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Annonce de l’I.N.P.S

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Mali: Mr Sangaré Kadidia Coulibaly a pris à la cérémonie d’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités des journalistes en matière de droits de l’homme en période électorale

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Madame la Ministre des droits de l’homme, Maître Kadidia Sangaré COULIBALY, a pris part à la cérémonie d’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités des journalistes en matière de droits de l’homme en période électorale organisé par la Division des droits de l’homme et de la protection de la MINUSMA en collaboration avec le Réseau Media et droits de l’homme (RMDH) ce mardi 10 juillet 2018 à l’hôtel ONOMO.

Cet atelier de 3 jours regroupe 35 journalistes venant de toutes les régions du Mali. Il permettra d’échanger sur le rôle des professionnels en matière de droit de l’homme en période électorale. Les participants échangeront avec les experts des thèmes sur le droit de l’homme, le droit à l’élection, le cadre juridique de la presse, les médias et la protection des droits de l’homme en période électorale.

Étaient aussi présents le Ministre de l’Économie numérique et de la communication, la Représentante de la division des droits de l’homme et de la protection des Nations Unies au Mali, le Président du RMDH au Mali.

Daouda Bakary et c/com

Mali: Cour Suprême respectivement, Arouna Dao a été nommé Conseiller, et Sory Diakité, Rapporteur public.

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Audience solennelle de prestation de serment et d’installation de 5 nouveaux membres de la Cour Suprême

Le Président de la République, Chef de l’Etat, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, a présidé dans l’après-midi du mardi 10 juillet 2018, dans la salle de la Cour Suprême sise à Banankabougou, l’audience solennelle de prestation de serment et d’installation dans leurs nouvelles fonctions de 5 nouveaux membres :
– Mama Sininta, Chevalier de l’Ordre national du Mali, magistrat,
– Konimba Kané, magistrat,
– Séni Ombotimbé, magistrat,
– Mohamed Oumar Faganda Traoré, magistrat,
– Ousmane Kassambara, magistrat.

A l’ouverture solennelle de l’audience, SEM Ibrahim Boubacar Keïta, Président de séance en sa qualité de Président du Conseil supérieur de la Magistrature, a invité le greffier en chef à donner lecture du décret de nomination du Président de la Section des Comptes, de trois conseillers et d’un rapporteur.

Le Procureur Général a ensuite pris la parole pour ses réquisitions. Le Chef de l’Etat a invité le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats à prendre la parole pour porter à la connaissance des promus le décret N°2018-0529/P-RM du 22 juin 2018, portant nomination à la Cour Suprême, et leur demander d’écouter attentivement la formule du serment, dispositif prévu par la loi N°2016-046 du 23 septembre 2016, portant Loi organique fixant l’organisation, les règles de fonctionnement de la Cour Suprême et la procédure suivie devant elle : « Je jure de bien et fidèlement remplir ma mission, de l’exercer en toute impartialité, dans le respect de la Constitution, d’observer le respect du secret professionnel, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation privée sur les questions relevant de la compétence de la Cour Suprême et de me conduire en tout temps comme un digne et loyal magistrat ».

Avant de lever la séance au terme de l’audience de prestation de serment des membres et d’installation du Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême, le Chef de l’Etat a salué les nouveaux membres de la Cour Suprême.

Compte tenu de la sensibilité de certaines fonctions spécifiques de la magistrature, quand une personnalité est nommée à une si haute fonction elle doit obligatoirement remplir la formalité de prestation de serment.
Ayant déjà prêté serment lors de leurs nominations en 2016 aux fonctions de Rapporteur public et de Conseiller à la

La cérémonie a enregistré la présence des Présidents des Institutions de la République, des membres du gouvernement, du Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, des proches collaborateurs du Chef de l’Etat, les magistrats à la Cour et de nombreux parents et amis des récipiendaires .

Madou’s Camara
Crédits photographies Madou’s

Par croissanceafrique

L’Ambassadeur Hervé Ladsous de l’OIF reçu par le Président de la République : « Le Mali a progressé ces dernières années »

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Le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, a reçu en audience en début de soirée le mardi 10 juillet 2018, l’ambassadeur Hervé Ladsous, conseiller spécial de la Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean.

La rencontre qui a eu lieu à la Résidence des Hôtes du Mali, à l’ex-Base B, a porté sur l’organisation de l’élection présidentielle du 29 juillet 2018.

Le diplomate français, à sa sortie d’audience, a déclaré : « Cette mission s’inscrit dans la contribution que l’Organisation internationale de la francophonie a essayé et continue d’apporter à cette phase très importante que va vivre le Mali avec les élections présidentielles. Beaucoup d’efforts ont été faits pour préparer ces élections dans les meilleures conditions, même si l’on sait qu’il y a encore des défis, encore des tâches matérielles à accomplir, à compléter, terminer la distribution des cartes d’électeurs, assurer la sécurité des opérations électorales. Tout cela n’est pas simple la communauté internationale est unie dans sa volonté de voir le Mali organiser des élections aussi correctes que possibles, des élections transparentes, inclusives et dans lesquelles il faudrait que chaque acteur politique malien marque son souci de concrétiser cette étape importante sans qu’il y ait de contentieux ou de contestations. Parce qu’il est important que le Mali, qui a progressé ces derniers années, puisse vraiment se consacrer à son développement économique et social et au développement de sa jeunesse, parce que c’est la qu’est l’avenir. La francophonie, plus que jamais avec les autres acteurs internationaux, est à la disposition du Mali et de son peuple pour assurer le succès de cette étape importante, » a expliqué Hervé Ladsous.
Il faut rappeler que l’hôte du Chef de l’Etat est en terrain connu au Mali, car il a été Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU de septembre 2011 jusqu’en 2017. Dans ce cadre, il a effectué plusieurs déplacements dans notre pays. Le diplomate français a déjà été impliqué dans les missions politiques de la Francophonie, en particulier en qualité de Chef de mission adjoint pour le suivi du processus électoral à Madagascar, et a succédé à son nouveau poste de conseiller spécial en mai 2018 à l’Ambassadeur canadien Jacques Bilodeau. L’OIF compte 58 Etats et gouvernements membres, et 26 pays observateurs.

Madou’s camara
Crédits Photographies Madou’s

Le Président IBK reçoit une délégation de la Mission d’observation électorale de l’Union Européenne

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Le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, a reçu en audience en début de soirée le mardi 10 juillet 2018 à la Résidence des Hôtes du Mali, à l’ex-Base B, une délégation de la Mission d’observation électorale d’observation de l’Union Européenne en séjour au Mali depuis ce 09 Juillet 2018.

La délégation conduite par Madame Cécile Kyenge était venue échanger avec le Président de la République sur les échéances électorales à venir au Mali, notamment l’organisation de l’élection présidentielle du 29 juillet 2018.

Mme Cécile Kyenge place l’objet de la mission au Mali dans le cadre des échanges autour du processus électoral.

A leur sortie d’audience, la Chef de la Mission d’observation électorale de l’UE a déclaré à la presse : « Nous avons été reçus par le Chef d’Etat pour présenter notre équipe. Il ne faut pas oublier que le Président de la République est aussi le candidat d’une coalition, notre mission est de pouvoir parler avec tout le monde, se concerter avec tout le monde, écouter tout le monde mais aussi la société civile, les institutions de la République. La Mission est présente au Mali avec des observateurs qui vont longtemps séjourner dans le pays et des observateurs temporaires qui sont nos yeux dans le pays et qui arrivent à nous remonter les informations en temps réel. Avec ces informations collectées à la base, une équipe chargée de l’analyse complète composée de dix personnes dont la chef de Mission, fera des recommandations destinées au gouvernement du Mali », a déclaré Mme Cécile Kyenge.

Madou’s camara
Crédits photographies Madou’s

Mali/Défense: Renforcement des capacités d’intervention de l’Armée de l’Air : le Président IBK dote les FAMa de 4 avions d’attaque A-29 Super Tucano

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Le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, préside le 11 juillet 2018 à la Base 101 de l’Armée de l’Air du Mali, la cérémonie solennelle de réception d’équipements militaires composés de 4 avions légers d’attaque A-29 Super Tucano d’Embraer et leur armement arrivés en provenance du Brésil le 10 juillet 2018.

La concrétisation de cette promesse présidentielle, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de Programmation Militaire (LOPM), est une avancée remarquable dans le renforcement de la capacité de l’Armée à défendre et à sécuriser les populations maliennes.

Le Chef Suprême des Armées confirme sa détermination et son engagement constants à redorer l’image des Forces Armées Maliennes (FAMa) et à leur donner les moyens d’assurer leur mission.

Les nouveaux avions d’attaque de l’Armée de l’Air malienne, acquis sur ressources propres de la République du Mali, peuvent emporter chacun 2 mitrailleuses de 12,7 mm et disposent de pylônes sous les ailes leur permettant d’installer un canon de 20mm, des nacelles lance-roquette ou des bombes.

En plus de la réception de ces 4 nouvelles acquisitions, le Chef Suprême des Armées assistera à un défilé aérien des moyens aériens de l’Armée de l’air et procédera à la visite des travaux d’infrastructures en cours sur le site de la Base Aérienne 101.

A son arrivée sur le site de la Base, le Président de la République a reçu tous les honneurs militaires avant son installation dans la tribune officielle. La cérémonie regroupe aux côtés du Chef Suprême des Armées, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, les Présidents des Institutions de la République du Mali, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Gouverneur et le Maire du District de Bamako, le Chef d’Etat-Major Général des Armées, le Chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air, le Maire de la Commune VI du District de Bamako, ainsi que de nombreuses personnalités.

À suivre…..

Madou’s camara
Crédits photographies Madou’s

Les classes moyennes africaines, un véritable casse-tête pour les multinationales.

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(Ecofin Hebdo) – De nombreuses études menées par des prestigieux cabinets de conseil et des institutions financières ont conclu à l’émergence d’une classe moyenne africaine qui embrasse précipitamment le consumérisme, positionnant ainsi le continent en dernier territoire de conquête pour les grandes enseignes internationales à la recherche de nouveaux relais de croissance. Certaines multinationales qui ont succombé à cet afro-optimisme effréné ont cependant rapidement déchanté, sur fond de mauvaise compréhension des spécificités de la classe intermédiaire africaine, qui ne possède pas l’homogénéité des sociétés occidentales ou asiatiques.

Le cabinet de conseil américain Frontier Strategy Group a relancé récemment le débat sur l’émergence d’une classe moyenne en Afrique, en révélant qu’une partie non négligeable de ses clients parmi les multinationales spécialisées dans le Consumer Business (biens de consommation courante) peinent à dégager des marges satisfaisantes en Afrique subsaharienne.

PlaYce Marcory Abidjan

Des experts dénoncent une surenchère afro-optimiste.

«Alors que l’Afrique subsaharienne abrite certaines des économies les plus dynamiques du monde et que des études font état de l’augmentation du pouvoir d’achat des consommateurs, certaines multinationales constatent que leurs activités la région ne sont pas performantes. Un sondage mené auprès de 20 dirigeants de multinationales implantées en Afrique subsaharienne que nous conseillons a révélé que six d’entre eux n’ont pas atteint leurs objectifs en termes de rentabilité durant l’année écoulée. D’autres ont également mentionné des résultats décevants, ce qui les a poussés, dans certains cas, à déprioriser la région dans leurs stratégies d’expansion à l’international», a expliqué William Attwell, analyste principal en charge de l’Afrique subsaharienne chez Frontier Strategy Group.

african male shopping

« … mais nous avons réalisé que la classe moyenne dans la région est petite. »

En juin 2015, le directeur général Afrique équatoriale du géant suisse de l’agroalimentaire Nestlé, Cornel Krummenacher, avait déjà jeté un pavé dans la mare, en allant à contre courant de l’idée alors communément admise selon laquelle la classe moyenne était alors en pleine expansion au sud du Sahara.

«Nous pensions que ce serait la prochaine Asie, mais nous avons réalisé que la classe moyenne dans la région est petite et n’est pas vraiment en progression».

«Nous pensions que ce serait la prochaine Asie, mais nous avons réalisé que la classe moyenne dans la région est petite et n’est pas vraiment en progression», a-t-il déclaré au quotidien britannique The Financial Times. Le leader mondial de l’industrie agro-alimentaire, qui avait annoncé un programme d’investissements de près d’un milliard d’euros sur le continent en 2010, a ensuite redimensionné son plan d’expansion. Il s’est aussi séparé de plus de 15% de ses effectifs au cours des deux dernières années, avant de procéder, en janvier dernier, à la fermeture de son usine et de son siège social à Kinshasa (RD Congo).

L’idée de l’émergence d’une classe moyenne regroupant des individus capables, après la couverture de leurs besoins fondamentaux, d’affecter le solde de leur revenu à l’achat de biens de consommation librement choisis, s’est répandue depuis 2011, suite à la publication par la Banque africaine de développement (BAD) d’une étude intitulée «Le milieu de la pyramide : les dynamiques de la classe moyenne africaine». Pour l’institution financière panafricaine, un Africain fait partie la classe moyenne lorsque son revenu est compris entre 2 et 20 dollars par jour, en parité de pouvoir d’achat. Selon ce critère, 370 millions de personnes appartiennent au milieu de la pyramide sociale, soit 34 % des quelque 1,1 milliard d’habitants du continent.

Des critères d’appartenance controversés

L’échelle statistique utilisée par la BAD pour définir la supposée classe moyenne en Afrique ne fait l’unanimité. D’autant plus qu’elle met dans le même sac des catégories sociales ayant des niveaux de revenus très différents.

South Africa consumer

Il n’y a aucun consensus scientifique sur les critères d’appartenance à la classe moyenne.

«Sur les 370 millions d’Africains relevant de la classe moyenne identifiée par la BAD, 250 millions ont un revenu situé entre 2 et 4 dollars par jour, soit juste à la limite supérieure de l’indigence, ce qui interdit par définition, de les englober dans la classe moyenne. Cette dernière se réduirait donc à 120 millions de personnes et non 370 millions. Or, sur ces 120 millions d’Africains, 50 millions ont un revenu compris entre 4 et 10 dollars, dont les trois quarts entre 4 et 6 dollars, ce qui fait que la fourchette se réduit encore», regrette Bernard Lugan, un historien français spécialiste de l’Afrique, qui accuse la BAD de s’être «amusée à jouer les illusionnistes, entraînant les médias dans des analyses erronées de la situation de l’Afrique et dans une surenchère afro-optimiste».

« Sur les 370 millions d’Africains relevant de la classe moyenne identifiée par la BAD, 250 millions ont un revenu situé entre 2 et 4 dollars par jour, soit juste à la limite supérieure de l’indigence, ce qui interdit par définition, de les englober dans la classe moyenne.»

Même son de cloche chez Paul Derreumaux, président d’honneur et co-fondateur du groupe bancaire panafricain Bank of Africa (BOA) : «Le choix de seuils financiers modestes était sans doute le seul cohérent avec la volonté de donner à cette classe moyenne une masse significative, pour frapper les esprits. Il paraît cependant manquer de réalisme».
Contrairement à celle de la BAD, une étude publiée par banque sud-africaine Standard Bank en 2014 n’a pas pris en considération la classe moyenne dite «flottante » (floating class), c’est-à-dire la tranche de personnes ayant des revenus compris entre 2 et 4 dollars par jour, arguant que cette classe peut retomber facilement dans la pauvreté au moindre choc économique.

Intitulée «Comprendre la classe moyenne en Afrique» (Understanding Africa’s Middle Class), l’étude de la première banque africaine en termes des actifs, a été menée dans 11 pays d’Afrique subsaharienne représentant près de la moitié de la population et du PIB du continent (Angola, Ethiopie, Ghana, Kenya, Mozambique, Nigeria, Soudan du Sud, Soudan, Tanzanie, Ouganda et Zambie). Elle a identifié la classe moyenne comme étant les ménages ayant des revenus allant de 5500 à 42000 dollars par an, soit environ entre 15 et 115 dollars par jour. Naturellement, la taille de la classe moyenne dans les onze pays étudiés réunis était beaucoup moins importante que celle estimée par la BAD : à peine 15 millions de personnes.
La Banque mondiale a, quant à elle, retenu 12 à 15 de dollar par personne et par jour comme critère international d’appartenance à la classe moyenne. Si on applique ce critère à l’Afrique Subsaharienne, seuls 32 millions de personnes entreraient dans cette catégorie.

Des classes moyennes hétéroclites

Alors qu’il n’existe encore aucun consensus scientifique sur les critères d’appartenance à la classe qui se positionne dans un «entre-deux» social sur le continent, les chercheurs s’accordent à dire qu’il n’y aurait pas une classe moyenne africaine mais des classes moyennes hétéroclites.

people abidjan

Il n’y a pas une classe moyenne africaine mais des classes moyennes hétéroclites.

Dans une étude réalisée en 2015 pour le groupe CFAO, leader de la distribution en Afrique, l’institut de sondage français Ipsos et le cabinet de conseil BearingPoint se sont ainsi appuyés sur les ressources des ménages pour distinguer deux catégories de classes moyennes dites «stables»: une catégorie basse regroupant les ménages dont le revenu quotidien est compris entre 12 et 25 dollars et une catégorie haute, composée de ménages gagnant entre 25 et 50 dollars par jour. Selon ces critères, les classes moyennes africaines ne représenteraient que près de 14% de la population du continent, soit environ 143 millions d’Africains.

L’approche basée sur les revenus a cependant des limites, celles de ne pas prendre en compte les dynamiques différentes selon les pays. Il est en effet difficile de mettre dans le même sac les «Black Diamonds», la classe moyenne noire sud-africaine et la classe intermédiaire ivoirienne. Apparue après la fin de l’apartheid à la faveur des politiques d’affirmative action dans la fonction publique et du Black economic empowerment (BEE) dans le secteur privé, la classe moyenne noire sud-africaine regroupe essentiellement des personnes possédant une voiture, un diplôme de l’enseignement supérieur et un revenu mensuel net allant de 1000 à 3500 dollars par mois. Ces personnes se distinguent par des pratiques de consommation ostentatoires, quitte à vivre à crédit.
En Côte d’Ivoire, près des deux-tiers des personnes appartenant à la classe moyenne exercent une activité dans le secteur informel contre seulement 4% dans le secteur privé formel. Ces personnes vivent pour la plupart en zone rurale (42%) ou dans une ville secondaire (42%), et sont des consommateurs très circonspects.

En Côte d’Ivoire, près des deux-tiers des personnes appartenant à la classe moyenne exercent une activité dans le secteur informel contre seulement 4% dans le secteur privé formel. Ces personnes vivent pour la plupart en zone rurale (42%) ou dans une ville secondaire (42%), et sont des consommateurs très circonspects.

Bien que leurs avis divergent encore sur la taille des classes moyennes africaines, les experts sont unanimes quant à la tendance à l’augmentation constante de la classe intermédiaire. Proparco, filiale de l’Agence française de développement dédiée au secteur privé, s’attend à ce que les classes moyennes africaines stables passent de 132 millions d’individus en 2020 à 243 millions en 2040, soit un marché d’une valeur globale de 1750 milliards de dollars.
Dans une étude publiée fin mars dernier, la Société financière internationale (IFC) a estimé de son côté que 100 millions de personnes devraient rejoindre les classes moyennes et celles à revenus élevés en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Intitulée «Construire l’avenir de l’Afrique» (Shaping the future of Africa), cette étude révèle aussi que les dépenses des ménages devraient augmenter à un rythme de 5% par an dans la région, contre une moyenne de 3,8 % dans les autres pays en développement.

fete maman

Comprendre les spécificités de la classe intermédiaire africaine.

Adaptation des modèles opérationnels

A l’instar de Nestlé, plusieurs multinationales, dont le géant néerlandais de l’alimentation et de l’hygiène Unilever et le fabricant américain de produits d’hygiène et de cosmétiques Procter & Gamble, ont eu beaucoup du mal à rentabiliser leurs investissements dans certains pays du continent. Leurs déconvenues ne mettent pas en doute l’entrée du continent dans l’âge de la consommation. Elles émanent plutôt d’une erreur de compréhension des spécificités de la classe intermédiaire africaine, qui ne possède pas l’homogénéité de ses homologues occidentales ou asiatiques. En République démocratique du Congo, Nestlé n’a pas par exemple pris en considération la nécessité d’adapter ses prix au pouvoir d’achat de la classe moyenne locale, préférant miser plutôt sur la qualité. Résultat : les prix des cubes Maggi et du lait Nido que le groupe fabriquait dans son usine implantée en 2012 à Kinshasa, pour un investissement de 13 millions d’euros, n’étaient pas compétitifs face à ceux proposés par ses concurrents locaux. Une étude publiée en 2016 par le cabinet d’audit et de conseil Deloitte avait pourtant fait ressortir que les consommateurs africains affichent une nette préférence pour les marques locales abordables en ce qui concerne les produits alimentaires, tandis qu’ils perçoivent les marques internationales de prêt-à-porter et de cosmétiques comme un plus grand gage de qualité et d¹innovation.

Une étude publiée en 2016 par le cabinet d’audit et de conseil Deloitte avait pourtant fait ressortir que les consommateurs africains affichent une nette préférence pour les marques locales abordables en ce qui concerne les produits alimentaires.

Intitulée «La consommation en Afrique : le marché du XXIème siècle», cette étude a également recommandé aux géants internationaux des biens de consommation d’élaborer des modèles opérationnels spécifiques aux marchés africains, tout en mettant en garde contre la vision selon laquelle le continent constitue un bloc homogène. «Continent aux multiples facettes, l’Afrique demeure aussi complexe que contrastée mais offre des opportunités à ceux qui sont prêts à adapter leurs modèles opérationnels à la région. Etant donnée la diversité des populations en Afrique, il est peu probable que des stratégies élaborées pour l’ensemble du continent produisent les résultats attendus. Une approche spécifique par pays pouvant s’avérer coûteuse, des stratégies spécifiques aux groupes de population constitueraient une option rentable», ont souligné les auteurs de l’étude.

« Etant donnée la diversité des populations en Afrique, il est peu probable que des stratégies élaborées pour l’ensemble du continent produisent les résultats attendus».

«L’adaptation des prix pour prendre en compte le pouvoir d’achat local ou la création de marques locales adaptées aux goûts locaux peuvent également s’avérer des choix judicieux», ont-ils ajouté.

Dans ce cadre, Fan Milk, la filiale ghanéenne du groupe français de produits laitiers Danone, a trouvé une bonne recette l’année dernière : elle a lancé en juin 2017 un yaourt à boire crémeux et enrichi en calcium, spécialement conçu pour l’Afrique de l’Ouest. Baptisé FanMaxx, ce yaourt proposé en format de 330 millilitres bénéficie d’une duré de conservation de quatre mois, ce qui permet au groupe d’exporter ce produit vers les autres pays des pays d’Afrique de l’Ouest et de mieux gérer l’approvisionnement des commerces situés dans les zones rurales. Un exemple à suivre.

Walid Kéfi

Sénégal : la vallée du fleuve Sénégal pourrait récolter 875 000 tonnes de riz à l’horizon 2020

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(Agence Ecofin) – D’ici 2020, la vallée du fleuve Sénégal (VFS) pourrait enregistrer une production de riz de 875 000 tonnes, contre 455 000 tonnes actuellement.

C’est ce qu’a confié à l’APS, Amadou Thiam, directeur du développement et de l’appui aux collectivités locales de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED).

Pour atteindre ce niveau de récolte, le dirigeant indique que plusieurs actions sont actuellement menées comme l’augmentation des aménagements et l’organisation du soutien au financement de l’agriculture.

Ce dernier volet a déjà permis selon M. Thiam, un accès facilité des producteurs aux matériels agricoles ainsi que la mise à disposition d’une ligne de crédit de 10 milliards FCfa par l’Agence française de développement (AFD) à la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS) pour les investissements agricoles.

D’après l’USDA, la VFS produit environ 60% du riz du Sénégal. Celle-ci possède un potentiel hydro-agricole estimé à 240 000 hectares.

Espoir Olodo

Le Mali et le FIDA signent un accord au profit de l’inclusion financière des petits producteurs

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(Agence Ecofin) – Gilbert Houngbo, président du Fonds international de développement agricole (FIDA) et Boubou Cissé, ministre malien de l’Economie et de des Finances, ont entériné le 6 juillet dernier, un accord financier relatif à la mise en œuvre du Projet de services financiers inclusifs dans les filières agricoles (INCLUSIF).

Couvrant la période 2018-2024, le projet d’un coût global de 105,5 millions $ verra une contribution du FIDA à hauteur de 58 millions $ et de 4,6 millions $, de la part de l’Etat malien.

Son objectif est d’accroître l’inclusion financière des petits agriculteurs ainsi que de leurs organisations (organisations professionnelles agricoles et des agro-PME-PMI), à travers le développement de services financiers et produits financiers et l’amélioration de l’accès au financement des filières.

Ses principales régions cibles sont Ségou, Koulikoro, Sikasso, Kayes et Mopti. En matière d’impacts, il est attendu, entre autres, que l’initiative conduise à la bancarisation de 440 000 petits producteurs et 360 organisations professionnelles agricoles et contribue au renforcement de 110 PME agricoles.

D’après le FIDA, l’inclusion financière en zone rurale au Mali est de seulement 20%. De plus, indique l’institution, l’agriculture a bénéficié en 2016, de moins de 1% du portefeuille de crédits octroyés par les banques.

Espoir Olodo

Salon de l’Action Gouvernementale : « L’Office du Niger assure aujourd’hui plus de 50% des besoins du Mali en Riz »

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Dans le cadre du salon de l’action gouvernementale qui s’est tenue du 04 au 07 juillet 2018 à l’hôtel Sheraton de Bamako, notre rédaction s’est intéressée aux différentes réalisations du Gouvernement dans la zone de l’Office du Niger. C’est le Directeur de l’Appui au Monde Rural de l’Office du Niger, monsieur Bamoye Keita qui répond à nos questions. Voici ses réponses.

Monsieur le directeur, nous sommes ici dans le cadre du Salon de l’Action Gouvernementale, alors peut-on savoir quelles sont les actions réalisées dans la Zone de l’Office du Niger de 2013 à nos jours?

Les actions réalisées par le gouvernement en zone de 2013 à nos jours peuvent-être résumées comme suit :
En matière de réalisation des nouvelles superficies pour augmenter la production agricole, de 2013 à 2018, dans le cadre de différents projets, 10 270 ha nouveaux ont été aménagés, 5 850 ha ont été réhabilités, soit au total 16 120 ha qui nous permettent d’obtenir une production additionnelle de 104 780 tonnes à raison d’un rendement moyen de 6,5 tonnes par hectare.
Quand on a des superficies, on a aussi besoin d’équipements agricoles pour les exploiter, dans ce sens aussi, nous avons bénéficié en zone Office du Niger de 16 tracteurs dans le cadre du programme 1000 tracteurs. Lors de la journée du paysan, organisée à Ségou en 2017, le Président de la République a offert aux exploitants de la zone Office du Niger 3 000 repiqueuses manuelles et 500 décortiqueuses de maïs. Dans le cadre du programme d’urgence présidentielle en cours, la zone Office du Niger doit bénéficier de 100 motoculteurs subventionnés dont 24 ont été déjà réceptionnés. Ces matériels nous permettent vraiment d’améliorer les conditions d’exploitation de nos parcelles.
En zone Office du Niger, nous pratiquons de l’irrigation gravitaire en maitrise totale de l’eau dont la pièce maitresse est le barrage de Markala. Cet ouvrage stratégique avait un grand besoin d’entretien après plus 80 ans d’exploitation. Le Président de la République a été sensible à cette urgence et a mobilisé 1 milliard de nos francs pour l’entretien du barrage. Ce qui a permis de réalisation toutes les réparations nécessaires sur le génie-civil, la charpente métallique et les éléments souterrains, de mettre en place un système de vidéosurveillance, l’éclairage publique, et de reprendre le revêtement en peinture. Ces réalisations vont nous permettre d’exploiter cet ouvrage pendant plusieurs années encore.
En plus, en zone Office du Niger nous pratiquons l’irrigation gravitaire en maitrise totale de l’eau, ce qui nécessite de mettre en œuvre beaucoup d’ouvrages hydrauliques, notamment le barrage de Markala qui est la pièce maitresse de l’ensemble du réseau d’irrigation. Cet ouvrage clé avait beaucoup de problèmes, notamment des besoins de réparations d’urgence. Ces éléments ont été rapportés au président de la république qui nous a offert un (01) milliard de F CFA pour l’entretien du barrage. Ainsi, Toutes les réparations d’urgences qui étaient nécessaire pour la bonne exploitation de cet ouvrage pendant plusieurs années encore ont été faites en plus de la mise en place d’un système de vidéo surveillance et l’éclairage public sur près d’un kilomètre. Donc, c’est vraiment une action salutaire du gouvernement en zone Office du Niger.
Dans le cadre des différents projets menés en zone Office du Niger, plusieurs infrastructures socioéconomiques ont été réalisées pour améliorer les conditions de vie des populations. On peut noter, entre autres, 6 écoles, 4 centres de santé, 826 maisons d’habitation, 1 maison des jeunes, 1 maison des femmes, 6 magasins, 5 hangars, 2 parcs de vaccination, 3 lavoirs, 24 kilomètres de piste d’accès, 40 forages, 27 puits à grand diamètre, 1000 hectares de reboisement.
En résumé, toutes ces réalisations ont grandement contribué à l’atteinte de la sécurité alimentaire, à la lutte contre la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des populations de la zone Office du Niger.
Monsieur le directeur, vous aviez aussi des objectifs à atteindre, où en est-on aujourd’hui ?
Justement, comme je l’ai dit tantôt, l’objectif global de l’office du Niger, c’est vraiment d’améliorer les conditions de vie des populations et d’assurer la sécurité alimentaire, notamment en ce concerne le riz. Et aujourd’hui, l’Office du Niger à lui seul assure plus de 50% des besoins en riz du Mali, ce qui est quand même une grande avancée. Et comme, les besoins vont croissants aussi, ce taux-là a du mal à monter. Avec toutes les actions qui sont en cours, en tous cas, d’ici 5 ans, nous espérons que nous allons peut-être assuré 60 à 70% des besoins en riz du Mali. Mais de façon générale, les objectifs qui sont fixés pour nos campagnes sont atteints, voire même dépassés, si nous faisons l’évaluation sur la base des superficies réellement disponibles. Il faut toutefois noter que les objectifs annoncés dans le Contrat-Plan ne sont pas atteints à cause du rythme faible des aménagements, faute de financement adéquat.
Avez-vous d’autres commentaires ?
Je veux juste ajouter que ce salon est une belle initiative en ce sens qu’il a pour but de mettre en exergue le travail gouvernemental et de donner plus de visibilité aux actions du Chef de l’Etat en direction des populations.
Il permet aussi de récolter les besoins des populations mais surtout de juger l’action gouvernementale de façon à apporter, si nécessaire, des mesures correctives. Vous savez, dans toute action humaine, il y a souvent des imperfections, des choses qui marchent, d’autres qui ne marchent pas et il faut souvent donner l’occasion aux gens de juger un peu ce que qu’on fait de façon à pouvoir s’améliorer à travers les conseils et critiques. C’est le sens que je donne à ce salon.

Source : La Lettre du Mali (Amadou Kodio)