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Au Sénégal, le gouvernement projette d’approvisionner 6 471 villages en électricité d’ici 2029

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la Société nationale d’électricité du Sénégal, mieux connue sous le nom de SENELEC, a avancé des projections ambitieuses en matière d’électrification, prévoyant de desservir un total impressionnant de 6 471 villages d’ici l’année 2029. 

Ce vaste projet est estimé à un coût colossal de 400 milliards FCFA, ce qui équivaut à environ 724 millions de dollars américains. L’annonce a été faite par Djiby Dieng, le directeur principal des équipements de la société, lors d’une conférence qui a suivi la mise en service de nouvelles installations électriques destinées à établir des connexions entre plusieurs villages situés dans les régions de Fatick et de Kaolack avec le réseau déjà en place de SENELEC.

Dans le même temps, il a également informé l’assistance que la Banque mondiale a manifesté son intérêt à soutenir activement le pays dans la réalisation de ce projet énergétique de grande envergure. « Nous espérons que ce financement sera disponible très bientôt afin de lancer les travaux et atteindre l’accès universel à l’électricité », a-t-il déclaré, témoignant ainsi de son optimisme et de l’importance cruciale de cette initiative pour le développement socio-économique du pays.

Ces dernières années, dans un effort désespéré pour améliorer les conditions de vie de sa population, le Sénégal a multiplié les actions visant à garantir l’accès universel à l’électricité d’ici à 2029, un objectif qui revêt une importance stratégique. Pour illustrer cet engagement, le mercredi 4 février, le réseau électrique de la capitale Dakar a subi un renforcement significatif avec la mise en service de quatre nouveaux postes haute tension, permettant ainsi d’améliorer la distribution et la fiabilité de l’approvisionnement en électricité. Par ailleurs, selon le rapport intitulé « Electricity 2026 » de l’Agence internationale de l’énergie, des progrès constants sont nécessaires pour faire face à la demande croissante et assurer une couverture électrique stable et durable pour tous les Sénégalais.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) anticipe une transformation profonde et significative du mix électrique sénégalais, qui devrait marquer un tournant décisif dans la manière dont le pays produit et consomme son électricité. En effet, la part du gaz naturel dans la production nationale d’électricité, qui est aujourd’hui inférieure à 1 % de l’ensemble des sources énergétiques utilisées, devrait progresser de façon impressionnante pour atteindre environ 30 % d’ici 2030. Cette transition s’inscrit dans un contexte où le mix énergétique du Sénégal est historiquement dominé par les anciennes centrales au fioul, qui, bien que confiées à une histoire de succès économique, soulèvent des questions de durabilité et d’impact environnemental. De plus, la proportion d’énergies renouvelables dans le mix devrait connaître une hausse notable, atteignant 22 % en 2030, ce qui représente une augmentation de 10 points par rapport à la situation de 2025. 

En parallèle, en 2024, il est estimé qu’environ 84 % de la population sénégalaise avait enfin accès à l’électricité, un chiffre qui reflète les avancées considérables du pays en matière d’infrastructures énergétiques et de politiques d’électrification. Alors que les zones urbaines bénéficient déjà d’une couverture complète et fiable, permettant ainsi aux habitants de profiter des commodités modernes et d’un développement économique boosté, les zones rurales, quant à elles, affichent un taux d’accès qui reste nettement inférieur à 66 %. 

Notons que ce dernier aspect souligne les défis persistants auxquels le Sénégal fait face en termes d’équité énergétique et de nécessité de revitalisation de ses campagnes pour garantir un accès électrique pour l’ensemble de sa population, contribuant ainsi à une amélioration globale de la qualité de vie dans ces régions souvent négligées.

Mariam KONE 

Importation des Hydrocarbures au Mali: environ 39 millions de litres livrés entre 02 et 08 Février 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la 14ᵉ réunion de suivi de l’approvisionnement du pays en hydrocarbures s’est tenue ce jour, le 12 février 2026, sous la présidence du Ministre Moussa Alassane DIALLO. Selon les données officielles dévoilées par les autorités maliennes, près de 39 millions de litres de carburant livrés entre 02 et 08 Février 2026.

Cette réunion a rassemblé un large éventail de parties prenantes, incluant des représentants du gouvernement, des sociétés d’approvisionnement, ainsi que des membres de la société civile, avec pour objectif principal d’évaluer la situation générale actuelle de l’approvisionnement en hydrocarbures dans le pays, d’anticiper les besoins futurs des populations et de renforcer les dispositifs opérationnels existants, surtout à l’approche du mois béni de Ramadan, période durant laquelle la demande en énergie et en carburants connaît généralement une augmentation significative.

La réunion a débuté par une présentation détaillée de la situation de l’approvisionnement national, effectuée par le directeur général en charge du Commerce. Ce dernier a indiqué qu’au cours de la semaine du 26 janvier au 1er février, pas moins de 757 camions-citernes, représentant un volume total de 34 914 680 litres, ont été réceptionnés sur le territoire. Il a également souligné que pour la semaine du 2 au 8 février, on a observé une nette progression des volumes approvisionnés, avec 843 camions-citernes ayant été livrés, ce qui correspond à une quantité impressionnante de 38 677 500 litres de carburant. Ces chiffres témoignent d’une amélioration progressive et significative du rythme d’approvisionnement, reflet d’efforts concertés pour optimiser la logistique et répondre aux besoins croissants de la population malienne, surtout en cette période de forte consommation.

Par ailleurs, la question de l’approvisionnement des différentes régions situées à l’intérieur du pays a suscité un vif échange d’idées et de préoccupations lors des discussions récentes. En effet, un dispositif méticuleux est en cours d’organisation, avec pour objectif primordial d’assurer une desserte normale et continue pour toutes les zones concernées. En ce qui concerne les localités qui avaient précédemment souffert de problèmes d’approvisionnement, la situation s’est considérablement améliorée.

Au titre d’exemple, des approvisionnements réguliers sont désormais garantis à des endroits comme Dioïla, Koutiala, ainsi que dans la région de Mopti, où les citernes arrivent régulièrement et assurent une disponibilité adéquate des ressources essentielles. Dans le cadre des préparatifs pour le mois sacré de Ramadan, un ensemble de dispositions a été judicieusement mis en place. Cela inclut un approvisionnement progressif et la constitution d’un stock commercial dans les différents dépôts, notamment l’OMAP, afin de répondre efficacement à l’accroissement attendu de la demande pendant cette période particulière.

De plus, il est rassurant de noter que le niveau d’approvisionnement dans les stations-service reste stable, ce qui devrait contribuer à apaiser toute inquiétude et permettre d’aborder cette période de forte demande avec un sentiment de sérénité et de confiance. En ce qui concerne le gaz, les autorités ont rappelé qu’un important stock est en cours d’acheminement vers les principales villes, avec pour objectif, à terme, d’assurer l’approvisionnement de l’ensemble du pays. 

Notons que les participants ont réaffirmé, avec une ferme détermination et un sens aigu de responsabilité, leur engagement à maintenir une vigilance permanente face aux défis qui se présentent dans le secteur énergétique. Ils ont souligné l’importance cruciale d’une coordination renforcée entre les différentes parties prenantes, y compris les agences gouvernementales, les entreprises et les communautés locales.

Pour rappel, ils ont convenu de la nécessité d’un suivi régulier, mettant en place des mécanismes fiables et efficaces pour surveiller les ressources en hydrocarbures. Cette approche proactive vise à garantir non seulement la disponibilité des hydrocarbures sur l’ensemble du territoire national, mais aussi à s’assurer que cette disponibilité profite véritablement à l’ensemble des populations, en leur offrant un accès équitable à ces ressources essentielles.

Moussa KONE

UEMOA: Pourquoi le Mali est-il classé comme la première puissance militaire de l’Union en 2026?

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(CROISSANCE -AFRIQUE)-En Afrique, de nombreux États ont entrepris de se doter de budgets militaires considérables, à l’image de l’Égypte, de l’Algérie et de l’Afrique du Sud. Ainsi, selon le classement mondial 2026 du Global Firepower Index, une publication annuelle qui évalue la puissance militaire de 145 États à travers plus de 60 indicateurs (effectifs, équipements, logistique, budget, capacité opérationnelle, etc.), le Mali s’est affirmé comme la première puissance militaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Cette reconnaissance régionale survient dans un contexte sécuritaire tendu et marque un changement significatif dans l’équilibre militaire de la sous-région. À l’échelle continentale, le Mali se hisse au 17ᵉ rang des puissances militaires en Afrique et au 104ᵉ rang mondial, surpassant ainsi les autres États membres de l’UEMOA selon le même classement. Cette position le place également en deuxième position en Afrique de l’Ouest, derrière le Nigeria, mais en tête au sein de l’UEMOA, devançant des pays traditionnellement perçus comme plus établis, tels que la Côte d’Ivoire ou le Sénégal.

Cette avancée selon des spécialistes est attribuable au renforcement des compétences et à la modernisation continue des Forces armées maliennes (FAMA), tout en prenant en considération les défis sécuritaires significatifs auxquels le pays est confronté, notamment la lutte contre les groupes armés terroristes dans le Sahel. L’indice Global Firepower ne pénalise pas les pays dépourvus de littoral et intègre des critères tels que la capacité de projection terrestre et aérienne, l’organisation logistique et le degré de préparation opérationnelle.  Alors voici la. Classement comparatif des puissances militaires de l’UEMOA (classement 2026) 

Classement mondial de la puissance militaire 2026 en Afrique de l’Ouest:

Les données officielles du classement Global Firepower 2026 estiment que le paysage militaire complexe et en constante évolution de l’Afrique de l’Ouest est bouleversé, et marqué par une dynamique de puissance notable avec la montée en puissance du Mali, qui émerge comme la première force militaire au sein de l’UEMOA, tout en se positionnant au deuxième rang au sein de la CEDEAO, juste derrière le géant nigérian. Dans cette analyse approfondie, le top 5 régional est dominé par des nations clés telles que le Nigeria, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Niger, chacune ayant ses propres caractéristiques militaires distinctes et ses stratégies de défense. 

Classement des forces armées en Afrique de l’Ouest pour l’année 2026 : Le Mali, qui défie le Nigeria en Afrique de l’Ouest:

1. Nigeria : Ce pays conserve sa place de leader régional inébranlable, jouant un rôle central dans les affaires militaires de la région, tout en se classant dans le trio de tête africain grâce à son impressionnante capacité militaire et son budget de défense conséquent.

2. Mali : Connaissant une progression fulgurante, le Mali a vu son classement s’améliorer considérablement, se positionnant à la 17e place en Afrique et à la 104e au niveau mondial, un avancement remarquable favorisé par la modernisation de ses Forces Armées Maliennes (FAMa), devenant ainsi la première puissance militaire de l’UEMOA.

3. Côte d’Ivoire : Bien qu’elle soit reléguée à la deuxième place au sein de l’UEMOA, la Côte d’Ivoire reste néanmoins une force majeure sur le plan militaire régional, témoignant d’une stabilité et d’une présence significatives dans les opérations de sécurité.

4. Sénégal : Ce pays confirme sa montée en puissance impressionnante, qui lui permet de se positionner comme la 4e force de l’UEMOA et de prendre la 29e place en Afrique, grâce à des investissements dans ses capacités militaires et une stratégie de défense proactive.

5. Niger : Se plaçant en 5e position en Afrique de l’Ouest et à la 21e place sur l’ensemble du continent, le Niger démontre une détermination à renforcer et moderniser ses forces armées pour répondre aux défis de sécurité régionaux croissants.

Le Mali, la vedette militaire de l’UEMOA:

Dans le cadre de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), le Mali a réussi à se hisser à la première place, un positionnement qui marque un changement significatif dans la hiérarchie régionale, reléguant la Côte d’Ivoire, qui occupait auparavant cette position dominante, à la seconde place. Aussi,  cet exploit témoigne d’une dynamique de transformation et d’évolution économique au Mali, qui suscite un regain d’intérêt et d’optimisme parmi ses partenaires et au sein de la communauté internationale.

Parallèlement, au sein de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Nigeria, en tant que plus grande économie de la région, conserve sa position de leader incontesté, mais se voit bientôt talonné de près par le Mali, qui, avec ses progrès significatifs, pourrait bien devenir un concurrent redoutable dans les mois et les années à venir, ce qui reflète une intensification des relations économiques et commerciales entre ces deux nations.

Le classement qui est présenté ici reflète une combinaison complexe et interconnectée d’éléments tant quantitatifs, tels que le nombre d’effectifs déployés et la qualité du matériel utilisé, que qualitatifs, englobant les capacités opérationnelles des forces, l’efficacité logistique ainsi que les stratégies de défense mises en place. En parallèle, les efforts militaires déployés montrent une réponse proactive et dynamique aux défis sécuritaires particulièrement préoccupants qui pèsent sur la région.

Cette progression notoire du Mali ne se mesure pas uniquement à travers un rang ou un chiffre anodin figurant dans des rapports ou des analyses statistiques. Elle s’inscrit dans une dynamique évolutive où les autorités maliennes, conscientes des enjeux cruciaux de sécurité, ont, au fil des dernières années, intensifié leurs efforts pour doter leurs forces armées d’équipements plus modernes et sophistiqués, développer les différentes structures de formation nécessaires pour améliorer les compétences de leurs militaires et renforcer l’ensemble de la logistique indispensable à une opérationnalité efficace.

Lutte contre le terrorisme: les exigence de Bamako

La lutte acharnée contre les groupes armés terroristes, qui sévissent notamment dans les régions du centre et du nord du pays, a incité les autorités de Bamako à reconfigurer et adapter en profondeur leurs moyens militaires afin de répondre à des engagements opérationnels de plus en plus exigeants et permanents. Cette adaptation illustre la volonté de l’État malien de s’aligner sur les normes internationales tout en répondant aux réalités sur le terrain.

Notons  que la puissance militaire ne garantit pas automatiquement la stabilité d’un pays ou d’une région : les forces armées doivent également s’inscrire dans des stratégies politiques, sociales et économiques plus larges, qui incluent la diplomatie, le développement communautaire et la justice sociale, pour répondre aux causes profondes de l’insécurité, telles que la pauvreté, les inégalités, et les tensions ethniques.

 Pour rappel, à la date d’aujourd’hui, la reconnaissance du Mali comme première puissance militaire de l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine) illustre à la fois un renforcement tangible des capacités militaires, manifesté par des formations, de nouveaux équipements et la collaboration avec d’autres nations, ainsi que l’ampleur des défis qui persistent dans la région, notamment les menaces terroristes, le trafic de drogues et la lutte pour le contrôle des ressources naturelles, qui continuent de miner les efforts de paix et de développement durable.

Daouda Bakary KONÉ 

Banques: Qui est Aline MANE YONTA, nouvelle Directrice BGFBank Sénégal ?

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, le paysage bancaire connaît une transformation significative avec un changement majeur à la tête de BGFIBank, une institution financière reconnue. En effet, une décision marquante du Conseil d’Administration, en date du 21 janvier 2026, a conduit à la nomination d’Aline MANE YONTA, également connue sous le nom d’épouse KENGNE, au poste prestigieux de Directrice Générale. 

Cette annonce a été relayée par un communiqué officiel reçu par les médias le vendredi 13 février 2026, révélant ainsi qu’elle prend la relève de Khady Boye Hann, une personnalité influente qui occupait non seulement le poste de Directrice Générale, mais également celui de présidente du patronat bancaire sénégalais, un rôle clé dans la régulation et la dynamisation du secteur bancaire du pays. La nouvelle Directrice Générale, Aline MANE YONTA, possède une solide expérience en tant que cadre supérieur dans le domaine bancaire, ce qui renforce sa légitimité pour diriger l’institution vers de nouveaux sommets.

 Elle est diplômée d’un Diplôme d’Études Supérieures spécialisé en Management des Banques et Institutions Financières, ce qui lui a permis d’acquérir une connaissance approfondie des principes de gestion et de fonctionnement des organismes financiers. En plus de cela, elle détient un Diplôme Professionnel de l’Institut des Techniques Bancaires, ainsi qu’un Certificat d’Administrateur d’Entreprise, chacun de ces titres attestant de son expertise et de sa capacité à naviguer dans un secteur complexe et en constante évolution. 

Sa carrière chez BGFIBank a débuté en mars 2001, où elle a commencé en tant que Chargée de Clientèle Grands Comptes, une fonction qui lui a permis de développer des relations solides avec des clients majeurs et de comprendre les besoins variés du marché sénégalais. C’est donc avec un bagage professionnel riche et une vision claire de l’avenir de la banque qu’Aline MANE YONTA s’apprête à prendre les rênes de BGFIBank, avec l’ambition d’insuffler une dynamique nouvelle à l’institution tout en maintenant son engagement envers l’excellence et la satisfaction client.

Avec une impressionnante carrière s’étendant sur plus de vingt-cinq (25) années d’expérience enrichissante au sein du Groupe BGFIBank, un acteur majeur et respecté dans le secteur bancaire, elle a eu l’opportunité de se forger une expertise solide et variée, permettant ainsi d’évoluer dans plusieurs fonctions stratégiques et managériales très significatives. Son parcours a été jalonné de défis stimulants et d’accomplissements notables qui témoignent non seulement de ses compétences professionnelles, mais également de sa capacité à s’adapter aux évolutions du marché bancaire. Dans ce contexte dynamique, elle a su démontrer un leadership exceptionnel en guidant ses équipes vers l’atteinte d’objectifs ambitieux tout en contribuant activement à la vision et aux valeurs de l’institution.

Sa carrière a été marquée par un parcours exceptionnel, au cours duquel elle a démontré son expertise et son leadership. Elle a notamment exercé les fonctions de Directrice Générale Déléguée en charge de la Banque Commerciale de BGFIBank Gabon, où elle a joué un rôle crucial dans le développement et la gestion des opérations bancaires, contribuant ainsi à la croissance et à la solidité de l’institution dans un marché concurrentiel. 

Avant d’être promue en 2017 à BGFI Holding Corporation, elle a été reconnue pour sa capacité à conduire des projets ambitieux et à innover dans les services bancaires. À BGFI Holding Corporation, elle a été successivement en charge de la Stratégie Commerciale du Groupe, du Développement Commercial et de l’Efficacité Opérationnelle, où ses décisions stratégiques ont entraîné une transformation significative et durable, renforçant ainsi la position de l’entreprise sur le marché financier.

Depuis l’année 2025, la nouvelle directrice générale, forte de son expérience et de sa vision stratégique, accompagnait déjà de manière proactive BGFIBank Sénégal dans le cadre de la mise en œuvre des stratégies de développement business, consolidant ainsi la position de l’institution sur le marché. Ce soutien s’inscrit dans le contexte plus large de l’appui et de l’assistance technique fournie par BGFI Holding Corporation, ayant pour but d’assurer une croissance pérenne et durable. 

Dans un environnement économique où la solidité de la gouvernance est devenue un facteur clé de confiance pour les clients et les partenaires, elle vise non seulement à amplifier les orientations stratégiques précédemment engagées, mais également à renforcer l’engagement envers l’excellence.

 Pour atteindre ces objectifs ambitieux, elle met en œuvre des initiatives axées sur l’optimisation de la performance commerciale, l’approfondissement des relations tant avec les entreprises qu’avec les particuliers, ainsi qu’une élévation constante des standards de qualité, offrant ainsi un service qui répond aux attentes les plus élevées du marché.

Mariam KONE 

Industries Culturelles: Fiche technique du cinéma malien de 1960 à 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le secteur du  cinéma, depuis l’acquisition de son indépendance en 1960, s’est progressivement forgé une identité unique et distincte sur la scène cinématographique mondiale, marquée par des œuvres mémorables et puissantes de réalisateurs de renom tels que Souleymane Cissé, célèbre pour ses films emblématiques comme « Baara » et « Yeelen, » ainsi que Cheick Oumar Sissoko, connu pour son œuvre « Guimba. ».

C’est pourquoi notre rédaction a décidé de vous dresser une fiche technique approfondie et très informative de l’industrie cinématographique du Mali, qui joue un rôle crucial dans le paysage culturel et artistique du pays. Ainsi, l’Afrique, un continent riche d’une diversité culturelle impressionnante et d’une histoire cinématographique vibrante, s’efforce encore de structurer une industrie cinématographique fragmentée, souvent entravée par des défis économiques et logistiques. Elle se distingue néanmoins par un potentiel immense qui ne demande qu’à être pleinement exploité.

Le Mali Émergent – Hebdo, une publication reconnue pour ses analyses approfondies et ses perspectives éclairées, vous présente une analyse technique méticuleuse de l’industrie cinématographique malienne, un secteur riche en créativité et en talent. Dans cette étude, il s’agit de retracer l’historique fascinant des œuvres cinématographiques réalisées par des figures culturelles de renommée nationale qui ont contribué à façonner l’identité et la représentation du Mali sur la scène internationale. Parmi ces personnalités emblématiques, on trouve, Cheick Oumar Sissoko,  Souleymane Cissé, dont les films ont captivé des audiences tant au niveau local qu’international, ainsi que Habib Dembelé, dont les récits et la passion pour le cinéma ont également marqué des générations. En outre, d’autres artistes incontournables et leurs contributions notables seront également abordés, afin de mettre en lumière l’impact significatif de l’industrie cinématographique sur la culture et la société maliennes. Cette analyse vise non seulement à célébrer ces réalisations, mais également à examiner les défis actuels et les opportunités qui se présentent à cette industrie dynamique, en soulignant l’importance du cinéma en tant qu’outil de narration et de réflexion sociale au Mali. Dans ce contexte, la ville de Bamako se positionne comme un phare de créativité en accueillant une initiative dédiée spécifiquement au documentaire, un genre qui, bien qu’il ait été longtemps marginalisé et souvent négligé sur le continent, revêt aujourd’hui une importance stratégique pour la narration intime des réalités africaines et pour la création de valeur culturelle significative.

Du vendredi 16 au dimanche 18 janvier 2026, le prestigieux Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, un symbole de l’identité culturelle malienne, ainsi que le Centre national de la cinématographie du Mali, ont ouvert leurs portes pour accueillir la première édition tant attendue du Festival international de documentaire africain de Bamako (FIDAB). Cet événement marquant a permis la projection de douze films documentaires africains soigneusement sélectionnés, répartis entre longs et courts métrages, devant une audience composée de professionnels du secteur ainsi que de membres du public bamakois, avides de découvrir de nouvelles œuvres. Ces projections, selon les informations officielles disponibles, ont non seulement permis de mettre en lumière la diversité des histoires racontées à travers le continent, mais ont aussi contribué à renforcer l’engagement envers une industrie cinématographique qui fait face à un avenir riche en possibilités.

Favoriser les échanges fructueux entre réalisateurs, producteurs et diffuseurs

Le FIDAB, Festival International des Documentaires et des Arts Visionnaires, a proposé un riche programme comprenant des projections de films, des débats passionnants, des ateliers interactifs et des rencontres professionnelles qui visent à favoriser les échanges fructueux entre réalisateurs, producteurs et diffuseurs venant de divers horizons culturels. Parmi les longs métrages en compétition qui ont captivé l’attention des participants se trouvaient des œuvres significatives telles que « I Boyoro » d’Abraham Kamara originaire du Mali, une réflexion poignante sur les réalités sociales, ainsi que « Loin de moi la colère » de Joël Akafou, représentant la Côte d’Ivoire, et « IN Transit » de Tomisin Samuel, dont les racines plongent au Burkina Faso. En ce qui concerne les courts métrages, la sélection incluait « Foura ou le mariage » du Togo, mettant en lumière des traditions locales, « TakalaKoyos, les Gardiennes du fleuve » du Niger, qui illustre le lien profond entre la culture et l’environnement, ainsi que « Izuran » d’Algérie, une œuvre artistique envoyant des messages puissants sur des thématiques contemporaines.

Selon les rapports de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), l’industrie cinématographique et audiovisuelle africaine connaît une dynamique significative en générant aujourd’hui près de 5 milliards USD de valeur ajoutée et environ 5 millions d’emplois, constituant ainsi un pilier essentiel de l’économie régionale. Cependant, des analyses suggèrent que ce potentiel pourrait être multiplié pour atteindre 20 milliards USD et plus de 20 millions d’emplois robustes si le secteur était mieux structuré et soutenu par des politiques favorables. Le FIDAB s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large visant à valoriser et à promouvoir le savoir-faire africain, dans un secteur riche en diversité et en créativité, cherchant à porter la voix des cinéastes au-delà des frontières du continent.

Cette édition survient alors que le documentaire africain connaît une dynamique croissante de structuration et de visibilité au sein d’un paysage cinématographique en pleine évolution. Le projet IMPALA, soutenu par l’Agence française de développement (AFD) ainsi que par des partenaires locaux africains engagés, joue un rôle fondamental en formant de jeunes réalisateurs, monteurs et producteurs. Ce projet inclut une forte composante d’inclusion, avec la particularité qu’environ 50 % des participants sont des femmes, ce qui reflète une volonté d’égalité des genres dans un domaine souvent masculinisé. Ces formations couvrent toutes les étapes de la création, allant de l’écriture jusqu’à la coproduction internationale, et touchent directement près de 100 000 spectateurs dans dix pays francophones, ce qui témoigne de l’impact significatif de ces initiatives sur le public.

Les festivals, tels que Saint-Louis’Docs, qui se déroulera en avril 2025 au Sénégal, jouent également un rôle essentiel pour valoriser ces œuvres et favoriser une meilleure compréhension des enjeux contemporains en Afrique. Lors de cette 16ᵉ édition, 55 films documentaires provenant de 24 pays seront présentés, offrant non seulement des projections de haute qualité, mais aussi des débats enrichissants et des rencontres professionnelles propices aux échanges d’idées et à la collaboration entre créateurs. Ces initiatives ne font que renforcer l’idée que le documentaire africain s’inscrit désormais dans un continuum de professionnalisation, de diffusion et de valorisation culturelle, consolidant ainsi son rôle stratégique au cœur de l’industrie cinématographique du continent, et participant à la promotion d’une identité culturelle riche et diversifiée.

Fiche Technique du Cinéma malien entre 1960 à nos jours

Le cinéma malien, depuis l’acquisition de son indépendance en 1960, s’est progressivement forgé une identité unique et distincte sur la scène cinématographique mondiale, marquée par des œuvres mémorables et puissantes de réalisateurs de renom tels que Souleymane Cissé, célèbre pour ses films emblématiques comme « Baara » et « Yeelen, » ainsi que Cheick Oumar Sissoko, connu pour son œuvre « Guimba. » Ces réalisateurs talentueux ont su explorer des thèmes profonds et complexes, notamment le drame social, l’histoire riche de leur pays, et les traditions culturelles qui façonnent la vie des Maliens. Au fil des ans, le cinéma malien s’est enrichi et diversifié, allant au-delà des frontières nationales pour toucher des audiences internationales. Plus récemment, le réalisateur Abderrahmane Sissako a émergé comme une figure marquante du cinéma contemporain, apportant avec lui une sensibilité artistique et une perspective unique qui lui ont valu plusieurs reconnaissances et distinctions sur la scène internationale. Grâce à ces contributions significatives, le cinéma malien continue de captiver et d’inspirer, tout en reflétant les réalités et les aspirations de son peuple.

 Cette fiche technique de votre journal, « Le Mali Emergent-Hebdo » couvre une sélection minutieuse et pertinente des films notables produits au Mali depuis 1960 jusqu’à nos jours, en mettant en lumière divers mouvements et évolutions du septième art malien. Ainsi, dans la période des années 1960 à 1970, souvent considérée comme les débuts de cette industrie, nous avons des œuvres marquantes comme « Demain à Nanguila » (1960) réalisé par le célèbre Joris Ivens, qui a captivé un public avide de récits poignants. En outre, nous pouvons citer « Cinq jours d’une vie » (1970) du talentueux Souleymane Cissé, qui commence à poser les bases d’un cinéma engagé et significatif, ainsi que « Baara » (Le travail, 1978), une véritable réflexion sociale sur la condition humaine, également de Souleymane Cissé.

Puis, les années 1980 à 1990 sont souvent référencées comme l’âge d’or du cinéma malien, où plusieurs chefs-d’œuvre ont émergé, tels que « Finyé » (Le vent, 1982) de Souleymane Cissé, qui témoigne d’une exploration d’histoires personnelles et communautaires d’une grande résonance, et « Yeelen » (La lumière, 1987) qui a été salué tant sur la scène nationale qu’internationale pour son esthétique et sa profondeur narrative. D’autres films emblématiques de cette époque incluent « Finzan » (1989) de Cheick Oumar Sissoko, « Ta dona » (Au feu, 1991) d’Adama Drabo, « L’Enfant terrible » (1993) de Kadiatou Konate, « Guimba, un tyran, une époque » (1995) de Cheick Oumar Sissoko, ainsi que « Waati » (Le Temps, 1995) et « Taafé Fanga » (Pouvoir de pagne, 1997) de Souleymane Cissé, qui ont tous contribué à l’essor du film malien en tant que moyen d’expression culturelle unique. Enfin, en ce qui concerne les années 2000 jusqu’à nos jours, nous pouvons noter des œuvres contemporaines telles que « Bàttu » (2000) de Cheick Oumar Sissoko, « Bamako » (2006) d’Abderrahmane Sissako, qui a reçu une reconnaissance mondiale, et « Faro, la Reine des Eaux » (2007) de Salif Traoré, qui continuent à faire écho aux réalités sociopolitiques du Mali tout en embellissant le patrimoine cinématographique du pays. Ce parcours à travers le temps révèle non seulement des jalons importants de l’histoire du cinéma malien, mais aussi le talent exceptionnel des créateurs et la richesse des récits qui continuent de marquer les esprits et d’enrichir la culture cinématographique.

Selon les données officielles fournies par Research Gate, une organisation scientifique réputée qui regroupe plus de 160 millions de pages de publications académiques et de recherches diverses, il est souligné que « Cette liste reflète la richesse de la production cinématographique malienne, qui a connu un essor important malgré le déclin des salles de cinéma à Bamako depuis les années 1990 ». En effet, malgré les défis que représente la fermeture progressive de nombreuses salles de projection dans la capitale malienne, la créativité et la passion des cinéastes maliens ont permis l’émergence d’une industrie cinématographique dynamique, capable de raconter des histoires profondes et de mettre en lumière la culture et les préoccupations sociales du pays. Cette situation témoigne non seulement d’une résilience face à l’adversité, mais aussi d’un désir collectif de faire perdurer et évoluer l’art cinématographique au Mali, offrant ainsi aux nouvelles générations d’artistes la possibilité d’explorer des thèmes variés et d’atteindre un public tant local qu’international.

Daouda Bakary KONE

Mali : Loulo-Gounkoto annonce une production aurifère de 260 000 à 290 000 onces d’or en 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le groupe minier canadien Barrick Mining, reconnu pour son expertise et son influence dans l’industrie aurifère internationale, anticipe ambitieux une production attribuable qui devrait se situer entre 260 000 et 290 000 onces d’or pour l’année 2026 à la mine de Loulo-Gounkoto. Cette prévision a été révélée dans un rapport financier détaillé publié le jeudi 5 février, fournissant ainsi des informations significatives sur les perspectives de l’entreprise.

Au-delà de ce chiffre prévisionnel, cette annonce revêt une importance particulière car elle marque le retour tant attendu de cet actif essentiel dans les plans de production du groupe, après qu’il ait été écarté l’année précédente de ces mêmes projections en raison de tensions persistantes et complexes avec l’État malien, qui ont considérablement impacté les opérations dans la région. La mine de Loulo-Gounkoto, qui représente la plus grande et prestigieuse source d’or du Mali, a été au centre d’un bras de fer qui s’est intensifié au fil des années entre Barrick et les autorités gouvernementales basées à Bamako. Ce conflit, qui découle de la volonté affichée de l’État d’appliquer rigorusement les nouvelles dispositions du Code minier de 2023, a franchi une étape cruciale en janvier 2025, lorsque la compagnie a décidé de fermer temporairement le site suite à la saisie par l’État d’un stock d’or significatif. Dans cette dynamique tendue, Barrick a été contraint de retirer le projet de Loulo-Gounkoto de ses prévisions de production pour l’exercice, une décision qui souligne les défis considérables rencontrés par l’entreprise dans sa quête pour maintenir une opération stable et rentable dans un climat incertain.

Le site, qui avait été en sommeil et n’avait pas connu d’activités depuis plusieurs mois, est ensuite resté à l’arrêt jusqu’à la période de juin. À ce moment-là, une demande formulée par le gouvernement a conduit à le placer sous administration provisoire, en prévision d’une relance imminente des opérations. Cependant, une nouvelle dynamique a eu lieu en novembre lorsque les parties ont réussi à conclure un accord crucial, visant explicitement à mettre un terme au litige qui perdurait. Cet accord stipulait, entre autres éléments essentiels, que Bamako devait renoncer à toutes les charges pesant sur les filiales maliennes de Barrick, ce qui représentait un tournant non négligeable dans les relations entre les deux entités. De plus, il était prévu que le stock d’or saisi ainsi que le contrôle opérationnel du site soient restitués à la compagnie, permettant ainsi une normalisation de la situation.

En contrepartie de ces concessions significatives, la société Barrick a pris l’engagement ferme de retirer les procédures d’arbitrage international qu’elle avait engagées contre le Mali, en plus de verser la somme considérable de 253 millions de dollars américains à l’État malien. Ce montant, d’une ampleur remarquable, est destiné à soutenir les relations futures et à assurer un climat de confiance rétabli. Selon la note d’information publiée récemment par Barrick, ce cadre de résolution a été effectivement mis en œuvre, permettant à la société de reprendre le contrôle opérationnel du site tant attendu le 18 décembre 2025. Avec cette reprise, la relance de la production a pu être envisagée dans les derniers jours de l’année, marquant ainsi un nouveau départ prometteur pour les opérations sur le site et une relance économique attendue pour la région.

En prenant en considération la production réalisée avant la fermeture des opérations ainsi que celle enregistrée durant les derniers jours de l’année, la société minière Barrick annonce une production attribuable correspondant à un total de 29 000 onces pour l’année 2025, cette estimation étant fondée sur sa participation de 80 % dans les activités. Si l’on ajoute les 20 % de la production qui sont détenus par l’État malien, cela équivaut donc à environ 36 200 onces d’or qui devraient être livrées au cours de l’année complète. Il convient de noter que, malgré les récents rapports qui ont évoqué une potentielle reprise des activités extractives sous l’administration provisoire actuelle, aucune production n’a été enregistrée pour cette période à ce stade, laissant planer des incertitudes quant à l’efficacité de cette reprise.

Pour l’exercice en cours, Barrick Mining semble s’engager dans une dynamique de reprise progressive au sein de son site d’exploitation de Loulo-Gounkoto. En intégrant la part appartenant à l’État malien, qui s’élève à 20 %, à la production attribuable maximale estimée à 290 000 onces, il est envisageable que la mine atteigne une production totale allant jusqu’à 362 500 onces. Toutefois, il est important de noter que, comparativement aux performances exceptionnelles de l’année 2024, où 723 000 onces d’or avaient été livrées, ce niveau de production reste nettement inférieur. Bien que cette reprise des activités semble encore hésitante et marquée par une progression lente, Loulo-Gounkoto continue de représenter un actif stratégique majeur pour la société, avec un potentiel qui pourrait renforcer son rôle dans l’économie minière du pays dans les années à venir. Après avoir réussi à produire un impressionnant total de 3,2 millions d’onces d’or au cours de l’année 2025, le groupe a fixé un objectif ambitieux visant à atteindre une performance quasi similaire en 2026. Pour cela, il compte grandement sur la contribution significative de la mine de Loulo-Gounkoto, qui, après la cession des mines Hemlo et Tongon l’année précédente, revêt une importance stratégique accrue dans le portefeuille de l’entreprise. Il est à noter que le portefeuille de la compagnie se compose d’une dizaine de mines, soigneusement réparties sur plusieurs continents, incluant une concentration notable en Afrique. Parmi ces opérations minières figurent des sites de grande notoriété tels que Kibali en République Démocratique du Congo, ainsi que North Mara et Bulyanhulu, tous deux localisés en Tanzanie, qui contribuent également de manière substantielle à la production d’or de l’entreprise.

En ce qui concerne le Mali, un pays dont la production industrielle a connu une chute préoccupante de 22,9 % l’année dernière, la relance de Loulo-Gounkoto représente un passage essentiel vers une reprise économique significative. Cette situation est d’autant plus pertinente dans le contexte actuel, où les prévisions évoquent une augmentation prolongée des prix de l’or tout au long de l’année 2026, renforçant ainsi les attentes des investisseurs et des parties prenantes. Après une remarquable progression annuelle de 67 % des prix de l’or en 2025, il est capital de garder un œil attentif sur les prochaines mises à jour concernant la stratégie opérationnelle à moyen terme de Barrick concernant la mine et les performances qui en résulteront, afin de mieux cerner les impacts sur l’ensemble de la région. Parallèlement à d’autres démarches essentielles, les discussions se poursuivent activement entre les deux parties concernées concernant le renouvellement tant attendu du permis minier de la mine Loulo, un élément clé du complexe minier Loulo-Gounkoto qui joue un rôle crucial dans l’économie régionale. Ce bail, qui est censé expirer ce mois-ci après une période d’exploitation significative, est actuellement en instance de prorogation pour une durée additionnelle de dix ans, selon les indications fournies par Barrick, bien que la société n’ait pas précisé si ces négociations prennent en compte les stipulations du nouveau code minier récemment promulgué.

Pour rappeler le contexte, ce régime rénové permet désormais à l’État malien de posséder jusqu’à 35 % d’une mine, dont 5 % sont réservés spécifiquement aux investisseurs locaux, une augmentation notable par rapport aux 20 % de détention permis auparavant. Cette évolution réglementaire pourrait également influencer considérablement les dynamiques commerciales et les relations entre les parties prenantes impliquées dans l’exploitation minière au Mali.

Mariam KONE

Afrique du Sud: le Groupe Toubani Resources au Mining Indaba 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique du Sud, le Malien Mohamed Diarra, Directeur régional du Groupe Toubani Resources et de la MINE DE KOBADA S.A., prend part au Forum Mining Indaba 2026 à Cape Town, grand rendez-vous africain dédié à l’investissement et aux partenariats dans le secteur minier.

À cette occasion, il procédera à plusieurs rencontres stratégiques avec des partenaires financiers, techniques et industriels (investisseurs, contractants, fournisseurs et prestataires spécialisés) afin de renforcer la dynamique autour du projet aurifère de Kobada (Mali) et d’accélérer des coopérations concrètes.

Selon Mohamed Diarra : « Le Forum Mining Indaba est une plateforme décisive pour bâtir des partenariats solides. Je suis ici pour porter la voix du Mali et faire avancer la mine de Kobada à travers des échanges concrets, avec une priorité : maximiser les retombées positives en termes d’emplois, de contenu local et de standards. »

Il participera aussi à la table ronde consacrée au Mali, un espace de dialogue et de promotion destiné à mettre en lumière le potentiel minier du pays, ses opportunités d’investissement et les perspectives de création de valeur.

L’ambition c’est de contribuer à une création de valeur durable au Mali — emplois, contenu local et sous-traitance, formation et montée en compétences, transfert de savoir-faire, et alignement sur les standards internationaux (HSE/ESG).

Mahmet Traoré

Expert en Communication Stratégique

MINING INDABA 2026 : le Mali reprend l’initiative à Cape Town

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Après deux ans d’absence, le Mali revient à Mining Indaba avec un signal clair : reprendre la main sur la narration minière, consolider sa crédibilité réformatrice et repositionner le secteur comme levier de souveraineté économique.

Cette édition est marquée par une forte délégation malienne réunissant l’État et des acteurs économiques notamment des banques, des opérateurs de sous-traitance et des entreprises intervenant aux côtés des mines industrielles opérant au Mali.

Un message simple : le Mali ne vient pas seulement “se montrer”, il vient se positionner, négocier et contractualiser.

Le leadership malien en matière de souveraineté minière s’affirme comme un cap stratégique.

Ici, la souveraineté ne se limite pas au sous-sol : elle vise la maîtrise des règles, un partage plus équilibré de la valeur, et l’ancrage des retombées dans l’économie nationale.

Cela se traduit par les réformes engagées, le renforcement du rôle de l’État et des collectivités, et une ambition claire : faire du contenu local un outil concret (emplois, achats locaux, sous-traitance nationale, formation, transfert de compétences).

À Mining Indaba, l’enjeu n’est donc pas seulement d’attirer des investisseurs, mais de porter une trajectoire : passer de l’extraction à la création de valeur. L’or reste central, tandis que le lithium et d’autres minerais stratégiques s’inscrivent dans une vision plus large, liée aux nouvelles chaînes d’approvisionnement et aux minéraux critiques.

Dans ce contexte, la présence conjointe de l’administration, des opérateurs et des sous-traitants crédibilise la capacité du Mali à structurer un écosystème, exécuter des projets et transformer les engagements en résultats. Le message est clair : la mine doit financer, structurer et industrialiser — pas seulement extraire.

Mahamet TRAORÉ

Expert en Communication Stratégique

Indaba Mining 2026 : « l’offensive des banques maliennes à Cape Town »,- (Par Mahmet Traoré)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À Mining Indaba, la mine ne se gagne plus seulement sur la géologie : elle se gagne sur les flux, la confiance et la capacité d’exécution.

Ouvert le 9 février 2026 à Cape Town, Mining Indaba concentre, en quatre jours, l’essentiel : projets en quête de partenaires, investisseurs en quête d’actifs, États en quête de retombées, opérateurs en quête de stabilité… et surtout de vitesse d’exécution.

Cette édition confirme une évolution majeure : les banques actives au Mali ne viennent plus observer le secteur minier, elles viennent l’organiser. Elles se positionnent comme des acteurs capables de transformer une ambition en projet “bancable”, puis en chantier, puis en production — avec des retombées locales.

Car le secteur minier est désormais un écosystème complet (fournisseurs, logistique, énergie, sous-traitance, fiscalité, contenu local, communautés, conformité, exigences ESG). Dans cette équation, la banque devient un levier de performance : elle structure les montages, sécurise les flux, rassure les investisseurs et accélère l’exécution.

Le vrai sujet n’est pas le potentiel : c’est l’exécution. Et l’exécution suit une chaîne simple :
bancarité/bancabilité → financement → exécution → flux → retombées.

À Cape Town, trois approches se distinguent :

  1. La banque-pivot, au cœur du deal-flow : le Groupe BDM-SA, conduit par son Directeur Général Oumar KONTE , affiche une posture de terrain (réseau, rencontres ciblées, partenaires). Les échanges annoncés avec Resolute Mining, Corica Mining Services, Barrick Gold et le passage au stand du Mali traduisent une ambition : être là où se décident financements, contrats et chaînes d’approvisionnement.
  2. La verticalisation “mining”, avec des capacités dédiées : AFG Bank-Mali, représentée par son Directeur Général Sayouba Ouédraogo, met en avant une logique sectorielle structurée, notamment à travers le programme LCCP (100 milliards FCFA dédiés au secteur privé malien). Son Mining Desk illustre une continuité de traitement (structuration, garanties, trade finance, cash management, conformité), renforcée par l’adossement AFG Holding (effet réseau et cofinancement).
  3. L’effet réseau “top management” comme accélérateur : Coris Bank International illustre une méthode simple à Indaba : présence décisionnelle = délais réduits, crédibilité renforcée, mises en relation intensifiées. Sur un salon où tout se joue vite, l’arbitrage au bon niveau fait la différence.

Pourquoi ces banques deviennent-elles si décisives ?
Parce qu’une banque “orientée mine” ne se limite pas à ouvrir des comptes : elle bancarise les projets (structuration, syndication, cofinancement), sécurise l’exploitation (trésorerie, garanties), finance le contenu local (leasing, affacturage, supply-chain finance), facilite le commerce international (trade finance, import d’équipements) et gère les risques (change, conformité, gouvernance). Sans ces briques, une mine peut être rentable sur le papier… mais inexécutable dans la réalité.

Au-delà du salon, un sujet ressort : les flux et la liquidité.
Les orientations récentes du cadre minier malien, autour de la domiciliation/rapatriement des recettes, peuvent renforcer le rôle des banques opérant au Mali. Si davantage de flux transitent localement : plus de liquidité, donc plus de capacité de crédit, plus d’investissement et un effet d’entraînement sur l’économie réelle.

Reste le test décisif : l’après-Indaba.
Pipeline, priorisation, term sheets, calendrier de conversion : la crédibilité se mesure à la capacité de transformer des contacts en décisions, puis des décisions en décaissements.

Indaba 2026 met ainsi en lumière une ambition : les banques actives au Mali veulent peser non seulement comme financeurs, mais comme architectes de l’écosystème, à l’interface entre l’État, les opérateurs, les investisseurs et la sous-traitance.

Au fond, l’offensive est là : transformer la mine en industrie, et l’industrie en valeur durable.


Mahamet Traoré
Expert en communication stratégique.

Sénégal : l’ITFC annonce la mobilisation de 413,25 milliards de FCFA visant à satisfaire les impératifs cruciaux de financement

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), qui est une institution financière de premier plan affiliée au groupe prestigieux de la Banque Islamique de Développement (BID), continue de renforcer et de consolider son implantation au sein du paysage économique national. En effet, dans un contexte où les besoins en financement pour le développement durable sont de plus en plus pressants, l’institution a récemment conclu un accord stratégique avec l’État sénégalais portant sur le plan de financement annuel prévu pour l’année 2026.

 Ce dispositif ambitieux prévoit la mobilisation d’une somme considérable de 630 millions d’euros, ce qui équivaut à environ 413,25 milliards de FCFA, et qui sera allouée spécifiquement au bénéfice de secteurs stratégiques vitaux pour l’économie nationale, tels que l’agriculture, l’infrastructure et l’énergie. 

L’accord marquant cette collaboration fructueuse a été signé avec solennité par le directeur général de l’ITFC, l’ingénieur Adeeb Yousuf Al-Aama, et le ministre sénégalais de l’Économie, de la Planification et de la Coopération, Abdourahmane Sarr. Cette importante annonce a été relayée par un communiqué officiel publié ce 11 février 2026, soulignant ainsi l’importance de cette initiative pour le développement économique et social du Sénégal.

Établi dans le contexte de l’accord-cadre quinquennal d’une valeur remarquable de 2 milliards d’euros, signé en mai 2025 sous le signe d’une coopération mondiale, ce plan annuel ambitieux a pour objectif principal de financer de manière efficace les importations et exportations de produits essentiels qui sont vitaux pour le bon fonctionnement de l’économie. Parmi ces produits, on retrouve des articles cruciaux comme les produits pétroliers et les arachides, des denrées qui ne sont pas seulement importantes sur le plan économique, mais également sur le plan culturel et social. 

Dans un contexte mondial marqué par une volatilité extrême des prix de l’énergie et des matières premières, l’enjeu est indéniablement clair et précis. Il s’agit avant tout de sécuriser l’approvisionnement en hydrocarbures, une ressource essentielle pour le développement énergétique du pays; mais aussi de soutenir la filière arachidière, qui constitue un pilier historique non seulement de l’économie sénégalaise, mais aussi de l’identité alimentaire de la population. 

De plus, ce plan vise à renforcer les chaînes d’approvisionnement afin d’assurer une résilience accrue face aux fluctuations du marché. En contribuant à la sécurité énergétique et alimentaire, et en garantissant la disponibilité des matières premières stratégiques nécessaires, ce financement joue un rôle fondamental dans la promotion et le maintien de la stabilité du pays, permettant ainsi la réussite de ses projets économiques et le bien-être de sa population.

Depuis l’année 2008, le Sénégal a eu l’opportunité de bénéficier d’un volume cumulé impressionnant de 2,8 milliards de dollars, tous approuvés par l’ITFC, l’International Islamic Trade Finance Corporation, une institution dédiée à la promotion du financement islamique du commerce. Ce soutien financier a été mis en place pour accompagner et renforcer les priorités nationales du pays à travers l’adoption de solutions de financement qui sont conformes aux principes de la charia. 

Aussi, le lancement de ce nouveau plan de financement intervient dans un contexte particulièrement dynamique, alors que le Sénégal aspire à solidifier et accentuer son développement économique. Ce processus de transformation est illustré par la montée en puissance de ses secteurs productifs, la valorisation stratégique de ses filières agricoles, ainsi que des efforts significatifs pour sécuriser les approvisionnements énergétiques, sans oublier le renforcement indispensable de la résilience des chaînes logistiques existantes.

Notons qu’à travers cette démarche, l’ITFC ne se contente pas seulement de fournir un soutien financier ; il agit véritablement comme un catalyseur de fluidité économique, en allégeant les contraintes de trésorerie qui pèsent sur les importations stratégiques et en soutenant d’une manière proactive les efforts d’exportation du Sénégal, permettant ainsi une intégration plus forte du pays dans le commerce international.

Mariam KONE