l’opération d’adjudication, le trésor public nigérien a retenu 22 milliards de FCFA et rejeté les 18,632 milliards de FCFA restants. Ce qui donne un taux d’absorption de 54,14%.

Les plus grosses soumissions retenues proviennent du Bénin (9 milliards), du Burkina (4 milliards) et du Niger (3,985 milliards).

L’émetteur compte rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 18 mars 2021. En revanche, les intérêts sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons qui est d’un million de FCFA.

Mali: Alassane Souleymane au sujet du feu Moussa Traoré « J’entendais son som à la radio, je le voyais dans les journaux et revues qui passaient sous mes yeux »

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GENERAL MOUSSA TRAORÉ. La photo ci-dessous s’est imposée à nous dans notre tendre enfance, par la prestance, l’élégance qu’elle dégage de l’homme. Elle symbolisait pour nous le pouvoir dans nos frèles têtes. C’était lui après Dieu, comme le symbolisait le pouvoir à cette époque dans plusieurs pays dans l’ambiance de la guerre froide. C’était le général Moussa Traoré, président Moussa.


J’entendais son nom à la radio, je le voyais dans les journaux et revues qui passaient sous mes yeux.Très jeune élève, je l’ai aperçu en 1986, sur la place de l’indépendance à Diré, en treillis et turban blanc, lors de ces longues tournées régionales dont il avait le secret pour l’intérieur du pays, le Mali profond. Cette année là, il consacrait Diré section pilote avec palme. Cette distinction, je puis témoigner, était méritée de cette ville et de son cercle tellement les populations sont laborieuses qu’il s’agisse de la culture du riz, de celles du blé, de l’oignon et bien d’autres. DIRE a eu pour cela toute l’attention de l’état à travers du matériel d’irrigation et autres commodités.


J’ai revu le président beaucoup plus à la Télé RTM lorsque je suis arrivé à Bamako en 1987. Il n’y avait que la télévision malienne et tout le monde se pressait pour suivre le journal à 20h15. Les audiences, les visites de terrain, les voyages à l’étranger, les visites de chefs d’état étrangers. Au passage je me souviens de ses répliques aux slogans des pionniers scandés tout au long de ses discours lors des tournées régionales.


En 1988, tous les scolaires de Bamako ont été invités à aller acclamer l’arrivée du président allemand (RFA), Richard Von Wisecker. Posté au niveau du ministère de l’éducation, j’ai vu le cortège passer dans le sens Pont des martyrs Koulouba, lorsque l’avenue de la nation était à double sens. C’est peut être le seul jour que je l’ai vu en vrai en président.
Puis vint l’année 1991 et sa chute.


Je le revis à la barre lors du procès crimes de sang au Palais de la Culture.
Après l’homme sortira de notre vie active, jugé, condamné, gracié lors de cette décennie 1991-2000.Pendant ce temps le Mali avait tourné la page des 23 ans de GMT et passé dans une ère démocratique prometteuse de mieux être.


L’ancien président reviendra dans la vie des Maliens à travers les cérémonies civiles et religieuses dans la ville de Bamako, apparaissant à la télévision lors des cérémonies funéraires de certaines figures du Mali, tour à tour aux côtés des présidents ATT, Dioncounda, du chef du CNRDRE Amadou Haya Sanogo, puis D’IBK. Ces apparitions ont remis l’homme dans le cœur des Maliens. Il était redevenu fréquentable, une voix écoutée.
A l’investiture du président IBK en 2013 et 2018, il était là. En républicain, non sans en avoir été magnifié ainsi par le président investi du jour.
A la signature de l’Accord d’Alger il était là. On aura remarqué que la prise des zones militaires de références du Nord en 2012 a l’image de Tessalit a affecté le général président à la retraite.


Depuis sa grâce de 2003, il est devenu grand conseiller sollicité de ses successeurs, des jeunes militaires qui ont pris le pouvoir en 2012 et 2020. Les hommes politiques ne le quittent pas pour s’abreuver à sa longue expérience de l’état. Jusqu’à sa disparition, sa cour ne desemplissait pas.
Que retenir des 23 ans de Moussa Traoré ? On ne refera pas les deux procès de crimes du sang et économiques. Il en a sûrement payé de sa liberté, d’un point de vue moral. Beaucoup de victimes de son régime et leurs familles garderont une dent à coup sûr.


Mais Moussa Traoré fait partie de l’histoire du Mali. Il y a laissé son empreinte et sa réhabilitation a déjà été faite en partie. Les realisations matérielles de son passage resteront pour témoigner. Succès et échecs, bienfaits et erreurs auront émaillé son parcours à la tête du pays. L’histoire continuera son jugement, Dieu le sien aussi.


J’ai laissé le soin à un de ses très proches, qui m’est voisin de quartier, de me conduire chez lui à la première occasion. Dieu ne l’a pas réalisé. Comme ce vœu que j’imagine du général défunt, de voir son pays sortir de ce long tunnel insrrectionnel dont il a la peine de sortir depuis 1968.
Dors en paix, général président Moussa Traoré!

Bamako, le 17 septembre 2020
Alassane Souleymane,
Journaliste

Mali: Après les dérapages politiques, il est temps de changer les mentalités, réformer l’Homme et les institutions

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Avant l’avènement de la démocratie et du multipartisme intégral dans les années 1990, il serait, peut-être, difficile de diriger un pays sans dérapage politique caractérisé par des morts, assassinats ou disparitions. Fily Dabo Sissoko, Hamadoun Dicko et d’autres Maliens ont été assassinés sous Modibo Keita, tout comme ce dernier et d’autres ont été assassinés sous Moussa Traore. Même sous IBK, il y a un journaliste qui a disparu, certainement assassiné. Dans tous les cas,ces scénarios ne doivent plus se répéter.

Modibo Keita a proclamé l’indépendance de la République du Mali le 22 septembre 1960. Socialiste, il oriente son pays vers une socialisation progressive de l’économie, d’abord de l’agriculture et du commerce avec la création en octobre 1960 de la Société Malienne d’Importation et d’Exportation (SOMIEX) ayant le monopole de l’exportation des produits maliens et de l’importation des produits manufacturés et des biens alimentaires (sucre, thé, lait en poudre…) et de leur distribution à l’intérieur du pays.

La création du franc malien en 1962 et les difficultés d’approvisionnement entraînent une inflation importante et un mécontentement au sein de la population, notamment auprès des paysans et des commerçants.

Fily Dabo Sissoko et Hamadoun Dicko s’opposent à l’option socialiste prônée par Modibo Keita, qui les fait arrêter en 1962 parce qu’ils s’opposent à la création du franc malien. Ils sont accusés d’être les instigateurs des émeutes des commerçants survenues à Bamako le 20 juin 1962 .

Les commerçants avaient marché sur le commissariat central de Bamako pour exiger la libération de leur leader Kassoum Touré, arrêté quelques heures plus tôt parce qu’il s’opposait à la politique de Modibo Keita, notamment la création du franc malien. Ils sont inculpés pour avoir organisé un complot et commis un attentat contre la sûreté de l’État et déférés avec d’autres opposants devant un tribunal populaire du 24 au 27 juillet 1962. Le tribunal délibère le 1er octobre 1962 et condamne à la peine de mort Fily Dabo Sissoko, Hamadoun Dicko et Kassoum Touré. Face à la pression internationale,leur peine sera commuée à une peine de travaux forcés à perpétuité. Ils meurent dans des conditions mystérieuses en détention en 1964, certainement exécutés.

À partir de 1967, Modibo Keita déclenche la « révolution active » et suspend la constitution en créant le Comité national de défense de la révolution (CNDR). Les exactions des « milices populaires » et la dévaluation du franc malien en 1967 amènent un mécontentement général.

Le 19 novembre 1968, le lieutenant Moussa Traoré organise un coup d’État et renverse Modibo Keïta qu’il envoie en prison à Kidal. Un coup d’État accueilli avec enthousiasme et applaudi par les Maliens.

En 1971, Moussa Traoré accuse son vice-président Yoro Diakité de tentative de coup d’État et le fait incarcérer à la prison de Taoudeni où il meurt deux ans plus tard de mauvais traitement.
Durant neuf ans, de 1968 à 1977, le pays est alors dirigé par le Comité militaire de libération nationale (CMLN).

Modibo Keïta meurt en détention à Bamako le 16 mai 1977 à l’âge de 61 ans dans des circonstances suspectes. Radio-Mali diffuse un communiqué annonçant : « Modibo Keïta, ancien instituteur à la retraite, est décédé des suites d’un œdème aigu des poumons. » Ses obsèques au cimetière d’Hamdallaye donnent lieu à d’importantes manifestations, réprimées violemment par les services de sécurité dirigés alors par Tiécoro Bagayoko. Le président Moussa Traoré est obligé d’intervenir à Radio-Mali pour donner une version « officielle » du décès de Modibo Keïta, qui ne convainc personne.
Il faut préciser que Tiécoro Bagayoko a mis en place une police politique très répressive, notamment vis-à-vis des élèves et étudiants contestataires.Il a organisé notamment la répression des opposants suite aux manifestations lors des obsèques de l’ancien président Modibo Keita en 1977.

Tiécoro Bagayoko finit par être arrêté, en compagnie de Kissima Doukara et Karim Dembélé et d’autres compagnons par Moussa Traoré le 28 février 1978. Et Tiécoro Bagayoko et Kissima Doukara sont morts dans des circonstances non élucidées.

Le 2 juin 1974, Moussa Traoré fait adopter par référendum (99 % des voix) une constitution qui fonde la Seconde République, imposant un parti unique, une assemblée nationale et un président élu tous les 5 ans au suffrage universel. En 1976, il fonde l’Union démocratique du peuple malien (UDPM), parti unique, ainsi que l’Union nationale des femmes du Mali et l’Union nationale des jeunes du Mali, organisations auxquelles respectivement toutes les femmes et tous les jeunes doivent alors adhérer.

Lors des premières élections de la Seconde république en 1979, Moussa Traoré est l’unique candidat à la présidentielle. Il propose d’aller vers une ouverture politique, ce qui lui permet d’acquérir le soutien de certains intellectuels comme Alpha Oumar Konaré qui acceptera le poste de ministre des Arts et de la Culture pendant quelques années.

Le 22 mars 1991, une manifestation à Bamako composée de milliers d’élèves et d’étudiants est réprimée dans le sang, faisant plus de 200 morts. Le soulèvement se poursuit jusqu’au 24 mars. Le 26 mars 1991, un coup d’État militaire mené par le lieutenant colonel Amadou Toumani Touré renverse Moussa Traoré. Le Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP) est mis en place avec Amadou Toumani Touré à sa tête.

Moussa Traoré est emprisonné à la prison de Markala. En février 1993, il est condamné à la peine de mort pour crimes de sang commis entre janvier et mars 1991.Il est incarcéré ainsi que tous les membres de sa famille, dont son petit-fils de 6 ans qui a purgé une peine de 14 mois. Il est le premier chef d’État africain à devoir répondre de ses actes devant la justice de son pays.
Toutefois, le président Alpha Oumar Konaré commue sa peine pour « crimes économiques » en prison à vie le 21 septembre 1999 puis, en mai 2002, le gracie.

Moussa Traoré considère cependant avoir été condamné pour des crimes qu’il n’a pas commis, et avoir été la victime d’un complot politique. Pour lui, le massacre du 26 mars 1991 a été orchestré par l’opposition politique et les socialistes français qui auraient fait venir des mercenaires au Mali afin de le déstabiliser.

Par ailleurs, l’ancien président malien est jusqu’à sa mort considéré comme un « sage ». Il reçoit ainsi quelques jours avant sa mort les militaires du comité national pour le salut du peuple (CNSP) ayant renversé, le 18 août 2020, le président Ibrahim Boubacar Keita,qui avait instauré un régime caractérisé par une gestion clanico-familiale des affaires de l’État et une menace pour la liberté d’expression. Ainsi, un ancien journaliste du Sphinx,Birama Touré,a disparu depuis 2016, certainement assassiné.

Après tous ces dérapages, il est temps de changer les mentalités et revoir le système de gouvernance, pour une prospérité économique et une paix durable.

Moussa Danioko