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Quincaillerie : Baisse de 119 millions de FCFA du résultat avant impôt de Bernabé Côte d’Ivoire au premier semestre 2020

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Le résultat avant impôts de la société Bernabé Côte d’Ivoire, spécialisée dans la commercialisation de produits de quincaillerie, a connu une baisse de 118,950 millions de FCFA (178.425 euros) au premier semestre 2020 comparé à la même période de l’année 2019, ont annoncé les dirigeants de cette entreprise basée à Abidjan.

Ce résultat s’est en effet établi à 519,396 millions de FCFA au 30 juin 2020 contre 638,346 millions de FCFA au 30 juin 2019, soit une baisse de 18,63% en valeur relative.

Quant au chiffre d’affaires, il est aussi en  repli de 12,23%, passant de 21,708 milliards de FCFA au premier semestre 2019 à 19,005 milliards de FCFA un an plus tard. Les dirigeants de Bernabé expliquent cette situation par l’impact de la crise sanitaire due à la COVID-19 sur les opérations de la plupart des clients de la société.

Le résultat d’exploitation  suit la même tendance baissière, avec une réalisation qui se situe à 846,780 millions de FCFA contre 967,391 millions de FCFA au 30 juin 2019 (-12,47%).

En perspectives pour le reste de l’année 2020, les responsables de Bernabé Côte d’Ivoire avancent que la direction de la société continue de veiller à l’application des mesures inscrites dans le plan de continuité d’activités afin de garantir une rentabilité optimale de la société dans un environnement économique assez difficile en raison de la crise sanitaire de la COVID-19. Il s’agit, selon eux,  d’une part, de mesures devant contribuer au relèvement du chiffre d’affaires et  d’autre part, de mesures de réduction drastique de charges.

Forts de cela, ils estiment « qu’au vu des mesures mises en œuvre  et des performances actuelles, les perspectives sur l’exercice 2020 s’avèrent optimistes en espérant que les tensions actuellement notées dans le cadre de l’élection présidentielle à venir, n’affectent pas l’activité économique. »

Bons du trésor : Le trésor public ivoirien lève 33 milliards de FCFA sur le marché financier de l’uemoa

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Ces ressources sont destinées à assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat. Pour ce mois de septembre 2020, les intentions d’émission de titres publics exprimées par les autorités ivoiriennes  se chiffrent à 140 milliards de FCFA contre 130 milliards de FCFA pour le mois d’août.

A l’issue de l’émission sous revue, l’agence UMOA-Titres a recensé 43,600 milliards de FCFA de soumissions globales faites par les investisseurs alors que l’émetteur avait mis en adjudication 30 milliards de FCFA. Ce qui donne un taux de couverture du montant mis en adjudication de 145,33%.

Sur le montant des soumissions, le trésor public de Côte d’Ivoire a retenu 33 milliards de FCFA et rejeté les 10,600 milliards de FCFA restants, soit un taux d’absorption de 75,69%.

Le taux moyen pondéré et le taux marginal se situent à 3%. Par contre le rendement moyen pondéré est à 3,02%.

Le remboursement des bons émis se fera le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 14 décembre 2020. Les intérêts sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons qui est d’un million de FCFA.

Côte d’Ivoire: Atlantique Assurance vie renforce «Cdc- Epargne-Diaspora» avec le volet retraite complémentaire

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A l’issue de la signature de convention entre la Caisse de dépôt et de consignation de Côte d’Ivoire (Cdc-CI) et l’Association des fonctionnaires internationaux ivoiriens (Af2i), Lassina Fofana, directeur général de la Cdc-CI, vient de formaliser une autre convention de partenariat, cette fois avec Atlantique Assurance-Vie, dirigée par Estelle Tagnongoh Traoré.

Une signature de partenariat entre les deux parties a eu lieu, ce mardi 15 septembre, dans le centre des affaires au Plateau. Inscrite dans le cadre du projet «Cdc- Epargne-Diaspora», cette convention, selon le directeur général de la Cdc-CI, vient concrétiser le volet retraite complémentaire et les autres avantages assurantiels liés à ce nouveau produit destiné à la diaspora.

Le choix d’Atlantique assurance Vie est dû à son professionnalisme et sa renommée, a confié Lassina Fofana. «Nous sommes là pour finaliser le travail de cette convention avec des produits qui se veulent innovants», a soutenu Estelle Tagnongoh Traoré. A travers sa palette de prévoyance décès, rente viagère et l’épargne retraite, la filiale du groupe Atlantique business international (Abi) veut, avec la Caisse, satisfaire leur client commun qui est la diaspora. Sans oublier de rappeler à la diaspora que la Cdc-CI, en tant qu’institution chargée d’assurer la conservation et la gestion sécurisée des fonds publics et privés, sera une aubaine, lorsqu’elle sera prête à retourner chez elle.

Pour rappel, le produit «Cdc Epargne Diaspora» combine plusieurs volets à savoir une épargne libre à disposition majorée de ses intérêts, un accès au financement de projet immobilier et une épargne retraite complémentaire en Côte d’Ivoire afin de faciliter le retour des ivoiriens de la diaspora en Côte d’Ivoire.

La plus grande obligation privée jamais réalisée à la BRVM admise à la cote

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La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a admis à sa cote ce mardi 15 septembre 2020 l’emprunt obligataire “SONATEL 6,50% 2020 – 2027”. En effet, après avoir émis un emprunt obligataire par appel public à l’épargne sur le Marché Financier Régional de l’UEMOA au mois de juillet pour un montant de 100 milliards de FCFA, la SONATEL a fait admettre les titres au Compartiment obligataire de la BRVM sous le symbole SNTS.O2.


Cette émission réussie en pleine crise de la COVID-19 est un signal fort des investisseurs régionaux et internationaux pour témoigner leur confiance dans les capacités de résilience de nos économies notamment en la robustesse des fondamentaux de nos grandes entreprises. Il y a lieu de rappeler que la SONATEL est la première capitalisation boursière du marché des actions de la BRVM avec plus de 1215 milliards de FCFA au 11 septembre 2020. Pour le Directeur Général de la BRVM et du DC/BR, Dr Edoh Kossi AMENOUNVE, «cet emprunt vient confirmer la volonté de la SONATEL de renforcer constamment ses infrastructures en vue d’offrir des produits et services innovants et de haute qualité aux populations pour un développement économique et social plus inclusif».

Il a saisi l’occasion pour féliciter les dirigeants de la SONATEL pour leur vision et leur dynamisme avant d’ajouter que «la BRVM est un gisement d’opportunités pour le secteur privé de l’UEMOA qui devrait s’y intéresser davantage pour une meilleure création de richesse pour les populations de notre Union qui aspirent à un développement plus accéléré et plus inclusif».

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a admis à sa cote ce mardi 15 septembre 2020 l’emprunt obligataire «SONATEL 6,50% 2020 – 2027. En effet, après avoir émis un emprunt obligataire par appel public à l’épargne sur le Marché Financier Régional de l’UEMOA au mois de juillet pour un montant de 100 milliards de FCFA, la SONATEL a fait admettre les titres au Compartiment obligataire de la BRVM sous le symbole SNTS.O2. Cette émission réussie en pleine crise de la COVID-19 est un signal fort des investisseurs régionaux et internationaux pour témoigner leur confiance dans les capacités de résilience de nos économies notamment en la robustesse des fondamentaux de nos grandes entreprises.

Il y a lieu de rappeler que la SONATEL est la première capitalisation boursière du marché des actions de la BRVM avec plus de 1215 milliards de FCFA au 11 septembre 2020. Pour le Directeur Général de la BRVM et du DC/BR, Dr Edoh Kossi AMENOUNVE, «cet emprunt vient confirmer la volonté de la SONATEL de renforcer constamment ses infrastructures en vue d’offrir des produits et services innovants et de haute qualité aux populations pour un développement économique et social plus inclusif». Il a saisi l’occasion pour féliciter les dirigeants de la SONATEL pour leur vision et leur dynamisme avant d’ajouter que «la BRVM est un gisement d’opportunités pour le secteur privé de l’UEMOA qui devrait s’y intéresser davantage pour une meilleure création de richesse pour les populations de notre Union qui aspirent à un développement plus accéléré et plus inclusif ».

Mali-CLIN D’ŒIL: Et si c’était cela l’héritage du général Moussa TRAORE

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Une contribution de Moussa SEY DIALLO

 »Nous leur avons expliqué les erreurs que nous avons commise. J’espère qu’ils comprendront et éviteront ces erreurs là, de manière à ce que le Mali soit sur le droit chemin. Je n’ai jamais désespéré de mon pays. Je l’affirme, il y’a eu trop de gâchis, mais il y’a encore parmi nous des patriotes. Ces patriotes là ils vont les faire sortir pour remettre le Mali sur ses jambes. Ça c’est certain ! « .

Ce sont les mots de l’ancien président Moussa Traoré, qui a tiré sa révérence hier Mardi. Il a admis qu’il a fait des erreurs. Il a fait surtout savoir aux jeunes militaires, qui ont parachevé l’oeuvre du mouvement du 05 Juin, lors de leur visite a son domicile, qu’il espère que ses erreurs seront certainement évitées par ceux ci.

Il a tenu à faire comprendre qu’il existe encore des patriotes et qu’il pense que les militaires qui ont la réalité du pouvoir aujourd’hui iront les chercher. Et si c’était le véritable testament du général pour le Mali. Dans cette interview il a reconnu ouvertement avoir fait des fautes.

Mais il a aussi montré qu’il croyait en un Mali d’espoir, même s’il reconnaissait qu’il y’avait eu de graves insuffisances. Surtout il n’avait point donné un blanc seing aux jeunes militaires, au contraire il leur avait demandé d’aller trouver des patriotes.

Pardonnons au général, et prenons ses derniers propos comme des indications, et surtout comme un leg. Le Mali a besoin de s’apaiser et de se réconcilier très certainement.

Source: Moussa Sey Diallo, élu communal

BOA CAPITAL Securities lance 1er site de bourse en ligne du marché boursier régional de l’UEMOA

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BANK OF AFRICA – BÉNIN propose une gamme de produits riche et variée, destinée à répondre efficacement aux besoins de sa clientèle...

BOA CAPITAL Securities a lancé ce mercredi 16 septembre 2020, anniversaire du démarrage effectif de la BRVM et du DC/BR, son site transactionnel BOAKSDIRECT, 1er site de bourse en ligne du marché boursier régional de l’UEMOA. L’événement s’est déroulé par visio-conférence, en présence de Ripert Bossoukpe, Secrétaire Général du CREPMF et de Dr Edoh Kossi Amenounve, Directeur Général de la BRVM.

BOAKSDIRECT est une plateforme de bourse en ligne sécurisée entièrement conçue pour offrir une expérience client digitale intuitive. Grâce à cette innovation, l’on accède en quelques clics et à partir de n’importe quel endroit, au marché boursier de la BRVM pour passer directement les ordres de bourse, consulter son portefeuille 24h/24h et bénéficier d’informations financières riches et continues sur les valeurs cotées et sur l’actualité économique de la zone UEMOA.

Une évolution historique

Il s’agit d’une évolution “historique” , rappelle Dr Edoh Kossi Amenounvé, qui rappelle que la Bourse en ligne permet entre autres avantages, d’améliorer la liquidité du marché et de réduire les coûts de transaction”. “Nous espérons qu’en 2020, nous aurons au moins 10% qui passeront par les transactions en ligne”, a-t-il souhaité. Pour sa part, le secrétaire général du CREPMF, Autorité du marché financier de l’UEMOA, a rappelé la date butoir de janvier 2020 avant laquelle toutes les SGI sont tenues d’offrir des services de Bourse en ligne.

Le lancement de la Bourse en ligne de BOA Capital Securities intervient un jour après la cotation de l’emprunt obligataire de 100 milliards de FCFA de l’opérateur Sonatel, un record pour un emprunt corporate, dont 25% ont été souscrit par es investisseurs étrangers. La Bourse en ligne de BOA Capital Securities s’annonce aussi 24 heures avant la première cotation du Fonds commun de titritisation de créances (FCTC) de NSIA Banque CI, qui viendra clôturer une semaine de dynamisme et d’innovation dans la place financière la plus intégrée d’Afrique.

La BRVM est passée par plusieurs étapes depuis son lancement le 16 septembre 1998, du fixing à la cotation continue, de la saisie des ordres centralisés à la décentralisation de la saisie, jusqu’à l’automatisation de la saisie avec une transmission automatique via le système des SGI. Compte tenu du taux de pénétration de la téléphonie et particulièrement des smartphones en Afrique de l’Ouest, la dématérialisation du processus devait attirer l’épargne de milliers de ménages de l’UEMOA et d’autres horizons au niveau de la cote. Les Trésors des 8 Etats accéderont à une surface financière plus vaste et plus profonde.

L’Agence de notation Bloomfield Investment Corporation note BGFIBank Europe note AA+ et A1

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L’agence de notation financière Bloomfield Investment Corporation a rendu son rapport à BGFIBank Europe lors d’un meeting par visioconférence à laquelle participaient notamment Henri-Claude Oyima, Président-Directeur Général du Groupe BGFIBank et Francesco De Musso, Directeur Général de BGFIBank Europe. Basée sur une évaluation rigoureuse portant sur la période de 2015 à 2019, les notes obtenues AA+ à long terme et A1 à court terme se sont avérées très satisfaisantes dans la définition et l’interprétation de l’échelle de la notation financière internationale.

BGFIBank Europe, seule filiale du groupe BGFIBank hors d’Afrique représente le hub à l’international pour le Groupe BGFIBank. Le Comité note que le modèle économique de BGFIBank Europe a progressivement évolué, depuis sa création jusqu’en 2019. En effet, d’un modèle marqué par la prédominance du Groupe (autant en termes de ressources que d’affaires apportées), avec une activité centrée sur l’escompte de traites avalisées, la banque a progressivement évolué vers un modèle basé sur le financement transactionnel, avec une baisse de la dépendance aux ressources du Groupe. Cette transformation s’est notamment faite à la faveur des changements exogènes, dont la baisse des cours du pétrole et des matières premières (entrainant la réduction des ressources en provenance des filiales sœurs) et le durcissement de la réglementation des changes dans la zone CEMAC notamment.

La mise en application de sa stratégie, adossée sur le développement de la signature ainsi que des financements, a permis de générer un PNB en hausse significative, passant de 5 millions d’euros en 2015 à 13 millions d’euros en 2019. Après un résultat déficitaire en 2015, la banque enregistre un résultat net en amélioration progressive, qui s’établit à 3,3 millions d’euros en 2019. Le Comité observe que ces performances sont entretenues par une vitalité de son action commerciale, une exploitation optimale de son réseau clientèle obtenu grâce aux synergies avec ses filiales sœurs en Afrique et la constitution d’un réseau de correspondants. Ces actions commerciales sont par ailleurs soutenues par le renforcement du cadre de gestion des risques, à travers l’élaboration et l’actualisation régulière d’une politique d’appétence aux risques et d’une cartographie des risques, qui ont permis la réduction du coût du risque de 5,5 millions d’euros en 2015 à 0,87 millions d’euros en 2019, soit 1,1% du portefeuille clientèle.

Le Comité remarque par ailleurs que, pour lever la contrainte liée au recul des liquidités en provenance du Groupe, BGFIBank Europe a orienté ainsi sa stratégie de refinancement vers les ressources de la clientèle, grâce à l’extension de son agrément obtenu en 2015. La part de ressources du Groupe s’est ainsi affaissée de 61% des ressources collectées en 2015 à 30% en 2019. Le soutien de la holding BGFI Holding Corporation, actionnaire unique, est acquis à BGFIBank Europe, en raison de son importance dans la stratégie du Groupe. La poursuite du développement des activités de la banque devrait se poursuivre sur le moyen et long terme, au regard du potentiel existant en termes de commerce international entre l’Afrique et l’Europe, et de l’expertise acquise par BGFIBank Europe. Les résultats de la banque à fin juin 2020 indiquent une bonne résilience de l’établissement dans un contexte marqué par la crise sanitaire du Covid-19 et une récession globale des économies.

Course à la présidence du CNPM: Choisissez Diadié dit Amadou SANKARE pour une dynamique du secteur privé Malien

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Lisez les 5 engagements de Diadié dit Amadou Sankaré

Selon le candidat Sankaré, le plan d’action pour la mise en œuvre de sa vision pour la refondation attendue du CNPM va s’articuler  autour de cinq (5) engagements. La première de ces engagements, c’est le rassemblement. Diadié dit Amadou Sankaré promet de contribuer à rassembler le secteur privé malien dans toute sa diversité en vue de créer une force commune capable de mieux porter sa voix sur les chantiers clés tels que l’amélioration du cadre des affaires ou le partenariat Public Privé.

Son deuxième engagement, c’est celui de la modernisation dans le secteur privé malien. À en croire M. Sankaré, une fois président du CNPM, il va « promouvoir, encourager et offrir des opportunités de développement de l’innovation, de best practices, d’éthique et de respect des normes et standards en vue de mieux positionner le secteur privé malien dans cet environnement de compétition internationale ». lisez et regardez cette vidéo réalisée par sa cellule de communication:

L’un des messages important de Diadié dit Amadou Sankaré est : « J’ai foi dans le secteur privé et c’est pourquoi l’entreprise a été mon credo, mon existence durant. Comme tous ceux qui prennent le risque d’investir, j’ai pu apprécier ce qu’elle apporte sur le plan de l’épanouissement personnel et pour l’essor des collectivités dans lesquelles nous vivons, qu’elles soient familiales ou nationales » a déclaré le candidat à la présidence du CNPM. Il a ajouté : «j’ai dans l’avenir de notre groupement, le CNPM dont l’apport est incommensurable dans le regroupement de nos forces, de nos intelligences et de nos moyens pour développer  l’agriculture, le commerce, l’enlevage et la promotion de l’entreprise », a-i-il affirmé

Daouda Bakary KONE

Sommet de la CEDEAO à Accra: les chefs d’État souhaitent une « solution consensuelle et rapide»

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par croissanceafrique

Après une réunion à huis-clos de plusieurs heures, les chefs d’Etat de la Cédéao ont refusé  les propositions présentées par la délégation menée par le chef de la junte malienne, Assimi Goïta.

La CEDEAO réitère sa demande de nomination rapide d’un président et d’un Premier ministre de transition civils. Prenant la parole, le président ghanéen Nana Akufo-Addo, porté à la tête de la présidence tournante de l’organisation il y a quelques jours, a été ferme:  «nous  espérons que nous parlons de jours et non de semaines», a-t- il déclaré.

Ce sera seulement après la désignation de ces personnalités civiles que les sanctions économiques contre le Mali,  l’embargo sur les flux commerciaux et financiers et la fermeture des frontières avec le pays seront levées. 

A son tour, le président Ivoirien Alassane Ouattara a souligné à la sortie de la réunion que le Mali ne pouvait pas «rester dans cette situation pendant des jours et des semaines », tout  en   souhaitant qu’une « solution consensuelle » soit trouvée « le plus rapidement possible ». 

 Dans le sillage de la rencontre d’Accra, le médiateur de la Cédéao, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, doit à nouveau se rendre à Bamako la semaine prochaine pour s’assurer des avancées vers la transition civile du CNSP, le Conseil national pour le salut du peuple, institué par les militaires pour gouverner le pays. Selon le président burkinabé,  Roch Marc Christian Kaboré, celui -ci devra être dissous après l’installation de la transition.


Depuis la prise de pouvoir des putschites et la démission du président IBK le 18 août dernier,,aucun accord n’a encore été trouvé avec la Cédéao. Les pays de la sous-région demandent l’organisation d’un scrutin dans les douze prochains mois, et en attendant, la nomination d’un président et d’un Premier ministre par intérim civils. La Junte va rendre compte à Bamako  et se prononcer sur ces questions.


Les militaires, de leur côté, défendent une transition d’une durée de 18 mois. C’est l’option retenue dans la charte adoptée le samedi dernier à Bamako, après les trois journées de concertations organisées entre la junte, la société civile et des personnalités politiques. Cette transition est jugée beaucoup trop longue pour la Cédéao qui exige ni plus ni moins que 12 mois.

Daouda Bakary Koné

Coronavirus: ces entreprises qui accumulent les milliards pendant que l’économie s’effondre

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Un rapport de l’ONG Oxfam dénonce les «bénéfices exceptionnels» réalisés par plusieurs grandes entreprises durant la crise sanitaire au profit de leurs dirigeants et actionnaires. De nombreuses voix s’élèvent pour leur demander de contribuer financièrement au redressement économique.

Faire son beurre à l’heure du Covid-19. C’est en substance ce que montre un rapport de l’ONG Oxfam, habituée à dénoncer les inégalités dans le monde. D’après la confédération, qui regroupe vingt organisations caritatives indépendantes à travers la planète, «une poignée d’entreprises, essentiellement américaines, réalise des bénéfices exceptionnels pendant la crise, alimentant la fortune de leurs fondateurs et de leurs riches actionnaires alors même qu’une large partie de l’économie mondiale est encore à terre».

​L’ONG s’est notamment appuyée sur une base de données financières et a recensé trente-deux multinationales qui ont grandement profité de la crise, jusqu’à voir leurs bénéfices progresser de manière «spectaculaire». D’après Oxfam, elles vont cumuler en 2020 «109 milliards de dollars de plus que leur bénéfice moyen réalisé au cours des quatre années précédentes».

De «riches actionnaires»

Les géants américains de la technologie, les fameux GAFAM, tirent particulièrement profit de cette année de pandémie. Microsoft peut se targuer de quelques 19 milliards de dollars supplémentaire en 2020. Facebook et Google sont également bien lotis avec 7 milliards de plus chacun, quand Amazon et Apple engrangeront 6,5 et 6 milliards de dollars additionnels.© REUTERS / DANNY MOLOSHOKPendant que des millions d’Américains plongent dans la précarité, les milliardaires s’enrichissent

Ces entreprises ont particulièrement bénéficié de la montée du Nasdaq, indice boursier américain regroupant les valeurs technologiques. Depuis le krach de mars, ce dernier a enchaîné les records. Même s’il a vécu de récentes turbulences, son cours au-dessus des 11.000 points est bien supérieur à son niveau d’avant crise. La politique monétaire ultra-accommodante de la Réserve fédérale américaine (FED), avec ses taux directeurs oscillant dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25%, rend le coût de l’argent très faible. Cela permet aux investisseurs d’emprunter pour pas cher et de se ruer sur des actifs dont les prix ne cessent de gonfler.

Oxfam note qu’une «large partie» des bénéfices engrangés par ces compagnies qui ont su tirer partie de la crise ont été reversés «à de riches actionnaires», ce qui aurait pour effet d’alimenter les inégalités mondiales. D’après les données de Forbes, les vingt-cinq milliardaires les plus riches du monde ont vu leur richesse cumulée «augmenter de 255 milliards de dollars» entre la mi-mars et fin mai.

​Les patrons des géants américains de la technologie font bien sûr partie du lot. C’est notamment le cas de celui d’Amazon, Jeff Bezos, qui a profité de l’envolée du cours du mastodonte du commerce électronique pour voir, le 26 août, sa fortune personnelle dépasser la barre symbolique des 200 milliards de dollars. Une première dans l’histoire moderne. La somme est telle qu’il faut chercher du côté de personnages historiques pour trouver des précédents comparables, comme Mansa Moussa, l’empereur du Mali du XIVe siècle qui détenait près de la moitié des ressources mondiales d’or, et que l’historien américain Rudolph Butch Ware qualifie d’«homme le plus riche de tous les temps».

Des dividendes malgré de mauvaises performances

Derrière Jeff Bezos, qui a depuis vu son magot redescendre à 193 milliards de dollars, on retrouve deux autres figures de la Silicon Valley: Bill Gates, fondateur de Microsoft et heureux détenteur d’un pactole de 123 milliards de dollars, et Mark Zuckerberg, le célèbre boss de Facebook, riche de 104 milliards de dollars.

​Signe de l’euphorie en cours sur les marchés, la fortune de ces super-milliardaires, adossée à la valeur boursière de leur entreprise, évolue parfois dans des proportions saisissantes sur une très courte durée. L’exemple le plus récent est celui d’Elon Musk: le fantasque patron de Tesla et fondateur de SpaceX, notamment connu pour avoir voulu atomiser mars ou fumé un joint de cannabis en pleine interview, a vu l’action de Tesla perdre 21% à la bourse de New York le 9 septembre. Dure chute pour un cours qui avait augmenté de 500% entre janvier et août. Cette mésaventure boursière a fait fondre la fortune d’Elon Musk de 16,3 milliards de dollars. Mais qu’il se rassure, ce 10 septembre, il est toujours le quatrième homme le plus riche de la planète.© CC BY 2.0 / JWPHOTOGRAPHY2012 / EUROSLe nombre de milliardaires a triplé en France en 10 ans, frôlant la centaine

Devant une telle opulence, Oxfam demande aux gouvernements de «taxer les entreprises qui ont réalisé des bénéfices exceptionnels pendant la crise». L’ONG estime qu’il est nécessaire de prendre «des mesures en faveur d’un partage plus équitable des richesses et des pouvoirs au sein des entreprises».

Oxfam dénonce également le comportement d’entreprises dont les performances sont en berne mais qui «continuent de verser coûte que coûte des dividendes à leurs actionnaires». L’ONG assure que c’est notamment le cas en France où, malgré des appels à la modération de la part du gouvernement, vingt-trois entreprises du CAC 40 ont décidé de verser des dividendes cette année.

Tout ce tableau est à mettre en rapport avec une situation économique catastrophique. D’après les projections du FMI, le PIB mondial devrait se contracter de 4,9% en 2020. Côté emploi, l’avenir s’annonce également sombre, comme l’explique l’OCDE: «L’édition 2020 des Perspectives de l’emploi de l’OCDE montre que, même dans le scénario le plus optimiste d’évolution de la pandémie, le taux de chômage dans l’ensemble des pays de l’OCDE pourrait atteindre 9,4 % au quatrième trimestre 2020, dépassant tous les pics enregistrés depuis la Grande Dépression.»

Le plan de relance du gouvernement inefficace?

En avril dernier, l’assureur-crédit Coface s’attendait à voir le nombre de faillites progresser de 25% dans le monde en 2020. La France ne fait pas exception: l’Hexagone, qui a vu son PIB accuser une chute record de 13,8% au deuxième trimestre, doit conditionner les aides de son plan de relance de 100 milliards d’euros «à la mise en place d’objectifs socio-écologiques pour les grandes entreprises», note Oxfam.

«Sans conditions, les aides publiques risquent de renforcer encore davantage la mainmise des actionnaires sur les choix stratégiques des entreprises, accroître la déconnexion avec l’économie réelle et retarder la transition écologique», explique Quentin Parrinello, porte-parole français de l’ONG.

Un raisonnement similaire à celui de l’économiste David Cayla et du politologue Thomas Guénolé, qui ont récemment critiqué le plan de relance français dans une tribune au journal Le Monde. Parmi leurs griefs, «le refus de faire contribuer les gagnants de la crise à la relance». Les auteurs assurent que «les effets asymétriques du confinement, le fait que certains secteurs ont été très peu affectés, voire ont bénéficié de la crise sanitaire, constituent l’angle mort du projet gouvernemental».

«Un plan de relance qui généralise les aides sans distinction entre les gagnants et les perdants serait non seulement injuste, mais surtout très inefficace», assurent-ils.