En 2019, le pays a enregistré 8 935 accidents de la circulation, faisant 663 morts et 7 797 blessés, indique l’Agence nationale de la sécurité routière au Mali (ANASER). ce qui prouve que la route continue de faire des victimes au Mali.
Selon une récente note de synthèse, l’ANASER, il est souligné que le nombre de morts a augmenté de 8,16% par rapport à 2018. Toutefois, le nombre total d’accidents et celui des blessés ont connu une baisse. « Ces statistiques constituent le principal outil de décision pour lutter efficacement contre l’insécurité routière. », a-t- elle souligné directrice générale de l’ANASER, Diadji Sacko.
C’est pourquoi, la Banque Africaine de développement, rapportait dans une de ses Etude que « les statistiques des accidents de la circulation routière des cinq dernières années montrent que le district de Bamako enregistre, à lui seul, près de la moitié des victimes des accidents de la route, soit 4 880 personnes en moyenne par an« , rapporte-t-elle, avant d’ajouter que cela, est due d’ne par à la forte croissance démographique, l’urbanisation galopante et l’accroissement spectaculaire des moyens de transport individuels ont eu pour effet, ces dernières années, l’augmentation des accidents de la route au Mali.
Notons que dans même dynamique le gouvernement malien a adopté, le 23 octobre 2019, un projet de décret fixant les modalités d’application de la loi régissant la profession de transporteur routier, sans oublier les dégradation du réseaux routiers et du parc automobile, la prolifération des engins à deux roues et des tricycles ne respectant aucune règle élémentaire de sécurité, avec comme corollaire la survenance de graves accidents de la route impliquant en majorité les jeunes actifs (18 à 30 ans).
Le consortium égypto-chinois comprenant Samcrete, l’Organisation arabe pour l’industrialisation, et la China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC), a remporté l’appel d’offres pour la construction d’un projet de train à grande vitesse (TGV) qui reliera Le Caire à l’est et au nord du pays.
Il s’agit d’un projet évalué à 9 milliards de dollars, cette ligne de TGV longue de 543 km s’étendra de la capitale administrative près du Caire jusqu’au port sur la mer Rouge d’Ain Sokhna, en passant par les villes du 6 octobre, Burj al-Arab, El-Alamein et Alexandrie.
Selon le PDG et directeur général de Samcrete, Sherif Nazmy: « Cela soutiendra l’essor du secteur des transports et des infrastructures ainsi que les projets de développement dans le pays », a-t-il déclaré.
Ce méga projet représente un tournant majeur alors que l’Egypte rejoindra la liste des pays utilisant des trains à grande vitesse. donc en vertu du contrat avec le partenaire chinois, il est prévu la construction d’une usine d’assemblage des voitures de trains à l’est de Port-Saïd.
« Première du genre en Egypte, cette ligne de TGV deviendra, à son achèvement, la plus longue et la plus grande du Moyen-Orient. Le projet est considéré comme un deuxième canal de Suez, estime Sherif Nazmy, car il relie la mer Rouge et la mer Méditerranée en trois heures. », rapporte notre confrère de l’agenceecofin
Deux semaines, apres le coup d’État du 18 Août 2020 perpétré contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, les Maliens commencent à découvrir les commanditaires et leurs complices.
Parmi ces gens, figure l’ancien premier ministre d’IBK Soumeylou Boubeye Maïga. Ce qui n’est vraiment pas une surprise car SBM a forgé son idéologie politique que dans la fourberie, la trahison, les coups bas y compris les multiples forfaitures contre son propre Pays.
En effet, après les recoupements, tous les faisceaux d’indice montrent indéniablement son implication sinon l’instigateur principal de ce coup de force. Il fût la croix de transmission entre les commanditaires extérieurs et les exécutants du coup d’État(certains officiers du CNSP).
Sentant, l’étau se resserrer autour lui, SBM l’agent de la France multiplie les sorties médiatiques intempestives non seulement pour essayer de noyer le poisson dans l’eau, en rejetant en bloc son implication mais aussi tenter d’imposer ses choix par la manipulation à la junte militaire.
Après ses interviews sur Renouveau TV, ORTM 1, qui ont occasionné une levée de boucliers des patriotes contre lui, notre faux tigre a été invité sur les antennes de RFI le samedi matin pour tenter de lui donner une crédibilité internationale. À l’entame de l’émission, le journaliste n’a pas hésité un instant de lui demander s’il n’était pas derrière cette forfaiture.
Très gêné, Il répond par le négatif mais admet tout de même qu’il connaît tous les responsables du CNSP pour leurs avoir commandé dans ses fonctions respectives.
UN AVEU qu’il a tenté de rectifier en disant qu’il connaissait d’ailleurs un millier de soldats. Mais ce que SBM ne nous dit pas pourquoi a-t-il envoyé un jeune universitaire malien à Kati afin d’assister les militaires le jour du coup d’État?
En réalité, toutes ses manœuvres dilatoires de SBM consistent à imposer ses hommes à la tête de la transition afin que ces derniers lui renvoient l’ascenseur pour qu’il accède à la magistrature suprême du Pays.
Ce stratagème a été vite compris par les maliens raison pour laquelle le grand Cherif de NIORO Acharafou Acharafa lors de son traditionnel discours du vendredi dernier a conseillé le CNSP de rejeter toute forme de rapprochement avec l’ancien premier ministre qu’il qualifie d’ennemi numéro 1 du peuple malien.
Et nous sommes convaincus que l’écrasante majorité des maliens partage les conseils du guide spirituel de NIORO contre l’homme politique le plus honni du pays SBM.
Quoique cet homme indigne fasse, les Maliens sont convaincus qu’il le fait pour sa gloriole personne au nom de l’impératif du moment au mieux de ses intérêts et non en homme de devoir.
Cette fois-ci SBM est démasqué à temps et si la junte veut réussir sa mission, elle doit prendre ses distances avec la tentation(SBM).
Il s’agit d’un événement qui a rassemblé plusieurs participants à savoir : les partis politiques, syndicats, société civile et groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015, exception faite des ex-rebelles de la CMA qui n’ont pas souhaité participer aux travaux. A celà, il faut ajouter la présence massive des adeptes de l’imam Mahmoud Dicko, l’autorité morale du M5-RFP, cerveau de la constatation, acteur du changement, selon eux.
Selon les organisateurs, au total, plus de 500 participants ont examiné samedi les « termes de référence », c’est-à-dire les objectifs de ces concertations nationales, tels que proposés par les militaires. Les participants ont pu proposer des amendements à ces objectifs et c’est désormais un comité d’experts qui doit en faire la synthèse.
Pour sa part Moussa Camara, conseiller de la junte chargé de faire la synthèse des modifications et enrichissememnts affirme « qu’ils sont venus de partout à travers les différents domaines et secteurs d’activités à savoir : enseignants, chercheurs, responsables de la société civile ou fonctionnaires de l’administration malienne et des militaires », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, les membres de ce comité d’experts et les participants ont été choisis par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Ces derniers ont la lourde tâche d’y examiner les « termes de référence », dans le détail, l’ensemble de ces contributions et de les prendre ou non en compte et qui serviront de base de travail pour les prochaines discussions. Discussions qui se tiendront de jeudi à samedi prochain.
Les militaires du CNSP avaient préparé un premier document énumérant les causes multiples de la crise malienne : mauvaise gouvernance, corruption ou encore détérioration de la situation sécuritaire, pour ne citer que les premières. Ces maux devant guider les priorités à définir de la transition à venir.
Samedi, les participants ont pu ajouter certaines préoccupations, telles que l’emploi, la question migratoire ou encore l’impunité. Les partisans du M5-RFP, la coalition qui a mené la contestation populaire avant le coup d’État militaire, ont aussi, à nouveau, demandé à être associés à l’organisation de la concertation, au même niveau que la junte au pouvoir.
La semaine prochaine, les débats aborderont enfin les questions cruciales du moment, à savoir les organes de la transition politique à venir, sa durée ou encore la répartition des postes entre civils et militaires.
Conseiller fédéral, Chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), Ignazio Cassis livre dans cette contribution parue dans le mensuel Scheiwer Monat sa vision des relations Suisse Afrique. “Le partenariat n’est pas une voie à sens unique”, déclare le ministre qui rappelle qu’en Afrique, la Suisse mise sur une économie forte et une jeunesse dynamique.
Par Ignazio Cassis.
La coopération au développement moderne n’obéit plus à la logique du donateur unilatéral, mais privilégie une approche fondée sur un esprit de partenariat…
L’aide au développement traditionnelle est critiquée: d’aucuns prétendent que les fonds versés n’arrivent pas où ils devraient, voire qu’ils produisent des effets délétères en favorisant notamment la corruption et la dépendance unilatérale. Ces critiques réduisent toutefois l’impact et la durabilité de la coopération au développement moderne à une fausse question: l’aide au développement traditionnelle est-elle une malédiction ou une bénédiction pour le pays partenaire?
Au lieu de se perdre dans des discussions stériles à ce sujet, il serait plus judicieux de se demander quel type de coopération au développement est à même de répondre aux défis globaux actuels. La coopération au développement moderne n’obéit plus à la logique du donateur unilatéral, mais privilégie une approche fondée sur un esprit de partenariat.
Les pays africains qui connaissent un essor fulgurant illustrent bien la manière dont la coopération au développement doit être conçue dans le contexte actuel, c’est-à-dire comme une interaction entre partenaires égaux. D’autant plus qu’il n’existe pas une Afrique mais plusieurs, et qu’il n’existe par conséquent pas de modèle unique de coopération au développement. En Afrique, les problèmes auxquels se trouvent confrontés les différents États varient tout autant que les conditions régissant la coopération. L’Afrique n’est pas une entité homogène, mais un continent composé de 54 pays aux différences parfois très marquées, même à l’intérieur de leurs propres frontières. Nous avons donc tout intérêt à adopter une approche plus différenciée, aussi bien vis-à-vis de l’Afrique elle-même qu’en ce qui concerne la coopération au développement.
Stabilité régionale grâce à la médiation locale
Le voyage en Afrique que j’ai effectué en 2019 en ma qualité de chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) m’a conduit en Afrique du Sud, au Mozambique, au Zimbabwe et en Zambie, où j’ai pu me rendre compte par moi-même de l’action menée par la Suisse sur le terrain. J’ai été impressionné de voir à quel point notre coopération au développement était diversifiée et flexible.
J’ai aussi pu constater que les pays africains n’ont pas tous les mêmes besoins et que la Suisse jouit d’une grande crédibilité dans toute la région, non pas pour son rôle de donateur, mais pour celui de médiateur, d’acteur humanitaire et de partenaire économique. Prenons l’exemple du Mozambique, où la crédibilité élevée dont bénéficie la Suisse et la position neutre qu’elle a adoptée aussi bien dans le contexte historique que dans l’actualité géopolitique ont permis à notre pays de jouer le rôle de médiateur dans le conflit politique interne qui s’y déroulait. Un conflit qui a duré plusieurs décennies, coûtant la vie à des millions de personnes, et qui a pris fin avec la signature, il y a un an, de l’accord de paix entre le président de la République et le chef de l’opposition. Pays sans passé colonial, la Suisse est perçue comme un État impartial, capable d’assumer un rôle de médiateur dans la résolution de conflits. Sa position neutre lui permet de promouvoir le dialogue entre les différentes parties et de contribuer ainsi à l’instauration d’une paix durable. Ramener la sécurité et la paix dans un pays contribue de manière significative à la stabilité régionale.
De l’aide humanitaire au développement à long terme
À l’instar de la médiation, l’assistance rapide, professionnelle et sans formalités excessives que la Suisse apporte dans les situations d’urgence compte parmi ses atouts les plus reconnus. Après les deux cyclones dévastateurs qui ont frappé le Mozambique au printemps 2019, les experts du Corps suisse d’aide humanitaire ont immédiatement acheminé du matériel de secours pour construire des abris d’urgence et assurer l’approvisionnement en eau potable des zones sinistrées. Lors de catastrophes naturelles, cette aide efficace et non bureaucratique se révèle particulièrement précieuse pour la population locale. Par ailleurs, deux jeunes architectes suisses de l’EPFL, Emilie Schmid et Mikhail Broger, adoptant une approche novatrice en matière d’aménagement du territoire, ont utilisé la technologie de pointe des drones pour transformer un camp de réfugiés en petite ville. Grâce au numérique et à l’innovation suisse, il a ainsi été possible de convertir des abris de fortune en un nouvel espace de vie pour des milliers de personnes.
Au cours de mes voyages, j’ai pu constater par moi-même à quel point l’utilisation coordonnée de différents instruments de la politique étrangère suisse s’avérait innovante et efficace. J’ai aussi compris qu’il était indispensable de prendre en compte l’économie et de la considérer comme une composante essentielle de toute politique de développement durable. Les acteurs économiques peuvent en effet faire quelque chose que ni les pays ni les organismes d’aide ne parviennent à réaliser, à savoir créer des emplois: plus de 90% des postes sont générés par le secteur privé. Ces places de travail offrent des perspectives d’avenir aux jeunes, et la population locale, qui croît rapidement, est ainsi associée à une croissance économique durable dans les pays d’origine. Le potentiel économique existe dans la plupart des pays africains, reste à savoir comment mieux l’exploiter au niveau local.
La création de places de travail ouvre des perspectives à long terme
Tant les pays africains que la Suisse ont un intérêt à voir les entreprises suisses investir davantage afin de combler les lacunes dans certaines chaînes de création de valeur, d’ouvrir de nouveaux marchés et de créer des emplois sur place. De nombreuses entreprises suisses le font d’ailleurs aujourd’hui déjà avec succès: tandis qu’une bonne centaine d’entreprises suisses sont présentes en Afrique du Sud, d’autres investissent dans le développement économique local au Nigeria, en Côte d’Ivoire et au Kenya. La Suisse soutient de plus en plus les partenariats public-privé, que ce soit dans le secteur de l’eau, de la santé ou de l’agriculture par exemple.
Au Kenya, elle a collaboré avec un partenaire privé pour promouvoir un modèle d’approvisionnement en eau bon marché et de qualité adapté pour les villages. Au Mozambique, la coopération avec une entreprise locale a permis de créer un système de marché concurrentiel pour le secteur agricole, grâce auquel les petits paysans peuvent investir dans de meilleures semences. En Somalie, où près de 80% des soins médicaux sont délivrés de façon informelle, la Suisse travaille avec des représentants du secteur privé pour développer des modèles permettant aux prestataires de soins privés de proposer davantage de services de qualité à un prix abordable. Enfin, le Kenya, qui accueille près d’un demi-million de réfugiés, est confronté à un défi de taille.
Pour limiter la dépendance des réfugiés vis-à-vis de l’aide et tirer profit de leur potentiel pour le développement économique de la région, la Suisse teste actuellement un partenariat avec la Société financière internationale du Groupe de la Banque mondiale. L’objectif est de susciter l’intérêt du secteur privé pour la région accueillant le camp de réfugiés de Kakuma et de soutenir les entreprises locales afin de créer des emplois générant des revenus et d’améliorer l’offre locale en services et en produits.
Une politique étrangère dans l’intérêt de la politique intérieure suisse
Je suis convaincu que de tels investissements seront payants pour tous les acteurs impliqués. C’est pourquoi l’Afrique représente une priorité géographique qui occupe une large place dans la Vision de la politique étrangère de la Suisse à l’horizon 2028 (AVIS28) et dans la stratégie de politique extérieure du Conseil fédéral qui en découle (SPE 2020-2023). Le développement en Afrique prendra de plus en plus d’importance dans le cadre de la nouvelle stratégie de coopération internationale 2021-2024.
En tant que pays fortement globalisé, la Suisse a tout intérêt à ce que règnent la sécurité sociopolitique et à la stabilité économique hors de ses frontières également. La guerre, la famine et les catastrophes naturelles entraînent des flux migratoires vers l’Europe, tandis que la corruption et l’instabilité économique fragilisent les relations commerciales. La Suisse devrait donc ne pas considérer l’Afrique uniquement comme un partenaire de la coopération au développement, mais reconnaître le potentiel de ce jeune continent en matière d’innovation et d’économie, et à se positionner comme un partenaire scientifique et économique novateur. Grâce au pragmatisme, à la qualité et à l’efficacité de son travail de coopération mené depuis de longues années avec les autorités, les institutions et les entreprises locales, la Suisse jouit d’une bonne réputation en Afrique. Son expertise est appréciée et permet de créer une base de confiance solide pour développer une coopération fructueuse. En Afrique, la confiance dont bénéficie la Suisse constitue son principal atout.
La coopération au développement revient à travailler main dans la main
L’évolution économique et démographique des pays africains et la longue tradition humanitaire de la Suisse confèrent à la coopération suisse au développement et à l’Afrique la légitimité nécessaire pour maintenir ces liens étroits à l’avenir aussi, dans l’intérêt de toutes les parties. En outre, il est temps de ne plus considérer la coopération au développement comme un soutien unilatéral, mais comme une approche fondée sur un esprit de partenariat.
La coopération au développement requiert une compréhension mutuelle et un intérêt partagé pour créer les conditions nécessaires au développement durable du potentiel local, ainsi que la volonté de travailler ensemble pour réaliser cet objectif. Aussi sommes-nous tous appelés à approfondir et à élargir notre vision de l’Afrique pour éviter les approches unidimensionnelles. Le continent africain possède un grand potentiel économique, une jeunesse dynamique et des classes moyennes en plein essor dans les villes, qui sont fondamentalement ouvertes à nos valeurs libérales. En tant que pays doté d’une économie forte et d’une grande capacité d’innovation, la Suisse devrait aider le continent à poursuivre sur cette voie, afin de lui permettre de mettre en œuvre ses propres solutions locales. Une approche qui sert également les intérêts de la Suisse.
Suisse-Afrique: des relations inscrites dans la durée à fort potentiel
Dans le cadre de sa stratégie de politique extérieure 2020-2023, la Suisse élabore sa première stratégie concernant l’Afrique subsaharienne. C’est dans cette optique qu’elle a organisé un colloque international à Berne. Invités à participer, des représentants diplomatiques de plus de 30 pays africains ont souligné l’importance de la coopération au développement, menée depuis de longues années, ainsi que l’énorme potentiel que recèlent les relations avec les pays africains. En savoir plus sur la stratégie de la Suisse pour l’Afrique subsaharienne.
Mohamed H’Midouche est Vice-Président de l’Académie Diplomatique Africaine et Membre du Conseil d’Administration de l’Institut Africain de la Gouvernance. Ancien vice-président de la Banque Africaine de Développement, son représentant résident au Sénégal, le financier marocain évoque dans le dernier numéro août-septembre de Maroc Diplomatique, ce qui est convenu, à quelques exceptions près, d’appeler l’exception du Cap-Vert. En consul honoraire de l’archipel aux 10 merveilles au royaume du Maroc, Mohamed H’Midouche décortique la recette miracle de ce pays à revenus intermédiaires, qui ne dispose ni du pétrole ni du diamant ni des minerais de fer.
L’actualité politique de notre continent, marquée ces derniers jours par son lot de bruits de bottes et de nouvelles inquiétantes en raison de la situation socio-politique qui prévaut en Libye, au Mali, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, en RDC et en Ouganda, occulte les effets dévastateurs de la pandémie du Covid-19 qui ont terrassé les économies de la majorité des pays africains. Décidément, comme ledit l’adage populaire, un malheur ne vient jamais seul et toutes les couches de la population se retrouvent fragilisées avec un risque majeur de catastrophes sanitaire et économique qui vont aggraver la vulnérabilité des couches les plus démunies, notamment les jeunes et les femmes.
Si le dérèglement que nous constatons au niveau de tous les secteurs économiques est attribuée au Covid-19, l’instabilité politique et les crises qui s’en suivent, observés sur notre continent, sont le fait de facteurs endogènes propres à nos Etats en raison de la mauvaise gouvernance, du népotisme, de la gabegie, de la corruption et du désordre résultant d’une mauvaise administration des ressources nationales ou celles provenant de l’aide extérieure et de l’exclusion de la gestion des affaires de l’Etat des partis politiques d’opposition et des représentants de la société civile, ce qui constitue un facteur permanent d’instabilité.
Performance mitigée par 60 ans d’indépendance
En ce mois d’août 2020, de nombreux pays subsahariens ont célébré leurs fêtes de l’indépendance dans un climat marqué par les restrictions sanitaires, sans fastes et souvent sans défilés militaires. Ces indépendances ont été arrachées du joug colonial il y a six décennies. Le bilan que l’on peut dresser de ces années d’indépendance est mi-figue mi-raisin. Certes, de nombreux progrès ont été enregistrés sur le plan social, notamment au niveau de l’éducation des jeunes et des femmes avec la réalisation de nombreux projets d’infrastructures au prix d’un endettement excessif. Toutefois, de nombreux défis restent à relever notamment au niveau du secteur de l’énergie (60% des africains n’ont pas encore accès à l’électricité), de la santé (les hôpitaux sont sous équipés, la classe dirigeante et les nantis continuent de se faire soigner à l’étranger au prix d’une ardoise très salée. L’émergence d’une classe moyenne a été saluée mais elle se retrouve gravement fragilisée par l’impact négatif du Covid-19.
LE BILAN QUE L’ON PEUT DRESSER DE CES ANNÉES D’INDÉPENDANCE EST MI-FIGUE MI-RAISIN
Mohamed H’Midouche
La détérioration de la situation économique de nombreux pays s’est brusquement aggravée par les crises politiques qui ont surgi récemment ici et là, fragilisant les fondements de base de l’économie et les quelques acquis sociaux enregistrés. Tout le monde s’accorde à dire que cette instabilité est due à la mauvaise gouvernance et aux ingérences étrangères dans les affaires intérieures des pays africains, qu’elles soient le fait des anciennes puissances coloniales ou des nouveaux acteurs sur la scène régionale ou internationale qui ont leur propre agenda sans oublier les entreprises multinationales qui continuent à exploiter les ressources pétrolières ou minières de notre continent dans des conditions pas toujours transparentes et qui pratiquent l’évasion fiscale à grande échelle, laissant aux pays africains de maigres ressources pour financer leur propre développement les obligeant sans cesse à s’endetter.
Cette situation peu reluisante nous interpelle tous et à tous les niveaux et nous nous devons, en tant qu’africains, d’effectuer un sursaut qualitatif pour changer cette image négative qui continue à nous coller à la peau dans tous les médias internationaux qui traitent de l’Afrique et qui n’hésitent pas à perpétuer cette image dégradante et affligeante de notre continent, objet de toutes les convoitises en raison du grand potentiel de son marché avec une population estimée à plus de 1,2 milliard et de son sous-sol riche en matières premières. Heureusement que ce tableau peu reluisant ne concerne pas tous les pays africains et qu’il existe de petits pays comme le Cap Vert dont on ne parle pas souvent et qui est cité comme une vraie «SUCCESS STORY» en matière de bonne gouvernance en Afrique. Comment explique-t-on l’exception capverdienne ?
Rappelons tout d’abord que le Cap Vert est un Etat insulaire, un archipel de dix îles volcaniques situées en plein Océan Atlantique, au large des côtes du Sénégal et dont la capitale, Praia, se trouve à 644 kms de Dakar. Le Cap-Vert est le seul pays d’Afrique de l’Ouest totalement insulaire. Ses populations ont réussi un exploit extraordinaire, celui d’atteindre le niveau d’émergence faisant de leur pays un véritable cas d’école qui s’est distingué par la pertinence de sa vision et par la capacité d’anticipation de sa population qui entend compter sur elle-même
Impact du COVID19 sur l’économie cap verdienne
La solide performance économique enregistrée par le Cap-Vert ces dernières années a été brusquement interrompue par la pandémie du COVID-19 en raison des mesures d’urgence strictes adoptées pour contenir l’effet négatif du Coronavirus sur l’économie du pays et dont les projections de croissance ont été radicalement révisées à la baisse, passant de 5% à -4% en 2020. Pa railleurs, la dépendance du pays à l’égard des secteurs économiques bleus, notamment la pêche et le tourisme (qui représentent 20% du PIB), le rend particulièrement vulnérable aux chocs extérieurs et exacerbe l’impact de la pandémie.
Les autres facteurs du ralentissement économique ont trait à la réduction des IDE, à la forte baisse des envois de fonds de la diaspora et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et leur impact sur les importations. Quelles leçons peut-on retenir de l’expérience du Cap Vert ? Les grandes leçons que l’on peut tirer de l’expérience du Cap-Vert sont très simples : pour réussir, il est indispensable d’adopter des politiques saines et de disposer d’institutions robustes et d’un bon système de gouvernance. Parmi les leçons à retenir de l’expérience cap-verdienne en matière de bonne gouvernance, on peut citer entre autres les principaux facteurs suivants:
· Stabilité politique et bonne gouvernance : Dès son indépendance en 1975, le Cap-Vert a réussi à consolider sa stabilité et sa bonne gouvernance, éléments clés de sa crédibilité internationale, pour gagner la confiance des citoyens, des membres de sa diaspora, des investisseurs internationaux et de la communauté des bailleurs de fonds.
· Stabilité macroéconomique et crédibilité : Le pays a opté pour des institutions pragmatiques et transparentes et pour des processus efficaces de gestion des finances publiques en donnant les moyens aux institutions clés d’exercer leurs activités sans subir de pressions politiques.
·Investissement dans les citoyens et dans le développement du capital humain: le pays veille constamment à n’exclure personne et à ce que tous les segments de la population partagent les fruits de la croissance; en élargissant la portée du système de protection sociale à des pensions du régime public et à une assurance contre les accidents et les blessures corporelles pour tous.
· Sentiment d’appropriation nationale et partage d’une vision commune : la population est mobilisée autour de la mission de reconstruction nationale en s’interrogeant sur la façon dont elle pourrait contribuer à l’édification de l’économie nationale au lieu de se demander ce que l’État pourrait faire pour elle.
Depuis le premier gouvernement formé en 1975, l’État s’emploie à mettre en œuvre une vision partagée et une approche inclusive, en concertation étroite avec la société civile.
Excellent score dans les indices internationaux de la Bonne Gouvernance
Selon l’indice Mo Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG), en 2018, le Cap Vert a obtenu le score de 71,1 sur 100, le classant 3ème sur 54 pays africains. Il a également été très efficace dans la lutte contre la corruption. Dans l’Indice de perception de la corruption de ‘’Transparency International’’ en 2019, le Cap Vert se classe 41e sur 180 pays, soit le troisième pays africain le moins corrompu. Grâce à ces performances remarquables en matière de gouvernance, l’archipel est aujourd’hui considéré comme le pays qui dispose de l’un des systèmes démocratiques les plus stables d’Afrique, respectueux des droits de l’homme et de la liberté de la presse.
L’expérience du Cap-Vert montre que le développement généralisé est possible même lorsque le pays n’est pas doté de ressources naturelles et qu’il subit les surcoûts de l’insularité et d’un climat hostile l’exposant à une vulnérabilité extrême. Puisse notre continent retrouver le chemin de la stabilité politique et de la croissance économique inclusive au moyen de bons systèmes de gouvernance et d’institutions publiques fortes et stables, seuls gage d’une Afrique paisible et prospère.
Au deuxième trimestre 2021, le résultat opérationnel des activités a progressé de 5,5%, à 2 265 millions d’euros. À TCC, le résultat opérationnel des activités a augmenté de 13,8%. Tandis qu' au premier semestre, le résultat opérationnel des activités a atteint 4 903 millions d’euros, soit une progression de 4,7%.
La dose sera vendue à 10 euros la dose, a déclaré a déclaré Olivier Bogillot, président de Sanofi France. Ce prix “n’est pas tout à fait défini encore” – “on est en train de mesurer l’ensemble des coûts de production qui vont être les nôtres dans les mois qui viennent” mais “on sera à moins de 10 euros”, a déclaré Olivier Bogillot sur France Inter.
Ce chiffre est largement supérieur au prix évoqué par Astrazeneca pour son propre candidat vaccin, autour de 2,50 euros, mais le groupe britannique “a beaucoup sous-traité la production” alors que Sanofi mobilise avant tout des ressources internes pour développer son vaccin, a expliqué le président de Sanofi France. Sanofi a annoncé cette semaine que l’un des vaccins anti-Covid qu’il développe, avec son concurrent GSK, était entré dans un essai clinique de phase I/II.
Pour l’Europe, le vaccin sera fabriqué à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). 100 millions de doses seront disponibles pour les Européens, 60 millions pour la Grande-Bretagne et 300 millions pour les États-Unis. “Les Français et les Européens auront le vaccin de Sanofi au même moment que les patients américains”, a promis le président de Sanofi France.
Contre toute attente, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, annonce sa candidature pour l’élections présidentielle du 18 octobre 2020. Selon l’Union des forces démocratiques de Guinée )UDFG), son parti, cette décision a été prise à la suite d’une consultation interne. Cellou Dalein Diallo va finalement défier une troisième fois Alpha Condé dans les urnes après ses échecs de 2010 et 2015.
Après les hésitations de ces dernières semaines, Il faut dire que Cellou Dalein Diallo était attendu au tournant sur sa décision de participer à la présidentielle, quitte à légitimer le double scrutin législatif et référendaire ou de s’abstenir comme Sidya Touré de l’UFR et Lansana Kouyaté du PEDN, pour poursuivre le combat au sein du Front National de Défense de la Constitution (FNDC) afin d’empêcher Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010, de briguer un troisième mandat à la tête de la Guinée.
En attente d’être officiellement investi par son parti, l’UDFG, ce dimanche 6 septembre, Cellou Dalein Diallo voit les choses différemment ” je suis candidat à l’élection présidentielle pour faire perdre Alpha Condé dans les urnes (…), Il a déjà perdu la confiance du peuple, je veux être là pour être le porteur de l’espérance du peuple de Guinée » assure-t-il, ” c’est pour honorer la mémoire et la dignité des jeunes tués, il faut continuer à nous battre. Se retirer pour se taire, c’est être complice des malfaiteurs. (…)” renchérit, Fodé Oussou Fofana, le vice-président de l’UDFG
Cette décision somme toute invraisemblable, qui aura évidemment de lourdes conséquences politiques pour lui et son parti, sera difficile à défendre devant l’opinion publique et auprès de la coalition du FNDC. Puisque cela revient en quelque sorte à assumer que le principal parti d’opposition fait fi de toutes les violations constitutionnelles qui ont permis au président Alpha Condé de ” s’offrir une nouvelle constitution” et de faire élire un nouveau parlement, légitimant par la même occasion la candidature du président sortant.
Le tout en étant conscient que la présidentielle d’octobre qui se dessine n’offre aucune garantie de transparence et se déroulera sous la bannière de la nouvelle constitution contre laquelle des dizaines de ses militants pour la plupart ont été tués.
Pour l’heure, les responsables de l’UDFG ne donnent pas d’arguments irréfutables qui expliquent ce revirement à 360 degrés de leur position sur le fichier électoral et de toutes les conditions de transparence posées pour aller à l’élection présidentielle notamment le retrait pur et simple d’Alpha Condé du processus.
De la réalpolitik outrancière ou une envie démesurée d’accéder au pouvoir quelques soient les conditions? Cette candidature qui prend tout le monde à contre-pied n’a pas encore fini de révéler tous ses secrets.
Après 72 heures de précipitations interrompues par période, Dakar, la capitale sénégalaise, était sous les eaux samedi soir, avec des routes coupées, des voitures piégées par les eaux et des habitants en état de choc. En réaction, le chef de l’Etat, Macky Sall, a annoncé le déploiement du Plan Orsec (Organisation de Secours), alors que les critiques sont vives, notamment sur les réseaux sociaux.
“J’exprime ma solidarité à tous ceux qui ont eu des sinistres durant les abondantes pluies du week end. J’ai demandé au ministre de l’intérieur de déclencher le Plan Orsec (Organisation des Secours). Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, a annoncé la mise en place de plan ORSEC qui va “régler définitivement les inondations au Sénégal”, a déclaré Macky Sall sur tweeter .
L’autoroute à péage qui relie Dakar à l’aéroport Blaise Diagne a résisté au torrent quoique avec des sections transformées en patinoires sous visibilité réduite et d’interminables queues devant les box de paiement de la société Eiffage, concessionnaire de l’ouvrage pour 30 ans. Par contre, la Route nationale RN1 qui relie Dakar à Thiès, ville située à 70 km au Nord, était quasiment coupée hier vers la fin de l’après midi. En tout, il a plu 86 mm à Dakar sur la jeune journée de samedi, ce qui est exceptionnel pour une zone qui ne reçoit pas plus de 429 mm par an.
La forte progression démographique que connaît la capitale sénégalaise, ajoutée aux failles dans l’aménagement du territoire, explique en partie cette situation récurrente. Mais quid de la responsabilité directe des autorités, se demandent beaucoup d’internautes ?
L’Etat qui a consacré un plan décennal de 750 milliards de Franc CFA sur 10 ans, entre 2012 et 2022, pour venir à bout de ce mal récurrent, est pointé du doigt. En conseil des ministres, mercredi dernier, le président Macky Sall, a exigé un rapport détaillé sur les engagements et les réalisations de ce plan qu’il avait mis en place dès sa prise de fonction. A noter qu’en dehors de la banlieue (Pikine, Guediewaye et Keur Massar), les eaux ont aussi causé des dommages dans les quartiers résidentiels comme les Almadies, zone où le mètre carré est l’un des plus élevés au Sénégal, mais qui ne disposent pas de systèmes de canalisation suffisants pour évacuer les eaux.
DU Soudan au Niger, même constat: les infrastructures ont été débordées
A l’instar du Sénégal, touché quasiment du Nord au Sud, la plupart des pays du Sahel mais aussi du contour Nord et centre Est de l’Afrique font face à des inondations depuis le début de l’hivernage en juin. En Ethiopie, de fortes pluies tombées mercredi ont provoqué des inondations dans les Etats régionaux d’Oromia et d’Afar, déplaçant plus de 70.000 personnes, a indiqué un officiel éthiopien.
Le déluge n’épargne pas le Soudan, endeuillé par une centaine de morts et la destruction de 100 000 habitants. D’où un état d’urgence de 3 mois décrété à compter de ce samedi 05 septembre 2020 pour faire face à des précipitations record suivies du débordement du Nil.
Au Tchad, les pluies ont aussi provoqué de nombreux dégâts matériels, ralentissant l’activité dans la capitale Ndjamena, sans infrastructures robustes et sans système d’assainissement. A l’intérieur du pays, plus de 360.000 personnes ont été forcées à se déplacer à cause des inondations et de l’insécurité dans la province tchadienne du Lac (limitrophe du Cameroun et du Nigeria), soit plus de la moitié de la population de cette région, a annoncé vendredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). La province du Lac a enregistré, cette année, les précipitations les plus abondantes depuis près de 30 ans, indique l’ONU.
Rappelons qu’à Niamey, capitale du Niger, les inondations avaient déjà fait, au 18 août, une quarantaine de morts et plus de 150 000 sinistrés, selon les services de secours nigériens.
En 2019, huit des 12 pays africains les plus touchés par les inondations se trouvaient en Afrique de l’Ouest : Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal et Sierra Léone. La plupart d’entre ces pays ne disposent pas d’infrastructures urbaines et de bassins de rétention qui auraient pu les transformer en eldorado pour l’Agriculture.
Selon une étude de la Banque mondiale réalisée en 2019, les inondations qui ravagent l’Afrique de l’Ouest, avec le phénomène inquiétant d’érosion et la pollution qu’elles entraînent, coûtent chaque année quelques 3,8 milliards de dollars aux pays de la région.
La pandémie Covid-19 serait passée par là. Le groupe panafricain Ecobank Transnational Incorporated (ETI) vient de se séparer de 30 cadres au niveau de la holding à Lomé. En outre, 59 employés de la holding ont été réaffectés au niveau des filiales de leurs pays respectifs pour une éventuelle embauche sous contrat local.
Parmi les partants, figure Laurence Do Rego, emblématique directrice financière du groupe du temps d’Arnold Ekpe, actuelle conseillère principale au cabinet du directeur général du groupe, qui était à quatre ans de sa retraite. Les effectifs du siège social d’ETI à Lomé subissent un important dégraissage, passant de 159 personnes à un peu plus de 70 personnes. La trentaine de personnes qui ont quitté ETI l’on fait pour la plupart à travers la procédure de retraite anticipée.
La mesure suscite bien des commentaires dans le milieu du personnel et des hauts cadres. Quelles sont les motivations de l’opération ? : “Comme vous le savez, Ecobank Transnational Incorporated (ETI) est une société non opérationnelle et une société mère du groupe Ecobank. Un examen du modèle opérationnel d’ETI a été effectué et, sur la base des impératifs de la pandémie actuelle de COVID-19, il a été décidé de procéder à un exercice de réaménagement du personnel pour assurer un meilleur alignement avec son statut de société holding. Cela s’ajoutait à d’autres initiatives de réduction de coûts”, explique la direction en réponse à nos sollicitations.
Du côté du personnel, l’on parle plutôt d’une procédure expéditive de licenciements économiques sans respect de la législation du travail, comme le lit-on dans des correspondances adressées fin juin aux administrateurs, ainsi qu’au nouveau PCA, Alain Nkontchou, et restées sans réponses. Et d’aucuns parmi le collectif des licenciés de mettre en parallèle leurs situations de “départs forcés et précipités” avec les généreuses distributions de bonus dont ont eu droit le top management de la Banque.
De son côté, la direction de la Banque panafricaine estime que “les mesures prises étaient équitables pour le personnel et conformes aux lois locales du Togo”.
Pour le groupe panafricain, la pandémie Covid-19 semble avoir joué un rôle de catalyseur, mettant la lumière sur des ratios d’exploitation élevés. “La revue du modèle opérationnel était nécessaire afin de s’assurer de l’alignement de la holding ETI avec son profil de coûts, ses revenus (essentiellement des dividendes en amont de ses 35 filiales) et son modèle économique de fabrication centralisée et de distribution locale à travers ses filiales”, indique la direction de la communication.
A noter que certains régulateurs nationaux ont déjà suspendu le paiement des dividendes par les banques de leur pays. A l’instar d’Ecobank, beaucoup de groupes bancaires songent à tailler dans les effectifs dans les mois à venir si l’activité économique ne reprenait pas.