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Vista Group Holding prend le contrôle total de Saham Assurances Niger avec 99,99 % du capital.

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Vista Group Holding poursuit activement son expansion régionale, témoignant ainsi de ses ambitions ambitieuses et de sa vision à long terme. Le groupe panafricain de services financiers a récemment finalisé avec succès l’acquisition impressionnante de 99,99% du capital de Saham Assurances Niger, qui a été rebaptisée Vista Assurances Niger, marquant une étape significative dans son développement. 

Cette opération stratégique renforce son ambition de bâtir un écosystème intégré banque-assurance à l’échelle de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), une initiative qui vise à créer des synergies efficaces entre les services bancaires et d’assurance.

Déjà solidement implanté dans le secteur de l’assurance en Guinée et au Burkina Faso, Vista consolide ainsi son pôle assurantiel dans une région où le taux de pénétration de l’assurance demeure relativement faible, tout en offrant un fort potentiel de croissance pour l’avenir. En se tournant vers le Niger, un marché qui reste encore peu structuré mais qui est perçu comme stratégique, le groupe mise sur la complémentarité entre ses activités bancaires et les solutions de protection qu’il propose, dans le but de répondre aux besoins croissants de la population locale et d’améliorer l’accès à des services financiers de qualité dans un contexte économique en pleine transformation.

 « L’assurance est un levier essentiel de résilience économique et sociale », souligne Simon Tiemtoré, Chairman de Vista Group Holding, un acteur influent dans le domaine des assurances en Afrique de l’Ouest. Il fait référence à l’importance cruciale de l’assurance dans le renforcement de la stabilité économique et du tissu social, en soulignant qu’elle permet non seulement de se prémunir contre les aléas de la vie, mais également de favoriser un environnement propice à la croissance et à l’innovation. « À travers Vista Assurances Niger, notre ambition est de démocratiser l’accès à la protection et d’accompagner les ménages comme les entreprises face aux risques du quotidien », ajoute-t-il, illustrant ainsi l’engagement de son entreprise à rendre les services d’assurance plus accessibles à une large population. Ce faisant, Vista Assurances Niger s’efforce de construire un pont entre les citoyens et les ressources nécessaires pour surmonter les défis financiers imprévus, qu’il s’agisse d’une perte d’emploi, d’un accident ou d’autres situations imprévues qui peuvent bouleverser à la fois les finances des ménages et la viabilité des entreprises.

Pour Vista, il ne s’agit pas seulement d’une expansion géographique sur de nouveaux marchés prometteurs, mais également d’un approfondissement stratégique qui vise à redéfinir sa position dans le secteur de la bancassurance. En effet, l’objectif principal est de proposer, à travers ses réseaux bancaires déjà établis, une gamme diversifiée de produits d’assurance qui répondent spécifiquement aux besoins des clients particuliers, des petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que des grandes entreprises. Cette démarche s’accompagne d’une volonté forte de capitaliser sur les synergies commerciales et opérationnelles existantes afin d’offrir un service plus complet et cohérent.

L’intégration de Vista Assurances Niger dans cette stratégie élargie représente une étape cruciale qui ouvre la voie à des offres croisées innovantes, à des parcours clients unifiés et harmonisés, ainsi qu’à un partage d’expertise enrichissant à l’échelle régionale. Ce modèle intégré et cohérent a pour ambition de renforcer la fidélisation de la clientèle, d’améliorer la rentabilité par client et, en fin de compte, d’élargir et d’enrichir la couverture des besoins financiers et assurantiels auxquels sont confrontés les clients dans un environnement économique en constante évolution. En adoptant cette approche ciblée, Vista aspire à devenir un leader incontesté dans le domaine de la bancassurance, tout en répondant efficacement aux défis et aux opportunités du marché émergent.

« Notre approche repose sur une transformation progressive, centrée sur l’expérience client et le développement de produits simples et accessibles », précise Yao Kouassi, Directeur général du Groupe, qui souligne l’importance de cette stratégie pour répondre aux attentes variées des consommateurs modernes. « Nous voulons bâtir un acteur de proximité capable d’élever les standards du marché tout en restant ancré localement, car nous croyons fermement que la connaissance des besoins spécifiques de chaque communauté est essentielle pour forger des liens durables et significatifs avec nos clients. »

Au-delà des synergies internes et stratégiques que l’entreprise Vista développe au sein de ses différentes divisions, cette dernière affiche une ambition beaucoup plus large et significative, visant non seulement à contribuer à la structuration du marché de l’assurance au Niger, mais également à promouvoir une culture assurantielle qui demeure encore à un stade embryonnaire dans la société. Dans un environnement économique caractérisé par une vulnérabilité marquée des ménages et des entreprises face à divers chocs économiques, sans oublier les défis liés aux conditions climatiques de plus en plus imprévisibles, le secteur de l’assurance continue d’être sous-utilisé. Cela souligne le besoin urgent d’éducation et de sensibilisation à ce sujet crucial.

En consolidant efficacement son pôle assurances dans le cadre de sa vaste stratégie d’expansion, Vista Group Holding démontre avec conviction sa volonté de croître intégralement en Afrique de l’Ouest, ce qui repose sur l’idée de combiner de manière harmonieuse les services bancaires, d’assurance et de proximité territoriale. Cette approche vise à capter un marché en pleine expansion, tout en s’inscrivant fermement dans un discours d’inclusion sociale et de résilience économique, là où chaque acteur de la communauté peut bénéficier de ces services essentiels. 

Cette acquisition représente également un moment clé dans le développement futur du groupe, lui permettant de franchir une nouvelle étape déterminante dans la construction d’un véritable champion financier régional, mettant l’accent sur la convergence des services qui, à terme, est censée renforcer son empreinte à l’échelle continentale, favorisant ainsi une intégration financière plus profonde et une meilleure réponse aux besoins diversifiés des populations et des entreprises de la région.

Abdoulaye KONÉ 

Mali : Un remaniement imminent de l’équipe gouvernementale à Bamako 

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Général Abdoulaye Maiga, Premier Ministre du Mali

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un contexte politique en pleine évolution, le secrétaire général de la Présidence de la République du Mali a annoncé, avec une certaine solennité, ce jeudi 12 février 2026, sur les antennes de l’ORTM, un réaménagement significatif de l’équipe gouvernementale qui est désormais dirigée par le Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga

Ce dernier, afin de mieux se consacrer aux priorités de son poste et de renforcer l’efficacité de son rôle au sein de l’exécutif, ne cumule désormais plus ses fonctions avec celles liées au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Cette nouvelle directive souligne un changement notable qui pourrait influencer la dynamique du gouvernement, dans lequel le portefeuille de l’Administration territoriale a été confié au Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly. 

Cette redistribution des responsabilités représente une étape significative dans la réorganisation administrative, marquant ainsi une volonté de renforcement et de clarification des rôles au sein d’un secteur clé de la gouvernance, essentiel pour le développement et la stabilité du pays, surtout dans un climat où la gestion des territoires et la décentralisation sont des enjeux cruciaux. La deuxième entrée dans l’équipe gouvernementale, et pas des moindres, est celle de M. Tiémoko Traoré, un homme engagé et dynamique, qui remplace Boubacar Diané au ministère crucial de l’énergie et de l’eau. 

Cette nomination revêt une signification profonde, car elle symbolise non seulement un changement au sein du personnel gouvernemental, mais elle marque également une volonté manifeste d’adapter les politiques en matière énergétique et hydrique à de nouveaux enjeux contemporains. Ce réaménagement du cabinet ministériel constitue une nouvelle étape décisive dans l’organisation de l’action gouvernementale, soulignant à la fois la continuité des efforts entrepris pour le développement durable et le renouvellement nécessaire au sein de l’équipe dirigeante. 

Ainsi, les experts et les observateurs se font désormais l’écho des espoirs que suscitent ces changements, qui pourraient ouvrir la voie à des réformes innovantes et à des stratégies plus ciblées dans les secteurs vitaux que sont l’énergie et l’eau, essentiels pour le bien-être de la population et le progrès du pays.

Malgré ces ajustements significatifs et les efforts déployés pour répondre aux besoins du moment, la taille du gouvernement demeure inchangée, restant ainsi fixée à 28 membres relativement à sa composition. Parmi les décisions majeures de ce remaniement stratégique se distingue la désignation de plusieurs ministres d’État, un titre honorifique qui souligne l’importance de ces individus au sein du gouvernement. 

Notons qu’il s’agit, entre autres, du Général Sadio Camara, du Général Ismaila Wagué et d’Alfousseyni Sanou, chacun d’eux étant élevé à ce rang stratégique au sein de l’administration. Ils conservent, avec une responsabilité accrue, leur département respectif, ce qui témoigne de la confiance placée en eux pour guider les politiques et les initiatives dans leurs domaines spécifiques au sein de cette nouvelle équipe gouvernementale, toujours déterminée à naviguer à travers les défis qui l’attendent.

Moussa KONÉ 

Au Soudan du Sud, un projet entrepreneurial destiné aux jeunes crée de l’activité économique, favorise la paix et transforme des vies

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En 2023, dans la capitale de l’État du Haut-Nil au Soudan du Sud, des combats ont ravagé Malakal, le village de Cecelia Anei. Maison détruite, famille contrainte à l’exil, la vie de Cecelia a basculé soudain dans le chaos et, comme des millions d’autres personnes, elle a tout perdu à cause du conflit.

Plus tard la même année, la jeune femme, âgée de 28 ans, a bénéficié d’un prêt sans intérêt de 3,5 millions de livres sud-soudanaises (3 317 dollars) issu du Projet de développement des entreprises et de renforcement des capacités des jeunes (« Youth Enterprise Development and Capacity Building », YEDCB) ; un projet financé par le Groupe de la Banque africaine de développement et mis en œuvre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Dès lors, la situation de Cecelia Anei a commencé à s’améliorer. Ce financement lui a permis de rentrer chez elle, à Malakal, de s’installer dans un site bénéficiant d’une protection pour les civils, et de relancer son commerce de vente de légumes en 2024. Cecelia, qui emploie désormais deux personnes, a remboursé à ce jour 38 % de son prêt, en bonne voie d’être intégralement remboursé dans les délais.

Cecelia Anei sourit devant son étal de légumes, un commerce qu’elle a lancé grâce à un prêt sans intérêt obtenu dans le cadre du projet YEDCB de la Banque au Soudan du Sud.

Cecelia Anei sourit devant son étal de légumes, un commerce qu’elle a lancé grâce à un prêt sans intérêt obtenu dans le cadre du projet YEDCB de la Banque au Soudan du Sud.

« Ce commerce m’a permis de faire des économies que j’utilise aujourd’hui pour reconstruire une maison pour ma famille », raconte Mme Anei. Le projet a soutenu de nombreuses femmes déplacées. Il nous a redonné confiance, nous a permis de rentrer chez nous et de reconstruire nos vies. »

L’histoire de Cecelia n’est pas un cas isolé. Dans un pays où les jeunes représentent 72 % de la population, le projet YEDCB offre de véritables opportunités d’accès au marché pour les jeunes et les femmes du Soudan du Sud, leur permettant d’être compétitifs à l’échelle mondiale.

« Ce prêt sans intérêt nous a permis de nous approvisionner en matières premières et de les transformer selon les normes internationales afin de pouvoir les commercialiser dans le monde entier », souligne Godwin Juma, chargé des ventes et du marketing de la société Hagana Agro-processing Company Limited, qui produit du miel, du beurre de cacahuète et des produits à base de sésame.

« Auparavant, nous ne vendions que des produits bruts. Aujourd’hui, nous sommes intégrés dans les chaînes de valeur et nous contribuons à façonner de nouveaux marchés. »

Grâce au projet YEDCB, Hagana a pu soutenir les agriculteurs dans les chaînes de valeur du miel, du sésame et de l’arachide du Soudan Sud en combinant l’apiculture éthique, l’agriculture durable et la formation d’experts.

Grâce au projet YEDCB, Hagana a pu soutenir les agriculteurs dans les chaînes de valeur du miel, du sésame et de l’arachide du Soudan Sud en combinant l’apiculture éthique, l’agriculture durable et la formation d’experts.

Selon Mohamed Abchir, représentant résident du PNUD au Soudan du Sud,

« le projet YEDCB ouvre la voie vers des opportunités en renforçant les institutions par la formation et l’investissement dans les équipements TIC afin d’améliorer les services publics ; il favorise l’engagement du secteur privé en facilitant les relations commerciales et l’accès au marché, ce qui permet de mettre en relation les entreprises détenues par des jeunes avec les acheteurs et les chaînes d’approvisionnement. »

À Juba, la capitale, le projet YEDCB a permis à le groupement villageois d’épargne et de crédit « Betty Events Women Group Village Savings and Credit Cooperative Society » de passer du stade de modeste start-up à celui d’entreprise à part entière. La coopérative, qui regroupe 40 entrepreneurs, a démarré en 2019 sous la forme d’une petite entreprise vendant quelques snacks (en-cas). Aujourd’hui, elle achète des produits en gros, emploie 23 personnes et a élargi sa gamme de produits au miel, au beurre de karité, aux huiles naturelles et à la poudre de gombo, qui sont vendus localement, au niveau régional et à l’international.

Betty Poni (à droite) vend des produits agricoles transformés sur un marché local pour le compte de sa coopérative. La start-up a utilisé un prêt sans intérêt pour améliorer l’emballage de ses produits, entraînant ainsi une hausse substantielle de ses ventes qui a profité aux familles des membres de la coopérative.

Betty Poni (à droite) vend des produits agricoles transformés sur un marché local pour le compte de sa coopérative. La start-up a utilisé un prêt sans intérêt pour améliorer l’emballage de ses produits, entraînant ainsi une hausse substantielle de ses ventes qui a profité aux familles des membres de la coopérative.

L’obtention d’un prêt sans intérêt d’environ cinq millions de livres sud-soudanaises (5 102 dollars) a accéléré la croissance de la société. Les formations complémentaires ont renforcé leurs compétences en matière de transformation, d’emballage, d’image de marque et de gestion financière, ce qui a stimulé les ventes et les bénéfices.

« Nous avons pu améliorer notre conditionnement et notre étiquetage et accroître nos ventes, se réjouit Betty Poni, la présidente de ce groupement. Ceci nous permet aujourd’hui de couvrir aisément les frais de scolarité et les soins de santé de nos enfants et de nos familles, de subvenir à d’autres besoins essentiels et d’épargner pour l’avenir. »

Le groupement a pour objectif de distribuer ses produits dans les supermarchés du pays, tout en incitant d’autres jeunes entrepreneurs à développer leurs compétences commerciales et à participer activement à l’économie locale.

À ce jour, 4,54 milliards de livres sud-soudanaises (2,61 millions de dollars) ont été décaissés dans les différents États du pays, et 1 247 micros et petites entreprises dirigées par des jeunes et des femmes ont bénéficié de prêts sans intérêt.

Monica Agum Daniel Awet Akot, sous-secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports du Soudan Sud, salue ce partenariat avec la Banque africaine de développement. Il reflète, selon elle, l’engagement du pays à autonomiser sa jeunesse et ses femmes en encourageant des politiques et des initiatives favorisant l’innovation, l’entrepreneuriat et le développement des compétences.

Themba Bhebhe, chef du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Soudan du Sud, note que le projet YEDCB, aligné sur l’initiative « Des emplois pour les jeunes en Afrique » (« Jobs for Youth ») dote les jeunes sud-soudanais des compétences, du financement et de l’assistance nécessaires à la création d’entreprise et d’emplois durables.

« La Banque envisage d’accroître encore son aide, en 2026, à des groupements similaires dirigés par des femmes et des jeunes afin de renforcer l’écosystème financier qui les soutient et de consolider les acquis du projet YEDCB », précise M. Bhebhe.

En Tunisie, la BAD et BIAT signent une facilité de garantie de transaction de 50 millions USD pour financer le commerce

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En Tunisie, le Groupe de la Banque africaine de développement et la Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT) ont signé, le vendredi 6 février 2026 à Tunis, un accord de garantie de 50 millions de dollars destiné à renforcer le financement du commerce. 

L’accord permettra de soutenir l’activité des entreprises tunisiennes, créer des emplois, et faciliter l’accès des populations à des biens essentiels grâce à une amélioration des chaînes d’approvisionnement et de la production locale. La signature de cet accord a eu lieu au siège de la BIAT, consolidant l’engagement de la Banque africaine de développement en faveur du secteur privé tunisien, en appui aux efforts du gouvernement pour renforcer le secteur financier du pays.

La garantie de transaction permettra de soutenir notamment les importations d’intrants, de machines de production ainsi que d’équipements de télécommunications et d’énergies renouvelables essentiels au processus d’industrialisation de la Tunisie. Elle facilitera la confirmation, par des banques internationales, des instruments de financement du commerce émis par la BIAT, notamment les lettres de crédit et autres instruments assimilés.

Cette facilité, d’une durée de trois ans, bénéficiera aussi bien aux grandes entreprises qu’aux petites et moyennes entreprises, y compris celles dirigées par des femmes. Les opérations éligibles concerneront essentiellement des projets à faible empreinte carbone, en cohérence avec les objectifs climatiques de la Tunisie. L’appui à l’agro-industrie et à l’industrie manufacturière légère constitue un axe prioritaire. L’opération contribuera également à faciliter l’importation de produits de première nécessité destinés à répondre à la demande locale.

« Nous sommes ravis de nouer ce partenariat avec la Banque internationale arabe de Tunisie qui est un acteur majeur du financement du commerce dans le pays. Cette facilité permettra à la Banque africaine de développement de contribuer à la création d’emplois et à un meilleur accès des populations à des biens et services essentiels », s’est félicitée Malinne Blomberg, directrice générale adjointe de la région Afrique de Nord et responsable pays pour la Tunisie au Groupe de la Banque.

Cet accord permettra à la Banque de fournir jusqu’à 100 % de garantie aux banques internationales, facilitant la confirmation des lettres de crédit et autres instruments similaires de financement du commerce émis par la BIAT au bénéfice des entreprises tunisiennes.

Elyes Jebir, directeur général de la Banque internationale arabe de Tunisie, a, pour sa part, salué cette première coopération directe avec la Banque africaine de développement : « Grâce à cette garantie, la BIAT consolide son rôle de partenaire privilégié des entreprises tunisiennes qui opèrent à l’international, en leur facilitant l’accès aux marchés mondiaux et en sécurisant leurs opérations. Elle se présente comme un pont solide qui relie les acteurs économiques tunisiens au système financier global ».

Grâce à sa gouvernance solide, à son expertise locale reconnue et à un large réseau de partenaires stratégiques, la Banque internationale arabe de Tunisie continue de jouer un rôle central dans le soutien à l’économie tunisienne et au développement du secteur privé.

La facilité est pleinement alignée sur le Document de stratégie pays 2024-2029 de la Banque africaine de développement pour la Tunisie, qui accorde une priorité particulière au renforcement de la résilience économique, à la création d’emplois et au renforcement du secteur privé.

À propos de la garantie de transaction du Groupe de la Banque africaine de développement :

La garantie de transaction est l’un des instruments de financement du commerce de la Banque africaine de développement lancée en 2021 pour soutenir les banques commerciales en Afrique. Elle couvre une large gamme d’instruments notamment les lettres de crédit confirmées, les prêts commerciaux, les engagements de remboursement irrévocables, les traites avalisées et les billets à ordre.

À propos de la Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT) :

Banque universelle et acteur de référence en Tunisie, la BIAT est aujourd’hui un groupe bancaire solide, disposant de filiales dans l’assurance, la gestion d’actifs, le capital-investissement, l’intermédiation boursière et le conseil. Implantée sur l’ensemble du territoire tunisien avec 206 agences et plus de 2 400 collaborateurs, la BIAT sert une clientèle diversifiée comprenant particuliers, professionnels, PME, grandes entreprises et institutions.

Somalie: 24,45 millions USD de la BAD pour l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans des villes

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Somalie, le Conseil d’administration du Fonds africain de développement, le guichet de financement concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 28 janvier 2026, un don de 24,45 millions de dollars pour améliorer l’accès à l’eau potable et l’assainissement .

Le Projet d’approvisionnement en eau et d’assainissement en milieu urbain (Urban Water Supply and Sanitation Project, en anglais) bénéficiera à plus d’un demi-million de personnes dans les villes de Dollow, Qardho et South Galkayo, où l’eau potable reste rare et où les chocs climatiques sont de plus en plus graves. En outre, en Somalie, les femmes et les enfants passent souvent des heures à aller chercher de l’eau. Les problèmes d’assainissement favorisent les maladies et portent atteinte à la dignité humaine. Le projet vise à changer cette réalité en assurant un approvisionnement en eau potable fiable et de meilleures installations sanitaires, encourageant ainsi de meilleures pratiques en matière d’hygiène au sein des communautés.

Ce financement servira à étendre et à réhabiliter les systèmes d’eau et d’assainissement dans ces trois villes à croissance rapide qui ont enregistré un afflux de populations déplacées internes. Il permettra de fournir et d’installer 40 kilomètres de canalisations de transport et de distribution d’eau dans les trois villes concernées, de forer ou de réhabiliter 42 puits, de construire quatre stations d’épuration et trois nouveaux laboratoires d’analyse de la qualité de l’eau, ainsi que d’installer 26 générateurs qui viendront en renfort des panneaux solaires dans les localités concernées.

En outre, environ 915 latrines domestiques partagées devraient être construites, ainsi que des unités mobiles de vidange des fosses septiques afin de remédier aux problèmes de débordements des eaux usées. Une campagne promotionnelle d’hygiène sur la santé menstruelle sera lancée, ciblant 30 % de la population.

Un appui au renforcement des capacités institutionnelles permettra de former 100 agents des États membres fédéraux à la surveillance de la qualité de l’eau et des eaux souterraines à l’aide de systèmes numériques, ainsi qu’à l’analyse de l’eau, à la maintenance des infrastructures, à la budgétisation, à la coordination et à la réglementation. Le projet fournira également des formations qualifiantes à des jeunes issus de groupes marginalisés dans les domaines de l’installation de canalisations, du forage de puits, de la réhabilitation de réservoirs et de la construction de stations d’épuration.

Les retombées de ce projet devraient être considérables. Les risques sanitaires liés aux maladies d’origine hydrique devraient diminuer, de même que le temps consacré à la corvée d’eau, ce qui permettra d’accroître la productivité. Les enfants, en particulier les filles, devraient pouvoir aller à l’école plus régulièrement. Le renforcement des capacités des autorités locales et fédérales, ainsi que l’amélioration des opérations et de la maintenance par les sociétés de distribution d’eau, contribueront à assurer la pérennité des avantages bien au-delà de la durée de vie du projet.

« Cet investissement renforce notre engagement en Somalie et marque une nouvelle étape importante vers l’amélioration de l’accès à des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement fiables. En développant des systèmes urbains résilients, nous améliorons la santé et l’hygiène et renforçons les capacités locales », a déclaré Bubacarr Sankareh, conseiller principal pour les opérations en Somalie de la Banque africaine de développement.

Zambie: 29,4 millions USD destinés au Projet de soutien à la science, à la technologie et à l’éducation(SSTEP)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Finies les salles vétustes et exiguës. Dans un amphithéâtre climatisé de l’université de Zambie (UNZA), à Lusaka, Kangwa Bwalya suit un cours de génie civil aux côtés de 350 autres étudiants inscrits en dernière année du cycle d’ingénierie. « Auparavant, le plus grand bâtiment de notre école ne pouvait accueillir qu’une centaine d’étudiants, se désole Charles Kahanji, directeur du Département de génie civil et environnemental de l’université publique. Nos équipements étaient pour la plupart obsolètes ou très anciens, et fonctionnaient manuellement. »

Face à ce grand déficit d’infrastructures, le Projet de soutien à la science, à la technologie et à l’éducation en Zambie (SSTEP), doté de 29,4 millions de dollars, a apporté une réponse à la mesure du défi. Financé par le Fonds africain de développement, le guichet de financement concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement, le projet « SSTEP » a été approuvé en novembre 2013 et sa mise en œuvre achevée en juillet 2024. Il a contribué à la fourniture d’infrastructures et d’équipements de pointe pour l’éducation et le développement des compétences en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques dans trois universités et quatre établissements d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP).

Ces établissements comprennent l’université de Zambie à Lusaka, l’université de Copperbelt à Kitwe, l’université de Mulungushi à Kabwe, le collège technique du Nord à Ndola, le collège international Nkumbi à Mkushi, l’institut de formation professionnelle St. Mawaggali à Choma et l’institut de formation technique de Lukashya à Kasama.

Pour Kangwa Bwalya, qui compte parmi les plus de 250 000 bénéficiaires du projet, les nouveaux laboratoires ont été une véritable révélation. « Auparavant, lorsque nous allions dans les laboratoires, nous constations que le matériel ne fonctionnait pas, se souvient-elle. Entrer dans les laboratoires transformés par le SSTEP m’a vraiment enthousiasmée, car j’ai pu découvrir du matériel moderne et neuf permettant de réaliser beaucoup de choses. »

Personne n’a été laissé pour compte

Les enseignants de l’université ont également bénéficié des apports du projet.  Charles Kahanji explique : « Aujourd’hui, l’équipement dont nous disposons est numérique. Nous sommes en mesure d’extraire les données que nous voulons en temps réel. Cela a changé la donne. »

Maître de conférences en génie minier, Sam Kangwa est également bénéficiaire d’une bourse de doctorat financée par le projet. « Avant d’obtenir mon doctorat, je n’étais même pas autorisé à enseigner dans des programmes de troisième cycle parce que je n’étais pas qualifié, raconte-t-il. L’impact est considérable. »

Sam Kangwa, bénéficiaire d’une bourse de doctorat, utilise du matériel de laboratoire financé par le Zambia Support to Science, Technology and Education Project. Le projet a contribué à l’amélioration des compétences de 11 470 jeunes, dont 24,5 % de femmes, grâce à des bourses d’étude dans le domaine de l’artisanat et de la formation à l’entrepreneuriat. Nombre d’entre eux sont aujourd’hui des entrepreneur(e)s dans l’énergie, l’électronique, l’agro-industrie et la soudure. Le projet a également contribué à former 85 membres du corps enseignant aux niveaux master et doctorat et à développer 62 programmes d’études intégrant la dimension genre en collaboration avec le secteur privé.

Le vice-chancelier de l’UNZA, le professeur Mundia Muya, souligne cette transformation : « L’université de Zambie a énormément bénéficié de notre collaboration avec le Fonds africain de développement. Avant le projet, bon nombre de nos amphithéâtres et de nos laboratoires étaient dans un état déplorable. Ils ont été entièrement modernisés et  créent désormais un environnement propice à l’apprentissage et à la recherche. »

De la recherche d’un emploi à la création d’emplois

À l’instar de Kangwa Bwalya, Joseph Banda est la preuve vivante que des investissements ciblés dans l’éducation et les compétences permettent aux apprenants de réaliser leurs projets. Diplômé du Lukashya Technical Trade Institute à Kasama, Joseph a suivi la filière de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat (TEVET), un parcours qui lui assure désormais son autonomie.

« J’ai créé mon entreprise en 2020 après avoir obtenu un certificat en agriculture générale grâce au soutien du Groupe de la Banque africaine de développement », explique le jeune homme, debout dans son magasin de produits agro-industriels, Akunzi AgroVet. « Grâce aux connaissances ainsi acquises , j’ai saisi  une opportunité plutôt que de venir ici chercher un emploi. »

Joseph Banda, boursier devenu entrepreneur, devant son magasin Akunzi AgroVet à Kabwe. Le changement a été radical : de demandeur d’emploi, il est devenu chef d’entreprise. « Aujourd’hui, je dirige ma propre affaire, et cette activité emploie directement au moins cinq personnes auxquelles s’ajoutent une trentaine de personnes qui travaillent indirectement pour nous. »

Enclencher un cercle vertueux

Son histoire illustre parfaitement la dynamique enclenchée par ce type d’investissement : la formation dispensée par les instituts TEVET stimule l’entrepreneuriat ; les entrepreneurs, à leur tour, accompagnent les agriculteurs locaux en leur fournissant intrants et conseils ; la productivité agricole accrue génère une demande croissante en infrastructures, que des ingénieurs comme Kangwa Bwalya conçoivent et réalisent.  Ainsi se crée un effet d’entraînement : chaque maillon renforce l’autre, propulsant l’économie tout entière et démultipliant les opportunités pour tous.

Inspirée par la transformation dont elle a été témoin au sein de son université, Kangwa souhaite désormais s’attaquer aux problèmes d’assainissement qui affectent  sa  communauté. « Dans cinq ans, je me vois de retour chez moi en tant qu’ingénieure qualifiée, résolue à trouver des solutions aux problèmes auxquels nous faisons face », se projette-t-elle.

Ces ambitions individuelles s’inscrivent dans une stratégie nationale portée au plus haut niveau. Pour le ministre zambien de la Technologie et des Sciences, Felix Chipota Mutati, l’enjeu dépasse largement celui de la simple formation. « Lorsqu’on bénéficie d’un enseignement dispensé dans un environnement propice, même notre capacité intellectuelle devient transformatrice. Il ne s’agit pas seulement d’investissement, mais d’ancrer la paix et la démocratie à travers la transformation de l’Afrique », conclut-il.

À Kabwe, Joseph Banda ouvre la porte de son entreprise de produits agro-industriels, un rêve devenu réalité grâce à la confiance acquise durant sa formation.

L’un des deux nouveaux amphithéâtres de l’Université de Zambie, construits dans le cadre du projet de soutien à la science, à la technologie et à l’éducation en Zambie (SSTEP)..

Assurance africaine : Ascoma s’engage dans la formation des dirigeants grâce à l’ESA Paris

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, la formation des talents s’impose plus que jamais comme un levier stratégique essentiel pour l’avenir de l’assurance, un secteur en pleine évolution et au cœur des enjeux économiques du continent.

C’est dans cette dynamique cruciale que l’entreprise Ascoma, reconnue comme le premier réseau indépendant de courtage d’assurance présent sur le territoire africain, a décidé de s’associer à l’École supérieure d’assurances (ESA) de Paris, une institution prestigieuse spécialisée dans le domaine de la formation en assurance.

 Ensemble, ils ont officialisé un partenariat stratégique dédié à la montée en compétences des cadres supérieurs du secteur assurantiel africain, afin de renforcer leur expertise et de les préparer aux défis futurs. Ce partenariat ambitieux, scellé en marge de la 50ème assemblée générale de la FANAF, la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines, a été placé sous le thème évocateur et inspirant « Bâtir le futur de l’assurance ».

 Cette alliance représente non seulement une volonté commune entre Ascoma et l’ESA, mais aussi un engagement fort à œuvrer pour la préparation d’une nouvelle génération de dirigeants. Ces leaders seront équipés pour répondre aux profondes mutations du marché, qui incluent des exigences croissantes en matière de gouvernance, la transformation digitale incontournable et l’adaptation aux réalités économiques et socioculturelles locales. Ainsi, ce partenariat pourrait bien devenir un pilier fondamental dans la construction d’un secteur d’assurance plus résilient et innovant en Afrique.

La cérémonie de signature, un événement marquant dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle, s’est tenue ce 10 février à Abidjan, qui est non seulement la capitale économique dynamique de la Côte d’Ivoire mais aussi un carrefour culturel et commercial important de la région. L’assemblée a réuni plusieurs personnalités de premier plan issues de divers secteurs, dont le ministre ivoirien en charge de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, qui joue un rôle crucial en tant que porte-parole adjoint du gouvernement. Le partenariat a été formalisé dans une atmosphère conviviale et professionnelle par Sophie Tardy, directrice pédagogique de la formation à distance de l’École Supérieure Africaine (ESA), qui représentait Patrick Guézas, le président-directeur général de cette institution académique réputée pour son engagement envers l’excellence éducative. Aux côtés d’elle se trouvait Mohamed Khalife, le directeur général d’Ascoma, une entreprise du Groupe Chedid Capital, qui apporte une expertise précieuse dans le secteur de l’assurance, ainsi que Farid Chedid, le fondateur et PDG de Chedid Capital, reconnu pour sa vision novatrice et son leadership dans le domaine financier.

Pour Patrick Guézas, les enjeux de cette collaboration sont clairs et significatifs : « Former des cadres capables de conjuguer excellence technique, vision stratégique et compréhension fine des enjeux africains est un levier essentiel pour bâtir le futur de l’assurance ». À travers ce partenariat stratégique, l’ESA entend non seulement mettre son expertise académique au service de la transformation durable du secteur, mais aussi contribuer à l’émergence de leaders compétents qui pourront relever les défis complexes de l’industrie de l’assurance sur le continent africain, avec une approche intégrée qui répond aux besoins contemporains et futurs des marchés africains.

Même conviction du côté de Chedid Capital, une entreprise reconnue pour sa vision innovante dans le domaine de l’assurance. « Bâtir le futur de l’assurance en Afrique passe avant tout par l’investissement dans les talents », souligne Farid Chedid, son directeur, dont l’engagement se révèle déterminant dans cette dynamique. En s’alliant à l’ESA Paris, une institution réputée pour son excellence académique, le groupe renforce ainsi son investissement dans une formation de haut niveau qui non seulement respecte les standards internationaux les plus exigeants, mais s’adapte également aux réalités économiques et sociales diversifiées du continent africain. 

Cette approche pro active signe une volonté claire d’accompagner la montée en compétences des cadres dirigeants, les préparant à faire face aux défis contemporains. Cette montée en compétences apparaît donc comme un pilier central non seulement de la performance des entreprises, mais également de la gouvernance et de la confiance que l’on doit inspirer au sein de l’industrie de l’assurance, un secteur en pleine transformation et en quête d’une solidité accrue dans un marché en évolution rapide.

Ce partenariat s’inscrit dans la continuité d’initiatives déjà engagées, notamment à travers le programme « Manager de l’assurance », soigneusement conçu pour les cadres issus des diverses filiales d’Ascoma, qui sont implantées dans plusieurs pays africains. Sa formalisation officielle marque toutefois une étape structurante décisive, en donnant une visibilité institutionnelle à une approche de long terme axée sur le développement et l’épanouissement du capital humain africain, garantissant ainsi que cette croissance soit durable et bénéfique pour les générations futures.

Au-delà des entreprises partenaires qui s’engagent à soutenir cette initiative, l’ambition affichée est plus large et vise à contribuer activement à l’émergence d’un écosystème assurantiel africain non seulement plus structuré, mais également plus résilient et mieux armé pour accompagner la croissance économique du continent dans un contexte mondial en constante évolution. En investissant dans des compétences managériales et stratégiques solides, Ascoma s’associe à d’autres acteurs clés pour former des dirigeants capables non seulement d’anticiper les évolutions du secteur, mais aussi de renforcer les standards de gouvernance en vigueur, tout en impulsant une croissance durable dans des environnements en mutation permanente, créant ainsi un impact positif sur l’ensemble du paysage économique. 

Fondée il y a plus de 70 ans, Ascoma s’appuie aujourd’hui sur un réseau d’experts et de partenaires de confiance, prêt à relever les défis actuels et futurs, en tirant parti de son expérience accumulée et de ses connaissances approfondies du marché.

Redaction

Au Nigeria, Accès Bank dans l’incapacité de conclure l’acquisition de la Sud-Africaine Bidvest Bank

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, le groupe  Access Bank, qui est l’une des principales institutions financières du pays, n’a malheureusement pas réussi à finaliser l’acquisition de 100 % de la banque sud-africaine Bidvest Bank dans les délais impartis, comme l’a annoncé mardi sa maison mère, Access Holdings Plc. 

La date limite contractuelle, qui avait été fixée au 26 janvier 2026, a expiré sans que l’ensemble des conditions suspensives nécessaires, notamment celles de nature réglementaire, ne soient satisfaites. Cette situation met fin, à ce stade, à une transaction qui avait été initiée avec beaucoup d’espoir en décembre 2024, lorsque les premières discussions sur l’acquisition avaient été engagées avec le management de Bidvest Bank.

Ainsi , le groupe a d’ailleurs précisé que cette issue négative reflète avant tout « la complexité et les délais prolongés associés aux processus réglementaires et transactionnels multi-juridictionnels », ce qui est souvent un défi dans le cadre d’opérations de cette envergure, et non un changement d’orientation stratégique vis-à-vis du marché sud-africain, que le groupe considère toujours comme une opportunité de croissance indispensable pour son développement futur.

« Nous restons engagés avec les parties prenantes pour explorer une éventuelle voie de conclusion », a déclaré le directeur général d’Access Bank, Roosevelt Ogbonna, soulignant avec conviction que cette situation actuelle « ne diminue en rien » la confiance solide et inébranlable du groupe dans l’écosystème financier sud-africain, qui est reconnu pour son dynamisme et son potentiel de croissance. 

Par ailleurs, l’opération, qui était initialement prévue pour renforcer de manière significative l’empreinte panafricaine d’Access Bank, une institution qui a déjà établi sa présence dans plus de 20 pays à travers le continent, visait également à consolider sa stratégie d’expansion sur les principaux corridors commerciaux d’Afrique. 

Notons que l’Afrique du Sud, en tant que première économie industrielle du continent africain et acteur majeur des échanges économiques, représentait un marché stratégique essentiel dans cette dynamique d’expansion, offrant de nombreuses opportunités pour renforcer les relations commerciales et financières au sein de la région.

Abdoulaye KONÉ 

Au Cameroun, Tierno Tall désigné comme nouveau Directeur Général de la Fintech Ejara

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, Tierno Tall a été  nommé nouveau Directeur général d’Ejara, marquant ainsi un tournant significatif dans la direction de cette fintech innovante.

 Ainsi, la communication officielle de cette nomination a été faite le 8 février 2026, une date qui restera gravée dans les annales de l’entreprise. Tierno Tall, qui a jusqu’à présent exercé le rôle de Directeur des opérations (Chief Operating Officer), prend la relève après le décès tragique de Nelly Chatue Diop, une figure emblématique et co-fondatrice de la société, qui a largement contribué à façonner l’identité et la mission d’Ejara. 

Nelly Chatue Diop était reconnue comme l’une des pionnières de la tokenisation des actifs, ainsi que de la transformation numérique visant à démocratiser l’investissement, en particulier dans la région de la CEMAC, où de nombreuses personnes n’avaient pas accès à des solutions financières modernes.

Cette perte a laissé un vide immense au sein de l’entreprise, qui a su rendre hommage à sa vision et à son engagement indéfectible. « Elle était le cœur de Ejara, animée par une forte conviction : rendre l’épargne, l’investissement et la sécurité financière accessibles au plus grand nombre possible de personnes en Afrique », a déclaré la société dans un poignant témoignage. 

Aujourd’hui, afin de maintenir la confiance et la cohésion au sein de ses parties prenantes, la direction d’Ejara se veut rassurante, affirmant avec détermination : « Nous voulons avant tout rassurer notre communauté, nos partenaires et nos clients. Le leadership d’Ejara est dans une continuité claire et solide », a-t-elle ajouté, soulignant ainsi l’engagement de Tierno Tall à poursuivre l’œuvre de Nelly Chatue Diop et à faire progresser la mission vitale de l’entreprise dans le paysage technologique et financier africain.

Aux côtés de Baptiste Andrieux, qui a également été reconduit dans son rôle essentiel de Directeur financier, Tierno Tall se trouve désormais à la tête de la société avec une mission clairement définie : poursuivre l’ambition que sa prédécesseure, récemment disparue, a si fidèlement portée tout au long de sa carrière. 

En tant que co-fondateur d’Ejara, ayant joué un rôle fondamental dans son développement depuis sa création, Tierno Tall se distingue par « une compréhension approfondie de l’entreprise, de sa vision, de ses équipes et de ses défis stratégiques », comme l’affirme la fintech dans sa communication officielle, soulignant ainsi l’expertise et la connaissance qui le lient à cette aventure entrepreneuriale. 

Cette transition est qualifiée de naturelle, tant elle s’inscrit dans un parcours de continuité, motivée par un profond désir de servir les populations qui comptent sur les initiatives de l’entreprise, tout en étant empreinte d’une forte marque d’honneur et de respect envers le travail de sa prédécesseure. 

« Nous continuerons à construire sur ce que Nelly a créé avec responsabilité et détermination, honorant sa mémoire et développant la vision qu’elle a défendue dès le premier jour », peut-on lire, ce qui montre l’engagement sincère de Tierno Tall à s’engager dans cette voie de succès, tout en préservant l’essence même de la mission d’Ejara.

Par ailleurs, le nouveau PDG, Tierno Tall, est diplômé d’un Master of Science en Finance et Entrepreneuriat qu’il a obtenu brillamment à l’University of South Florida. En parallèle, il a également complété son cursus à l’EM Strasbourg Business School, où il a obtenu un Master of Science avec une spécialisation en Finance, lui procurant ainsi une expertise pointue dans le domaine financier, ce qui est essentiel pour accompagner la croissance d’Ejara dans un environnement en constante évolution. 

Notons que ces qualifications académiques, alliées à son expérience pratique, lui permettent de naviguer avec aisance dans des challenges complexes et de diriger l’entreprise vers un avenir prometteur.

Korotoumou Sylla 

Cameroun : l’État envisage un système intégré pour la gestion de ses données concernant le commerce extérieur

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Top view of deep water port with cargo ship and containers in Shanghai.

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, l’État nourrit une ambition fervente et visionnaire de métamorphoser en profondeur la gestion de ses données relatives au commerce extérieur, un secteur crucial pour l’économie nationale.

 D’après un appel à manifestation d’intérêt émis par Joseph Tedou, Directeur Général de l’Institut National de la Statistique (INS), le pays se prépare activement à engager un consultant spécialisé dont la tâche sera d’accompagner la mise en œuvre d’un Système d’Information Statistique Intégré et Intelligent (SISII), un outil destiné à optimiser les opérations du commerce extérieur. L’objectif fondamental de cette initiative est d’établir une plateforme unique et sophistiquée, capable de collecter, centraliser, traiter et analyser de manière efficace les flux d’échanges commerciaux avec le reste du monde, ce qui pourrait non seulement améliorer la transparence, mais également favoriser des décisions économiques éclairées.

Ainsi, la mission du consultant consistera spécifiquement à réaliser un diagnostic minutieux des dispositifs existants afin de cerner les points faibles, de proposer une architecture cible adaptée au système intégré, et surtout de faciliter l’interopérabilité entre les systèmes d’information des différentes administrations concernées. Parmi celles-ci figurent, en premier lieu, les Douanes, qui jouent un rôle essentiel dans la régulation des échanges, suivies du Guichet Unique du Commerce Extérieur (Guce), des ports de Douala (PAD) et de Kribi (PAK), ainsi que de la Société Générale de Surveillance (SGS) et des services rattachés au ministère des Finances, tous devant collaborer pour assurer le succès de ce projet ambitieux et essentiel pour l’avenir commercial du Cameroun.

Bien que le coût global de cette implémentation ne soit pas encore communiqué de manière détaillée au grand public, le statisticien gouvernemental, manifestant un certain enthousiasme pour ce projet prometteur, a affirmé avec assurance que le financement nécessaire pour mener à bien cette initiative sera inévitablement déduit du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (Hiswaca). 

Ce dernier, qui représente un enjeu crucial pour le développement et la modernisation des systèmes statistiques dans la région, bénéficie déjà d’un soutien significatif et substantiel de la Banque mondiale, témoignant de l’importance accordée à l’amélioration de la collecte et de l’analyse des données afin de mieux répondre aux besoins socio-économiques des pays concernés.

Il est important de souligner qu’un accord de crédit d’une somme conséquente de 63,5 milliards de FCFA avait été signé en janvier 2025, un acte majeur entre le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, l’Institut national de la statistique (INS) et cette prestigieuse institution de Bretton Woods. Cet accord vise principalement à moderniser et à renforcer l’efficacité du Système national d’information statistique (SNIS).

Notons qu’à travers cette réforme ambitieuse et nécessaire, le Cameroun entend non seulement « améliorer son système statistique pour le rendre performant et durable », mais également veiller à l’adoption des normes internationales reconnues afin de produire des indicateurs critiques, qui sont indispensables pour le suivi rigoureux et efficace des programmes de développement nationaux qui visent à propulser le pays vers un avenir prospère et durable.

Daouda Bakary KONÉ