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Le budget de la Défense US pourrait pousser Ankara à acheter des Sukhoi russes

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Su-35

Le budget de la Défense US pourrait pousser Ankara à acheter des Sukhoi russes

DÉFENSE21:34 21.12.2019URL courte271167S’abonner

Promulguée vendredi 20 décembre par le Président Trump, le budget de la Défense 2020 des États-Unis prive la Turquie de la possibilité d’obtenir des chasseurs américains F-35. Il n’est pas exclu que, dans cette situation, Ankara achète des Su-35 ou des Su-57 russes, estime l’expert militaire russe Igor Korotchenko.

Moscou et Ankara pourraient profiter du nouveau budget américain tout juste signé par le Président Trump, a expliqué à Sputnik le directeur du Centre d’analyse du commerce d’armes, Igor Korotchenko.

«Le nouveau budget offre des possibilités d’élargissement à la coopération militaro-technique entre la Russie et la Turquie. Évidemment, la Turquie ne reçoit pas de chasseurs américains F-35 car elle ne renoncera pas aux S-400 qu’elle a déjà obtenus. En conséquence, il existe une vraie possibilité d’achat par la Turquie de Su-35 ou de Su-57 dès maintenant», a indiqué l’expert.

Trump signe un nouveau budget

Le 20 décembre, Donald Trump a signé une large loi portant sur le budget de Défense américain pour l’année fiscale 2020. Le document consacre entre autre un article spécial à la nécessité de faire face à la Russie, à la Chine et à d’autres menaces.

S-400

© SPUTNIK . ALEXEY KUDENKOLe ministre turc de la Défense explique ce qui a poussé Ankara à acheter des S-400 russes

Ainsi, la loi impose des sanctions contre les gazoducs Nord Stream 2 et Turkish Stream, et interdit également la livraison de chasseurs F-35 à la Turquie en raison de l’achat par Ankara de systèmes antiaériens russes S-400. Enfin, elle débloque l’octroi de 300 millions de dollars d’aide militaire à l’Ukraine.

Fin août, le Président turc a déclaré que des négociations étaient en cours entre son gouvernement et Moscou en vue d’une éventuelle acquisition de chasseurs russes Sukhoi Su-57. Le 11 décembre, le chef de la diplomatie turque a confirmé qu’Ankara considérait les chasseurs russes comme une alternative aux F-35 américains.

L’Iran va accueillir des navires de la Flotte russe pour des exercices conjoints avec la Chine et la Russie

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 la suite de manœuvres militaires conjointes russo-indiennes, une escadre de la Flotte russe de la Baltique navigue vers le port iranien de Tchabahar, a indiqué le porte-parole de la Marine russe présente en mer Baltique.

Après avoir pris part aux exercices militaires russo-indiens Indra-2019, une flottille de la Flotte russe de la mer Baltique se dirige vers l’Iran, a déclaré aux journalistes le porte-parole de l’institution navale en question, Roman Martov. L’Iran, la Russie et la Chine s’entraîneront conjointement le 27 décembre.

«Un groupe de navires militaires de la flotte de la Baltique composé de la frégate Iaroslav le Sage, du tanker Ielnia et du bateau-remorqueur Victor Konetsky a terminé le programme d’exercices militaires interdisciplinaires russo-indiens “Indra-2019”. Actuellement, elle remplit les objectifs de sa longue traversée et garde le cap sur le port iranien de Tchabahar», a détaillé le porte-parole.

Exercices militaires conjoints de trois pays

Les manœuvres conjointes russo-indiennes, baptisées Indra-2019, se sont déroulées du 16 au 19 décembre, en mer d’Arabie (aussi appelée mer d’Oman). En septembre, l’Iran a annoncé que les prochains exercices navals organisés par les forces maritimes russes, indiennes et chinoises auraient lieu dans le nord de l’océan Indien et dans le golfe d’Oman, dans les eaux internationales.

Cet entraînement, du nom de Ceinture de sécurité maritime, ne vise pas d’autres pays mais est censé lutter contre les terroristes et les pirates, selon les déclarations du chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et de son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif.

Poutine rappelle que la Russie est le seul pays à posséder l’arme hypersonique

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La Russie se trouve aujourd’hui à l’avant-garde du développement de nouveaux armements et possède des systèmes uniques en leur genre, a déclaré le Président russe, rappelant que l’Union soviétique était souvent à la traîne dans ce domaine.

Vladimir Poutine a déclaré que le monde se trouvait actuellement dans une situation unique en son genre, la Russie étant l’unique pays à posséder l’arme hypersonique.

«À l’heure actuelle, nous vivons une situation unique en son genre dans notre Histoire nouvelle: c’est aux autres de nous rattraper. Aucun pays ne possède d’arme hypersonique ni, encore moins, d’arme hypersonique de portée intercontinentale», a-t-il souligné ce 24 décembre au cours d’une réunion de responsables du ministère russe de la Défense.

Il a souligné que ni l’Union soviétique, ni la Russie «n’ont cherché à créer des menaces aux autres pays» et a rappelé que c’est l’URSS qui devait toujours rattraper les États-Unis en matière d’armement, notamment pour la bombe atomique, l’aviation stratégique et les premiers missiles intercontinentaux.

«Il existe également d’autres systèmes»

Vladimir Poutine a indiqué que les troupes russes étaient d’ores et déjà dotées de missiles hypersoniques Kinjal et de systèmes laser Peresvet, qu’un premier régiment était en train d’être armé du système de missiles intercontinentaux Avangard et que les travaux de mise au point des missiles Sarmate et Zircon, ainsi que du missile de croisière Bourevestnik suivaient leur cours.

«Il existe également d’autres systèmes. On en parle moins, mais ils existent, ils dotent les troupes et fonctionnent», a-t-il ajouté.

Tir d'essai du missile Avangard

© SPUTNIK . THE MINISTRY OF DEFENCE OF THE RUSSIAN FEDERATIONLa Défense russe annonce la mise en service de missiles hypersoniques AvangardToujours selon Vladimir Poutine, bien que la Russie consacre à la défense beaucoup moins d’argent que certains autres pays, elle n’a nullement l’intention de réduire sa capacité au combat.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a annoncé ce 24 décembre que le premier régiment armé de systèmes de missile Avangard avec un planeur hypersonique serait opérationnel d’ici la fin de la semaine. À la mi-novembre, les forces armées russes ont testé pour la première fois un missile Kinjal capable de voler et manœuvrer à une vitesse de 12.240 km/h et frapper porte-avions, destroyers et croiseurs ennemis.

Mali: nouveau succès des commandos, mais vaincre militairement est-il possible?

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Nouvelle victoire au tableau de l’armée française au Mali, dans la nuit du 20 au 21 décembre. 40 djihadistes ont été neutralisés par les commandos et par les nouveaux missiles qui équipent les drones Reaper. Mais ces succès suffisent-ils?

Les militaires appellent ça une «action d’opportunité». C’est non loin de la frontière mauritanienne que la force Barkhane a mené son dernier combat d’ampleur. Plusieurs groupes terroristes auraient été, selon les renseignements, rassemblés dans une zone densément boisée, à 150 km au nord-ouest de la ville malienne de Mopti, réputée être le territoire de la Katiba Macina, un groupe lié à Al Qaïda*. Dans la nuit du 20 au 21 décembre, des dizaines de commandos héliportés, appuyés par des hélicoptères Tigre, ont été engagés dans un assaut nocturne.

«Contact!»

Alors qu’ils procédaient à la fouille du campement ciblé, les commandos ont été pris à partie par un groupe de terroristes infiltrés à moto, à couvert dans des bois difficilement pénétrables. Les combats ont duré jusqu’aux première lueurs du jour.

Le lendemain, un drone Reaper a poursuivi l’action au sol des commandos et frappé des cibles au sol. Une grande première: l’armée française avait tout juste annoncé avoir achevé trois jours auparavant les tests des bombes de 250 kg qui équipent désormais trois aéronefs basés à Niamey au Niger. Sept terroristes supplémentaires ont été neutralisés ainsi. En tout, 40 ennemis au tapis. 33 terroristes ont pu être éliminés lors de l’engagement nocturne, et sept lors de la frappe du drone. Quatre pick-up, dont un équipé d’un canon anti-aérien, des motos et de l’armement lourd ont par ailleurs été saisis, et deux gendarmes maliens détenus en otage ont pu être libérés.

Un drone Reaper armé avec deux bombes GBU-12 bombs sur la base militaire Barkhane's à Niamey.

© AFP 2019 DAPHNE BENOITUn drone Reaper armé avec deux bombes GBU-12 bombs sur la base militaire Barkhane à Niamey.

Une victoire qui tombait à pic pour l’Élysée: en tournée en Afrique alors que les populations contestent de plus en plus la présence française, Emmanuel Macron était en Côte d’Ivoire.

«Ce succès considérable, c’est l’engagement de nos forces, c’est le soutien que nous apportons au Mali, à la région et à notre propre sécurité. Nous avons eu des pertes, nous avons aussi des victoires ce matin grâce à l’engagement de nos soldats et de l’opération Barkhane», a déclaré le Président français.

Une guerre ingrate

Le général Lecointre, chef d’État-major des armées, était lui aussi au Sahel la semaine précédente. En «inspection de théâtre», comme on dit. Peut-être d’abord pour souligner l’ingratitude de cette guerre, en réponse à la pression médiatique depuis la mort des 13 soldats français fin novembre: «Il n’y aura pas de grand soir, de grande bataille définitive avec défilé triomphal sur les Champs-Élysées. Nous sommes là pour endiguer la crise», a-t-il déclaré sur France Info. Toute guerre asymétrique se révèle par définition une guerre d’usure, malgré les réussites foudroyantes de l’année 2012.

Pour le haut commandement militaire, pas de doute donc, il s’agit d’assurer la sécurité française «pour les 30 ans qui viennent». Sans Barkhane, l’effondrement de la région, «provoquera une pression migratoire sur l’Europe, avec tous les risques populistes que cela entraînera».

un soldat français, Opération Barkhane

© AFP 2019 DAPHNE BENOITBarkhane: les forces spéciales françaises se démènent, les politiques désorientés2020 sera donc l’année de tous les risques selon Lecointre: «C’est maintenant, dans l’année qui vient, que se joue l’avenir du Sahel. C’est pour ça que nous nous engageons en avant-garde et que nous allons passer à la vitesse supérieure. Si nous loupons ce moment charnière, je suis assez pessimiste.»

Mais la victoire est-elle militairement possible? Le défi le plus immédiat est celui de Liptako-Gourma, la zone des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, une zone refuge des groupes terroristes qui vivent de pillages et de trafics. Militairement pourtant, le défi est constant. Dans le désert, la guerre asymétrique ressemble à une course-poursuite sans fin, comme nous l’a expliqué un officier d’infanterie récemment déployé au Sahel:

«La technique de l’évitement est privilégiée par les djihadistes: dès qu’il y avait l’armée française dans le coin, ils fuyaient. Car ils savaient qu’il y avait du répondant. Ils s’attaquent aux forces plus faibles de la Mission des Nations unies (Minusma) ou des Forces armées maliennes (FAMA), ils ne s’attaquaient pas à Barkhane car ils savaient qu’il y avait du répondant.»

Les troupes maliennes souffrent à n’en pas douter bien davantage. Le sommet du G5 Sahel, qui devait se tenir le 16 décembre dernier à Pau, a été décalé après une attaque ayant causé la mort de 70 soldats nigériens. Début novembre, une autre offensive contre un camp militaire avait causé 53 morts dans les rangs de l’armée malienne. Des désastres qui reflètent le besoin de la présence française.

Même les cuistots ont défendu le camp

Cependant, les terroristes ne semblent pas avoir totalement pris l’ascendant. Les attaques directes contre les Français sont plus rares donc. Elles adviennent quand les terroristes se sentent acculés. Évoquant une offensive directe contre un camp français, l’officier d’infanterie constate: «Nous étions vraiment chez eux, dans la région des trois frontières. Sinon, c’est la technique de l’évitement qui prédomine.»

Autre fait d’armes: en avril 2018, le camp français de Tombouctou était attaqué par trois véhicules piégés, repeints aux couleurs de l’ONU. Explosant à l’entrée et soufflant plusieurs tentes, ils devaient ouvrir la voie à une vingtaine de djihadistes, alors que la majeure partie de la garnison est en mission à plusieurs centaines de kilomètres. Une quinzaine de légionnaires et de hussards, cuisiniers compris, étaient parvenus à repousser l’offensive. L’un des légionnaires manœuvra son VAB pour bloquer une entrée avant de monter à la tourelle pour mitrailler à la 12,7mm les assaillants.

Militaire de l'Armée de Terre

© CC0 / JOE_HILLSUNDOPEX: l’armée française engagée dans des missions de plus en plus violentesMais comment vaincre l’ennemi qui évite la confrontation, qui plus est sur un territoire grand comme l’Europe? Notre interlocuteur réfléchit, admet ne pas avoir «de réponse toute faite», avant d’ajouter: «peut-être faudrait-il une méthode d’engagement différente…», et de préciser sa pensée en riant: «qui se rapprocherait de la technique russe!». Derrière la boutade, un souhait de disposer d’une force de frappe accrue, ou d’user de la force de manière moins complexée. Un problème que l’armée en partie réglé avec les drones Reaper nouvellement armés.

Côté mobilité, le blindé Griffon devrait être déployé avec le 3e Régiment d’infanterie de Marine (3e RIMa) dans quelques semaines, mais ne saurait se révéler plus souple que les véhicules blindés légers (VBL) déjà en service. Il faut dire que de manière générale, les troupes ne semblent manquer de rien, ou presque. «Il y avait des soucis de chaussures dans les débuts, ça s’est amélioré: personne ne se plaint du matériel qu’on a, et puis on arrive toujours à trouver le petit système D à la française», nous rapporte l’officier d’infanterie.

Barkhane est sans conteste la priorité de l’armée française, le reflet de sa capacité militaire, les moyens semblent optimaux donc: les 4.500 soldats de l’opération semblent bien équipés et font au mieux au vu des circonstances… et en attendant les évolutions politiques. À commencer par un soutien plus explicite des États africains, mais aussi des alliés européens. L’opération «Tacouba», voulue par la France, rassemblerait des forces spéciales européennes. Pour l’instant, huit pays de l’UE auraient donné leur accord.

*Organisation terroriste interdite en Russie.

Guinée: L’incident a été réparé

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Salif Keita, ce Baobab de la musique africaine a vécu le choc de sa carrière en se voyant mal reçu par l’administration de l’aéroport international de Conakry. Invité en Guinée pour un concert à Guichet fermé, sa déception et sa colère se furent avec tâches. << J’avais oublié que l’aéroport guinéen n’est pas guinéen, il est français. 99 ans de contrat avec la France >> .

Notons que l’incident a été réglé par le prof Alpha CONDÉ.

2020: les messages de vœux de chefs d’État africains à leurs concitoyens

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Direct afrique

MALI  CÔTE D’IVOIRE  RDC  GUINÉE  GABON

2020: les messages de vœux de chefs d’État africains à leurs concitoyens

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, a rendu hommage à tous les soldats morts dans la lutte contre le terrorisme (image d’illustration).
© Issouf Sanogo/AFP

Par RFIPublié le 01-01-2020 Modifié le 01-01-2020 à 03:01

Mardi soir 31 décembre, la plupart des chefs d’État africains ont envoyé un message de vœux à leurs concitoyens pour la nouvelle année. Retour sur leurs déclarations, marquées par les événements de la fin d’année.

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, a rendu hommage à tous les soldats morts dans la lutte contre le terrorisme; un combat qu’Idriss Déby a lui aussi évoqué, mais pour regretter l’inaction de la communauté internationale, qui « tarde à être à la hauteur des enjeux ».

Le Mali reste serein et sain, dans sa majorité. Le Mali garde encore ses valeurs de bienséance et sa force morale…Ibrahim Boubacar Keïta01-01-2020 – Par Serge Daniel

00:0000:58

Au Gabon, c’est la lutte contre la corruption qui a marqué les vœux d’Ali Bongo. Presque un mois après l’arrestation de son ancien directeur de cabinet de la présidence, le chef de l’État l’affirme : « Celles et ceux qui s’adonnent à des pratiques répréhensibles seront tous sanctionnés sans exception ».

Je laisse la justice, en qui j’ai toute confiance, faire son travail…Ali Bongo Ondimba01-01-2020 – Par Yves-Laurent Goma

00:0000:57

En Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a, lui, vanté son bilan social en pointant du doigt le recul de la pauvreté.

Durant près de 18mn, le chef de l’État ivoirien a vanté son bilan dans une longue litanie de chiffres. Investissements, infrastructures, électrification, santé, éducation, emploi. Tout y est passé. Alassane Ouattara a particulièrement insisté sur le social, et notamment sur le programme de 1000 milliards de FCFA, lancé il y a un an, destiné aux plus fragiles…Alassane Ouattara01-01-2020 – Par Pierre Pinto

00:0001:33

Il est également revenu sur les accusations contre son opposant Guillaume Soro : « Aucune tentative de déstabilisation ne pourra prospérer », a-t-il déclaré. Et  il promet une année électorale paisible en 2020.

« Il est devenu périlleux d’être opposant en Cote d’Ivoire ». Cette phrase de Guillaume Soro résume la teneur de son allocution du 31. Dans une vidéo de piètre qualité diffusée sur Facebook, celui qui était encore il y a un an président de l’Assemblée nationale dénonce un climat politique dangereux, un « durcissement inouï du régime » et des « entailles béantes dans la démocratie »…Guillaume Soro a présenté lui aussi ses vœux aux Ivoiriens, sur Facebook.01-01-2020 – Par Pierre Pinto

00:0001:18

En Guinée, Alpha Condé s’est ému des manifestations violentes qui ont marqué la fin de 2019. Il est par ailleurs revenu sur son projet de réforme de la Constitution annonçant vouloir le soumettre à la volonté populaire.

J’invite chacun d’entre vous à prendre part au vote, à assumer son droit et son devoir…Alpha Condé01-01-2020 – Par Moktar Bah

00:0000:58

Enfin en RDC, 2020 sera l’année de l’action pour Félix Tshisekedi. Dans son discours, le président a déclaré vouloir instaurer un nouveau système de gouvernance pour répondre aux priorités du pays.

Au regard de l’état des lieux actuel, il me paraît urgent de nous remettre en question sur le modèle de la nation que nous voulons construire…Félix Tshisekedi01-01-2020 –

Par Kamanda Wa Kamanda

Suivez le liens ci-dessous pour la suite

http://www.rfi.fr/afrique/20200101-2020-messages-voeux-chefs-etat-africains-leurs-concitoyens

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Mali: Des ministres ont lancé l’opération « Nuit sans Accident » à Bamako

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Lancement de l’opération « Nuit sans Accident » par le Ministre des Transports et de la Mobilité Urbaine Monsieur Ibrahima Abdoul LY ,accompagne par le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile Général de division Salif TRAORE et celui de la jeunesse et des Sports Monsieur Arouna Modibo TOURE. On notait la présence du Président du Conseil National de la Jeunesse Amadou Diallo. Cette nuit sans accident est organisé par l’ANASER dirigée par Mme Diadji SACKO et le CNJ.

MALI-MESSAGE DE VOEUX DE NOUVEL AN DU PRÉSIDENT D’HONNEUR DE L’ADP-MALIBA, MONSIEUR ALIOU BOUBACAR DIALLO

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Chers compatriotes,

L’année 2019 tire à son terme sur une note que nous pouvons considérer comme un réel motif d’espoir pour l’avenir de notre cher Mali. En effet, comme nous l’appelions de tous nos vœux depuis l’an dernier, enfin les maliens se sont retrouvés durant près de deux mois autour de l’essentiel : le Mali. Dans les communes, à l’étranger puis au niveau national, partout où se fut possible, tous les sujets ont été mis sur la table pour convenir consensuellement des voies et moyens de résoudre NOS problèmes, de mettre un terme à NOTRE crise.

C’était un appel pressant auquel l’ADP-Maliba, formation politique de l’opposition, et moi-même tenions particulièrement. Au cours des échanges, nous nous sommes concentrés sur ce qui unit les maliens. 2019 se termine donc sur l’espoir que le chemin de la paix est encore possible. Nous devrons œuvrer à ce que 2020 soit l’année de la concrétisation des conclusions de notre Dialogue.

Mes très chers compatriotes,

Pour la nouvelle année, mon vœux le plus ardent est donc que les résolutions et les recommandations fortes issues de ce dialogue inter-malien connaissent une mise en œuvre effective. Que la mise en œuvre de ces recommandations permette à nos frères, nos sœurs, nos fils et nos filles réfugiés et déplacés de pouvoir enfin retrouver le chemin de leur terroir. Que cela permette de rétablir la paix et la sécurité de Kayes à Kidal, de Taoudeni à Zegoua. Que cela permette de réouvrir les classes pour tous nos enfants et d’offrir de nouvelles perspectives à notre jeunesse et à nos femmes en terme d’emploi et de prospérité. En somme que nos recommandations collectives soient réellement une solution pour le Mali.

Mais je sais que de simples vœux n’auront d’effets réels que par le travail, la rigueur, le sérieux, l’engagement et SURTOUT l’implication de tous et de toutes. Au-delà des discours, nous devons agir collectivement pour la mise en œuvre de ces recommandations. Je tiens à féliciter mes camarades du Comité Executif de l’ADP-Maliba qui ont fait le choix du dépassement de soi et de l’effacement des clivages partisans au profit de la réussite d’un projet collectif qui était le vœux de tous les participants au DNI (majorité, opposition, société civile et groupes armés).

Chers compatriotes,

Vous l’aurez compris, au-delà des traditionnels vœux de fin d’année, j’ai souhaité concentrer mon message sur les perspectives qu’offre le dialogue que nous venons de conclure surtout depuis que le President de la Republique a pris l’engagement devant les maliens de s’impliquer dans la mise en œuvre de ses conclusions. Cela offre des perspectives mais aussi d’énormes défis dont je mesure l’ampleur et la difficulté à relever. Pour autant, comme toujours, je reste convaincu qu’impossible n’est pas malien à partir du moment où nous nous mettons tous et sincèrement à la tâche.

Chers compatriotes,

Je ne saurais terminer sans présenter mes sincères condoléances aux familles des victimes civiles et militaires, nationales et internationales, de la crise que nous connaissons. Je prie pour le repos éternel de leurs âmes.

J’espère que la mise en œuvre des conclusions de ce dialogue permettra de mettre un terme à la tragédie que nous vivons et de retrouver le chemin d’une paix durable.

Chers compatriotes,

Je vous souhaite une excellente année 2020. J’espère qu’elle sera celle de la santé, du succès, du bonheur et de la prospérité pour tous.

Bonne année 2020!

Qu’Allah bénisse le Mali et les maliens!

Festivités de fin d’année : Lancement de la 3e édition des activités « Bamako, ville lumière »

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Pour les festivités de fin d’année, DANA GROUPE en partenariat avec la Mairie du District de Bamako, fait la capitale malienne, ville lumière depuis 2017. C’est dans cette optique que le coup d’envoi de l’édition de cette année a été donné ce lundi 30 décembre au Monument de la paix, en présence du Gouverneur du District de Bamako, Bahamane Maiga, du 1er adjoint du Maire du District de Bamako, Hary Makan Keita et la Présidente de DANA GROUPE, Fadima Sangaré.
Je voudrais rendre hommage à notre vaillante Armée et renouveler au nom de DANA GROUPE, notre compassion et nos sincères condoléances aux familles des victimes civiles et militaires ayant perdu la vie au cours de cette année dans cette guerre contre l’obscurantisme et le terrorisme. C’est par ces mots que la Présidente de DANA GROUPE, Fadima Sangaré a commencé son intervention. Pour elle, le Mali doit retrouver le 《vivre ensemble 》entre les communautés, sans lequel aucune paix durable ne sera possible. C’est dans cette optique que DANA GROUPE a décidé de s’investir auprès des autorités maliennes, des partenaires techniques et financiers, de la société civile pour donner des moments de bonheur, de joie et de convivialité aux populations à travers le concept de 《villes lumières》. Elle affirme que c’est ainsi que l’édition 2019 de Bamako, ville lumière a donné naissance à Koulikoro, ville lumière et Mopti, ville lumière qui correspond avec la célébration du centenaire de la commune urbaine de Mopti.
C’était une occasion à la Présidente de DANA GROUPE de rendre hommage au Maire du District de Bamako et ceux des communes urbaines de Koulikoro et de Mopti pour la réussite de ce projet. A savoir que le projet ville lumière est financé à 100% uniquement par des entreprises et sociétés présentes au Mali.
Au nom du Maire du District et tout le conseil du District, le 1er adjoint du Maire, Hary Makan Keita remercie et félicite DANA GROUPE pour ce projet qui consiste à rendre la ville de Bamako plus belle pendant les dernières semaines de chaque année. Le Maire Keita remercie et réitère leur reconnaissance à toutes les entreprises qui soutiennent et accompagnent ce beau projet.
Pour le Gouverneur du District de Bamako, Bahamane Maiga, ce projet Bamako, ville lumière est salutaire qui au-delà de l’embellissement de la ville de Bamako, pourrait aussi être un facteur de sécurité à travers la lumière. Il remercie les initiateurs de ce projet et invite les uns et les autres à initier des projets comme DANA GROUPE pour donner une autre image à notre pays.
A la fin de la cérémonie, un don symbolique d’un chèque géant de 5 millions de FCFA a été remis à la Direction du service social des Armées du Mali par DANA GROUPE , une manière de soutenir les enfants orphelins et les femmes veuves des soldats tombés sur le champ d’honneur.
IB KONE

MALI: DISCOURS DE NOUVEL AN 2020 DU PRESIDENT IBRAHIM BOUBACAR KEITA

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Mes chers compatriotes de l’intérieur et de la diaspora,
Hôtes du Mali, qui partagez notre quotidien, nos joies et nos peines,

Encore une fois, par la Grâce du Seigneur Dieu, Créateur des Mondes, Nous nous retrouvons avec bonheur pour vous adresser mes vœux de nouvel an, en cette heure et en ce lieu.
Que l’on peut me permette de savourer avec une exquise humilité le privilège d’être le premier serviteur de la grande nation malienne à laquelle je suis fier d’appartenir.
Fier de lui appartenir parce que nous sommes une nation de dignité avérée.
Fier de lui appartenir parce que nous sommes issus de la même trame solidaire.
Fier de lui appartenir parce que notre ensemble ne résulte d’aucun colmatage, et ne procède d’aucun replâtrage.
Au contraire, il s’est construit de nos voisinages patients et intelligents ; il s’est construit de nos compromis dynamiques et nos de larges consensus chaque fois autour de l’essentiel, quand l’essentiel est menacé.
Cette capacité à rebondir, est, vous le savez bien, la science des peuples majeurs, des vieilles nations.
Précisément ce que nous sommes !
Nous le sommes car nous savons toujours jusqu’où ne pas aller.
Nous le sommes aussi car nous savons que nous n’avons pas le droit de retomber dans l’Obscur, les Ténèbres, après avoir été producteurs de lumière et ouvreurs de voie.
Comme le fut Tadamakatt ! Comme le fut Koumbi Saleh ! Arawane ! Kouroukan Fouga ! Kirina ! Hamdallahi ! Segou Koro ! Sikasso, Logo Sabouciré, Tabi ! De même que tous ces nombreux autres centres de civilisation qui ont cultivé l’humanisme dans ce berceau d’Empires illustres devenu aujourd’hui cette République du Mali que nous avons égale obligation de chérir, de veiller et de promouvoir.
Il ne s’agit nullement à mon sens d’un hasard de la distribution, mais d’une mission qui nous est confiée, d’un défi à relever : celui de faire le Mali, « même s’il faut notre sang ».
Mais celui de faire un Mali divers et uni, un Mali un et indivisible !
Ce devoir incombe à chacun d’entre nous, d’où que nous soyons : du fleuve, des falaises, des dunes, des lacs, de la savane, et quelle que soit la langue dans laquelle nous nous adressons à l’ensemble national : bamanan, hassaniya, bomu, mandekan, fulfulde, tamasheq, senufo, kassonké, dafing, dogono, bozo, minianka.

Cela est faisable, mes chers compatriotes,
D’ailleurs, nous sommes en train de le faire.
En effet, malgré la crise insidieuse qui nous affecte, l’économie nationale se révèle d’une remarquable résilience, avec un taux de croissance soutenu et une inflation maîtrisée.
Il ne s’agit pas là d’un phénomène conjoncturel mais d’une tendance lourde depuis 2013 où le taux de croissance économique annuel est de 5%.
Nos recettes augmentent et nos dépenses publiques sont de plus en plus maîtrisées.

Avec un encours de dette en pourcentage du PIB de l’ordre de 37% pour une tolérance de 70% dans l’espace CEDEA0, le Mali est l’un des pays les moins endettés de l’Afrique de l’Ouest.

Son potentiel d’endettement est loin d’être entamé alors que ses dépenses d’investissement en 2019, ont représenté 34,8% de ses recettes fiscales, c’est-à-dire largement au-dessus de la norme minimale de 20%, fixée par l’UEMOA et la CEDEAO.

C’est compte tenu de tous ces efforts qu’en août 2019, le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International, a approuvé un nouveau Programme de Facilité Elargie de Crédit pour un montant de près de 192 millions de dollars US, donnant ainsi un signal positif à nos autres Partenaires Techniques et Financiers.
Ensuite, grâce à l’allocation de 15% du budget national alloué au secteur agricole, conjugué à une bonne pluviosité et au légendaire culte de l’effort du paysan malien, des performances records ont été obtenues.

Sans précédent dans les statistiques de notre pays, la production céréalière dépasse les 10 millions de tonnes en 2018/2019.

En forte progression avec 728 600 tonnes durant la campagne écoulée, le secteur cotonnier connaît un véritable essor avec une augmentation de 65,57 %.

Cet effort méritoire s’accompagne, avec cent quatre-vingt-six milliards de nos francs, d’un niveau jamais atteint de recettes en faveur des cotonculteurs.
Maliennes et Maliens,
Hôtes du Mali,
Une autre bonne nouvelle est qu’il y a juste une semaine, le pays a clôturé le Dialogue National Inclusif tant attendu, tant réclamé, par notre peuple dans ses diverses composantes.
Personne n’a été exclue ou oubliée : les consultations ont eu lieu dans plus de 600 communes, dans tous les cercles et dans toutes les régions du pays, en plus du district de Bamako.
La diaspora malienne s’est surpassée et plus de 5 millions de réactions relatives à ce Dialogue ont été notées sur les réseaux sociaux, venant de nos compatriotes, de tous les segments et de tous les âges.
L’étape finale des assises qui s’est déroulée à Bamako du 14 au 22 décembre a enregistré la présence de plus de 3000 participants, y compris les mouvements signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du Processus d’Alger.
Tout au long du processus qui a conduit à la tenue de ces assises que de nombreux compatriotes qualifient de refondatrice, des contributions de qualité ont été reçues, émanant de nos anciens chefs d’Etat, de grands commis de l’Etat à la retraite ou en activité, d’autorités morales, civiles ou religieuses de premier plan.
Ils méritent tous notre gratitude pour leur précieux concours ; les Présidents Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, Dioncounda Traoré. Qu’ils acceptent ici mes vœux de santé, de bonheur et de succès !
Ainsi donc, nos concitoyens auront eu l’occasion de se pencher sur les préoccupations fondamentales du pays. Ils ont débattu de questions nationales vitales sans concession mais dans la plus grande courtoisie, dans le plus strict respect de cette charte malienne du savoir-vivre et du savoir-être qui nous est enviée et que nous devons préserver envers et contre tout.
Les Maliens y ont parlé de Paix et sécurité pour le Mali qui n’est pas, il faut l’admettre, au mieux de sa forme.

Ils y ont parlé de cohésion sociale, de cette cohésion sociale durement éprouvée, dans notre pays.

Ils y ont parlé de politique, d’ institutions et de gouvernance, ce qui n’est pas indifférent dans ce pays qui a été, pendant des décennies, la belle vitrine des processus démocratiques africains.

Les questions sociales et sociétales ont été également débattues, tout comme les questions d’économie et de finances, de culture, de jeunesse et de sport!

Partout où il le fallait, le curseur a été mis, le diagnostic posé et le remède préconisé.

Il n’est donc que normal que nos compatriotes saluent, en la tenue du Dialogue National Inclusif, un bond qualitatif majeur.
Je n’ai également nul doute que par la qualité des débats, la représentativité des participants, la pertinence des résolutions et des recommandations, ces assises portent en filigrane les contours et le contenu du pays que nous voulons avoir, où nous voulons vivre, et où chacun est conscient de sa part de dette et de devoirs envers la nation.
Je l’avais dit et je le redis ici : pour ma part, je ferai tout mon possible pour diligenter la mise en œuvre des résolutions et recommandations validées.
De la même manière, je veillerai à ce que le mécanisme de suivi que le Forum a souverainement souhaité mettre en place, dans son format et dans ses missions, puisse travailler en toute indépendance.
Ce que le Dialogue National Inclusif a voulu et qui est conforme à nos lois, le gouvernement le voudra, le chef de l’Etat le voudra.
Sous mon magistère, les préconisations de ce Dialogue seront mises en œuvre. Inch’Allah !
Je salue et remercie une fois de plus le triumvirat avec Baba Akhib Haidara, Aminata Dramane Traoré, Ousmane Issoufi Maïga. Je salue et remercie Cheick Sidi Diarra président du Comité National d’Organisation du Dialogue. Je salue tous les délégués, les participants, de la diasporta, des communes, des cercles, des capitales régionales et du District pour leur engagement patriotique ainsi que leur dédicace franche et totale qui ont permis à ces assises d’être à la hauteur de ce que le Mali en attendait.

Mes chers compatriotes,
Hôtes du Mali,
Sans les bonnes nouvelles que sont une économie qui tient debout malgré la conjoncture difficile, sans le succès reconnu par tous du Dialogue National Inclusif 2019, aurait été une année noire, un véritable annus horibilis.
A une échelle sans précédent, des localités entières de chez nous, qui furent jadis havres de paix et de tolérance, ont vu la haine tuer et brûler.
Les heurts intercommunautaires, les violences motivées par la vengeance ou par le calcul d’installer la stratégie paralysante de la peur, nous ont confronté à des barbaries d’un autre âge, à des horreurs que nous ne croyions possibles que chez les autres.
Je parle de Koulogo, Ogossagou et Sobané-Da, pour ne citer que ces monstrueuses tragédies imméritées.
Notre armée nationale, dans le même temps, a payé un lourd tribut à ce qui reste aujourd’hui plus que jamais, notre guerre de libération, notre grande guerre nationale.
A Guiré, Dioura, Bullikessi, Indelimane, Tabankort, nous avons subi des pertes douloureuses.
J’ai, comme vous le savez, désigné, cet été, le Pr Dioncounda Traoré, en tant que Haut Réprésentant du Chef de l’Etat pour les Régions du Centre.
Après une centaine d’auditions de parties prenantes et la mise en place de ses équipes, le Pr Traoré, ancien chef d’Etat, aborde la phase opérationnelle de sa feuille de route.
L’ennemi a atteint un niveau de sophistication et de violence sans précédent.
Il est passé à la phase ultime de son combat d’arrière-garde, répandant le sang sur son passage, non seulement au Mali, mais dans les casernes de plus en plus endeuillées du Sahel nigérien et burkinabé.
C’est le lieu de nous incliner, une fois encore, devant la mémoire de tous les soldats tombés sur le champ d’honneur, les forces maliennes comme les forces étrangères.
Aux veuves et aux orphelins de tous ces héros, à leurs proches, nous réitérons nos condoléances les plus émues.
Chaque soldat, je dis bien chaque soldat tombé dans notre grande guerre nationale, mérite du Mali et mérite de tout le Mali.
Parce que ce pays sait être. Parce que ce pays sait reconnaitre.
Le lundi 2 décembre 2019, il l’a signifié de nouveau en se rendant à Paris pour prendre part aux obsèques des treize militaires français héroïquement tombés à Indelimane, sur notre sol donc, une triste nuit de novembre.
Que les représentants de nos ordres religieux, musulmans et chrétiens, Son Eminence Jean Cardinal Zerbo, le représentant du Haut Conseil Islamique, Thierno Hady Thiam, le Révérend Pasteur Nouh Ag Infa Yattara, le Grand Imam Kokè Kallé, qui ont bravé le froid et la fatigue pour communier avec le peuple français dans la Cour des Invalides, trouvent ici l’expression de ma profonde gratitude !
Certes, la crise insidieuse que traverse notre pays nous pousse à vérifier nos prémisses et à remettre en cause nos certitudes.
Mais il y a ce que les flots n’emporteront jamais. Il y a ce qui ne peut être attaqué. Il y a ce qui ne peut être ni cédé ni concédé : c’est notre identité fondée, entre autres valeurs, sur la gratitude et le respect de l’hôte, à fortiori l’hôte venu se battre à nos côtés, pour notre liberté et pour la liberté du monde.
Certains sentiments exprimés via les réseaux sociaux, certains articles de presse, ou par des voix connues, demeurent préoccupants car il est essentiel, voire vital, de ne pas se tromper d’ennemis.
Cependant, les Maliens gardent dans leur cœur, Damien Boiteux, le premier soldat français tombé sur le sol malien en janvier 2013 lors de la défense de Konna.
Ils gardent dans leur cœur tous les autres soldats, français, tchadiens, ou d’autres nationalités, qui ont payé de leur vie pour que les Maliens, eux, soient libres.
Du reste, tous les discours officiels de 2012 où nous n’étions pas encore aux affaires, à la date d’aujourd’hui portent témoignage de la solidarité sans précédent dont notre pays a bénéficié tout au long de sa crise.
Que tous nos partenaires trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude pour leur fraternelle coopération : CEDEAO, Union africaine, MISMA, Serval, Minusma, Barkhane, Union européenne, OCI, coopération bilatérale, humanitaires prenant tous les jours des risques pour porter assistance aux populations ou pour ouvrir de nécessaires canaux de dialogues avec ceux que le seul dialogue permettra de récupérer.
Ce sentiment de gratitude est, j’en reste convaincu, celui de la majorité des Maliens.
Celle-ci ne saurait être confondue avec une minorité d’activistes, de francs-tireurs ou de forces centrifuges qui cherchent à faire feu de tout bois, y compris le jeu des terroristes.
Le Mali reste sain dans sa majorité. Le Mali garde encore ses valeurs de bienséance et sa force morale.
Mais le Mali a une constitution et un territoire.
Son combat doctrinal est qu’on lui permette de mettre en œuvre sa démocratie laïque, laïque, sans compromission aucune, je dis bien une laïcité sans compromission aucune.
Son combat existentiel est qu’on lui permette de garder son intégrité territoriale, toute son intégrité territoriale.
Je suis certain et assuré que ce combat est celui de nos partenaires et que les incompréhensions et malentendus éventuels qui font partie du partenariat, de tout partenariat, seront dissipés dans les meilleurs délais, afin que dans la guerre sauvage qui leur est imposée, le moral de nos forces soit préservé, qu’elles soient burkinabè, françaises, maliennes, nigériennes ou onusiennes.
La rencontre de Pau le 13 janvier entre le Président de la République française et ses homologues du G5 sera décisive, en ce qu’elle permettra de mettre sur la table toutes les questions, tous les griefs, toutes les solutions.

Mes chers compatriotes,
Je ne saurais, terminer cette adresse sans une fois de plus en appeler à l’esprit civique, toutes et tous, quant à l’impérieuse nécessité d’une trêve sociale.
Garant du bien-être individuel et collectif de nos concitoyens, je ne suis pas en train, ce faisant, de mettre en cause la légitimité ni la légalité des revendications matérielles, car aucune misère n’est acceptable, ni matérielle ni morale ni spirituelle.
Que les syndicats s’en rassurent : je trouve noble et démocratique leur combat. A fortiori lorsque ce combat est celui de syndicats de l’éducation se battant pour le mieux-être du corps le plus essentiel de la nation, à savoir le corps enseignant qui mérite le meilleur de ce que peut lui offrir une nation.
Hélas, bien que notre Etat essaie de pourvoir à tous les secteurs malgré ses ressources modiques, il est pris à la gorge par l’effort de guerre.
Parce que le Mali lui-même est ébranlé dans ses fondements, parce qu’il faut tout faire pour empêcher l’effondrement de notre Etat, une proportion de plus en plus importante du budget est consacrée à l’équipement, au recrutement, à la formation et la montée en puissance de nos forces de sécurité et de défense, face à des adversaires qui gagnent redoutablement en efficacité.
Par la force des choses, mes chers compatriotes, l’investissement dans la guerre est devenu notre première source de dépenses.
Ce secteur absorbe 24% des ressources budgétaires de notre pays où tous les investissements sont prioritaires et urgents.
Mais vous le savez bien, c’est parce que la paix est la première des infrastructures, celle qui conditionne toutes les autres.
Je sais que le Dialogue National Inclusif a débattu de la question de la trêve sociale. Mais je vous soumets de nouveau la demande. Je vous la soumets en toute déférence, mais je vous la soumets avec insistance.
Une conférence sociale est nécessaire ? Alors, allons-y ! Faut-il s’entendre sur un nouveau pacte de croissance et de solidarité revu à la lumière de la nouvelle donne qui conditionne la survie du Mali ? Alors, allons-y !
Les chiffres sont encourageants. Mais ceux qui me savent, savent aussi que ce tableau ne saurait me satisfaire.
Car je sais la souffrance de la majorité de nos compatriotes. Je sais la pauvreté et la précarité qui affectent encore de larges couches de nos populations.
Je sais la prévalence du chômage malgré les efforts pour promouvoir l’entreprenariat-jeunesse.
Je sais la soif d’eau potable. Je sais le besoin d’électricité de nos villes et de nos campagnes. Je sais l’urgence de démocratiser l’accès à la santé, une santé digne d’un pays aux ambitions d’émergence. Je sais l’urgence de démocratiser l’accès à l’éducation, une éducation digne d’un pays aux ambitions d’émergence.
Le gouvernement est à pied d’œuvre, se battant sur plusieurs fronts et remportant, dans des biens des domaines, des victoires.
Je ne saurais m’en vanter, ce qui est à faire ou à parfaire restant énorme.

Maliennes et Maliens,
Au seuil de cette nouvelle année, je formule à l’endroit de chacune de vous et de chacun de vous, mes vœux les meilleurs, de santé car c’est notre bien le plus précieux, et de succès dans tout ce que vous entreprendrez. Qu’Allah veille nos malades et étende Sa Grâce sur l’âme de nos disparus !
Je vous prie d’ouvrir encore plus vos cœurs pour les Non-Maliens qui vivent parmi nous et qui ne seront jamais étrangers sur ce sol ouvert à tous les souffles amicaux du monde. Chérissez-les, car ils sont vos sœurs et vos frères ! Chérissez-les car ils sont nombreux à être venus se battre à nos côtés, soldats de la liberté, soldats de l’honneur, soldats de la fraternité !
Les mots de la fin, je voudrais les réserver aux jeunes : ce soir de la Saint- Sylvestre, je voudrais vous conseiller plus de prudence sur les routes.

Qu’Allah bénisse le Mali !