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Mali: l’AES veut créer un cadre propice pour harmoniser les systèmes juridiques des trois pays

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOITA, Chef de l’États, a accordé une audience aux Ministres en charge des questions de justice de l’AES, le vendredi 30 mai 2025, au Palais de Koulouba.

La délégation ministérielle, conduite par le ministre Mamoudou KASSOGUÉ, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux du Mali, était venue faire le compte rendu de leur réunion que Bamako abrite.

Aux dires de Maître Edasso Rodrigue BAYALA, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, chargé des relations avec les institutions du Burkina Faso, la rencontre de Bamako est un cadre propice pour harmoniser les systèmes juridiques des trois pays, afin d’accompagner la dynamique confédérale.

Au nom de ses homologues du Mali et du Niger, Maître Edasso Rodrigue BAYALA, Ministre de la Justice du Burkina Faso, s’est réjoui des orientations et conseils donnés par le Président GOITA.

Notons que ces conseils et orientations, ajoute-t-il, permettront d’améliorer le communiqué final de leur rencontre de Bamako.

Mali: la 5ème édition des Mali Digital Awards (MDA) officiellement lancé 

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Au Mali, cette cinquième édition de Mali Digital AWARD se déroulera du 29 au 31 mai 2025. La cérémonie d’ouverture s’est tenue le jeudi 29 mai 2025 au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), sous la présidence du Général de division, Premier ministre de la transition et Chef du gouvernement. 

À ses côtés se trouvaient M. Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la communication et de l’économie numérique, parrain de l’événement, ainsi qu’Ada Ouloguem, coordinatrice des MDA, et d’autres personnalités éminentes.

Le thème de cette édition, « Transformation digitale et industrialisation inclusive : le pari de l’Afrique », souligne l’importance d’une direction stratégique clairement définie par le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Cette phrase invite à repenser nos modèles industriels pour construire une Afrique où la technologie contribue à réduire les inégalités. 

Mme Ada Ouloguem a déclaré que les MDA sont devenus le plus grand événement digital au Mali, mettant en lumière quatre panels de haut niveau portant sur des sujets stratégiques, tels que la digitalisation et l’industrialisation, le financement des startups à l’ère numérique, la souveraineté numérique, l’industrie locale, ainsi que les femmes, les jeunes et l’inclusion numérique.

Aujourd’hui, ils célèbrent plus qu’un simple événement : c’est un message de résilience au monde, proclamant que « le Mali est debout » et que « l’Afrique digitale est en marche ». Le Premier ministre, lors de son discours, a réaffirmé la volonté des plus hautes autorités de transformer le numérique en un véritable levier stratégique pour le développement, la souveraineté et l’inclusion. Il a également rappelé l’engagement du président de la Transition envers la digitalisation des services publics, symbolisé par le lancement de la digitalisation des moyens de paiement de l’État, qui a eu lieu le 19 juillet 2024.

Au cours de la cérémonie, deux trophées d’honneur ont été remis au ministre de la communication et de l’économie numérique pour son soutien inébranlable à l’écosystème digital malien ainsi qu’au Premier ministre, en reconnaissance de son engagement envers la transformation numérique du pays. Les Mali Digital Awards s’affirment ainsi comme une vitrine d’excellence et d’innovation, contribuant à façonner un Mali numérique solide, inclusif et tourné vers l’avenir.

 Kadidia Doumbia 

Mali: les autorités vont investir 75,42 milliards de FCFA dans la construction de l’université de Kayes

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le gouvernement a annoncé un investissement financier de 75,42 milliards de FCFA pour la construction de l’Université de Kayes (UKA).

Cette décision s’inscrit dans le cadre des mesures prises par le parlement. Selon les autorités, l’Université de Kayes sera dotée de structures consacrées à la formation et à la recherche dans divers domaines, notamment les mines et la géologie, les sciences de l’ingénierie et de l’industrie, l’agriculture, l’élevage, la sylviculture et la pisciculture, ainsi que l’hydraulique et les aménagements hydro-agricoles.

Ainsi, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a défendu ce projet de loi, mettant en avant l’importance cruciale que revêtent l’éducation et la recherche pour le développement socio-économique du pays.

Ce projet ambitieux, qui devrait se concrétiser dans les prochaines années, vise non seulement à moderniser l’enseignement supérieur au Mali, mais également à renforcer l’autonomie stratégique et technologique de la nation. Le choix des spécialités reflète une volonté de répondre aux défis contemporains et demain, avec une approche qui intègre les savoirs traditionnels et les avancées scientifiques contemporaines.

Les autorités gouvernementales considèrent que, dans un environnement mondial en évolution rapide, le développement de compétences pointues dans ces secteurs permettra aux jeunes de mieux s’insérer sur le marché du travail local et international, tout en attirant des investissements étrangers grâce à un réservoir de talents qualifiés.

De plus, le projet inclut un plan d’action pour établir des laboratoires de recherche collaboratifs et des programmes d’échange avec des institutions académiques à l’étranger, favorisant ainsi l’enrichissement des curriculum et l’accès à des opportunités de recherche novatrices.

Un tel développement est également perçu comme un moyen de renforcer la paix et la cohésion sociale dans le pays, en fournissant une plateforme pour l’éducation et la formation professionnelle qui est accessible à tous les Maliens, indépendamment de leur statut socio-économique.

Aussi, ce projet a été accueilli avec enthousiasme lors du vote parlementaire, où il a été adopté par 119 votants, et où une seule abstention a été enregistrée. Ce large soutien témoigne de l’engagement du gouvernement malien à investir dans le capital humain et à encourager l’innovation au sein des institutions académiques.

De plus, les membres du Conseil National de Transition (CNT) ont validé le projet de loi pour ratifier l’ordonnance n°2025-003/PT-RM du 07 février 2025, laquelle crée également l’Université de Kayes (UKA). En effet, l’UPB complétera l’offre éducative dans la région et répondra aux besoins croissants en compétences techniques et scientifiques essentielles.

Notons qu’il est également important de souligner que cette institution universitaire a pour mission non seulement de contribuer à la mise en œuvre de la Politique nationale en matière d’enseignement supérieur et de recherche scientifique au Mali, mais aussi de former des professionnels qualifiés susceptibles de mener des projets d’envergure qui pourront transformer l’économie du pays, tout en développant des partenariats avec d’autres universités et institutions de recherche à l’international.

Mariam KONE

Mali: les futures missions de Bocoum Fatoumata Siragata Traoré à la tête de la Somagep

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable a accueilli une nouvelle directrice générale : Mme BOCOUM Fatoumata Siragata TRAORE. Cette institution publique, confrontée à de nombreuses lacunes, s’est dotée d’une nouvelle équipe dirigeante afin de résoudre les problèmes existants et d’améliorer l’efficacité de la Somagep.

Cette nomination a été largement saluée, et il est crucial que la nouvelle directrice parvienne à inverser la tendance de contre-performance de la société. Elle devra également se concentrer sur les missions régaliennes, en tenant compte des défis spécifiques auxquels la Somagep est confrontée au Mali.

Mme TRAORE doit mettre l’accent sur la satisfaction des usagers, la qualité de l’eau potable fournie, ainsi que sur la lutte contre la corruption, le clientélisme, la démagogie et l’instauration d’une gestion éthique au sein de la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable.

Il est essentiel qu’elle reste déterminée à agir dans l’intérêt des clients. Dans un contexte où le manque d’eau potable représente une véritable opportunité, elle peut se démarquer et prouver son efficacité.

Avant cette nomination, elle a dirigé pendant sept ans le Centre Malien de Promotion de la Propriété Industrielle, où elle a initié plusieurs projets, dont deux éditions couronnées de succès de la Semaine des Marques au Mali. Le 28 mai 2025, elle a été désignée Directrice Générale de la Somagep en conseil des ministres, à la suite de sa réputation en tant que leader compétente.

À cette occasion, le personnel du CEMAPI lui exprime sa profonde gratitude et lui souhaite plein succès dans ses nouvelles fonctions. Cette prise de fonction s’inscrit dans un contexte alarmant, où de nombreuses communautés maliennes souffrent d’un accès limité à l’eau potable.

Mme TRAORE se retrouve ainsi face à un défi colossal. Afin d’initier un changement tangible, elle devra non seulement identifier les points faibles de la Somagep, mais également développer des partenariats stratégiques avec des organisations internationales et des acteurs locaux.

En intégrant des technologies modernes dans le processus de distribution et en mettant l’accent sur la transparence dans les opérations, elle pourrait favoriser un climat de confiance entre la population et la société qu’elle dirige.

En parallèle, il sera primordial qu’elle encourage des programmes de sensibilisation pour éduquer le grand public sur les bonnes pratiques de gestion de l’eau et les enjeux environnementaux associés. Cela pourrait contribuer à renforcer la dimension communautaire qui est essentielle dans la gestion des ressources hydriques.

Notons que la route est encore semée d’embûches; toutefois, les compétences et l’engagement de Mme TRAORE pourraient marquer un tournant décisif, propulsant la Somagep vers un avenir où chaque citoyen malien aurait accès à une eau de qualité et en quantité suffisante.

Daouda Bakary KONÉ

Afrique: Franky BUNANG intègre Harvest Asset Management en tant que Directeur Général Adjoint en toute sérénité

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Franky BUNANG a été désigné Directeur Général Adjoint de Harvest Asset Management, une nomination qui nécessite l’approbation de la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique centrale (COSUMAF), garantissant ainsi que les processus de sélection respectent des normes rigoureuses.

Cette décision a été officialisée lors du Conseil d’Administration de l’entreprise, qui s’est tenu le 26 mai 2025 à Dubaï, un lieu symbolique qui reflète l’ambition internationale de l’entreprise et son engagement à se positionner comme un acteur majeur sur le marché financier mondial.

Diplômé de l’École Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé, Franky BUNANG a été un acteur clé de l’entreprise depuis sa création en 2017, prenant progressivement des responsabilités croissantes dans les opérations et la gestion, et acquérant une connaissance approfondie des dynamiques du marché local et régional.

L’entreprise a souligné dans un communiqué rendu public que « sa rigueur, son esprit d’analyse et sa capacité à structurer des processus de gestion efficaces et adaptés à l’évolution des marchés financiers » lui ont permis de se distinguer face à des défis économiques complexes et en constante évolution.

Aux côtés de l’Administrateur-Directeur Général Marc KAMGAING, il sera essentiel au pilotage stratégique et opérationnel de Harvest Asset Management, particulièrement dans un contexte de développement régional soutenu et de standards élevés en matière de qualité, d’innovation et de conformité.

Cette nomination s’inscrit dans la lignée de l’excellence de Harvest Asset Management, qui a récemment obtenu la certification ISO 9001 :2015, ajoutant ainsi une couche supplémentaire de crédibilité et d’engagement envers les meilleures pratiques de l’industrie.

Par ailleurs, elle fait également partie intégrante de la stratégie visant à consolider le leadership de la première société de gestion d’actifs dans la zone CEMAC, gérant environ 350 milliards FCFA d’actifs à la fin de 2024. De plus, cette décision démontre l’engagement de l’entreprise à renforcer son organisation avec des profils motivés, compétents et en adéquation avec ses valeurs : responsabilité, transparence, écoute, innovation et performance collective.

Notons qu’en intégrant Franky BUNANG à son équipe dirigeante, Harvest Asset Management renforce non seulement sa capacité à naviguer dans un paysage financier en constante évolution, mais également sa détermination à inspirer confiance et à promouvoir une culture d’entreprise dynamique et durable.

Korotoumou Sylla

Cameroun: la chine revendique un investissement global de 3 537 milliards de FCFA sous forme de prêts en 16 ans

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Entre 2007 et 2023, le Cameroun a reçu environ 3 537 milliards de FCFA de la Chine, principalement sous forme de prêts, d’aides non remboursables et d’assistance technique, dédiés à la réalisation d’infrastructures. La coopération entre le Cameroun et la Chine s’est étendue à plusieurs domaines, notamment les transports, l’énergie, le sport, ainsi que le renforcement du capital humain.

Selon le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire, près de 3 500 fonctionnaires camerounais ont suivi des formations spécialisées en Chine, tandis que des centaines d’étudiants ont bénéficié de bourses pour poursuivre leurs études dans ce pays. Sur le plan commercial, la Chine représente 17,56 % des échanges extérieurs du Cameroun en 2023, avec un volume total atteignant 1 402,5 milliards de FCFA. En 2018, 172 entreprises chinoises étaient présentes au Cameroun, faisant de la Chine le pays non africain le plus implanté dans la région.

Les importations en provenance de Chine consistent principalement en matières premières telles que le bois, le coton et le cacao. En retour, la Chine exporte vers le Cameroun des biens liés à ses financements en développement technique et infrastructurel, tels que des téléphones, des télévisions, des panneaux solaires, des matériaux ferreux (barres, produits laminés) et des engins mécaniques, incluant des turbines hydrauliques.

La relation entre le Cameroun et la Chine a été récemment soulignée lors d’une rencontre entre Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, et Wang Yingwu, ambassadeur de la République populaire de Chine au Cameroun, qui s’apprête à conclure son mandat. Depuis sa prise de fonction en 2018, le diplomate a œuvré pour renforcer les liens entre les deux pays.

Parmi les réalisations notables de cette coopération, on peut citer la construction du « Palais de Verre Paul Biya », siège de l’Assemblée nationale, l’extension du Backbone Phase IV et l’inauguration de la Phase II du Port en eau profonde de Kribi. De plus, la Chine a également apporté son soutien financier à la seconde phase du Projet d’alimentation en eau potable qui touche neuf villes camerounaises.

Avec le temps, la Chine s’est affirmée comme le premier partenaire financier du Cameroun. Depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques en 1971, la coopération entre les deux nations s’est intensifiée, investissant des secteurs stratégiques tels que le commerce, les infrastructures, l’agriculture, la santé et la défense.

Ce cadre de coopération est le reflet des ambitions stratégiques de la Chine, qui cherche à étendre son influence en Afrique à travers des partenariats gagnant-gagnant. Les projets financés par la Chine ne se limitent pas seulement aux infrastructures physiques ; ils englobent également des initiatives de développement durable, visant à s’attaquer à des défis environnementaux et sociaux pressants. Par exemple, des programmes de sensibilisation à la protection de l’environnement ont été intégrés dans certains projets d’infrastructure, mettant l’accent sur des pratiques durables et responsables.

En parallèle, cette coopération est d’une grande importance pour le Cameroun, qui bénéficie non seulement d’un renforcement de son infrastructure mais aussi de l’acquisition de compétences techniques essentielles pour son développement. Les anciens boursiers et stagiaires camerounais formés en Chine se sont souvent retrouvés à jouer des rôles cruciaux dans le développement de leur pays, apportant une expertise précieuse dans divers domaines techniques et managériaux.

Pour illustrer l’impact de cette coopération, il suffit de considérer la manière dont les projets d’infrastructure ne servent pas seulement à améliorer la connectivité, mais également à stimuler les économies locales en créant des emplois.

Mariam KONE

Mali: 118,87 milliards de FCFA destinés à la construction de l’Université Polytechnique de Bandiagara 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un budget ambitieux de 118,87 milliards de Fcfa a été annoncé pour la réalisation des infrastructures de l’université de Bandiagara, un projet qui témoigne de l’engagement du gouvernement envers l’éducation et le développement.

Cette annonce a été faite lors d’une séance plénière du Conseil National de Transition (CNT) à Bamako, un moment clé qui marque une étape importante dans l’évolution du système éducatif du pays. 

À l’issue de ces travaux, les membres du CNT ont non seulement approuvé un projet de loi visant à ratifier l’ordonnance n°2025-003/PT-RM du 7 février 2025, qui crée l’Université polytechnique de Bandiagara (UPB). Cette  nouvelle institutions universitaires, conçue pour impulser l’innovation et le savoir-faire local, aura pour mission essentielle de soutenir la mise en œuvre de la Politique nationale en matière d’enseignement supérieur et de recherche scientifique.

Par ailleurs, les autorités maliennes annoncent que les travaux de construction commenceront cette année, avec pour objectif d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’enseignement et de recherche dans la région. Le projet, soutenu par le professeur Bourema Kansaye, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, devrait s’achever en 2029. Il a été approuvé par 118 votants, avec une seule abstention.

Aussi, l’Université polytechnique de Bandiagara, spécifiquement, sera un pilier fondamental de la zone, intégrant des structures de formation et de recherche novatrices axées sur divers domaines cruciaux pour l’avenir du pays. Parmi ces domaines, l’accent sera mis sur l’agriculture des zones arides, un thème vital qui vise à renforcer la sécurité alimentaire face aux défis environnementaux croissants, et sur la gestion intégrée des ressources en eau, essentielle dans un pays où l’eau est une ressource précieuse. 

Notons que l’université proposera également des formations en médecine et pharmacie, cette orientation étant d’une importance cruciale pour répondre aux besoins de santé locaux. D’autre part, les arts, la culture, le tourisme et l’ingénierie ne seront pas négligés, car ils représentent des secteurs clés pour le développement socio-économique du Mali.

Moussa KONÉ 

Mali: TOUPAC TRANSPORT devient un leader dans le secteur du transport de voyageurs en Afrique de l’ouest

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, « TOUPAC TRANSPORT » s’est imposé comme un leader dans le secteur du transport de voyageurs. Depuis sa création, cette entreprise, fondée par un entrepreneur malien, a su se démarquer en devenant une référence dans la promotion des transports terrestres dans le pays.

Ainsi, la Direction Générale de Toupac Transport communique quotidiennement à ses clients son engagement : « Nous sommes à votre écoute pour répondre à vos préoccupations lors de vos déplacements. N’hésitez pas à contacter notre service client pour toute question, ou à nous rejoindre sur nos plateformes en ligne, » a-t-elle déclaré dans un communiqué. Selon la compagnie, « nos lignes desservent les destinations allant du Bénin à la Guinée Conakry, y compris le Togo, le Burkina Faso et le Mali. Ces lignes fonctionnent sans problème particulier. »

De plus, elle encourage les passagers, en particulier les ressortissants africains transitant par le Mali, à voyager avec Toupac Transport. « Si un souci survient, faites-le nous savoir rapidement. Nous sommes déterminés à garantir votre sécurité et votre confort, » a souligné son dernier communiqué.

Toupac Transport ne se contente pas de fournir un service de transport; elle s’emploie également à redéfinir l’expérience du voyage en Afrique de l’Ouest. Consciente des défis logistiques auxquels sont confrontés les voyageurs, l’entreprise a investi dans la modernisation de sa flotte, intégrant des véhicules écologiques, confortables et adaptés aux routes variées de la région.

Par ailleurs, chaque bus est équipé de Wi-Fi gratuit, permettant aux passagers de rester connectés tout au long de leur itinéraire. Toupac Transport a également mis en place un programme de fidélité qui offre des réductions et des avantages supplémentaires aux clients réguliers, consolidant davantage sa position de choix parmi les entreprises de transport.

En plus des lignes de transport conventionnelles, la société propose des services personnalisés pour les groupes, notamment pour les voyages d’affaires ou les événements culturels, facilitant ainsi les déplacements des entreprises et des associations. Toupac Transport s’engage aussi dans des initiatives sociales, en soutenant des projets de développement communautaire afin de redonner à la population locale.

« Nous croyons que notre succès doit être partagé, » a ajouté le fondateur lors d’une récente conférence, soulignant l’importance de l’impact social de leur activité. Avec une vision durable et humaine du transport, Toupac Transport continue de bâtir sa réputation, se positionnant non seulement comme un leader commercial, mais aussi comme un partenaire de choix pour le développement économique et social du Mali et de la région.

Moussa KONÉ

Tel: +22376822657

SIDI OULD TAH, NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT : UN TECHNICIEN FACE À UNE AFRIQUE EN QUÊTE DE RUPTURE

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Par Magaye GAYE
Économiste international

Par la grâce de Dieu, la Banque Africaine de Développement (BAD) a élu ce 29 mai 2025 son nouveau président en la personne de M. Sidi Ould Tah. Une nomination hautement stratégique à l’heure où le continent est à la croisée des chemins.

J’ai eu l’occasion de rencontrer M. Ould Tah à deux reprises.

Une première fois à Djeddah, alors qu’il était conseiller du président Mohammed Ali de la Banque Islamique de Développement.

Une seconde fois en Mauritanie, en sa qualité de conseiller du ministre de l’Économie. À cette occasion, je dirigeais une mission du FAGACE venue négocier l’entrée de la Mauritanie dans le capital de cette institution multilatérale regroupant 14 pays membres.

Je garde le souvenir d’un homme posé, toujours en pleine réflexion, dynamique dans ses gestes et ses faits, courtois, mais peu bavard. Techniquement, il n’y a pas de doute : son parcours le qualifie. Ses différents postes, notamment à la Banque Arabe pour le Développement Économique de l’Afrique (BADEA), plaident en sa faveur. On peut donc légitimement lui faire confiance pour impulser un renouveau technique au sein de la BAD.

À LA BAD COMME AILLEURS, LA SEULE TECHNICITÉ NE SUFFIT PLUS

Mais à l’heure actuelle, force est de constater que la seule technicité ne suffit plus.

L’Afrique avance à pas lents depuis plus de 60 ans. Malgré les financements internationaux et les discours volontaristes, les résultats restent préoccupants : seulement 3 % du commerce mondial, une industrialisation embryonnaire, des taux de croissance qui peinent à réduire la pauvreté, une faible intégration régionale, et une jeunesse formée mais largement sans emploi

Depuis les années 1960, les banques de développement ont multiplié les financements. Mais l’économie ne décolle pas. Il est temps de faire un bilan sans complaisance, de renforcer le rôle de conseil stratégique, d’exiger une lecture économique rigoureuse des projets, et d’ériger la bonne gouvernance en principe non négociable.

Dans ce contexte, le nouveau président de la BAD devra aller au-delà de la logique d’expert. Il devra incarner une vision politique audacieuse, un courage stratégique et une capacité à faire bouger les lignes. La BAD, aujourd’hui, ne peut plus se contenter d’être un bailleur technique. Elle doit devenir un moteur de transformation économique, un catalyseur de ruptures positives.

REFONDER LES OFFRES DE FINANCEMENT : FERMETÉ FACE AUX INTÉRÊTS ÉTRANGERS, PRIORITÉ AUX BESOINS AFRICAINS

La Bad, comme les autres banques de développement, doit veiller à mieux intégrer les intérêts de l’Afrique dans les conditionnalités de ses offres de financement, souvent captées par les multinationales. Il s’agit de renforcer l’offre technique en exigeant un transfert rigoureux de technologie, une sous-traitance locale obligatoire, la délocalisation d’une partie des marchés octroyés aux intérêts étrangers vers les pays membres. Bref, des conditionnalités strictes avant tout décaissement

Sur un autre plan, il faudra désormais concevoir des offres de financement alignées sur les véritables besoins de l’Afrique. Cela implique de privilégier les projets intégrateurs, notamment dans le domaine des infrastructures, mais surtout d’aller résolument vers des financements solides pour l’industrialisation du continent.

Cela passe par un soutien accru et stratégique aux PME africaines, et par le courage — comme l’avait montré en son temps M. Charles Konan Banny, ancien gouverneur de la BCEAO — de s’attaquer enfin à la lancinante question de l’exclusion du vaste secteur informel des dispositifs de financement.

La BAD ne doit plus apparaître comme la banque des grandes entreprises, des cabinets étrangers et des élites hors-sol.

STOPPER LA CAPTATION SILENCIEUSE DES BANQUES AFRICAINES PAR LA DIPLOMATIE DÉGUISÉE

Sur un autre plan, nous sommes entrés dans une ère de compétition mondiale féroce. L’Afrique est devenue le dernier grand relais de croissance, convoitée pour ses ressources naturelles, son potentiel énergétique et son capital humain. Dans cette bataille silencieuse, la BAD doit se doter d’un véritable bouclier stratégique.

Pour rien au monde, elle ne devrait se laisser instrumentaliser comme relais de propagande au service d’intérêts étrangers, quels qu’ils soient.

Certaines puissances étrangères ne jouent plus à visage découvert. Elles ont abandonné les approches bilatérales directes pour développer des stratégies d’influence plus subtiles. En s’appuyant sur des réseaux communautaires, elles instrumentalisent les institutions africaines, font du lobbying discret et soutiennent certains profils dans les processus de désignation, dans l’espoir d’installer des relais à leur service au cœur même de l’appareil de décision.

L’AFRIQUE DOIT REPRENDRE LE CONTRÔLE DE SON DÉVELOPPEMENT : MOINS DE FINANCEMENTS EXTÉRIEURS, PLUS D’AUDACE INTERNE

Par ailleurs, il faut faire preuve de lucidité. Compter uniquement sur la mobilisation de financements extérieurs serait une erreur. Les donateurs traditionnels, confrontés à leurs propres crises, deviennent plus frileux. La Chine, bien qu’acteur majeur, s’inquiète de ses perspectives internes. Les pays du Golfe, eux, sont happés par les urgences géopolitiques du Proche-Orient.

Ce moment appelle donc à une réorientation interne profonde. L’Afrique doit apprendre à mieux dépenser, à revoir ses priorités, à cibler l’intégration régionale et à soutenir les entrepreneurs locaux, y compris dans le secteur informel. Cela requiert une gouvernance plus exigeante et des institutions multilatérales capables d’impulser cette dynamique.

Le nouveau président de la BAD devra donc être plus qu’un bon gestionnaire. Il devra être un réformateur visionnaire, exigeant, capable de faire de cette banque un acteur central et crédible de la transformation africaine.

Le chantier exige incontestablement une cure d’austérité au sein de la BAD, accompagnée d’une restructuration profonde de l’institution. Cela doit passer par un bilan rigoureux des compétences et un audit international vigoureux, afin d’identifier et de corriger les imperfections, notamment en matière de gouvernance. Ce calibrage du dispositif est aujourd’hui indispensable pour donner l’exemple en matière d’assainissement et de gestion financière.

AFFIRMER L’AUTONOMIE DE L’INSTITUTION POUR ÉLIMINER TOUTE INTERFÉRENCE POLITIQUE

Le président de la BAD, ainsi que l’institution dans son ensemble, ne doivent plus être perçus comme de simples fonctionnaires dépendant du bon vouloir des chefs d’État ou des hommes politiques. Pour que la banque joue pleinement son rôle de moteur du développement africain, il est impératif que ses dirigeants s’affirment avec force et imposent le respect nécessaire à leur fonction.

Il faut faire de la BAD une institution à l’autorité incontestée, capable de résister aux pressions politiques et de garantir une gouvernance indépendante et transparente. Cette affirmation de stature est essentielle pour enrayer toute tentative d’interférence qui pourrait compromettre la mission et la crédibilité de cette institution continentale stratégique.

Sidi Ould Tah a le profil pour initier cette transformation. Mais il devra désormais conjuguer savoir-faire technique et leadership politique. C’est à cette condition que la BAD pourra devenir ce qu’elle doit être : une institution de combat au service d’un continent qui ne peut plus attendre.

Mali: Comment le « FORUM DE BAMAKO » est devenu une référence continental sous le leadership d’Abdullah Coulibaly ?

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Forum de Bamako est devenu une référence incontournable pour la réflexion et le dialogue entre acteurs clés d’Afrique. Sous l’impulsion de son fondateur, Abdullah Coulibaly, cet événement a réussi à s’imposer comme un espace d’échange convivial et de liberté d’expression.

Au fil des années, il a attiré des milliers de participants issus d’horizons variés, notamment des chefs d’entreprise, des politiciens, des universitaires, des membres de la société civile et des représentants des médias. Initialement centré sur le Mali, le Forum a élargi son influence pour se positionner en tant que plateforme reconnue à l’échelle ouest-africaine, continentale et internationale. Sa mission est d’analyser les enjeux clés du développement en Afrique et de fournir des recommandations pertinentes aux décideurs politiques ainsi qu’aux acteurs du secteur privé et de la société civile.

Dès ses débuts, cet événement de haut niveau a bénéficié de la participation de figures éminentes, dont des chefs d’État, premiers ministres, ministres et entrepreneurs. À l’occasion de cette 25e édition, un hommage particulier sera rendu à toutes ces personnalités ayant contribué à l’essor du Forum.

Au cours de ces 25 années, le Forum de Bamako a observé d’importantes transformations sur le continent, ponctuées par une multitude de crises politiques, économiques, sociales et sécuritaires. Ces défis, d’une ampleur considérable, menacent l’unité et la prospérité de l’Afrique tout en soulignant son rôle de plus en plus significatif sur la scène géopolitique mondiale.

Aujourd’hui, l’Afrique est un acteur clé des dynamiques globales, confrontée à de profondes mutations économiques, climatiques, technologiques et sécuritaires. Ces évolutions redéfinissent les relations internationales et offrent à l’Afrique des opportunités stratégiques uniques, tout en posant des défis complexes à relever.

À l’horizon 2025, le monde est en pleine mutation, marqué par des rivalités entre grandes puissances, des crises régionales, des enjeux climatiques et des avancées technologiques rapides. Ces questions ont des répercussions directes sur l’Afrique, un continent riche en ressources.

Le Forum de Bamako se définit ainsi non pas comme un espace politique, mais comme un lieu privilégié pour réfléchir et anticiper les défis futurs auxquels l’Afrique devra faire face. Il a pour objectif d’apporter des éclairages pertinents et des recommandations stratégiques pour guider le continent dans sa quête de développement et de stabilité.

La rivalité entre les puissances mondiales pour avoir un accès et influencer l’Afrique revêt des enjeux significatifs. La Chine, les États-Unis, l’Union européenne, la Russie, la Turquie, l’Inde et d’autres acteurs s’affrontent pour l’accès aux ressources naturelles, à un marché en expansion et à une population jeune.

Particulièrement, la Chine est devenue le principal partenaire commercial de l’Afrique, avec des échanges bilatéraux atteignant 254 milliards de dollars en 2022. Son initiative « Nouvelle Route de la Soie » vise à renforcer les échanges économiques, les investissements et l’influence géopolitique de la Chine à l’échelle mondiale, se traduisant par d’importants investissements dans les infrastructures africaines.

Face à cette influence croissante, les États-Unis ont lancé l’initiative « Build Back Better World » (B3W), et l’Union européenne a introduit « Global Gateway », cherchant à soutenir des infrastructures durables en Afrique, tout en tentant de limiter l’influence chinoise.

L’Inde et la Turquie cherchent également à développer leurs échanges commerciaux avec l’Afrique et à investir dans ses secteurs industriels. Cela pourrait apporter des opportunités, mais pourrait aussi comporter des risques de dépendance économique et de perte de souveraineté pour les pays africains.

La guerre en Ukraine a par ailleurs des conséquences majeures pour l’Afrique, grand exportateur de céréales, notamment de blé. Cette conjoncture géopolitique mondiale affecte les approvisionnements alimentaires et les prix des produits de base en Afrique, révélant l’interconnexion entre les événements mondiaux et régionaux.

Cette crise souligne l’importance cruciale pour l’Afrique de renforcer son autonomie alimentaire et de moderniser son agriculture afin de réduire sa dépendance aux importations alimentaires. En 2023, le conflit en Ukraine a entraîné une augmentation de 23% des prix alimentaires en Afrique, exacerbant l’insécurité alimentaire dans des pays tels que l’Égypte, le Soudan et la Somalie, mettant ainsi en péril la sécurité alimentaire de millions de personnes en Afrique subsaharienne.

Ce conflit a également provoqué une grave crise énergétique, entraînant une hausse des prix de l’énergie, notamment du pétrole et du gaz, alors qu’un grand nombre de pays africains sont importateurs. Cela a eu un impact négatif sur leurs économies et freiné leur développement. De plus, l’incertitude économique mondiale résultant de cette guerre a conduit à une baisse des investissements étrangers en Afrique et à une diminution de l’aide au développement et humanitaire, qui s’est en grande partie tournée vers l’Ukraine.

Par ailleurs, la transition mondiale vers les énergies renouvelables, essentielle pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, a engendré de nouvelles dépendances et des tensions géopolitiques autour des minéraux rares nécessaires aux technologies vertes.

Notons que l’Afrique détient environ 30% des réserves mondiales de ces minéraux, tels que le cobalt, le lithium, le graphite, le platine, les terres rares et le cuivre, qui sont essentiels pour la fabrication de batteries de véhicules électriques.

Daouda Bakary KONÉ