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L’interview du célèbre politologue sénégalais Babacar Justin NDIAYE sur l’élection présidentielle du Mali, interview accordée au Groupe Futur Médias (IGFM) du Sénégal

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«Il était illusoire d’envisager un scrutin impeccable au Mali» IGFM-Le déroulement de l’élection présidentielle au Mali peut être considéré comme une performance voisine du miracle. Selon le politologue Babacar Justin Ndiaye, il était illusoire d’envisager un scrutin impeccable dans un pays aussi esquinté que le Mali. Rien à voir cependant avec le Sénégal.

Comment analysez-vous le déroulement de l’élection présidentielle au Mali ?

Au vu du faisceau très épais de défis qui coincent le Mali, le déroulement assez heurté mais abouti du scrutin peut être apprécié comme une performance voisine du miracle. Bien entendu, une pluie de critiques s’est abattue sur le ministère de l’Administration territoriale, sur la Cour Constitutionnelle, sur la Délégation Générale aux Elections – coiffée par le fameux Général Sangaré – et sur la CENI, pourtant mixte et paritaire dans sa composition. Dans le détail, on a pointé les bourrages d’urnes, la descente musclée de la Sécurité d’Etat, sur ordre du Général Moussa Diawara, au QG de l’opposant Soumaïla Cissé etc. Bref, tout un magma de magouilles et d’entorses à la Loi électorale qui ont installé un climat de suspicion. Malheureusement, ces ratés étaient prévisibles et normalement prévus par les protagonistes de la vie politique malienne. Dans un Mali si grandement esquinté, il est illusoire d’envisager une élection aussi impeccable qu’au Botswana ou au Danemark. Par ailleurs, les consignes n’ont pas été ouvertement données, mais habilement voire secrètement orientées vers IBK, pour le second tour. Cheick Modibo Diarra a une inclinaison pour IBK, conformément au choix de son beau-père, l’ex-Président Moussa Traoré ; tandis que le milliardaire Aliou Boubacar Diallo a privilégié les calculs, dès que son ambition a sombré au premier tour. Comme tout homme d’affaires, il redoute l’épée de Damoclès fiscal au-dessus de sa tête. L’impôt étant une arme de destruction massive entre les mains d’un Président réélu et revanchard. De leurs côtés, les électeurs maliens, bien avisés et imprégnés des réalités, ont lucidement interprété la neutralité de façade des « faiseurs de roi » et massivement voté en faveur d’IBK. D’où son score semi-fleuve de 67,17%.

Les résultats donnent IBK vainqueur, mais le camp de Soumaïla Cissé conteste. Sur quoi cela pourrait déboucher ?

Comme en 2013, Soumaïla Cissé conteste les résultats. Donc refuse sa défaite. Cette fois-ci, l’ancien Président de la Commission de l’UEMOA conteste avec plus de vigueur, de virulence et de vivacité. Depuis quelques heures, Soumaïla Cissé a lancé à Bamako, les caravanes contre la fraude. Ce sont des foules en colère et en balade dans la capitale et prochainement dans les régions. En vérité, Soumaïla Cissé a, dès l’amorce du second tour, joué sur deux tableaux : la participation et la déstabilisation. Sur le tableau de la participation, il a engrangé un succès relatif, car son score a arithmétiquement évolué le 12 août comparativement au 29 juillet. Au chapitre du bras de fer, le leader de l’URD possède-t-il les moyens et les leviers d’une action d’envergure contre le gouvernement d’IBK ? Le rapport de forces post-électoral est globalement favorable à IBK. D’autant plus que les salons et les chancelleries de Bamako bruissent de tractations entre le candidat malheureux Aliou Diallo et l’Exécutif, dans la perspective d’un gouvernement d’union nationale plus apte à résoudre les sérieux problèmes du Mali. Une démarche que piloterait le Premier ministre Soumeyla Boubèye Maïga, désireux d’être reconduit après la cérémonie d’investiture du 4 Septembre.

Ne risque-t-on pas de voir le Mali sombrer dans le chaos, avec une exacerbation de la violence ?

Le Mali frôle déjà l’abîme. Tellement il est éprouvé et ébranlé dans ses fondations territoriales, institutionnelles et communautaires. Si l’on y ajoute l’Accord d’Alger, qui est si mauvais qu’on le surnomme « le Linceul d’Alger », on obtient le tableau complet de toutes les inquiétudes et de toutes les incertitudes, à très moyen terme. Soumaïla Cissé est sûrement un patriote très conscient de la conjoncture de son pays. Pour répondre à la question, je signalerai que les leviers d’une déstabilisation sont endogènes et exogènes. Certaines interférences extérieures et occultes peuvent négativement opérer dans un contexte post-électoral déjà explosif. Or, le Mali est grandement inondé d’armées étrangères et de convoitises étrangères.

Est-ce que le même scénario pourrait se produire au Sénégal ?

Les différences plurielles répondent à votre question. Le Mali est en guerre. La partie non contrôlée ou mal contrôlée de son territoire est plus vide et plus vaste que le reste du pays. Une dizaine d’armées étrangères sont présentes sur le sol malien, soit sous le drapeau de BARKHANE, soit sous la bannière de la MINUSMA. Soit en marge des deux, comme les unités mauritaniennes et tchadiennes qui grouillent dans le G5 Sahel. Rien à voir avec le Sénégal, qui a la maitrise de son espace. Dans la plus petite sous-préfecture du Sénégal, les scrutins sont organisés en présence de l’administration, des partis et de la presse. D’un point de vue strictement politique, la comparaison tient difficilement la route, car le Sénégal a une tradition de consignes claires et nettes. Au deuxième tour, les partis ne logent jamais les deux candidats à la même enseigne. D’habitude, Ils trucident électoralement le Président sortant et candidat à sa propre succession. Le syndrome malien reste malien par rapport au Sénégal.

ADAMA DIENG

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Source: Malijet

Maroc: Mohamed Benchaâboun, nouveau ministre des Finances.

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Jusque-là PDG de la Banque Centrale Populaire (BCP), Mohamed Benchaâboun a été nommé ministre des Finances du Maroc.

Ancien directeur de l’Agence nationale de réglementation des télécoms (ANRT), Mohamed Benchaâboun sera resté environ dix ans à la tête de la BCP qu’il a transformé en une institution africaine et internationale. Son coup d’éclat aura été d’avoir su convaincre l’homme d’affaires ivoirien Koné Dossongui de céder le contrôle du réseau Banque Atlantique à la Holding ABI, créée à cet effet par la BCP.
Autre coup d’éclat, l’incursion remarquée du groupe dans le secteur de l’assurance au Maroc et sa déportation à Maurice, loin de sa zone de confort, pour capter le business entre l’Asie (l’Inde surtout) et l’Afrique.
Thecnocrate pur jus, le diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Paris succède ainsi à Mohamed Boussaid du parti RNI et devra finaliser le projet de la Loi de Finances 2019.

Daoud Bakry KONE

Gabon : Bras de fer entre Total Gabon et ses anciens cadres

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Engluée depuis plusieurs mois dans une série de conflits à caractère sociaux et un bras de fer qui l’oppose à ses anciens cadres dont la procédure de départ à la retraite sonne comme une « symphonie inachevée », la compagnie pétrolière Total Gabon, n’a pas répondu aux convocations du Tribunal de Grande instance de Port-Gentil et notamment la dernière datée du 13 août pour une ultime conciliation.
La plainte déposée par des anciens cadres mécontents de Total Gabon concerne le non versement Intégral de leurs droits à la suite d’un plan de départs volontaires à la retraite.
Contrairement au Plan d’Adaptation des Compétences et d’Optimisation des Effectifs (PACOE) 2016 mené en parfaite concertation avec les partenaires sociaux , le plan de départ à la retraite établi sur la base du volontariat pour des collaborateurs âgés de 55 ans et plus avait été élargi, en concertation avec les instances du personnel , à tous les employés qui le souhaitaient. Cependant, stipule la lettre adressée au ministre de tutelle, certains collaborateurs de plus de 55 ans ont choisi de rester au sein de l’entreprise alors que d’autres de moins de 50 ans ont quitté l’entreprise.
Il est toutefois utile de souligner que s’agissant de la plainte relative aux congés payés non pris en compte au moment du départ définitif de la société pétrolière, les anciens agents supposent qu’elle renvoie aux modalités de détermination de la période ayant servi de base au calcul de l’incitation au départ.
Outre leurs droits légaux, les collaborateurs ayant accepté le PACOE ont obtenu une incitation.
Antoine Lawson

Source: croissanceafrique.com

La nouvelle politique africaine de l’Allemagne, face à l’enjeu migratoire

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L’an passé, l’Allemagne a soufflé à la France le statut de premier fournisseur européen de l’Afrique : octroi d’allégements fiscaux aux entreprises allemandes qui investissent en Afrique, annonce d’un plan Marshall prévoyant des aides en faveur de pays qualifiés de «champions des réformes», promesses de soutien financier aux Etats du Maghreb et du Sahel acceptant l’installation sur leurs territoires de centres d’accueil de migrants secourus en mer… Outre la quête de nouveaux marchés et la sécurisation de ses approvisionnements en matières premières, l’engagement de l’Allemagne en Afrique est plus que jamais guidé par une volonté de tarir les flux migratoires à la source.
L’Allemagne poursuit son offensive de charme en Afrique. La dernière «déclaration d’amour » en date a été faite par la quatrième puissance économique mondiale à ce continent le 9 juillet dernier, lorsque le ministre allemand ministre de la Coopération économique et du développement, Gerd Müller, a annoncé que son pays allait utiliser des fonds publics pour soutenir les entreprises qui investissent en Afrique.
«L’objectif est de relancer un dispositif des années 1980 permettant aux entreprises d’amortir les pertes sur les investissements réalisés en Afrique afin de modérer les risques initiaux» , a expliqué le ministre dans un entretien accordé au quotidien Handelsblatt. «Je vais également faire pression pour que des dispositions soient prises en faveur des investissements africains afin d’obtenir un traitement fiscal plus favorable» , a-t-il ajouté.
«Je vais également faire pression pour que des dispositions soient prises en faveur des investissements africains afin d’obtenir un traitement fiscal plus favorable».
Ces mesures visent, selon lui, à inciter les entreprises allemandes à accroître leurs investissements sur le continent africain «sans trop tirer la couverture vers elles». Elles s’inscrivent dans le droit fil du «plan Marshall pour l’Afrique» et de l’initiative «Compact with Africa » lancés en 2017 par l’Allemagne, qui assurait alors la présidence du G20.
Le plan Marshall pour l’Afrique, en référence au Plan Marshall des Etats-Unis consacré à la reconstruction de l’Europe après la seconde Guerre mondiale, entend participer à la mise en œuvre des objectifs de l’agenda 2063, un programme de transformation économique conçu par l’Union Africaine (UA). Ce plan préconise une coopération gagnant-gagnant pour l’Afrique et les pays européens dans les domaines de l’investissement, l’industrie, l’éducation, l’agriculture, le commerce, la construction d’infrastructures et l’énergie. Il prévoit notamment l’augmentation des investissements européens générateurs d’emplois sur le continent, l’éradication des flux financiers illicites au départ de l’Afrique, la lutte contre l’évasion fiscale des multinationales et le soutien au développement des chaînes de valeur agricoles dans les pays africains.
Le Plan Marshall pour l’Afrique, que certains dirigeants africains ont rebaptisé «Plan Merkel pour l’Afrique», du nom de la chancelière allemande Angela Merkel, offre par ailleurs une enveloppe de 300 millions d’euros d’aide supplémentaire à trois pays du continent considérés comme des «champions des réformes» : la Côte d’Ivoire, le Ghana et la Tunisie.
Une enveloppe de 300 millions d’euros d’aide supplémentaire à trois pays du continent considérés comme des «champions des réformes»: la Côte d’Ivoire, le Ghana et la Tunisie.
Annoncé en mars 2017, l’initiative «Compact with Africa» est, quant à elle, un programme qui vise à accroître les investissements privés et à améliorer les infrastructures sur le continent. Dans le cadre de ce plan auquel se sont associés les pays du G20, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque africaine de développement (BAD), les Etats africains s’engagent à mettre en œuvre des réformes qui augmenteraient leur attractivité pour les investisseurs, tandis que leurs partenaires internationaux aideront à trouver des solutions aux problèmes économiques et offriront une expertise technique pour accompagner les investisseurs dans la région.
Cinq pays bénéficieront de cette initiative dans une première étape: la Tunisie, le Maroc, le Rwanda, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Dans cette optique, la Banque mondiale s’est engagée à mettre en place une fenêtre pour l’investissement privé en Afrique (Private sector window, PSW). Cet outil est complémentaire à l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), une institution membre du groupe de la Banque mondiale qui accorde des garanties aux entreprises opérant en Afrique.
Rattraper le retard par rapport aux autres puissances
La nouvelle offensive économique de Berlin en Afrique ne s’inscrit pas dans une démarche altruiste et philanthropique. Le premier exportateur européen cherche à rattraper son retard en matière de coopération économique avec l’Afrique par rapport à la Chine, aux Etats Unis, à la France, à la Grande Bretagne, et même à certains pays émergents comme l’Inde, le Brésil et la Corée du Sud. D’autant plus que le continent affiche un taux de croissance de 5 % par an depuis une quinzaine d’année et que sa classe moyenne représente désormais un marché de plus de 300 millions de consommateurs potentiels.
«La tournée effectuée par la chancelière allemande en Afrique, en octobre 2016, a permis aux délégations qui l’accompagnaient de constater, d’une part, le retard qu’accuse leur pays en Afrique, en matière d’investissements, et d’autre part, de remarquer l’expansion des investissements et échanges économiques de certaines puissances comme la Chine, l’Inde, la France ou encore la Grande Bretagne avec le continent», estime l’économiste tchadien Doudjidingao Antoine.
«La tournée effectuée par la chancelière allemande en Afrique, en octobre 2016, a permis aux délégations qui l’accompagnaient de constater, d’une part, le retard qu’accuse leur pays en Afrique.»
Historiquement, l’Afrique n’a jamais été dans les petits papiers des décideurs politiques et des acteurs économiques allemands, longtemps tournés vers les Etats-Unis et l’Asie. Ce n’est qu’en 2005 que l’ancien président fédéral allemand, Horst Köhler, a lancé une initiative baptisée «Partenariat avec l’Afrique» . Cette initiative a favorisé une coopération accrue entre le deuxième exportateur mondial et l’Afrique, notamment dans les domaines du commerce, de l’énergie, de la culture et de la santé.
Mais la république fédérale ne s’est particulièrement intéressée, jusqu’en 2016, qu’à une poignée de grandes économies africaines. Sur les 10 milliards de dollars d’investissements allemands en Afrique, chaque année, 89% se concentraient dans trois pays: l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Algérie.
Sur les 10 milliards de dollars d’investissements allemands en Afrique, chaque année, 89% se concentraient dans trois pays: l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Algérie.
Au cours des deux dernières années, la présence allemande en Afrique s’est cependant étendue au-delà de ces grandes économies. A preuve : l’Association des chambres de l’industrie et du commerce allemandes (DIHK) a ouvert de nouvelles antennes dans cinq pays africains, dont la Tanzanie et le Kenya. Selon cette association, 1025 entreprises allemandes, dont les géants du DAX (principal indice boursier allemand, Ndlr) comme Siemens, BASF, Bayer et BMW, opèrent en Afrique.
Le retour sur investissement de ce tropisme a été rapide: Berlin a ravi en 2017 à la France le statut de premier fournisseur européen de l’Afrique, selon une étude de l’assureur-crédit Coface. Et après un bond de 35% en 2016, les échanges commerciaux germano-africains ont enregistré une hausse de 12% l’an passé, pour s’établir à 46 milliards d’euros.
Le retour sur investissement de ce tropisme a été rapide: Berlin a ravi en 2017 à la France le statut de premier fournisseur européen de l’Afrique, selon une étude de l’assureur-crédit Coface.
Signe de l’intérêt croissant qu’accorde l’Allemagne à l’Afrique, Berlin a organisé en mars 2017 le premier forum Allemagne-Afrique en vue de pousser davantage ses pions sur le continent. «Les entreprises allemandes commencent à lorgner l’Afrique et voient un grand potentiel dans les classes moyennes émergentes africaines qui n’ont pas besoin d’une troisième Porsche, mais de biens et de services comme le logement adapté aux besoins de l’Afrique», constate Saschsa Meyer, dirigeant du cabinet de consulting allemand African Development Solutions (Adesol).
Le géant industriel Siemens estime, en effet, qu’un «point de basculement» démographique devrait se produire en 2035 en Afrique, lorsque plus de la moitié de la population vivra dans les villes, ce qui se traduira par une explosion de la demande pour l’énergie, l’eau, le transport et les soins de santé. «La hausse de la consommation en Afrique va créer plus de demande pour les produits locaux, suscitant un cycle de renforcement de la croissance interne» , prédit Sabine Dall’Omo, la directrice de Siemens pour l’Afrique australe et l’Afrique de l’Est.
Maintenir chez eux les damnés de la Terre
Au-delà de la quête de nouveaux marchés pour sa florissante industrie et la sécurisation de ses approvisionnements en matières premières, la vraie nouveauté du renforcement de l’engagement allemand en Afrique réside dans la question migratoire. Berlin ne cache pas d’ailleurs que l’objectif du Plan Marshall pour l’Afrique et de l’initiative Compact with Africa est avant tout de contenir les flux migratoires en maintenant les damnés de la Terre chez eux.
«S’il y a trop de désespoir en Afrique, alors évidemment des jeunes vont se dire qu’ils vont aller chercher une nouvelle vie ailleurs. Mais si nous travaillons ensemble pour aider vos pays, nous créerons plus de sécurité pour nous même et pourrons mettre un terme au trafic illégal d’êtres humains» , avait souligné la chancelière allemande lors de la présentation du Plan Marshall pour l’Afrique.
En tournée à l’automne 2016 au Mali et au Niger, pays de transit pour nombre de migrants, et en Éthiopie, où siège l’Union africaine, la Chancelière avait déjà déclaré que «le bien-être de l’Afrique est dans l’intérêt de l’Allemagne» .
L’enjeu migratoire est au cœur du débat politique en Allemagne, à telle enseigne que l’intégration de la gestion des flux migratoires dans la nouvelle politique africaine a été l’une des pierres angulaires des négociations entre chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates lors de la récente formation d’une coalition gouvernementale. Le continent a été cité 28 fois sur des questions liées à la sécurité et à l’immigration dans le traité de coalition de 177 pages conclu entre l’Union démocrate chrétienne (CDU/CSU) et le Parti social-démocrate (SPD) !
La nouvelle politique africaine a été l’une des pierres angulaires des négociations entre chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates lors de la récente formation d’une coalition gouvernementale.
L’intégration de l’enjeu migratoire dans la politique africaine de Berlin a été décidée après une vague d’agressions sexuelles collectives, de vols et de braquages survenue le soir du Nouvel An 2015 à Cologne, dont les auteurs étaient, selon la police, des hommes originaires d’Afrique du Nord. Les suspects étaient principalement des demandeurs d’asile ou des immigrés en situation illégale.
En décembre 2016, un Tunisien débouté du droit d’asile, et qui devait donc théoriquement être expulsé, a perpétré une attaque terroriste au camion-bélier au marché de Noël de la Breitscheidplatz, à Berlin, faisant 12 morts. L’expulsion d’Anis Amri, auteur de l’attentat revendiqué par l’Etat islamique, a été retardée parce que les autorités tunisiennes ne voulaient pas le reconnaître comme un ressortissant. Suite à cet épisode, Angela Merkel a pris son bâton de pèlerin – et son chéquier – pour se rendre en Egypte, en Tunisie, où elle conclu avec ses hôtes des accords facilitant l’identification et l’expulsion des demandeurs d’asile déboutés.
Alors que des élections régionales sont prévues en octobre, Berlin cherche désormais à conclure avec les pays d’Afrique du Nord et du Sahel des accords similaires à celui qu’elle a signé en 2016 avec la Turquie, en vertu duquel Ankara a accepté le retour sur son territoire des migrants arrivés en Grèce, en contrepartie d’une aide financière de 6 milliards d’euros.
Alors que des élections régionales sont prévues en octobre, Berlin cherche désormais à conclure avec les pays d’Afrique du Nord et du Sahel des accords similaires à celui qu’elle a signé en 2016 avec la Turquie.
Malgré les promesses d’aides conséquentes miroitées aux pays qui accepteraient l’installation sur leurs territoires de «plateformes régionales de débarquement» destinées à accueillir les migrants secourus en mer, seul le Niger a jusqu’ici accepté de jouer le rôle «sous-traitant» africain de la politique migratoire de l’Europe en échange d’un montant sans commune mesure avec celui versé à Ankara.
Agenceecofin.com

Marché des Titres Publics : Quand le Sénégal et la Côte d’Ivoire retiennent toujours le marché

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Au cours du mois de mai 2018, le volume des ressources levées sur le marché financier régional a baissé de 24,2 milliards de FCFA par rapport au mois précédent, pour s’établir à 159,0 milliards de FCFA.
La Note mensuelle de conjoncture économique –Mai 2018 publié par la BCEAO qui révèle cet état de fait souligne qu’en variation annuelle, le montant des titres publics souscrits s’est contracté de 115,1 milliards par rapport à son niveau de mai 2017.
A en croire la même source, cette situation s’explique par le non-recours de la Côte d’Ivoire et du Sénégal au marché financier régional depuis leurs émissions d’euro-obligations en mars 2018.
Selon elle, le taux de couverture des émissions est néanmoins ressorti, en moyenne, à 139,3% en mai 2018 contre 108,2% un an auparavant. Les bons du Trésor ont représenté 79,7% des émissions.
Sur le compartiment des bons du Trésor, relève la BCEAO , les taux ont été globalement constants en glissement mensuel.
Avant d’ajouter que le taux d’intérêt moyen pondéré est ressorti à 6,2% en mai 2018 comme le mois précédent.
En revanche, poursuit la même source, il a évolué à la hausse par rapport à mai 2017 où il est ressorti à 5,5%.
La BCEAO fait savoir que pour les émissions obligataires, le taux de rendement moyen s’est situé à 7,3% au cours de la période sous revue, contre 7,4% en avril 2018 et 7,3% un an auparavant.
Sur les marchés internationaux des capitaux, note la même source, aucun Etat membre de l’Union n’est intervenu au cours du mois de mai 2018, après les émissions d’euro-obligations par la Côte d’Ivoire et le Sénégal en mars 2018.

Mariama Diallo

Le Président guinéen accueille Tony Elumelu, les entrepreneurs de TEF et s’engage à soutenir l’entreprenariat et le secteur privé en Guinée

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Le Président de Guinée, Son Excellence Prof. Alpha Condé, a accueilli le Président du Groupe UBA et Promoteur de la Fondation Tony Elumelu (TEF), Tony O. Elumelu, et les bénéficiaires guinéens de l’édition 2018 du programme de l’entreprenariat de la Fondation Tony Elumelu au palais de la présidence.
Son Excellence Prof. Alpha Condé, accompagné du Gouverneur de la Banque Centrale de Guinée, Dr. Lounceny Nabé, a reçu le Promoteur de la Fondation Tony Elumelu, saluant l’investissement de M. Elumelu dans le secteur privé et les entrepreneurs africains à travers le continent.
Tony Elumelu a officiellement présenté les entrepreneurs guinéens de TEF au Président Condé, réaffirmant sa conviction que l’entrepreneuriat constitue le principal moteur de la transformation de l’Afrique.
M. Elumelu a déclaré : «Le secteur agricole guinéen a un grand potentiel pour créer des emplois dans le pays. Sept des treize bénéficiaires guinéens du programme d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu sont des entrepreneurs agricoles».
Conformément à sa philosophie économique d’Africapitalisme, qui propose une approche basée sur le secteur privé pour parvenir à un développement durable en Afrique, M. Elumelu s’est engagé à explorer de nouvelles opportunités d’investissement dans le secteur privé guinéen.
Il a remercié Son Excellence Prof. Alpha Condé d’avoir accueilli les entrepreneurs de TEF, saluant l’intérêt du Président pour la jeunesse du pays et l’impact ultime du programme de TEF sur la Guinée, et le Président Condé a partagé le plan ambitieux de son gouvernement pour attirer davantage d’investissements dans le secteur agricole afin de créer des opportunités d’emploi en Guinée en dehors du secteur minier.
À propos de TEF et de son programme d’entreprenariat :
La Fondation Tony Elumelu (TEF) a été créée en 2010 par Tony O. Elumelu, entrepreneur, investisseur et philanthrope passionné par le développement économique de l’Afrique. C’est la plus grande philanthropie en Afrique dédiée à l’entreprenariat et aux entrepreneurs à travers le continent.
Inspirée par la philosophie économique de l’Africapitalisme de Tony Elumelu et sa vision consistant à institutionnaliser la chance et à démocratiser les opportunités pour une nouvelle génération d’entrepreneurs africains, la Fondation Tony Elumelu a mis en œuvre l’un des programmes d’entrepreneuriat les plus ambitieux au monde.
Le programme d’entreprenariat de la Fondation Tony Elumelu est son programme phare qui consiste en un engagement de 100 millions de dollars sur 10 ans pour identifier, former, encadrer et financer 10 000 entrepreneurs africains pour un développement économique durable de l’Afrique. Son objectif est d’investir dans des entreprises qui créeront au moins 1 000 000 de nouveaux emplois et généreront annuellement au moins 10 milliards de dollars de revenus supplémentaires en Afrique. Au cours de sa 4ème année, le programme d’entreprenariat de TEF a permis à 4 460 entrepreneurs de réaliser un investissement total de 20 millions de dollars, dont 4 000 directement financés par la Fondation, tandis que les 460 restants l’ont été par les partenaires de la Fondation.

Daoud

Résultats Emission Bons du trésor du Mali : Le montant global des soumissions s’élève 45 384 millions de FCFA

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L’émission par adjudication de Bons Assimilables du Trésor à un an pour un montant de 25 milliards de la Direction nationale du Trésor et de la Comptabilité Publique du Mali, a permis au trésor malien d’encaisser dans ses livres la somme de 27,5 milliards de Francs Cfa a annoncé l’agence régionale ouest africaine de planification de la dette Umoa-Titres dans un communiqué.
Le montant global des soumissions s’élève 45 384 millions de FCFA dont 1190 en ONC, soit un taux de couverture du montant mis en adjudications par les soumissions de 181,54%. En définitive, l’Etat du Mali a retenu la somme de 27 500 millions de FCFA dont 1190 en ONC, soit un taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions retenues de 110%.
Le taux d’intérêt marginal et le taux moyen pondéré s’élèvent respectivement à 6,1501% et 6,0406%. Le taux d’absorption est de 60,59%.
La présente émission de Bons Assimilables du Trésor dans tous les pays membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) vise à mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget, gestion 2018.
Oumar Nourou

Marché financier : La Côte d’Ivoire sollicite 30 milliards de FCFA en bons du trésor sur une durée de 91 jours.

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La Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor de Côte d’Ivoire lance sur le marché de l’Union monétaire Ouest Africain(UMOA), une émission de bons du trésor par adjudication, portant sur un montant de 30 milliards de FCFA et sur une durée de 91 jours , a annoncé l’agence régionale ouest africaine de planification de la dette UMOA Titres dans un communiqué.
La date de dépôt des soumissions est fixée au mardi 21 Août 2018. La valeur nominale unitaire est de un million et le taux d’intérêt est multiple. Les intérêts sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons. Cette opération est composée d’une seule et unique tranche. Les titres émis sont remboursables le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au mardi 20 Novembre 2018.
La présente émission de Bons Assimilables du Trésor dans tous les pays membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) vise à mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat de Côte d’Ivoire.
Premier producteur et exportateur mondial de cacao , l’économie ivoirienne est basée sur l’agriculture et les services avec un secteur industriel relativement diversifié et dynamique/
Pour rappel, 25% du montant mis en adjudication est offert sous forme d’Offres Non Compétitives(ONC) et réservé aux spécialistes en valeur du trésor, habilités de l’Etat de Côte d’Ivoire.
Oumar Nourou

Forum économique Generescence: Dakar accueille l’événement en novembre

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Selon un communiqué, Dakar abritera du 27 au 30 novembre prochain la première édition du FORUM ECONOMIQUE GENERESCENCE “FEG Dakar” sous le thème « Investissements en Afrique : Le Sénégal porte d’entrée des marchés africains”.
Le FEG–Dakar réunira en 4 jours entre 500 et 1500 acteurs économiques et donneurs d’ordre venus d’une quinzaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie, attendus sur 4 registres : Conférences plénières, Rencontres B2B, Workshop et Foire d’exposition professionnelle.
Le comité d’organisation lance un appel à manifestation d’intérêt à l’endroit des entreprises de la zone CEDEAO, inscrites dans un régime spécial.
Organisé par GENERESCENCE BUSINESS NETWORKING, entreprise spécialisée dans le conseil en communication d’influence, affaires publiques, intelligence économique et business networking, en collaboration avec les autorités sénégalaises et des partenaires internationaux tels que EUROPARTNER SA, le FEG Dakar est un rendez-vous annuel économique qui permet à la fois de poser les problématiques de l’investissement en Afrique, mais surtout de favoriser la connexion d’affaire entre les acteurs économiques, institutions publiques et donneurs d’ordre du Sénégal, ceux du reste continent et du monde.
Pour sa première édition, le FEG- Dakar met à l’honneur le Luxembourg, le Maroc et la France. Ces pays, qui entretiennent des relations exceptionnelles avec le Sénégal, sont inscrits dans des dynamiques de croissance respectivement salutaires.
Ils ont des expériences économiques et industrielles à partager, des savoir-faire et expertises à forte valeur ajoutée à proposer au Sénégal en particulier et à l’Afrique en général. Les deux pays déplaceront de fortes délégations d’hommes d’affaires, industriels et de donneurs d’ordre inscrits dans le cadre du Forum et avec des programmes B2B personnalisés.
Sont également attendus au Forum des opérateurs français, allemands, espagnols, turcs guinéens, ivoiriens, maliens, tunisiens, gambiens, indiens, pakistanais, chinois…
Le FEG – Dakar réunit en 4 jours entre 500 et 1500 acteurs économiques et donneurs d’ordre venus d’une douzaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie, attendus sur 4 registres : Conférences plénières autour de la thématique de l’investissement au Sénégal et valorisant la destination (IDE) Sénégal, Rencontres B2B, Workshop (destinés aux jeunes entrepreneurs sénégalais et portant sur l’entrepreneuriat en général, le montage financier de projet et l’innovation et l’Espace d’exposition de 2500 à 5000 m2 d’exposition avec des pavillons pour les pays à l’honneur.
«Si l’investissement au Sénégal est à l’honneur pour cette première édition, force est noter que le forum est aussi celui des entreprises de la sous-région ouest-africaine. Il leur offre une plateforme exceptionnelle pour « se vendre », se rencontrer entre elles et rencontrer des partenaires mondiaux à un coût relativement exceptionnel», explique Cheikh Mbacké Sène, Président du Forum.

Pathe TOURE
Lejecom

COMMUNIQUE du parti YELEMA

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Le « Parti YELEMA le changement » prend acte de l’arrêt 2018-04 / CC- EP de ce jour lundi 20 Août 2018 proclamant les résultats définitifs du second tour de l’élection présidentielle dans notre pays.

Le parti félicite le Président Ibrahim Boubacar KEITA pour sa réélection et lui souhaite bonne chance dans cette mission exaltante au service des maliens.

Le « Parti YELEMA le changement » invite l’ensemble des maliens à prendre conscience de l’importance des défis auxquels notre pays fait face et y consacrer leur Energie.

Le « Parti YELEMA le changement » prie le seigneur de soutenir notre pays et d’éclairer ses dirigeants

Bamako, le 20 Août 2018
Le président Moussa MARA Commandeur de l’ordre national

Daouda Bakary Koné