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Eco-Bank : Laurence Do Rego, directrice financière du groupe du temps d’Arnold Ekpe et 88 autres employés font parties des séparés

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La pandémie Covid-19 serait passée par là. Le groupe panafricain Ecobank Transnational Incorporated (ETI) vient de se séparer de 30 cadres au niveau de la holding à Lomé. En outre, 59 employés de la holding ont été réaffectés au niveau des filiales de leurs pays respectifs pour une éventuelle embauche sous contrat local.

Parmi les partants, figure Laurence Do Rego, emblématique directrice financière du groupe du temps d’Arnold Ekpe, actuelle conseillère principale au cabinet du directeur général du groupequi était à quatre ans de sa retraite. Les effectifs du siège social d’ETI à Lomé subissent un important dégraissage, passant de 159 personnes à un peu plus de 70 personnes. La trentaine de personnes qui ont quitté ETI l’on fait pour la plupart à travers la procédure de retraite anticipée.

La mesure suscite bien des commentaires dans le milieu du personnel et des hauts cadres. Quelles sont les motivations de l’opération ? : “Comme vous le savez, Ecobank Transnational Incorporated (ETI) est une société non opérationnelle et une société mère du groupe Ecobank. Un examen du modèle opérationnel d’ETI a été effectué et, sur la base des impératifs de la pandémie actuelle de COVID-19, il a été décidé de procéder à un exercice de réaménagement du personnel pour assurer un meilleur alignement avec son statut de société holding. Cela s’ajoutait à d’autres initiatives de réduction de coûts”, explique la direction en réponse à nos sollicitations.

Du côté du personnel, l’on parle plutôt d’une procédure expéditive de licenciements économiques sans respect de la législation du travail, comme le lit-on dans des correspondances adressées fin juin aux administrateurs, ainsi qu’au nouveau PCA, Alain Nkontchou, et restées sans réponses. Et d’aucuns parmi le collectif des licenciés de mettre en parallèle leurs situations de “départs forcés et précipités” avec les généreuses distributions de bonus dont ont eu droit le top management de la Banque.

De son côté, la direction de la Banque panafricaine estime que “les mesures prises étaient équitables pour le personnel et conformes aux lois locales du Togo”.

Pour le groupe panafricain, la pandémie Covid-19 semble avoir joué un rôle de catalyseur, mettant la lumière sur des ratios d’exploitation élevés. “La revue du modèle opérationnel était nécessaire afin de s’assurer de l’alignement de la holding ETI avec son profil de coûts, ses revenus (essentiellement des dividendes en amont de ses 35 filiales) et son modèle économique de fabrication centralisée et de distribution locale à travers ses filiales”, indique la direction de la communication.

A noter que certains régulateurs nationaux ont déjà suspendu le paiement des dividendes par les banques de leur pays. A l’instar d’Ecobank, beaucoup de groupes bancaires songent à tailler dans les effectifs dans les mois à venir si l’activité économique ne reprenait pas.

Sénégal : Hausse de 1,3% des prix de production industrielle en juin

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Au mois de juin 2020, les prix de production industrielle au Sénégal ont progressé de 1,3% en rythme mensuel, a annoncé l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

L’ANSD impute cette évolution à la hausse des prix des produits des industries des matériaux de construction, textiles et du cuir  et chimiques.

Les prix de production dans les industries des matériaux de construction ont en effet augmenté de 6,2% 2020, sous l’effet d’un renchérissement de la production de ciment. En outre, ils se sont redressés de 11,2% en variation annuelle.

Sur les six premiers mois de 2020, l’ANSD signale qu’ils se sont également rehaussés de 8,7%, en comparaison à leurs niveaux de la période correspondante de 2019.

Comparativement à ceux du mois de mai 2020, les prix des produits des industries textiles et du cuir ont crû de 3,4% en juin 2020. Cette progression est attribuable à la hausse des prix d’égrenage de coton (+3,8%). Sur un an, ils ont progressé de 8,9%.

Toutefois, les prix moyens sur le premier semestre 2020 se sont repliés de 4,8%, comparativement à leurs niveaux de la période correspondante de 2019.

Un redressement de 3,3% est relevé concernant les prix des produits des industries chimiques

comparativement à ceux du mois de mai 2020. « Cette évolution s’explique essentiellement par la hausse des prix du raffinage pétrolier (+21,6%) ainsi que de ceux de fabrication de produits en matières plastiques (+15,8%) », avance l’ANSD. En revanche, ils ont baissé de 17,9% en variation annuelle.

Sur les deux premiers trimestres de 2020, les prix moyens ont aussi chuté de 12,9%, comparativement à ceux de la période correspondante de l’année précédente.

Sur un autre registre, l’ANSD a noté un fléchissement avec des degrés variables des prix des produits des industries extractives, mécaniques, alimentaires  et de production d’énergie  au mois de juin 2020.

Concernant les prix des produits des industries extractives, ils ont chuté de 1,8% en juin 2020, rapportés à ceux du mois précédent, en liaison avec la baisse des prix d’extraction de pierre, de sable et d’argiles (-5,1%). Ils ont également fléchi de 1,5% sur un an.

Sur les six premiers mois de 2020, ils se sont repliés de 0,6%, en comparaison à leurs niveaux de la période correspondante de 2019.

De leur côté, les prix des produits des industries mécaniques ont régressé de 0,8% en raison de la baisse des prix des autres ouvrages en métaux (-2,9%). Par contre, ils se sont redressés de 0,2% sur un an.

Sur le premier semestre 2020, les prix moyens ont augmenté de 2,1%, relativement à ceux de la période correspondante de 2019.

Rapportés à ceux du mois précédent, les prix des produits alimentaires se sont contractés de 0,2% en juin 2020. L’ANSD explique cette évolution par le repli des prix de grains et d’aliments pour animaux (-1,1%).

Toutefois, sur un an, ils se sont rehaussés légèrement de 0,2%.

Les prix moyens n’ont pas connu de variations sensibles sur les six premiers mois de 2020, relativement à ceux de la période correspondante de 2019.

Comparativement à ceux du mois précédent, les prix des produits des industries de production d’énergie ont reculé de 0,1%, sous l’effet de la baisse des coûts de production d’électricité (-0,2%).

En variation annuelle, ils ont aussi fortement chuté de 18,2% .

Les prix moyens sur les six premiers mois de 2020 se sont aussi repliés de 9,5% comparativement à ceux de la période correspondante de 2019.

Quant aux prix des produits des industries du papier et du carton, ils sont restés inchangés en rythme mensuel et annuel.

Ils n’ont pas également connu de variations sensibles sur les six premiers mois de 2020, en comparaison à ceux de la même période de 2019.

Il en est de même des prix des autres produits manufacturiers, restés stables en variation mensuelle et annuelle.

Sur les deux premiers trimestres de 2020, ils se sont maintenus constants, par rapport à ceux de la période correspondante de l’année précédente.

Sur un an, les prix de production industrielle au Sénégal ont fléchi de 4,8%. Les prix moyens sur les six premiers mois de 2020 se sont contractés de 2,9%, relativement à ceux de la période correspondante de l’année 2019

Économie Africaine: La réponse du continent à la pandémie appelle la reconquête de sa souveraineté économique et monétaire

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Les économistes Fadhel Kaboub de Denison University à Ohio, USA Ndongo Samba Sylla de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal , Kai Koddenbrock de l’Université Goethe de Francfort, Allemagne, Ines Mahmoud et Maha Ben Gadha de Tunis, Tunisie, sont les chefs de file de cette lettre ouverte signée par 500 personnalités de tous les coins du globe et incluent des économistes mondialement connus et reconnus. Ces intellectuels plaident pour une rupture dans les stratégies de développement économique en Afrique et pour la reconquête par le continent de sa souveraineté économique et monétaire. La lettre ouverte est disponible en 47 langues (y compris les langues africaines comme le Wolof, avec dans la plupart des cas une version audio). “Même si elle a été écrite dans une perspective africaine, les questions que nous abordons sont pertinentes pour le Sud global et au-delà”, déclare Ndongo Samba Sylla. Cette lettre, explique le jeune économiste sénégalais, se situe en droite ligne de de la première conférence sur «La quête de la souveraineté économique et monétaire en Afrique au XXIe siècle» (du 6 au 9 novembre 2019 à Tunis).

En outre, cette lettre s’inscrit également dans le sillage de la déclaration des intellectuels africains et celle des féministes africaines, toutes les deux appelant à de profondes réformes structurelles afin de renforcer la résilience des sociétés africaines face à la pandémie. “Nous avons voulu ajouter nos voix à cet élan en soulignant l’importance cardinale de renforcer la souveraineté économique et monétaire en Afrique et de mettre en œuvre un modèle de développement économique alternatif”.

La réponse de l’Afrique à la pandémie appelle la reconquête de sa souveraineté économique et monétaire

Si l’Afrique a été épargnée, sur le volet sanitaire, des pires effets de la pandémie COVID-19, l’arrêt économique qui s’en est suivi a mis en évidence ses carences économiques et ses vulnérabilités structurelles. Étant un continent riche en ressources, l’Afrique a la capacité d’offrir une qualité de vie décente à tous ses habitants. L’Afrique est capable d’offrir des services publics universels tels que les soins de santé et l’éducation, de garantir un emploi aux personnes qui veulent travailler et de mettre en place des filets sociaux assurant des revenus décents aux personnes qui ne peuvent pas travailler. Toutefois, des décennies de dislocation socio-économique coloniale et postcoloniale, exacerbées par des politiques de libéralisation économique, ont plongé les pays africains dans un cercle vicieux entretenu par plusieurs problèmes structurels, parmi lesquels :
– l’absence de souveraineté alimentaire
– l’absence de souveraineté énergétique
– des industries manufacturières et extractives à faible valeur ajoutée.
Cette « trinité impie » produit une pression à la baisse très pénible sur les taux de change des pays africains, ce qui augmente la facture des importations de produits de première nécessité tels que les aliments, les produits énergétiques et les produits médicaux vitaux. Afin de protéger les populations de ce type d’inflation importée, les gouvernements africains contractent des emprunts en devises étrangères afin de maintenir leurs monnaies artificiellement « fortes » par rapport au dollar américain et à l’euro. Cette solution de fortune artificielle les contraint à un pilotage à sens unique de l’activité économique, exclusivement axé sur l’obtention de recettes en dollar/euro pour assurer le service de la dette extérieure. Au bout du compte, les économies africaines se retrouvent piégées dans un modèle d’austérité qu’imposent souvent la mise en œuvre des conditionnalités du Fonds Monétaire International (FMI) et la pression constante d’autres créanciers tout aussi soucieux de protéger leurs intérêts politiques et économiques ; ce qui empiète encore plus sur la souveraineté économique, monétaire et politique des pays africains.
Les conditionnalités du FMI et des créanciers internationaux se concentrent généralement sur cinq stratégies économiques problématiques et infructueuses :
– une croissance tirée par les exportations
– la libéralisation des investissements directs étrangers (IDE)
–  une promotion exhaustive du tourisme
–  la privatisation des entreprises publiques
– la libéralisation des marchés financiers
Chacune de ces stratégies est un piège déguisé en solution économique.
La stratégie de croissance tirée par les exportations augmente les importations d’énergie, de biens d’équipement et de composants industriels à forte valeur ajoutée, ainsi que l’accaparement de terres et de ressources, mais elle ne génère tout aux mieux que des exportations de produits à faible valeur ajoutée. Et, bien sûr, tous les pays en développement ne peuvent suivre simultanément un tel modèle. Si certains pays souhaitent obtenir des excédents commerciaux, il doit y en avoir d’autres prêts à enregistrer des déficits commerciaux.
La stratégie de croissance tirée par les IDE augmente les importations d’énergie et contraint les pays africains à une compétition destructrice afin d’attirer les investisseurs par le biais d’allégements fiscaux, de subventions et d’un affaiblissement des réglementations en matière de travail et d’environnement. Elle entraîne également une volatilité financière et d’importants transferts nets de ressources vers les pays riches, certains prenant la forme de flux financiers illicites.
Le tourisme augmente les importations d’énergie et de denrées alimentaires, en plus du coût environnemental considérable de cette industrie en termes d’empreinte carbone et d’utilisation de l’eau.
Les entreprises publiques, pour la plupart, ont déjà été privatisées depuis les années 1990 (par exemple, les télécommunications, les compagnies électriques, les compagnies aériennes, les aéroports, etc.). Toute nouvelle privatisation rétrécira comme peau de chagrin les filets de sécurité sociale résiduels sous contrôle public.
La libéralisation des marchés financiers nécessite généralement la déréglementation de la finance, la réduction des impôts sur les plus-values, l’élimination des contrôles de capitaux, l’augmentation artificielle des taux d’intérêt et la surévaluation des taux de change ; tout cela garantit un environnement attractif pour les plus grands spéculateurs financiers du monde. Ces derniers se bousculent avec leurs capitaux spéculatifs pour « acheter à bas prix et vendre à prix fort », puis les retirent en laissant derrière eux une économie déprimée.
Enfin, tous les accords de libre-échange et d’investissement visent à accélérer et à approfondir ces cinq stratégies ; ce qui enfonce les économies africaines davantage dans l’impasse.
Ce type de développement économique défectueux exacerbe, qui plus est, la fuite des cerveaux africains qui, dans certains cas, prend tragiquement la forme de bateaux de la mort et de routes de la mort pour les migrants économiques, sanitaires et climatiques. Ces cinq pseudo-solutions économiques paraissent souvent attrayantes car elles apportent des gains de court terme sous la forme de création d’emplois et donnent l’illusion de concourir à la modernisation et à l’industrialisation. En réalité, ces emplois sont de plus en plus précaires et sont à chaque instant à la merci des chocs externes sur la chaîne d’approvisionnement mondiale, la demande mondiale et les prix mondiaux des matières premières. En d’autres termes, le destin économique de l’Afrique continue d’être piloté de l’extérieur.
La pandémie COVID-19 a mis en relief les problèmes économiques fondamentaux de l’Afrique. C’est pourquoi la reprise post-pandémique ne peut être durable que si elle s’attaque aux carences structurelles préexistantes. À cette fin, compte tenu de la crise climatique imminente et de la nécessité d’une adaptation socio-écologique, la politique économique doit être fondée sur des principes et des propositions alternatifs.
Nous appelons les États africains à élaborer un plan stratégique axé sur la reconquête de leur souveraineté économique et monétaire, qui doit inclure la souveraineté alimentaire, la souveraineté dans le domaine des énergies (renouvelables) et une politique industrielle centrée sur un contenu manufacturier à plus forte valeur ajoutée. L’Afrique doit mettre un terme au type de développement économique fondé sur le principe de la course vers le bas au nom de la concurrence et de l’efficacité. Les partenariats commerciaux régionaux au sein du continent doivent être basés sur des investissements coordonnés visant à former des liens industriels horizontaux dans des domaines stratégiques tels que la santé publique, les transports, les télécommunications, la recherche et le développement, et l’éducation.   
Nous appelons également les partenaires commerciaux de l’Afrique à se rendre compte de l’échec du modèle économique extractif et à adopter un nouveau modèle de coopération incluant des transferts de technologies, un véritable partenariat en matière de recherche et de développement, et des structures d’insolvabilité souveraine – y compris l’annulation de la dette souveraine – qui préservent la production et l’emploi.
Les États africains doivent élaborer une vision à long terme claire et indépendante pour renforcer leur résistance aux chocs extérieurs. La souveraineté économique et monétaire n’exige pas l’isolement, elle suppose plutôt un choix résolu en faveur des priorités économiques, sociales et écologiques ; car elle nécessite la mobilisation des ressources nationales et régionales pour améliorer la qualité de vie sur le continent. En d’autres termes, il faut être plus sélectif en ce qui concerne les IDE, les exportations et les industries extractives. Il faut également donner la priorité à l’écotourisme, au patrimoine culturel et aux industries locales.
La mobilisation des ressources de l’Afrique commence par un parti pris en faveur de politiques de plein emploi (un programme de garantie d’emploi), d’infrastructures de santé publique, d’éducation publique, d’agriculture durable, d’énergies renouvelables, de gestion durable des ressources naturelles et un dévouement inconditionnel pour l’autonomisation des jeunes et des femmes par le biais de la démocratie participative, de la transparence et de la responsabilité. Il est temps que l’Afrique aille de l’avant et aspire à un avenir meilleur dans lequel tous ses habitants pourront s’épanouir et réaliser leur plein potentiel. Cet avenir est à portée de main, et il commence par la reconquête par l’Afrique de sa souveraineté économique et monétaire. 

Signataires[1]:

Fadhel Kaboub, Denison University, Ohio, USA

Ndongo Samba Sylla, Dakar, Sénégal

Kai Koddenbrock, Université Goethe, Francfort, Allemagne

Ines Mahmoud, Tunis, Tunisie

Maha Ben Gadha, Tunis, Tunisie


[1] La signature de cette lettre engage seulement les signataires en leur qualité personnelle et non leur employeur ou les institutions dont ils sont membres.

Mali : IBK quitte le pays et se dirige vers les Emirats Arabes Unis.

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Le départ d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) était attendu depuis plusieurs jours en raison de son état de santé. Ce samedi 5 septembre au matin vers 8h30, un vol spécial a atterri à l’aéroport internantional de la capitale Bamako, en provenance des Émirats arabes unis.

Depuis plusieurs jours, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et la junte étaient en négociations pour le départ d’Ibrahim Boubacar Keïta. La mission de l’ONU au Mali a également appuyé ces démarches.

Des sources proches de Kati affirment qu’il s’agit  d’un accord conclu  entre la junte et la Cédéao, l’ancien chef de l’Etat renversé devait passer un mois à Bamako avant de songer à se rendre à l’étranger pour des soins. Mais entre-temps, l’ex-président a été admis à la clinique Pasteur de la capitale.

Daouda Bakary Koné

Mali : Bamako abrite les travaux d’avant concertation nationale

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par Daouda Bakary Koné

C’est parti les concertations nationales organisées par la junte militaire commencent à Bamako et dans les capitales régionales ce samedi 5 septembre. Il s’agit des Partis politiques, syndicats, société civile, groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015, tous sont conviés pour, dans un premier temps, se mettre d’accord sur les objectifs de ces consultations, qui se poursuivront en fin de semaine prochaine.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, Mme DJIRE Mariam DIALLO « C’est pour un honneur, de prendre part la validation des termes de référence des axes de la concertation nationale. L’évènement qui nous réunis ce matin va nous permettre de parler et décider l’avenir du mali. Le succès passe appropriation de la feuille route. Sur ce, je termine en souhaitant plein de succès aux travaux », a-t- elle souhaité la maire de la commune III du district de Bamako.

En réalité, les forces vives maliennes doivent définir l’architecture de la transition à venir. La junte entend dégager des positions de consensus, une tâche qui s’annonce très compliquée tant les positions divergent dans le pays. Au début des travaux les membres du M5-RFP ont boycotté. Aussitôt tout est rentré dans l’ordre. Il s’gisait d’une omission apprends un participant.

La junte militaire qui a pris le pouvoir au Mali a rapidement plaidé pour une transition longue, de trois ou deux ans, avant de rendre le pouvoir aux civils. Depuis, elle a mené plus de deux semaines de consultations. Dans un premier temps la CEDEAO avait exigé une transition d’un an maximum, dirigée par des civils. Sans quoi elle ne lèvera pas ses sanctions financières et économiques.
Prenant la parole Colonel Malick DIAW non moins vice-président du CNSP a affirmé « depuis le 18 aout 2020 nous avons une nouvelle ère de l’existence de notre pays. Nous avons décidé de tenir cet atelier de validation des termes de référence de la concertation nationale et régionale sur l’existence de notre pays. Il s’agit à travers cet atelier de valider les termes de référence de la concertation nationale. Comme vous le savez, le temps presse, il faut aller vite et très vite, mais surement. C’est pourquoi, le comité national pour le salut du peuple à décider d’organiser cet atelier nationale de validation des termes de référence sur les concertations nationales», a-t- il affirmé.
Une chose est sûre, les partis politiques maliens ne sont pas tous d’accord : la coalition M5-RFP, qui a mené pendant des mois la contestation populaire avant le coup d’État militaire, souhaite une transition d’un an et demie à deux ans, avec un président civil. Le M5 est ouvert à un militaire pour le poste de Premier ministre.
Daouda Bakary KONE

« Stabiliser le commerce extérieur et l’investissement étranger, confiance et mesures vont de pair  » – Episode III – Stimuler la consommation

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04:20

Lors du festival du shopping en ligne « 618 » de cette année en Chine, le groupe espagnol Inditex, société mère de la marque Zara, a reçu plus de 200 000 commandes. C’est vraiment un « reflux sanguin » extraordinaire pour l’entreprise dont 88% des magasins hors ligne ont suspendu leurs activités au premier trimestre 2020. 

D’après le PDG d’Inditex Greater China Eva Serrano, si la consommation reprend et les ventes augmentent, tout ça, c’est  grâce aux activité commerciales telles que le « festival du shopping en ligne 55 » et le « festival du shopping en ligne 618 ». Lors de ces évènements les ventes des magasins de marques lors du mois de mai ont atteint 80% à 90% de la même période l’an dernier et de 20% de plus par rapport à avril 2020.

La consommation hors ligne a été affectée tandis que la vente au détail en ligne a rapidement comblé le vide. Au cours des six premiers mois de cette année, l’ouverture de canaux de vente en ligne en Chine a créé des miracles de vente pour de nombreuses entreprises internationales. En tant que quatrième fabricant mondial de chocolat, Ferrero Italie a enregistré un taux de croissance de 54,8% au cours du festival « 618 » de cette année. 

Selon le directeur général de Ferrero China, Mauro De Felip : « Maintenant, pour le d’e-commerce, tous les membres du groupe jetteront leur dévolu sur Ferrero China. Actuellement, nos ventes en ligne se classent au premier rang parmi l’ensemble des ventes en ligne du Groupe Ferrero. » 

Au cours des six premiers mois de cette année, les ventes au détail en ligne de la Chine ont atteint 5 150 milliards de yuans, soit une hausse de 7,3 % par rapport à l’année précédente. Le commerce électronique fait donc preuve d’un grand dynamisme. Face à la tendance actuelle d’accélération de la mise à niveau de la consommation intérieure, le gouvernement chinois a encore lancé de multiples mesures, ce qui a permis au marché d’exploser de vitalité par lui-même. 

Le ministre chinois du Commerce Zhong Shan a noté : « Des efforts doiventt être faits pour promouvoir la consommation. Il s’agit de promouvoir la transformation des rues piétonnes et le développement des chaînes de magasins pour contribuer à la consommation urbaine. Il faut aussi étendre la consommation rurale tout en promouvant la pénétration de l’e-commerce et les produits industriels dans les campagnes, ainsi que l’entrée des produits agricoles dans la ville. » 

Grâce à de nouvelles mesures visant à stabiliser la consommation, le marché chinois se redresse graduellement et son potentiel de consommation sera, lui aussi, progressivement libéré. Il est tout à fait naturel que les entreprises internationales suivent cette tendance et développent de nouvelles stratégies de croissance. 

Encore selon Eva Serrano : « Nous investirons 1 milliard d’euros pour promouvoir le développement du commerce en ligne, ainsi que 1,7 milliard d’euros pour mettre à niveau le fonctionnement intégré et la gestion des stocks avec des outils technologiques de pointe. Nous continuerons d’investir dans l’innovation selon les besoins des clients et de développer des services en fonction des préférences des clients, tels que la diffusion en direct, les mini programmes WeChat et le contenu personnalisé. » 

Mauro De Felip a ajouté : « Nous avons fixé le nombre précis d’objectifs de développement, qui est de pouvoir tripler le chiffre d’affaires au cours des 4 à 5 prochaines années. » 

Les nouveaux modes et canaux de consommation tels que la consommation en ligne, la diffusion en direct et les achats en groupes affichent une forte vitalité en Chine. Ces derniers peuvent faire correspondre plus efficacement l’offre et la demande, aider l’industrie dans diverses régions, permettre aux entreprises de reprendre la production et promouvoir la reconstitution de la consommation. En tant que pays le plus peuplé du monde, la population chinoise à revenu intermédiaire a atteint 400 millions de personnes, ce qui signifie qu’un marché de la demande intérieure à grande échelle s’est formé. 

Selon l’économiste en chef de China International Economic Exchange Center, Chen Wenling, la Chine possède l’avantage d’être un très grand marché et les dividendes du marché chinois continueront de s’acroitre pendant plusieurs années. C’est peut-être la meilleure raison pour attirer les investisseurs étrangers en Chine. 

Le moteur ultime de la croissance économique est la consommation, mais la propagation mondiale de l’épidémie a provoqué de nombreuses incertitudes sur les marchés. Comment stimuler la consommation est devenu un problème commun à toutes les économies. En ce moment grâce à une nouvelle vague d’ouverture la Chine partage cet énorme marché en pleine croissance avec des pays du monde entier et insuffle une dynamique de croissance durable pour le développement de haute qualité de l’économie mondiale. 

(Photo de couverture : VCG)

« Stabiliser le commerce extérieur et l’investissement étranger, confiance et mesures vont de pair  » – Episode II

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06:27

Fort du succès des zones de libre-échange, le gouvernement chinois poursuit ses efforts pour attirer les capitaux étrangers. En septembre 2013, la zone pilote de libre-échange de Shanghai a été créée. Depuis la Chine a successivement approuvé la création de 17 zones pilotes de libre-échange. Au cours du premier semestre de cette année, le volume total des importations et des exportations de ces 18 zones de libre-échange a atteint 2 200 milliards de yuans et l’utilisation de capitaux étrangers était de 80,78 milliards de yuans. Ces zones de libre-échange sont devenues les chefs de file des investissements et du commerce d’import-export en Chine. Dans un rapport publié par les Nations Unies, on apprend la Chine est toujours l’un des pays les plus prisés pour les investissements étrangers. 

Outre des mesures spécifiques telles que la création d’une zone de libre-échange et la mise en place d’une plate-forme d’échanges commerciaux internationaux, le gouvernement chinois fournit des services à de plus en plus d’entreprises à capitaux étrangers qui investissent en Chine. 

Les gouvernements à tous les niveaux en Chine ont toujours attaché une grande importance à l’optimisation de l’environnement des affaires. Ils ont réalisé un grand nombre d’innovations politiques pour améliorer les conditions de vie des employés des entreprises à capitaux étrangers, aidant ainsi ces entreprises à recruter des employés et encourager l’innovation technologique financée par l’étranger. Ces politiques ont réduit les coûts des entreprises multinationales. Cet avantage global de l’environnement commercial plaçant l’entreprise au centre, a donné un énorme coup de pouce aux multinationales pour qu’elles accentuent leurs efforts sur le marché chinois. 

Dans le monde post-épidémie, aucun pays ne pourra seul assurer une reprise économique ou assurer la prospérité. Le gouvernement chinois s’attachera à attirer les investissements étrangers et à s’ouvrir au monde extérieur. Il s’efforcera de créer un environnement plus propice aux capitaux mondiaux pour l’investissement, l’entrepreneuriat et l’innovation.

(Photo : VCG)

Série de reportages « Stabiliser le commerce extérieur et l’investissement étranger, confiance et mesures vont de pair  » I – Renforcer la confiance

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04:49

L’épidémie de nouveau coronavirus a fait des ravages à travers le monde, paralysant les transports pendant un certain temps. En mai 2020, grâce au vol charter sino-allemand « Express Channel », de nombreux chefs d’entreprises allemandes installées en Chine et leurs familles sont revenus en Chine.

« Jusqu’à présent, nous avons organisé 8 vols charters pour ramener plus de 1 000 étrangers en Chine. La Chambre de commerce allemande a réalisé trois questionnaires. La plupart des entreprises ont repris la production, la chaîne d’approvisionnement a également bien fonctionné », a dit Jens Hildebrandt, membre du conseil d’administration de la Chambre de commerce allemande de Chine.

Le 10 février, après que les entreprises chinoises ont repris le travail à grande échelle, certaines coentreprises automobiles ont lancé la « reprise du travail ». La joint-venture sino-allemande FAW-Volkswagen a repris la production dans ses cinq principales bases de production en 10 jours seulement.

« Au premier semestre de cette année, notre production a dépassé celle du premier semestre de l’année dernière et nous avons terminé plus de 890 000 véhicules. En juin, notre production mensuelle a dépassé les 200 000 pour la première fois », a partagé Dick Andreas, vice-président (technique) de FAW-Volkswagen Automotive Co., Ltd.

De janvier à juillet 2020, le volume des ventes du marché chinois des voitures particulières a chuté de 18,5 % par rapport à la même période de l’année dernière. Cependant, en juillet, le marché s’est nettement redressé et a même augmenté de 7,7 % en glissement annuel, atteignant 1,597 million de véhicules.

« À mon avis, la Chine a un potentiel incroyable. Nous pouvons voir comment le marché a réalisé une croissance rapide après l’épidémie. Les produits modernes sont très demandés. Nous sommes très optimistes quant aux perspectives du marché automobile chinois. En termes de politique, la Chine continue de s’ouvrir au monde extérieur et offrira davantage de possibilités de coopération avec le monde », a dit le Dr. André Stoffels, premier vice-président de FAW-Volkswagen Automotive Co., Ltd.

Les Nations Unies divisent le système industriel international en 39 grandes catégories, 191 catégories moyennes et 525 sous-catégories.

La confiance des constructeurs automobiles dans l’économie et le marché chinois n’est pas sans fondement. La chaîne de l’industrie automobile est relativement longue et la Chine dispose de toutes les catégories du système industriel international classées par les Nations Unies. Une fondation industrielle complète et des installations de soutien industriel sont les facteurs clés pour les investisseurs étrangers dans le choix de l’investissement. C’est précisément pour cette raison que la société française Novacel est présente en Chine depuis plus de 20 ans et occupe son propre marché de niche : les films protecteurs et films technologiques.

« Ces dernières années, la Chine a continuellement renforcé la construction des infrastructures et ses capacités d’innovation sont devenues plus fortes, en particulier dans le domaine des nouveaux matériaux. C’est une bonne opportunité pour nos produits », a indiqué Laurent Blaevoet, directeur général de Novacel pour l’Asie-Pacifique. 

Novacel a des clients dans le monde entier. L’épidémie a grandement affecté les ventes de l’entreprise et le transport des marchandises. Avec le rétablissement continu de l’ordre économique en Chine, les conditions d’exploitation de la société se sont améliorées en mars de cette année et les ventes à la fin juin ont augmenté de 3% par rapport à la même période de l’année dernière.

« Nous sommes pleins de confiance pour le futur développement économique de la Chine. Notre marque est désormais bien connue en Chine, ce qui est un grand avantage, car cela signifie que nous gagnerons à l’avenir de nouvelles opportunités de croissance sur le marché chinois », a ajouté Laurent Blaevoet.

En juillet 2020, l’utilisation réelle de capitaux étrangers par la Chine était de 63,47 milliards de yuans, soit une augmentation de 15,8% en glissement annuel.

Nous sommes déjà dans la 2e moitié de l’année 2020 et diverses institutions de recherche internationales faisant autorité estiment qu’il sera difficile pour l’économie mondiale de se redresser complètement en 2021. Cependant, la croissance économique de la Chine est passée de négative à positive au deuxième trimestre de cette année et son PIB a augmenté de 3,2% en glissement annuel. Pour ce qui est des investissements étrangers, la Chine a réalisé 4 mois consécutifs de croissance positive au cours du 1er semestre.

« Je pense que les attentes des hommes d’affaires étrangers à l’égard de la Chine sont stables, la stabilité sociale, la stabilité politique, et les revenus futurs des hommes d’affaires étrangers seront stables. Je pense qu’aucun homme d’affaires étranger ne renoncera à l’immense marché chinois », a analysé Chen Wenling, économiste en chef de China International Economic Exchange Center.

Lorsque les entreprises effectuent des transferts internationaux de capitaux, des transferts industriels et des transferts de technologie, les rendements soutenus et stables sont la principale chose qu’elles prennent en considération. La Chine a un marché de consommation actif, diversifié et ouvert, des installations industrielles complètes et un environnement politique ouvert. Il ne fait aucun doute que la Chine est le meilleur choix pour l’investissement direct transnational !

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MALI : GÉNÉRAUX DEALERS OU DEALER DE GÉNÉRAUX ?

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Courant juillet, la contestation est à son plus haut point à Bamako avec les actions de désobéissance civile mais surtout les tueries du 11 juillet qu’on a imputé trop facilement aux forces spéciales de l’armée malienne. L’État incarné par le Premier ministre qui faisait cavalier seul aux commandes de l’Exécutif avec un Président malade et absent, est ébranlé au plus haut point par les évènements,
ploie sous l’émotion et finalement consent à ouvrir des enquêtes.
La fébrilité du technocrate Boubou Cissé qu’on dit imposé par la France pour les besoins de la cause, inquiète l’armée qui se sent trahi par le gouvernement avec l’annonce de l’ouverture d’une enquête contre les forces de l’ordre engagées et épuisées depuis des mois par le maintien d’ordre et particulièrement par les actions de désobéissance civile à Bamako.

Au même moment des forces obscurantistes au service de l’impérialisme, dotées de moyens colossaux, entreprennent certains officiers supérieurs pour renverser le régime. Parmi les planificateurs, un jeune officier de l’écurie féline d’un politicien sulfureux qui avait défrayé la chronique au début de 2019 pour avoir injurié les oulémas du Mali et traité d’un substantif pas trop respectueux.
C’est officier général, qui roule notoirement pour le politicien honni et qui a pris la place d’un autre officier félon, celui-là affidé de la vindicte et de la contestation, qui est chargé de recruter et de rétribuer ces faux experts qui ont « travaillé » par visioconférence. C’est cette mission de pseudo-experts qui est chargée de calomnier la hiérarchie et de divertir d’autres officiers supérieurs notamment deux qui représentent aux yeux de la conspiration les clés de tout le système sécuritaire du pays.
La stratégie de la rage du chien qu’invoque le propriétaire pour abattre l’animal de compagnie trouve toute sa matière ici.

Mission a été donnée à des faux-vrais experts sous dictée de ce groupe de politiciens sulfureux assis ici à Bamako pour charger ces deux officiers patriotes, les trainer dans la boue et atteindre psychologiquement et moralement : le patron des services de renseignement (le très loyal Général Diawara) et un autre officier général Kéba Sangaré qui avait l’estime et le respect de la troupe.
Mais pourquoi précisément ces deux généraux-là ? Aussi surprenant que cela puisse paraître : l’un est la vraie cible (Diawara, pour sa position dans le dispositif et sa loyauté envers son patron), l’autre une victime collatérale à tous égards (Kéba, qui n’avait aucun commandement à l’époque). Et pour ceux qui les connaissent, il n’y pas vraiment pas d’atomes crochues entre les généraux Diawara et Sangaré. L’objectif n’était que pure vengeance.

Le fameux rapport a été donc rédigé par des crapules politiques qui avaient des comptes personnels à régler avec la vraie cible le Général Moussa Diawara et une victime expiatoire (le général Keba Sangaré).
Les politiciens sans vergogne notoirement connus pour leur implication dans le business de la poudre qui transite par le Nord, les ont présenté comme étant des obstacles à la paix et des narcotrafiquants. N’oublions pas que le cargo de cocaïne à Bourem qui a défrayé la chronique en 2009 n’impliquait pas Diawara qui n’était pas aux affaires à l’époque. Et comme il faut le déceler c’est toujours par ce réseau que la déstabilisation du régime commence. C’était ainsi sous ATT et l’histoire nous édifiera sur 2020.

Ce faux rapport, on se rappelle, a été publié sur les réseaux sociaux faisant croire à une fuite. Et la Radio France Internationale (RFI) qui crache sur la mémoire de Ghyslaine Dupond et Claude Verlon en s’engouffrant dans la brèche avec des gens qui ne sont loin d’être tout blanc dans leur ignoble assassinat… pour se laisser manipuler et jouer sa partition dans la chute du régime IBK. Oh, morale des temps présents où est ta vertu ?

Là où les démoniaques politiciens se prennent à leur propre piège, c’est quand ils dépeignent le pire parmi eux sous les traits d’un héros de paix, faiseur de paix et protecteur de paix et de concorde connu et aimé des Maliens. Or, c’est avec sa gestion et sa complicité que le Centre du Mali s’est embrasé et le sang des innocentes victimes, civiles et militaires, a coulé à flot … et qu’au nom du sang de ces martyrs le peuple a inondé les rues et le Boulevard de l’indépendance pour dire STOP à l’aventure ambiguë d’une gouvernance désormais et à jamais tachée de sang… et pour mettre hors d’état de nuire ces gens qui prennent les Maliens comme des amnésiques.

Comme disait l’autre :  » la démocratie ne doit pas être l’apanage des hommes sans conviction qui dirigent des hommes sans mémoire.  » Non, les Maliens ne donneront plus carte blanche à quelqu’un ! Et tous les vrais pourris et les vrais bourreaux vont devoir rendre compte et gorge.

La vérité finissant par triompher, aujourd’hui il apparait très clairement que le rapport présenté comme étant celui des experts de l’ONU est purement et simplement un montage grossier. En effet, le Conseil de sécurité des Nations unies a planché lundi dernier 31 Août 2020 sur le sujet. Il a adopté aujourd’hui à l’unanimité, la résolution 2141 (2020) par laquelle il reconduit jusqu’au 31 août 2021 le gel des avoirs et l’interdiction de voyager des personnes et entités désignées par son Comité créé en vertu de la résolution 2374 (2017). Le mandat du Groupe d’experts du Comité est prorogé jusqu’au 30 septembre 2021 mais le Conseil déclare son intention de le réexaminer et de se prononcer, le 31 août 2021 au plus tard, sur une nouvelle prorogation.
Nous n’avons pas peut-être l’expertise trop publicitaire de certains de faux patriotes qui vendent assez facilement aux gouvernements étrangers leurs sciences occultes, mais on peut simplement se demander comment et pourquoi le Conseil de sécurité des Nations unies commande un rapport qui épingle des gens et ne sanctionne pas les gens épinglés par experts payés rubis sur ongles ? N’est-ce pas bizarre que lors de sa session du lundi 31 août 2020, le Conseil de sécurité ne fasse même pas état de ce rapport, ne prenne pas de nouvelles sanctions et se soit contenté de reconduire les anciennes ? En tout cas, nulle part dans la résolution 2141 le nom d’un quelconque officier de l’armée malienne n’est cité. Alors logiquement on se pose la question du pourquoi et du comment ?
L’ex baron de… qui « dealeait » avec les assassins des journalistes français, veut-il faire passer nos valeureux et dignes officiers comme des vulgaires dealers ? Non, le Conseil de sécurité n’est pas dupe. Nos officiers ne sont pas des dealers. C’est le dealer de généraux du narcotrafic et assassin de journalistes qui leur fait porter son bonnet pour faire OPA sur le siège laissé vacant par le commandant en chef de armée nationale. Est-ce parce que comme beaucoup, de cette piteuse extraction politique, il sait que le Peuple du Mali, qui n’est plus aveugle, ne va jamais lui accorder ses suffrages !
La bonne foi se laisse souvent prendre. Et très clairement nous avons assisté à une manipulation grossière orchestrée du comploteur et ses hommes de main qui ont failli parvenir à leur fin. Sauf que malheureusement pour eux comme on le dit chez nous :  » l’oiseau qui veille ne peut pas prendre l’oisillon de l’oiseau qui ne dort jamais. »
Car les officiers patriotes sont intervenus à temps pour prendre la tête du coup d’État afin d’éviter à notre pays sa partition programmée. En terme trivial il a été dribblé ou plus familial il a tapé à côté.

Pour qui connaît l’attachement à l’honneur du soldat et particulièrement de l’officier, le soi-disant rapport d’un prétendu groupe d’experts de l’ONU indexant et impliquant nommément ces officiers supérieurs a créé forcement dans les rangs de l’émotion et jeté sur eux beaucoup d’anathèmes.
Au moments où le Général Diawara devrait être plus disponible dans la coordination avec les autres éléments de la chaine de commandement, ces accusations gratuites ont ébranlé la hiérarchie militaire et créé une période de flottement (le temps du recoupement du faux rapports) dans un dispositif de sécurisation des institutions, permettant aux comploteurs de perpétrer leur sale besogne.

Il est facile après coup, au sens propre comme au sens figuré, de vouloir «terminer» en faisant porter le chapeau aux officiers généraux patriotes capables de mettre à nu toutes les forfaitures politiques commises. Calomniez, calomniez, il en restera toujours…. Il paraît que le président renversé s’en est ouvert à un groupe d’anciens ministres qui lui ont rendu une visite de courtoisie pendant que le monde entier sait qu’il est en résidence surveillée… et qu’il ne reçoit aucune visite, pas même celle de son médecin !
Ces hommes-là ne reculent devant rien. Ceux qui ont mis un jeune universitaire novice politique dans les pattes du CNSP afin de les conseiller dans la bonne formulation juridique de la démission du président IBK, tentent aujourd’hui de diriger les projecteurs de l’actualité vers ceux qui aujourd’hui n’ont pas les moyens de se défendre comme eux.

Sinon c’est tellement grotesque que vouloir faire parrainer par Moussa Diawara son propre coup récupéré par des jeunes officiers qui refusent de céder à une piètre opération de charme des vieux requins politiques périmés qui font tant de lifting ces derniers temps. Et sur tous les supports médias ! Mais le peuple veille, et sur les conseils de Acharafou Achorofa, inch’Allah, les jeunes officiers, dignes et patriotes, vont les éviter comme la peste.

Le Pélican
An ga tàà
Anga yan bla