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Élections législatives prochaines au Mali.

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Les maliens sont appelés aux urnes le dimanche 28 octobre 2018 sur toute l’étendue du territoire national pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale.
La campagne électorale, à l’occasion du premier tour, est ouverte le samedi 06 octobre 2018 à zéro heure et close le vendredi 26 octobre 2018 à minuit. Un second tour aura lieu le dimanche 18 novembre 2018 dans les circonscriptions où aucun candidat ou liste de candidats n’aurait obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour.

Source : Communiqué du Conseil des ministres de ce mardi 28 août 2018.

Daouda B

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MARDI, 28 AOÛT 2018

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mardi, 28 août 2018 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Soumeylou Boubèye MAIGA, Premier ministre.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :

– adopté des projets de texte ;

– et procédé à une nomination.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE

Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté :

1. Des projets de texte relatifs à la ratification du Protocole au Traité instituant la Communauté économique Africaine, relatif à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et au droit d’établissement, adopté lors de la 30ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine, tenue à Addis-Abeba, le 29 janvier 2018.

Le Traité instituant la Communauté économique Africaine a été adopté en juin 1991 dans le but de réaliser l’intégration des économies afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire et la croissance économique en Afrique.

Le Protocole additionnel, adopté le 29 janvier 2018, vise à faciliter la mise en œuvre du Traité instituant la Communauté économique Africaine.

Il prévoit la mise en œuvre progressive de la libre circulation des personnes, du droit de résidence et du droit d’établissement en Afrique à travers entre autres l’application du droit d’entrée, l’abolition du droit de visa et l’adoption d’un document de voyage commun.

2. Des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis, le 03 avril 2018, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement, relatif au financement du Projet de Stratégie nationale de Logement social.

Par cet accord, le Fonds d’Abu Dhabi accorde au Gouvernement un prêt d’un montant de 30 millions de dollars américains, soit 15 milliards 988 millions 500 mille francs CFA.

Le prêt accordé est destiné au financement des travaux de réalisation de 50 mille logements sociaux répartis entre les localités de Kayes, Koulikoro, Bamako, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka et Taoudénit.

La réalisation de ces logements sociaux s’inscrit dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations.

3. Des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Rome en Italie, le 15 juin 2018, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds international de Développement Agricole, relatif au Projet de Financement inclusif des Filières agricoles.

L’Accord signé porte sur un prêt d’un montant de 15 millions 750 mille de Droits de Tirage spéciaux, soit 12 milliards 41 millions 950 mille francs CFA et vise le financement inclusif des filières agricoles.

La réalisation du Projet permettra la promotion des activités économiques, en particulier l’accès des petits producteurs et micro-entrepreneurs à des services financiers adaptés à leurs besoins.

4. Des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de Financement, signé à Bamako, le 13 juillet 2018, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement, relatif au financement du Projet régional d’Amélioration des Systèmes de Surveillance des Maladies en Afrique de l’Ouest, Phase III.

Par cet Accord de financement, l’Association internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 12 millions 300 mille Euros, soit 8 milliards 68 millions 271 mille 100 francs CFA.

La mise en œuvre de ce projet aidera les pays de l’Afrique de l’Ouest à mettre en place une approche coordonnée afin de détecter et de réagir efficacement aux menaces de santé publique.

5. Des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako, le 16 juillet 2018, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale pour le Développement, relatif au second financement de politiques de développement pour la lutte contre la pauvreté et la croissance inclusive.

Par cet Accord de financement, l’Association internationale de Développement accorde au Gouvernement un prêt d’un montant de 24 millions 900 mille Euros, soit 16 milliards 333 millions 329 mille 300 francs CFA.

Le prêt accordé est destiné à soutenir les efforts du Gouvernement dans le cadre de la réduction de la pauvreté et du renforcement de la résilience des populations les plus vulnérables en vue d’atteindre les Objectifs du Développement durable.

6. Des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de Financement, signé à Bamako, le 16 juillet 2018, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement, relatif au financement du Projet de Développement de la Productivité et de la Diversification agricole dans les Zones arides du Mali.

Par cet Accord, l’Association internationale de Développement accorde au Gouvernement un prêt d’un montant de 24 millions 900 mille Euros, soit 16 milliards 333 millions 329 mille 300 francs CFA pour le financement du Projet de Développement de la Productivité et de la Diversification agricole dans les Zones arides du Mali.

La réalisation de ce projet contribuera à l’amélioration de la productivité agricole, à la création des opportunités d’emploi, à la facilitation de l’accès aux marchés et au renforcement de la résilience des populations du secteur rural.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale à l’occasion de l’élection des députés à l’Assemblée nationale.

Le collège électoral est convoqué, le dimanche 28 octobre 2018, sur toute l’étendue du territoire national, à l’effet de procéder à l’élection des députés à l’Assemblée nationale.

La campagne électorale, à l’occasion du premier tour, est ouverte le samedi 06 octobre 2018 à zéro heure et close le vendredi 26 octobre 2018 à minuit.

Un second tour aura lieu le dimanche 18 novembre 2018 dans les circonscriptions où aucun candidat ou liste de candidats n’aurait obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour.

La campagne électorale à l’occasion du deuxième tour est ouverte le lendemain de la proclamation des résultats définitifs du premier tour et close le vendredi 16 novembre 2018 à minuit.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Au titre du Ministère de l’Economie numérique et de la Communication, le Conseil des Ministres a procédé à la nomination de Monsieur Ismaila TOGOLA, Ingénieur en Informatique, en qualité de Directeur Général de la Société malienne de Transmission et de Diffusion.

Bamako, le 28 août 2018

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Madame SANOGO Aminata MALLE
Officier de l’Ordre national

Source: Primature du Mali

Par Daouda Bakary KONE

BRAS DE FER IBK-SOUMAILA CE QUE PROPOSE Me.Cheick Oumar Konaré

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Proclamée par la Cour constitutionnelle, la réélection d’IBK est contestée par le leader de l’opposition, Soumaila Cissé, lequel dit « catégoriquement » rejeter l’arrêt de la Cour et appelle à la mobilisation générale pour restaurer sa « victoire volée ». On assiste donc à un troisième tour du scrutin, cette fois dans les rues.

LE RECOURS À LA RUE

Mais pourquoi Soumaila Cissé, pourtant réputé pacifiste et qui, en 2013, est allé féliciter Le président élu jusqu’à domicile, en appelle-t-il aujourd’hui à la rue ? Plusieurs explications sont possibles.

D’abord, Cissé a 69 ans et joue sa dernière carte présidentielle, 2023 s’annonçant comme un tournant générationnel aux dépens des acteurs du 26 Mars 1991.

Ensuite, le chef de l’opposition paraît réellement convaincu d’avoir remporté le scrutin si l’on ne comptabilise pas ce qu’il prend pour des « bourrages d’urnes » perpétrés au nord et au centre du Mali.

De surcroît, Soumaila Cissé estime qu’avec le « système de fraude et de corruption » mis en place par le pouvoir à l’échelle étatique, aucune des futures échéances électorales (législatives, régionales et communales) ne sourira à l’opposition.

En outre, maints alliés de Cissé, notamment Choguel Maiga, pensent que pour gagner au nord et au centre, le chef de l’Etat a pactisé avec les rebelles de la CMA qui profiteront du nouveau quinquennat pour légaliser leur domination sur les deux tiers du territoire national, au détriment des majorités populaires locales.

De plus, toutes les forces regroupées autour de Soumaila Cissé croient dur comme fer que si elles laissent IBK gouverner en paix, il organisera une transmission dysnastique du pouvoir et que plus jamais, il n’y aura d’élection régulière au Mali.

Enfin, les leaders de la contestation sont persuadés qu’en se démobilisant, ils seront esseulés et embastillés un à un par le pouvoir qui, ces derniers mois, aurait acquis un puissant arsenal répressif.

On le voit, l’enjeu du conflit dépasse le cadre de la seule présidentielle; il induit une totale crise de confiance entre les deux bords politiques, agrémentée d’arêtes ethno-sécuritaires.

OFFRE DE DIALOGUE

Pour apaiser le climat, le président IBK invite Soumaila Cissé à « gérer le réel et non les illusions », en acceptant de participer à la gestion du pouvoir car, assure l’hôte de Koulouba, « il y a de la place pour tout le monde ». L’offre est déclinée par Cissé qui refuse de reconnaître l’élection de son rival dont la Cour constitutionnelle ne serait qu’une « prisonnière volontaire ».

Pourquoi le chef de l’opposition refuse-t-il l’offre de dialogue du chef de l’Etat ? Deux hypothèses explicatives nous viennent à l’esprit.

La première tient à la crise de confiance susdite. L’opposition pointe du doigt la forte discordance entre le discours apaisant tenu par le président IBK en français et les menaces qu’il a ensuite proférées contre ses adversaires en bambara. Elle en déduit que la volonté de dialogue du chef de l’Etat manque de sincérité et qu’en y donnant suite, l’opposition tomberait, la tête la première, dans un piège.

De plus, Soumaila Cissé et ses compagnons ne semblent nullement assurés de pouvoir travailler librement dans un gouvernement que leur ouvrirait à contrecoeur IBK. « D’ailleurs, murmure-t-on dans les coulisses de l’opposition, rien ne permet de penser qu’IBK remettra à l’opposition des ministères importants ni qu’il maintiendra les opposants en poste une fois qu’il se sentira assez fort pour se débarrasser d’eux. Sans compter les risques de trahison des ministres que l’opposition enverrait au gouvernement ».

Il s’ensuit que Soumaila Cissé voit de meilleures garanties dans une conjoncture où, à défaut de pouvoir arracher la magistrature suprême, il garderait son statut de chef de file de l’opposition avec, en prime, plusieurs présidences de conseils de cercles et de régions, ainsi que de multiples mairies. Or, en participant au gouvernement, l’URD cesserait légalement d’appartenir à l’opposition et son président, Soumaila Cissé, perdrait (au profit d’Aliou Diallo par exemple) le statut de chef de file de l’opposition qui lui confère une liberté d’action, un rang protocolaire, une visibilité politique et un budget annuel dépassant de loin les avantages d’un ministère.

Pour ne rien arranger, les médiateurs sociaux (leaders religieux, griots, notables) qui auraient pu forcer IBK et Soumaila Cissé à s’entendre sont pour la plupart grillés. La raison? Eux-mêmes ont trempé dans le sulfure partisan, apparaissant désormais comme des acteurs plutôt que comme des arbitres. Leur rôle d’intercesseur revient maintenant, hélas!, aux puissances étrangères qui ne veulent pas forcément du bien de notre pays.

RAPPORTS DE FORCE

À présent, le commun des Maliens s’interroge sur l’issue du bras de fer engagé dans les rues. Si, lors de ses premières marches du 11 et du 18 août, l’opposition a mobilisé des foules moyennes, elle a, en revanche, fait un véritable raz-de-marée le 25 août et ce, de manière simultanée, dans plusieurs localités de l’intérieur et de l’extérieur : Bamako, Mopti, Tombouctou, Gao, Ségou, Goundam, Niafunke (fief de Soumaila Cissé), Nioro (fief du Chérif Bouillé Haidara), Paris, Barcelone et New York…

Soumaila Cissé réussit ainsi à troubler la quiétude du pouvoir comme l’atteste le cafouillage administratif qui a consisté, de la part du gouverneur de Bamako, à interdire puis à autoriser la marche du 25 août en l’espace de quelques heures, rendant, du coup, parfaitement indéfendable le prétexte officiel d’interdiction tiré de l’état d’urgence.

Ce faisant, Cissé fait d’une pierre deux coups : il engrange les dividendes de son alliance avec le CDR de l’activiste Ras Bath, passé maître dans l’art de galvaniser les foules; parallèlement, il entretient un climat délétère susceptible d’entraîner, au fil des étapes, de nouveaux groupes de mécontents : syndicats de magistrats, de la santé, de l’éducation, des collectivités territoriales, etc.

Le résultat de cette stratégie de harcèlement pourrait fortement préjudicier au regime d’IBK. Cerné d’adversaires et de brouhaha, celui-ci attirera difficilement les investisseurs étrangers pour développer l’économie et tenir ses promesses socioéconomiques de base. Pis, alors que le désordre règne dans les rues des villes, comment appliquer plus vigoureusement l’accord de paix signé avec les groupes armés ? Comment procéder aux réformes légales et constitutionnelles que requiert le texte ? Et si IBK, faute de stabilité au sud, se voyait obligé de retarder l’application de l’accord, ne pousserait-il pas les groupes armés et leur marraine (la communauté internationale) dans les bras de Soumaila Cissé ?

Ces questions montrent bien pourquoi IBK multiplie les menaces contre « quiconque veut mettre le feu au pays ». Elles permettent surtout de mesurer l’ampleur de son embarras dans la réponse à apporter aux grondements de la rue. Deux options s’offrent à lui:

* gagner les contestataires à l’usure: cette éventualité présente l’avantage que le président n’usera pas de la force, gardera une image de bon démocrate laissant chacun s’exprimer à sa guise, débauchera les opposants les moins convaincus, tout en laissant les foules adverses se décourager progressivement et l’opposition mourir de sa belle mort comme le défunt Coppo de 1997; mais l’inconvénient majeur de cette stratégie d’usure réside dans les urgences sociales à régler et, surtout, dans la vive impatience de la communauté internationale à voir l’accord de paix appliqué;

* réprimer les contestataires: cette démarche, si elle réussissait, permettrait de mettre fin à la grogne en un temps record et de libérer le président de toute contrainte dans l’exécution de ses promesses intérieures et extérieures; mais la stratégie de la force comporte des risques de bain de sang, d’exacerbation de la révolte et de réprobation internationale dans un monde où de nombreux dirigeants sont poursuivis devant la CPI pour faits de répression sanglante (Laurent Gbagbo, par exemple).

Il y a lieu de souligner qu’une dégradation de la situation politique et sociale pourrait faire l’objet de récupération à des fins terroristes ou putschistes.

QUE FAIRE ?

Pour toutes ces raisons, il nous paraît judicieux de proposer au chef de l’Etat et à l’opposition les compromis suivants:

* former un gouvernement d’union nationale où la primature et plusieurs ministères clés reviennent à l’opposition: cette équipe, qui durera un ou deux ans, aura charge d’organiser, sous supervision internationale, les élections législatives, régionales et communales avec la garantie que nul n’en contestera les resultats;

* laisser le gouvernement à l’opposition au cas où elle sort majoritaire des législatives;

* laisser le président IBK former le gouvernement de son choix au cas où ses partisans gagnent aux législatives;

* convoquer des assises nationales pour relire l’accord de paix, la loi électorale et la Constitution du Mali.

Source: Me Cheick Oumar Konaré

Gestion Du Pouvoir : IBK Favorable À Un Gouvernement D’union Nationale

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Par l’Indicateur du Renouveau

Dans sa première déclaration après sa réélection à la tête de la magistrature suprême, Ibrahim Boubacar Keita a officiellement tendu sa main à l’opposition. Si l’opposition accepte cette offre présidentielle, un Gouvernement d’union nationale verra inévitable le jour dans les prochaines semaines.
A peine confirmé président de la République par la Cour constitutionnelle, IBK a tendu sa main à son adversaire Soumaïla Cissé. Lors de sa déclaration, le président a réaffirmé qu’aucun développement ne sera possible sans une véritable réconciliation entre les fils du pays.
Pour lier l’acte à la parole, IBK a ouvertement invité son rival à se joindre à lui pour développer le pays : « A mon jeune frère, Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition républicaine, je voudrais tendre la main. Après la bataille électorale, il y a les retrouvailles car pour bâtir un avenir de tous les possibles, le Mali doit pouvoir compter sur toutes ses filles et tous ses fils. Chacun aura sa place. La République n’exclura personne. J’en serai le garant… A chacune et chacun d’entre vous, je demande de m’accompagner ».

Pour IBK, l’unité est la plus grande urgence de ce moment singulier de notre histoire, à la fois incertain et plein de promesses : « Nous n’avons pas d’autre choix. Nous n’avons pas d’autre alternative. Nous devons être unis. Unis pour faire gagner le Mali. Unis pour notre destin commun. Unis pour notre cohésion nationale. Unis derrière nos forces de défense et de sécurité. Unis autour de notre culture, notre identité, notre pluralité, notre diversité. Unis pour la modernisation de notre économie. Unis pour la refondation de notre école. Unis pour doper nos industries. Unis pour libérer nos entrepreneurs. Unis pour faire du Mali un hub technologique et d’innovation. Unis pour répondre à nos défis écologiques. Unis autour de nos femmes. Unis pour nos paysans, notre monde rural. Unis par l’effort, le travail, l’excellence… « .
Le président de la République a également signalé que cette possible cohabitation entre la majorité et l’opposition doit se dérouler dans le respect.
Si cette main tendue du président IBK est acceptée par les membres de l’opposition, la mise en place d’un gouvernement d’union nationale s’impose. Chose qui a manqué au premier quinquennat du président IBK. Ayant tiré les leçons du passé, IBK est décidé d’aller sur des nouvelles bases.
Ce Gouvernement qui va concerner toutes les couches socio-politiques, notamment la majorité, l’opposition, la société civile, les mouvements des groupes armés… Ce gouvernement inclusif sera une opportunité pour le président IBK de faire la réconciliation nationale une réalité au Mali.
La mise en place de ce gouvernement est donc une question de semaines. Probablement juste après l’investiture officielle du président IBK le 04 septembre prochain.
Malheureusement, compte tenue de la tournure de la situation politique, il est fort probable que cette réconciliation tant souhaitée par le président élu ne soit pas concrétisée. L’opposition qui refuse toujours de reconnaitre la victoire d’IBK, ne semble pas apparemment être intéressée par une cohabitation au sein du Gouvernement.
En attendant, les tractations sont en cours entre les différents protagonistes pour éviter une crise post-électorale.

Y. Doumbia
Par phenixinfos.net

IBK , chez Mohamed Abdel Aziz: Au nom de la reconnaissance

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Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République, Chef de l’Etat , après sa réélection à la majorité absolue au second tour de la présidentielle du 12 Août 2018, a effectué une visite de quelques heures à Nouackchott en Mauritanie, chez son ami et homologue , Son Excellence Monsieur Mohamed Abdel Aziz Président de la République Islamique Mauritainne.

Ce jeudi 23 Août 2018,dès le début de sa visite en terre mauritanienne , le ton était donné à l’Aéroport International Nouakchott Oumtoumsy, à l’arrivée du couple présidentiel à 11h47 minutes. Tout de blanc vêtu, en Boubou et Chechia blancs , avec son turban blanc de campagne ,Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République, accompagné de son épouse Mme Keita Aminata Maiga , a été accueilli au bas de la passerelle par le couple présidentiel mauritanien.
Après le cérémonial d’accueil suivi de la présentation des personnalités, il y a eu un tête-à-tête de 15 minutes entre les deux chefs d’Etat dans la Salle des Grandes invités d’Etat. Les deux couples présidentiels ont ensuite rejoint la résidence du Palais Présidentiel de Nouakchott pour un déjeuner privé.

A l’issue de la visite de quelques heures en terre mauritanienne, SEM IBK, Chef de l’Etat a affirmé son amitié et toute sa reconnaissance envers Son Excellence Monsieur Mohamed Abdel Aziz.

En exprimant ses sentiments à la presse IBK a expliqué par « L’humilité à reconnaissance . Quand vous avez été dans des épreuves , le frère qui s’est tenu à vos côtés tout au long est celui-là que vous devez reconnaitre l’épreuve traversée. Je n’eusse pas été moi-même si je ne l’avais fait. Et, venir ici, partager ce menu, notre merveilleux mechoui avec mon cadet, mon ami le Président Mohamed Abdel Aziz, et ma soeur, accompagné de mon épouse ,et de ceux qui m’ont accompagné tout au long de cette epreuve qui avait été les élections dont on avait craint le pire, mais qui grâce à Allahou Soubhana Wat’Allah sont très bien tenues, ce ne fut pas sans efforts, ce ne fut pas sans difficultés , toutes traversées avec honneur, avec dignité. Un processus transparent dès l’abord, la révision des listes électorales, l’audit international du ficihier électoral par l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’etablissement des cartes d’electeurs biométriques, imprimées par l’imprimérie de France, tout cela malgré tout , que n’a t’on pas entendu? Mais le plus important c’était l’avis de ce peuple malien qui a été consulté, il a dit, il a choisi. Donc , il convient que cela fait, je viens ici dire à mon frère , mon retour d’amitié, et de fraternité , car il l’a mérité » a bien évoqué IBK.

« Mon frère Soumaila Cissé doit gérer le réel et non les illusions » .

En réponse à une question de la presse mauritanienne sur les contestations des résultats de l’élection présidentielle du 12 août 2018 par le chef de file de l’opposition politique malienne , rappelant en témoin cette même opposition sur les conditions dans lesquelles se sont passées ces élections, les avis des observateurs nationaux et internationaux ,IBK a repondu avec assurance  » IBK , n’a pas été élu dans son lit, il a parcouru le Mali entier, il crapahuté jusqu’à Kidal, il n’a pas passé une demie heure à Kidal, il a passé la journée à Kidal, il a passé la nuit à Kidal, il a tenu meeting à Kidal, rencontré nos frères, échangé avec eux , il a fait partout en le Mali, et il n’a pas passé son temps dans les couloirs des hôtels à Bamako à embêter la presse nationale et internationale, et passer son temps à lyncher le Président IBK. Il s’agissait de connaitre le peuple malien, le peuple qui voyait autre chose à la place de ce qui était dit, il n’a rien fait pendant 5 ans . Je crois que cela valait un peu de reconnaissance, et je sais gré , ici ce peuple malien. IBK n’a pas bourré les urnes comme on dit . Sans oublier de rappeler son bilan positif à travers la réalisation d’infrastructures rourières, les écchangeurs, les avions des forces armées et de securité , la troisième place du Mali au sein de l’UEMOA, la première place du Mali en production cotonnière entre autres. Toute la communauté internationale a regardé à la loupe les élections maliennes, si élection a été observée scrupuleusement , et scultées , ce sont bien les élections-là. Dès lors , je crois qu’il serait convenable, souhaitable, ici, et maintenant qu’on prenne la main que j’ai tendue à mon frère Soumaïla Cissé pour qu’il gère le réel et non les illusions » a martelé IBK.

Le Président de la République Islamique Mauritanienne avait sans réserve, confirmé son soutien et son accompagnement dès les premières heures de la campagne à IBK pour sa candidature à la présidentielle du 29 juillet 2018.
24 heures après l’arrêt et la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle, consacrant IBK Président de la République, Chef de l’Etat du Mali pour un nouveau mandat de 5 ans à compter du 4 septembre 2018; le Président mauritanien avait adressé à IBK un message de félicitations pour sa réélection à la magistrature suprême de son pays et a manifesté dans son message sa volonté politique de renforcer les liens de coopération entre nos deux pays frontaliers , membres du G5-Sahel , engagés dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Cette marque de reconnaissance qui fait partie de nos valeurs culturelles et toujours démontrée par IBK envers tout méritant ne pouvait laisser indifférent son Homologue mauritanien , qui en était satisfait. Il s’est aussi réjoui de cette visite d’amitié et de reconnaissance de son frère et ami , accompagné de son Épouse.
Dans son déplacement mauritanien de ce jeudi 23 Août 2018, IBK était accompagné d’une forte délégation comprenant des chefs de partis ou leurs représentants de l’EPM, des artistes , des représentants du grand forum du manding, entre autres.

Madou’s Camara
Crédits photographies Madou’s

Par croissanceafrique.com/Daouda B Kone

Election présidentielle au Mali: Déclaration du ministre de l’Europe et des affaires étrangères

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Après la validation par la Cour constitutionnelle des résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle au Mali, la France salue la réélection du Président Ibrahim Boubacar Keïta à la présidence de la République.

Je voudrais rendre hommage au peuple malien pour son engagement dans l’organisation, la sécurisation et la supervision du scrutin. Les Maliens ont montré en particulier qu’ils n’entendaient pas se laisser intimider par les actions terroristes. La France salue la contribution importante des différentes missions d’observation électorale et de la MINUSMA au bon déroulement de l’élection.

Cette élection marque une étape essentielle dans la stabilisation et le redressement politique et économique du Mali, qui fait toujours face aux défis du terrorisme, de l’insécurité et du développement, dont la gravité appelle à présent d’urgence à l’union et à la réconciliation nationale.

Comme le Président de la République l’a rappelé à son homologue Ibrahim Boubacar Keïta, la France demeure engagée aux côtés des autorités et du peuple maliens, ainsi que de leurs partenaires, pour assurer la sécurité et le développement au Mali. Elle continuera d’appuyer la mise en œuvre rapide de l’accord pour la paix et la réconciliation, dans la continuité des avancées réalisées au cours de ces derniers mois, ainsi que le redéploiement de la présence de l’Etat sur l’ensemble du territoire

Source: Ambafrance.org

Niaga Diop président des jeunes du PACP « Les vrais vainqueurs ce n’est pas vous mais eux. C’est une force qui se retient »dixit

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Et si les vrais vainqueurs n’étaient pas ceux qu’ on croyait?

IBK avait fait de la révision constitutionnelle un défi personnel. Il fallait une élection de dimension nationale pour le rassurer d’un second mandat.
Les élections locales ne suffisent pas. Même si elles ne sont pas négligeables. Le référendum lui aurait donné un second souffle.
Il fallait y aller vaille que vaille pour lui. A vrai dire, son camp l’aurait emporté du seul fait que la machine pour gagner dans les urnes avait été savamment et machiavéliquement préparée.

Cependant, la plateforme stratégiquement conseillée et coachée par les vieux briscards de la politique de l’autre temps a formé la contre attaque. C’était l’occasion rêvée. S’associer à une société civile des plus audibles plus que jamais pour fausser les calculs du bourgeois.

Il ne fallait surtout pas aller au référendum test de 2018 qui aurait été perdu. Les vieux briscards ont mis en avant une jeunesse consciente pour ne pas attirer les regards.

Aucun mouvement social et populaire ne profite à la société civile instigatrice. Le gâteau est toujours partagé entre les politiques. C’est comme cela.

Alors, quitte à s’éclipser au départ, la fin serait atteinte à leur profit au finish.

Les deux camps étaient dans un radicalisme total. Personne ne devrait perdre la face.

Des arguments, des contre arguments, des invectives, des menaces, passage à l’acte, des sommes colossales, des boucs émissaires… Tout y était.

Un autre camp a émergé. Un camp portant l’ombre de tout soupçon, un camp qui a voulu prendre partie mais s’est abstenu de le faire est le vrai vainqueur de ce mélodrame politico politicien.

Les religieux, Les chefs coutumiers, qui ont entamé la médiation de dernière minute sont les vrais vainqueurs.

IBK n’aurait jamais reculé sans leur médiation pour qui il a un profond respect.

La plateforme était prête même à user de tous les moyens légaux et illégaux pour empêcher leur suicide.

IBK perd gros. Son second mandat est plus que jamais incertain. AOK avait reculé. Adema son parti a perdu le pouvoir. ATT n’est pas allé au bout. Son château de sable s’est effondré.

IBK donne le courage à ses adversaires d’être requinqués. Il ne gagnera aucune sympathie résiduelle. Le mythe du grand manitou est tombé.

Ce qu’ il gagne, c’est sûrement un compromis souterrain qui lui donne une chance: le soutien des médiateurs. Les faiseurs de roi.
Car ceux-ci ont essuyé un affront des adversaires. Ils vont se venger.
Ne dit-on pas que la vengeance est un plat qui se mange froid?

Il y a la politique partout. N’en déplaise. Les médiateurs sont plus politiques que Les acteurs.

La plateforme gagne sûrement. Mais pas toute la plateforme. Les politiques ont gagné. La société civile ne gagne qu’ à court terme. A long terme ce sera les alliés de circonstance.

Déjà des politiques lancent leurs pions pour sonder leurs chances. On n’est pas dupes. 2018 est relancé. Chacun aura sa chance. Mêmes les Rasta vont caresser désormais 2018.

C’est le moment pour les jeunes leaders politiques d’y croire.

« Les vrais vainqueurs ce n’est pas vous mais eux. C’est une force qui se retient » dixit

Par Daouda Bakary KONE

Les voeux de Soumeylou Boubeye MAIGA, Premier ministre, Chef du Gouvernement

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Mes cher(e)s compatriotes, mes cher(e)s ami(e)s,

La célébration de la Fête de l’Aïd El Kebir qui commémore la soumission du Prophete Ibrahim (PSL) à Dieu, m’offre l’heureuse occasion de souhaiter une bonne et joyeuse fête à tous les musulmans du Mali et d’ailleurs.

Que ce jour de sacrifice retribue nos bonnes oeuvres aupres d’Allah Soubhana watallah, expie nos péchés et intercede pour nos défunts.

Qu’Allah Soubhana watallah renforce notre foi et notre determination à bâtir un Mali stable et en paix dans un monde d’humanisme au service de la Oumah islamique et de tous nos contemporains.

Aïd Al Adha Mubarak!

Soumeylou Boubeye MAIGA,
Premier ministre, Chef du Gouvernement,
président de l’ASMA- CPF

Daouda Bakary KONE

Grand Dossier: L’administration Trump et l’Iran, c’est un secret de polichinelle

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Comme le président Reagan, le président Trump paraît anti-iranien. Mais peut-être en apparences seulement. Si le premier avait noué une alliance secrète avec l’imam Khomeiny, le second pourrait agir de même avec le parti de l’ancien président Ahmadinejad, déjà ce n’est plus un secret de polichinelle. C’est la thèse hétérodoxe de Thierry Meyssan.

Mike Pompeo a annoncé, le 16 août 2018, la création d’un « Groupe d’action pour l’Iran » (Iran Action Group) chargé de coordonner la politique des États-Unis après leur retrait de l’accord 5+1 sur le nucléaire (JCPoA) [1].

Cette annonce intervient alors que le président Trump a de son côté décidé de surseoir sine die la mise en œuvre de son plan pour le Moyen-Orient (the deal of the century). Or, rien ne pourra changer en Palestine sans le soutien de l’Iran.

En outre, les autorités iraniennes ont rejeté l’offre de rencontre au sommet du président Trump.

Rappelons par ailleurs que le Traité JCPoA de Barack Obama n’est pas uniquement conçu pour s’assurer que l’Iran ne fabrique pas de bombe atomique. Ceci n’est qu’un prétexte. Son véritable but est d’empêcher ce pays de disposer de scientifiques de haut niveau et de concevoir des techniques de pointe [2]. Il a d’ailleurs contraint l’Iran à fermer plusieurs facultés.

Pour l’opposition démocrate US, l’administration Trump reprendrait la politique de changement de régime des néo-conservateurs, ainsi que le prouverait le choix de la date d’annonce : le 65ème anniversaire du coup d’État anglo-US contre le Premier ministre iranien Mohammad Mosaddegh. Toutefois, si l’« opération Ajax » de 1953 a bien inspiré les néo-conservateurs, elle est antérieure à leur mouvement et n’a aucun rapport avec eux. En outre, les néo-conservateurs ont certes servi le Parti républicain, mais également le Parti démocrate.

Lors de sa campagne électorale et de ses premiers jours à la Maison-Blanche, Donald Trump n’avait pas cessé de stigmatiser la pensée globaliste des néo-conservateurs et de jurer que jamais plus les États-Unis ne chercheraient à changer par la force des régimes dans des pays étrangers. Le secrétariat d’État affirme quant à lui que la coïncidence des dates est purement fortuite.

On appelle « néo-conservateurs » un groupe d’intellectuels trotskistes (donc opposés au concept d’État-nation), militants de Social Democrats USA, qui se rapprocha de la CIA et du MI6 pour lutter contre l’Union soviétique. Ils furent associés au pouvoir par Ronald Reagan, puis suivirent toutes les alternances politiques états-uniennes, restant au pouvoir avec Bush père, Clinton, Bush fils et Obama. Ils conservent aujourd’hui le contrôle d’une agence de Renseignement commune des « Cinq yeux » (Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, UK, USA), la National Endowment for Democracy (NED) [3]. Partisans de la « révolution mondiale », ils ont popularisé l’idée de « démocratiser » des régimes par des « révolutions colorées », voire directement par des guerres.

En 2006, ils créèrent un Groupe pour la Politique et les Opérations en Iran et en Syrie (Iran Syria Policy and Operations Group) au sein de l’administration Bush Jr. Il fut dirigé par Elizabeth Cheney, la fille du vice-président Dick Cheney. Au départ, il fut hébergé au secrétariat de la Défense, puis transféré dans les locaux du vice-président. Il comprenait cinq sections.
– Le transfert d’armes vers l’Iran et la Syrie depuis Bahreïn, les Émirats arabes unis et Oman ;
– Le soutien aux trotskistes et alliés, en Iran (les Moujahideens du Peuple) et en Syrie (Riad al-Türk, Georges Sabra et Michel Kilo) ;
– La surveillance des réseaux bancaires iraniens et syriens ;
– L’infiltration des groupes pro-iraniens et pro-syriens au « Moyen-Orient élargi » ;
– La pénétration des médias de la région pour y distiller la propagande US.

En 2007, ce groupe fut officiellement dissous. En réalité, il fut absorbé par une structure encore plus secrète chargée de la stratégie pour la démocratie globale (Global Democracy Strategy). Celle-ci, sous l’autorité du néo-conservateur Elliott Abrams (celui de l’« affaire Iran-Contras ») et de James Jeffrey, étendit ce type de travail à d’autres régions du monde.

C’est ce Groupe qui supervisa la planification de la guerre contre la Syrie.

La presse US, qui est violemment anti-Trump, avait présenté Elliott Abrams comme le premier possible secrétaire d’État de l’administration Trump, lorsque le nouveau président le reçut longuement à la Maison-Blanche. Il n’en fut évidemment rien.

Ce qui rend pourtant crédible l’accusation portée contre l’administration Trump de vouloir ressusciter cette stratégie, c’est que l’ambassadeur James Jeffrey, vient d’être nommé représentant spécial pour la Syrie.

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Le représentant spécial pour la Syrie, James Jeffrey, prête serment devant Mike Pompeo
Jeffrey est un « diplomate » de carrière. Il mit en place l’application des accords de Dayton, en Bosnie-Herzégovine. Il était en poste au Koweït lors de l’invasion iraquienne. En 2004, il supervisa sous les ordres de John Negroponte la transition entre l’Autorité provisoire de la Coalition en Iraq (qui était une société privée [4]) et le gouvernement iraquien post-Saddam Hussein. Puis il rejoignit le cabinet de Condoleezza Rice à Washington et participa au Groupe pour la Politique et les Opérations en Iran et en Syrie. Il fut l’un des théoriciens du redéploiement militaire US en Iraq (the surge) mis en œuvre par le général Petraeus. Il fut aussi adjoint du conseiller national de sécurité, Stephen Hadley, lors de la guerre en Géorgie, puis ambassadeur de Bush Jr en Turquie et d’Obama en Iraq.

Si l’on y regarde de plus près, toute sa carrière depuis la dissolution de l’URSS tourne autour de l’Iran, mais pas nécessairement contre lui. Par exemple, lors de la guerre de Bosnie-Herzegovine, l’Iran se battit, sous les ordres du Pentagone, aux côtés de l’Arabie saoudite. Par contre, en Iraq, Jeffrey s’opposa à l’influence de Téhéran. Mais lorsque la Géorgie attaqua l’Ossétie du Sud et l’Abkhasie, il ne défendit pas le président Saakachvili sachant qu’il venait de louer à Israël deux aéroports pour attaquer l’Iran.

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Brian Hook
Mike Pompeo a nommé Brian Hook à la tête du Groupe d’action pour l’Iran. C’est un interventionniste qui fut assistant de Condoleezza Rice, chargé des organisations internationales. Il était jusqu’à présent chargé d’élaborer les stratégies du département d’État.

Selon Pompeo, l’objectif de ce nouveau groupe n’est pas de changer le régime, mais de contraindre l’Iran à changer de politique. Cette stratégie intervient alors que la République islamique traverse une crise économique et politique majeure. Tandis que le clergé (doublement représenté par le cheik président et par l’ayatollah Guide de la Révolution) s’accroche au pouvoir, des manifestations secouent le pays contre lui. Contrairement à la vision que l’on en a en Occident, la révolution de l’ayatollah Khomeiny n’était pas cléricale, mais anti-impérialiste. Les protestations peuvent donc soit déboucher sur un changement de régime, soit sur la continuation de la Révolution khomeiniste, mais sans le clergé. C’est cette seconde option qui est représentée par l’ancien président Ahmadinejad (placé aujourd’hui en résidence surveillée) et son ancien vice-président Baghaie (emprisonné pour 15 ans et tenu au secret).

Le 21 mai dernier, Mike Pompeo présentait devant la Fondation Héritage [5] ses 12 objectifs pour l’Iran [6]. Au premier abord, il s’agissait d’une longue liste d’exigences impossibles à satisfaire. Cependant, en y regardant de plus près, les points 1 à 3 relatifs au nucléaire vont moins loin que le JCPoA. Le point 4 sur les missiles balistiques est inacceptable. Les points 5 à 12 visent à convaincre l’Iran à renoncer à exporter sa révolution par les armes.

Le 15 août, c’est-à-dire la veille de l’annonce de Pompeo, le Guide de la Révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, a reconnu s’être trompé en autorisant l’équipe de cheik Hassan Rohani à négocier l’accord JCPoA avec l’administration Obama [7]. Il faut savoir que le Guide avait autorisé ces négociations avant l’élection de Rohani et que celle-ci —ainsi que l’éviction du mouvement d’Ahmadinejad— avait fait partie des pourparlers.

Mahmoud Ahmadinejad, qui établit une distinction entre les politiques des présidents Obama et Trump, avait écrit au nouveau président juste après son élection [8]. Il y montrait qu’il partageait l’analyse de Donald Trump face au système global d’Obama-Clinton et ses dures conséquences à la fois sur le reste du monde et sur les citoyens états-uniens.

Lorsque les manifestations débutèrent, en décembre 2017, le gouvernement Rohani accusa Ahmadinejad d’en être responsable. En mars 2018, l’ancien président consomma sa rupture avec le Guide de la Révolution en révélant que son bureau avait détourné 80 milliards de rials de fondations caritatives et religieuses [9]. Deux semaines avant l’annonce de Pompeo, bien qu’en résidence surveillée, il appela à la démission du président Rohani [10].

Tout laisse donc à penser que si l’administration Obama soutenait Rohani, celle de Trump soutient le parti d’Ahmadinejad. De même que jadis le président Carter et son conseiller Brzeziński lançaient l’« opération Eagle Claw » contre la Révolution, tandis que le président Reagan soutenait l’imam Khomeiny (October surprise).

En d’autres termes, la Maison-Blanche pourrait se contenter d’un retour au pouvoir du parti d’Ahmadinejad, à la condition qu’il puisse s’engager à ce que l’exportation de la Révolution se poursuive uniquement par le débat d’idées.

Thierry Meyssan

Reseauvoltaire.org

DÉCLARATION DE SOUMAÏLA CISSÉAPRÈS LES RÉSULTATS DU SECOND TOUR DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE AU MALI DU 12 AOÛT 2O18

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Mes chers compatriotes,
Je voudrais, tout d’abord, vous remercier très sincèrement pour le vote massif que vous m’avez accordé au premier et au second tours de l’élection présidentielle 2018.
La diaspora malienne, par son engagement sans réserve à nous accompagner dans notre quête de justice électorale et de sauvegarde de notre démocratie, nous a donné des résultats remarquables.
Je tiens donc particulièrement, à vous féliciter et à vous remercier.
Mes chers compatriotes,
Je réaffirme encore, ici, devant notre peuple et à la face du monde, que, si on exclut les résultats issus des bourrages d’urnes avérés dans de nombreux bureaux de vote des zones de l’Office du Niger et de la CMDT, ainsi que les résultats tout simplement fantaisistes dans de très nombreuses localités du Nord du pays, je sors vainqueur de l’élection présidentielle avec 51,75% des voix contre 48,25% à notre adversaire.
Ceci est incontestable et vérifiable à partir des procès-verbaux signés de toutes les parties.
Mes chers compatriotes,
Votre courage, votre dignité, votre volonté et votre détermination font honneur à l’histoire et aux valeurs cardinales de notre peuple.
Malgré tous les obstacles, vous n’avez ni cédé, ni renoncé à vos espoirs d’un vrai et profond changement.
Vous avez refusé la corruption, le népotisme, le favoritisme : en un mot, la mal- gouvernance de ces 5 dernières années.
C’est pourquoi, mes chers compatriotes, la lutte continue.
Oui, la lutte va continuer, et soyez confiants !
Ensemble et debout, nous allons résister, nous allons nous opposer. Ensemble, nous allons gagner.
Mes chers compatriotes ;
Depuis le début de ce processus électoral, je n’ai cessé d’alerter sur les risques évidents d’une fraude généralisée et systématique de nature à fausser les règles de la compétition électorale, et de m’inquiéter du très grand risque d’une crise post électorale.
Oui…, car, je savais que cette fraude se préparait.
C’est pourquoi j’avais anticipé en demandant par écrit depuis le mois de mars aux Nations Unies, à l’Union Africaine et la CDEAO une certification internationale comme en Côte d’Ivoire.
Je n’ai pas été entendu, je n’ai jamais eu de réponse. Cruel constat !
Aujourd’hui, nous ne pouvons, en aucune façon, passer sous silence l’utilisation abusive des moyens de l’Etat et des médias publics pendant la campagne , ni l’achat massif des votes le jour du scrutin , ni le bourrage systématique des urnes, sans parler des régions où il n’y a pas eu aucun vote, attribuant frauduleusement ainsi à notre adversaire des centaines de milliers de voix fictives.
Vous comprenez donc aisément que les résultats proclamés par le Ministère de l’Administration territoriale ne reflètent en rien la réalité des urnes.
Je maintiens et je peux le prouver que j’ai remporté cette élection avec 51,75% des voix !
Savez-vous que sur les 23 041 bureaux annoncés seuls 22 675 sont dans le ficher mit en ligne.
Savez-vous que dans plus de 1 000 bureaux on a voté en moins de 2,5 minutes avec 79% des voix pour IBK.
Savez-vous que 340 bureaux ont un taux de participation de 100% avec 88% des voix pour pour IBK.
Les anomalies sont nombreuses et nombres de résultats annoncés ne correspondent pas au dépouillement réel.
La crédibilité du scrutin reste toujours sujette à caution.
Mes chers compatriotes,
Ce régime n’a pas seulement triché, il a également activé une véritable police politique qui a décimé notre équipe de communication.
Séquestration de personnes et de biens, torture et tentative d’enlèvement pour démoraliser nos troupes, et surtout, pour les empêcher de poursuivre la centralisation des résultats. Car ce régime, devenu autocratique, savait qu’il avait perdu.
Ces faits sont inqualifiables. Le Mali plonge dans l’arbitraire, et, face à l’arbitraire, la résistance est de droit.
Oui, face à l’arbitraire, la résistance est le droit !
Mes chers compatriotes ;
L’achat de conscience et la fraude sont devenus le cancer de la démocratie malienne.
C’est pourquoi, la lutte pour la restauration de la démocratie doit être notre plus noble combat, celui de tous les partis politiques, celui des associations et toutes les organisations de la société civile, par-delà toutes les éventuelles divergences !
En effet, je suis plus que jamais convaincu que, seule la restauration de la démocratie pourrait rendre notre système politique viable, tant pour les acteurs politiques, associatifs qu’économiques.
Mes chers compatriotes,
Dans un passé récent, en tant que républicain et démocrate, j’ai donné toute la mesure de mon profond attachement à la paix sociale et à la cohésion nationale.
Dans le contexte actuel de notre pays, marqué par des dérives autoritaires, la négation du suffrage des Maliens, vous comprendrez aisément, que je ne peux, en aucune manière, fermer les yeux sur les fraudes et irrégularités massives qui ont caractérisé les présentes élections présidentielles.
Je ne trahirai donc pas la confiance que la majorité des votants ont placée en moi pour restaurer l’espoir dans notre pays.
C’est la raison pour laquelle, je rejette catégoriquement et sans équivoque, les résultats proclamés par le Ministère de l’Administration territoriale.
Je refuse et dénonce ces résultats. Ils ne sont que : supercherie, mascarade, parodie et mensonges.
Ils ne sont que le fruit pourri d’une fraude honteuse.
Pour cela, j’utiliserai toutes les voies de recours que m’offre la Constitution de notre pays, la législation malienne et les textes internationaux, ainsi que tous les moyens politiques en ma possession pour faire respecter le vote des Maliennes et des Maliens.
J’en appelle donc, à la mobilisation de tous les acteurs politiques et à tous les Maliens et Maliennes épris de paix et de justice, pour rendre cela possible.
Non, Mesdames et Messieurs les observateurs internationaux, l’assassinat d’un jeune de 30 ans, président d’un bureau de vote, n’est pas « UNE ANOMALIE DE PROCÉDURE » mais, bel et bien, un acte crapuleux qui est révélateur de l’insécurité qui entache, en bien d’endroits, la sincérité du vote.
J’en appelle donc à la communauté internationale et aux chefs d’État de la sous région pour qu’ils interviennent en urgence afin de mettre un terme à ce hold-up électoral.
Le retour de la paix au Mali est en jeu. Oui, le retour de la paix au Mali est le prochain enjeu de la stabilité de la région.
Mes chers compatriotes,
Je suis certain que votre amour pour la patrie, votre engagement pour le Mali, votre dévouement pour le Maliba de nos dignes ancêtres, vous rassemblera, nous rassemblera tous, unis et solidaires, pour défendre votre liberté et votre vote !
Un rassemblement pacifique et sans violence, comme nous l’avons fait en défendant notre CONSTITUTION. Il n’y a pas pire violence que la FRAUDE.
Le peuple malien ne peut pas, ne doit pas se laisser voler sa victoire. Une victoire chèrement acquise !
Le peuple malien a l’honneur chevillé au cœur ! Le peuple malien a toujours eu, et, aura toujours la dignité et la justice en son esprit.
Notre peuple a toujours su, dans le passé, se dresser vaillamment face à un pouvoir autoritaire, il saura encore une fois, relever fièrement le défi de la vérité.
A vous, Jeunes du Mali qui manifestez, de par le monde, à Bamako et dans les différentes villes du pays, je réaffirme que ce combat est d’abord le vôtre, puisqu’il s’agit du choix de votre avenir, du respect de vos droits les plus élémentaires.
En agissant ainsi, vous refusez, courageusement, que votre destin soit enfoui dans les sables du Sahara ou englouti dans les flots de la Méditerranée.
En agissant ainsi, vous refusez la pauvreté et la misère comme une fatalité, Par votre vote, vous avez décidé d’assumer votre avenir, car il vous appartient !
Dans ce combat, je suis, et je resterai toujours, à vos côtés !
Dans ce combat, je ne trahirai jamais, au grand jamais, votre confiance !
Oui, dans ce combat, je suis prêt à tout sacrifice pour voir la concrétisation de vos espoirs !
Chers Compatriotes ;
Ensemble, et debout, nous relèverons le défi d’un Mali fier, d’un Mali digne, crédible et respecté, d’un Mali de bonne gouvernance.
Et d’un Mali…enfin en paix. Je m’y engage et je vous le promets !
Car, l’arbre de la fraude et ses feuilles de corruption ne peuvent cacher longtemps la forêt de l’espoir et du changement.
Vive le Mali éternel, fier et debout
Vive la République et vive la Démocratie.
Je vous remercie.

Daouda Bakary KONE