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L’hydroélectricité africaine à l’épreuve du changement climatique

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Principale source d’énergie renouvelable au monde, les barrages hydroélectriques fournissaient 61,7 % de l’énergie propre en 2016. Il existe aujourd’hui 2,8 millions de barrages dont 60 000 de plus de 15 mètres de haut. En outre, 3700 infrastructures supplémentaires sont prévues ou en construction.

Mais leurs impacts environnementaux et sociaux, et leur vulnérabilité aux changements climatiques, posent la question de la pertinence de l’hydroélectricité sous sa forme actuelle, particulièrement en Afrique. S’il n’est aucun doute qu’elle est une source d’énergie renouvelable et stable, il est également certain que l’hydroélectricité doit être repensée dans un cadre plus global et plus actuel pour tenir toutes ses promesses.

Les barrages constituent une menace pour la biodiversité abritée et alimentée par les bassins et cours d’eau dans lesquels ils sont implantés. Les plus grands fleuves et leurs bassins abritent 18 % de la diversité mondiale en termes de poissons d’eau douce et sont une source importante de protéine pour les populations.

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La construction du Grand Renaissance Dam en Ethiopie, soulève de vives tensions en Egypte.

Aujourd’hui, 2/3 des fleuves de plus de 1000 kilomètres, sur le globe, sont déjà entravés par des barrages. Les études ont démontré que la mise en place d’un barrage diminue sensiblement la population des poissons, principalement à cause du blocage de l’immigration de certaines espèces de poissons.

Aujourd’hui, 2/3 des fleuves de plus de 1000 kilomètres, sur le globe, sont déjà entravés par des barrages. Les études ont démontré que la mise en place d’un barrage diminue sensiblement la population des poissons.

Les barrages perturbent également le transport des sédiments de l’amont vers l’aval. Ils constituent des pièges à sédiment qui peuvent retenir entre 70 et 90 % des volumes de gros sédiments, appauvrissant ainsi les écosystèmes aquatiques en aval et favorisant l’enfoncement des cours d’eau au fil du temps.

Les sédiments jouent en outre un rôle important dans la préservation des côtes, des estuaires et des zones humides littorales, et par conséquent dans la lutte contre l’élévation des niveaux des mers.

Les sédiments fins qui sont également retenus ont un impact sur l’apport d’éléments nutritifs en aval pour la biodiversité, mais également pour la fertilisation des terres agricoles. Les sédiments jouent en outre un rôle important dans la préservation des côtes, des estuaires et des zones humides littorales, et par conséquent dans la lutte contre l’élévation des niveaux des mers.

Un coût social grandement minimisé par les développeurs

Le coût humain des grands barrages est également conséquent, bien que souvent minimisé. Ces perturbations sont d’ordres sociales, comportementales, culturelles, économiques, voire politiques.

Pour les pêcheurs qui dépendent des ressources de la pêche, les modifications de l’écosystème ont un impact significatif sur leur moyen de subsistance. Des millions de personnes (entre 40 et 80 millions) ont été déplacées dans le cadre de la construction des barrages et réinstallées dans des conditions rarement équivalentes à celles de leurs milieux initiaux. Après réinstallation, elles sont privées de leurs réseaux sociaux et d’autres avantages sociaux, ce qui a des conséquences économiques, culturelles, sociales et sanitaires. Même les populations qui ne sont pas déplacées parce qu’en aval et qui ne reçoivent aucune compensation sont affectées en raison des répercussions du barrage sur leurs moyens de subsistance. Un problème d’autant plus important lorsque l’on considère que les personnes affectées par les barrages sont des communautés autochtones et traditionnelles, très dépendantes de leurs environnements et parmi les plus vulnérables.

https://www.agenceecofin.com/la-une-de-lhebdo/3008-68790-l-hydroelectricite-africaine-a-l-epreuve-du-changement-climatique


L’industrie des faux médicaments : la nouvelle plaie de l’Afrique

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200 milliards de dollars. D’après le groupe Enact, c’est la valeur estimée du marché mondial des faux médicaments en 2018. Ce phénomène, devenu désormais une véritable industrie lucrative, représente un énorme défi à relever pour les gouvernements. L’Afrique qui reste jusqu’à présent le continent le plus touché par ce trafic, paie un lourd tribut chaque année, en milliers de vies humaines, mais aussi en pertes économiques.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit les faux médicaments comme des produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés. Ces derniers se retrouvent généralement dans le circuit informel, mais affectent également le circuit formel de la distribution de produits pharmaceutiques.

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En 2017, 1 médicament sur 10 en circulation dans les pays sous-développés était faux.

D’après l’OMS, 42 % des cas détectés de produits pharmaceutiques inférieurs aux normes ou falsifiés ont été identifiés en Afrique, principalement dans la région subsaharienne. Ces chiffres placent le continent africain en tête des régions les plus exposées aux ravages des faux médicaments, loin devant les Amériques et l’Europe avec 21% des signalements. En 2017, 1 médicament sur 10 en circulation dans les pays sous-développés était faux.

D’après l’OMS, 42 % des cas détectés de produits pharmaceutiques inférieurs aux normes ou falsifiés ont été identifiés en Afrique, principalement dans la région subsaharienne. 

Les études et saisies menées dans le cadre des opérations de lutte contre les faux médicaments indiquent que la plupart des produits contrefaits, inondant le marché africain, proviennent d’Asie. D’après l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), les cinq principales origines des médicaments frauduleux et contrefaits sont la Chine (60%), suivie de l’Inde, du Paraguay, du Pakistan et… du Royaume-Uni. Ceux-ci pénètrent le marché africain par les ports, notamment ceux ouest-africains qui sont parmi les plus affectés par le phénomène.

Les cinq principales origines des médicaments frauduleux et contrefaits sont la Chine (60%), suivie de l’Inde, du Paraguay, du Pakistan et… du Royaume-Uni.

En septembre 2016, près de 126 millions de faux médicaments ont été saisis par l’Organisation mondiale des douanes dans seize ports africains. Le Nigeria, qui représentait la destination finale de 35% de ces saisies, est reconnu, depuis lors, comme étant la principale porte d’entrée de faux médicaments sur le continent.

Un terreau fertile pour la contrefaçon

Si l’Afrique est aujourd’hui la destination principale de la plupart des faux médicaments fabriqués dans le monde, c’est parce qu’elle offre un environnement idéal pour la prolifération d’un tel fléau.

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L’Afrique est la destination principale des faux médicaments.

L’une des principales causes de la forte présence des faux médicaments en Afrique est la disproportion notée entre le prix élevé des produits pharmaceutiques de qualité et le faible pouvoir d’achat des populations africaines. Alors que le continent ne produit quasiment pas de médicaments (environ 3% de la production mondiale), les pays africains enregistrent des prix à la vente excessivement élevés. D’après Kalipso Chalkidou, directrice de la politique de santé au Center for global development, les médicaments génériques sont vendus jusqu’à 30 fois plus cher dans des pays comme la Zambie, le Sénégal et la Tunisie, comparativement à des pays plus développés comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis.

Les médicaments génériques sont vendus jusqu’à 30 fois plus cher dans des pays comme la Zambie, le Sénégal ou la Tunisie, comparativement à des pays plus développés comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis.

Ce, alors que plus de la moitié de la population mondiale vivant avec moins de 1,90 dollar par jour habite en Afrique subsaharienne où les pays dépensent pour la plupart moins de 100 $ par habitant en santé. Face à ces coûts prohibitifs, les populations préfèrent généralement effectuer leurs achats de médicaments dans le circuit informel, auprès de vendeurs offrant des produits à des prix très abordables, mais dangereux pour leur santé.

https://www.agenceecofin.com/hebdop2/2908-68779-l-industrie-des-faux-medicaments-la-nouvelle-plaie-de-l-afrique

Les Invisibles : près de 500 millions d’Africains sans papiers, livrés à eux-mêmes

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Pas de bulletin de vote, pas de compte bancaire, pas de carte sim, pas de permis de conduire, pas de prestations sociales, pas de sortie légale du pays… Vivre sans papiers est un handicap terrible. A travers le monde, plus d’un milliard de personnes ne disposent d’aucune pièce d’identité. En Afrique subsaharienne, la région la plus touchée, on peine encore à réaliser l’ampleur du problème et ses conséquences désastreuses pour un continent qui lutte encore et toujours pour se débarrasser de la pauvreté.

Lucien est originaire du village de Banigbé, une localité située non loin de Porto-Novo, la capitale du Bénin. Pour gagner sa vie, il achète des pièces détachées au Nigeria qu’il vient revendre dans son pays. Mais l’Etat béninois ne le reconnaît pas. Et pour cause, il ne dispose d’aucun document attestant de son identité. « Parfois en traversant la frontière [Bénin-Nigéria, ndlr] pour acheter ma marchandise, je suis confronté à plusieurs problèmes. Comme je n’ai pas de papiers, je suis parfois obligé de payer beaucoup d’argent pour qu’on me laisse passer. […] J’ai souvent envie de voyager plus loin comme mes amis, d’aller en Amérique. Mais je sais que c’est impossible, je n’ai même pas de carte nationale d’identité », nous confie-t-il en souriant d’un air presque résigné.

« Comme je n’ai pas de papiers, je suis parfois obligé de payer beaucoup d’argent pour qu’on me laisse passer.»

Comme Lucien, 500 millions d’Africans, soit près de la moitié de la population, sont confrontés à cet énorme défi de ne pas pouvoir prouver leur identité. D’après la Banque mondiale, l’Afrique et l’Asie du Sud concentrent, à eux deux, 81% du milliard de personnes « invisibles » que compte le monde.

Un frein dans la lutte contre la pauvreté et l’inégalité

L’une des causes de l’engluement de l’Afrique dans la pauvreté réside dans le fait qu’une bonne partie de la population est, de fait, « exclue» de la sphère de redistribution des richesses et de le vie civique, parce que ne disposant pas de documents d’identité officiels.

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45% des femmes vivant dans les pays à faible revenu n’ont pas d’identité légale.

« Sans un moyen sûr et fiable de prouver son identité, il sera difficile pour les invisibles de bénéficier de services de santé et d’aide sociale essentiels, de s’inscrire dans une école, d’ouvrir un compte bancaire, de se procurer un téléphone mobile, d’obtenir un emploi, de voter ou encore de déclarer une activité », indique la Banque mondiale.  

L’une des causes de l’engluement de l’Afrique dans la pauvreté réside dans le fait qu’une bonne partie de la population est, de fait, « exclue » de la sphère de redistribution des richesses, parce que ne disposant pas de documents d’identité officiels.

Cette situation creuse également les inégalités au sein des économies africaines. D’après les chiffres de la Banque mondiale, 45% des femmes vivant dans les pays à faible revenu n’ont pas d’identité légale, contre 30 % des hommes.

Des causes nombreuses et multiformes

L’une des causes de ce problème est le coût parfois trop élevé de l’accès aux documents d’identité. Au Tchad, par exemple, il faut débourser plus de 16 $ (10 000 FCFA) pour se faire établir une carte d’identité, alors que la Banque mondiale estime que la population pauvre du pays devrait croître à 6 millions de personnes, cette année.

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En Côte d’Ivoire, sur un million d’étrangers hors CEDEAO, moins de 2% ont pu s’offrir la Carte de Résident vendue 300 000 FCFA (soit 375 kg de cacao pour un planteur…).

Avec les cas de corruption, les populations peuvent même se retrouver à payer beaucoup plus que ce qui est prévu par la loi. « La carte d’identité [au Tchad] par exemple est officiellement à 10 000 francs CFA, mais au commissariat, il y a des gens qui ont déboursé 25 à 30 000 francs CFA pour avoir ce document », explique Larlem Marie, coordinatrice de l’association tchadienne pour la promotion des droits de l’homme. De plus, les longues procédures administratives, ou encore les longues distances entre les centres d’enrôlement et les zones rurales peuvent dissuader les populations d’entamer de telles procédures.

En Côte d’Ivoire, une carte d’identité coûte environ 5000 FCFA (environ 8 $). Mais, d’après la Banque mondiale, les personnes doivent dépenser entre 10 000 et 13 000 FCFA (17-22 $) de plus pour le transport et les documents justificatifs afin de l’obtenir. Un montant qui représente un coût important pour les plus démunis.

Suivez le liens d’en bas…..

https://www.agenceecofin.com/la-une-de-lhebdo/0609-69000-les-invisibles-pres-de-500-millions-d-africains-sans-papiers-livres-a-eux-memes

Mali: Le 33ème RCP célèbre le 58ème anniversaire du premier saut de brevet de parachutisme.

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Le 58 ème anniversaire du premier saut de brevet de parachutisme des Forces Armées Maliennes a eu lieu le vendredi 6 septembre 2019 au camp para de Djicoroni.

C’était en présence de l’Inspecteur Général des Armées et Services, le Général de Division Alhadji Gamou, du Chef d’Etat-major général Adjoint des Armées, le Général de Brigade Abdrahamane Baby et du Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre, le Général de Brigade Kèba Sangaré.
Selon le Commandant de la 33ème RCP par intérim, le capitaine Adama Diassana, depuis le premier saut à nos jours il y a eu 71 promotions du brevet para, avec plus de 6000 militaires brevetés.
La 72ème promotion du brevet suit actuellement sa formation au sol. Elle est constituée d’éléments des forces spéciales et plus de 150 jeunes soldats qui viennent juste de terminer leur formation commune de base.

Exlusive-Interview : « NOUS N’AVONS COMME PROJET QUE LE MALI » Dixit IBK

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A l’occasion de l’An I de son second quinquennat, le président de la République a accordé une interview à l’ORTM au cours duquel il a abordé de nombreux sujets. Dialogue politique inclusif, intrants agricoles, sécurité dans la région de Mopti, hélicoptères cloués au sol…, aucune question d’actualité n’a été occultée. Entretien

Trois cent soixante-cinq jours après le début de votre second mandat, toujours la même envie, toujours la même passion pour le Mali ?
Ibrahim Boubacar Keita : Evidemment, sinon je n’en serais pas. Je crois que je ne vais jamais me lasser de servir ce pays qui m’a tout donné. La moindre des choses, c’est de le servir au mieux de nos forces. C’est à cela que je me dédie quotidiennement avec passion parce que je le sens ce pays. Il est en moi. Je crois que ce pays le mérite également. Surtout quand on voit tout l’intérêt que lui porte nos amis à travers le monde. C’est donc avec passion que je suis encore au service de ce beau pays.

Cinquante-deux semaines auront été riches en événements. Il y a d’abord eu la signature de l’Accord politique de gouvernance le 2 mai 2019. Est-ce qu’on peut dire qu’il s’agit là de la matérialisation de votre politique de la main tendue ?
Ibrahim Boubacar Keita : C’est l’un des aspects. Certainement pas le moindre. C’est un accord politique qui a permis à certains de nos frères de l’opposition, et non des moindres, de saisir notre main tendue. Depuis, ces frères sont au service au Mali de manière absolument déterminée et loyale. C’est ce que le Mali attend de chacun de nous. Que nous le servions avec loyauté à lui Mali, avec détermination et compétence. Et c’est ce que nous voyons aujourd’hui. Je m’en félicite. J’espère que dans les temps à venir, d’autres frères qui sont dans le doute par rapport à nos intentions et qui, dans la confiance en nous, n’auront pas encore été confortés, auront l’occasion de se faire une opinion, une religion. Et surtout de comprendre que nous n’avons comme projet que le Mali, le Mali, le Mali. Je crois ce serait dans l’intérêt et surtout au bénéfice du Mali. Inch Allah !

L’un des grands chantiers de votre quinquennat, c’est le dialogue politique inclusif. Le Triumvirat a été installé. Le comité national d’organisation aussi. S’agit-il d’une conférence nationale bis ?
Ibrahim Boubacar Keita : Non ! Rien n’interpelle une conférence nationale souveraine comme certains se plaisent encore à le penser. Je crois qu’il faut mettre tout cela en ordre. Et chacun aura fait le constat de la nécessité aujourd’hui d’un dialogue en profondeur entre les Maliens sur toutes les thématiques qui s’offrent à nous dans le domaine politique, dans le domaine économique, dans le domaine social. Et surtout dans le domaine du vivre ensemble, les questions de paix et de sécurité. Voilà des sujets assez importants et assez préoccupants qui suffiraient à nourrir un échange entre Maliens. Donc c’est un dialogue national inclusif entre Maliens. Si nous arrivons à le conduire sur ce terrain là, nous aurons servi le pays avec beaucoup de foi. C’est ce qui est attendu de nous. Il ne s’agit pas d’une conférence nationale souveraine.

Votre souhait, c’est que tout le monde puisse participer à ce dialogue politique inclusif ?
Ibrahim Boubacar Keita : Tout le monde. Sans exclusive aucune. Je salue vraiment le dévouement à la tâche, l’engagement total et patriotique du Triumvirat. Ces trois personnalités : Baba Akhib Haïdara, Ousmane Issoufi, Aminata Dramane Traoré, ne sont plus à présenter aux Maliens. Depuis qu’ils ont été désignés par nous, chacun les voit allant et venant, recevant de jour comme de nuit, les uns et les autres, sans aucune exclusive. Et c’est cela que j’attends d’eux, qu’ils préparent un dialogue le plus inclusif possible. Et l’ambassadeur Diarra également que nous avons décidé d’appeler pour qu’il s’occupe de l’organisation sous l’égide du Triumvirat. Je crois que cela est en bon ordre.

Vous l’avez dit, les ateliers thématiques ont commencé ce mardi. Alors faut-il s’attendre à un processus long ou un processus qui va s’inscrire dans le court terme ?
Ibrahim Boubacar Keita : Je crois que le congrès de Vienne a vécu. Il ne faut pas qu’on en arrive à nous dire que la salle de bal est fermée. Nous sommes au chevet d’un pays qui est malade qui a besoin de soins urgents, de décisions fortes. Je crois qu’il faudrait que l’on se hâte lentement. Ce sera le cas pour que lorsque nous serons aux Nations unies que nous ayons des choses fortes à dire au nom du Mali.

Après le dialogue politique inclusif, faut-il s’attendre à une nouvelle équipe ?
Ibrahim Boubacar Keita : Vous allez vite (rires). L’équipe vient à peine d’être mise en place. Dans tous les cas, nous n’avons pas de tabou à ce niveau. L’évolution politique au plan interne déterminera la suite des événements. Tout sera déterminé en le temps où il faudra et sous les formes qu’il conviendra de mettre en oeuvre.

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la question de Kidal semble véritablement poser problème. Au mois de mai dernier, vous en avez parlé au cours d’une interview. Votre homologue du Niger pense que Kidal constitue une menace pour son pays. Et la Minusma décrie souvent la versatilité des certains acteurs. Et pour l’opinion nationale, Kidal ressemble plus à une enclave, un Etat dans un Etat. Qu’est-ce que vous en pensez ?
Ibrahim Boubacar Keita : Kidal ne saurait être un Etat dans un Etat. Mais il y a problème de Kidal. Ce n’est pas moi qui le nierait. Il reste que l’accord nous a engagé dans un processus évolutif par rapport à Kidal. Je note avec satisfaction cette incorporation des jeunes gens et le retour également de certains qui étaient partis de l’Armée. Tout cela est de bonne augure. L’Armée reconstituée sera vraiment l’Armée nationale du Mali. Cela va beaucoup jouer sur la stabilisation du pays, singulièrement de la Région de Kidal. De Kidal, nous allons encore dans les deux jours qui viennent avec notre frère Mahamadou Issoufou du Niger qui sera en visite de travail au Mali.

Vous avez placé votre second mandat sous le signe de la jeunesse. Que comptez-vous faire pour cette jeunesse entreprenante mais de plus en plus frondeuse ?
Ibrahim Boubacar Keita : Je suis très heureux de cette question. Mon second mandat sous le signe de la jeunesse, ce n’est pas de la démagogie ou la promotion de deux ou trois jeunes. Ce n’est pas cela. J’ai le souci du plein emploi pour la jeunesse. J’en ai encore parlé il y a deux jours avec le président turc Erdogan qui est prêt à me donner un grand coup de main à ce niveau là. Il s’agit de créer des opportunités pour les jeunes du Mali, dans tous les domaines. Je souhaite que l’on ait des centres d’apprentissage en plus grand nombre pour la qualification de nos jeunes. Ce qui compte, c’est qu’au bout de l’exercice, combien de jeunes auront un emploi stable.

Il y a comme un nouvel état d’esprit de la jeunesse qui réclame une sorte de rédevabilité de la part du pouvoir public. Cela amène avoir une bonne politique de communication de la part du gouvernement.
Ibrahim Boubacar Keita : Elle a raison. Une jeunesse amorphe ne nous rassurerait pas du tout. Que notre jeunesse montre qu’elle est active, qu’elle sait demander quand il faut, qu’elle sait demander des comptes, pourquoi pas ! Cette histoire de « Sirako » ne m’a pas du tout inquiété. Je trouve que c’est très sain. L’agenda du chef du gouvernement a été rondement mené. Quand il a dialogué la compréhension est venue. C’est ça la démocratie. Nous travaillons pour cette jeunesse là. On ne peut pas la craindre. Je ne suis pas un novice en politique. J’ai été un jeune militant moi aussi.

Mais est-ce qu’il n’y a pas un risque de contagion. On voit les jeunes de Gao et de Tombouctou qui veulent réclamer la même chose.
Ibrahim Boubacar Keita : Il y a eu une manipulation à ce niveau là. On a prêté au chef du gouvernement des propos qu’il n’a jamais tenus. Le ministre de l’Agriculture se trouvant là-bas a vite rétabli les choses. Il ne saurait être question d’un Mali à deux ou trois vitesses.

Sur le front social, une accalmie règne. Que comptez-vous faire aujourd’hui pour maintenir cette dynamique ?
Ibrahim Boubacar Keita : Déjà, nous allons maintenir la dynamique du dialogue. Et ensuite, un comité va suivre tous ces accords pour que l’Etat ne soit plus surpris en manque d’esprit d’engagement. Dès lors qu’on prend un engagement, on doit le respecter. Le dialogue consistera à dire la réalité des choses.

Qu’est-ce qui n’avait pas marché et qui avait amené les poussées de fièvre ?
Ibrahim Boubacar Keita : La communication. Je dois dire que s’il y a un domaine où nous avons pêché, c’est sans ambages la communication. Nous avons été de piètres communicateurs. Fort heureusement, de bonnes volontés sont toujours à l’œuvre. Je pense à l’initiative des leaders religieux comme Chérif Ousmane Madani Haïdara, Mahmoud Dicko, le cardinal Jean Zerbo qui sont allés en mission en Europe pour expliquer que nous ne sommes pas en train d’exterminer un peuple. Il y avait une mauvaise information à ce niveau.

Au plan sécuritaire, la Région de Mopti a subi de nombreuses attaques meurtrières. Vous vous êtes rendu sur le terrain à deux reprises ; le Premier ministre y est allé à deux reprises. Vous avez également nommé l’ancien président Dioncounda Traoré. Aujourd’hui, quelle est votre stratégie pour pacifier la Région de Mopti ?
Ibrahim Boubacar Keita : Je pense que beaucoup a été fait. Soumeylou Boubeye Maïga, en son temps, s’est beaucoup dépensé. Le nouveau Premier ministre a pris le relai avec beaucoup de courage, beaucoup de conviction. Il a approfondi ce qui avait été entrepris. Ce nouveau maillage territorial est heureux. Nous avons constaté que des représentants de l’Etat n’avaient aucun moyen logistique. Nous avons corrigé cela. Le ministre de la Défense Dembélé a lui aussi donné un coup de fouet au niveau de la troupe. Le ministre de la Sécurité aussi est au plus de près de ses troupes. Beaucoup de choses sont dans l’évolution positive. La nomination de Dioncounda n’obéit pas à un réflexe politicien. On sait l’homme, sa disponibilité, sa capacité d’écoute. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

Vous avez la politique des petits pas pour maximiser les résultats ?
Ibrahim Boubacar Keita : Absolument. Les grands coups d’éclat ne nous intéressent pas. Nous sommes dans l’intelligence dans la gestion des hommes. Je pense que ces régions connaissent un apaisement profond. Les acteurs locaux ont pris des engagements devant le chef du gouvernement pour la paix des cœurs. Depuis l’époque de la Dina de Sékou Amadou, on a imaginé les règles de voisinage entre les agriculteurs et les éleveurs. La gestion des bourgoutières a été imaginée depuis cette époque.

On parle beaucoup de la montée en puissance de nos forces armées. Mais ces derniers temps, l’actualité a été beaucoup marquée par cette histoire d’hélicoptères cloués au sol et de Super Tucano qui n’auraient pas des appareils de combat. Que pensez-vous de cette situation ? Y aura-t-il des sanctions ?
Ibrahim Boubacar Keita : Vous savez, les questions militaires n’aiment pas beaucoup de bruits. C’est moi qui ai parlé d’hélicoptère cloué au sol. C’est un hélicoptère qui a posé problème dès l’abord. Et les conséquences seront tirées. C’est clair. Cela dit, soyons dans la mesure. Pour ces questions de gestion, de gabegie, je suis à l’aise. Que l’on soit un peu plus modéré dans les propos, que l’on soit plus responsable. La gestion de l’Etat ce n’est pas n’importe quoi. Quand on y aspire, on doit faire attention. L’Armée malienne sait ce qui a été fait pour sa requalification. Que ce soit en termes de conditions des hommes, d’équipements, chacun sait à tous les niveaux. Il y a quelques jours, nous avons reçu un nouvel hélicoptère de combat qui est à l’essai. J’ai dit que mon souci premier est de faire en sorte que l’Armée ait les moyens de sa mission. C’est dans ce cadre que nous avons adopté une Loi d’orientation et de programmation militaire. Tout sera passé au peigne fin.

Vous consacrez 15% du budget à l’agriculture. Mais il y a des difficultés au niveau des intrants agricoles. Est-ce la faute l’Etat ou alors à des aigrefins ?
Ibrahim Boubacar Keita : Il y en a qui ont le chic de toujours profiter des situations de manière pas honnête. Ils en seront pour leurs frais parce que rien ne passera. Nous avons choisi de hisser à 15% la part dévolue à l’agriculture parce que ce pays est à vocation agricole. Nous devons prendre soin du fleuve Niger. Je salue les mesures prises par le gouvernement à cet effet. L’agriculture doit être reconnue comme le moteur de l’économie malienne. Le monde rural a répondu à nos efforts. La sécurité alimentaire du Mali est assurée avec plus de 10 millions de tonnes de céréales. Il y a le coton sur lequel nous n’avons pas encore de capacités de transformation. Dans le domaine agricole, il y a encore des gains de productivité et des plus-values à assurer. Il y a également une belle diversification de la production que je salue.

Est-ce qu’au niveau des intrants agricoles, il n’y a pas trop d’intervenants ?
Ibrahim Boubacar Keita : Encore une très bonne question. C’est là que les fameux aigrefins interviennent. On capte les marchés dont on n’a pas la compétence ni la logistique nécessaires. On fait passer à quelqu’un d’autre. Ce sont des pratiques qui sont en train d’être mises au ban. On va continuer à assainir ce secteur. Il y a des produits subventionnés qui passent les frontières. Je suis au courant de ce qui se passe dans le Mali profond.

Vous avez parlé de la transformation. Certaines statistiques disent que la transformation de 10 à 12% du coton va générer des milliards à l’économie nationale.
Ibrahim Boubacar Keita : C’est clair. Quand j’ai parlé de plus-value, il s’agit de cela mais aussi en termes d’emplois. On va créer des usines textiles au Mali. Si nous arrivons à avoir quelques quatre à cinq usines, cela va beaucoup aider dans la rentabilité de ce secteur. Le coton ne doit pas être un produit purement d’exportation. Cela doit changer.

Ces douze derniers mois, on peut dire que les domaines de la culture et du sport vous ont procuré beaucoup de joie.
Ibrahim Boubacar Keita : Rires ! Vous avez su garder la cerise sur le gâteau. Quel bonheur ce 29 août ! J’étais au Japon, je n’étais pas peu fier au palais impérial quand j’ai appris l’élection de mon jeune frère Hamane Niang à la tête de la Fiba-Monde. Je crois que c’est la première élection d’un Malien à ce niveau des instances mondiales du sport. Le monde du football s’est retrouvé. Je félicite mon jeune frère et ancien collaborateur Mamoutou Touré dit Bavieux dont je connais les qualités. Je salue également Salaha Baby pour son fair play. J’ai beaucoup apprécié. Les jeunes maliens sont talentueux mais ils ont besoin d’un socle. Cette élection du bureau fédéral m’a fait beaucoup plaisir.

Vous êtes le champion de l’Union Africaine pour la culture…
Ibrahim Boubacar Keita : Non, je n’aime pas trop, ce titre de champion. Mais mes pairs m’ont dit qu’il y a des champions dans les autres domaines… Kagamé a fait la proposition. Il a expliqué que le Mali s’impose dans le domaine de la culture. Et que je suis bien placé pour porter ce projet de l’Union Africaine. Je dois me rendre à Luanda le 18 septembre prochain pour un forum que nous allons ouvrir avec l’Unesco. C’est pas normal que le pays du champion de la culture n’ait pas un seul lieu dédié à l’art, à la culture. Il y a des projets en cours.

Madou Camara

Source: Croissanceafrique.com

Mobiliser des fonds pour l’égalité du genre dans le (CREDD) et les (ODD): La Première Dame du Mali s’engage

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La Première Dame du Mali, KEÏTA Aminata Maiga , Présidente de l’ONG Agir pour l’environnement et le cadre de vie, a présidé en mi-matinée du jeudi 5 septembre 2019, à l’hôtel Sheraton de Bamako, l’ouverture des travaux de la Table ronde de haut niveau sur la problématique du financement de l’égalité du genre dans le CREDD et les ODD au Mali.

La Première Dame du Mali est constamment engagée et mobilisée pour le bien être des enfants , de la femme et des filles .L’objectif visé par les Nations Unies est d’atteindre ou dépasser 15% d’ici 2020.

La Première Dame , face aux partenaires techniques et financiers a réitéré son engagement à accompagner l’initiative et soutenir leurs efforts pour l’égalité des chances de toutes et de tous. « je voudrais insister sur l’impérieuse nécessité de traduire de manière urgente l’engagement de nos partenaires techniques et financiers en actions concrètes la feuille de route pour soutenir la mobilisation de fonds et de ressources nationales, mais aussi pour la mise en place d’un cadre réglementaire adéquat de suivi et circulation de l’information sur la planification, l’allocation des ressources et la mise en œuvre des politiques et programmes de développement visant à garantir la réduction des inégalités femmes-hommes et l’automatisation des Femmes ». A bien insisté la Présidente de l’ONG Agir pour l’environnement et le cadre de vie.

Au Mali, la table ronde du jour, a pour objectif d’amener le Gouvernement, les partenaires techniques et financiers et les bailleurs à mieux appréhender les enjeux liés à l’importance de réduire les inégalités genre et l’autonomisation des femmes pour l’atteint des résultats attendus du Cadre Stratégique pour la Relance Economique et de Développement Durable (CREDD) et les Objectifs de Développement Durable (ODD).

Le Président de la République, Chef de l’Etat , Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta , lors de son discours d’investiture avait déclaré « Je veux faire émerger un nouveau modèle social fondé sur l’égalité , la justice sociale, et la création des conditions de réussite pour tous. » .

L’issue de la table ronde, sera sanctionnée une déclaration des partenaires techniques et financiers et une feuille de route claire. La feuille de route abordera la mobilisation de fonds et des ressources nationales et esquissera la mise en place d’un cadre règlementaire approprié.

La table ronde est organisée par le Gouvernement du Mali à travers le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille avec l’appui du Système des Nations Unies (SNU).

La cérémonie a mobilisé aux côtés de la Première Dame ,des membres du Gouvernement, des Chefs des Coopérations bilatérale, des Chefs d’agences du Système des Nations Unies au Mali, des Chefs des Institutions Internationales, des Responsables des organisations de la société civile, des parlementaires, des Fondations et des Responsables des structures .

Madou Camara

Source: Croissanceafrique.com

CMSS-Mali: Mme Dicko Diéminatou Sangaré a la rencontre des professionnels de la santé, vers l’instauration d’un cadre d’échange permanent

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CMSS/Ordres professionnels de la santé :

La Directrice Générale de la caisse malienne de sécurité sociale (Cmss), Mme Diéminatou Sangaré, a rencontré le mercredi 4 août les ordres professionnels de la santé à leur siège. Cette visite entre dans le cadre de la prise de contact entre la nouvelle patronne de la CMSS et les partenaires de l’Amo (Assurance maladie obligatoire).

La joie et l’enthousiasme étaient à son comble au siège des ordres professionnels de la santé. Pour cause, jamais un premier responsable de la Caisse malienne de sécurité sociale (Cmss) n’a rendu une visite de courtoisie aux ordres professionnels de la santé. Toute chose salué à sa juste valeur par le président de l’interprofessionnel des ordres de la santé, Dr Aliou Badara Wade. « Ce geste nous touche sincèrement et nous rassure de votre disponibilité et de votre leadership pour une meilleure collaboration pour surmonter toutes les difficultés ».

Selon le patron de l’interprofessionnel des ordres de la santé et par ailleurs président de l’ordre des pharmaciens, la visite de Mme la Directrice Générale de la Cmss témoigne de son humilité et de sa considération pour le secteur de la santé, essentiel pour la population.

Tout en assurance à la Directrice Générale du soutien total et entier des ordres professionnels, qui ne manageront aucun effort pour l’accompagner dans sa mission, il dit espérer que cette visite permettra de créer un cadre d’échange entre la Cmss et les ordres de la santé.

En rencontrant les organisations qui jouent un rôle très important dans le cadre de l’Amo, la nouvelle Directrice Générale de la Cmss souhaite créer et instaurer un cadre d’échanger permanent avec les différents acteurs. Toute chose qui permettra, selon elle, d’anticiper sur les problèmes afin d’éviter les lenteurs dans le paiement des prestations. La nouvelle Directrice générale, Mme Diéminatou Sangaré, dit continuer dans cette dynamique de partage et d’échanges pour le seul bénéfice des populations.

La Cmss, à titre de rappel, joue le rôle d’organisme gestionnaire délégué dans le cadre de l’Amo. Elle est chargée à cet effet de « Préparer l’immatriculation des affiliés ; Recouvrer et reverser à la Canam les cotisations de l’Amo ; Permettre l’attestation des droits des bénéficiaires auprès des formations conventionnées ; Payer les prestataires de soins conventionnés dans le cadre de l’Amo pour tous les services rendus aux bénéficiaires ; Et enfin établir les statistiques et les données financières et comptables correspondants à leurs activités de gestion. »

Il convient d’ajouter que les ordres de la santé ont participé à cette rencontre. Les différents responsables n’ont pas manqué de souligner les difficultés auxquelles les ordres de santé sont confrontés. Cevi a été redigé par la cellule de la communication de la CMSS.

DBK

Source : Croissanceafrique.com

Medias sociaux au Mali: Salif DIARRAH « Lutte contre les Fake news ou les Infox, il est temps d’agir » dixit

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La multiplication des réseaux sociaux avec un fort taux de pénétration malgré l’accès difficile à l’internet fait que les journalistes n’ont plus le monopole de l’information car toute personne possédant un smartphone et une connexion internet peut désormais diffuser de l’information qu’elle soit bonne ou pas, vérifiée ou pas. Les journalistes professionnels ont dorénavant le devoir de vérifier toute information qui prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux.

Salif Diarrah, spécialiste des nouveaux médias (Directeur de publication de maliactu.net et chargé de cours de web-journalisme à l’ESJSC-Mali)

Au Mali, des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter sont envahis par des faux profils et la plupart des sites web d’actualité ont des répliques dans le seul but de véhiculer délibérément des fausses informations. Dans la plupart des cas, les lecteurs ne savent pas faire la différence comme par exemple : Maliweb.net et Mali-web.net, Malijet.net et Malijet.co ou Maliactu.net et Maliactu.info. En France des médias proposent à leurs lecteurs des moteurs de recherche permettant de vérifier la fiabilité des sites d’information. Comme par exemple Decodex qui permet de faire la différence entre un site d’information, un site parodique, ou un faux nez alimenté par un groupuscule d’extrême droite.


Lors de l’élection présidentielle passée en France, des médias se sont regroupés pour mettre en place un comité de vérification de l’information qui était chargé de noter chaque information sur une échelle de zéro à cinq et ses notes étaient visibles par les lecteurs qui ont une idée de la véracité de l’information qu’on leur offre (collaboration de 33 rédactions appelée Crosscheck). Au Mali lors du second tour de la présidentielle de 2018, le plan d’une ville (Soundjata city) a fait le tour des réseaux sociaux utilisé par les partisans d’un candidat comme un projet de celui-ci. La plupart des internautes ont cru à ce projet alors qu’il fallait juste faire une recherche inversée de l’image pour savoir qu’elle a été utilisée dans un autre pays avant les campagnes.   
Le peuple a droit à l’information mais c’est aux professionnels de leur donner de la bonne information. Au Mali il est plus qu’urgent pour les journalistes de se donner comme devoir de vérifier toute information dans l’objectif d’éclairer leurs lecteurs. Que ce soient des faux communiqués, des fausses rumeurs ou l’intox, les professionnels doivent faire la part des flux d’informations continus sur les réseaux sociaux.
En France le géant des réseaux sociaux, Facebook a lancé une nouvelle fonction destinée à faire la chasse aux fausses nouvelles qui permet à ses utilisateurs de signaler des contenus dont ils doutent de la véracité. Dès qu’un article est signalé, plusieurs médias se chargent de vérifier l’information et si deux de ces médias confirment que le post est faux alors Facebook affichera un petit pictogramme qui indiquera que le contenu est jugé contestable. Et par conséquent, la publication ne sera pas mise en avant. En janvier dernier, l’Allemagne a fait voter une loi contre les contenus illégaux qui a contraint Facebook, YouTube et Twitter à supprimer des contenus au risque de payer des millions d’Euros d’amende.
Malgré les conséquences de la désinformation dans notre pays, on ne met jamais en cause la responsabilité des hébergeurs qui ont le pouvoir par exemple de bannir certains contenus dont ils jugent sensibles à la simple demande des autorités comme c’est le cas avec des messages de haine, les images violentes etc…
Que ce soit au niveau des autorités, des organisations des journalistes, des médias et même du citoyen lambda, chacun doit jouer pleinement son rôle pour que les informations qui circulent soient des informations vérifiées.

Salif Diarrah

Journaliste et directeur de publication du site d’informations generales Maliactu.net et expert des medias sociaux.

Mali: L’ONG DIRECT-AID offre un forage au CSREF de la CIII

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Ce mardi, 3 septembre 2019, un forage a été inauguré au CSREF de la CIII. Ce forage est un don de L’ONG DIRECT-AID. La cérémonie d’inauguration a été présidée par le maire de la CIII.


M.Coulibaly Bakary, chef d’ONG DIRECT-AID, après avoir salué et remercié la mairie de la CIII, la directrice régionale de la santé, le directeur du CSREF pour leur engagement à faire un forage d’eau au sein de Centre de Santé de référence de la commune III, il présentera cette institution: ‹‹ ONG DIRECT-AID, communément appelé, agence des musulmans d’Afrique. Avec son siège au Qaït City, représente dans trente pays en Afrique. DIRECT-AID existe au Mali depuis 1988. Elle intervient dans plusieurs domaines, notamment dans le domaine de l’hydraulique, santé, sociaux éducatif. L’ONG DIRECT a aussi un centre d’orphelinat qui prend en charge d’après 2000 orphelins à travers le Mali. Elle suit leurs études du primaire jusqu’à l’Université.

L’ Agence des musulmans d’Afrique, intervient dans la construction des mosquées, distribue des vivres pendant le mois de carême, aussi procede-t-elle à la distribution des viandes pendant la fête tabaski.››


Ce jour, 3 septembre 2019, DIRECT-AID était au CSREF de la CIII, pour l’inauguration d’un forage, qui par le profondeur de 60 mètres et d’une capacité de 8 mètres cubes d’eau.


Selon Bakary COULIBALY, chef de DIRECT-AID, la raison qui les a motivé à faire cette réalisation de forage au CSREF de CIII, est la faible distribution de SOMAGEP-SA de l’eau à la commun CIII. De nombreux patients qui passent au CSREF par jour, souffrent par la faible distribution de SOMAGEP-SA.


Il a lancé un appel à la population de la population de la CIII à faire bon usage en utilisant de l’eau de ce forage qui fait pour féliciter leur passage au niveau du CSREF. Le coût total de cette réalisation est de 16 millions de FCFA.Il est 100℅ financé par L’ONG DIRECT-AID.


Madame Néné Sougouda, représentante, du maire de la commune III, a montré la reconnaissance de la population de la commune III. Aussi dira-t-elle que la CSREF de la CIII reçoit ce forage d’eau à bras ouverts. Quant elle, au Mali les conditions d’hygiènes précaires. Elle a déclaré que la population de la commune III compte 167 mille habitants. Ajoute-t-elle que leur CSREF, reçoit des milliers de patients quotidiennement. Pour cela, l’eau doit disponible en qualité et en quantité. Elle a affirmé son engagement sans faille à accompagner les actions fortes du CSREF. Elle congure de faire bon usage de ce forage afin qu’il puisse servir davantage ce CSREF aussi longtemps qu’il faudrait.

Hamadoun Alphagalo

Source: Croissanceafrique.com

Bamako: Le Mali et la BOAD signent une convention à hauteur de 25 milliards de FCFA pour le financement du secteur du logement.

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Le Premier Ministre, Ministre de l’Économie et des Finances, Chef du gouvernement, Dr Boubou CISSÉ et le Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) ont procédé, ce matin à la Primature, à la signature d’un Accord de prêt relatif au financement partiel du Projet de viabilisation du site et de 1085 logements sociaux et économiques à Samanko au Mali pour un montant de 25 milliards de FCFA, en présence du Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat et le Directeur de l’Office Malienne de l’Habitat.

“C’est avec une réelle satisfaction que je viens de signer l’Accord de prêt relatif au financement partiel du projet de construction de 1 085 Logements Sociaux et Économiques à Samanko au Mali ainsi que la viabilisation de leur site. Je voudrais rappeler que, par ce présent accord de financement, la BOAD vient de renforcer, une fois de plus, son adhésion et son soutien aux politiques et stratégies de développement de la République du Mali” a déclaré le Premier Ministre lors de la cérémonie.

Ce projet a pour objectif de contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations et à la réduction de la vulnérabilité des ménages dans le pays. Plus spécifiquement, il consistera à :

  • La viabilisation du site de 42 hectares situé à Samanko à 15 kilomètres du centre-ville de Bamako dans la Commune rurale du Mandé ;
  • la construction, sur ce site, de 1 085 logements dont 785 logements sociaux (565 de type F3 et 220 de type F4) et 300 logements économiques (175 de type F3 et 125 de type F4), à céder en location-vente à 8 800 bénéficiaires.

En outre, le projet permettra le renforcement des capacités des Petites et Moyennes Entreprises aux métiers de la construction et la création d’au moins 563 emplois indirects au cours de la mise en œuvre du Projet.

“Je voudrais saluer la contribution apportée par l’État pour faciliter l’accès au logement aux populations cibles, à travers notamment la prise en charge du coût des travaux de viabilisation primaire et des études et la subvention du prix de cession des logements” a déclaré Monsieur Christian ADOVELANDE, Président de la Banque Ouest Africaine de Développement. Il a également rappelé la volonté de la BOAD à renforcer davantage sa coopération avec la République du Mali.

Le Premier ministre a réitéré les chaleureux remerciements du Président de la République et du peuple malien à l’égard de la Banque Ouest Africaine de Développement pour ses efforts inlassables en faveur du développement socio-économique du Mali.

La BOAD contribue au financement de plusieurs investissements au Mali dans plusieurs secteurs dont notamment l’Énergie, l’Agriculture, les infrastructures routières et de transport ainsi que dans les secteurs sociaux, dont le volume cumulé se chiffre à plus 623 milliards de F CFA.

Source: Croissanceafrique.com