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Côte d’Ivoire : l’UNICEF annonce 89 milliards de FCFA pour favoriser le développement humain d’ici 2030

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, un moment significatif et prometteur est en train de se dessiner alors que les autorités nationales collaborent étroitement avec l’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, pour ouvrir un nouveau chapitre dans leur partenariat d’une durée limitée, mais riche en implications. 

En effet, le 9 février dernier, dans la vibrante ville d’Abidjan, le gouvernement ivoirien, en étroite collaboration avec l’UNICEF, a procédé à la cérémonie officielle de lancement du Programme de coopération, connu sous le nom de Country Programme Document CPD, qui couvrira la période de 2026 à 2030. Ce programme ambitieux est doté d’une enveloppe globale impressionnante estimée à 88,8 milliards de francs CFA, équivalent à environ 160 millions de dollars, fondamental dans le cadre des efforts continus pour améliorer le bien-être des enfants et des communautés vulnérables à travers le pays. 

Cette initiative représente une étape majeure dans l’engagement du gouvernement envers la protection, le développement et le soutien des jeunes générations ivoiriennes, tout en soulignant l’importance du travail d’équipe entre les organisations locales et internationales afin de répondre de manière efficace aux besoins croissants de la population.

Conçu spécifiquement pour accompagner la Côte d’Ivoire tout au long de la période de développement prévue entre 2026 et 2030, ce nouveau cadre de partenariat stratégique ambitieux, réfléchi en collaboration avec divers acteurs locaux et internationaux, vise à renforcer de manière significative les actions en faveur des enfants, des adolescents, des jeunes adultes et des femmes, en mettant un accent particulier sur ceux qui se trouvent dans des situations de vulnérabilité extrême. Ce partenariat stratégique cible des secteurs clés qui sont réputés pour avoir un impact socio-économique substantiel et durable sur les communautés. 

Les priorités établies incluent non seulement la protection de l’enfant pour garantir un avenir serein et sécurisé, mais aussi des initiatives essentielles en matière de santé, de gestion de l’eau, d’hygiène et d’assainissement (souvent regroupés sous le terme WASH), ainsi que des programmes centrés sur la nutrition, l’éducation, les politiques sociales et l’inclusion, sans oublier un focus particulier sur les besoins spécifiques des adolescents et des jeunes. 

Au-delà de cette dimension sociale cruciale, le programme s’inscrit dans une logique économique de long terme, visant à créer des débouchés durables et des opportunités d’émancipation pour les populations les plus marginalisées, plaçant ainsi la Côte d’Ivoire sur une trajectoire de développement inclusif et pérenne.

Ainsi, le ministre ivoirien du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba,  a pris la parole pour exprimer l’importance et les implications significatives de ce nouveau cadre de coopération. Il a souligné avec passion que ce cadre représente « un levier puissant d’accélération du développement humain », illustrant ainsi sa conviction profonde en son potentiel de transformation au sein de la société ivoirienne. Ce discours a été formulé dans un contexte de parfaite cohérence avec les orientations stratégiques établies dans le Plan national de développement (PND) pour la période 2026-2030, mettant en lumière l’engagement du gouvernement envers une planification et une mise en œuvre réfléchies qui favorisent le progrès. Un communiqué gouvernemental, publié ce 10 février, a relayé ses propos et a souligné le fait que « investir dans l’enfant, c’est investir dans la productivité future, la cohésion sociale et la croissance inclusive », un rappel essentiel qui met en exergue l’importance des jeunes générations.

 Par ailleurs, il a insisté sur le rôle central que ce partenariat joue dans la consolidation des acquis déjà réalisés par le passé tout en s’attaquant efficacement aux vulnérabilités structurelles qui persistent, dans le but ultime de construire un avenir meilleur pour tous les Ivoiriens.

 À l’heure actuelle, alors que la Côte d’Ivoire aspire à se projeter vers un nouveau palier d’émergence économique et sociale, le Cadre de Partenariat de Développement (CPD) pour la période 2026-2030 se présente comme un outil fondamental, qui non seulement vise à combiner l’efficacité sociale avec une rationalité économique solide, mais aussi à établir des bases durables pour le progrès du pays. En mettant l’accent sur l’enfance et la jeunesse, Abidjan, en collaboration avec l’UNICEF, opte pour un modèle de développement qui se veut plus inclusif et équitable, capable d’accompagner de manière pérenne la croissance économique et d’assurer la stabilité sociale de la nation.

Dans cette dynamique, le représentant de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, Jean-François Basse, a pris le temps de souligner les performances significatives réalisées dans le cadre du CPD 2021-2025, qui serviront de fondation solide pour les initiatives incluses dans ce nouveau programme. Par exemple, sur le registre de l’état civil, ce sont pas moins de 3 millions d’enfants âgés de moins d’un an qui ont été enregistrés, grâce à la mise en œuvre d’un système d’interopérabilité innovant, renforçant ainsi non seulement l’accès aux droits fondamentaux de chaque individu, mais aussi aux services sociaux de base essentiels pour leur épanouissement.

En ce qui concerne le secteur de la nutrition, il a été rapporté que 4,5 millions d’enfants ont bénéficié chaque année d’un programme de supplémentation en vitamine A, une initiative cruciale qui a œuvré pour la réduction des carences nutritionnelles dans diverses régions du pays. 

Notons que le secteur de la santé maternelle, quant à lui, continue d’évoluer dans un contexte où la croissance démographique s’accompagne de nouveaux défis, nécessitant des stratégies encore plus robustes et adaptées pour garantir une santé optimale aux futures générations.

Moussa KONÉ

Sénégal : une initiative nationale visant à connecter un million de citoyens à Internet

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, un pays riche en diversité culturelle et en potentiel économique, les autorités ont récemment lancé une initiative audacieuse et ambitieuse de connectivité universelle. Cette initiative vise à offrir un accès à Internet entièrement gratuit à un million de citoyens, atteignant cet objectif ambitieux d’ici la fin de l’année 2026.

 L’annonce marquante de ce programme innovant a eu lieu le 7 février dans la ville de Kédougou, une localité située dans le sud-est du pays, où le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement inauguré le projet lors d’une cérémonie qui s’est tenue dans un lycée technique fraîchement connecté et équipé.

 Baptisée « Connectivité pour tous », cette initiative ne se limite pas simplement à l’accès à Internet. Elle s’inscrit dans un cadre plus large, celui du “New Deal Technologique”, qui est une stratégie numérique nationale conçue pour non seulement accélérer l’inclusion digitale, mais aussi pour améliorer l’accès aux divers services en ligne, allant de l’éducation à la santé, en passant par les services publics, et pour moderniser l’enseignement grâce à l’établissement d’une infrastructure numérique robuste et fiable.

 Cette démarche illustre l’engagement du gouvernement à façonner un avenir numérique inclusif et équitable pour tous les Sénégalais, tout en soutenant le développement socio-économique du pays.

Par ailleurs, le programme a été soigneusement conçu pour cibler en priorité les zones rurales et enclavées, des régions souvent négligées où les infrastructures de télécommunications demeurent encore insuffisantes et obsolètes. En effet, dans ces sols oubliés par la modernité, les habitants font face à des défis quotidiens en matière d’accès à l’information et aux services numériques.

 Pour répondre à cette lacune, le gouvernement a décidé de miser sur une approche innovante et hybride, alliant habilement des réseaux mobiles terrestres à une connectivité satellitaire de pointe. Ceci inclut le déploiement stratégique de kits Starlink, proposés à un tarif préférentiel, qui sont déjà en cours de négociation avec les fournisseurs de technologie. 

Notons que ce projet ambitieux prévoit l’installation de plus de 5 000 stations satellitaires, méticuleusement planifiées pour assurer une couverture optimale des localités les plus isolées, permettant ainsi aux habitants d’accéder à un monde numérique qui leur était jusqu’alors inaccessible, et ainsi transformer leur quotidien.

Moussa KONÉ

Côte d’Ivoire : l’État investit 152 millions USD dans la transformation numérique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, le gouvernement a  pris une mesure significative pour le développement numérique du pays, en approuvant, lors du Conseil des ministres tenu le 4 février 2026, la ratification d’un accord de prêt d’un montant impressionnant d’environ 84,35 milliards de FCFA, ce qui équivaut à environ 152 millions de dollars.

 Ce prêt a été conclu avec l’Association internationale de développement (AID), qui représente le guichet concessionnel du Groupe de la Banque mondiale, une organisation reconnue pour son engagement à promouvoir le développement économique et social dans les pays en voie de développement. Ce financement a pour objectif principal de soutenir la première phase du Projet d’Accélération Digitale en Côte d’Ivoire (PADCI), un programme ambitieux qui aspire à transformer la manière dont les Ivoiriens interagissent avec la technologie. 

Le projet vise à renforcer l’usage inclusif et résilient de l’Internet haut débit, en garantissant que l’accès à ce service essentiel soit élargi à un maximum de citoyens. En outre, il a pour but d’étendre l’accès aux services numériques variés et d’intensifier la numérisation des services publics, en se focalisant sur des secteurs sociaux prioritaires tels que l’éducation, la santé et l’administration, pour s’assurer que tous les Ivoiriens puissent bénéficier des avantages d’une société de plus en plus numérique.

Aussi, le Programme d’Accélération du Développement des Capacités numériques et d’Innovation (PADCI) inclut des mesures soigneusement élaborées pour fournir non seulement une assistance technique précieuse mais également des équipements modernes et performants, destinés à créer, développer et rendre opérationnelles des agences numériques dynamiques et innovantes. 

Par ailleurs, ces agences sont essentielles pour la mise en place d’instances de gouvernance dédiées à l’intelligence artificielle, qui jouent un rôle vital dans la régulation et la promotion des technologies avancées. En parallèle, le programme vise à établir des plateformes numériques publiques accessibles à tous, permettant ainsi de démocratiser l’accès à l’information et aux services numériques.

La stratégie du PADCI met également un accent particulier sur le développement de compétences numériques variées, allant des compétences intermédiaires à celles plus avancées. Cela est particulièrement crucial pour les jeunes et les femmes, des groupes souvent sous-représentés dans le domaine technologique, dans le but de favoriser une transition numérique plus équitable et inclusive, où chacun peut tirer profit des opportunités offertes par le numérique.

Notons que le projet ambitieux entend également accélérer la numérisation des services publics, surtout dans les zones reculées et défavorisées, afin d’améliorer l’accès des populations vulnérables aux solutions numériques. Ces initiatives incluent la modernisation des établissements scolaires, des centres de santé, des administrations locales et des structures sociales, assurant ainsi que même les communautés les plus isolées bénéficient des avancées technologiques et des services qui en découlent, contribuant ainsi à une société plus connectée et équitable.

Abdoulaye KONÉ 

Au Mali, l’Indien Gagan Gupta s’allie à Cora Gold pour investir 18 millions de dollars dans le secteur aurifère

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Cora est une société aurifère axée sur deux régions aurifères de classe mondiale dans Mali et Sénégal dans Afrique de l'Ouest.


(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, Cora Gold, une société minière junior qui est inscrite sur le marché AIM de la Bourse de Londres, a annoncé avec enthousiasme, le lundi 9 février, une levée de fonds qui pourrait atteindre un montant impressionnant de 13,7 millions de livres sterling, ce qui équivaut à environ 18 millions de dollars.

Cette opération financière vise principalement à financer le développement du projet aurifère Sanankoro, situé dans la région de Mali, connue pour ses richesses minières et ses opportunités de croissance dans le secteur. Ce projet est entièrement soutenu par le fonds d’investissement singapourien Eagle Eye Asset Holdings, qui possède une réputation solide dans le domaine des investissements stratégiques. Parmi les actionnaires notables de ce fonds, on trouve l’homme d’affaires indien Gagan Gupta, un entrepreneur accompli et visionnaire, qui est aussi le fondateur d’Arise. 

Ce groupe est largement reconnu en Afrique pour son rôle prépondérant dans la construction de zones économiques industrielles, ayant réalisé des projets d’envergure au Bénin, au Gabon et au Togo, transformant ainsi des régions en véritables pôles d’attraction économique et de développement industriel. Ces initiatives ont des implications majeures pour la croissance économique locale et l’amélioration des infrastructures dans ces pays.

Par ailleurs, l’opération prévoit un investissement via un placement d’actions, ce qui permettra à Eagle Eye Asset de devenir actionnaire de la société Cora Gold, une étape qui pourrait avoir des répercussions significatives sur l’avenir de l’entreprise. Cependant, il est important de noter que cette transaction reste soumise à plusieurs conditions réglementaires précises, notamment l’approbation requise des actionnaires de la société, ce qui pourrait retarder ou compliquer le processus d’investissement. 

Si Cora Gold indique vouloir consacrer l’essentiel des fonds à la poursuite des travaux sur le projet prometteur de Sanankoro, qui est considéré comme leur projet aurifère phare, aucun détail n’a en revanche été fourni concernant les usages spécifiques de ce financement, ce qui laisse planer une certaine incertitude quant à l’orientation précise de ces fonds.

« Cette levée de fonds représente une étape importante pour Cora, car nous poursuivons le développement de notre projet aurifère phare, Sanankoro, vers la production, une phase cruciale pour la viabilité à long terme de nos activités. La participation d’Eagle Eye en tant qu’investisseur stratégique est d’une importance majeure, car elle représente non seulement une part significative du financement par actions nécessaire au développement de Sanankoro, mais elle témoigne également de la confiance dans la qualité de l’actif ainsi que dans la stratégie de développement adoptée par notre société », a déclaré Bert Monro, directeur général de Cora, en soulignant l’importance stratégique de cette collaboration pour l’avenir des opérations aurifères. Avec cette transaction significative, la société Cora Gold ne se limite pas simplement à la recherche de nouveaux financements, mais cherche également à établir un partenariat stratégique qui contribuera à faire progresser le projet ambitieux de Sanankoro. 

Ainsi, l’entreprise Eagle Eye Asset se positionne ainsi comme un allié crucial, s’engageant à accompagner Cora Gold dans les différentes démarches entreprises pour mobiliser les ressources nécessaires au financement et à la construction de ce projet aurifère, dont le coût global est estimé à un impressionnant montant de 124 millions de dollars américains, selon les conclusions d’une étude de faisabilité rendue publique en septembre 2025. 

En effet, le projet Sanankoro, une initiative prometteuse, est prévu pour atteindre une production annuelle de 47 000 onces d’or sur une période de exploitation de 10,2 ans, avec une production particulièrement soutenue de 64 000 onces au cours des cinq premières années, ce qui témoigne de son potentiel significatif sur le marché.

Il sera ainsi intéressant d’observer l’évolution de ce projet au cours des mois à venir, dans un contexte économique marqué par une tendance haussière pour l’or, dont les prix ont déjà connu une hausse substantielle de 64 % au cours de l’année 2025. 

Pour le Mali, où l’or reste le principal produit d’exportation, la réalisation de Sanankoro devrait engendrer de nouvelles recettes importantes, même si, dans l’ensemble, sa production devrait demeurer modeste en comparaison avec les grandes mines qui dominent le paysage minier du pays. Parallèlement, Cora Gold continue de mener des discussions constructives avec les autorités locales et réglementaires, cherchant constamment à naviguer dans l’environnement complexe du secteur minier afin d’assurer la viabilité et le succès à long terme de cette initiative.

Mariam KONE 

Sahel: le Prof Balibié Serge Auguste BAYALA nommé à la tête de la BCID-AES, la banque d’investissement de l’AES

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans un contexte de profondes mutations institutionnelles et économiques au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), la nomination du Professeur Balibié Serge Auguste BAYALA à la présidence de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES) constitue un événement majeur qui mérite d’être salué à sa juste valeur.

Bien que passée relativement sous silence, cette désignation revêt une portée stratégique considérable, tant pour le Burkina Faso que pour l’ensemble de l’espace confédéral. Professeur Titulaire des universités, expert en gestion financière et dirigeant public de premier plan, le Professeur BAYALA incarne une génération de cadres africains alliant excellence académique, expérience opérationnelle et vision institutionnelle.

Titulaire d’un Doctorat (PhD) en Gestion Financière de l’Université de Groningen, il cumule plus de vingt années d’expérience dans la gouvernance d’organisations complexes, la structuration de mécanismes innovants de financement du développement et la conduite de réformes institutionnelles structurantes.

Au Burkina Faso, il a joué un rôle déterminant dans la mise en place de la Caisse des Dépôts et d’Investissements (CDI-BF), contribuant à doter le pays d’un outil structurant de mobilisation de l’épargne longue au service de l’investissement productif. Sur le plan régional, il a dirigé le Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion (CESAG) à Dakar, qu’il a repositionné comme centre régional d’excellence, consolidant son autonomie institutionnelle et son rayonnement académique.

Il a également intégré le haut management de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), notamment au sein du COFEB, où il a contribué au renforcement des capacités des décideurs publics et des banques centrales de la sous-région. La Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement de la Confédération des États du Sahel (BCID-AES) n’est pas une institution financière ordinaire. Elle s’inscrit dans la dynamique de consolidation de l’Confédération des Etats du Sahel, portée par le Collège des Chefs d’Etat de l’AES, et répond à une ambition claire : doter l’espace sahélien d’un instrument autonome de financement de son développement.

Dans un contexte où les États sahéliens affirment leur volonté de renforcer leur souveraineté politique, économique et monétaire, la BCID-AES est appelée à devenir un outil structurant :
de financement des infrastructures stratégiques ;
de soutien à l’industrialisation ;
de mobilisation de ressources internes et régionales ; de promotion de projets intégrateurs à fort impact social et économique.

La désignation du Professeur BAYALA à sa tête traduit la volonté de placer cette institution sous le leadership d’un technicien aguerri, capable d’articuler rigueur financière, crédibilité internationale et vision stratégique. Au-delà de la reconnaissance d’un parcours individuel remarquable, cette nomination est également une source de fierté nationale. Elle témoigne de la qualité des compétences burkinabè capables d’occuper les plus hautes responsabilités dans les nouvelles architectures régionales. Elle illustre aussi la confiance placée dans l’expertise burkinabè pour porter des instruments clés de la transformation structurelle du Sahel.

Source: MAE du FAso

Secteur de la noix de cajou : la production ivoirienne dépasse le seuil des 1,5 million de tonnes en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, les autorités ont franchi en 2025 un nouveau cap historique dans la filière anacarde, marquant ainsi une étape significative dans le développement agricole du pays.

En l’espace d’une décennie, la production nationale de noix brutes de cajou a connu une progression spectaculaire et sans précédent pour atteindre un impressionnant total de 1 549 221 tonnes, un chiffre qui confirme solidement la position prépondérante du pays comme premier producteur mondial de cette denrée. 

Cette performance inédite n’est pas simplement un chiffre, mais une véritable illustration de la profonde transformation d’une filière devenue stratégique pour l’économie ivoirienne, intégrant des enjeux à la fois économiques, environnementaux et sociaux qui touchent de près la vie des agriculteurs et des communautés rurales.

L’annonce de cette avancée a été faite le samedi 7 février 2026 à Yamoussoukro, lors d’un événement marquant, par Berté Mamadou, le directeur général du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité (CCAK). Cette déclaration a été réalisée dans le cadre d’une conférence de presse soigneusement organisée pour célébrer la deuxième édition des Journées nationales des producteurs du coton et de l’anacarde, un moment crucial pour le secteur, d’après une dépêche de l’AIP, l’agence ivoirienne de presse. 

Selon le patron du régulateur, cette dynamique exceptionnelle repose avant tout sur une stratégie rigoureuse et bien structurée de suivi des vergers, qui intègre des pratiques agricoles durables, combinée à un encadrement technique renforcé, permettant ainsi aux producteurs d’optimiser leurs rendements et de garantir la qualité de leur production. Ces efforts conjugués témoignent d’un engagement profond envers l’innovation et la durabilité, essentiels pour soutenir la croissance future de cette filière prometteuse.

Au-delà de l’accompagnement technique, qui joue un rôle non négligeable dans la dynamique de croissance observée, plusieurs facteurs à la fois conjoncturels et structurels viennent expliquer ce bond tant quantitatif que qualitatif qui déplace désormais la position de l’industrie agricole, notamment en matière de production, loin derrière les concurrents africains et asiatiques.

 Le renforcement des mesures de surveillance aux frontières terrestres, un effort concerté engagé ces dernières années par les autorités locales, a permis de réduire significativement la fuite des noix brutes vers les pays voisins, comme cela se produisait auparavant. Des volumes qui étaient autrefois exportés de manière informelle échappant à toute régulation fiscale et sans intégration dans les statistiques officielles sont désormais intégrés, ce qui renforce non seulement la lisibilité mais également la maîtrise de la production nationale au sein des circuits économiques.

À cela s’ajoute une pluviométrie particulièrement favorable et bien répartie au sein des principales zones de production, situées dans le Nord et le Centre, qui constitue un véritable atout pour les agriculteurs, tout comme un signal de prix fortement incitatif. En 2025, le prix bord champ a été fixé à un montant attrayant de 425 FCFA le kilogramme, une forte augmentation par rapport à 275 FCFA en 2024, incitant ainsi les producteurs à mieux entretenir leurs plantations et à récolter l’intégralité de leur production, maximisant ainsi leurs résultats économiques et offrant une perspective d’avenir prometteuse.

Cependant, c’est surtout dans le domaine de la transformation industrielle que la filière ivoirienne réalise une rupture significative et novatrice. En effet, cette évolution témoigne d’un changement radical dans la manière dont les ressources naturelles sont valorisées et exploitées au sein du pays.

 Selon des estimations détaillées fournies par le cabinet indépendant N’kalô, et corroborées par diverses sources consultées par la plateforme d’information économique CROISSANCE AFRIQUE, il est reporté qu’environ 600 000 tonnes de noix de cajou ont été transformées localement. Cette avancée notoire ne se limite pas seulement à la quantité, mais s’accompagne également d’une volonté d’améliorer la qualité des produits finis, favorisant ainsi la création d’emplois et le développement des compétences techniques des acteurs locaux. Ce processus de transformation joue un rôle clé dans l’essor de l’économie ivoirienne, en permettant au pays de devenir moins dépendant des exportations brutes et en renforçant sa position sur le marché international du cajou.

Ce volume inédit, riche en informations et en analyses, propulse la Côte d’Ivoire très loin devant ses voisins, établissant ainsi un dynamisme sans précédent dans le secteur de l’anacarde et consacrant Abidjan comme le cœur industriel incontesté de la filière anacarde en Afrique de l’Ouest. Grâce à des efforts stratégiques et à une volonté politique affirmée, l’industrie ivoirienne se positionne désormais comme un véritable leader sur cette scène régionale, représentant près de 82% des amandes transformées dans la sous-région. 

Par ailleurs, ces chiffres impressionnants, qui devraient atteindre environ 732 000 tonnes d’amandes en 2025, illustrent l’ampleur de cette transformation sectorielle. Autrement dit, plus de huit amandes de cajou sur dix, qui sont aujourd’hui transformées en Afrique de l’Ouest, proviennent des usines hautement spécialisées et innovantes situées en Côte d’Ivoire. Cette montée en puissance non seulement témoigne de l’efficacité et de la compétitivité de l’industrie locale, mais marque également un basculement profond dans une filière qui, durant de nombreuses années, a été largement dominée par l’exportation de noix brutes vers des marchés asiatiques. 

Notons que cette évolution favorise désormais la création de valeur locale accrue, ce qui se traduit par une augmentation significative des emplois industriels et par des recettes additionnelles qui soutiennent l’économie nationale. En somme, cette nouvelle ère pour la Côte d’Ivoire dans le secteur de l’anacarde n’est pas simplement une question de production, mais implique également un engagement fort en faveur du développement durable et de l’autonomisation économique des acteurs locaux.

Abdoulaye KONÉ 

Au Gabon, Eramet scrute avec une attention méticuleuse une crise de gouvernance

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Gabon, le groupe minier Eramet traverse actuellement une période particulièrement tumultueuse sur le plan managérial, ce qui suscite une inquiétude croissante parmi les marchés financiers.

En effet, le titre de la société a enregistré une chute significative de plus de 4% suite à l’annonce d’une suspension temporaire du directeur financier, Abel Martins-Alexandre, qui s’inscrit dans le cadre d’une enquête interne en cours. 

Cette décision a été prise seulement quelques jours après le licenciement du directeur général, Paulo Castellari, créant ainsi une instabilité notoire au sein de la haute direction. Cette situation de double vacance au sommet de l’exécutif ravive des interrogations légitimes sur la gouvernance du groupe minier, d’autant plus que le contexte économique est déjà largement marqué par une baisse préoccupante des prix des métaux et par des difficultés opérationnelles rencontrées sur certains de ses sites d’exploitation. Alors que cette crise managériale est étroitement suivie par les investisseurs européens, elle l’est également avec une attention particulière à Libreville, capitale du Gabon. 

Il est essentiel de rappeler qu’Eramet joue un rôle stratégique dans l’économie gabonaise, notamment à travers sa filiale Comilog, qui se positionne comme le premier producteur mondial de manganèse à haute teneur. Comilog est également la première entreprise gabonaise en matière de chiffre d’affaires, ayant dépassé les 600 milliards FCFA, ce qui témoigne de son importance vitale pour l’économie nationale. Dans un avenir proche, plus précisément à l’horizon 2026, le Gabon espère atteindre des exportations de manganèse se chiffrant entre 8 et 9 millions de tonnes, renforçant ainsi l’importance cruciale de cette ressource dans le développement économique du pays.

Sur le plan budgétaire, l’enjeu se révèle d’une importance cruciale pour le pays, tant sur le plan économique que social. En effet, les recettes publiques directes qui découlent de l’exploitation du manganèse, comprenant des éléments tels que les redevances minières, l’impôt sur les sociétés et les dividendes, sont estimées à une fourchette impressionnante de 120 à 150 milliards de FCFA par an à l’horizon 2026.

Par ailleurs, ces ressources financières, qui proviennent de cette industrie clé, constituent une part significative des recettes publiques hors secteur pétrolier, dans un contexte particulièrement délicat où le Gabon s’efforce de sécuriser ses équilibres budgétaires tout en cherchant à réduire sa dépendance précaire vis-à-vis des hydrocarbures pour assurer un avenir plus stable. La contribution du manganèse à l’économie est particulièrement notable, puisqu’il représente désormais environ 7 à 9 % du produit intérieur brut (PIB) du pays et plus de 30 % des exportations en dehors du secteur pétrolier.

Dans ce cadre, toute forme d’instabilité prolongée au sein de la direction d’Eramet est perçue comme un risque macroéconomique potentiel, et ce, malgré le fait qu’aucune remise en question des opérations de Comilog n’ait été annoncée à cette étape précise. Il est également à noter que la filiale gabonaise est responsable de la création et du maintien de près de 7 000 emplois, qu’ils soient directs ou indirects, ce qui entraîne un effet d’entraînement significatif sur les secteurs du transport ferroviaire, des activités portuaires ainsi que sur la logistique nationale en général. 

Dès lors, la continuité stratégique et opérationnelle du groupe est donc suivie de près par les parties prenantes, car elle est vitale non seulement pour la santé économique du Gabon, mais également pour le bien-être des communautés qui dépendent de cette industrie.

Zangouna KONÉ 

Centrafrique : Mamadou Coulibaly, un professionnel aguerri et expérimenté dans les affaires économiques, nommé responsable de la BAD à Bangui

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En République centrafricaine, un pays riche en ressources naturelles mais confronté à de nombreux défis, a désormais un nouveau responsable pays pour le Groupe de la Banque africaine de développement, un rôle crucial pour le développement économique et social du pays. 

Il s’agit de Mamadou Coulibaly, un professionnel aguerri et expérimenté dans les affaires économiques, qui a officiellement pris ses fonctions le 26 janvier 2026, lors d’une cérémonie significative à Bangui, où il a remis ses lettres d’accréditation à la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon. 

Dans les premiers jours de sa mission, Mamadou Coulibaly a eu l’honneur d’être reçu par le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Richard Filakota. Au cours de cette rencontre, ils ont échangé des idées sur la mise en œuvre du Plan national de développement 2024-2028, qui vise à stimuler la croissance économique et à améliorer le bien-être des citoyens centrafricains. Ils ont également abordé les réformes structurelles en cours qui sont essentiales pour moderniser l’économie du pays et renforcer sa résilience face aux défis actuels. Les discussions ont également porté sur les perspectives d’appui de la Banque africaine de développement à la relance économique, un sujet d’une importance capitale pour le futur économique de la République centrafricaine, où le soutien international est essentiel pour réaliser une transformation durable et inclusive.

Au cours des cinq dernières années, la Banque africaine de développement, qui se positionne comme une institution financière essentielle et incontournable pour le développement de l’Afrique, a considérablement élargi son empreinte en République centrafricaine en triplant la valeur de son portefeuille d’investissement, qui a atteint un montant impressionnant de 583 millions de dollars en 2025. Ce développement significatif souligne l’engagement constant de cette institution envers le continent et sa détermination à promouvoir des projets qui peuvent transformer durablement les conditions de vie des populations locales.

Ce remarquable succès est le fruit d’une attention soutenue et méticuleuse portée à des domaines stratégiques cruciaux pour le redressement économique et social du pays, qui a longtemps souffert de défis importants. En conséquence, dix projets d’investissement significatifs ont été approuvés, accompagnés de deux appuis budgétaires, cumulant un impressionnant total de 492 millions de dollars, ce qui démontre une approche intégrée visant à stimuler non seulement la croissance économique mais aussi le bien-être des citoyens.

Notons que ces initiatives ambitieuses visent principalement à favoriser l’emploi des jeunes, un enjeu essentiel pour l’avenir du pays, à promouvoir l’accès à des soins de santé de qualité pour tous, à améliorer les infrastructures de transport, underpinning la connexion entre les régions, et notamment, la construction d’un pont essentiel sur le fleuve Oubangui, une véritable artère de communication. De plus, de nouveaux financements sont attendus en 2026, ce qui pourrait apporter un soutien supplémentaire vital pour continuer à impulser le développement économique et social du pays, créant ainsi des opportunités nouvelles et prometteuses pour les générations présentes et futures.

Korotoumou Sylla 

Afrique:  « un continent qui abrite des réserves minérales évaluées à 29 500 milliards de dollars »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-L’Afrique, un continent d’une richesse inestimable tant sur le plan culturel que géographique, abrite des réserves minières estimées à l’impressionnante somme de 29 500 milliards USD, témoignant ainsi de son immense potentiel en matière de ressources naturelles.

Cependant, il est regrettable de constater qu’une part significative de cette richesse demeure inexploitée, laissant de nombreuses communautés et nations en marge du développement. Selon un rapport d’une institution financière prestigieuse, l’Africa Finance Corporation, environ 8 600 milliards USD de ces ressources d’une valeur inestimable restent sous-développées, principalement en raison de divers obstacles notables. Parmi ceux-ci figurent des données géologiques lacunaires qui compliquent l’évaluation et l’exploitation des ressources, ainsi qu’une transparence limitée qui suscite un climat de méfiance chez les investisseurs potentiels. 

De surcroît, la perception élevée du risque associé à l’exploitation minière en Afrique freine les investissements étrangers indispensables pour stimuler ce secteur crucial. Ce manque d’exploration approfondie empêche donc le continent de transformer ses riches ressources naturelles en véritable valeur économique, limitant ainsi les possibilités de croissance et d’amélioration des conditions de vie pour des millions de personnes.

Ainsi, le rapport met en lumière de manière significative que la valeur intrinsèque des sites miniers est fréquemment sous-évaluée, car il omet de considérer le potentiel de transformation locale, qui pourrait jouer un rôle crucial dans le développement économique des pays africains, souvent en retard dans cette dimension. En effet, des ressources telles que l’acier, l’aluminium, les batteries et les engrais, tous issus des précieux minerais africains et essentiels pour divers secteurs industriels, pourraient générer une valeur bien supérieure à celle qui est habituellement produite par l’exportation de matières premières brutes, souvent à faible valeur ajoutée, ce qui pénalise les économies locales.

 Selon l’Afrique Finance Corporation (AFC), l’amélioration de la qualité et de la disponibilité des données géologiques constitue la première étape essentielle pour attirer les investissements nécessaires à la valorisation de ces ressources minérales, qui ont le potentiel de transformer non seulement les économies locales, mais aussi de renforcer l’intégration régionale au sein du continent, favorisant ainsi la coopération entre les États africains. Actuellement, la production minière reste souvent confinée à l’exportation sans traitement approprié, ce qui soulève des questions sur la durabilité économique et sociale, et met en évidence la nécessité d’une stratégie à long terme pour exploiter efficacement ces ressources.

Cette exposition des producteurs africains aux marchés étrangers, bien qu’elle puisse sembler une opportunité de croissance dans un monde de plus en plus globalisé, fragilise en réalité ces acteurs face aux ralentissements de la demande mondiale, ce qui rend leur situation économique particulièrement précaire et vulnérable. Par exemple, les fluctuations récentes des prix du cobalt en République démocratique du Congo, un pays riche en ressources minérales, témoignent des défis auxquels sont confrontés les producteurs lorsque la demande internationale pour ce métal, essentiel dans la fabrication des batteries, connaît une baisse. 

De même, la situation du manganèse au Gabon, une autre ressource stratégique souvent soumise aux aléas des marchés mondiaux, illustre comment ces changements abrupts peuvent directement impacter la stabilité financière et la pérennité des entreprises locales. Ces dynamiques mettent en lumière les défis complexes auxquels se heurtent les pays africains producteurs, qui doivent naviguer entre la dépendance aux marchés étrangers et la nécessité de diversifier leur économie pour assurer leur résilience à long terme.

Le rapport insiste fermement sur l’importance cruciale des infrastructures en tant que catalyseurs nécessaires pour libérer et maximiser le potentiel économique et industriel qui réside dans de nombreuses régions. En effet, l’accès à des ressources essentielles telles que l’énergie, les transports, ainsi que l’établissement de zones industrielles bien développées, conditionne directement la viabilité et le succès de toute transformation locale ambitieuse.

 Pour favoriser ce processus, le développement de corridors logistiques intégrés et de plateformes industrielles régionales apparaît comme une solution stratégique, puisque cela pourrait non seulement permettre d’optimiser et de réduire considérablement les coûts de production, mais également assurer une meilleure adéquation entre la production, la transformation et les besoins spécifiques de l’Afrique elle-même, qui évoluent constamment.

Il signaler que plusieurs projets en cours illustrent bien que cette dynamique de transformation industrielle est réalisable et, en effet, déjà en cours d’exécution : par exemple, l’Angola s’oriente résolument vers l’exploitation de ses ressources en terres rares, tandis que le Mozambique se positionne stratégiquement sur le marché du graphite et des matériaux destinés à la fabrication de batteries, un secteur en pleine expansion. 

Notons que la production d’uranium montre des signes de reprise notable en Namibie et au Malawi, signalant une renaissance dans l’exploitation de ressources essentielles qui pourraient potentiellement transformer ces économies régionales et contribuer au développement durable du continent.

Mariam KONE 

Annulation des pénalités portuaires: 30 milliards FCFA débloqués au bénéfice des chargeurs au Mali

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Conseil malien des chargeurs (CMC), une organisation dédiée à la défense des intérêts des divers acteurs du commerce extérieur, comprenant les importateurs et les exportateurs, vient de vivre un moment crucial qui représente une véritable bouffée d’oxygène financière pour l’ensemble du secteur du commerce extérieur malien. 

En effet, suite à une récente et significative mesure concernant la levée des pénalités portuaires qui pesaient sur des conteneurs maliens bloqués depuis longtemps au Port autonome de Dakar, au Sénégal, ce sont près de 3 000 conteneurs qui ont finalement été débloqués. Ces conteneurs représentent une valeur impressionnante, estimée à environ 30 milliards FCFA, ce qui souligne l’ampleur de cette opération. L’annonce de cette bonne nouvelle a été faite avec une grande fierté par le président du CMC, Bakissima Sylla, lors de la 16ª assemblée consulaire de l’institution, qui s’est tenue ce 7 février. 

Cette opération, qui a été qualifiée de particulièrement décisive par les différents acteurs de la chaîne logistique, met un terme à une immobilisation qui devenait coûteuse pour les chargeurs maliens. Elle marque également une avancée concrète et palpable dans la défense de leurs droits et de leurs intérêts, dans un contexte régional de plus en plus difficile où les coûts portuaires et les délais logistiques pèsent lourdement sur la compétitivité des économies enclavées, rendant d’autant plus cruciale une telle initiative. Cette avancée pourrait donc représenter un tournant significatif pour le commerce extérieur du Mali, en offrant à ses acteurs la possibilité de relancer des activités économiques vitales.

Selon Bakissima Sylla, la levée de ces pénalités, qui représente une avancée significative dans le climat économique, est le fruit de l’implication directe et active des plus hautes autorités de la Transition, agissant notamment à travers le ministère des Transports et des Infrastructures. Au-delà des 3 000 conteneurs concernés par cette initiative, il est important de souligner que cette mesure a également profité à une société minière, entraînant l’annulation de pénalités qui portaient sur pas moins de 200 conteneurs supplémentaires, pour un montant global évalué à environ 1,5 milliard FCFA. 

Ce geste constitue un signal fort envoyé aux opérateurs économiques, en particulier ceux du secteur extractif, qui sont souvent fortement dépendants de la fluidité des corridors logistiques nécessaires à leurs activités. En effet, cette réduction des contraintes financières suscite un regain d’optimisme parmi les investisseurs, renforçant ainsi leur confiance dans l’environnement des affaires.

Dans une autre démarche, le président du CMC a également mis en avant une avancée stratégique supplémentaire, à savoir la restitution au CMC de la gestion du Bordereau électronique de suivi des cargaisons (BESC), un outil essentiel qui permet une meilleure traçabilité et un suivi rigoureux des marchandises en transit. Cette réforme, qui a été formellement entérinée par un arrêté interministériel le 31 décembre 2025, marque un tournant important dans la gestion logistique des cargaisons et devrait contribuer à améliorer l’efficacité des opérations portuaires et terrestres, en simplifiant les processus tout en renforçant la transparence et la responsabilité.

Avec une perspective résolument tournée vers l’avenir, empreinte d’une ambition indéfectible, le CMC dévoile des ambitions claires et précises, illustrant son engagement envers le développement économique et logistique. Pour l’année 2026, son programme d’activités met en lumière plusieurs projets stratégiques, dont la création de ports secs à des emplacements soigneusement sélectionnés dans les régions essentielles de Kayes, Ségou et Sikasso.

 Par ailleurs, ces ports secs sont conçus pour jouer un rôle crucial dans la décongestion des corridors d’importation, un enjeu majeur qui nécessite une attention particulière pour améliorer l’efficacité du transit des marchandises. En facilitant un accès direct et rapide aux services logistiques, le CMC vise également à rapprocher ces services des opérateurs économiques, leur permettant ainsi d’optimiser leurs chaînes d’approvisionnement et de réduire les coûts logistiques. 

Notons que le programme inclut aussi la construction d’aires de repos judicieusement situées pour les chauffeurs routiers, un élément essentiel pour garantir le confort et la sécurité de ces professionnels sur les routes, en particulier aux postes frontaliers, où l’attente peut souvent être prolongée. Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté globale d’améliorer l’infrastructure et le réseau logistique du pays, tout en répondant aux besoins croissants du commerce régional et international.

Daouda Bakary KONÉ