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Mali: L’Union européenne (UE) annonce la suspension de ses missions de formation

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Par croissanceafrique

Selon des sources officielles citées par Reuters, l’UE va temporairement suspendre ses missions de formation des forces armées et de la police maliennes. La mesure intervient en réponse au coup d’Etat militaire qui a poussé vers la sortie, le président Ibrahim Boubacar Keïta.

C’est ce que rapporte l’agence de presse Reuters citant des fonctionnaires de l’institution. L’Union européenne (UE) a annoncé la suspension de ses missions de formation au Mali.

« La décision a été motivée par le coup d’Etat militaire qui a abouti il y a quelques jours à la démission du président malien Ibrahim Boubacar Keïta. Ce coup de force, résultat d’une longue crise sociale et politique marquée par des contestations populaires, a été condamné par l’institution à l’instar de l’Union africaine, de la CEDEAO et des Etats-Unis qui ont tous appelé à une restauration de l’ordre constitutionnel« , rapporte notre confrère de l’Agenceecofin

Lancée en 2012 après que la France a chassé les islamistes dans le nord, la mission militaire de l’UE (EUTM Mali) compte plus de 600 soldats issus de 28 pays européens, dont des Etats membres et non membres de l’UE. Ces soldats sont chargés de renforcer les capacités de l’armée et de la police maliennes afin d’aider l’Etat à reprendre le contrôle de son territoire.

D’après les informations relayées par Reuters, cette suspension est intervenue, car l’aide de l’UE est destinée aux « autorités nationales légitimes ». Néanmoins, elle ne devrait être que temporaire.

Zangouna KONE

Coup d’Etat au Mali: l’Etat décidé de reporter une émission d’obligation de 30 milliards de F CFA dans le marché financier de l’uemoa

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L’Agence UMOA-Titres a annoncé le 25 août 2020 aux investisseurs de l’Union monétaire ouest africain (UMOA), que l’”Etat du Mali” a décidé de reporter à une date ultérieure, l’émission simultanée d’obligations assimilables du trésor (OAT), de maturité trois ans et cinq ans et d’un montant de 30 milliards de FCFA (45 millions d’euros), initialement prévue ce mercredi 26 aout 2020. Cette annonce a été signée par le Directeur de l’Agence basée à Dakar.

Ce qui est troublant dans cette annonce c’est l’expression « l’Etat du Mali». Renvoie-t-elle au pouvoir confisqué du président Ibrahima Boubacar Keita ou à celui non reconnu de la junte ? C’est un secret de polichinelle que depuis le 18 août 2020, date du coup d’Etat militaire au Mali, il n’y a plus d’Etat dans ce pays, ni un gouvernement transitoire, les négociations entre la junte militaire et les envoyés de la CEDEAO n’ayant encore rien donné. A noter que la BCEAO a annoncé hier avoir rouvert ses guichets au Mali et rendu le système de compense de nouveau disponible pour les banques.

Le Trésor malien a recours fréquemment aux émissions d’obligations et de bons du trésor surtout avec la pandémie de la Covid-19 et les difficultés financières de l’Etat malien. Pour le mois d’août 2020, les intentions d’émissions de titres publics du Mali se chiffrent à 60 milliards de FCFA. Le trésor public malien a déjà levé 33 milliards de FCFA le 12 août. A cela, s’est ajouté 55 milliards de FCFA de bons Social Covid-19 levé le 4 août. C’est dire les difficultés financières qui pointent à l’horizon dans les jours ou semaines à venir au Mali, à moins qu’une solution heureuse ne soit trouvée.

Tribune sur la crise au Mali et l’action de la CEDEAO

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Une contribution de Mr KOUASSI Kouamé, Ingénieur Statisticien Economiste Ex-Directeur et Ex-Administrateur de la BCEAO

De nombreux africains ont suivi avec beaucoup d’attention la crise survenue au Mali depuis plusieurs mois, où les populations, de façon massive, ont décrié la mauvaise gouvernance caractérisée, la corruption généralisée au sommet de l’Etat et les fraudes électorales manifestes qui ont jalonné les dernières élections législatives. L’opposition politique et la société civile ont exprimé leur ras-le-bol à travers des manifestations largement suivies, qui ont plongé le Mali dans une profonde crise, à laquelle le régime au pouvoir n’a pu apporter les solutions idoines permettant d’y mettre fin.

La situation de blocage et l’incapacité des autorités à proposer des mesures fortes, à même de susciter une large adhésion des populations, a conduit l’armée malienne à précipiter la fin du régime du président Ibrahim Boubacar KEÏTA. Ce coup de force de l’armée a été largement condamné. Au premier rang des réactions, celles de la CEDEAO et de l’Union africaine qui ont condamné ce coup d’état militaire, et appelé à la libération du président de la république et sa réinstallation au pouvoir.

Outre la condamnation, certains observateurs ont déploré que des manifestations répétées d’une frange de la population (400 000 à 500 000 personnes) puissent justifier un coup de force mettant fin à un pouvoir constitutionnel. Ils soulignent que dans un Etat de droit, les crises politiques doivent être résolues par des mécanismes démocratiques. Nonobstant la pertinence de ces réactions, il parait utile de relever un certain nombre de problématiques, à la lumière de la crise malienne. Les manifestations organisées par les mouvements de l’opposition et de la société civile, contre le régime et contre la gouvernance et le système en place, ont rassemblé largement la population malienne sortie massivement à l’appel de ces organisations. Ces manifestations devraient indiquer suffisamment la gravité de la crise, que le président malien Ibrahim KEÏTA n’a semble-t-il pas vraiment perçu. Les manifestations étaient-elles le reflet d’un profond mécontentement de la majorité de la population ou celui d’une minorité ?

De l’utilité des sondages en démocratie

Il est difficile de le savoir, en l’absence d’instruments appropriés, tels les sondages, permettant de savoir la perception ou le sentiment de la population sur un certain nombre d’actions ou de sujets, comme c’est généralement le cas dans les démocraties occidentales. Il convient, à cet égard, de souligner l’intérêt de tels instruments dans une démocratie, car ils permettent d’appréhender l’étendue ou la profondeur du sentiment des populations sur certains sujets d’importance, et ils peuvent servir de baromètre pour le pouvoir en place en vue d’ajuster sa politique. Dans un Etat de droit, les élections constituent un mécanisme démocratique permettant au peuple de confirmer ou de retirer sa confiance aux autorités exerçant le pouvoir d’Etat.

Dans la crise malienne, les dernières élections législatives auraient pu opérer comme un mécanisme permettant d’éviter que le pays ne sombre dans une situation de blocage. Malheureusement, les fraudes et les manipulations qui ont entaché ces élections, avec le soutien de la cour constitutionnelle, n’ont pas permis qu’elles puissent opérer comme un mécanisme de sortie de crise. S’il n’y avait pas eu ces fraudes, le parti au pouvoir se serait retrouvé minoritaire au parlement, et l’opposition aurait alors été en mesure de former un gouvernement, ce qui aurait facilité la sortie de crise.

Dès lors que les fraudes ou divers obstacles empêchent les mécanismes démocratiques de jouer pleinement leur rôle de résolution de potentielles crises, il ne faut pas être surpris que certains acteurs aient recours à des moyens non démocratiques pour régler des crises politiques. C’est le cas au Mali aujourd’hui, et ça pourrait l’être aussi en Guinée et en Côte d’Ivoire, où des crises politiques sont également observées, et où des élections sont prévues dans quelques semaines. Le principe de la condamnation par la CEDEAO du coup d’état opéré par les militaires est compréhensible. Mais alors, elle devrait condamner tous les coups d’état, y compris les coups d’état dits constitutionnels, dans lesquels les gouvernants transgressent les dispositions de la constitution pour se maintenir au pouvoir. En ne condamnant pas les dirigeants qui se livrent à de telles pratiques, la CEDEAO se trouve à exiger des autres acteurs et des peuples qu’ils respectent les constitutions et évitent de poser des actes anticonstitutionnels, et à observer un mutisme et un laxisme à l’égard des Chefs d’Etats, lorsque ceux-ci violent la constitution et posent des actes anticonstitutionnels.

L’exigence de la CEDEAO de respect de l’ordre constitutionnel devrait s’étendre au respect par les Chefs d’Etats des constitutions de leurs pays

L’exigence de la CEDEAO de respect de l’ordre constitutionnel devrait s’étendre au respect par les Chefs d’Etats des constitutions de leurs pays. Il faudrait permettre aux citoyens des Etats de la CEDEAO de pouvoir déférer devant une instance juridictionnelle forte (et non devant la Commission) des cas de violation de constitution par des Chefs d’Etat, notamment lorsqu’ils se livrent à un coup d’état constitutionnel pour se maintenir au pouvoir. Les décisions de cette instance devraient alors être appliquées par les pays concernés, au risque que leurs dirigeants subissent des sanctions de l’organisation, identiques à celles infligées dans les cas de coup d’Etat militaire.

Par ailleurs, l’obstination de la CEDEAO à faire rétablir Ibrahim KEÏTA dans ses fonctions de chef de l’Etat interpelle de nombreux africains. Le Mali vit cette crise depuis plusieurs mois, avec des conséquences diverses au nombre desquelles de nombreuses pertes en vie humaine. Et les multiples médiations de la CEDEAO, menées aux plus hauts niveaux, n’ont pu permettre de régler cette crise. Le président Ibrahim KEÏTA n’a pas pris la pleine mesure de la crise. Il s’est contenté de proposer un nouveau gouvernement, avec des postes pour l’opposition et la société civile, synonyme de continuité du système actuel alors que celles-ci, largement soutenues par les populations, appelaient à un profond changement du système et de la gouvernance.

La CEDEAO n’a pas pu imposer au président Ibrahim KEÏTA la proposition du poste de premier ministre à l’opposition et la société civile, en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale autour d’une feuille de route bien définie. Une telle proposition aurait permis de régler la crise et de maintenir Ibrahim KEÏTA dans ses fonctions de Chef de l’Etat et de préserver l’ordre constitutionnel. En fermant cette porte qui devait ouvrir la voie à la résolution de la crise, le président Ibrahim KEÏTA et la CEDEAO ont, d’une certaine manière, conduit de nombreux acteurs à considérer qu’il n’y avait pas d’autre issue à la crise, que de faire sauter le verrou principal, en la personne du président Ibrahim KEÏTA. L’action des militaires maliens a certes rompu l’ordre constitutionnel établi, et apparaît comme un coup d’état. Elle apparaît cependant, au vu des militaires et au niveau de la nation, comme une action qui est de nature à ouvrir la voie à une sortie de cette crise, que la CEDEAO n’a pu aider à résoudre. La CEDEAO se trouvait face à deux choix. Soit, elle s’obstinait à exiger le rétablissement de l’ordre constitutionnel et du président Ibrahim KEÏTA dans ses fonctions et laissait perdurer la crise au risque de conduire au chaos (ce qui ne paraît pas être la bonne option). Soit, elle privilégiait une sortie de crise, avec un consentement des différents acteurs à remettre sur la table le système institutionnel et la gouvernance en vue d’une profonde révision. La CEDEAO s’est arc-boutée sur le respect de l’ordre constitutionnel, et n’a pas prêté d’attention suffisante, tout comme le président Ibrahim KEÏTA, à la forte volonté des populations d’opérer un profond changement du système institutionnel et de la gouvernance.

Le consensus de 1999 de l’Union africaine a banni les coups d’état et confiné les militaires dans les casernes, laissant aux civils la gestion politique et la gouvernance de la nation. Mais, ce consensus ne comporte pas de clause permettant aux gouvernants civils d’utiliser les forces militaires comme moyen de répression des populations souveraines, qui font valoir leur droit et leur liberté de manifester. Dès lors que des gouvernants font la preuve de leur incapacité à sortir leurs pays de crises dans lesquelles leur gouvernance les ont conduit, et qu’ils font usage des forces armées pour tirer sur les populations qu’elles sont censées protéger, alors la ligne rouge du consensus de 1999 est franchie. La volonté de certains dirigeants de régler des crises politiques par le recours à la force les conduit à sortir les militaires de leurs casernes pour les amener dans le champ politique. Il est alors difficile de condamner leur irruption dans la vie politique, lorsqu’ils interviennent dans la résolution de certaines crises.

La notion de sanction collective appliquée par la CEDEAO n’a pas vraiment de sens. Qu’est ce qui fonde la fermeture des frontières et la suspension des échanges décidée par la CEDEAO ? L’ouverture des frontières de chaque pays et de ses échanges avec les autres pays membres ne dérive pas de son adhésion à l’organisation. La fermeture des frontières et la suspension des échanges comme une sanction pour violation de dispositions de l’organisation n’a pas véritablement de fondement. Les effets que l’appartenance à la CEDEAO produit pour chacun des pays, ce sont principalement la libre circulation des personnes et celle des biens et services, qui se manifestent par la non-exigence de visas entre les pays membres et une franchise des droits de douane au niveau des échanges de biens.

On ne peut pas sanctionner des peuples souverains pour des actes commis par un groupe de personnes.

La CEDEAO peut suspendre la participation d’un pays aux réunions de l’organisation, et elle peut prendre des sanctions à l’encontre des auteurs de coup d’état. Elle peut également suspendre le bénéfice des effets attachés à l’appartenance à l’organisation. Mais, elle devrait dissocier les sanctions aux dirigeants auteurs de coup de force, et ce qui s’apparente à une sanction collective, dont les populations sont les principales victimes. On ne peut pas sanctionner des peuples souverains pour des actes commis par un groupe de personnes. Des réformes s’avèrent nécessaires au niveau de la CEDEAO et de l’Union africaine, pour insérer dans les dispositifs gouvernant ces organisations, une place importante à l’expression de la souveraineté des peuples, qui ne doit pas se limiter uniquement à la désignation des dirigeants. Des réformes identiques devraient être opérées dans chacun des Etats membres, pour consacrer et donner aux peuples l’exercice de leur pouvoir souverain, accaparé aujourd’hui par les Chefs d’Etats.

Cela s’inscrit en droite ligne des appels de plus en plus nombreux, pour l’avènement d’une CEDEAO et d’une Union africaine des peuples plutôt que des Etats (ou du moins des Chefs d’Etats). Des réformes devraient également consacrer l’obligation des Chefs d’Etats de respecter scrupuleusement les constitutions de leurs pays, au risque de subir des sanctions. Il faudrait aussi consacrer dans les dispositions de la CEDEAO et de l’Union africaine, l’interdiction des gouvernants d’utiliser l’armée pour réprimer et tuer les populations, notamment lors de manifestations pacifiques. La crise malienne met en lumière quelques problématiques, qu’il paraissait nécessaire de souligner. Celles-ci apparaissent au nombre des préoccupations des populations africaines, et sont à l’origine de crises observées dans certains pays. Au-delà de tout, c’est le concept même de démocratie et le contenu des systèmes démocratiques dans les Etats africains, qu’il faudrait interroger et revoir de façon profonde.

Modibo Mao Makalou : « Les sanctions de la CEDEAO pourraient fortement impacter le secteur bancaire malien »

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Au lendemain de la prise du pouvoir par la junte de Kati, la Cédeao, le Docteur en économie, Modibo Mao MAKALOU, explique les conséquences économiques et financières que pourraient encourir le Mali. Lisez.

La Communauté  Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a été créée le 28 mai 1975 par le Traité de Lagos regroupe quinze (15) Etats et a pour objectif de promouvoir la coopération économique et politique entre les Etats membres. Un des principes fondamentaux de la CEDEAO stipule la promotion et la consolidation d’un système démocratique de gouvernement dans chaque Etat membre tel que prévu par la Déclaration de Principes Politiques adoptée le 6 juillet 1991 à Abuja.

La CEDEAO a suspendu le Mali de tous ses organes de décision avec effet immédiat suite aux évènements ayant amené le Président Ibrahim Boubacar Keita à démissionner de toutes ses fonctions le mardi 18 août 2020. La décision de la CEDEAO inclut la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que de l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières à l’exception des denrées de première nécessité, des médicaments, du carburant, et de l’électricité  entre les autres pays membres de la CEDEAO et le Mali. De surcroit, elle invite tous les partenaires à faire de même, conformément aux articles 1 (e) et 45 (2) du Protocole additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, et les dispositions de la Charte Africaine sur la Démocratie, les Elections et la Gouvernance et ce jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel.

Les mesures prises par la CEDEAO à l’encontre du Mali auront des impacts économiques, financiers et sociaux conséquents sur les populations déjà éprouvées par une crise multidimensionnelle (politico-sécuritaire, sociale, économique, alimentaire, et sanitaire) qui perdure depuis 2012 Selon la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEA0), l’économie du Mali en 2018 a connu un ralentissement de la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) réel qui mesure la valeur de l’ensemble des biens et services dans un pays. Le taux de croissance du PIB est ressorti à 4,7% contre 5,3% en 2017 et 5,9% en 2016. Cette évolution est imputable aux secteurs tertiaire (4,8%) et secondaire (5,5%) qui affichaient respectivement 5,2% et 6,8% de croissance en 2017.

En examinant les comptes macroéconomiques du Mali en général et la balance des paiements (qui enregistre l’ensemble des transactions économiques avec l’extérieur) en particulier, il ressort clairement que le Mali est assez dépendant du commerce international et la balance des paiements est déficitaire chaque année depuis l’indépendance en 1960. De même, la balance commerciale est constamment déficitaire, les importations (achats provenant de l’extérieur) sont plus importantes que les exportations (ventes à l’extérieur).

Aussi, le taux de couverture d’un pays qui correspond au rapport entre ses exportations et ses importations est relativement faible. Il se calcule en divisant le montant de ses exportations par le montant de ses importations, le tout multiplié par 100. Au Mali le taux de couverture des importations par les exportations était en 2015 (85,1%), 2016 (83,0%), 2017 (80,5%) et 2018 (90,4%). Par ailleurs le degré d’ouverture commerciale qui est un indicateur de la mesure des échanges extérieurs d’un pays et qui indique la dépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur est insuffisant. Sa formule de calcul est la suivante : [(Exportations + Importations) /2]/PIB) x 100 et il était évalué pour 2015 (22,6%), 2016 (22,2%), 2017 (21,2%) et 2018 (22,0%)

Selon la BCEAO, en 2018 trois (3) principaux produits dominent les exportations du Mali, à savoir l’or non monétaire (69,7%), le coton fibre (13,6%) et les animaux vivants (5,4%). Les exportations d’or non monétaire se sont accrues de 212.64 milliards FCFA (ou 18,1%) en 2018 en atteignant 1388 milliards FCFA. Les exportations de fibre de coton se sont, pour leur part, chiffrées à 271 milliards FCFA en 2018, en augmentation de 47 milliards FCFA ou 21,2% par rapport aux réalisations de l’année précédente. Les exportations d’animaux vivants sont ressorties à 108 milliards FCFA, pratiquement au même niveau que l’année 2017. Ces exportations de bétail sont constituées essentiellement de bovins et d’ovins à destination des pays côtiers de la sous-région. La Côte d’Ivoire et le Sénégal, principaux destinataires de ce produit, absorbent respectivement 25,5% et 41,2% des exportations d’animaux vivants.

Les exportations vers le continent africain se sont inscrites à 949 milliards FCFA en 2018 (47,6% du total), montant inférieur à celui de 2017 qui était de 1044 milliards FCFA (61,9%). Ces exportations, constituées pour une grande part d’or non monétaire vers l’Afrique du Sud, ont baissé de 9,1% en 2018. La part des pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a progressé, avec une valeur de 281 milliards FCFA (14,1% des exportations totales) en 2018, après un montant de 189 milliards FCFA en 2017. Les principaux pays partenaires du Mali pour les exportations sont l’Afrique du Sud (32,4%), le Sénégal (6,3%), la Côte d’Ivoire (2,9%) et le Burkina Faso (2,5%). Tandis que les principaux pays partenaires pour les importations sont le Sénégal (18%), la Côte d’Ivoire (14%), le Bénin (3,3%) et l’Afrique du Sud (2,9%). Les importations d’origine communautaire ont porté essentiellement sur les produits pétroliers (20,3% des importations totales du Mali), les matériaux de construction (6,8%) et les produits alimentaires (4,4%).

Les sanctions économiques et financières c’est à dire l’ensemble des restrictions de circulations de biens, de personnes ou de transferts financiers pourraient concerner les mesures suivantes; 1) Gel des avoirs des différentes autorités et de leurs associés dans les pays membres de la CEDEAO ; 2) Fermeture au Mali de l’accès des ports des pays côtiers de la CEDEAO ; 3) Gel des comptes du Mali à la BCEAO ; 4) Non approvisionnement des comptes de l’Etat malien dans les Banques privées à partir de la BCEAO ; 5) Gel des concours financiers à partir de la Banque Ouest Africaines de Développement (BOAD) et de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO BIDC).

De surcroît, la fermeture des trois agences de la BCEAO pourrait conduire à des fortes restrictions au système bancaire empêchant les Maliens de recevoir de l’argent de l’étranger, une manne importante pour les populations maliennes.

Modibo MAO MAKALOU, PHD en Economie

Afrique: C’est parti pour la cérémonie d’ouverture de l’assemblées annuelles de la BAD

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par croissanceafrique

La 55ème session annuelle du Conseil des gouverneurs de la Banque Africaine de Développement (BAD) s’ouvre aujourd’hui à Abidjan, à partir de 10h: OO GMT, en mode virtuel, donnant le coup d’envoi des assemblées générales de l’institution.

Cette réunion des gouverneurs des 54 pays membres régionaux et 27 membres non régionaux, précédée des allocutions du président Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire, de madame Kaba Nialé, ministre du plan et présidente du bureau du conseil des gouverneurs de la BAD et, enfin, du président Akinwumi Adesina, seul candidat à sa propre réélection (c’est l’un des enjeux de ces assemblées) est très attendue par les États et les partenaires de la banque de développement.

Le thème central de la session des gouverneurs est axé sur la gestion de la pandémie : “mieux reconstruire l’Afrique après la pandémie de COVID-19” Les gouverneurs de la BAD, des ministres des Finances et de l’Économie des pays membres, vont passer en revue la situation globale de la banque et, important, donner leur feu vert (sauf surprise) pour les élections en mode virtuel prévues le 27 août.

L’institution panafricaine qui a reconduit son triple A auprès de Fitch et Standard & Poor’s devrait dés le lendemain des assemblées générales aller à la chasse de la libération des parts souscrites par les pays membres, fin 2019, à l’occasion d’une augmentation de capital record par le volume souscrit (le capital est passé de 115 milliards de dollars à 208 milliards de dollars ) mais dont seuls 9 membres (à la notable et temporaire exception des États-Unis) ont honoré leurs engagements.

Or il faut du cash pour faire baisser certains ratios et indicateurs de liquidités (actuellement à plus de 100%), consolider les acquis et la confiance du marché financier et conserver le pouvoir de décaissement de la Banque. Il faut aussi des capitaux pour faire face à la dégradation de la note de 9 pays membres du fait du covid -19 et donner de l’envergure à la réponse Covid initiée par la BAD suite à une souscription record à la Bourse de Londres.

Mali: Me Kassoum TAPO à Mohamed Aly Bathily « On se connaît dans ce pays…moi, je gagne des procès, et on me paie mes honoraires »

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Par croissanceafrique

Me Kassoum TAPO « Je suis rentré au Mali en 1989, après avoir travaillé pendant 10 ans au Barreau de Paris. J’ai construit ma maison en 1991 avant la révolution. J’ai acheté 2 immeubles à Paris, en 1992 et en 1994″, a-t-il révélé.

« J’ai fait tout cet investissement avant que je ne sois président de la CENI en 1997. Tous ceux qui veulent vérifier peuvent aller consulter les registres du cadastre à Versailles. Tout y est, je n’ai rien à cacher. Mon argent, je le gagne à la sueur de mon front », persiste me Kassoum Tapo contre son confrère Me Mohamed Aly Bathily, qui, selon le Tapo « leaders du M5-RFP aurait instruit les manifestants vandalisé ses bien matériels (Immeubles situés à Bamako coura et à Titibougou« , précise- t-il sur la chaîne privé Renouveau TV.

Dans cet entretient Kassoum TAPO n’a pas mâché ses mot, selon lui « Contrairement à Bathily, moi je gagne des procès, et on me paie mes honoraires. En 1997, le Bâtonnier intérimaire a refusé à Bathily d’être avocat parce qu’il ne répondait pas aux critères. Bathily n’avait rien avant d’être ministre. On se connaît dans ce pays. », vous pouvez le constaté bien-sur à travers ce liens youtube ci-dessous:

En ce qui concerne les casseurs d’Immeubles de Me Tapo:  » je souhaite à ceux qui ont cassé mon immeuble de pouvoir en construire. le plus c’est de construire, pas de casser. J’ai participé l’écriture de la constitution du 25 février 1992, et toutes les clauses bidon de dans il (bathily) en ai l’auteur« , a-t-il accusé. avant de dire que Mohamed Aly bathily est un voleur. il poursuivra ses révélations contre Me Mohamed Aly Bathily en lui demandant « qu’il nous cite une seule affaire qui lui a permit de construire, un immeuble dans un quartier aussi prestigieux que l’ACI. il a bradé 27 bâtiment de l’Etat et nous avons les listes« -a-t-il conclu.

Daouda Bakry KONE

Gabon: des milliards injectés dans la structuration des entreprises publiques à l’agonie

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Entre 2018 et 2019, le Gabon a dépensé 60 milliards de FCFA pour la subvention et la restructuration de ses entreprises publiques toujours au bord du gouffre. Elles étaient censées apporter un plus à l’Etat, mais la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), la Société gabonaise de raffinage (Sogara), la Société gabonaise de transport (Sogatra), la Société nationale des hydrocarbures (SNHG) et plusieurs d’autres sociétés publiques, font plutôt dépenser le Gabon, suivez la suite de l’article sur financialafrik: https://www.financialafrik.com/2020/08/25/gabon-des-milliards-injectes-dans-la-structuration-des-entreprises-publiques-a-lagonie/

Le CPF suspend la République du Mali de la Francophonie et réaffirme sa solidarité avec le peuple malien

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Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de la Francophonie, a réuni, ce mardi 25 août en visioconférence, le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) en session extraordinaire pour examiner la situation en République du Mali suite au coup de force perpétré le 18 août dernier. Adoptant une résolution conformément aux dispositions du chapitre 5 de la Déclaration de Bamako, les membres du CPF ont décidé de prononcer la suspension de la République du Mali de la Francophonie tout en maintenant les actions de coopération bénéficiant directement aux populations civiles, ainsi que celles concourant au rétablissement de la démocratie.


Les représentants des Etats et gouvernements membres ont également appelé à la libération du Président Keïta et des autres personnalités arrêtées depuis le 18 août, ainsi qu’à la mise en place, dans les meilleurs délais, d’un gouvernement de transition conduit par une autorité civile, condition indispensable à une sortie de crise crédible et durable. La Secrétaire générale a tenu à réaffirmer « l’engagement de la Francophonie, en étroite collaboration avec les partenaires internationaux, pour favoriser un retour à l’ordre constitutionnel et contribuer effectivement au rétablissement de la paix et de la stabilité ». Elle a exprimé sa solidarité avec les populations maliennes confrontées depuis de nombreuses années aux conséquences des crises institutionnelles, politiques et sécuritaires et insisté pour que les solutions apportées répondent concrètement aux aspirations légitimes du peuple malien.

La Secrétaire générale a par ailleurs annoncé la mobilisation dans les prochains jours d’une délégation de haut niveau qui se rendra à Bamako, afin d’évaluer la situation et son évolution sur le terrain. Le CPF a, en outre, décidé de rester saisi de la situation au Mali afin de réexaminer les mesures adoptées en fonction des avancées constatées dans le processus de sortie de crise et la mise en œuvre des mesures destinées à rétablir l’ordre constitutionnel, notamment la mise en place d’un gouvernement de transition conduit par une autorité civile.

[Tribune] Marée noire à l’Ile Maurice : quelles mesures de réparation et de prévention des conséquences écologiques ?

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ar Par Losseni Togossy DIARRASSOUBA, Expert Développement Durable Chercheur Associé à IQAI.

En plus de donner des pistes de réflexion sur le régime de réparation des dommages affectant les eaux ou les espèces et habitats naturels protégés, cette contribution est une invite à relancer le débat sur la nécessité de renforcer les mesures de prévention des risques environnementaux. Car, ‘’ l’idée même de la réparation est l’aveu détourné des échecs des mesures de prévention’’. Aux lendemains de la catastrophe écologique survenue sur la côte sud-est de l’île Maurice subséquemment à l’échec du vraquier Wakashio avec 4 000 tonnes de pétrole à bord le 25 juillet dernier, les écologistes, les autorités locales et même les particuliers redoutent tous des conséquences aussi bien au plan économique, au plan social et au plan environnemental.

Mais faut-il le rappeler, ce cataclysme maritime n’est malheureusement pas le premier du genre que nous enregistrons. La première de cette triste et longue liste remonte aux années 1967. Le Torrey Canyon, un immense pétrolier de près de 300m de long en provenance du Koweït et à destination l’Angleterre s’était échoué aux larges des îles Scilly (Royaume-Uni), abandonnant à la mer environ 120.000 tonnes de pétrole brut. Une bonne portion de cette cargaison aurait dérivé jusqu’aux côtes françaises de Bretagne et occasionner l’extinction de plus de 25.000 oiseaux. A cela faut ajouter le préjudice direct et personnel subis par les collectivités voisines. Le temps nous aura donné de déplorer par la suite d’autres marrées noire notamment :

– le déversement de 227.000 tonnes de pétrole brut du paquebot Amoco Cadiz, en mars 1978 au large des côtes bretonnes françaises ;

-le déversement d’un million de tonnes de pétrole dans le golfe du Mexique suite à l’explosion des puits de pétrole Ixtoc Uno en Juin 1979 ;

– Août 1983 : Le paquebot espagnol Castillo de Bellver échoue au large du Cap en Afrique du Sud avant de se couper en deux et de couler avec à son bord 252.000 tonnes de pétrole (une situation étrangement similaire à celle de Maurice) etc.

On pourrait passer une demi-heure à lire une suite de catastrophes naturelles de cette nature aussi dramatiques les unes que les autres. En ce moment, l’une des questions qui nourrit la curiosité est celle relative aux mesures de réparations envisageables dans de pareilles circonstances. Mais il est tout aussi légitime d’aborder dans ces circonstances la question du renforcement des mesures de prévention !

La réparation des dommages affectant les eaux ou les espèces et habitats naturels protégés

Comme on s’en doute bien, il a fallu se pencher à un moment donné sur   les conséquences des marées noires.  Les pressions des ONG qui militent en faveur de la protection de l’environnement avaient finis par contraindre les autorités compétentes à envisager des pistes de réponses adéquates. 

L’idée de réparation conduit normalement au rétablissement intégral de la victime dans l’état où elle se serait trouvée en l’absence du dommage. Il en résulte donc que le responsable est ténu en tout état de cause de réparer le dommage dans son intégralité. Cette réparation peut toutefois être faite en nature ou en numéraire selon les situations. La réparation en nature est selon beaucoup d’auteurs, la perspective la plus satisfaisante qui puisse être. C’est sans doute la mesure la plus privilégiée d’autant plus qu’elle favorise la réparation la plus parfaite possible du bien endommagé. À contrario, la réparation en numéraire ne jouit pas de la même réputation. Rien ne garantit en effet, que les fonds alloués au titre de dommages et intérêts aux victimes soient affectés à la restauration de l’environnement. Les mesures de réparations envisageables pour les dommages affectant les eaux ou les espèces et habitats naturels protégés s’opèrent par la remise en état initiale de l’environnement au moyen des procédés de la réparation primaire, la réparation complémentaire et la réparation compensatoire.   

Mais indépendamment du procédé de réparation qu’un Etat serait tenté d’envisager, il nous semble à juste titre important de remarquer que l’idée même de la réparation est l’aveu détourné des échecs des mesures de prévention dans nombres des cas.    La quête perpétuelle de la prospérité plus particulièrement dans les   pays les moins stables économiquement (les pays en Développement) ne milite pas vraiment en faveur du respect du droit de l’environnement.  Ces derniers sont les plus susceptibles de vilipender le droit de l’environnement d’autant plus que les principales activités qui génèrent des ressources financières sont également celles qui polluent le plus.   Il faut nécessairement dans ces conditions trouver des mécanismes de renforcement des mesures de prévention.

La mise en œuvre de l’assurance responsabilité civile des atteintes à l’environnement connue sous le sigle de RCAE

C’est dans les situations comme celle de l’Ile Maurice que la RCAE est mise en œuvre.  En effet, quand survient des dommages corporels, matériels ou immatériels subis par des tiers subséquent à une atteinte à l’environnement dans l’exercice des activités industrielles, l’on fait appel à la responsabilité civile atteinte à l’environnement (RCAE). 

Le dommage environnemental est le fait déclencheur de l’assurance responsabilité civile environnementale. L’assurance peut garantir, selon certains plafonds et conditions, le remboursement des frais engagés pour la remise en état des sites pollués chaque fois que besoin sera. Mais, encore faut-il que certaines conditions soient remplies au préalable. L’atteinte à l’environnement doit résulter de l’activité de l’exploitant assuré de façon accidentelle, donc indépendamment de toute défaillance de la part de ce dernier. C’est pourquoi, certains facteurs de dommages sont exclus notamment ; la faute intentionnelle, l’inobservation des textes légaux, le mauvais état des installations, le risque développement, l’amiante, les champs électriques et électromagnétiques…

Il existe donc une variété de garanties disponibles. On peut citer entre autres les primes couvrant le coût de l’évaluation des dommages, les mesures de prévention et de réparation, les frais d’étude pour déterminer les actions de réparation. C’est aussi le cas des frais administratifs, judiciaires et les frais d’exécution. Les coûts de collecte des données, les frais généraux et les coûts de surveillance et de suivi, les frais d’urgence qui pourraient être engagés pour neutraliser les dégâts. Les pertes financières résultant de l’arrêt des activités d’une entreprise (la marge brute annuelle et les frais supplémentaires d’exploitation) , l’atteinte à la réputation , la pollution graduelle, les dégâts causés à la biodiversité y compris la couverture des ressources naturelles alternatives etc. font également partie de cette variété. Les garanties ci-dessus énumérées ne peuvent cependant couvrir que des dommages environnementaux spécifiques. Ce sont notamment : les contaminations des sols qui engendrent un risque d’atteinte grave à la santé humaine ; les dommages aux eaux qui affectent de manière grave et négative leurs états écologiques, chimiques

ou quantitatifs ou leur potentiel écologique ; les dommages causés aux espèces et habitats naturels protégés.

Comme on peut le constater, ce système accorde plus d’importance à l’appréciation subjective fondée autrefois sur l’identification de la faute préalable pour déterminer la responsabilité. Mais La question de la reconnaissance de la responsabilité devrait aller bien au-delà de cette mention. L’existence du lien de causalité entre l’activité à risque et le dommage mérite bien d’être mise en avant. D’ailleurs, le régime de la responsabilité civile n’est pas vraiment approprié dans la protection de l’environnement comme elle l’est dans les rapports des personnes et leurs patrimoines.   C’est d’ailleurs pourquoi, certains théoriciens ont soutenu la théorie de   la responsabilité objective.

La responsabilité objective dans la gestion du risque environnemental

La responsabilité objective repose sur deux théories du risque, notamment la théorie du risque créé et la théorie du risque profit. Selon la première, celui qui créé une activité génératrice de risque est objectivement responsable des dommages éventuelles qui pourraient en résulter. Par conséquent, la personne qui introduit une activité à risque dans un environnement même par ignorance, le fait à ses risques et périls. Elle devra en assumer seule la responsabilité. Quant à la théorie du risque-profit, c’est celui qui tire un quelconque profit d’une activité à risque qui devra assumer la responsabilité des dommages éventuels. Ainsi donc, le profiteur de l’activité à risque sera objectivement responsable des dommages qui en résultent. La théorie du risque profit est très voisine à l’approche du « deep pockets » qui consiste à privilégier lors des poursuites, la personne dont les moyens financiers sont les plus importants plutôt que la personne qui a introduit la pollution dans l’environnement ; ou encore l’entreprise qui tire le plus d’intérêt d’une activité à risque. C’est l’approche qui a été adoptée en France dans l’affaire du naufrage du pétrolier l’Erika au large de la Bretagne, dans lequel le procès s’est concentré sur l’imputabilité du naufrage à Total en tant que producteur des hydrocarbures plutôt qu’à l’armateur, à l’affréteur ou au capitaine. Quoi qu’on dise, le constat est que de plus en plus de systèmes accordent moins d’importance voire aucune à l’appréciation subjective, fondée autrefois sur l’identification de la faute préalable pour déterminer la responsabilité. La question de la reconnaissance de la responsabilité porte désormais sur l’existence du lien de causalité entre l’activité à risque et le dommage, d’autant plus que, le dommage n’est engendré à l’origine que par une activité particulière de la personne responsable.

Vers un renforcement des mesures de prévention des risques environnementaux

Les sinistres environnementaux engendrent des conséquences très lourdes pour l’environnement et pour nos économies. Sans des mesures d’atténuation des charges qui peuvent résulter de l’application du principe du pollueur payeur, les entrepreneurs et les pouvoirs publics ne seront pas capables de mobiliser les ressources nécessaires au financement de l’environnement.

En ce XXIème siècle, les effets des changements climatiques sont bien visibles.  La prise de conscience de nos modes de production et de consommation aux caractères attentatoire à l’environnement devrait susciter le désir du renforcement des mesures de prévention des atteintes éventuelles à l’environnement.  Les lois environnementales devraient évoluer quant à elles et devenir plus sévères pour favoriser une meilleure mitigation des risques environnementaux.

En effet, aussi difficile que cela puisse paraitre, le développement de produits d’assurance environnementale demeure l’une des meilleurs options qui puissent être.

Mali : la Cédéao ne repart pas totalement bredouille, un ballet diplomatique déclenché par la junte

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L’Ambassadeur Hankins avait à ses côtés le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel-major Daoud Aly Mohammedine, le Directeur général de la gendarmerie nationale, le colonel-major Sambou Minkoro Diakite, ainsi qu'un membre du personnel du Congrès américain.

PAR CROISSANCEAFRIQUE

Au Mali, la junte ne veut pas être isolée, elle multiplie les contacts avec les partenaires. « Des contacts qui se poursuivront », a-t-on appris. C’est pourquoi, comme base de discussion, a proposé trois ans, et ce lundi elle a proposé deux ans de transition.

En ce qui concerne la médiation, le ministre nigérien des Affaires étrangères qui a été d’ailleurs très actif, affirme que « dans les négociations, souhaite entre sept et douze mois. Ils ont déjà proposé deux ans, ce matin. Nous trouvons que c’est trop.  Nous considérons que c’est une avancée mais nous leur disons de faire encore des efforts et ils ne refusent pas. Ils disent qu’ils vont réfléchir », a-t-il déclaré. Cependant les émissaires régionaux  sont partis mais les militaires, eux, poursuivent leurs consultations et reçoivent des diplomates, afin de rassurer les partenaires étrangers.

A son tour la  junte en a aussi parlé. Mais elle a également demandé la levée des sanctions contre le Mali, « Nous avons eu des échanges par rapport à la transition, à l’équipe de transition, au président de transition, au gouvernement. Rien n’est arrêté. Rien n’est décidé », elle explique par la suite que « Nous, à notre niveau, l’architecture finale de la transition sera discutée et définie entre nous. Nous avons exigé, au regard des efforts qui ont été faits, qu’ils voient aussi comment lever les sanctions », a-t- elle ajouté, le porte-parole de la junte militaire.

Il s’agit d’un fort ballet diplomatique qui s’est remonté à Kati, situé à 15 kilomètre de Bamako. La semaine dernière si on avait constaté la présence de l’ambassadeur de Russie chez la junte, celui  des États-Unis à Bamako S.E Dennis Hankins, a été reçu ce mardi 25 août à Kati,  suivie de l’Ambassadeur d’Algérie, d’Italie et de la délégation du G-5 sahel. Mais selon des sources des militaires  « Il n’y a pas eu de déclaration officielle, mais on sait que depuis le coup d’État, les Américains ont réduit la voilure en termes de coopération avec le Mali », a-t-elle précisé sous l’anonymat.

Un  véritable ballet diplomatique se poursuit ce mardi après-midi avec le représentant de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, qui sera reçu à son tour. Puisque lundi 23 Aout 2020,  une réunion importante s’est tenue avec le nouveau commandant de la force française Barkhane en présence de l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer les échanges ont porté sur la coopération militaire. La junte a dit qu’elle souhaitait « toujours travailler avec Barkhane ». En perspectives une  réunion en visioconférence des chefs d’États de la sous-région, prévue initialement mercredi 26 août, a elle été reportée, de 24 à 48h.

« Rien n’est arrêté. Rien n’est décidé. Nous, à notre niveau, l’architecture finale de la transition sera discutée et définie entre nous. Nous avons exigé, au regard des efforts qui ont été faits, qu’ils voient aussi comment lever les sanctions », a conclu le colonel Ismaël WAGUE.

DAOUDA BAKARY KONE