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Mali: Les travailleurs, DRH, DAF, CPS, DFM, DEM, se sentent discriminer vis à vis des autres fonctionnaires d’État

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La coordination des comités syndicaux de la DAF, DRH, des CPS et des DEM de la primature et des departement ministeriels ont tenu une conférence de presse ce mercredi, 21 août 2019 à la bourse du travail. Cette conférence presse a été animée par le coordinateur M. Issa Sinayogo.En effet, la coordination compte observer une grève de cinq jours à commencer ce lundi 28 août 2019. Lisez la déclaration.


Le conférencier, Issa Sinayogo a cadré son exposé sur deux points qui sont entre autres, présentation de la coordination et explication de leur doléance.


Présentation de la coordination


La Coordination est composée de 58 services centraux dont la Direction Administrative et Financière de la Primature, la Direction des Finances et du Matériel de tous les ministères, les Directions des Ressources Humaines et les Cellules de Planification et de Statistique de tous les secteurs.


Présentation des doléances


La coordination des comités demande: 1 que les dispositions du décret N°2018-0541/P-RM du 05 juillet 2018 soient en intégralité élargies aux personnels des DAF, des CPS et des DFM de la Primature et des dépaitements Ministériels


2- que la prime de sujétion pour risque soit ramenée à 25% du salaire au lieu de 10% pour le personnel de la Direction Administrative et Financière: des Directions des Finances et du Matériel, de la Primature : des départements miristériels


3-que les dispositions du décret N°2018-0653/P-RM du 08 aout 2018 soieul en intégralité élargies aux personnels des DRH ces départements ministériels.


Les Motivations:

Le decret N°2018-0541/P-RM du 05 juillet 2018 alloue des primes au personnal de la Direction Générale du budget (DGB), de la Direction Nationale de la Planification et du Développement (DNPD) et de la Direction Nationale du Contrôle Financier (DNCF).


Le projet de décret initié par la Direction Nationale du Contrôle Financier s’initulait primes et indemnités pour la chaine des dépenses du Ministère de l’Economie et des Finances en réunion interne à la primature le dossier a été rejeté pour son caractère discriminatoire et arbitraire.. Puisqu’on était dans la mouvance des élections présidentielles le projet de décret a été admis en conseil de ministre malgré le dit décret accorde 10% du salaire au titre des primes de sujétion pour risque aux agents du contrôle Financier en excluant les travailleurs de nos services.


Les agents du Contrôle Financier ont pour mission l’appui conseil auprès des DAF et DFM. Ces trois services au-dclà de ce décret bénéficient par trimestre des heures supplémentaires et une partie des ristournes des services d’assiette, nos services ne bénéficient aucun centime des ristournes mais certaines DFM peroivent une fois par an les heures supplémentaires le montant est dérisoire.


Nous estimons que la DAF de la primature, les DEM constituent les acteurs de la chaine des dépenses publiques, la DGB evolue en amont et DNCF opère en aval. Aussi la DNPD fait la compilation des bases de données fournies par les CPS. Les CPS, les DFM, et la DGB participent toutes à l’élaboration du budget. La DAF et les DFM assurent I’exécution du budget et le suivi de tous les biens immeubles et matériels.

De même les DRH sont des répondants directs du ministère du Travail et de la Fonction publique. Parlant des risques, la DAF et les DFM sont les plus exposées.
Evolution des Doléances.


Apres sept mouvements de grève la déception est de taille car aucune propositicn responsable n’a été faite par le gouvernement. Le ministre de l’Economie et des Finances n’a pas pu évaluer l’incidence Financière. Cependant la coordination est engagée pour l’évaluation de l’incidence financière dans les jours prochains nous allons communiquer le montant réel nos services résident tous à Bamako.


Pour le décret n°2018-0541/P-RM du 05 juillet 2018 qui est appliqué depuis juillet 2018 .

L’incidence Financière de la prise en charge des travailleurs des trois services ainsi que leur représentation dans les régions estimé à 1400000000 de FCFA.


Cependant nous remercions l’actuel Ministre du Dialogue Social, du Travail et de la Fonction Publique qui a toujours répondu de manière favorable à nos sollicitations, il a même voulu organiser des réunions de conciliation dans le cadre de la gestion du préavis pour les trois représentation dans les régions est estimé à 1 400 000 000 de F CFA. premiers jours de la grève mais l’initiative a été sapée par le tout-puissant ministre de Economie et des Finances et aussi premier ministre.


Evaluation de la grève:


L’évaluation des trois premiers jours est satisfaisante avec un taux de participation 90% . Le service minimum conformement à la liberté syndicale ne concerne que les services de très grande sensibilité qui ne concerne pas nos structures. Pour les DFM seul les Finances n’ont pas appliqué le mot d’ordre de grève.

Amadoun Alphagalo

Source: Croissanceafrique.com

Mali: Un atelier de formation en planification sur l’approche de la théorie du changement au sommet des débats à Bamako.

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Cet atelier à pour but d’Intensifier la capacité des acteurs des administrations sur la Planification sur l’approche de la théories du changement. La CSLP en collaboration avec l’APEM, a organisé un atelier de formation en planification sur l’approche de la théorie du changement, ce lundi 19 août 2019 au Centre de formation et de développement à AC 2000.

La cérémonie a été présidée par Monsieur Mahamoudou Z Maïga. C’est un atelier qui durera cinq jours, ( 19- 23 ). Pour lui cette de cinq jours, permettra de renforcer les compétences des participants sur la « Théorie du Changement » à travers des exposés, des discutions, des échanges d’expériences et des études de cas. Ajoute-t-il qu’il permettra aussi de dispenser une formation aux participants sur les méthodologies d’élaboration des politiques et stratégies développement suivant l’ Approche basée sur la Theorie du Changement. Il attire l’attention des uns et des autres avec ce-ci ‹‹ le conseil des Ministres du 29 mai 2019 a adopté le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable pour la période 20119- 2023 (CREDD 2019-2023) comme cadre unique de référence de nos politiques et stratégies de développement. Depuis le lancement du processus d’élaboration du CREDD 2019-2023 jusqu’à son adoption, l’UNICEF a toujours accomoagné les efforts du gouvernement en mobilsant les resources nécessaires à la formulation et à la mise en oeuvre de ce référentiel de développement.››


Pour cela il a renouvelé ses remerciements à l’endroit de l’UNICEF. Dans son message, le Président de l’APEM Pour la Formation sur la théorie du changement, au nom de l’Association pour la Promotion de l’Evaluation au Mali (APEM), a souhaité la cordiale bienvenue aux à cette session de formation. Aussi a-t-il remercié les partenaires de l’APEM, notamment l’UNICEF et la CT/CSLP pour avoir rendu possible ce cadre de collaboration permettant de travailler en synergie avec les de planification et de statistique des departements ministériels et d’autres structures de planification et de suivi evaluation, notamment la DNPD, I’INSAT, I’ODHD, entre cellules differents autres. Il élargit les remerciements ‹‹ Nos remerciements vont également à l’endroit du programme TOKTEN. mise en oeuvre par le PNUD et Gouvernement du Mali, pour permettre à la diaspora Malienne d’intervenir en terme de renforcement de capacité dans les secteurs de l’Education, la Santé, l’Agriculture, les PME/PMI et Autres Administrations. Aujourd’hui, ce programme est egalement elargi au domaine de l’assainissement, pour la transformation et la valorisation des déchets solides. C’est donc à travers le TOKTEN qu’intervient l’appui du consultant exterieur, monsieur Abdoulaye Touré qui malgré son agenda très chargé n’a menagé aucun effort pour être present à cet atelier.›› Pour lui ‹‹ Cela denote de l’engagement de la Diaspora Malienne à participer au developpement sociaux-économique du pays, ›› a-t-il affirmé.

M. Mahamoudou Z Maïga, a d’abord remercié l’Association pour la Promotion de l’Evaluation au Mali et le programme TOKTEN Mali dont la collaboration a permis d’organiser la présente formation à l’endroit des cadres des services nationaux en planification basée sur l’approche de la théorie du changement, en lien avec les enfants. Il dira que ‹‹L’avènement récente des Objectifs pour le Développement Durable (ODD), du Cadre pour la Relance Economique et le Développement Durable (CREDD) de deuxième génération et du Cadre de Coopération et de Développement Durable des Nations-Unies (UNSDCF) nous interpelle à persévérer dans les efforts de renforcement des processus de planification, de mise en oeuvre, de suivi et de l’évaluation des actions de développement pour ne laisser personne pour compte.›› Partant de là, il a annoncé que cette formation s’inscrit dans le cadre d’une série de renforcement des capacités des cadres des structures publiques entamée depuis 2017.›› Ajoute-t-il que ‹‹ La formation en planification basée sur l’approche de la théorie du changement, en lien avec les enfants intervient à la suite de plusieurs sessions organisées dans le présent programme de coopération entre le Mali et UNICEF notamment en Gestion Axée sur les Résultats (GAR) à Bamako, Koulikcro, Sikasso et Kayes et en évaluation des politiques (EPP) Elle vise à améliorer les pratiques de planification, suivi et évaluation des politiques et programmes publiques de développement, principalement ceux relatifs aux enfants, y compris les plus défavorisés, selon leurs besoins spécifiques et en fonction de leur sexe, des régions et des risques auxquels ils sont confrontés Des aspects importants tels que la promotion de l’égalité du genre, l’autonomisation de la femme et l’éepanouissement de l’enfant et de la famille devront également être pris en considération De manière spécifique il s’agira pour vous, pendant cing jours, i) de vous familiariser et mieux connaître la theorie du changement, i) d’apprécier son utilité, ses exigences et limites dans le cadre de la conception et de la mise en ceuvre des programmes et projets de développement, ii) d’avoir des compétences de formulation de bonne théorie du changement qui prend en compte les besoins des enfants et des femmes, iv) disposer des outils et méthode de formulation de theorie de changement dans les processus de planification du développement, ›› a-t-il martelé.
Pour Maïga, cette formation, une occasion pour les participants s’approprier des outils méthodologies de l’approche basée sur la théorie de changement dans vos pratiques de tous les jours de la clarification, et de pouvoir en faire un lien systématicue avec les enfants, notamment les plus défavorisés .

Amadoun Alphagalo

Source: Croissanceafrique.com

Bamako: Le président IBK reçoit l’Ambassadeur du Canada en fin de mission auprès du Mali.

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Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA, Président de la République , Chef de l’Etat , a reçu,  en audience , dans l’après-midi du mardi 20 août 2019, au Palais présidentiel de Koulouba, Son Excellence Monsieur Louis Verret, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Canada au Mali , en fin de mission diplomatique dans notre pays.

Avant de quitter notre pays , le diplomate canadien après deux années de missions diplomatiques bien remplies , était venu faire ses adieux au Président de la République. Le Mali et le Canada entretiennent des relations fructueuses et multidimensionnelle (développement, humanitaire, commerce,  paix et sécurité).

Lors de l’audience , il a été évoqué le renforcement de cette coopération bilatérale dans les domaines de l’Agriculture, l’éducation des enfants et des filles , les investissements miniers entre autres.

En quittant notre pays , SEM Louis Verret , garde un grand souvenir du Mali , en déclarant: « « Le Mali dispose de richesses immenses dans l’Agriculture, les ressources minières , la jeunesse, une bonne structure sociale, des artistes et stars. Le Mali a une grande richesse , un grand potentiel à exporter , la chaleur humaine , la facilité avec laquelle on peut faire les affaires , les facilités de se faire des relations humaines ». Parlant de l’évolution des relations de coopération bilatérale entre nos deux pays , le diplomate canadien a souligné « « Nous avons déjà obtenu plusieurs résultats dans ces domaines. Nous allons nous activer beaucoup plus dans le secteur de l’éducation de base, pour les filles et les jeunes garçons, dans le secteur privé principalement le domaine humain . Le Président de la République, a souhaité l’accroissement du secteur minier au Mali ». L’hôte du jour du Président de la République, qui nous quitte le 31 Août 2019, a souligné,les défis à relever au Mali , notamment dans les domaines de la sécurité et de la gouvernance. Appréciant la culture malienne , l’organisation sociale du Mali, la chaleur humaine et l’hospitalité légendaire des populations maliennes; Louis Verret dans ses derniers mots diplomatiques au Mali a déclaré «  Le Canada est ici pour constater ces aspects de développement mais aussi appuyer le Mali à trouver les solutions sur la médiation , la réconciliation , le renforcement des structures étatiques, le renforcement de la place dans la société ».
L’audience s’est déroulée en présence du Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, du Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République, de l’Adjoint du Chef d’Etat Major Particulier du Chef de l’Etat , et du Conseiller diplomatique par intérim du Président de la République.

Cellule de Communication et des Relations Publiques de la Présidence de la République

3ème Edition de l’Université sur la Justice Transitionnelle: Renforcer l’accès à la justice des personnes les plus affectées par la crise

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Hier lundisous lathématique  « Influencer les acteurs clés pour une mise en œuvre efficace et inclusive de la Justice Transitionnelle au Mali », le Centre National du Patronat du Mali a abrité la cérémonie d’ouverture des travaux de la 3ème Edition de l’Université sur la Justice Traditionnelle.

Le consortium (Avocats Sans Frontières Canada (ASFC), le Centre d’Etude et de Coopération Internationale (CECI) et l’Ecole Nationale d’Administration Publique (ENAP) était parrainée par le ministre de la Cohésion Sociale, de la Paix et de la Réconciliation  Nationale, avec la présence d’Aristide Nononsi, Chef de Mission ASFC ; Mohamed MaouloudNajim, Directeur national des Affaires Judiciaires et du Sceau, d’AguibouBouaré, Président de la Commission des Droits de l’Homme.

Dans son allocution, le Chef de la Mission de la JUPREC (Justice Prévention et Réconciliation) a précisé qu’après la 1ère édition de janvier 2017 sur le thème de mise en œuvre des  mesures de la Justice Transitionnelle et la seconde édition de novembre 2018 sur le thème les femmes au cœur de la Justice Transitionnelle, cette 3ème édition est une session de formation intensive à l’intention des membres de la société civile et des jeunes professionnels du droit. Selon lui, cette édition a pour objectif d’étendre et de renforcer les aptitudes techniques des personnes ressources capables d’une part, de s’investir dans les discussions sur la justice transitionnelle et, d’autre part, de participer en tant qu’experts (es) dans les consultations et activités visant la mise en œuvre et le suivi de ses mécanismes. A l’en croire, le projet « Justice, prévention et réconciliation pour les femmes, mineurs et autres personnes affectées par la crise au Mali(JUPREC) », a pour objectif de renforcer l’accès à la justice des personnes les plus affectées par la crise, des femmes et mineurs, en vue d’un respect optimal de leurs droits dans un contexte de restauration de la paix et de la stabilité au Mali, notamment par la mise en œuvre effective des mécanismes de justice transitionnelle associant les victimes et toutes les parties prenantes. Il est à noter que pour son approche pluridimensionnelle, le projet et ses partenaires opérationnels restent en effet convaincus qu’une justice transitionnelle réussie passe par une démarche participative, donc une nécessaire implication de toutes les parties prenantes-au-delà de leur sensibilisation à assumer leur rôle de promotion et de défense des droits humains, en particulier ceux des femmes et des personnes en situation de vulnérabilité notamment par le biais du renforcement des acteurs et actrices de la justice, et de la société civile malienne. D’ajouter que le projet JUPREC, selon le principe de la subsidiarité, espère pouvoir renforcer les capacités de la relève malienne afin que celle-ci reprenne le flambeau de la justice transitionnelle et puisse mener à bien par elle-même des activités permettant de répondre aux objectifs de justice, de paix et de réconciliation. « Cette 3ème édition permettra de consolider davantage vos connaissances grâce aux outils que vous allez acquérir ici durant ces 5 jours de formation », a-t-il conclu.

Béchir Ben Haidara

source: croissanceafrique.com

Monnaie unique en 2020: « ..la politique monétaire fait partie de la politique économique générale.. » dixit Modibo MAO MAKALOU

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Thomas Jefferson, troisième président des Etats-Unis d’Amérique disait : celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation. La monnaie est donc un instrument de souveraineté. Ainsi, battre monnaie est un pouvoir régalien de l’Etat et seul un Etat souverain peut battre monnaie.

Lors de son Discours prononcé devant l’assemblée nationale à l’occasion de l’émission d’une monnaie nationale le 30 juin 1962, le 1er président Malien Modibo KEITA s’exprimait ainsi :

« L’histoire nous enseigne que le pouvoir politique s’accompagne toujours et nécessairement du droit régalien de battre monnaie, que le pouvoir monétaire est inséparable de la souveraineté nationale, qu’il en est le complément indispensable, l’attribut essentiel. Pouvoir politique et pouvoir monétaire ne sont donc, à dire vrai, que les aspects complémentaires d’une seule et même réalité : la souveraineté nationale. «

La gestion de la monnaie est éminemment politique parce que la politique monétaire fait partie de la politique économique générale. La politique monétaire et la politique budgétaire ou fiscale sont les deux leviers sur lesquels s’appuient un gouvernement, l’objectif étant l’amélioration des conditions de vie des populations, le plein-emploi, et la baisse de l’inflation, c’est à dire l’augmentation du pouvoir d’achat.

Le Comité Ministériel sur le Programme de la Monnaie Unique de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest  (CEDEAO) a formulé parmi ses recommandations :

  1. Au titre du régime de change, il a été retenu un régime de change flexible assorti de ciblage d’inflation comme cadre de politique monétaire ;
  2. S’agissant du modèle de la future banque centrale de la CEDEAO, il a été convenu l’adoption du Modèle de Système fédéral des Banques centrales.

iii. Sur le choix de la dénomination de la Monnaie Unique de la CEDEAO, le consensus s’est dégagé autour de la dénomination « ECO ».

Ainsi, dès 2020, les habitants d’Afrique de l’Ouest paieront leurs achats en «  ECO». Les chefs d’Etat et de gouvernement des quinze pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis samedi 29 juin à Abuja (Nigeria), ont adopté formellement ce nom pour le projet de monnaie unique. Le communiqué final adopté le samedi 29 juin 2019 à Abuja par les Chefs d’État et de Gouvernements de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest Afrique de l’ Ouest (CEDEAO) « réaffirme l’approche graduée [pour l’adoption] de la monnaie unique en commençant par les pays qui atteignent les critères de convergence » concernant l’inflation, le déficit budgétaire, etc.

Le principe d’un régime de change flexible basé sur un panier de monnaies et une politique monétaire centrée sur la maîtrise de l’inflation ont également été formellement adoptés.

Rappelons que les 8 pays membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine ((UMOA) ayant en partage le franc CFA font partie aussi de la CEDEAO remettant en cause les Accords de Coopération Financière entre la France et l’UMOA. « On peut discuter du CFA sans tabou, ni totem. C’est un sujet qu’on doit pouvoir ouvrir et qu’on a décidé d’ouvrir ensemble avec nos partenaires africains, de manière apaisée, sans culte du symbole, sans tabou ni totem» disait Emmanuel Macron, Président de la République Française à Paris, le jeudi 11 juillet 2019.

Ce à quoi enjoignait Alassane Dramane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire et Président en exercice de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) en Abidjan, le 11 juillet 2019 : « Aujourd’hui, le taux de change de l’euro par rapport au franc CFA est de 655,9. Et bien sûr, si les chefs d’État décidaient l’année prochaine de changer le franc CFA en ECO parce que nous avons respecté tous les critères de convergence, ce taux ne changerait pas dans l’immédiat. »

Toutefois, Mahamadou Issoufou. Président du Niger et Président en exercice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) affirmait dans l ‘hebdomadaire Jeune Afrique du 14 août 2019 : « Soyons clairs. La création de l’ECO signifie la sortie du franc CFA. Cette monnaie sera, je le répète, liée à un panier de monnaies, constitué des principales devises – euro, dollar, yuan… – avec lesquelles nous commerçons.

Ce ne sera donc pas le CFA sous un autre nom, ainsi que je l’entends parfois. Ce ne sera pas non plus une réforme contre la France, mais une réforme pour le développement de l’Afrique de l’Ouest, pour les investissements, pour la création d’emplois sur le continent et donc dans l’intérêt de tous. J’ajoute que toutes ces décisions ont été prises à l’unanimité des 15 États membres de la Cedeao, francophones et anglophones.»

Notons que la mise en œuvre de la monnaie unique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, donc la CEDEAO a déjà été reportée cinq fois. L’Union monétaire ouest africaine (UMOA) rassemble les 8 pays de l’ Afrique de l’Ouest ayant en partage le franc CFA fait partie de la CEDEAO. Le problème majeur dans l’harmonisation entre l’UMOA et la CEDEAO se trouve au niveau des convergences et politiques économiques. Cela pose beaucoup de difficultés, surtout avec le géant nigérian qui constitue 70% du PIB de la CEDEAO et qui devra fournir d’inlassables efforts pour la mise à niveau de  sa gouvernance économique et financière, mais aussi politique, en tant ce pays phare et leader naturel de la CEDEAO.

Le destin des Nations se joue sur la monnaie disait l’éminent économiste Français Jacques Rueff. La CEDEAO ira t-elle vers un sixième report du lancement de sa monnaie unique en 2020? Pourra t-elle surmonter les obstacles liés au manque de convergence de ses économies en dehors des pays qui utilisent le franc CFA? Les 8 pays de l’UMOA couperont t-ils le cordon ombilical avec la France en matière monétaire en 2020? << Si l’on ne se sent pas heureux dans la zone CFA, on la quitte pour aller battre sa monnaie comme l’on fait la Mauritanie et Madagascar. Il faut arrêter les déclarations démagogiques qui font du CFA le bouc émissaire des échecs des politiques économiques.>> disait Emmanuel Macron. Président de la République Française lors du Sommet du G5 à Bamako, le 2 juillet 2017. Quid des dispositions transitoires pour adopter l’ÉCO que le Nigéria ne pourra adopter en 2020 pour des raisons de gouvernance économique et financière?

« La confiance est une institution invisible qui régit le développement économique. « selon Kenneth Arrow, économiste américain, co-détenteur du prix Nobel d’économie en 1972. La CEDEAO doit démontrer sa maturité et sa crédibilité dans la gestion de sa monnaie unique l’ÉCO.  L’intégration monétaire en Afrique de l’’Ouest aura t-elle lieu en 2020 réalisant par là un rêve des fondateurs du panafricanisme en 1963? L’’horizon 2020 n’étant qu’à quelques encablures nous édifiera.

Bamako, le 18 août 2019

Modibo Mao  MAKALOU

MBA

UEMOA/CIP : 44éme SESSION ORDINAIRE DE COMITE INTERPARLEMENTAIRE

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Bamako, a abrité ce lundi,19 Aout 2019 a Hotel de l’Amitie, la rencontre annuelle de comite inter parlementaire CIP/ UEMOA.

En présence du Président de l’Assemblée Nationale, Honorable Issiaka Sidibé, Mr Mamadou M.Barro,le Representant President de la Commission de l’UEMOA, Mme Aka Veronique Amanan, Présidente du Comite inter parlementaire et Mr Ousmane Bathily, Vice Président du CIP/UEMOA.

La 44eme session ordinaire du comité interparlementaire de l’UEMOA reunit les Deputés de 8 pays membres de l’UEMOA.

Adama Traoré

Source: Croissanceafrique.com

« Les 13 milliards $ investis par la BAD en Afrique australe donnent de solides résultats. » Akinwumi Adesina

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Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a déclaré, à l’ouverture du 39ème Sommet ordinaire de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), que les 13 milliards de dollars américains investis par la Banque en Afrique australe depuis 2012 produisaient de solides résultats.

« L’Afrique ne doit pas manquer d’ambition », a-t-il lancé aux chefs d’État et de gouvernement des 16 pays membres de la SADC et aux plus de 1 000 délégués réunis à Dar es Salaam, en Tanzanie, autour du thème suivant : « Un environnement favorable pour un développement industriel inclusif et durable, une augmentation des échanges interrégionaux et la création d’emplois ».

À l’occasion de ce Sommet, le président de la Tanzanie, John Magufuli, a officiellement remplacé son homologue namibien, Hage Geingob, à la tête de l’organisme d’intégration économique régional. « Nos pays ne sont pas pauvres. Ils disposent de toutes les ressources dont ils ont besoin pour être riches en termes de population, d’animaux sauvages, d’espèces végétales, d’écosystèmes marins, de minéraux et d’hydrocarbures », a insisté John Magufuli lors de ses remerciements.

La Banque africaine de développement a investi massivement dans des projets clés, dont celui d’ESKOM à hauteur de 5 milliards de dollars américains, qui est essentiel pour l’approvisionnement électrique de l’Afrique du Sud et de la SADC. La Banque a également apporté un soutien de 114 millions de dollars à l’île Maurice pour l’aménagement de la centrale thermique de Saint-Louis, qui fournit 36% des besoins énergétiques de la population.

« Pour chaque dollar versé par la région, cette dernière a reçu environ 19 dollars d’investissements, un ratio de levier impressionnant de 1 à 19 », a précisé Akinwumi Adesina, ajoutant que la valorisation du potentiel du projet hydroélectrique d’Inga en République démocratique du Congo était une priorité. Ce projet de plus de 44 000 MW a la capacité d’alimenter l’ensemble de la région, et même au-delà. « C’est pour cela que la Banque africaine de développement appuie fortement la réalisation de la phase 3 d’INGA », a-t-il poursuivi.

Inauguré récemment, le port de Walvis Bay en Namibie, dont les travaux d’agrandissement ont été soutenus à hauteur de 300 millions de dollars par la Banque, verra sa capacité de manutention de conteneurs de 20 pieds passer de 300 000 à 750 000 unités, ce qui fournira un meilleur accès portuaire à la Zambie, au Botswana et au Zimbabwe.

Autres projets transformateurs financés par la Banque, la construction du pont de Kazungula qui reliera la Zambie au Botswana et améliorera l’accès au Malawi et à la RDC, mais également le corridor de Nacala, financé à hauteur de 500 millions de dollars. Ce corridor est un maillon essentiel de l’intégration régionale de la SADC, bénéficiant au commerce régional (+25% prévus) et aux coûts de transport en baisse attendue de 15 à 25%.

Par ailleurs, la Banque africaine de développement soutient la création d’un Fonds de développement régional de la SADC, doté de 1,2 milliard de dollars, afin de mobiliser les ressources nationales pour investir dans des infrastructures régionales et dans l’industrialisation. En mai dernier, la Banque a débloqué deux millions de dollars pour la mise en œuvre de ce fonds, notamment pour des projets agricoles et miniers et la production de médicaments.

En 2018, la Banque a financé la diffusion de technologies de lutte contre le légionnaire d’automne, un ver qui menace la sécurité alimentaire de la région. Quelque 1,5 million d’agriculteurs en ont bénéficié.

Dans son discours, le président de la Banque africaine de développement a salué le soutien appuyé des chefs d’État en faveur d’une augmentation générale du capital de la Banque, permettant ainsi de renforcer le développement de l’Afrique.

« L’avenir s’annonce meilleur pour les pays membres de la région : chemins de fer régionaux, chaînes de valeur stimulant la compétitivité, zones agro-industrielles spéciales transformant l’agriculture et créant des millions d’emplois, pools de production d’électricité régionaux pour résoudre le défi énergétique », a conclu Akinwumi Adesina.

La SADC compte 16 États membres : l’Afrique du Sud, l’Angola, le Botswana, la République démocratique du Congo, les Comores, le Lesotho, le Malawi, Madagascar, Maurice, le Mozambique, la Namibie, les Seychelles, Eswatini, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.

Angola: le gouvernement espère privatiser plus de 86% de ses compagnies publiques, d’ici 2020

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En Angola, le gouvernement envisage de privatiser 86% de ses compagnies publiques, d’ici 2020. C’est ce que rapporte l’agence de presse Macauhub, citant Vera Daves de Sousa (photo), secrétaire d’Etat aux Finances et au Trésor du gouvernement angolais.

Au cours de ladite période, l’Etat angolais aura cédé 171 de ses 195 entreprises publiques à des investisseurs privés. 80 d’entre elles devraient être cédées, d’ici à la fin de l’année en cours, tandis que 91 seront cédées l’année prochaine. La dernière vague de privatisation enregistrera la cession de 20 autres sociétés en 2021 et des quatre dernières de la liste en 2022.

D’après les autorités, ce plan entre dans le cadre du plan national de développement et de diversification de l’économie, initié par le gouvernement Joao Lourenço. Cela devrait permettre au gouvernement du deuxième producteur africain de pétrole, de limiter son ingérence dans l’économie au strict nécessaire, surtout dans le domaine industriel, afin de redonner un second souffle à une économie dominée par les influences du système soviétique depuis l’indépendance, en 1975.

Notons que de nombreux poids lourds de l’économie angolaise, tels que la compagnie pétrolière nationale Sonangol, la compagnie diamantaire Endiama et la compagnie aérienne TAAG ainsi que les banques BCI, BAI, BCGA et Banco Económico, seront impactés par la nouvelle mesure.

Moutiou Adjibi Nourou

«Cofina a financé 70 000 projets à ce jour»

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Financial Afrik est parti à Abidjan à la rencontre de Jean-Luc Konan, PDG du Groupe Cofina. Entouré de ses principaux collaborateurs, le fondateur de l’institution leader de la mésofinance en Afrique de l’Ouest et Centrale a répondu à nos questions sur les performances de son Institution et, au-delà,  sur l’activité de la mésofinance. Exclusif.

Comment se porte Cofina au terme du premier semestre 2019 ?

Cofina va plutôt bien, avec une croissance soutenue par une équipe de collaborateurs disposant d’une longue expérience commune. Sur le plan du bilan, l’exercice 2018 s’est plutôt bien déroulé, la croissance s’est même confirmée au 30.06.2019 avec un total bilan passé de 155 à 188 milliards FCFA, en ligne avec l’augmentation de 45% prévue au 31.12.2019. Nous sommes satisfaits de nos performances et de nos réalisations depuis le lancement de Cofina en 2014. À ce jour, nous avons financé plus de 70 000 projets en injectant plus de 445 milliards de Franc CFA. Plus de 60% de ces financements sont allés à des gens qui accédaient à un financement pour la toute première fois.

Mais comment faites-vous pour maîtriser les risques liés aux primo-emprunteurs, aux PME et aux clients de la mésofinance en général ?

La mésofinance est un marché basé sur trois critères fondamentaux. Il faut d’abord s’assurer que le client a une activité. Ensuite, s’assurer qu’il a une volonté de rembourser et, en troisième lieu, s’il a la capacité de le faire. Il y a donc plusieurs quantitatifs dans l’analyse mais aussi des éléments subjectifs. La proximité est essentielle dans cette approche. La data nous offre du recul pour affiner l’analyse et déterminer le scoring du client et sa probabilité de faire défaut ou pas. Une base statistique est nécessaire dans ce profilage. Bien sûr, ce n’est pas un modèle prêt à porter, mais bien du « sur-mesure ». 

Vous ne faites donc pas recours aux logiciels pour déterminer le profil du client ?

Il y a bien sûr le logiciel qui est à la base, mais il faut le remplir de paramètres et de critères pour arriver à une bonne modélisation. Un entrepreneur évoluant plus ou moins dans le formel, qui a une expérience et s’acquitte du paiement et de salaires depuis plusieurs années et qui apporte une garantie n’est pas noté de la même manière qu’un porteur de projet qui se lance et qui ne dispose ni d’épargne ni d’expérience.

Est-ce à dire finalement que la mésofinance est plus risquée que la banque classique ?

La banque classique dispose de profils spécifiques et de clients (grandes entreprises) présentant des comptes fiables. Il est facile de dresser le profil de ce type de clientèle. Tout au contraire d’un client de mésofinance qui n’a pas d’états financiers ou dispose de chiffres non fiables. Dans notre domaine, nous disons toujours qu’il faut distinguer un entrepreneur d’un aventurier. Le premier évolue depuis un certain temps dans son activité qu’il maîtrise à 70%, apprenant le reste au fur et à mesure. L’entrepreneur évolue dans un secteur qu’il maîtrise et a l’habitude de payer des salaires et des charges. L’aventurier a une vague idée de ce qu’il veut faire dans un secteur qu’il ne maîtrise pas forcément et s’avère souvent un pseudo entrepreneur. Les deux profils sont radicalement opposés. En gros, la mésofinance présente la même approche que la banque tout en arrivant à financer et à accompagner des entrepreneurs ne disposant pas toujours d’états financiers.

Votre total bilan se rapproche de 200 milliards de Franc CFA. Allez-vous évoluer vers un statut de banque à part entière ?

Il est vrai que de par notre taille, nous avons plutôt un profil de banque moyenne dans nos zones UEMOA et CEMAC. Nos filiales en Côte d’Ivoire et au Sénégal, avec une moyenne de total bilan de 60 milliards de FCFA et de fonds propres de plus de 10 milliards de Franc CFA, ont un bilan qui dépasse certaines banques de leurs pays respectifs. Mais notre vocation est de faire de la mésofinance. Il s’agit d’une activité primordiale pour nos pays au vu du foisonnement des PME et de leurs difficultés pour accéder au crédit. Les banques sont nos partenaires qui, à un certain moment, prennent le relais avec nos «gros clients» quand ceux-ci sollicitent des besoins de financement au-delà des limites de la mésofinance. Notre vocation est de rester une structure de mésofinance tant en termes de montants (300 millions de financements au maximum) que de durée (quatre ans). 

Ceci dit, dans la continuité logique de l’accompagnement de ces « gros clients », nous étudions la possibilité de mettre en place une institution bancaire spécifique qui aura entre autres rôles d’être un guichet de refinancement des institutions de microfinance de la région.

Les banques sont soumises aux règles de Bâle 2, Bâle 3. Quels sont les minimas appliquéà une institution de mésofinance comme la vôtre ?

Nous sommes régis par le même cadre juridique régissant les institutions de microfinance. Les normes qui nous sont appliquées sont tout aussi contraignantes que celles des banques, voire plus sévères dans certains aspects. Ainsi, à tout moment nos fonds propres doivent représenter 15% de notre total bilan en Zone UEMOA. Pour les banques, le niveau de fonds propres est basé sur les engagements pondérés calculés selon des normes (Bâle 2, Bâle 3) qui posent des problèmes selon les risques PME par exemple. De plus, pour les IMF, il faut noter qu’en zone UEMOA, contrairement à la zone CEMAC, les garanties ne sont pas prises en compte dans le calcul des provisionnements. En mésofinance, dès qu’un engagement n’est pas honoré, il faut le provisionner à 40% au-delà de 90 jours et 100% au-delà de 180 jours. Cela peu importe qu’on ait des garanties ou pas. 

Quid des évolutions souhaitées de la réglementation sur la mésofinance en zone UEMOA et CEMAC ?

De façon générale, nous souhaitons plus d’assouplissement de la réglementation. Nous sommes une institution de développement et d’inclusion financière. La norme de capitalisation par exemple à mon avis devrait être calculée sur les engagements àrisques et non le total bilan.

Quid de votre programme de développement au niveau régional ?

Avec le Burkina Faso en ouverture, nous sommes désormais à 7 filiales dont deux en zone CEMAC (Congo, Gabon). Nous travaillons à l’obtention d’un agrément devant nous permettre d’ouvrir une agence à Paris avec pour objectif de canaliser l’épargne de la diaspora. Et enfin nous sommes à la dernière étape dans les démarches pour un agrément au Togo, ce qui nous portera à neuf filiales d’ici l’année prochaine. 

Vous avez ouvert votre capital il y a deux ans à un fonds de privateequity. Comment évaluez-vous lapport de cette opération stratégique?

En réalité, nous avons réalisé deux opérations stratégiques. Il y a d’abord, comme vous l’avez dit, l’ouverture de notre capital au fonds Mediterrania Capital Partners. C’est un apport considérable et pas seulement au niveau financier. Cette opération nous donne de la visibilité sur le marché financier international et nous permet si besoin est, d’obtenir des financements auprès d’autres acteurs. Nous prévoyons d’ailleurs une introduction en Bourse d’ici 2025, ici ou ailleurs. Nous sommes d’ores et déjà inscrits au programme élite de la BRVM.

L’autre opération stratégique est le lancement de la première opération de titrisation en zone Franc. L’opération avait été sursouscrite à plus de 170% en 15 jours. Ce fut un franc succès. Le remboursement est pratiquement terminé, ce qui dénote de la qualité de notre signature.

Vous avez parlé de 2025. Cest probablement la date dexit du fonds ?

Oui, ce sera probablement le cas s’il n’y a pas de nouvelles opportunités. Nous avançons en choisissant le chemin de la moindre résistance.

Finalement, comment voyez-vous Cofina dici 20 ans ?

Déjà, après l’introduction en Bourse en 2025, je devrais, avec l’équipe dirigeante actuelle au plus tard en 2027, quitter le comité de direction pour le conseil d’administration. Une nouvelle équipe dirigeante, issue de notre système de promotion en interne, prendra le relais pour emmener Cofina encore plus loin.

Adama WADE

Directeur de publication de Financial Afrik. Dans la presse économique africaine depuis 17 ans, Adama Wade a eu à exercer au Maroc dans plusieurs rédactions. Capitaine au Long Cours de la Marine Marchande et titulaire d’un Master en Communication des Organisations, Adama Wade a publié un essai, «Le mythe de Tarzan», qui décrit le complexe géopolitique de l’Afrique.

Togo : la part d’intelligence économique dans le Plan National de Développement

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Du 19 au 25 Août 2019, le cœur du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) bat à Lomé. Objectif du Centre : contribuer de manière concrète et mesurable à booster et à sécuriser le Plan National de Développement (PND) togolais. Une mission de haut niveau conduite par monsieur Guy Gweth, le président du CAVIE en personne.

Outre les rencontres de haut niveau avec les officiels, le Centre organise une session de formation courte, intensive et certifiante en Veille et Intelligence des Marchés Africains (VIMA III), du 21 au 23 Août, à Lomé. Le contenu de cette formation labelisée a été mis à jour à la faveur de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECA). 

Cette session de haut niveau organisée avec le soutien de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo verra la participation du Cabinet civil de la Présidence de la République, de Togo Invest Corporation et plusieurs grands groupes privés tels que SUNU. 

Pour le CAVIE, le PND 2018-2022 du Togo, dans son architecture et son déploiement traduit une demande en veille et intelligence économique africaines qu’il est urgent de combler. 

La contribution du Centre se fera principalement sentir dans (i) les efforts visant à faire du tertiaire le moteur de la croissance en 2019-2020 à travers la transformation du pays en hub régional aux plans logistique, financier et touristique et dans (ii) la mise en place des technopoles agro-alimentaires. 

L’analyse des enjeux de l’exposition des exportations togolaises au marché nigérian, à l’heure de la ZLECA, constitue le troisième axe clé sur lequel le Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique entend jouer un rôle essentiel auprès de Lomé.  

Selon Guy Gweth, « le point sur les exportations intra-africaines permettra, sans doute mieux que d’autres, de montrer – chiffres à l’appui – ce que le CAVIE peut apporter concrètement aux pays africains dans l’amélioration de la balance commerciale et de la croissance. »

Awa Diallo

Source: FA