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Mali : Mohamed Diawara, Président de l’Organisation des professionnels du numérique

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« On a lancé le projet Open Academy, pour insérer 200 jeunes dans nos filières »

Mohamed Diawara, est le Directeur général de ‘’Général Computech’’, une société malienne spécialisée dans le numérique. Il est également le Président de l’Organisation des professionnels du numérique du Mali. C’est à ce titre qu’il parle de l’employabilité numérique qui, à son avis, est l’épine dorsale de la transformation digitale en Afrique.

Il a été question de la transformation digitale en Afrique, dans le cadre des MEDays 2019. Pouvez-vous nous en dire plus ?
On a débattu sur la transformation digitale en Afrique, pour voir comment on peut amorcer une dynamique de chaîne de valeur numérique et industrielle dans le continent. Il y a des enjeux qui concernent la transformation digitale de nos administrations publiques, dans le cadre de la lutte contre la corruption et autres, mais aussi l’avenir de la jeunesse. Comme vous avez bien suivi, le capital humain est la clef de ce projet. L’enjeu est aujourd’hui : comment impliquer la jeunesse locale, pour créer une chaîne de valeur ? Il faut former les jeunes, prendre en charge les projets pour qu’il y’ait aussi une continuité. Pour le cas du Mali, ce projet nous permet de combattre l’enrôlement des jeunes dans le djihadisme, mais également le chômage, qui est la plus grande menace de nos Etats aujourd’hui.

Concrètement au Mali, qu’est-ce que votre organisation propose comme solution aux jeunes ?
Au Mali, on a lancé un projet qui s’appelle ‘’Open Academy’’, qui répond à un triptyque de l’employabilité, de l’entreprenariat et de l’intraprenariat, qui n’est pas assez connu dans nos environnements. L’objectif de ce programme c’est d’insérer à court terme, deux cents jeunes sur des différentes filières : développement d’applications, communication digitale et infrastructures numériques. Aujourd’hui, il y a énormément de chantiers dans les infrastructures numériques, pour interconnecter le pays et aussi réussir la transition vers le numérique.

Mais si nous n’anticipons pas pour orienter ces jeunes sur ces différentes filières, ce serait un manque à gagner terrible pour nous. Heureusement que l’Etat a donné son accord sur un certain nombre de projets de dématérialisation du service public, dans le cadre du partenariat public-privé. Parce que l’offre n’émane pas seulement de l’Etat, mais aussi des grandes industries du Mali qui ont, elles aussi, accepté de se prêter à ce jeu, pour qu’on brise un peu, au niveau de l’entreprenariat, le cercle vicieux du manque d’expérience des jeunes. Voilà en quelques mots, ce qu’on a comme projet au Mali et qui s’étend de Bamako à Kidal. L’idée est de les insérer rapidement dans ces filières pour qu’ils ne soient pas exposés à l’enrôlement dans les groupes djihadistes.

Pensez-vous que le digital est un moyen d’éviter aux jeunes Maliens, les tentations du terrorisme ?
Il y a non seulement la tentation du terrorisme, mais également celle de l’émigration clandestine par la mer. Parce qu’un jeune désœuvré qui n’a aucune opportunité de travail reste à mon avis, une menace pour un Etat. L’exemple de ‘’Open Academy’’ est assez révélateur, parce qu’on a vu tout de suite l’engouement des jeunes. D’ailleurs, il est prévu une caravane nationale au mois de décembre prochain, de Bamako jusqu’à Kidal, pour encourager les jeunes à postuler à partir d’une plateforme en ligne et à identifier les filières qui pourraient les intéresser, en fonction de leur profil.

Source : Néo Africain News

Ghana : l’installation d’une plateforme de contrôle du trafic télécoms fait gagner à l’Etat 1,1 million $ de plus par mois

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Selon la ministre ghanéenne de la Communication, Ursula Owusu-Ekuful, les recettes télécom du pays ont augmenté de 1,1 million $ par mois depuis la mise en service, en octobre 2018, de la plateforme de contrôle du trafic télécoms. L’équipement, fruit d’un contrat signé en décembre 2017 entre le gouvernement ghanéen et Kelni GVG, avait été adoptée dans l’optique de vérifier les informations issues des compagnies de téléphone à des fins fiscales.

D’après la patronne du secteur des télécoms, avant l’introduction de la plateforme, le pays a perdu 300 millions de cédis (54 036 577 dollars US) de revenus fiscaux entre 2015 et le premier trimestre de 2017 en raison de potentielles fausses déclarations fiscales. Ursula Owusu-Ekuful, a indiqué que la plateforme surveille au quotidien et en temps réel un total de 2,5 milliards de transactions télécoms qui incluent les appels, les SMS et les transactions d’argent mobile.

Suivez ce liens avec l’agence ecofin pour la suite de l’article:

https://www.agenceecofin.com/gestion-publique/1911-71288-le-ghana-gagne-1-1-million-par-mois-depuis-l-installation-par-gvg-d-une-plateforme-de-controle-du-trafic-telecoms

Hommage à Mountaga Toure: « Il s’en va ainsi ? Sans crier gare tu es parti cher ami »

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Sans crier gare tu es parti cher ami, cher neveu, cher collègue. Et ce tiebou Dieune que nous avons partagé comme tu le disais toi même chez Djeneba, je ne pouvais pas m’imaginer que c’était notre dernier repas ensemble. Tellement tu avais de projets, tellement tu débordais d’énergie, tellement tu semblais en vouloir encore malgré tout ce que tu as su donner aux autres. A l’autre précisément. Et je pense là à la grande famille de la santé de la reproduction, au Mali en particulier et en Afrique en général. Tu n’as eu de cesse de te battre pour le repositionnement du planning familial dans nos pays où le croît démographique infléchit la croissance économique. Tu t’es battu également et sans concession pour tous les droits de la reproduction afin que l’intégrité des personnes notamment de la fille soit préservée, qu’aucune violence basée sur le genre ne soit plus commise. Au delà du travail, tu avais une passion humaine qui supplantait tous tes défauts. Comme nous tous tu étais perfectible. Mais ce que tu avais de plus que les autres, c’était ce rire franc et massif, cette volonté constante d’aider sans être vu. Je te pleure et je suis loin d’être le seul. Ton absence est tout simplement dévastatrice

Adam THIAM

Bourse: Détrônée par les producteurs américains, Riyad a perdu son pouvoir d’influence sur le marché du pétrole.

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Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman (also known as MBS) attends a speech given by his father, King Salman bin Abdulaziz during a visit to province of Tabuk, Saudi Arabia on November 18, 2018. Photo by Balkis Press/ABACAPRESS.COM

Joyau du royaume saoudien, Aramco, première compagnie pétrolière mondiale, devait être en partie vendu à des investisseurs étrangers. Finalement, l’opération n’est réservée qu’aux Saoudiens, faute d’intérêt. Détrônée par les producteurs américains, Riyad a perdu son pouvoir d’influence sur le marché du pétrole. Suivez ce liens ci-dessous :

https://www.mediapart.fr/journal/international/191119/l-entree-en-bourse-ratee-d-aramco-acte-la-fin-de-la-domination-petroliere-saoudienne?onglet=full

Semaine de l’inclusion Financière dans l’UEMOA: Tiémoko Melyet KONE « Le taux d’inclusion financière est ressorti à 57,1 % à fin 2018, contre 47,0 % en 2016 »

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ALLOCUTION D’OUVERTURE DU GOUVERNEUR DE LA BCEAO

Monsieur le Ministre, Délégué Général à l’Entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes de la République du Sénégal,

  • • Monsieur le Vice-Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée,
  • • Messieurs les Vice-Gouverneurs de la BCEAO,
  • • Monsieur le Directeur de l’Unité Finance Inclusive du Fonds d’Equipement des Nations Unies (UNCDF), représentant le Secrétaire Exécutif de l’UNCDF,
  • • Monsieur le Directeur des Opérations de la Banque Mondiale,
  • • Monsieur le représentant de l’Alliance pour l’Inclusion Financière,
  • • Mesdames et Messieurs les représentants des Partenaires Techniques et Financiers,
  • • Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux des banques et institutions financières de l’UEMOA,
  • • Honorables invités, en vos rangs et qualités,
  • • Mesdames et Messieurs,

C’est avec un réel plaisir que je vous souhaite la cordiale bienvenue à Dakar, au Siège de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), à l’occasion de la deuxième édition de la Semaine de  l’Inclusion Financière dans l’UEMOA.

Monsieur le Ministre, Délégué Général à l’Entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes de la République du Sénégal,

Je voudrais tout particulièrement vous exprimer ma reconnaissance de vous avoir à nos côtés, malgré votre calendrier que je sais très chargé.

Plus qu’un témoignage de l’importance que vous accordez, vous et l’ensemble du Gouvernement de la République du Sénégal à l’inclusion financière, ce geste constitue à mes yeux, un signal fort de votre engagement à oeuvrer pour le bien-être des populations ainsi qu’à une croissance économique davantage inclusive.

Je voudrais également témoigner toute ma gratitude à l’endroit du Vice-Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée.

Monsieur le Vice-Gouverneur,

Votre combat, avec le Gouverneur NABE, pour l’autonomisation économique des jeunes et des femmes de votre pays, et plus généralement au niveau international, nous conforte dans notre conviction profonde qu’une utilisation responsable des services financiers participe à l’amélioration des conditions de vie des segments les plus vulnérables de nos populations.

Aussi, voudrais-je vous demander de transmettre mes remerciements à mon ami et frère, le Gouverneur NABE, pour sa sollicitude constante à l’endroit de la BCEAO. Je voudrais enfin saluer la présence des représentants des partenaires techniques et financiers qui accompagnent les Etats membres de l’UEMOA et la Banque Centrale dans leurs efforts de réduction de l’exclusion financière. Je veux nommer le Fonds  d’Equipement des Nations Unis (UNCDF), le Groupe de la Banque Mondiale, l’Agence Française de Développement, la Coopération Suisse et la Banque Africaine de Développement et l’Alliance pour l’Inclusion Financière.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

Lors de la précédente édition de la Semaine de l’Inclusion Financière, nous nous sommes penchés sur le rôle de l’inclusion financière comme levier du développement économique et social, en particulier pour les pays émergents.

Je constate à cet égard, et avec satisfaction que les recommandations issues de cette édition ont permis à certains pays de l’Union d’engager des réformes d’envergure, qui concourent à la création d’un écosystème favorable à l’inclusion financière et qui sont à saluer.

Je voudrais citer, à titre d’illustration, l’ouverture, à tous les prestataires de services financiers, dans certains pays, de la technologie qui permet d’échanger des données dans les réseaux de télécommunications, communément appelée « canal USSD ». Les avantages d’une telle évolution sont importants pour le développement de services financiers accessibles aux populations.

Des avancées sont notées également dans l’élaboration des stratégies nationales d’inclusion financière et de mise en place de groupes de travail sur l’éducation financière.

Je constate également les progrès enregistrés en matière d’accès aux services financiers. Le taux d’inclusion financière est ressorti à 57,1 % à fin 2018, contre 47,0 % en  2016, soit une augmentation de plus de 10 points de pourcentage.

Ces avancées notables sont portées essentiellement par la contribution des services financiers via la téléphonie mobile dont le taux d’utilisation ressort à 34,0% en 2018. Cet apport de la monnaie électronique s’est traduit dans l’UEMOA par une augmentation du nombre de comptes de monnaie électronique ouverts, qui s’est situé à plus de 62,9 millions en 2018 contre 18,2 millions en 2014. Le nombre de transactions, quant à lui, est passé de 0,3 milliard en 2014 à 1,9 milliard en 2018, soit de 3.760 milliards de FCFA à 23.534 milliards de FCFA.

Les évolutions perceptibles de l’écosystème financier de notre Union indiquent que les progrès en matière d’inclusion financière seront tirés notamment par les paiements numériques, les politiques gouvernementales de digitalisation et le développement des services financiers de seconde génération via la téléphonie mobile.

Ces projections sont corroborées par les résultats des récents travaux menés par la Banque Centrale pour la construction d’un indice synthétique d’inclusion financière pour les pays de l’UEMOA. Indice qui révèle d’ailleurs que les perspectives d’amélioration de l’inclusion financière résident dans l’exploitation des opportunités offertes par les nouvelles technologies.

D’autres études, et particulièrement celle réalisée par la Banque Mondiale en 2019 sur le niveau de digitalisation des paiements des Etats de l’UEMOA, ont aussi mis en exergue la contribution potentielle de la numérisation des paiements au renforcement de l’inclusion financière et à l’accroissement du Produit Intérieur Brut.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

Vous comprenez alors toute l’importance du thème de cette deuxième édition de la Semaine de l’Inclusion Financière qui porte sur la « Digitalisation au service de l’inclusion financière : enjeux pour le secteur financier et les Etats membres de l’UEMOA ». La transformation numérique est aujourd’hui un sujet d’actualité, aussi bien pour les économies développées que pour les pays émergents et en développement.

En effet, notre environnement se trouve dans une phase de mutation accélérée vers une économie ouverte et connectée, caractérisée par l’arrivée de nouveaux acteurs, tels que les Fintech, les géants d’Internet et du mobile dont les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazone et Microsoft). Ces intervenants d’un genre nouveau ont bouleversé l’écosystème financier ainsi que le mode de fonctionnement habituel des institutions financières, des pouvoirs publics, des entreprises, des organisations et des populations. Ils interpellent aussi les régulateurs et les Gouvernements dans leurs missions fondamentales de battre monnaie et de veiller à la stabilité et à l’intégrité financière, tout en protégeant les déposants.

L’usage des nouvelles technologies, telles que l’intelligence artificielle, les registres distribués dans les réseaux informatiques, les outils de sauvegarde en ligne, a ouvert la voie à une transformation du paysage de la finance tel que nous la connaissons, à travers la suppression des barrières physiques, la dématérialisation des services offerts, le paiement à distance, l’utilisation de la biométrie ou de la reconnaissance faciale pour l’identification des populations ainsi que pour le développement de modèles d’affaires innovants.

Cette nouvelle économie qui se crée autour des technologies est porteuse de promesses, surtout pour les petites et moyennes entreprises, les jeunes, les femmes et les producteurs ruraux. En effet, les nouvelles solutions technologiques peuvent contribuer de manière significative à réduire les asymétries d’information et à fournir un accès fiable à de nouvelles sources de données, dont les fonctionnalités permettent de créer des produits et services améliorés et accessibles au plus grand nombre de nos concitoyens. Elles favorisent également la diversification des choix du consommateur et encouragent une  concurrence accrue entre un éventail plus large d’acteurs.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

Les avancées que je viens de vous présenter ont été rendues possibles, grâce aux nombreuses initiatives entreprises par la BCEAO et les Etats, pour moderniser le cadre réglementaire ainsi que les infrastructures de paiement.

A ce titre, je voudrais saluer l’accompagnement, depuis 2012, de l’Institut d’émission dans le processus de digitalisation des paiements des administrations publiques.

Ces différentes initiatives ont créé les conditions favorables à l’utilisation des nouveaux moyens de paiement par les administrations publiques, les entreprises, les grands facturiers et les populations initialement non-bancarisées.

De même, les Administrations financières des Etats membres de l’Union se sont engagées dans des politiques d’informatisation de leurs services publics et ont pris des textes visant à favoriser la bancarisation et la promotion des paiements électroniques au niveau des services de l’Etat.

D’autres structures publiques ont procédé à la digitalisation des paiements des bourses des étudiants, permettant ainsi à plusieurs dizaines de milliers d’étudiants d’ouvrir des comptes bancaires et d’être payés au niveau des Guichets Automatiques de Billets (GAB). Il en est de même du paiement des pensions de retraite et des salaires des agents de l’Etat. De plus en plus, des partenariats sont noués entre l’administration publique et les établissements émetteurs de monnaie électronique, afin de procéder au paiement des subventions et allocations directement sur les porte-monnaie électroniques des bénéficiaires.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

En dépit de toutes ces actions mises en oeuvre dans l’UEMOA pour favoriser la digitalisation des paiements, des défis demeurent. Ces défis méritent d’être relevés, en vue de préserver la confiance des usagers dans le système financier et d’améliorer l’inclusion financière, à travers une utilisation accrue des produits et services financiers numériques.

Au nombre de ceux-ci, le premier qui me vient à l’esprit est celui du renforcement de la supervision des activités et des acteurs, au regard notamment de la forte composante technologique des nouvelles solutions de paiements offerts aux populations.

Le deuxième défi concerne l’adaptation continue du cadre réglementaire aux évolutions constantes de l’environnement, dans le but de préserver la stabilité du système financier et d’assurer la protection des usagers.

La lutte contre la cybercriminalité, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme constituent le troisième défi que j’aimerais souligner. Au regard des statistiques issues du rapport sur les risques du Forum Economique Mondial de 2019, il apparaît que les cyberattaques ainsi que les vols et fraudes des données occupent respectivement les troisième et quatrième place du « Top 5 » des risques.

Le quatrième défi a trait au renforcement de l’éducation financière de toutes les couches de la population, notamment celles qui sont vulnérables, en vue d’améliorer leur culture financière. Cela leur permettrait de faire des choix avertis et de mieux tirer profit des effets des innovations technologiques sur la réduction des coûts des services offerts.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

Les thèmes qui seront abordés au cours de la semaine de l’inclusion financière vous offrent l’occasion de réfléchir sur le rôle important de l’innovation technologique dans l’inclusion financière ainsi que les défis à relever par les régulateurs et l’ensemble des parties prenantes pour une meilleure protection du consommateur de services financiers. En effet, la révolution numérique que nous vivons aujourd’hui impacte structurellement les comportements des usagers des services financiers, sous l’influence des facteurs combinés de la réglementation et des évolutions des modèles d’affaires.

Les administrations et les institutions financières sont donc appelées à intégrer ces innovations au niveau de leurs processus, afin de mieux répondre aux besoins d’une clientèle, dont le mode de consommation a connu de profondes mutations. Elles pourront, dans les conditions de sécurité requise et le respect des cadres réglementaires en vigueur, avoir recours aux entreprises de technologies financières, plus connues sous le vocable de Fintech.

Pour mieux apprécier les liens entre les nouvelles technologies financières et l’inclusion financière dans notre zone, nous avons, en collaboration avec la Banque Mondiale, organisé une Conférence Internationale de haut niveau sur ce sujet, les 30 et 31 octobre 2019. Elle a été riche en enseignements et devrait permettre de renforcer les actions à même d’assurer une meilleure synergie entre les activités des différents segments de l’écosystème.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

En réunissant, ici, au Siège de la BCEAO mais également dans les huit pays de l’Union, des décideurs politiques, des directeurs généraux de banques et d’autres institutions financières, des chercheurs, des universitaires, des acteurs de la société civile ainsi que des  représentants du secteur privé et des organisations non gouvernementales, nous avons voulu rassembler toute l’expertise et toute l’expérience requises pour susciter des débats féconds autour de ces nouveaux défis que doivent relever aussi bien la BCEAO, les Etats que l’ensemble des parties prenantes.

Ainsi, vous aurez à échanger, entre autres, sur l’impact de la transformation digitale de nos administrations sur la croissance économique ainsi que sur les opportunités et les stratégies à mettre en place par les institutions financières.

Bien entendu, ces réflexions seront aussi axées sur les effets des nouvelles solutions sur la chaîne de valeur agricole ainsi que leurs pertinences pour les producteurs ruraux et les petites et moyennes entreprises.

Elles permettront, en outre, d’examiner les mécanismes à mettre en place pour protéger davantage les consommateurs, qui doivent disposer de l’éducation financière nécessaire pour une utilisation efficiente des services financiers, à l’ère du numérique.

[Anecdote] A ce propos, je dois vous confesser, moi-même, que j’ai dû faire un effort personnel pour adopter ces nouveaux moyens de paiements modernes. Ce ne fut pas facile, croyez-moi, mais depuis lors, j’ai fait beaucoup de progrès !

Enfin, vos échanges permettront de discuter des avancées et des enjeux du numérique et de trouver des solutions aux défis identifiés pour les institutions financières, les Etats et les populations.

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

La mise en oeuvre de ces solutions devrait se faire dans le cadre concerté de la stratégie régionale d’inclusion financière,  élaborée par la BCEAO et adoptée par le Conseil des Ministres de l’UEMOA en juin 2016. Elles requièrent, pour leur réussite, l’implication de toutes les parties prenantes, notamment les Etats, la Banque Centrale et les acteurs du système financier. A cet égard, nous devons agir ensemble et placer l’innovation au coeur de nos actions en faveur du développement économique et social.

Au regard de la qualité de l’audience, je ne doute point que de vos échanges sortiront des propositions pertinentes qui permettront d’apprécier les avantages et les risques mais surtout de nouvelles pistes d’actions pour une digitalisation accrue, aux risques maîtrisés, des paiements et processus des administrations publiques, des institutions financières et des entreprises du secteur privé.

Pour ma part, je puis d’ores et déjà vous assurer que les conclusions et recommandations de vos travaux seront, comme pour la précédente édition, une source d’inspiration pour la BCEAO, dans la conduite des actions visant le renforcement de l’inclusion financière de nos  populations.

Je voudrais donc conclure, en formant le voeu que cet important rendez-vous de l’inclusion financière dans l’UEMOA puisse tenir toutes ses promesses, afin que nos Etats en tirent tous les profits, de manière à mieux contribuer à l’avènement d’une croissance plus inclusive, au bénéfice des populations de l’Union.

Sur ce, tout en souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare ouverte la deuxième édition de la « Semaine de l’Inclusion Financière dans l’UEMOA ».

Je vous remercie de votre aimable attention.

Tension commerciale Chine-USA: « La décision Américaine est l’origine d’un préjudice économique important pénalisant les entreprises américaines qui opèrent avec Huawei » dixit

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C’est dans une déclaration commune que Huawei affirme que la décision Américaine (récente) est l’origine d’un préjudice économique important pénalisant les entreprises américaines qui opèrent avec elle (Huawei), a indiqué dans une déclaration.

Huawei déclare aux médias que
 » la prolongation de la licence générale temporaire accordée par le Département américain du Commerce n’aura pas d’impact substantiel sur les activités de Huawei, selon le groupe« , a-t-il .

La géante chinoise considère que la décision Américaine ne change rien au fait que Huawei continue ses activités d’habitude « Elle considère que cette décision ne change rien au fait que Huawei continue encore d’être injustement traitée », a-t-il, explique dans une déclaration commune.


Selon le staff de HUAWEI que je cite « Nous ne cessons d’affirmer que la décision du ministère américain du Commerce d’ajouter Huawei à la liste des entités concernées par ses mesures a, en fait, causé beaucoup plus de tort aux États-Unis qu’à Huawei elle-même. Elle est à l’origine d’un préjudice économique important pénalisant les entreprises américaines qui opèrent avec Huawei, comme elle a perturbé leur collaboration et miné la confiance mutuelle dont dépend la chaîne d’approvisionnement mondiale », dit-il.

Notons que les dirigeants de HUAWEI « appel le gouvernement américain à mettre fin à ce traitement injuste et à retirer Huawei de la liste des entités visées »

Daouda Bakary Koné

Source: Croissanceafrique.com

Mali-Participation citoyenne aux élections:L’ALAM édifie les étudiants de l’INTECSUP

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Après les universités de Ségou et Ahmed Baba, les responsables de l’Audace Libre Afrique Mali (ALAM) ont réalisé la 3ème  étape de la Caravane de la liberté dans l’enceinte de l’université privée INTECSUP, le mardi 19 novembre 2019. Cette étape marquée par l’organisation d’une conférence débat sur le thème : « La participation citoyenne aux élections » à permis aux universitaires de s’outiller sur l’importance de la participation aux échéances électorales et surtout à la notion du citoyen.

Les travaux d’ouverture ont été présidés par le directeur général adjoint de l’Institut, Moctar Komé qui avait à ses côtés El hadj Boubacar. Touré, et des conférenciers comme le docteur Tamadjan Dembélé, juriste et le politologue Ballan Diakité. L’Audace Libre Afrique Mali (ALAM), pour le président Touré est un cercle de réflexions qui a été lancé le 12 octobre 2019 à l’université de Ségou, où ils ont été accompagnés par les universitaires et le corps professoral. Le thème portait sur une question d’actualité notamment l’élection. Pour lui, l’élection est la colonne vertébrale de la démocratie, pas de démocratie sans élections. Il a expliqué que l’ALAM ambitionne de mener des réflexions sur les maux qui minent la société. Les activités de l’ALAM s’articulent autour des conférences de sensibilisation, des séminaires de formation, des caravanes…et à la fin de chaque activité, un rapport est élaboré. L’ALAM à pour vision de promouvoir les libertés politiques et économiques, la démocratisation des sociétés africaines, l’importance de la société civile, la place de la jeunesse dans la société. Les deux conférenciers, le juriste Tamadjan et le politologue Ballan ont magnifié l’éclat de la conférence par de belles présentations. Selon Ballan Diakité, le faible taux de participation des populations aux élections de notre pays s’explique par plusieurs raisons, la problématique liée aux fichiers électoraux et surtout l’insécurité grandissante qui sévit dans notre pays avant de mettre l’accent sur l’importance de la participation des citoyens aux élections. Le docteur Tamadjan Dembélé explique que le premier mode de participation à la gestion de la cité est le vote par lequel on désigne les gouvernants. En ce sens, le citoyen est celui qui a le droit de vote et qui l’exerce positivement. Pour lui. L’exercice positif du droit de votre s’entend d’abord de la participation au choix des dirigeants qui est matérialisé par le dépôt de son bulletin dans l’urne.

Ensemble pour une gouvernance participative, c’est la devise de l’Audace Libre Afrique Mali (ALAM).

D.Keita

Nouvel Ordre mondial:Élu grâce au fonds de placement états-unien KKR, Emmanuel Macron est d’abord un défenseur de la globalisation

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La République française

François Mitterrand n’a pas compris la dislocation de l’URSS, allant jusqu’à soutenir le putsch des généraux contre son homologue russe, Mikhaïl Gorbatchev. Quoi qu’il en soit, il y a vu une opportunité pour construire un État supranational européen, suffisamment grand pour rivaliser avec les USA et la Chine dans la continuité de la tentative napoléonienne. Aussi a-t-il promu, avec le chancelier Helmut Kohl, l’unification allemande et le Traité de Maastricht. Inquiet de ce projet d’États-Unis d’Europe, le président Bush Sr, convaincu de la « doctrine Wolfowitz » de prévenir le surgissement d’un nouveau challenger du leadership US, le contraignit à accepter la protection de l’UE par l’Otan et son élargissement aux ex-membres du Pacte de Varsovie. François Mitterrand utilisa la cohabitation et le ministre gaulliste de l’Intérieur, Charles Pasqua, pour combattre les Frères musulmans que la CIA lui avait fait accepter en France et que le MI6 utilisait pour évincer la France d’Algérie.

Jacques Chirac développa la dissuasion française en terminant les essais nucléaires aériens dans le Pacifique avant de passer aux simulations et de signer le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE). Simultanément, il adapta les armées aux besoins de l’Otan en mettant fin au service militaire obligatoire et en intégrant le comité militaire (planification) de l’Alliance. Il soutint l’initiative de l’Otan contre la Yougoslavie (guerre du Kosovo), mais —après avoir lu et étudié L’Effroyable imposture [1]— prit la tête de l’opposition mondiale à l’agression contre l’Iraq. Cet épisode lui permit de se lier avec le chancelier Schröder et de faire avancer l’État supranational européen qu’il concevait toujours comme un outil d’indépendance autour du couple franco-allemand. Déstabilisé par l’assassinat de son partenaire en affaires, Rafic Hariri, il se retourna contre la Syrie que les États-Unis désignaient comme le commanditaire du meurtre.

Préconisant une politique radicalement différente, Nicolas Sarkozy plaça l’armée française sous commandement US via le Commandement intégré de l’Otan. Il tenta d’élargir la zone d’influence française en organisant l’Union pour la Méditerranée, mais ce projet ne fonctionna pas. Il fit ses preuves en renversant Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire et, bien qu’il ait été dépassé par les printemps arabes en Tunisie et en Égypte, il prit la tête de l’opération de l’Otan contre la Libye et contre la Syrie. Cependant par réalisme, il constata la résistance syrienne et se retira du théâtre d’opération. Il poursuivit la construction des États-Unis d’Europe en faisant adopter le Traité de Lisbonne par le Parlement alors que les électeurs avaient rejeté le même texte sous le nom de « Constitution européenne ». En réalité, la modification des institutions, censées devenir plus efficaces avec 27 États-membres, transforme en profondeur l’État supranational qui peut désormais imposer sa volonté aux États-membres.

Arrivé au pouvoir sans y être préparé, François Hollande s’inscrit de manière un peu rigide dans les pas de Nicolas Sarkozy ce qui le conduit à en adopter l’idéologie. Il signe tous les traités que son prédécesseur avait négociés —y compris le Pacte budgétaire européen permettant de sanctionner la Grèce— en y ajoutant chaque fois, comme pour s’excuser de son revirement, une déclaration reprenant son propre point de vue, mais sans valeur contraignante. Ainsi autorise-t-il l’installation de bases militaires de l’Otan sur le sol français, mettant un terme définitif à la doctrine gaulliste d’indépendance nationale. Ou encore poursuit-il la politique d’agression contre la Syrie, se livrant à une surenchère verbale avant de ne rien faire sur ordre la Maison-Blanche. Il assigne à l’armée de Terre française une mission au Sahel, en faisant la supplétive au sol de l’AfriCom. Enfin, il justifie la Bourse d’échange des droits d’émission de CO₂‎ par l’Accord de Paris sur le climat.

Élu grâce au fonds de placement états-unien KKR, Emmanuel Macron est d’abord un défenseur de la globalisation selon Bill Clinton, George Bush Jr et Barack Obama. Cependant, il adopte rapidement la vision de François Mitterrand et de Jacques Chirac selon laquelle seul un État supranational européen permettra à la France de continuer à jouer un rôle international conséquent, mais dans sa version Sarkozy-Hollande : l’Union permet la contrainte. Ces deux lignes le conduisent parfois à des contradictions, notamment face à la Russie. Cependant elles se rejoignent dans une condamnation du nationalisme des États membres de l’Union européenne, un Brexit court, ou encore une volonté de rétablir le commerce avec l’Iran. Suivez la suite de l’article sur ce liens ci-dessous :

https://www.voltairenet.org/article208269.html

Exclusive/Bamako: L’honorable Moussa DIARRA récadre l’ambassadeur Français au Mali

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À
SON EXCELLENCE MONSIEUR L’AMBASSADEUR DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Excellence Monsieur l’ambassadeur,
Pour avoir donné librement son opinion sur les problèmes que vit notre pays, notre compatriote Salif Keïta a subi de votre part des propos peu amères, frisant l’injure et le mépris, que vous avez même diffusés sur les réseaux sociaux. J’ai moi-même eu à subir votre foudre quand j’ai adressé à Monsieur Emmanuel Macron une lettre ouverte sur le même sujet. Vous en êtes allé, à l’occasion, jusqu’à refuser le renouvellement de mon visa Schengen.
Votre énième sortie peu diplomatique et combien coléreuse contre Salif Keïta est la preuve que vous déniez aux Maliens toute liberté d’expression ; vous semblez vouloir nous imposer la muselière, ce que vous n’avouerez certainement pas.


Nous n’avons pas l’intention de vous rappeler que la liberté d’expression, d’opinion et de critique est une valeur sacrée de la République française depuis au moins 1789. Il vous appartient de réintégrer cet acquis essentiel de l’histoire et de la culture politique de votre pays, qui est d’ailleurs à la vie internationale ce que le sang est au corps humain.
Si le général Charles de Gaulle n’avait pas eu la liberté de se révolter, la France de Vichy serait certainement devenue au fil du temps une France germanique. Notre pays, le Mali, est aujourd’hui confronté à des menaces quasi identiques à celles auxquelles la France faisait face durant les années 40.


Il s’y ajoute que vos missions militaires, qui disposent d’indéniables moyens de renseignements et d’une puissance de feu mille fois supérieure à celle de notre armée nationale, sensées nous apporter soutien et quiétude, se révèlent être plutôt des obstacles à la mobilité de nos troupes et des handicaps à l’unité de notre territoire.
Que cela vous plaise ou vous déplaise, nous sommes des citoyens maliens, des patriotes maliens, et nous avons souci de notre pays. Nous avons, au nom sacré de défense de la patrie, droit à la parole, à l’analyse, à la critique, à la révolte.
Comme le général Charles de Gaulle et le général Leclerc, entre autres illustres Français, Salif Keïta, moi ainsi que d’autres dignes Maliens ne se tairont jamais face aux périls qui menacent l’existence de notre pays dans ses frontières historiques.
Veillez accepter, Excellence Monsieur l’ambassadeur, l’expression de mes sentiments patriotiques.

Bamako, le 20 novembre 2019

Honorable Moussa Diarra
Élu de la nation malienne.

Source: Croissanceafrique.com

Mali: Sortie de la Promotion Dr Diakité Assétou kassa Traoré du centre de formation Maridié Niaré

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Plus de 130 apprenants comprenant 100 jeunes filles et garçons membres des associations religieuses AT-Islam et Ançardines Internationales ont bénéficiés d’une formation de plus de 3 ans et demi en coupe, couture- broderie, coiffure d’une valeur total de 60 millions Fcfa.

Cette initiative salvatrice est du centre Maridié Niaré c’était ce mardi 19 novembre au CICB sous la houlette de la marraine, Dr Diakité Assétou Kassa Traoré, ministre de la promotion de la femme et de l’enfant, entouré de son directeur, Mamadou Niaré, et du representant du parrain feu cheick Baba Dramé.

Pour la ministre cela cadre parfaitement avec les orientations du gouvernement. Un défile des modèles à agrémenté la cérémonie.

Pour le promoteur du centre, Maridié Niaré, cette formation rentre dans le cadre de l’insertion socio professionnelle économique de ces jeunes musulmans.la ministre de la Promotion de la femme a gratifié les quatre majeurs de la Promotion d’une machine à coudre chacune plus la somme de 500. 000fcfa en appui pour l’organisation de la cérémonie.