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Bénin: Le Reporter Sans Frontière exige la libération immédiate et sans condition du journaliste Ignace Sossou

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Reporter sans frontière, dans un message en date du 3 janvier 2020, exige la libération sans condition et immédiate du journaliste Ignace Sossou incarcéré depuis le 24 décembre 2019. Cette demande du Rsf tire toute sa motivation du dernier courrier de la Cfi qui retrace les propos tenus par le procureur Mario Métonou au cour de l’atelier tenu à Cotonou du 16 au 18 décembre 2019.

Reporter sans frontière (Rsf) déplore l’interpellation et l’incarcération du journaliste Ignace Sossou pour « harcèlement » alors qu’il n’a fait que relayer les propos du procureur. Rsf, se basant sur la transcription faite par Cfi dans un message publié sur son site le 2 janvier, exige la libération immédiate et inconditionnelle du journaliste Ignace Sossou. Pour Rsf, rien ne justifie sa condamnation encore moins son interpellation quand on s’en tient à la transcription des propos du procureur rendue publique par l’organisateur de l’atelier au cours duquel il les aurait tenus. Rsf fait savoir que « la publication des propos exacts tenus par le procureur, révélés par un communiqué de l’agence française le 2 janvier, permet d’établir très clairement que le journaliste a repris mot pour mot – à quelques exceptions près – les expressions utilisées par le magistrat au cours de cet atelier sans aucunement détourner le sens du message exprimé. Lors de cette rencontre, le magistrat avait effectivement estimé que les coupures internet utilisées “au Bénin ou ailleurs” traduisent un “aveu de faiblesse des pouvoirs politiques face au phénomène des fausses nouvelles.” De la même manière, le procureur avait bel et bien associé l’actuel code du numérique du pays à une “arme braquée sur la tempe des journalistes”. »

C’est fort de cela que Rsf estime que « plus rien ne s’oppose à la libération immédiate d’Ignace Sossou, journaliste d’investigation et directeur de production de Bénin Web TV, condamné le 24 décembre 2019 à 18 mois de prison ferme pour “harcèlement par le biais de moyens de communication électronique”. » Rappelons que le journaliste d’investigation avait posté trois tweet rapportant les propos que le procureur juge sortis de leur contexte pour lui créer une détresse émotionnelle. Il a été interpellé au petit matin du vendredi 20 décembre 2019 par les éléments de l’office de répression de la cybercriminalité. Après quelques jours de garde à vue, il a comparu de façon inattendue et a été condamné à 18 mois de prison ferme assorti de 200.000FCfa à verser au trésor public. Son avocate a interjeté appel.

La Défense iranienne promet à Washington une «vengeance dévastatrice» suite à la mort du général Soleimani

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Téhéran se vengera de ceux qui sont derrière l’assassinat du général Qassem Soleimani, mort dans un bombardement à Bagdad orchestré par les États-Unis, a déclaré le ministre iranien de la Défense, Amir Hatami. Le guide suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, s’est prononcé lui aussi pour une vengeance.

La mort du général iranien Qassem Soleimani, émissaire de Téhéran pour les affaires irakiennes, ne restera pas impunie, a indiqué le ministre iranien de la Défense, Amir Hatami, le 3 janvier.

«Une vengeance dévastatrice suivra l’injuste meurtre de Soleimani. Nous nous vengerons de ceux impliqués et des responsables de son assassinat», a-t-il déclaré, cité par l’agence de presse officielle Irna.

Le guide suprême iranien réagit à la mort du général

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, s’est également engagé à «venger» le meurtre de Qassem Soleimani.

Le général Qassem Soleimani, commandant de l'unité spéciale Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique

© AP PHOTO / OFFICE OF THE IRANIAN SUPREME LEADERLe général iranien Soleimani tué dans un raid du Pentagone«Le martyre est la récompense de son inlassable travail durant toutes ces années […]. Si Dieu le veut, son œuvre et son chemin ne s’arrêteront pas là, et une vengeance implacable attend les criminels qui ont empli leurs mains de son sang et de celui des autres martyrs», a proclamé l’ayatollah Khamenei sur son compte Twitter en persan.

Tué dans un raid

Le vendredi 3 janvier, les Gardiens de la révolution iraniens ont confirmé la mort dans un bombardement à Bagdad du général Qassem Soleimani, et l’ont attribuée aux États-Unis. Sa mort a été également confirmée par le Pentagone indiquant dans un communiqué que le général a été tué «sur ordre du Président».

Donald Trump n’a pour le moment pas réagi à cette déclaration mais a publié un tweet avec un drapeau américain.

Vers une guerre dévastatrice en Irak?

Le Premier ministre démissionnaire irakien Adel Abdel Mahdi a estimé le 3 janvier que le raid américain qui avait tué le général iranien Qassem Soleimani et son lieutenant en Irak Abou Mehdi al-Mouhandis allait «déclencher une guerre dévastatrice en Irak», écrit l’AFP.

«L’assassinat d’un commandant militaire irakien occupant un poste officiel est une agression contre l’Irak, son État, son gouvernement et son peuple», affirme M.Abdel Mahdi dans un communiqué, alors qu’Abou Mehdi al-Mouhandis est le numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran intégrée à l’État.

«Régler ses comptes contre des personnalités dirigeantes irakiennes ou d’un pays ami sur le sol irakien […] constitue une violation flagrante des conditions autorisant la présence des troupes américaines», ajoute le texte.

Le général iranien Soleimani tué dans un raid du Pentagone

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Le Pentagone a confirmé jeudi soir avoir tué le général iranien Qassem Soleimani, mort dans un bombardement à Bagdad, sur ordre du Président américain. Le guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré qu’une terrible vengeance attendait les «criminels» l’ayant assassiné.

Le Pentagone a confirmé jeudi soir avoir tué le général iranien Qassem Soleimani, mort dans un bombardement à Bagdad, sur ordre du Président américain. Le guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré qu’une terrible vengeance attendait les «criminels» l’ayant assassiné.

Les Gardiens de la révolution iraniens ont confirmé vendredi la mort dans un bombardement à Bagdad du général Qassem Soleimani, émissaire de Téhéran pour les affaires irakiennes, et l’ont attribuée aux États-Unis. Sa mort a été également confirmée par le Pentagone.

«Sur ordre du Président, l’armée américaine a pris des mesures défensives décisives pour protéger le personnel américain à l’étranger en tuant Qassem Soleimani», a indiqué le ministère américain de la Défense dans un communiqué.

Le Président n’a pas immédiatement fait de commentaire mais il a tweeté un drapeau américain.

© SPUTNIK . ANTON BYSTROVAmbassade de Bagdad: Trump menace de faire payer «le prix fort» à l’IranLe Pentagone a pris soin de souligner que le général Soleimani était le chef des opérations extérieures des Gardiens de la révolution, une organisation considérée comme «terroriste» par Washington depuis avril dernier.

Le général iranien présidait aux négociations pour former le futur gouvernement irakien.

«Le Général Soleimani préparait activement des plans pour attaquer des diplomates et des militaires américains en Irak et à travers la région», ajoute le communiqué, qui attribue au responsable iranien la mort de «centaines» de soldats américains et alliés.

«Il avait orchestré les attaques contre les bases de la coalition en Irak ces derniers mois – y compris l’attaque du 27 décembre – culminant avec la mort et les blessures d’autres Américains et du personnel irakien», ainsi que l’attaque de cette semaine contre l’ambassade des États-Unis à Bagdad, souligne le Pentagone.

«Cette frappe avait pour objectif de dissuader des plans d’attaques futures de la part de l’Iran», conclut le Pentagone. «Les États-Unis continueront à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger notre peuple et nos intérêts où qu’ils soient dans le monde.»

Le Congrès américain pas notifié avant le raid

Le chef démocrate de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants a déploré que Donald Trump n’ait pas notifié le Congrès américain du raid mené en Irak.

«Qassem Soleimani était le cerveau d’une immense violence, de la souffrance et de l’instabilité. Il avait le sang d’Américains sur ses mains et je ne vais pas pleurer sa mort», a écrit Eliot Engel dans un communiqué. «Mais beaucoup le considéreront comme un martyr et je suis profondément inquiet quant aux répercussions de la frappe de ce soir», a-t-il estimé.

Trois jours de deuil national en Iran

Le guide suprême iranien a décrété trois jours de deuil national dans le pays après la mort du général. L’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré qu’une terrible vengeance attendait les «criminels» ayant assassiné le général Qassem Soleimani, selon des propos rapportés vendredi par la télévision publique iranienne.

Sa mort relève d’une «escalade extrêmement dangereuse et imprudente», a prévenu vendredi sur Twitter le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

Réactions aux États-Unis

Cette frappe contre une personnalité importante d’un pays auquel les États-Unis n’ont pas formellement déclaré la guerre a été diversement accueillie à Washington.

«Il n’a eu que ce qu’il méritait», a tweeté le sénateur républicain Tom Cotton.

«Soleimani était un ennemi des États-Unis, la question n’est pas là», a noté le sénateur démocrate Chris Murphy dans un tweet. «La question est celle-ci: est-ce que l’Amérique a assassiné, sans autorisation du Congrès, la deuxième personnalité d’Iran, provoquant consciemment une guerre régionale massive?»

Le pétrole bondit de plus de 4%

Les cours du pétrole ont bondi de plus de 4%, vendredi en Asie, après l’annonce de la mort à Bagdad du général iranien Qassem Soleimani dans un raid attribué par les pro-Iran aux États-Unis.

Le baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en février, a pris 4,3% à 63,84 dollars, dans les échanges électroniques. Le Brent, référence européenne, pour mars, a gagné 4,4% à 69,16 dollars.

Nigeria : les réserves de change ont baissé de 4,45 milliards USD en 2019

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Les réserves de change du Nigeria sont passées de 43,06 milliards USD en janvier 2019 à 38,61 milliards en décembre 2019, soit une baisse de 4,45 milliards USD d’après les données actualisées de la banque centrale (CBN). En avril 2019, les informations officielles faisaient état de 47,37 milliards USD, un niveau jamais atteint depuis juillet 2013. Mais la donne va rapidement changer avec des baisses successives, et des réserves qui vont passer à 45 milliards au 25 juillet, puis à 44 milliards USD au 23 août, soit une baisse d’un milliard de dollars en l’espace d’un mois.

Cette chute est occasionnée, entre autres, par la baisse du prix du pétrole et l’augmentation des importations. Selon la Banque centrale, la dépendance du Nigéria vis-à-vis du pétrole brut (plus de 60% des recettes fiscales et plus de 90% des revenus de change) exposait encore les revenus et l’offre de devises du pays aux chocs du marché pétrolier international.

En début d’année, le gouverneur de la CBN, Godwin Emefiele, avait annoncé des prévisions de 50 milliards USD avant la fin de l’année. Un objectif non atteint malgré l‘application d’une approche de gestion de la demande destinées à conserver les réserves du pays et à soutenir la production nationale de certains biens au Nigéria grâce à l’introduction de la fenêtre Investissement et exportation (I&E). « L’introduction de la fenêtre I&E, ainsi que l’amélioration de la production intérieure de marchandises, ont contribué à renforcer nos réserves extérieures », se défend-il tout de même.

Mali: l’ONU pessimiste sur l’évolution de la situation sécuritaire

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La patron de l’ONU se déclare très pessimiste sur les développements récents au Mali. Alors que l’année 2020 devrait voir dans le pays la tenue d’élections parlementaires, Antonio Guterres a dressé un portrait peu amène de la situation dans un rapport remis aux membres du Conseil de sécurité.

Dans son dernier rapport sur la situation au Mali, le secrétaire général de l’ONU déplore les retards politiques dans l’application de l’accord de paix de 2015, ainsi que l’insécurité croissante due à la prolifération des groupes terroristes. Deux constatations qui, selon lui, pourraient mettre en péril l’avenir des réformes politiques attendues.

Attaques en hausse

Antonio Guterres détaille ainsi par le menu les attaques dont ont été victimes les forces de défense et de sécurité maliennes dans le nord du pays. Les pertes de l’armée malienne, note-t-il, ont augmenté de 116% le trimestre dernier par rapport au précédent. Et la force de maintien de la paix de l’ONU déployée au Mali, la Minusma, a subi 68 attaques cet automne, soit trois fois plus que cet été.

Manque d’avancées politiques

Le patron de l’ONU regrette également le manque d’avancées sur le plan politique, avec l’incertitude qui entoure les suites du dialogue national inclusif lancé par Bamako. Il ne voit pas comme un bon signe le boycott des partis d’opposition aux discussions tenues en décembre, et il craint qu’un consensus ne soit très difficile à trouver.

La Russie prend la tête du processus de Kimberley sur le commerce de diamants

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La Russie prend ce mercredi 1er janvier la présidence du processus de Kimberley, processus qui encadre le commerce du diamant en Afrique. Le Kremlin ne cache pas sa volonté d’en assouplir les règles. Au cœur du débat, le diamant de Centrafrique, que convoiterait particulièrement la Russie.

La Russie s’est peu exprimée sur sa présidence du processus de Kimberley mais la position de Moscou sur le sujet ne fait pas mystère. Elle estime qu’il est temps d’assouplir les conditions de vente des diamants, notamment en Centrafrique.

►À écouter aussi : Diamant: la Russie veut que l’embargo soit levé sur toute la Centrafrique

Le vice-ministre des Finances russe Alexei Moiseev estimait mi-décembre que la Russie devait concevoir une feuille de route pour aller dans la direction d’une reprise de la vente du diamant dans toutes les régions de Centrafrique.

On sait la Russie de plus en plus engagée dans ce pays. En quête d’influence en Afrique, le Kremlin lorgne sur de nombreuses ressources du pays. Dans le domaine du diamant, une entreprise russe a récemment fait parler d’elle.

Pas une industrie d’avenir

La Lobaye Invest est accusée d’avoir déjà commencé à faire du commerce de diamant avec des groupes non autorisés par le processus de Kimberley. L’entreprise comme le ministère des Affaires étrangères de Russie ont démenti mais la Russie a déjà obtenu plusieurs autorisations d’exploitation en Centrafrique.

L’industrie du diamant n’est pas particulièrement une industrie d’avenir mais nul doute que le Kremlin saura utiliser sa présidence pour aller dans le sens des gouvernements desquels il tente, depuis quelques mois, de se rapprocher.

Algérie : la présidence annonce la composition d’un nouveau gouvernement sans grand changement

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Deux semaines exactement après son entrée en fonction, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a nommé, jeudi 2 janvier dans la soirée, son premier gouvernement, composé de 39 membres, a annoncé le porte-parole de la présidence en détaillant la composition à la télévision nationale. C’est la première fois que le gouvernement algérien est annoncé en direct de la présidence et par un de ses responsables à la télévision, et non par le biais d’un communiqué officiel.

Le 28 décembre, M. Tebboune avait nommé Abdelaziz Djerad premier ministre. Cet universitaire de 65 ans, ancien secrétaire général de la présidence (1993-1995), puis du ministère des affaires étrangères (2001-2003), avait été chargé de constituer un gouvernement.Lire aussi  En Algérie, « ils essaient de piocher dans la vieille cave à ministres pour former un gouvernement »

Des anciens ministres de Bouteflika dans le gouvernement

Quatre des cinq principaux ministres figuraient déjà dans le précédent gouvernement, dirigé par Noureddine Bedoui, nommé le 31 mars par le président Abdelaziz Bouteflika, deux jours avant sa démission sous la pression du mouvement de contestation inédit, nommé Hirak.

Sabri Boukadoum conserve le portefeuille des affaires étrangères. Kamel Beldjoud, ministre de l’habitat dans le gouvernement Bedoui, devient ministre de l’intérieur, poste dont il assurait l’intérim depuis le limogeage de son titulaire, Salah Eddine Dahmoune, le 19 décembre.

Belkacem Zeghmati, déjà ministre de la justice dans le gouvernement Bedoui, conserve lui aussi son portefeuille, de même que Mohamed Arkab à l’énergie. Quant au 5e, Abderrahmane Raouya, nommé ministre des finances, il avait déjà occupé le poste entre 2017 et 2019 sous la présidence Bouteflika, dans le gouvernement du premier ministre, Ahmed Ouyahia.

Tayeb Zitouni conserve, lui, son portefeuille de ministre des moudjahidine (anciens combattants), qu’il occupe sans interruption depuis 2017.Lire aussi  En Algérie, l’universitaire Abdelaziz Djerad nommé premier ministre

Au moins trois autres ministres – Farouk Chiali (travaux publics), Sid-Ahmed Ferroukhi (pêche), Hassane Mermouri (tourisme) – ont déjà occupé ces portefeuilles sous la présidence de M. Bouteflika, qui fut président durant vingt ans.

Parmi ses 39 membres, le gouvernement compte sept ministres délégués et quatre secrétaires d’Etat. Cinq femmes en font également partie, selon Algérie Presse Service (APS), l’agence de presse officielle.

Principale originalité, il ne compte pas de vice-ministre de la défense, poste qu’occupait depuis 2013, et jusqu’à son décès, le 23 décembre, le puissant chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah. Le président de la République est traditionnellement ministre de la défense en titre en Algérie.

Trump annonce la date de la signature de l’accord commercial partiel avec Pékin

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Visite «à une date ultérieure» en Chine, et la signature d’un accord commercial partiel avec cette dernière fixée au 15 janvier ont été promises en ce 31 décembre par le locataire de la Maison-Blanche.

Le Président Trump a annoncé mardi qu’il signerait le 15 janvier, à la Maison-Blanche, l’accord commercial partiel conclu avec la Chine après des mois d’affrontement à coups de droits de douane punitifs.

«Je signerai notre très grand accord commercial de phase 1 avec la Chine le 15 janvier», a écrit sur Twitter M.Trump, qui, comme le rappelle l’AFP, avait promis à ses électeurs en 2016 qu’il s’attaquerait au problème des pratiques commerciales «déloyales» de Pékin.

​La cérémonie aura lieu en présence de hauts responsables chinois, a-t-il indiqué sans autres précisions.

Le locataire de la Maison-Blanche, qui est actuellement en vacances dans son club de Mar-a-Lago en Floride, a par ailleurs indiqué qu’il se rendrait «à une date ultérieure» à Pékin où commenceront les discussions pour la «phase 2» de cet accord.

Guerre commerciale

Depuis mars 2018, Pékin et Washington se sont infligés des droits de douane réciproques sur des centaines de milliards de dollars de biens, ce qui affecte durement l’économie chinoise et ralentit l’économie mondiale.

Les drapeaux de la Chine et les États-Unis

© REUTERS / HYUNGWON KANGCommerce: la Chine annonce un accord préliminaire avec les Etats-UnisSelon Washington, l’accord comprend des avancées en matière de transfert forcé de technologies ainsi qu’un meilleur accès au marché chinois pour les entreprises du secteur financier. Il stipule aussi que Pékin achètera pour 200 milliards de dollars de produits américains sur une période de deux ans à partir d’un point de référence en 2017.

En échange des engagements chinois pris mi-décembre, l’administration Trump a renoncé à imposer de nouveaux tarifs douaniers. Et selon les termes de l’accord, elle a en outre accepté de diminuer de moitié ceux imposés le 1er septembre sur 120 milliards de dollars d’importations chinoises.

Contre le chômage en Côte d’Ivoire, «Forem.ci», la plateforme aux ambitions africaines

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Les chiffres de l’emploi en Côte d’Ivoire seraient-ils plus reluisants si les élèves et étudiants étaient mieux orientés? Assurément! Edwige Doumbia en est pleinement convaincue et elle a créé en ce sens Forem.ci, la première plateforme ivoirienne spécialisée dans l’orientation scolaire et professionnelle. Portrait.

Depuis son ouverture en 2018, Forem.ci totalise près de 100.000 vues et pas moins de 38.000 visiteurs provenant de pays étonnamment variés comme la Côte d’Ivoire, les États-Unis, l’Afrique du Sud, la France, le Cameroun ou encore le Maroc.

De jeunes Ivoiriens marchant dans une rue du Plateau, le quartier des affaires d’Abidjan

© SPUTNIK . ROLAND KLOHI . DE JEUNES IVOIRIENS MARCHANT DANS UNE RUE DU PLATEAU, LE QUARTIER DES AFFAIRES D’ABIDJANEn Afrique, le défi de la formation des jeunes entrepreneurs reste à releverL’engouement autour de la plateforme ne cesse de croître et pour cause: il s’agit du premier site Internet qui se propose d’aider les millions d’élèves et étudiants ivoiriens en manque de repères quant à leur avenir scolaire ou professionnel. De plus, Forem.ci a une visée internationale qui accroît son rayonnement. Sa fondatrice, Edwige Doumbia, 23 ans, veut, en effet, en faire un portail d’aide à l’orientation pour tous les jeunes Africains.

Dans un pays où, selon les autorités, le taux de chômage – harmonisé en fonction des normes du Bureau international du travail (BIT) et prenant en compte le sous-emploi – s’élève à 15% en 2019, savoir s’orienter se présente comme une condition sine qua non.

«En Côte d’Ivoire, les inspecteurs d’orientation s’appuient généralement sur les notes obtenues pour orienter les élèves et les étudiants. Cette orientation ne tient donc pas forcément compte des capacités réelles de chacun. De plus, il n’y a dans tout le pays qu’environ 1.300 inspecteurs d’orientation pour des millions d’élèves et étudiants. Ce qui est largement insuffisant», a expliqué au micro de Sputnik Edwige Doumbia.

Edwige Doumbia, fondatrice de Forem.ci.

© PHOTO. FOREM.CIEdwige Doumbia, fondatrice de Forem.ci.

Comme de nombreux observateurs du système éducatif ivoirien, la jeune femme note une «disproportion entre les formations proposées et le marché de l’emploi». Et la qualité des formations «laisse parfois à désirer».

«Il y a beaucoup à faire en Côte d’Ivoire car les offres de formation ne concordent pas toujours avec nos réalités et besoins. On a parfois l’impression que les formations ne sont ni plus ni moins que des copier-coller, qu’il n’y a même pas eu un souci d’adaptation en amont», affirme-t-elle.

L’histoire de Forem.ci a débuté de façon tout à fait anodine en 2018. Souhaitant venir en aide à l’un de ses amis de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest – Unité universitaire d’Abidjan (UCAO-UUA, où elle effectue un master en communication des organisations) qui ne «savait pas quel chemin emprunter après la licence», Edwige Doumbia s’est mise à rechercher des sites Internet ivoiriens spécialisés dans l’orientation scolaire et professionnelle.

À sa grande surprise, elle n’en a trouvé aucun. Elle décida alors d’en créer un.

«Comme mon ami, bien des jeunes Ivoiriens ont du mal à s’orienter dans leur vie scolaire ou professionnelle. Cela s’explique malheureusement avant tout par le fait qu’ils ne se connaissent pas eux-mêmes. Ensuite, ils ne disposent pas d’informations claires sur les offres de formation et les débouchés. Et pourtant, se connaître soi-même est la clé pour mieux s’orienter», a confié l’étudiante, également en master de management et stratégie d’entreprise à l’école des Hautes études de commerce (HEC) d’Abidjan

Une capture d’écran de la plateforme Forem.ci.

© PHOTO. FOREM.CIUne capture d’écran de la plateforme Forem.ci.

Forem.ci propose une panoplie de services regroupés en quatre principales rubriques: universités et grandes écoles, bourses, diplômes et métiers.

Concrètement, l’élève ou l’étudiant qui accède à la plateforme dispose de tous les types d’informations détaillées sur les offres de formations disponibles en Côte d’Ivoire, ainsi que sur les métiers sur lesquels elles débouchent. Mais surtout, il lui est possible d’échanger en temps réel avec un conseiller psychologue via la messagerie instantanée.

«Chaque personne qui se connecte sur le site peut exposer en temps réel ses préoccupations à un conseiller psychologue. La mission du psychologue est alors de cerner la personnalité et les capacités intrinsèques de son interlocuteur afin de l’aider à s’orienter par la suite», a expliqué à Sputnik Edwige Doumbia.

Au besoin, le conseiller psychologue et l’étudiant convienne d’un rendez-vous pour un entretien approfondi au cours duquel l’étudiant est notamment soumis à un test psychotechnique.

«Pour cette consultation, l’élève ou l’étudiant n’a à débourser que 5.000 francs CFA (7,6 euros), une somme accessible à toutes les bourses», a précisé la fondatrice de Forem.ci.

C’est d’abord sur fonds propres qu’Edwige Doumbia, bénéficiant du soutien financier et moral de ses parents, a lancé son site Internet. Aujourd’hui, la survie de la plateforme – son fonctionnement de même que la rémunération du webmaster, des deux rédacteurs et du conseiller psychologue – est assurée par les bannières publicitaires.

Forem.ci se prévaut d’avoir aidé à s’orienter environ 3.000 élèves et étudiants, depuis son lancement en octobre 2018.

Capture d’écran des pays d’origine des visiteurs depuis l’ouverture de Forem.ci en 2018.

© PHOTO. FOREM.CICapture d’écran des pays d’origine des visiteurs depuis l’ouverture de Forem.ci en 2018.

«Ces élèves et étudiants ne sont pas seulement Ivoiriens ou résidents en Côte d’Ivoire. Ils proviennent également d’un peu partout en Afrique, et même d’Amérique et d’Europe», a précisé Edwige Doumbia.

En novembre 2019, Forem.ci a été sélectionné pour participer à Ayada Lab, qui se présente comme «le premier programme franco-allemand de renforcement de compétences et d’incubation à destination des jeunes entrepreneurs d’Afrique de l’Ouest».

«Nous étions une centaine à avoir postulé en Côte d’Ivoire à ce concours. Finalement, seulement cinq start-up dont Forem.ci, ont été retenues pour aller représenter la Côte d’Ivoire à Lagos», a relaté la jeune entrepreneure.

Dans le cadre de ce programme, Forem.ci, de même que toutes les start-up qui ont fait le voyage – tous frais payés du 6 au 10 novembre dernier – à Lagos, bénéficiera d’un financement de l’institut Goethe et de l’institut français, en plus d’un mentorat individualisé.

Le Maroc suspend ses droits d’importation sur le blé

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Face à la hausse du prix du blé tendre et à la diminution des stocks sur le marché international, le Maroc a décidé de suspendre ses droits de douane sur cette céréale jusqu’à la fin avril.

Le Conseil du gouvernement marocain, avec le décret n°2.19.1065, va suspendre ses droits de douane de 35% sur le blé tendre pour assurer un approvisionnement régulier et des prix stables sur le marché national, a indiqué l’agence Reuters. Le décret sera appliqué du 2 janvier au 30 avril 2020.

Blé

© AP PHOTO /L’Algérie a «considérablement» diminué ses importations de blé pour le mois de décembre

En fin d’année, le prix du blé a augmenté et ses stocks ont diminué sur le marché international, ce qui a poussé le royaume chérifien à prendre cette décision. En 2019, le pays a déploré de mauvaises récoltes en raison des faibles précipitations : 5,2 millions de tonnes de blé, dont 2,68 millions de blé tendre, soit une diminution de 49% par rapport à l’année précédente.

Selon les estimations des exportateurs de blé français, le Maroc aura besoin d’importer 3,8 millions de tonnes de blé tendre pour la saison 2019/2020. Le gouvernement prévoit de dépenser 14,6 milliards de dirhams (1,3 milliard d’euros) en subvention des prix du blé, du sucre et du gaz à usage domestique en 2020.