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Djibouti: CMA-CGM négocie un terminal à conteneur

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Djibouti est en pourparlers avec la compagnie maritime française CMA CGM pour développer un nouveau terminal à conteneurs d’un coût initial de 660 millions de dollars dans le cadre du projet de développement du transport maritime et aérien du continent africain.

Aboubakar Omar Hadi, président de l’Autorité des ports et des zones franches de Djibouti (DPFZA), a déclaré mardi à Reuters que l’autorité espère octroyer la concession en juillet. CMA-CGM était également prêt à racheter la participation de DP World dans un terminal à conteneurs existant pour mettre fin aux litiges avec l’opérateur portuaire de Dubaï et éviter l’arbitrage, a-t-il ajouté.

Une fois opérationnel, M. Hadi a indiqué que le terminal portuaire disposerait d’une capacité annuelle de 2,4 millions d’équivalents vingt pieds (EVP), mais que les phases d’expansion suivantes porteraient cette capacité à 4 millions d’EVP.
Quinze pour cent des coûts du projet seront financés par des fonds propres. De cela, le DPFZA contribuera à hauteur de 85%, avec un partenaire concessionnaire fournissant 15%. Le reste sera levé via des institutions internationales et des banques. Reste désormais à trouver une solution au litige opposant Djibouti et DP World.

COFINA finance sa croissance avec le soutien de Mediterrania Capital Partners

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Abidjan, le 29 mars 2018 – Le Groupe Compagnie Financière Africaine (COFINA), première institution africaine de mésofinance, annonce la signature d’un partenariat stratégique avec Mediterrania Capital Partners, fonds de capital-investissement privé dédié à la croissance des entreprises en Afrique.

Cette prise de participation minoritaire, assortie d’une assistance technique, permettra au Groupe COFINA de lever jusqu’à 50 millions d’euros sous forme de capital et de dette au cours des trois prochaines années.

Grâce à ce financement, COFINA renforce ses capacités de financement auprès de ses clients et accélère son développement régional, avec quatre nouvelles implantations prévues en Afrique de l’Ouest et Centrale d’ici à 2021. L’arrivée de Mediterrania Capital Partners dans le tour de table de COFINA est gage à la fois de consolidation pour le Groupe et d’augmentation de ses fonds disponibles pour financer les entrepreneurs.

COFINA se positionne sur le « chaînon manquant », notamment les TPE et PME qui accèdent difficilement à des financements de moyen/long terme (soit plus de 70% des entreprises en Afrique selon la Banque africaine de développement). Un grand nombre d’institutions financières existantes ne disposent pas de connaissances ni de systèmes adéquats pour évaluer et suivre les projets des PME, ce qu’elles compensent en exigeant des garanties très onéreuses.

 

 

La mésofinance consiste à accompagner des entrepreneurs ou des dirigeants de PME dont les besoins de financement sont devenus trop importants pour les institutions de microfinance, mais dont la structure entrepreneuriale reste encore considérée comme insuffisamment formelle pour les banques commerciales traditionnelles. Seulement 6,4 % des PME d’Afrique subsaharienne déclarent avoir eu un accès à un financement, contre 27 % en Asie du sud-est.

« Après une première phase d’expansion, la signature de ce partenariat avec Mediterrania Capital marque une nouvelle étape pour le développement de notre groupe sur un marché toujours aussi prometteur. En Afrique, les crédits au secteur privé représentent moins de 20 % du PIB, contre 30 % en Asie du Sud et 40 % en Amérique latine. Malgré leur immense potentiel, les marchés sur lesquels nous opérons, bien qu’extrêmement fertiles en entrepreneurs, sont très mal desservis par les banques traditionnelles », déclare Jean-Luc Konan, fondateur de COFINA.

« Mediterrania est fier de contribuer à la success story COFINA. Cette pépite africaine a réussi à s’imposer dans un secteur clé et à revendiquer une place de leader dans cinq pays africains. Nous espérons que la nouvelle phase d’expansion dans laquelle nous allons nous engager permettra d’augmenter la rentabilité de COFINA et de l’imposer comme un modèle pour tous les autres acteurs du secteur », déclare Albert Alsina, CEO de Mediterrania Capital Partners.

Pour 2018, Bolloré annonce un investissement de 300 millions d’euros dans les transports et logistique en Afrique

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Le directeur général adjoint de Bolloré Transport & Logistics, Philippe Labonne, a annoncé ce mardi à Abidjan en marge de l’Africa CEO-forum, que le groupe allait « persévérer dans ses investissements, avec un montant de 300 millions d’euros en 2018 pour améliorer les infrastructures et lancer de nouveaux projets ».

« Nous sommes déterminés à investir en Afrique, à participer à la transformation logistique de ce continent qui offre des perspectives de développement certaines », a-t-il ajouté.Par ailleurs, le directeur général de Bolloré Ports a également annoncé pour juin 2019 dans la capitale économique ivoirienne, la construction d’un deuxième terminal portuaire pouvant accueillir les « plus grands porte-conteneurs fréquentant les côtes africaines ».

 

 

Spécialisé dans les transports et la logistique, le groupe français assure depuis 2004, la gestion et l’exploitation du terminal à conteneurs du port de la ville.

Il opère dans une quarantaine de pays africains, contrôlant la manutention, seul ou en partenariat avec d’autres sociétés, de 14 ports dans la région, ainsi que 23 ports secs.

Source : croissanceafrique.com

Mauritanie : la BNM chef de file des projets PPP du G5 Sahel

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Directeur exécutif de la Banque Nationale de Mauritanie (BNM), Mohamed El Hamed, a livré un plaidoyer pour les PPP en Mauritanie et dans les pays du G5 Sahel en marge des XIèmes rencontres PPP, tenues les 21 et 22 mars 2018 à Paris.

« Il faut savoir que les membres fondateurs du Club PPP Mauritanie sont les dirigeants de notre Banque nationale. C’est d’abord notre président Mohamed Ould Noueigued qui en a eu l’idée, ayant constaté qu’il n’y avait malheureusement pas de cadre de concertation entre l’État et les acteurs économiques privés», a déclaré le banquier dans des propos relayés par la lettre  Africapresse.Paris.

Forte de son expérience d’une loi ad hoc sur les PPP et d’un club PPP, la Mauritanie propose d’élargir l’horizon à un G5 Sahel PPP accélérateur de Business.
Nouakchott travaille en particulier sur deux gros projets PPP: l’autoroute Nouakchott -Boutilmit (150 km) et le grand centre de stockage des hydrocarbures qui sera implanté à Nouadhibou.
Pour rappel, la BNM a investi pour 80 millions de dollars dans la construction de l’aéroport international de Nouakchott-Oumtounsy, qui est en exploitation depuis juin 2016. Il s’agit d’un montage original et profitable, a commenté le banquier: «l’État mauritanien n’ayant pas eu à débourser un seul centime ! Il a seulement donné du foncier.» Une trouvaille à reproduire sans doute dans le Sahel qui manque de devises mais pas de foncier.

Le top 10 des pays africains les plus attractifs pour les investisseurs

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Quantum Global Research Lab, la division de recherche indépendante de Quantum Global, a présenté à la faveur de l’Africa CEO Forum son indice Africa Investment Index (AII)* qui dresse chaque année un tableau de l’attractivité à moyen terme des pays africains en ce qui concerne l’investissement.L’AII est élaboré à partir d’indicateurs macroéconomiques et financiers ainsi que de l’indice de facilité de faire des affaires (Doing Business) de la Banque mondiale.

D’après le dernier classement Africa Investment Index 2018 (AII), le Maroc est l’économie la plus attractive pour les investissements dirigés vers le continent africain. Le royaume se distingue par un environnement des affaires particulièrement favorable, un profil risque faible, l’envergure de son économie (5eme puissance africaine) et de solides facteurs de capital social, note le rapport. D’après des données récentes issues du Contrôle des changes marocain, rappelle Quantum Global, le Maroc a attiré près de 2,57 milliards de dollars d’investissement direct étranger (IDE) en 2017, soit une hausse de 12 % par rapport à 2016.

« Le Maroc a attiré des flux de capitaux étrangers avec régularité, en particulier dans les secteurs de la banque, du tourisme et de l’énergie et grâce au développement de son industrie » a commenté le professeur Mthuli Ncube, directeur général du Quantum Global Research Lab.En deuxième position, l’Égypte, 2ème plus grande économie et 3ème économie la plus peuplée se détache en raison de facteurs tels sa liquidité (taux d’intérêt réel, excédent de la masse monétaire) ou encore le niveau relatif de sa dette extérieure

L’amélioration de son profil de risque conjugué à des liquidités importantes, à son environnement d’affaires, à sa démographie et à son capital social ont placé l’Algérie en troisième position dans la deuxième édition de l’AII. Le Botswana, auparavant la première destination d’investissement d’Afrique dans la première édition de l’index, se classe 4e avec de bons résultats pour ses facteurs de risques et son environnement d’affaires.

La Côte d’Ivoire, tout en étant l’économie ayant la croissance la plus rapide d’Afrique, obtient des résultats relativement bons aux plans de la liquidité et facteurs de risques, comme le taux d’intérêt réel, le risque de change et le ratio de la balance courante.

Les cinq premières destinations d’investissement d’Afrique ont attiré un investissement étranger global de 12,8 milliards de dollars en 2016, selon le rapport.

« Malgré les améliorations de la production et des prix du pétrole, les économies africaines se tournent vers la diversification pour stimuler le développement industriel et pour attirer les investissements sur des secteurs stratégiques autres que le pétrole » estime Mthuli Ncube.

« Les flux ininterrompus d’IDE, poursuit-il, continueront à générer les capitaux qui font tant défaut pour développer les principaux secteurs en Afrique répondant aux besoins de la classe moyenne en croissance rapide sur le continent, et à alimenter le secteur de la fabrication pour créer plus d’emplois, améliorer la croissance économique et soutenir la transformation structurelle ».En termes d’amélioration du classement au cours des trois dernières années, des pays comme le Swaziland, l’Angola, le Rwanda, le Tchad, les Comores, les Seychelles, le Soudan du Sud et la Sierra Leone ont enregistré d’importantsur bonds sur les 3 derniers classements.

1- Maroc
2- Égypte
3- Algérie
4- Botswana
5- Côte d’Ivoire
6- Afrique du Sud
7- Éthiopie
8- Zambie
9- Kenya
10- Sénégal

Les 10 pays les moins attractifs sont la République Centrafricaine, le Libéria, la Somalie, l’Érythrée, la Guinée Équatoriale, la Gambie, la Sierra Leone, la Guinée, Sao Tomé-et-Principe et le Zimbabwe.

En autres pays, on notera le Mali (15ème), le Bénin (23ème), le Togo (28ème), le Niger (32ème), la Mauritanie (39ème), le Nigeria (14ème), le Congo (43ème), la RD Congo (27ème), le Ghana (16ème), la Tunisie (24ème) ou encore le Rwanda (19ème).

Rappelons que Quantum Global est un groupe de sociétés international actif dans les domaines du capital investissement, de la gestion des investissements, de la recherche macro-économique et de la modélisation économétrique.• L’AII est fondé sur 5 piliers ou facteurs issus d’un ensemble plus vaste d’indicateurs sur l’investissement, qui comprennent la part de l’investissement national dans le PIB, la part du flux total net d’IDE en Afrique, les prévisions de taux de croissance du PIB, le facteur de croissance de la population par rapport au PIB, le taux d’intérêt réel, la différence entre le taux de croissance de la masse monétaire et le taux de croissance du PIB, l’écart d’inflation, la notation du crédit, la couverture des importations, la part de la dette extérieure du pays dans son RNB, la balance des paiements, la facilité de faire des affaires et la taille de la population du pays. Les indicateurs de l’AII sont basés sur des données secondaires recueillies à partir des indicateurs de la Banque mondiale, des perspectives économiques mondiales du FMI, du Centre de données de la CNUCED et des estimations propres de Quantum Global.

Mali: « Il n’y aura pas de famine au Mali », rassure le ministre Nango Dembélé au sortir du Salon International de l’Agriculture

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C’était à la faveur d’une interview qu’il a accordé à notre rédaction, au lendemain de la 55e édition du SIA.

Le Témoin : Vous avez participé au Salon International de l’Agriculture de Paris il y a deux semaines, qui aura été une opportunité de mettre en exergue les potentialités du secteur agricole au Mali. Etes-vous rentré avec de nouveaux contrats et dans quels domaines ?

Nango Dembelé : Effectivement, le salon agricole a été l’occasion de faire l’état des potentiels agricoles de notre pays. Et l’objectif était d’attirer des partenaires potentiels quand on sait qu’il serait difficile pour l’Etat d’avoir toutes les ressources nécessaires pour développer notre secteur agricole. A Paris, nous sommes partis avec beaucoup de transformatrices pour leur permettre d’exposer leurs produits. Nous avons également pris contact avec le service français en charge de la gestion de la filière semencière. Au Mali, aujourd’hui nous avons de sérieux problème dans le domaine de la semence améliorée. J’ai donc souhaité que ce service fasse une visite au Mali, en vue de tisser un partenariat. Nous voulons aujourd’hui que l’agriculture nourrisse son monde. On a envie d’augmenter la productivité des réseaux. Et pour le faire, il faut au préalable des semences améliorées qui répondent mieux aux engrais chimiques. A Paris, nous avons également rencontré un industriel qui évolue dans le domaine des équipements agricoles comme le tracteur, le semoir et autres. Lancé dans une dynamique de modernisation de l’agriculture, je les ai également invités à visiter le Mali. L’avantage avec cet industriel, c’est qu’il y a des fonds structurants européens dans le cadre desquels nous pourrons bénéficier d’un financement quant à l’octroi de certains équipements

L’Agence pour le Développement de l’Irrigation et la Gestion de l’Eau a noué pour sa part de nombreux contacts depuis le salon. Et par rapport aux potentiels d’irrigation du Mali, beaucoup de participants au Salon ont manifesté une volonté de venir visiter le Mali. Tout laisse croire que ces contrats vont se concrétiser dans les jours à venir.

LT : Quel impact ces éventuels contrats auraient-ils avoir sur l’économie nationale ?

ND: Comme impacts, ces contrats vont permettre la création d’emplois et de valeur ajoutée, au regard de tous ces industriels qui viendront au Mali pour investir, créer des entreprises de transformation, etc. Et pour attirer davantage ces gens, le Mali vient d’adopter une loi pour mettre en place une sécurité foncière. D’ailleurs, c’est ce qui été la première question de nos éventuels partenaires notamment, les garanties foncières qu’on peut offrir.

L.T : L’hivernage n’a pas été au rendez-vous sur l’ensemble du territoire malien. Qu’avez- vous à dire à ceux-là qui pensent que le Mali est à la limite d’une famine ?

ND : Il n’y a pas de risque de famine au Mali, comme annoncent les oiseaux de mauvais augure. Pour cause, sur nos marchés on trouve des étrangers venus des pays de la sous- région comme le Burkina Faso, la Guinée-Conakry et la Mauritanie, dans le cadre notamment du libre-échange et de la circulation des personnes et des biens. Ce qui prouve à suffisance que nous avons des céréales sur nos marchés, sauf qu’elles ne sont pas gratuites. Certes la pluie n’a pas été au rendez-vous sur certaines parties de territoire malien, mais dans l’ensemble, on peut se réjouir d’un bon hivernage et de la production en céréales qui reste excédentaire.

L T : Qu’envisage alors les autorités pour venir en aide aux populations des zones concernées ?

ND : Pour un cultivateur, si l’hivernage ne donne pas tu ne peux pas avoir. C’est aussi pareil pour tout citoyen qui qui n’a pas les moyens. Les zones les plus touchées sont la région de Kayes et une partie de Mopti. Mais l’Etat a créé la sécurité alimentaire justement pour gérer ces genres de situation. En compagnie du ministère de l’Action Humanitaire, la sécurité alimentaire a recensé toutes les personnes en difficulté afin de déterminer un bilan estimatif de leurs besoins en céréales. Et très prochainement, elles devront bénéficier de la part de l’Etat de la totalité de leurs besoins annuels en céréales.
(source : Le Témoin)

Banque mondiale : Espoir et inclusion, investir dans les réfugiés en Serbie

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Enfants réfugiés jouant dans la rue à Belgrade, en Serbie. © Zeljko Sinobad/Shutterstock
Zahra et ses trois enfants ont fui l’Afghanistan en quête d’une nouvelle vie en Europe. Début 2016, elle s’est courageusement lancée, avec ses deux filles (17 et 14 ans) et son fils (4 ans), dans un voyage vers l’Europe, un voyage qu’elle qualifie de « pire expérience de sa vie ». Après un périple à travers la Turquie, une traversée en canot pneumatique pour rejoindre la Grèce et une longue marche à travers l’ancienne République yougoslave de Macédoine, Zahra se trouve aujourd’hui en Serbie.
Les jours se mélangent dans sa tête et elle ne se souvient pas combien de temps a duré chaque étape. Elle ne se souvient que d’avoir marché pendant des jours et des jours « à travers la jungle », selon ses propres termes, entre l’ancienne République yougoslave de Macédoine et la Serbie.
« [Je suis ici] juste pour sauver mes enfants et les emmener en Allemagne », explique-t-elle.
Mais, pour l’heure, Zahra et ses enfants ne peuvent pas aller plus loin que la Serbie.
En mars 2016, une décision visant à mettre fin à la migration irrégulière de la Turquie vers l’Union européenne (UE) a fermé la voie d’accès à l’Europe à travers les Balkans occidentaux pour Zahra et des milliers d’autres réfugiés comme elle. La Serbie, dernière étape avant l’UE, est ainsi devenue « son pays », du moins provisoirement.
En juin 2017, quelque 5 000 demandeurs d’asile, réfugiés et migrants étaient bloqués en Serbie, sans aucune perspective d’en sortir. Ils viennent pour la plupart d’Afghanistan (62 %), d’Iraq (13 %), du Pakistan (12 %) et de Syrie (5 %), mais ils sont encore plus nombreux à n’être ni enregistrés ni comptabilisés (a).
Même si plus de 90 % d’entre eux ont une place dans l’un des centres d’hébergement gérés par l’État, leur situation reste floue et instable. Parmi eux, ce sont les femmes et les jeunes, surtout les mineurs non accompagnés, qui sont les plus vulnérables et les plus marginalisés.
« [Je suis ici] juste pour sauver mes enfants et les emmener en Allemagne. »
Zahra
demandeuse d’asile originaire d’Afghanistan
L’isolement, l’incertitude, la lutte quotidienne pour survivre, l’impossibilité de participer à des activités sociales et d’autres problèmes encore menacent également leur bien-être.
© HCR
La Banque mondiale et les déplacements forcés
Consciente que le déplacement forcé fait obstacle au développement, en particulier lorsque la situation se prolonge, la Banque mondiale accroît son aide aux personnes déplacées et aux sociétés qui les accueillent (a), en venant compléter le travail des organisations humanitaires et en s’appuyant, lorsque c’est possible, sur les systèmes nationaux. À la fin de 2016, on dénombrait environ 22,5 millions de réfugiés dans le monde, dont 36 500 en Serbie, soit plus de 4 réfugiés pour 1 000 habitants.
Dans le cadre de sa mission de lutte contre la pauvreté, le Groupe de la Banque mondiale se préoccupe de la situation des personnes déplacées ainsi que de celle des pays hôtes. Le déplacement forcé provoque d’immenses souffrances humaines, en particulier pour les personnes très pauvres et vulnérables telles que les jeunes, les femmes et les enfants. Il a des conséquences économiques et sociales considérables : les déplacés ont peu de capital social et de biens, ne peuvent pas faire de projets ou trouver des moyens de subsistance car ils n’ont pas accès à des services de base. Ils sont souvent traumatisés, en situation de grande incertitude et parfois victimes de discrimination. Les communautés et les pays d’accueil, qui peuvent eux-mêmes être des pays à faible revenu, subissent des chocs budgétaires et doivent faire face à une demande accrue de services et d’infrastructures.
En collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et différents partenaires humanitaires et de développement, la Banque mondiale cherche activement à remédier à ces problèmes grâce à ses financements, ses données et analyses, ainsi que ses opérations.
Sur le long terme, la Banque s’efforce d’aider davantage les zones fragiles et touchées par les conflits à résoudre les causes des conflits et à créer des sociétés plus stables, qui offrent des opportunités à tous, de sorte que les individus n’aient plus à risquer leur vie et à fuir.
En Serbie, le Fonds d’innovation pour la jeunesse (YIF) de la Banque mondiale vient en aide à ces populations vulnérables au moyen d’un projet centré sur les femmes et les jeunes, mis en œuvre par une association serbe à but non lucratif (Asylum Protection Center[a]).
Le Fonds d’innovation pour la jeunesse permet aux jeunes qui travaillent au sein du Groupe de la Banque mondiale d’insuffler des idées nouvelles pour la conception et la mise en œuvre de projets de développement dans le monde entier. Financé par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), ce fonds promeut des initiatives destinées à donner des moyens aux jeunes et à encourager l’innovation au cœur de ses projets de développement. Des aides sont ainsi accordées à des projets, sélectionnés selon des critères très stricts, dans tous les secteurs d’activité et tous les pays du Groupe de la Banque mondiale. Créé en 2004, le YIF est l’un des programmes phares du réseau Youth2Youth (Y2Y) du Groupe. Il s’appuie sur des jeunes afin de promouvoir l’innovation, de créer un impact et de mobiliser des ressources auprès de la nouvelle génération de professionnels du développement.
Travaillant exclusivement avec des femmes et des jeunes, le projet mené en Serbie avait quatre grands objectifs : renforcer le dialogue entre les réfugiés et la population locale, améliorer leur estime de soi, leur indépendance et leurs compétences sociales, mieux faire connaître au niveau régional et mondial les problèmes qu’ils rencontrent et sensibiliser les populations locales et régionales aux épreuves qu’ils doivent affronter au quotidien.
Ce projet ciblait non seulement les demandeurs d’asile, les réfugiés et les migrants, mais aussi la population serbe, pour la sensibiliser à leurs problèmes, et visait à établir des liens entre les deux communautés. De février à juin 2017, le projet a organisé plus de 30 activités, auxquelles ont participé plus de 200 demandeurs d’asile, réfugiés et migrants, et plus de 200 citoyens serbes.
Cette initiative illustre la manière dont la Banque mondiale fournit un appui aux pays qui accueillent un grand nombre de personnes déplacées. L’institution souhaite de cette manière aider les États à concevoir et à mettre en œuvre des politiques qui permettent aux réfugiés de reconstruire leur vie avec dignité et de devenir économiquement indépendants. Ils pourront ainsi apporter à leur tour une contribution aux sociétés qui les accueillent. Il s’agit là d’une manière plus durable de répondre à cette crise qui s’aggrave
Investir dans les opportunités
Des ateliers d’autonomisation ont été animés par un psychologue expérimenté, qui a encouragé les participants à s’ouvrir, à reprendre confiance, à réfléchir aux rôles qu’ils jouent traditionnellement et à se délester en partie de leur fardeau émotionnel. Pour vaincre les préjugés et les obstacles sociaux, ainsi que pour lutter contre les stéréotypes de genre, ces ateliers étaient axés sur la promotion de la contribution et de l’indépendance des femmes au travers du partage d’expériences, en les aidant à se libérer des normes sociales, culturelles et traditionnelles susceptibles de les entraver.
Des ateliers interculturels ont également été organisés. Ils visaient à créer un espace sûr pour les participants, et à mieux comprendre certains aspects de la culture locale, ainsi qu’à discuter des problèmes et des risques que les réfugiés ont pu rencontrer pendant leur périple. Les femmes ont été encouragées à parler de la culture de leur pays, à réfléchir aux rôles assignés à chaque sexe, à observer le comportement des populations locales et à développer leurs compétences sociales.
En parallèle de ces ateliers, diverses activités d’intégration ont également été mises en place pour favoriser une plus grande inclusion dans la société des femmes et des enfants migrants, réfugiés et demandeurs d’asile.
Ces activités étaient destinées à établir un premier contact entre les réfugiés et les communautés qui les accueillent, à faciliter la communication et l’interaction par la promotion de la diversité culturelle, de la solidarité et de l’intégration. Elles ont par exemple donné lieu à des visites de musées, la participation à un festival de musique à Belgrade, des activités dans des écoles et des visites sur le terrain.
Ce projet incluait également la mise à l’essai d’un programme de mentorat innovant par lequel des femmes bénévoles aident des demandeuses d’asile à effectuer diverses activités quotidiennes auxquelles elles ne sont pas habituées : aller chez le médecin, acheter des médicaments dans une pharmacie, chercher un appartement, etc. Ce programme pourrait être transposé dans d’autres pays et utilisé pour d’autres projets afin de favoriser la participation, la sensibilisation aux problèmes et l’inclusion au sein de la communauté.
Diaporama : Réfugiés bloqués en Serbie
Le pouvoir de l’art
Parallèlement à ces projets, diverses manifestations, expositions et sorties culturelles ont été organisées afin d’aider ces populations vulnérables à surmonter leurs difficultés. Des activités créatives aident les participants à mieux comprendre leur nouvel environnement.
Des ateliers ont notamment donné aux femmes et aux enfants la possibilité de s’exprimer par le biais de l’artisanat, de la peinture et du dessin, ainsi que par la pratique de rituels de beauté. Les participants ont ainsi pu dire ce qu’ils ressentaient, discuter, rire et communiquer avec les membres de la communauté qui les accueille.
Des sorties au théâtre ont également été organisées pour les enfants, qui ont pu se détendre et se divertir, se sentir bien et redevenir des enfants.
Pendant le mois du Ramadan, en 2016, ces demandeurs d’asile, réfugiés et migrants ont participé à des activités artistiques, avec la population locale, à l’occasion du salon de l’artisanat de Belgrade. Ils ont notamment assisté à des séances d’artisanat, pu partager leurs expériences et parler de leur vie et de leurs rêves.
L’une des activités qui a eu le plus de succès a été la démonstration d’un tatouage au henné traditionnel. La population locale s’est montrée vivement intéressée par les rituels de beauté des demandeuses d’asile. Même des hommes y ont pris part, ce qui a suscité un sentiment d’inclusion et de la joie chez les demandeurs d’asile, réfugiés et migrants.
L’exposition artistique qui s’est tenue le 28 mai 2017 à Belgrade figure parmi les temps forts de ces moments d’interaction avec la population locale. Intitulée « Demandeurs d’asile – Dans l’attente d’une nouvelle vie » (en serbe), elle présentait sous un jour nouveau des photos et des documentaires vidéos montrant des femmes et des enfants demandeurs d’asile qui vivent en Serbie : ils ont plus de points communs que de différences avec ceux qui les entourent, et souhaitent plus que tout la paix, un foyer et un avenir sans peur, sans persécution et sans incertitude.
Cette manifestation a donné à tous les visiteurs un aperçu des conditions de vie dramatiques et a constitué un témoignage émouvant des femmes et des enfants qui ont fui la guerre, la violence et la pauvreté. Elle a permis de réduire la distance entre la population locale et les demandeurs d’asile en Serbie et encouragé une expérience humaine commune pour briser les stéréotypes et venir à bout des idées reçues.
« Nous voulons tous une vie agréable, ordinaire : avoir des jouets, un ordinateur, notre propre chambre, un lit douillet, aller à l’école ou jouer au parc pendant que maman cuisine  »
Zejneb
une jeune demandeuse d’asile qui attend de poursuivre son voyage avec ses parents et sa petite sœur qui vient tout juste de naître.
Beaucoud reste à faire
Même si ce projet a joué un rôle essentiel en aidant de nombreux demandeurs d’asile, réfugiés et migrants à s’adapter à leur situation actuelle et à mieux s’intégrer dans les sociétés qui les accueillent, il est évident qu’il reste encore beaucoup à faire pour aider ces populations vulnérables.
En juin 2017, à l’occasion du dernier événement organisé dans le cadre de ce projet, les autorités serbes, des représentants d’organisations non gouvernementales locales et internationales et des experts de la Banque mondiale sont convenus que ce projet méritait d’être reproduit et étoffé.
Si l’avenir de ces demandeurs d’asile, réfugiés et migrants demeure incertain, il ne faut pas que ce soit le cas de leur rôle et de leur participation au sein des sociétés qui les accueillent de façon transitoire. En les aidant à mieux comprendre leur nouvel environnement et en sensibilisant les populations locales aux problèmes que connaissent les réfugiés, des initiatives telles que celle-ci favorisent l’inclusion et permettent aux individus de se sentir chez eux, même si ce n’est que temporaire.
Source: mondiale
Par croissanceafrique.com

Chine: Entretien entre Xi Jinping et Kim Jong Un

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Entretien entre Xi Jinping et Kim Jong Un

Sur invitation du président chinois Xi Jinping, également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois, Kim Jong-un, président du Parti des Travailleurs de Corée et président du Conseil des Affaires d’Etat de la République populaire démocratique de Corée, a effectué une visite non-officielle en Chine du 25 au 28 mars.

Lors de cette visite, Xi Jinping s’est entretenu avec Kim Jong-un au Grand Palais du Peuple. Le secrétaire général Xi Jinping et son épouse Peng Liyuan ont offert un banquet de bienvenue au président Kim Jong-un et son épouse. Ils ont assisté à un spectacle artistique.

Li Keqiang, membre du Comité permanent du Bureau politique du CC du PCC et premier ministre du Conseil des Affaires d’Etat, Wang Huning, membre du Comité permanent du Bureau politique du CC du PCC et membre du Secrétariat du Comité central du PCC, Wang Qishan, vice-président de la République populaire de Chine ont assisté respectivement à ces activités.

Durant cet entretien, au nom du Comité central du PCC, Xi Jinping a souhaité la bienvenue à Kim Jong-un pour sa première visite en Chine. Xi Jinping a indiqué : « Vous avez adressé un message de félicitation lors de ma réélection aux postes de secrétaire général du PCC, de président de la Commission militaire centrale du PCC après le 19e Congrès national du PCC et vous avez adressé il y a peu de temps un message de félicitation tout de suite après ma réélection aux postes de président chinois, de président de la Commission militaire centrale de la République populaire de Chine et je vous en remercie. Votre visite, en ce moment particulier, revêt une signification importante et prouve la haute attention que vous et le Comité central du Parti des Travailleurs de Corée prêtez aux relations bilatérales et nous apprécions beaucoup.

Pour sa part, Kim Jong-un a indiqué que ces derniers temps, la Chine a accueilli beaucoup d’événements heureux et importants. L’an dernier, le PCC a organisé son 19ème Congrès national achevé avec réussite et la Chine vient d’organiser avec succès ses sessions annuelles de l’APN et de la CCPPC. Le camarade Xi Jinping jouit du plein soutien de tout le parti et tout le peuple et est devenu le noyau dirigeant. Il a été réélu président de la République populaire de Chine et président de la Commission militaire centrale. Selon l’amitié traditionnelle entre les deux pays, je dois naturellement venir en Chine vous exprimer de vive voix mes félicitations. Aujourd’hui, la situation sur la péninsule coréenne a connu des avancées rapides et des mutations importantes. Sur les plans sentimental et moral, je devrais en informer en tête-à-tête le secrétaire général Xi Jinping.

Le FSA sur une bonne tendance avec la note AA+ attribuée par WARAFeatured

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Le Fonds de Solidarité Africain (FSA) tient son conseil d’administration mercredi à Lomé. Cette institution financière multilatérale qui a pour mission de participer au développement économique de ses Etats membres vient de recevoir la note AA+ de la part de l’agence de notation WARA (West Africa Rating Agency). Cette session a été l’occasion de présenter le trophée de notation.

Basé au Niger, le FSA facilite le financement des projets d’investissement tant dans le secteur public que privé. Ses principaux mécanismes d’intervention sont la garantie financière, le refinancement et la bonification de taux d’intérêt.

De même, l’institution offre à ses partenaires, son expertise dans la gestion de fonds pour compte de tiers et dans l’arrangement de financement.

En février dernier, l’Agence WARA a attribué la note AA+ avec perspectives stables au FSA. Une preuve que le fonds est sur bonne tendance, selon ses dirigeants.

Pour son Directeur général Ahmadou Abdoulaye Diallo, le processus de notation est une suite logique à la mise en œuvre du plan à moyen terme 2016-2020 dont le FSA s’est doté afin de jouer pleinement et avec efficience son rôle de catalyser des financements dans les Etats membres.

« Le FSA a comme partenaires naturels les Etablissements de crédits, notamment les banques. L’environnement économique actuel étant caractérisé par l’implication d’une nouvelle réglementation d’inspiration bâloise, il s’en suit naturellement que le fonds doit accompagner ses partenaires en leur offrant encore plus de confort. La notation est un élément majeur permettant d’améliorer la solvabilité des banques », a expliqué Ahmadou Abdoulaye Diallo.

Le responsable du FSA indique que l’institution va œuvrer dans le sens du maintien de cette note AA+, à défaut l’améliorer.

 

Présentant la notation attribuée au FSA, Seydina Rassoul Tandian, le Président Directeur Général de WARA a affirmé que le FSA est à ce jour, l’institution financière la mieux notée dans l’UEMOA et dans la CEMAC. Dans les explications, il a ajouté que la capitalisation du fonds est très forte malgré un processus difficile de libération du capital appelé. L’agence de notation indique également que la liquidité d’actifs est très élevée, le fonds, qui a une bonne diversification géographique, a une gouvernance saine, un management solide avec des contrôles minutieux. La note AA+ implique aussi que le FSA a un positionnement stratégique judicieux.

Notons que le FSA créé en 1976 est composé de 14 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. Sa mission de faciliter le développement économique de ses Etats membres. Il dispose de 3 techniques d’intervention à savoir la garantie des prêts bancaires et des émissions d’emprunt obligataire, la bonification du taux d’intérêt et l’allongement de la durée des prêts

IBA MONTANA, CE JEUNE RAPPEUR QU’IL FAUT PLUTÔT AIDER AU LIEU DE LE MEPRISER

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Jeune rappeur du Mali, Iba Montana est celui dont le nom est évoqué dans les débats, ces derniers temps. Avec un style musical qui affiche les maux de la rue, Iba Montana a su s’imposer dans le monde de la musique contemporaine, au Mali. L’enfant du ghetto est devenu une star à travers ses vers. Seulement, il reste une star mal compris qu’il faut abattre à tout prix. Cela se situe par non seulement son style musical mais aussi son look. Le rappeur au couteau et à la machette est aujourd’hui victime de sa franchise musicale.

Voilà que partout au Mali et même dans certains pays voisins, la musique et les prestations du jeune Iba Montana sont interdites. Les autorités pensent que la musique d’Iba Montana est un danger pour l’éducation des enfants. Pour certains, le jeune rappeur incite la jeunesse à la violence. Pourtant, le rappeur lui-même pense que sa musique est mal comprise. Et voilà qu’un bras de fer est engagé entre le rappeur et les autorités qui interdissent ses prestations.

A l’analyse de la musique du jeune rappeur de Sébénicoro, il ressort que l’homme décris la vie dans la rue et dans le ghetto. Des modes de vie qui ne peuvent être comprises que par ceux qui y sont dedans. Il faut être enfant de la rue, vivant dans le ghetto pour savoir que ce monde à ses termes propre à lui-même. Le vocabulaire du ghetto est diffèrent de celui du monde. Avoir un couteau dans le ghetto n’est pas un mal en soi. C’est la loi du plus fort et il faut se faire de la place. Voilà en tout la musique et le style d’Iba Montana.

Iba Montana n’est pas un garçon dangereux mais plutôt un jeune qui a vécu une enfance difficile. Un enfant qui a grandi dans le divorce de ses parents n’a pas les mêmes réactions que celui-là qui a grandi à côté de ses parents. Dans sa musique, le jeune rappeur développe son amour pour sa maman. Il dit se battre pour sa maman et demande même à ses fans de prendre soin de sa maman. Un mauvais garçon n’aurait jamais une telle idée.

 

Douba Dembele

Source : croissanceafrique.com

Pourquoi ne pas donc rapprocher le jeune Iba Montana ? Pourquoi ne pas essayer donc de canaliser ce jeune ? Cela n’est-il pas mieux que d’essayer de l’empêcher de vivre de son art ? La plus belle façon d’aider un faible, c’est de l’approcher au lieu de le repousser.