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Energie, agriculture et lutte contre la peste : La Bad octroie 11,23 millions de dollars à Madagascar

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La rédaction

Le gouvernement de Madagascar et le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) ont signé, le 30 mars dernier à Antananarivo, cinq accords de financement de projets d’un montant d’environ 11,23 millions USD. Ces financements sont destinés aux secteurs de l’énergie, l’agriculture et la lutte contre la peste.
Cinq accords de financements de projets d’un montant d’environ 11,23 millions Usd ont été signés le 30 mars dernier à Antanarivo entre le gouvernement de Madagascar et le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad). Selon un communiqué reçu à notre rédaction, ils sont destinés aux secteurs de l’énergie, l’agriculture et la lutte contre la peste. «Les deux premiers accords ont porté sur le financement du Programme de promotion de l’entreprenariat des jeunes (projet 1), d’un montant de 7,23 millions USD, dont 6,23 millions USD en don et 1 million USD en prêt. Ce projet 1 vise la formation et le financement de 410 jeunes dont 50% de femmes, pour devenir des chefs d’entreprise intégrant les chaînes de valeurs agricoles et agro-industrielles », lit-on dans le document. Deux autres accords de
financement d’environ 3 millions USD ont également été signés au cours de la cérémonie, pour la préparation des projets à financer en 2019.

Il s’agit de l’étude du projet de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique à Madagascar (PRIRTEM). Cette étude permettra de préparer le grand projet de construction de la ligne de transport Tamatave – Antananarivo associé aux travaux de renforcement du réseau de distribution d’Antananarivo. La deuxième étude porte sur la préparation du Projet de Pôle intégré de croissance agroindustrielle dans le Sud (PICAS).
Le dernier accord concerne un don d’urgence d’un million USD afin de soutenir les efforts du pays dans la lutte contre la résurgence de l’épidémie de la peste à Madagascar. Signant pour le gouvernement malgache, la ministre des Finances et du budget, Vonintsalama Sehenosoa Andriambololona, s’est félicité des bonnes relations entre la Bad et son pays, estimant que les financements dans les secteurs de l’énergie et de l’agriculture contribueront à ’accélérer la
transformation des chaines de valeurs agricoles, l’industrialisation et la création d’emplois salariés formels.
«Il s’agit pour la Bad, de concrétiser la mise en œuvre du document de stratégie pays 2017-2021, ayant comme objectif de soutenir les efforts de Madagascar en
accordant une plus grande attention à l’élimination des contraintes structurelles qui empêchent le pays de s’engager sur une trajectoire de croissance économique forte et partagée, axée sur la transformation structurelle et la création d’emplois à plus forte valeur ajoutée», a déclaré Mohamed Chérif, le responsable pays de la Bad.
Mariama Diallo

ransport aérien : Emirates annonce des tarifs promotionnels pour Dubaï

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La rédaction

Emirates offre aux voyageurs sénégalais l’opportunité de visiter Dubaï avec des tarifs spéciaux sur les billets aller – retour en classe économique et en classe affaires, avec un troisième bagage gratuit de 23 kg et un visa touriste* valable un mois.
Dans le cadre de cette offre spéciale, souligne un communiqué, un billet en classe économique Dakar-Dubaï revient à 483 500 XOF et à 1 599 600 XOF en classe affaires hors frais de services. L’offre est valable pour une durée limitée. Pour en bénéficier, il faut réserver les billets entre le 04 et le 17 avril, et prévoir son voyage entre le 04 avril et le 10 décembre 2018. Les taxes aéroportuaires sont comprises dans le coût du billet.

Elue meilleure compagnie aérienne du monde par les voyageurs lors de l’édition 2017 du Travelers ‘ChoiceAwards de TripAdvisor, Emirates vous offre également une troisième franchise bagage de 23 kg en classe économique et de 32 kg en classe affaires, en plus du visa touriste valable pour un mois. Dubaï est un lieu d’évasion pour les visiteurs. Beignée de soleil toute l’année, avec ses boutiques et restaurants de classe mondiale, ses plages magnifiques et ses bâtiments emblématiques, la ville offre des loisirs à toute la famille. Les visiteurs de Dubaï peuvent profiter de plusieurs sites parmi les plus incontournables de la ville tels que Global Village, un parc festivalier multiculturel et une destination de shopping par excellence, sans oublier les parcs à thème tels que Wild Wadi Water Park et IMG World of Adventures.

La ville offre également une gamme variée de logements, qui s’adapte à toutes les bourses. Sur tous les vols d’Emirates, les clients peuvent profiter de plusieurs heures de divertissement grâce au système de divertissement multi lauréat, Ice Digital Widescreen, qui donne accès à plus de 3 000 chaînes audiovisuelles à la demande, avec tous les derniers films, de la musique, des livres audio et des jeux, sans oublier des produits et services dédiés aux familles et enfants, tels que les jouets gratuits, les repas et films pour enfants, l’embarquement prioritaire pour les familles et l’utilisation gratuite des poussettes à l’aéroport international de Dubaï.
En plus du confort et de la qualité des produits à bord, les clients pourront expérimenter la légendaire hospitalité de l’équipage de cabine multinationale d’Emirates qui compte plus de 135 nationalités parlant plus de 60 langues. En plus de cela, ils pourront apprécier la cuisine de dimension régionale et internationale concoctée par des chefs à base d’ingrédients sélectionnés parmi les plus frais, accompagnée d’une gamme variée de vins et de boissons.
Emirates offre 4 dessertes par semaine (mardi, mercredi, vendredi et dimanche) à partir de l’aéroport international Blaise Diagne de Dakar vers Dubaï. Pour réserver, ou pour avoir plus d’information sur les tarifs, termes et conditions, veuillez visiter notre site www.emirates.com/sn, contactez Emirates au numéro vert 800103067 ou votre agent de voyage.
L’offre citée en référence inclue la somme de 47 600 F CFA de frais pour l’obtention d’un visa de 30 jours à Dubaï, payable directement au moment de la demande. Emirates ne garantit cependant pas l’obtention du visa par son demandeur.

Pathé TOURE

Sénégal : LE PIB s’est replié de 0,4% au 4eme trimestre 2017

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La rédaction

Au quatrième trimestre de l’année 2017, le Produit Intérieur Brut (PIB) en volume, corrigé des variations saisonnières (CVS), s’est replié de 0,4% par rapport au trimestre précédent, imputable au recul de l’activité du secteur tertiaire (-1,3%), indique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd).
Au même moment, il est noté un relèvement de l’activité dans les secteurs primaire (+1,5%) et secondaire (+1,0%). L’activité économique, au quatrième trimestre de 2017, a enregistré une hausse de 9,1% par rapport à la même période de l’année 2016. Cette performance est liée à la bonne tenue des activités du primaire (+11,9%), du secondaire (+9,9%) et du tertiaire (+7,6%). Par rapport au quatrième trimestre de 2016, il est observé un relèvement de 5,4% des taxes nettes sur les produits. Sur une base annuelle, note l’Ansd, elles sont ressorties à 7,8% en 2017. Globalement, le PIB en volume a progressé de 7,0% sur l’année 2017 comparativement à l’année 2016. Au titre du Produit Intérieur Brut en valeur, elle est estimée à 2736,0 milliards FCFA au quatrième trimestre de 2017 et 9267,7 milliards sur l’année 2017.
Adou Faye

UEMOA : le volume moyen hebdomadaire des opérations interbancaires, toutes maturités confondues, s’est établi à 325,8 milliards en février 2018

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La rédaction

Le marché interbancaire de l’UEMOA a enregistré une hausse du volume des transactions en rythme mensuel au cours du mois de février 2018 indique le Bulletin Mensuel de Statistiques Economiques de l’Union Economique Monétaire Ouest Africain(UEMOA), publié par la Bceao.

En effet, le volume moyen hebdomadaire des opérations interbancaires, toutes maturités confondues, s’est établi à 325,8 milliards en février 2018 contre 318,1 milliards en janvier 2018, soit une progression de 2,4%. Le taux moyen pondéré de ces opérations est ressorti à 5,65% contre une réalisation de 5,63% un mois plus tôt. Sur le marché à une semaine, note la banque centrale, le volume moyen des opérations a diminué de 11,7% pour s’établir à 226,8 milliards. Le taux d’intérêt moyen à une semaine est ressorti à 5,76%, contre une réalisation de 5,69% le mois précédent.
Adou Faye

Agriculture et énergie : Le Sénégal obtient un financement de 99,2 milliards de FCfa de l’Itfc

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La rédaction

En déplacement à Tunis où se tient la 43ème réunion annuelle du Groupe de la Banque islamique de développement (Bid), Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a signé avec la Société islamique pour le financement du commerce international (Itfc) de deux accords d’un montant total de 99,2 milliards de FCfa (26,7 milliards de FCfa pour la Sonacos et 72,5 milliards de FCfa pour la Senelec).
Dans le cadre de sa participation à la 43ème réunion annuelle du Groupe de la Banque islamique de développement (Bid) qui se tient à Tunis, du 1er au 5 avril, Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, a procédé à la signature aujourd’hui, de deux accords avec la Société islamique pour le financement du commerce international (Itfc). Selon un communiqué reçu à notre rédaction, l’un d’un montant de 50 millions de dollars, soit 26,7 milliards de francs CFA, au titre du financement par la Sonacos de son programme de collecte de graines d’arachide 2017/2018. L’autre de garantie du financement de la Senelec pour un montant de 110,5 millions d’euros, soit 72,5 milliards de FCFA en vue d’optimiser la fourniture d’électricité́ dans le pays, par notamment la sécurisation de l’approvisionnement en produits pétroliers destinés à la production d’électricité́ par les centrales électriques de la Senelec.
En outre, précise-t-on, le Sénégal a eu l’insigne honneur de recevoir un programme pilote dans le cadre de «l’initiative régionale de la chaîne de valeur riz » initiée par le Groupe de la Bid pour un montant de 175 millions de dollars US, environ 95 milliards de FCFA et qui concerne 10 pays.
Par ailleurs, à l’occasion de la table ronde de partage d’expériences de modèle de politique de transformation structurelle tenue ce 4 avril, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a partagé avec ses collègues gouverneurs du Groupe de la Bid, le modèle du Sénégal basé sur le Plan Sénégal émergent avec ses projets et réformes phares dont la mise en œuvre se traduit par des résultats fort appréciables : Taux de croissance du Pib estimé à 7,2% en 2017, après 6,5% en 2016 et 6,3% en 2015, contre une moyenne de 3,2% sur la période 2006-2013, réduction constante du déficit budgétaire qui est passé de 6,7% en 2011 à 3,7% en 2017, maîtrise de l’inflation, économie diversifiée. Selon le document, l’ambition du président de la République, Macky Sall qui est de réaliser une croissance de qualité, qui génère de l’emploi et des revenus, et favorise un développement solidaire et inclusif, a été réaffirmée. C’est à ce titre, lit-on dans le communiqué, qu’une attention particulière a été portée sur le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma) et le Programme de modernisation des villes (Promoville).
Mariama Diallo

Energie : Le programme Desert to Power présenté à Dakar

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La rédaction

La Banque Africaine de Développement (BAD) envisage d’effectuer, une mission conjointe avec l’Agence Française de Développement (AFD), l’Agence Internationale d’Energie Renouvelable ( IRENA), Solar Plaza, les acteurs du secteur privé et d’autres Partenaires Techniques et Financiers (PTF), à Dakar, du 07 au 11 Avril 2018, en vue de présenter officiellement le programme Desert to Power et d’identifier les opérations (projets d’investissement, programmes d’appuis aux réformes, assistances techniques) éventuelles à appuyer dans les prochaines années dans le cadre de ce programme.
Selon un communiqué, le programme Desert to Power est la déclinaison opérationnelle du Nouveau Pacte pour l’Energie en Afrique, dans la région sahélo-saharienne du continent africain, comprenant les pays de l’Alliance pour le Sahel et ceux situés le long du tracé de la Grande Muraille Verte.
Cette partie du continent africain qui comprend 11 pays (Burkina Faso, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Soudan et Tchad) a une population estimée à 400 millions de personnes dont environ 250 millions sont sans accès à l’électricité.
Cette initiative est une approche de développement programmatique. Elle vise à promouvoir des solutions d’énergies pour alimenter les ménages, les PME, le pompage d’eau pour l’élevage, l’irrigation, les chaînes de valeur agricoles et les résiliences au changement climatique en développant l’énorme potentiel en énergie solaire dans cette partie désertique du continent africain.

Le Sénégal étant un des pays relevant de ce programme, la présente mission qui vise à rencontrer les différents ministères et structures pertinentes dans le secteur de l’énergie, permettra de présenter au Gouvernement les objectifs du programme Desert to Power qui se veut complémentaire des programmes en cours dans la région sahélo-saharienne, de comprendre la stratégie du Gouvernement dans le secteur de l’énergie, les réformes menées notamment pour le développement des énergies renouvelables et les priorités définies pour les prochaines années, notamment pour l’énergie solaire; etc.

Pathé TOURE

Emission simultanée de bons et obligations Assimilables du Trésor : 10747 millions de francs CFA dans les coffres du trésor de Guinée Bissau

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La rédaction

L’émission simultanée de bons et obligations Assimilables du Trésor de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique de Guinée Bissau respectivement à Un(1) an et trois (3) ans pour un montant de 10 milliards, a connu un franc succès. C’est la rondelette somme de 10, 747160 milliards FCFA que le trésor de Guinée Bissau a encaissé dans ses livres, a annoncé l’agence régionale ouest africaine de planification de la dette Umoa-Titres dans un communiqué.
Selon le compte rendu d’adjudication de Bons et Obligations du du Trésor, le montant global des soumissions est de 12 143,160 millions de FCFA, dont en ONC, soit un taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions de 121,43%. Les résultats sur les bons du trésor à un an montrent que cinq participants ont eu à faire sept soumissions pour un montant global des de5 562 millions de FCFA, dont en ONC. Le trésor a rejeté 50 millions de FCFA.
Le taux d’intérêt marginal et le taux moyen pondéré s’élèvent respectivement à 6,7500% % et 6,6206 %. Le taux d’absorption s’élève à 99,10%.
S’agissant des obligations du trésor à trois ans, sept participants ont eu à faire pour vingt soumissions. Le montant global des soumissions s’élève à 6 581,160 millions de FCFA, dont en ONC. En définitive, le trésor de Guinée Bissau à retenu la somme de 5 235,160 millions de FCFA, dont en ONC
Le prix marginal et le prix moyen pondéré sont respectivement de 9 650,00 FCFA et 9699,7222 FCFA.
Pour rappel, la présente émission vise à mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat, gestion 2018.
Oumar Nourou

UEMOA : Un début d’intérêt noté sur le Fonds Commun de Placement

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La rédaction
Le Fonds commun de placement (Fcp) commence à susciter un engouement en Afrique, particulièrement dans la zone de l’Union Economique Monétaire Ouest Africain(UEMOA).
Le Directeur Général de CGF Gestion a donné cette bonne nouvelle lors de son passage à l’émission « Economia » du 20 mars 2018 de la radio Al Bayane d’Abidjan, 1ère radio en Côte d’Ivoire en termes d’audience.
M. Kalidou Diallo estime que cette onde positive relevée sur le marché financier est la résultante d’un travail de promotion effectué par les acteurs dans quasiment tous les pays de la zone UEMOA.
A cela, il y greffe l’ensemble des initiatives de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) notamment la communication orientée sur ces marchés financiers.
Pour lui, le FCP est à la fois un outil d’épargne mais également un vrai levier de développement. « Quand vous achetez une action, vous financez une entreprise et quand vous achetez une obligation, vous financez un émetteur ou un Etat pour la réalisation de projets».
D’après lui, cette dynamique permet aux gens de mieux connaitre les acteurs qui font des Fonds communs de placement. Mais aussi les autorités de régulations qui travaillent là-dessus à côté de la BRVM, les différents acteurs que sont les sociétés de gestion d’OPCVM, sociétés d’intermédiation SGI.
Auparavant, M. Diallo a rappelé que le Fonds commun de placement est d’abord un panier de titres (actions, obligations, liquidités). Un instrument qui détient aussi des titres des marchés monétaires de court terme.
Il fait savoir que c’est un véhicule de placement collectif qui est agréé par les autorités du marché financier notamment le Conseil régional de l’épargne public et des marchés financiers, au niveau de la zone UEMOA.
Avant de rappeler que son objectif est de permettre de placer son épargne ou trésorerie dans l’optique d’avoir une rentabilité. Ce qui, en d’autres termes, signifie que le placement sur des obligations ou titres de créance nécessite un retour de taux d’intérêt.
D’où l’objectif premier du souscripteur dans un FCP est de mettre son épargne dans un placement afin de le rentabiliser pour une certaine durée.
Par ailleurs, le DG de CGF Gestion précise que le régulateur ne valide pas la conformité d’un fonds commun de placement dans le cadre la finance islamique.
Avant de préciser que tout fonds commun de placement éthique, doit respecter les cinq principes de base de la finance islamique, qui sont, entre autres, l’interdiction de l’usure, le partage des pertes et profits entre les détenteurs.
A cela s’ajoutent l’interdiction des secteurs illicites (alcool, armement, jeux du hasard), l’interdiction du risque excessif que l’on retrouve dans les règles de la finance islamique et l’adossement à un actif tangible.
D’après lui, pour bénéficier réellement de la rentabilité d’un marché financier, il conseille les épargnants à rester pour une durée de trois à cinq ans.
Mariama Diallo

Sénégal : Stabilité des prix de la production industrielle en février

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La rédaction

L’activité industrielle est marquée, en février 2018, par une stabilité des prix de production, comparativement au mois précédent souligne l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd).
La réduction des prix dans les industries chimiques (-0,6%), mécaniques (-0,5%) et alimentaires (-0,1%) est contrebalancée par l’accroissement des prix dans les industries textiles et du cuir (+2,5%), des matériaux de construction (+0,4%) ainsi que ceux des industries de production d’énergie (+0,2%).
Au même moment, les prix de production dans les extractives, du papier et du carton ainsi que ceux des autres industries manufacturières n’ont pas varié. En comparaison avec leurs niveaux du mois correspondant de l’année 2017, les prix de production industrielle demeurent stables. Les prix moyens des deux premiers mois de 2018 ont fléchi de 0,1%, comparativement à ceux de la période correspondante de 2017.
Adou Faye

Media: Les périls du financement public

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La rédaction

L’entreprise publique de médias de Hongrie MTVA a fonctionné l’année dernière avec un budget d’environ 309 millions de dollars, la majeure partie provenant des caisses du gouvernement. Cela signifie que MTVA, qui gère des stations de télévision, un réseau de communications et une agence de presse, disposait d’un budget quotidien de 846 000 dollars. Pour un pays de seulement dix millions de personnes, c’est la définition d’une autorité administrative indépendante dépensière.
On peut supposer que la solidité financière de MTVA constitue une exception dans un secteur miné par la diminution des recettes et par des modèles commerciaux en panne. Mais parmi les entreprises de médias soutenues par l’État dans le monde, le budget hypertrophié de MTVA est la norme. Dans les salles de rédaction de Serbie et d’Afrique du Sud, le financement généré par les contribuables augmente. Malheureusement même si cette aubaine pourrait permettre une plus large programmation, elle ne fait qu’aggraver les difficultés de ce secteur d’activité.
Les gouvernements ont joué un rôle majeur dans les médias nationaux durant des décennies, à l’aide de la régulation des fréquences d’émission et de régimes de licences visant à façonner le marché. Pourtant ces dernières années les gouvernements ont également intensifié leur influence budgétaire. Actuellement les allocations budgétaires publiques font partie des sources principales des recettes des médias.
Le soutien public est généralement pourvu de trois manières. Une méthode consiste à percevoir des redevances de licence sur les ménages, une taxe de de fait sur le contenu. Alors que les budgets des médias publics n’ont pas augmenté partout – entre 2016 et 2015, par exemple, le financement des médias publics a chuté dans 40 % des 56 pays membres de l’Union européenne de radiodiffusion – l’argent du gouvernement reste influent. En janvier 2017, le gouvernement roumain a approuvé un budget de 360 millions de dollars pour la télévision d’État SRTV, un montant énorme pour un pays de seulement 20 millions d’habitants. Des injections similaires d’argent public sont communes ailleurs.
Les achats de publicité sont une deuxième méthode pour apporter un soutien au gouvernement. Les dépenses publiques dans cette catégorie peuvent être importantes. Au cours de la première moitié de 2013, par exemple, le gouvernement malaisien a dépensé 118,5 millions de dollars de plus en publicité par rapport au total des quatre annonceurs suivants.
Enfin, les États prévoient souvent des fonds de concours aux organes de presse en difficulté, notamment à ceux qui proposent une couverture favorable. En 2014, le gouvernement du Monténégro, un pays de seulement 622 000 habitants, a accordé une aide publique de 33,6 millions de dollars aux médias. Selon le Center for International Media Assistance, ces dons comprenaient un « généreux » soutien en faveur du journal « fidèlement pro-gouvernement » Pobjeda.
Les contributions financières seront toujours les bienvenues par les médias et surtout par les organes de presse indépendants à court d’argent. Mais lorsque le financement est assorti de conditions, comme cela est souvent le cas avec l’argent public, l’intégrité journalistique peut en pâtir. Dans de nombreux cas, les organisations de médias publics ne sont souvent guère plus que le porte-parole du gouvernement et les autorités interviennent régulièrement dans les débats éditoriaux internes.
La Hongrie est un cas d’espèce. En 2010, peu après leur arrivée au pouvoir, les dirigeants du parti populiste de droite Fidesz ont licencié un certain nombre de journalistes de MTVA, qui s’étaient montrés critiques à l’égard de Fidesz au cours de la campagne électorale. Depuis lors, les autorités ont considérablement refaçonné la législation sur les médias, un geste que certains perçoivent avec crainte comme une volonté de « restreindre le pluralisme des médias à long terme. »
Un abus d’autorité similaire a été signalé en Macédoine, où, en 2014, la Commission européenne a critiqué le gouvernement pour avoir utilisé l’argent de la publicité pour consolider le contrôle l’État sur le contenu des informations. Il existe d’innombrables autres exemples d’interférence semblable sur les marchés des médias dans le monde.
En général, les gouvernements ont tendance à financer des organes de presse bienveillants ou des organismes de presse qui sont prêts à se conformer aux règles établies. Selon un rapport de 2014 sur l’avenir du journalisme numérique, que j’ai codirigé pour Open Society Foundations, les gouvernements ont utilisé la pression financière pour manipuler les organismes de presse dans plus que la moitié des marchés que nous avons examinés. Il ne fait aucun doute que cette proportion n’a fait qu’augmenter dans les années qui ont suivi.
Plus largement, en favorisant un journalisme docile, ou en réduisant des subventions aux voix critiques des médias, les gouvernements introduisent des distorsions sur les marchés des médias, à leur avantage. En 2012, une injection budgétaire des autorités serbes dans l’agence de presse contrôlée par l’État Tanjug, lui a donné un avantage concurrentiel massif par rapport au service d’information indépendant Beta. En Hongrie également, le journalisme indépendant a du mal à suivre le rythme des mastodontes financés par l’État. Un exemple est celui de Atlatszo, une start-up de journalisme d’investigation intrépide. Presque entièrement financé par les dons, le budget annuel de Atlatszo est inférieur à la moitié des allocations journalières de MTVA.
Alors que l’argent public remodèle le secteur des médias, les contribuables ne sont pas les plus grands bénéficiaires dans de nombreux pays. Si seulement une fraction de la manne budgétaire reçue par les médias publics était redirigée vers les organismes de presse indépendants, le journalisme prospérerait et l’opinion publique serait mieux informée. Toutefois pour le moment, les plus grands gagnants sur le marché public de médias sont les gouvernements qui manipulent un secteur en difficulté.
Marius Dragomir, directeur du centre des médias, des données et des sociétés à l’Université d’Europe centrale, a dirigé le portefeuille de recherche et de politique du Programme sur le journalisme indépendant à Londres.