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Akinwumi Adesina appelle la communauté des entreprises africaines à investir des capitaux dans la jeunesse africaine

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(BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT) – Le 27 juillet 2019, M. Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement, a lancé un appel à l’intention des investisseurs, des dirigeants politiques et de la communauté des entreprises du monde entier afin qu’ils « se risquent à investir des capitaux dans la jeunesse en Afrique ».

Il a ajouté qu’il était temps que les gouvernements africains amorcent une transition dans les initiatives visant l’autonomisation des jeunes vers des investissements dans la jeunesse. Il s’exprimait lors d’une table ronde organisée à l’occasion du Forum de l’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu (TEF) à Abuja au Nigeria.

La séance de discussion, animée par le journaliste de CNN Fareed Zakaria, était l’un des principaux événements du plus grand rassemblement d’entrepreneurs que l’Afrique ait jamais connu. Parmi les personnalités présentes à la table ronde figuraient le président du Rwanda Paul Kagame, le président de la République démocratique du Congo Felix Tshisekedi, le président du Sénégal Macky Sall et le vice-président nigérian Yemi Osinbajo.

M. Adesina a proposé l’établissement de banques dédiées à l’entrepreneuriat et l’investissement des jeunes pour répondre aux besoins croissants et urgents des jeunes entrepreneurs. « Une banque où l’on voit des actifs, pas des passifs, qui croit aux jeunes et leur fait confiance », a-t-il déclaré. Il a également appelé à une diminution des risques des prêts accordés aux entreprises dirigées par des jeunes.

En 2010, Tony O. Elumelu a créé la Fondation Tony Elumelu (TEF) en vue d’aider les entrepreneurs africains à supprimer les obstacles auxquels ils sont confrontés lorsqu’ils étendent et développent leurs start-up pour les transformer en petites ou moyennes entreprises (PME), leurs PME en entreprises qui contribuent à la croissance nationale et, enfin leurs entreprises nationales en multinationales africaines.

La Banque a dirigé les efforts qui ont été déployés à l’échelle du continent afin de créer des emplois pour les jeunes et d’améliorer leurs moyens de subsistance. Elle a approuvé 7,5 millions de dollars destinés à financer les organisations de soutien aux entreprises telles que la Fondation TEF et d’autres incubateurs et accélérateurs d’entreprises, ainsi que des institutions financières.

Le programme d’entrepreneuriat de la Fondation TEF correspond également aux objectifs de la Banque africaine de développement, dont la Stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique vise à aider les pays africains à créer 25 millions d’emplois et à autonomiser 50 millions de jeunes d’ici 2025.

Selon un grand nombre de jeunes entrepreneurs sélectionnés pour participer au programme de cette année, ce sera un outil efficace, entre autres, pour créer et développer des conglomérats possédés par des Africains.

« Ce qui importe, c’est la contribution. Vous avez beau avoir tout l’argent nécessaire, sans la contribution, personne ne se souviendra de vous. Nous espérons que la Fondation Tony Elumelu et ses partenaires tels que la Banque africaine de développement sont sur la bonne voie pour bâtir notre continent », a déclaré William Agou-Wuoi, un jeune Sud-soudanais de 26 ans.

M. Agou-Wuoi dirige « Impression Hub », une société technologique qui a développé une application pour relier les agriculteurs sud-soudanais à des acheteurs, créant ainsi des marchés pour les produits agricoles et aidant à augmenter les revenus. Après avoir suivi une formation dispensée par la Fondation, il a reçu 5 000 dollars de capitaux.

Plus tôt, le président Adesina a tenu une réunion de petit-déjeuner avec des dirigeants d’entreprises nigérians, au cours de laquelle lui-même et le Président Tshisekedi ont appelé à la réalisation d’investissements pour la République démocratique du Congo, notamment dans le secteur de l’électricité du pays.

La République démocratique du Congo, qui produit environ 50 % du cobalt du monde, possède également de grandes quantités d’autres ressources naturelles, y compris de l’or, du pétrole et du cuivre, dont la plus grande partie n’a pas encore été exploitée. Selon une étude de 2009, les ressources minérales du pays représentent 24 000 milliards de dollars.

Le président Adesina a mentionné en particulier le projet d’hydroélectricité Inga de 100 000 MW en République démocratique du Congo, indiquant qu’il pourrait répondre aux besoins énergétiques du continent et accélérer les échanges commerciaux et le développement, comme le prévoit l’accord de la Zone de libre-échange continentale africaine. Le projet correspond également à la priorité des High 5 de la Banque « Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie », a-t-il précisé.

« Si nous pouvons aider la République démocratique du Congo à libérer le potentiel d’Inga, alors l’Afrique en bénéficiera », a-t-il ajouté.

De son côté, le Président Tshisekedi a annoncé que son gouvernement envisageait d’accueillir des entreprises qui cherchent à investir dans son pays, notamment par l’instauration d’un système de visas à l’arrivée. « Je suis convaincu que, dans les dix prochaines années, l’Afrique sera une grande puissance, non pas en termes de force militaire, mais sur le plan économique », a déclaré le dirigeant de la République démocratique du Congo.

Parmi les membres de la délégation du président Adesina figurait Jennifer Blanke, vice-présidente chargée de l’agriculture et du développement humain et social à la Banque, qui a animé la séance d’ouverture du Forum. Mme Blanke a également rendu visite au personnel du bureau régional de la Banque.

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Afrique de l’Ouest : le président indien entame une tournée historique pour renforcer la présence de son pays

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Le président de la République indienne, Ram Nath Kovind (photo), a entamé depuis dimanche, une tournée d’une semaine en Afrique de l’Ouest. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer les relations entre la nation asiatique et le continent noir.

En plus du Bénin, où il a atterri le week-end écoulé, deux autres pays ouest-africains, à savoir la Gambie et la Guinée, devraient recevoir la visite du chef d’Etat indien au cours de la semaine. La nouvelle démarche est historique car elle constitue la toute première visite d’un haut dignitaire de la deuxième nation la plus peuplée du monde dans la sous-région.

Malgré ses bonnes relations avec certains pays francophones comme le Bénin dont il est le premier partenaire commercial, les relations de New-Delhi avec ses homologues francophones d’Afrique sont peu développées par rapport aux pays anglophones du continent.

En 2015, lors du Sommet Inde-Afrique organisé à New-Delhi, les autorités indiennes avaient annoncé l’intention de dynamiser les relations avec l’ensemble du continent notamment à travers l’attribution de 50 000 bourses pour l’accueil d’étudiants africains en Inde et l’accroissement du réseau de cours à distance établi depuis 2009. Sur les 18 nouvelles ambassades que prévoit d’ouvrir le pays en Afrique, 7 se trouvent dans la région occidentale, signe d’une réorientation des investissements indiens vers la région.

Notons que cette nouvelle visite constitue la quatrième du dirigeant indien en Afrique, depuis son arrivée au pouvoir en 2017.

Moutiou Adjibi Nourou

https://www.agenceecofin.com/politique/3007-68249-afrique-de-louest-le-president-indien-entame-une-tournee-historique-pour-renforcer-la-presence-de-son-pays

Le développement des chaines d’approvisionnement modernes au centre d’un Forum à Guangzhou

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La première édition du Forum sur la chaîne d’approvisionnement de l’industrie s’est tenue le 27 juillet à Guangzhou. Cet évènement a réuni les dirigeants de divers ministères, des experts du secteur et des invités d’entreprises qui ont abordé des sujets tels que le développement de la chaîne d’approvisionnement moderne et l’innovation des applications.

L’objectif est d’étendre le développement des chaines d’approvisionnement modernes du niveau national au niveau régional. En vue de se conformer aux directives pertinentes de la Direction générale du Conseil des Affaires d’Etat publiées en 2017, qui proposent que d’ici 2020, la Chine développe environ 100 leaders mondiaux de la chaîne d’approvisionnement. Les données montrent que les principaux ports se sont réunis à la Baie Guangdong – Hong Kong – Macao, regroupant 80% des entreprises chinoises de la chaîne d’approvisionnement et plus de 300 groupes industriels avec des particularités.

En tant qu’un des organisateurs de ce forum, le président de la société pékinoise Yingshi Smart Supply Chain Management, M. Liu Jinhong, souhaite exploiter pleinement les avantages technologiques et informatiques des entreprises de la chaîne d’approvisionnement écologique et participer activement à la construction de la conurbation de la Baie Guangdong – Hong Kong – Macao.

Selon le Directeur des échanges techniques du Centre de développement industriel et de la sécurité d’Internet du ministère chinois de l’Industrie et des Technologie de l’information (MITI), M. Li Dewen, les nouvelles technologies telles que le Big Data, la chaîne du bloc, et la 5G pouvaient résoudre efficacement les problèmes conventionnels de la chaîne d’approvisionnement. En même temps, la sécurité d’Internet et des informations constitue également un problème majeur dans la cadre du développement d’innovation de la chaîne d’approvisionnement.

A en croire le vice-président de la Fédération chinoise de la logistique et des achats, M. Cai Jin, la Baie Guangdong – Hong Kong – Macao demeure la région la plus avantageuse pour développer la chaîne d’approvisionnement industrielle en Chine, grâce à ses particularités notamment un volume économique important, une structure industrielle raisonnable, une grande ouverture et une forte reconnaissance de l’innovation.

http://french.cri.cn/news/economy/687/20190727/323502.html

Les BRICS doivent défendre activement le multilatéralisme (MAE chinois)

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Les pays du groupe des BRICS devraient jouer un rôle de premier plan dans les efforts visant à défendre le multilatéralisme, a plaidé vendredi le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.

Pratiquer l’unilatéralisme, c’est revenir en arrière à une époque où la loi de la jungle prévalait, endommageant le système et l’ordre internationaux formés après la Seconde Guerre mondiale, a déclaré celui qui est également conseiller d’Etat lors d’une réunion de ses homologues des BRICS à Rio de Janeiro.

Appelant à des actions concrètes pour soutenir le multilatéralisme, M. Wang a souligné que les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) devaient préserver le système international avec les Nations Unies en son cœur.

Ils doivent défendre un ordre mondial reposant sur le droit international, un système commercial multilatéral incarné par l’Organisation mondiale du commerce, ainsi que les intérêts communs et l’espace de développement des marchés émergents et des pays en développement.

Alors que les Nations Unies vont fêter leurs 75 ans l’an prochain, Wang Yi a estimé que la priorité dans le maintien du multilatéralisme était de soutenir un rôle plus important pour l’ONU et de sauvegarder les principes de sa Charte.

http://french.cri.cn/news/world/686/20190727/322326.html

Mali : Valorisation du coton malien : Le Brésil signe une convention de coopération et injecte plus 1 milliard de FCFA

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Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Tiébilé DRAMÉ et son collègue de l’Agriculture, Moulaye Ahmed BOUBACAR ont co-présidé, le vendredi 19 juillet au Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), la cérémonie de signature d’une convention de coopération. A travers cette convention bilatérale, le Brésil offre plus d’un milliard de FCFA au Mali pour la production cotonnière.

Par ce projet, la République Fédérative du Brésil à travers l’Agence de Coopération Brésilienne met à la disposition du Gouvernement malien par le biais de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT) un montant de plus d’un milliard trois cent millions (1 303 009 200) de Francs FCA. Dans la mise en œuvre de ce projet dénommé « Maintien du potentiel productif des sols en zones cotonnières au Mali », la CMDT contribue à hauteur de 29% de ce financement.

Cet important document signé côté malien par le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), Tiébilé DRAME et côté brésilien par son Ambassadeur, Rafel de Mello de VIDAL, doit permettre d‘améliorer la culture du coton dans la zone CMDT.

Le Diplomate brésilien a au cours de son intervention laissé entendre que son pays, deuxième producteur de coton au monde, au-delà du projet qui vient d’être signé, va apporter son appui au coton malien à travers le transfert de technologies.

Abondant dans le même sens, le ministre Tiébilé DRAMÉ a sollicité l’accompagnement du Brésil dans la transformation du coton malien. C’est pourquoi, il a souhaité voir très prochainement la visite au Mali d’investisseurs brésiliens pour constater les potentialités qu’offre le Mali en la matière.

Source : Les Secrets Bancaires

Chine-Afrique : quelle stratégie derrière les nouvelles routes de la soie ?

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De l’usine du monde à l’usine à rêves, Pékin déploie ses routes en vue d’affirmer sa puissance par-delà ses frontières. Sur la voie de son propre développement, la Chine n’entend pas laisser ses partenaires africains sur le bord du chemin.

Xi Jinping n’est pas Mao Zedong. Bien sûr, l’actuel président de la République populaire de Chine s’inscrit dans la lignée du fondateur du Parti communiste chinois (PCC). Mais la Chine a bien changé en presque quatre décennies. Et si les objectifs restent les mêmes – préserver le pouvoir du parti et redonner toute sa grandeur au pays – , la méthode employée par les …. suivez me lien ci-dessous:
https://www.jeuneafrique.com/mag/809057/economie/chine-afrique-quelle-strategie-derriere-la-belt-and-road-initiative/

La rencontre entre Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo : un « acte fort pour la réconciliation nationale »

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C’est une rencontre qui fait figure d’événement politique majeur en Côte d’Ivoire. Les anciens chefs d’État Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo se sont retrouvés ce lundi 29 juillet 2019, à Bruxelles.

Au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ce lundi matin, les visages des employés sont radieux. Regroupés devant la mythique salle du Bureau politique où Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire et fondateur du parti, a présidé d’importantes réunions durant des années, ils commentent la rencontre tant de fois annoncée entre les deux anciens ennemis politiques. D’abord annoncé samedi, puis dimanche, ce rendez-vous entre Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo a finalement eu lieu ce lundi matin à Bruxelles, après plusieurs mois de préparation par les équipes des deux anciens présidents ivoiriens.

« Réconciliation nationale »

« Un acte fort, à la fois républicain et fraternel, qui doit être partagé et soutenu dans l’amorce de la réconciliation nationale ». Ce sont les mots de Laurent Gbagbo pour qualifier sa rencontre avec Henri Konan Bédié. Dans un communiqué final publié à l’issue de la rencontre, les deux hommes se sont « particulièrement réjouis de cette première rencontre depuis la fin de la crise postélectorale intervenue à la proclamation des résultats du second tour de l’élection présidentielle en novembre 2010 » et ont « tenu à exprimer leur compassion et leur solidarité au peuple de Côte d’Ivoire pour les traumatismes et les nombreux préjudices subis au cours de cette crise », saluant par ailleurs « la mémoire de toutes les victimes et des personnes malheureusement disparues pendant ces tristes et douloureux événements ».

Sur le plan politique, Henri Konan Bédié, qui « s’est particulièrement réjoui de l’acquittement du président Laurent Gbagbo », affirme également souhaiter son « retour rapide en Côte d’Ivoire pour participer activement au processus de réconciliation nationale ».À LIRE Côte d’Ivoire : comment Laurent Gbagbo prépare son retour à Abidjan

Critiques contre « l’ingérence de l’exécutif »

Affirmant avoir « convenu [ensemble] de l’urgente nécessité d’œuvrer pour le retour d’une paix définitive et durable en Côte d’Ivoire », Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo écrivent « déplorer les atteintes portées aux acquis démocratiques et à l’État de droit en Côte d’Ivoire » et s’insurgent contre ce qu’ils qualifient d’« ingérence du pouvoir exécutif » dans le fonctionnement des partis politiques. Ils ont plaidé en chœur pour « la libération de tous les prisonniers politiques, civils et militaires, et le retour en sécurité de tous les exilés ».

Les deux anciens présidents se sont également exprimé sur l’âpre débat qui fait rage sur la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) réclamant un « réforme profonde » de l’institution présidée depuis 2010 par Youssouf Bakayoko. suivez le reste sur jeuneafrique le liens en bas

https://www.jeuneafrique.com/810061/politique/la-rencontre-entre-henri-konan-bedie-et-laurent-gbagbo-un-acte-fort-face-a-alassane-ouattara/

Mauritanie : le projet d’uranium Tiris évalué

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Après les phases d’identifications, l’heure est à l’évaluation du coût du projet d’uranium Tiris découvert dans la région de Tiris-Zemmour, évaluée à 65 millions de pounds. Ainsi, la société Aura Energy a annoncé, lundi 29 juillet que le coût du projet devrait coûter un montant de 62,9 millions dollars. Son exploitation devrait entraîner la livraison de 12,4 millions de livres d’oxyde d’uranium (U3O8), sur une période de 15 ans.

D’après les estimations, l’entreprise va débourser un montant global de 29, 81 millions de dollars pour la première phase de production de la livre d’uranium. La structure entend un retour sur investissement environ 6 ans après le démarrage du projet. Pour le président exécutif de la société, Peter Reeve, «les études menés confirmes que ce projet fait partie de ceux qui sont les plus prometteurs au monde».

En rappel, la société qui détient 100% du projet d’exploitation en Mauritanie devra normalement démarrer ses travaux de construction au 2e semestre de 2019. L’établissement espère également livrer ses premières productions d’ici 2020/2021.

Ibrahima jr Dia

Economiste de formation, passionné des questions de développement, suit l’actualité financière africaine au jour le jour. Milite pour une Afrique nouvelle sans frontières et sans préjugés. A lu Marx, Adam Smith et Cheikh Anta Diop et aime échanger sur ces sujets.

https://www.financialafrik.com/2019/07/29/mauritanie-le-projet-duranium-tiris-evalue/

WARA affirme la notation de SIFCA à «BBB+» avec une perspective rabaissée

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West Africa Rating Agency (WARA) affirme la notation de long terme de SIFCA à « BBB+ », en grade d’investissement (en devise régionale, le Franc CFA) , tandis que sa notation de court terme est « w-4 ». En revanche, la perspective attachée à ces notations passe de «positive» à «stable».

Simultanément, sur son échelle internationale, WARA assigne à SIFCA les notations et perspective suivantes : iB+/Stable/iw-5. Fondée en 1964 à Abidjan, SIFCA est le premier employeur privé de Côte d’Ivoire (avec plus de 33 000 employés), et l’un des fleurons agroindustriels de la sous-région opérant dans les domaines du caoutchouc naturel, de l’huile de palme et du sucre.

Ces notations reflètent entre autres la position de leader de SIFCA sur ses activités de référence et une bonne gouvernance du groupe agro-industriel. àA n 2018, le groupe est leader de la production de caoutchouc naturel en Côte d’Ivoire avec une part de marché de 27%. SIFCA est aussi leader de la production d’huile de palme en Côte d’Ivoire avec une part de marché d’environ 60%. En effet, PALMCI est la plus grande entreprise de production et de transformation des régimes de palme en huile brute d’Afrique de l’Ouest. Le groupe est aussi un acteur majeur dans la filière sucrière ivoirienne.

En revanche, la notation de SIFCA est contrainte par la dépendance aux cours mondiaux du caoutchouc naturel et de l’huile de palme et la difficulté pour le groupe d’imposer des produits finis dérivés de l’huile de palme sur le marché ivoirien sous une marque à forte valeur ajoutée. SIFCA n’arrive toujours pas à dégager une trésorerie positive à cause du poids des investissements et du remboursement de l’emprunt obligataire contracté en 2013 et qui fut le premier emprunt corporate émis sans garantie, sur la base de la notation Wara.

En 2018, le Groupe a réalisé une perte nette consolidé de 14,9 milliards de FCFA, en raison de la poursuite de la baisse des cours avec des plus bas historiques atteints durant l’exercice que ce soit pour le caoutchouc naturel et l’huile de palme. Cela n’a pas empêché Sifca de poursuivre ses investissements avec notamment la signature d’une convention de prêt PROPARCO de l’Agence Française de développement (AFD) pour 90 millions d’euros (ou 54 milliards de FCFA).

La perspective attachée à la notation de SIFCA est ramenée à stable. WARA justifie cette perspective par la baisse prononcée des cours du caoutchouc naturel et de l’huile de palme sur l’exercice 2018 ainsi que l’absence de remontée durable prévue sur 2019. Les investissements récents et à venir du Groupe sont nécessaires pour abaisser de manière incrémentale son seuil de rentabilité et réduire sa dépendance aux cours mondiaux.

Par cette perspective stable, WARA exprime son opinion que la notation actuelle de SIFCA contient autant de possibilités de rehaussement que de risques d’abaissement, en l’absence de la contrainte d’un quelconque plafond national.

WARA estime qu’en termes de gouvernance et de management, le fait que le capital de SIFCA soit partagé entre les actionnaires historiques (les familles Billon et Lambelin) et des groupes industriels d’envergure internationale est un facteur positif pour sa notation.

Un actionnariat solide

En effet, le capital de SIFCA est dominé par les holdings de contrôle des familles Billon et Lambelin, Parme Investissement et Immoriv, qui détiennent 65,4% de SIFCA. Wilmar, spécialiste des matières premières agricoles (notamment de l’huile de palme), détient directement 27% de SIFCA, par le truchement de la holding Nauvu, laquelle figure aussi au capital de PALMCI et de SANIA. Dans le métier du caoutchouc, Michelin détient à la fois directement 14,8% du capital de SAPH et 33,7% du capital de SIPH. Au-delà de leur participation au capital du Groupe, ces partenaires de renom apportent aussi un soutien opérationnel et technique constant. ainsi, Wilmar fait bénéficier à SIFCA de sa maîtrise des processus opérationnels dans les plantations de palmier à huile et de son expertise dans le raffinage de l’huile de palme. Pour sa part, Michelin apporte une assistance technique au pôle caoutchouc pour la recherche et l’amélioration des performances agronomiques. Quant à Terra, il est en soutien de Sucrivoire. WARA constate que la qualité de ces partenariats et de ces ressources constitue un facteur positif de notation.

Rédaction

Financial Afrik se propose de délivrer l’information financière stratégique aux cadres et dirigeants, à travers une newsletter quotidienne et un site web qui couvre toute la finance africaine.

Nigeria : Zenith Bank lance une offre de demande de visa en ligne pour Dubaï

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A travers une nouvelle fonctionnalité lancée sur sa plateforme de services bancaires par Internet, Zenith Bank offre à ses clients nigérians la possibilité de demander le visa de Dubaï et d’effectuer le paiement correspondant aux frais de visa en ligne.


La banque indique que cette nouvelle offre vise à créer un moyen plus pratique et plus efficace pour les Nigérians de faire une demande de visa Dubaï, vu l’importance de la demande. Une fois les formalités faites sur la plateforme, les frais de visa seront immédiatement facturés sur le compte du client et celui-ci sera informé du statut de sa demande de visa dans les 36 heures. 


«Dans l’enquête sur la satisfaction de la clientèle du secteur bancaire de 2018 de KPMG, Zenith Bank Plc est reconnue comme l’une des institutions financières les plus innovantes au Nigéria et a été élue la banque la plus axée sur la clientèle pour les segments Grande distribution et PME » indique la banque dans une note publiée dimanche 28 juillet. 

Amadjiguéne Ndoye

journaliste économique, titulaire d’un Master II en Communication et Journalisme de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Information et de la Communication de Dakar (ISSIC). Grande amatrice de lecture et de musique. Féministe dans l’âme et passionnée de mode.


https://www.financialafrik.com/2019/07/29/nigeria-zenith-bank-lance-une-offre-de-demande-de-visa-en-ligne-pour-dubai/