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Mali: Bamako et Abidjan se préparent à accueillir la 3eme édition du « Festival du Thé », sous la direction de Rokyatou Camara

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un événement d’une envergure exceptionnelle se tiendra simultanément à Bamako, la capitale, et à Abidjan du 20 au 22 2026, une métropole vibrant de culture en Côte d’Ivoire, marquant ainsi la 3ᵉ édition tant attendue du Festival du Thé. 

Cette annonce, faite avec enthousiasme lors d’une conférence de presse organisée le vendredi 13 février dans un cadre accueillant à Bamako, a suscité une grande anticipation parmi les amateurs de thé et les curieux. Plus de 10 000 visiteurs, venus des quatre coins de la région et au-delà, sont attendus pour célébrer ensemble cette boisson emblématique.

« Le thé est un rituel universel de rencontre, de transmission et de communion. À travers les cultures, il incarne la patience, le respect, l’écoute et le vivre-ensemble, créant un espace où les différences s’effacent au profit du dialogue et du partage. Le thé est un vecteur de paix qui réunit les gens autour de lui », a affirmé avec passion la promotrice du festival, Rokyatou Camara, à l’adresse des journalistes. Ces mots illustrent parfaitement l’essence même de cet événement, qui se veut être un véritable carrefour d’échanges culturels, où les différentes traditions liées à la préparation et à la dégustation du thé seront mises à l’honneur, offrant ainsi une occasion unique de découvrir les richesses et les diversités qui se cachent derrière chaque tasse.

La Promotrice Camara a clairement précisé que l’ouverture des activités tant attendues se déroulera à Bamako, dans les magnifiques murs du Musée national, un endroit emblématique qui non seulement abrite des collections fascinantes, mais qui témoigne également de l’histoire riche et diversifiée du Mali, un pays aux multiples facettes culturelles et historiques. Ce musée revêt une importance particulière, car il permet aux visiteurs de plonger dans les racines profondes de la culture malienne à travers des expositions variées, oscillant entre arts, artisanat et témoignages historiques.

Après cette phase inaugurale à Bamako, les activités se déplaceront pour se clôturer de manière tout aussi significative à Abidjan, en Côte d’Ivoire, une ville où la dynamique culturelle et artistique est tout aussi remarquable, vibrant avec des événements culturels divers et une scène artistique résolument contemporaine, faisant de cette clôture un moment de célébration et de partage intercontinental.

« À Abidjan, une ville cosmopolite et vibrante qui résonne au rythme de la diversité culturelle, cette culture du thé prend une dimension particulière et enrichissante : elle devient un véritable pont entre les peuples, les générations et les traditions, reflétant avec précision la chaleur humaine, l’élégance innée et l’énergie débordante de la capitale économique ivoirienne », a-t-elle ajouté avec une passion contagieuse, soulignant ainsi l’importance de cette boisson millénaire dans le cadre des interactions sociales qui jalonnent la vie quotidienne.

Dans cette métropole où les saveurs et les odeurs se mêlent dans un ballet harmonieux, elle a également mis en avant le fait que cette pratique ancienne transcende les simples moments de consommation, se transformant ainsi en une véritable célébration de l’humanité partagée, où chaque tasse de thé devient une invitation à la convivialité, à l’échange et à la cohésion entre les différentes strates de la société ivoirienne.

Selon les réflexions profondes de Rokyatou Camara, « c’est autour d’une tasse de thé que se tissent des liens, que naissent des échanges sincères et que se renforce une cohésion sociale fondée sur la convivialité et l’ouverture », illustrant ainsi de manière poignante comment ce rituel, si simple en apparence, possède le pouvoir incroyable de rapprocher les individus de toutes origines et d’encourager des dialogues enrichissants et authentiques.

Dans un monde où le contact humain peut parfois sembler éphémère et superficiel, le moment partagé autour de cette boisson chaude symbolise une pause précieuse, un espace de transition entre l’individu et l’autre, permettant à chacun d’exprimer ses pensées, ses émotions et ses récits de vie.

À travers cette initiative éclairante et inspirante, elle espère non seulement mettre en lumière les aspects culturels richement variés et fascinants du thé, mais aussi promouvoir une valorisation et un approfondissement de l’héritage commun qui unit les différents peuples, malgré leurs différences. C’est dans cet esprit de partage et de solidarité, véritablement nourri par le respect et la compréhension mutuelle, que peuvent naître des rapprochements durables et des alliances fructueuses, renforçant ainsi les liens humains essentiels dans notre société contemporaine.

La particularité de cette troisième édition réside dans son caractère transfrontalier exceptionnel, qui n’est pas seulement un détail logistique, mais qui souligne également la volonté d’unir différentes cultures et expériences. Cet événement, d’une ampleur remarquable, débutera au Mali, un pays riche en histoire et en traditions, véritable carrefour de civilisations, avant de se terminer en Côte d’Ivoire, une nation vibrante connue pour sa diversité ethnique et son dynamisme culturel.

Notons que ce parcours à travers les frontières non seulement enrichira les participants d’une multitude de perspectives, mais renforcera également les liens entre les deux pays tout en célébrant les particularités et les atouts de chaque destination.

Daouda Bakary KONÉ

En RDC, le cuivre de Butembo  désormais placé sous la tutelle d’une société cotée aux États-Unis

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le projet cuprifère de Butembo, bien que situé dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), une région souvent en proie à diverses formes d’insécurité et de conflits, vient d’intégrer les rangs de la société African Discovery Group (AFDG), un acteur notable dans le secteur minier.

Cette société, dont les actions sont négociées sur les marchés boursiers aux États-Unis, a récemment annoncé avoir signé un contrat définitif de vente et d’achat d’actions avec Grabin Mining SAS, une entreprise présentée comme la détentrice légitime du permis d’exploitation lié au projet minier de Butembo.


Dans le cadre de cette opération stratégique, l’entreprise américaine détaille que la transaction a été réalisée par le biais d’une prise de contrôle inversée, un mécanisme financier qui permet à une société déjà cotée en bourse d’acquérir et d’intégrer un actif non coté à son portefeuille, souvent en rémunérant les actionnaires de l’actif acquis par l’émission d’actions supplémentaires. Dans son communiqué officiel, AFDG précise d’ailleurs que « des actions ont été émises aux détenteurs de la licence » et que, par conséquent, « la propriété de l’intérêt minier est désormais détenue par une entité domiciliée aux États-Unis », renforçant ainsi la présence et l’implication de sociétés américaines dans le domaine minier congolais. Cette étape marque une avancée significative pour le projet, ouvrant la voie à de nouvelles opportunités de développement et d’investissement dans une région riche en ressources, mais confrontée à des défis complexes.

Autrement dit, le projet de Butembo, qui revêt une importance stratégique pour le développement économique local, est désormais logé dans une structure qui dépend de l’émetteur coté aux États-Unis, renforçant ainsi ses liens avec le marché international. Cette réorganisation permet à la société de bénéficier non seulement d’une meilleure visibilité mais aussi des ressources financières offertes par les détenteurs de cet actif, qui sont désormais intégrés dans son actionnariat. Il est cependant crucial de noter que cette transaction, bien que prometteuse pour l’avenir de l’entreprise, doit encore recevoir le feu vert des autorités de régulation, notamment en République Démocratique du Congo, afin de s’assurer qu’elle respecte les normes légales et éthiques en vigueur.

D’autre part, AFDG est présente sur le marché américain OTC, qui est connu pour être un compartiment boursier moins encadré que les grandes places boursières telles que le NYSE ou le Nasdaq. Cela implique que les investisseurs, tout en ayant beaucoup de potentiel de gains, doivent également être conscients des risques plus élevés en raison d’une réglementation moins stricte. Les documents publics accessibles montrent que l’entreprise a déjà changé d’orientation par le passé, illustrant sa capacité à s’adapter aux évolutions du marché, avant de se recentrer sur les métaux, une tendance qui semble répondre à l’essor mondial de la demande de matières premières.

Dans son communiqué récent, AFDG annonce également un changement d’identité significatif et se présente désormais sous le nom de Copper Intelligence, un choix symbolique qui reflète son engagement envers le secteur minier en République Démocratique du Congo. L’entreprise se positionne dorénavant comme « la première société indépendante liée à la RDC cotée aux États-Unis », ce qui constitue un jalon historique et pourrait susciter un intérêt accru des investisseurs. De plus, elle se définit comme un véhicule dédié à l’acquisition et à l’exploration d’actifs cuprifères dans le pays, mettant ainsi en avant son ambition de jouer un rôle clé dans le développement de l’infrastructure minière en RDC, tout en contribuant au dynamisme économique de la région.

La nouvelle équipe dirigeante, dynamique et ambitieuse, est menée par Andrew Groves, un entrepreneur réputé, qui serait le fondateur de plusieurs sociétés minières influentes et prospères sur le continent africain, notamment Camec, African Platinum et Central African Gold. Chacune de ces entreprises, qui ont joué un rôle significatif dans l’industrie minière de la région, aurait été cédée avec succès, témoignant ainsi de ses compétences stratégiques et de sa vision entrepreneuriale. En outre, l’équipe se compose également d’Aldo Cesano, un professionnel chevronné et respecté dans le domaine, revendiquant une remarquable expérience de 40 ans dans le développement minier ainsi que dans la gestion logistique, non seulement en République Démocratique du Congo (RDC) mais également au Zimbabwe et dans l’ensemble de l’Afrique australe. Grâce à leurs expertises respectives, cette équipe promet de faire avancer les projets miniers avec une approche intégrée et innovante, visant à maximiser les bénéfices tout en respectant les normes environnementales et sociales en vigueur.

Zangouna KONÉ 

Kenya Airways à la recherche constante de solutions pour revitaliser son modèle économique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Kenya, le Trésor public, à travers divers médias locaux bien informés, s’apprête à annoncer un appel à manifestation d’intérêt à l’échelle internationale. Ce processus vise à attirer un investisseur stratégique capable d’injecter une somme comprise entre 1,2 et 2 milliards USD dans la compagnie aérienne nationale, Kenya Airways (KQ). 

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle tentative de la part des autorités kenyannes pour stabiliser la compagnie aérienne de manière durable, particulièrement après une décennie marquée par des turbulences financières significatives et des défis structurels.

L’enveloppe financière qui serait ainsi mobilisée a pour objectif concret de renforcer la structure financière du transporteur aérien et de soutenir un plan de transformation ambitieux, considéré comme le plus vaste et le plus essentiel depuis plusieurs décennies. Ce plan vise à repositionner Kenya Airways de manière à accroître sa compétitivité face aux grandes compagnies aériennes africaines, notamment sur les segments à long et moyen courriers ainsi que ceux régionaux. En effet, après avoir subi plus d’une dizaine d’années de pertes chroniques, Kenya Airways a réussi à enregistrer en mars 2025 son premier bénéfice opérationnel depuis 11 ans, une performance qui, bien que encore fragile, est perçue comme un signal positif dans un environnement commercial de plus en plus concurrentiel et marqué par des contraintes de financement. Cette recherche de nouveaux investisseurs souligne l’importance vitale de la compagnie pour le secteur aérien local et régional, tout en appréhendant les enjeux complexes d’un marché en constante évolution.

Reste à voir quel écho aura l’opération envisagée par le Trésor kenyan, alors que la croissance du transport aérien africain est encore freinée par des contraintes structurelles, telles que la volatilité des coûts du carburant, qui fluctuent en fonction des marchés mondiaux, les pénuries de pièces détachées qui compliquent la maintenance des aéronefs, et d’autres défis logistiques. 

Notons que ces obstacles rendent la mise en œuvre de nouvelles stratégies de développement encore plus complexe. De plus, alors que les gouvernements et les compagnies aériennes tentent de mettre en place des mesures pour améliorer les infrastructures et stimuler la demande, les investisseurs, pour leur part, demeurent extrêmement attentifs à la soutenabilité des modèles économiques adoptés par les acteurs du secteur, tout en scrutant la stabilité réglementaire qui pourrait influencer leurs décisions d’engagement financier à long terme.

Korotoumou Sylla 

Au Cameroun, AD Ports s’associe à un consortium pour obtenir la concession d’un terminal de vrac sec au Port de Douala

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Au Cameroun, le port de Kribi affiche une hausse de 136,59% des volumes record au titre du 1er semestre 2021

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, l’émirati AD Ports a récemment annoncé avec enthousiasme s’être associé à Africa Ports Development (APD) dans le cadre d’un contrat de concession ambitieux d’une durée de 30 ans, portant sur la conception, la construction et l’exploitation d’un tout nouveau terminal de vrac sec au port stratégique de Douala, qui est situé au Cameroun, un pays réputé pour sa position géographique avantageuse sur la côte ouest du continent. 

Cet accord important établit une structure d’investissement novatrice dans laquelle le groupe portuaire, accompagné de deux autres investisseurs émiratis dont l’identité n’a pas encore été dévoilée au public, détient une part majoritaire de 60 % de la société d’exploitation, tandis qu’APD conserve les 40 % restants, une configuration qui pourrait permettre à chacun des partenaires de contribuer de manière significative à la réussite de ce projet.

À ce titre, AD Ports s’engage à investir environ 73,4 millions d’euros, ce qui correspond à environ 87,1 millions USD, dans le développement de la première phase du terminal, une initiative qui promet de transformer le paysage portuaire de la région. Ce chantier majeur, qui se déroulera avec diligence entre 2026 et 2028, inclura la construction de deux postes d’amarrage ainsi qu’environ 450 mètres de quai, ce qui permettra d’accueillir une variété de navires et d’optimiser la logistique maritime. L’infrastructure, une fois achevée, sera capable de gérer annuellement environ 4 millions de tonnes de marchandises en vrac sec, comprenant des matériaux essentiels tels que le clinker utilisé dans la production de ciment, le gypse, divers types d’engrais et des céréales. L’introduction de cette nouvelle infrastructure est destinée à accroître de manière significative les capacités de la région en matière de transit et de gestion des cargaisons, ce qui est crucial pour soutenir le développement économique du Cameroun et renforcer son rôle en tant que hub commercial dans la sous-région.

Selon des informations relayées par le média spécialisé Investir au Cameroun, le projet en question intègre également la construction de infrastructures essentielles telles que des voiries, une voie ferrée, ainsi que des pipelines dédiés au transport de gaz, sans oublier l’instauration d’un système moderne et efficace de lutte contre les incendies afin d’assurer la sécurité des installations et des travailleurs. Ces investissements ambitieux s’inscrivent dans le cadre d’un plan plus large visant à l’extension et à la modernisation du port de Douala, qui est non seulement un point essentiel pour le commerce maritime, mais aussi un outil stratégique pour le développement économique régional. Ce plan d’expansion comprend, entre autres, la construction d’une centrale électrique capable de soutenir les activités portuaires et industrielles, ainsi que l’aménagement de voies de contournement destinées à fluidifier le trafic des gros porteurs, pour réduire ainsi les temps d’attente et améliorer l’efficacité des opérations logistiques.

En tant que principale porte d’entrée maritime du pays, le port de Douala est crucial, car il traite la majeure partie des importations en vrac du Cameroun, jouant ainsi un rôle vital dans l’approvisionnement de divers secteurs de l’économie nationale. De plus, ce port constitue une plaque tournante logistique de premier plan pour les marchés enclavés de la région d’Afrique centrale, facilitant le transit et la distribution des marchandises. « Le nouveau terminal renforcera non seulement les chaînes d’approvisionnement régionales, mais il optimisera également les flux de marchandises clés », a souligné AD Ports, mettant en lumière l’impact positif que cette infrastructure moderne aura sur l’acheminement et l’accessibilité des ressources à travers toute la sous-région.

La dynamique d’investissement affichée par la plateforme portuaire est fortement influencée par la nécessité de répondre à la concurrence croissante des ports voisins, parmi lesquels Pointe-Noire, située en République du Congo. Ce port stratégique partage une partie de son arrière-pays avec d’autres, ciblant ainsi des zones commerciales vitales comme la République centrafricaine et le Tchad, deux pays qui, ces dernières années, ont exprimé une volonté claire de diversifier leur chaîne d’approvisionnement afin de stimuler leur économie respective et de réduire leur dépendance aux voies maritimes traditionnelles. 

Notons que cette ambition de diversifications est manifeste dans les initiatives et projets développés dans la région. Parallèlement, au port de Pointe-Noire, la société AD Ports a réussi à obtenir en 2023 une concession précieuse pour le développement d’un nouveau terminal polyvalent. Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale d’expansion qui vise non seulement à accroître la capacité d’accueil des marchandises, mais également à renforcer la compétitivité de Pointe-Noire dans le cadre du commerce maritime international.

Moussa KONÉ 

Capital-risque en Afrique: 30% des investissements émanent des protagonistes locaux en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, les investisseurs basés sur le continent ont joué un rôle significatif en représentant 30 % du total des acteurs du capital-risque ayant injecté des fonds dans diverses entreprises africaines au cours de l’année 2025. 

Ce chiffre est particulièrement remarquable lorsqu’on le compare aux 28 % de fonds provenant d’Amérique du Nord et aux 25 % issus d’Europe, illustrant la montée en puissance des fonds locaux dans le domaine du capital-investissement. Ces informations proviennent d’un rapport détaillé publié le mardi 10 février par l’Association africaine du capital-investissement et du capital-risque, connue sous l’acronyme AVCA. Intitulé « Venture Capital in Africa Report 2025 », le rapport met en lumière le fait que les fonds locaux sont devenus les acteurs les plus actifs pour la deuxième année consécutive, soulignant ainsi l’émergence d’une base d’investisseurs de plus en plus solide et stable. Cette dynamique contribue à fournir à l’écosystème africain un certain degré de résilience, notamment face aux turbulences économiques et aux crises financières qui incitent souvent certains investisseurs internationaux à se retirer.

Les 188 investisseurs africains qui ont choisi de placer leurs fonds dans des entreprises opérant sur le continent au cours de l’année écoulée se répartissent principalement dans plusieurs pays influents, notamment en Afrique du Sud, en Égypte, au Nigeria et au Kenya, des nations reconnues pour leur dynamisme économique et leurs écosystèmes entrepreneuriaux en pleine expansion. Parmi eux, se distinguent sept fonds africains en particulier, qui occupent une place prédominante dans le Top 10 des investisseurs ayant réalisé le plus grand nombre de transactions d’affaires significatives. Ces fonds, qui témoignent d’une volonté d’engagement et d’investissement actif sur le territoire africain, incluent Launch Africa Ventures, basé à Maurice, qui a enregistré un impressionnant total de 14 transactions. D’autres fonds notables tels que Renew Capital d’Éthiopie, avec 8 transactions, et All On du Nigeria avec 7, ainsi que des acteurs comme Azur Innovation Management du Maroc, Beltone Venture Capital d’Égypte, ESquared Investments et Holocene Venture, tous deux d’Afrique du Sud, chacun avec également 7 transactions, illustrent clairement la diversité et la portée de l’investissement sur le continent.

En ce qui concerne le paysage global du capital-risque en Afrique, il est à noter qu’en 2025, le nombre total d’investisseurs actifs y a grimpé à 625, une augmentation notable par rapport aux 614 enregistrés en 2024, démontrant ainsi une tendance de croissance continue dans ce secteur. Il est également fascinant de constater que 70 % de ces fonds sont d’origine internationale. Cette forte présence d’investisseurs étrangers s’explique par plusieurs facteurs interdépendants, notamment la recherche d’opportunités uniques offertes par le marché africain, qui sont étroitement alignées avec leurs objectifs stratégiques et opérationnels. De plus, l’accès à des talents locaux diversifiés et la richesse du potentiel de rendement à long terme sont d’autres éléments qui stimulent cet intérêt croissant pour des investissements sur le sol africain et qui favorisent la dynamique entrepreneuriale du continent.

Parallèlement, au fur et à mesure que la dynamique des marchés africains évolue, les gestionnaires de fonds issus de la diaspora ont non seulement contribué, mais ont également joué un rôle essentiel et déterminant dans la mise en relation des importants pools de capitaux internationaux avec les opportunités d’investissement offertes sur le continent africain. Dans ce contexte, la dernière dynamique en jeu souligne l’importance croissante des capitaux philanthropiques, qui proviennent d’organisations influentes et reconnues telles que la société belge EDFI Management Company, qui s’investit activement dans le développement durable et la croissance économique en Afrique. Le rapport, qui recueille des données précieuses sur les tendances d’investissement, révèle d’autre part que les acteurs locaux et étrangers de l’industrie du capital-risque ont investi un montant global impressionnant de 3,9 milliards USD dans le cadre de 506 transactions en Afrique au cours de l’année 2025, représentant une augmentation par rapport aux 3,6 milliards USD investis en 2024. Ces investissements notables sont répartis entre les financements en equity, qui consistent en prises de participations dans diverses entreprises, et les financements par dette, également connus sous le nom de venture debt, qui incluent des prêts accordés aux entreprises pour soutenir leur croissance. 

Les financements en equity, bien qu’ils aient été la principale méthode d’investissement, ont cependant baissé de 21 % par rapport à 2024, pour s’établir à 2,1 milliards USD, ce qui indique une fluctuation des conditions de marché, tandis que le volume total des transactions est resté quasiment stable avec un chiffre de 432 opérations. En ce qui concerne les financements par dette, qui incluent des instruments tels que les prêts directs et les prêts convertibles en actions, sans oublier le financement mezzanine, ces outils de financement continuent de jouer un rôle crucial dans la structuration des opérations de capital-risque, en offrant aux entreprises la flexibilité nécessaire pour croître et se développer dans des environnements parfois incertains.

La répartition des investissements globaux, englobant à la fois le capital (equity) et la dette, qui ont été soigneusement recensés au cours de l’année passée par sous-région, met en lumière des fluctuations intéressantes dans les priorités d’investissement sur le continent africain. En tête de liste, l’Afrique du Nord se distingue nettement avec une valeur impressionnante de 762 millions USD, dépassant ainsi ses voisins immédiats et concurrents. Viennent ensuite l’Afrique australe, qui a attiré des investissements totalisant 560 millions USD, suivie de près par l’Afrique de l’Ouest avec un montant de 547 millions USD. L’Afrique de l’Est, bien que légèrement en retrait, a tout de même généré des investissements significatifs, s’élevant à 426 millions USD, tandis que l’Afrique centrale, avec ses défis uniques, a enregistré un montant modeste de 27 millions USD. En outre, il est pertinent de noter que les investissements réalisés dans des entreprises opérant sur plusieurs sous-régions, c’est-à-dire des investissements multi-régionaux, ont atteint un impressionnant total de 1,56 milliard USD, un indicateur clair de la volonté des investisseurs de diversifier leurs intérêts à travers le continent. 

Notons que l’Association africaine du capital-investissement et du capital-risque, organisme de référence dans le domaine, met également en exergue le fait qu’en 2025, un total de 34 opérations de sorties (exits) a eu lieu, un chiffre qui représente une nette augmentation par rapport aux 26 opérations enregistrées en 2024, signalant ainsi une dynamique croissante et potentiellement profitable pour les investisseurs désireux de tirer parti de l’émergence et de la transformation des marchés africains.

Daouda Bakary KONÉ 

Égypte : Beltone Holding acquiert le Groupe BAOBAB pour environ 197,8 millions de dollars

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Égypte, la holding Beltone, qui est un acteur majeur dans divers domaines tels que le courtage, la gestion d’actifs et la banque d’investissement, a finalisé, par l’intermédiaire de sa filiale stratégique Beltone Capital, l’acquisition de 100 % du capital de Baobab Group, une entreprise reconnue comme un acteur de référence en matière d’inclusion financière tout au long du continent africain.

 Cette transaction s’est élevée à un montant considérable de 197,6 millions d’euros, ce qui équivaut à environ 235 millions de dollars américains, et a été rendue publique lors d’une annonce officielle faite le mardi 10 février 2026, marquant ainsi un tournant significatif dans l’histoire de l’entreprise. 

Cette opération a été réalisée après l’obtention de toutes les autorisations réglementaires nécessaires, ce qui souligne l’importance de la conformité dans ce type de transaction de grande envergure. Elle représente non seulement la première acquisition transfrontalière pour Beltone, mais également la plus importante transaction qu’elle ait jamais réalisée jusqu’à présent. Il est intéressant de noter que l’accord initial de cession d’actions avait été signé un an plus tôt, le 11 février 2025, entre Beltone Capital et les actionnaires de Baobab, dont le fonds britannique Apis Partners, qui a choisi de céder complètement sa participation dans cette transaction significative, témoignant ainsi d’un mouvement stratégique vers l’expansion de Beltone sur le marché africain.

L’acquisition stratégique de Baobab par Beltone confère à cette dernière une empreinte immédiate et significative dans plusieurs marchés cruciaux de la région subsaharienne, notamment dans les divers pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, qui sont réputés pour leur potentiel de croissance économique et leurs besoins en services financiers. Cette démarche audacieuse positionne Beltone de manière avantageuse, bien au-delà des limites traditionnelles du marché égyptien et de l’ensemble de l’Afrique du Nord, marquant ainsi une étape importante dans son expansion internationale. 

La holding, qui est activement cotée à la Bourse égyptienne, ne se contente pas de renforcer sa position sur le marché national, mais s’engage également dans une expansion ambitieuse à travers sept pays d’Afrique subsaharienne, qui incluent des nations clés telles que le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Mali, Madagascar, le Nigeria et la République démocratique du Congo. 

Parmi ces pays, le Nigeria se distingue comme l’une des économies les plus significatives et dynamiques du continent africain, ce qui en fait un marché prioritaire pour les activités de Beltone. Baobab, avec sa licence de microfinance déjà établie dans ce pays, prévoit d’augmenter de manière substantielle son réseau d’agences, témoignant de sa volonté d’approfondir son impact et de répondre aux diverses attentes de la population locale en matière de services financiers.

Baobab Group est une entreprise dynamique et innovante qui se spécialise dans le financement des micro et petites entreprises, un secteur vital qui soutient le développement économique dans de nombreuses régions. À la fin du troisième trimestre de l’année 2025, Baobab était fière d’avoir acquis la confiance d’environ 1,6 million de clients, illustrant ainsi son rôle essentiel dans l’autonomisation des entrepreneurs et des petites unités commerciales. 

Le groupe, qui gère un portefeuille de prêts d’une valeur impressionnante de 848,8 millions d’euros, témoigne de sa capacité à répondre aux besoins des entreprises en matière de financement. De plus, il est à noter qu’environ la moitié des prêts accordés ont été distribués via des canaux numériques, ce qui démontre l’engagement de Baobab à embrasser la technologie pour faciliter l’accès au crédit et améliorer l’expérience des clients.

Depuis sa création il y a plus de vingt ans, Baobab a su s’imposer comme un acteur majeur, affirmant avec fierté avoir octroyé près de quatre millions de prêts, totalisant un volume cumulé supérieur à 9,2 milliards d’euros. Ce chiffre impressionnant souligne non seulement l’ampleur des opérations du groupe, mais aussi son impact positif sur les économies locales à travers ses filiales régulées qui évoluent dans plusieurs pays africains. 

Notons que ces filiales sont cruciales dans le renforcement de la confiance et de la coopération avec les communautés, car elles adaptent les solutions de financement aux besoins spécifiques des marchés locaux.

Il est également essentiel de rappeler qu’à la fin avril 2025, Baobab a pris la décision stratégique de céder sa participation dans Baobab Plus à BioLite, une entreprise américaine qui se spécialise dans les solutions énergétiques hors réseau. Cette opération de cession a permis au groupe de se recentrer sur ses activités principales liées aux services financiers, renforçant ainsi sa position sur le marché tout en continuant à promouvoir la croissance des micro et petites entreprises africaines grâce à des alternatives de financement adaptées et accessibles.

Daouda Bakary KONÉ 

Banques : Rebecca Mbithi nommée à la Direction d’Ecobank Kenya

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Kenya, le Groupe Ecobank a officiellement annoncé, le mercredi 11 février 2026, la nomination très attendue de Rebecca M. Mbithi au poste prestigieux de directrice générale de sa filiale locale.

Cette nomination, qui marque une étape importante dans sa carrière, est intervenue après qu’elle a pris fonction le 9 février 2026, sous réserve de l’approbation finale de la Banque centrale du Kenya (CBK). Dans ses nouvelles fonctions, Rebecca M. Mbithi aura la responsabilité de guider et de porter la vision stratégique de l’organisation tout en renforçant sa position sur le marché financier kenyan. 

Aussi, elle succède à Josephine Anan-Ankomah, une professionnelle respectée dans le secteur, qui se consacrera désormais à ses nouvelles et importantes responsabilités en tant que directrice régionale pour l’Afrique centrale, orientale et australe (CESA), contribuant ainsi à façonner l’avenir de la banque dans une région cruciale pour le développement économique et financier.

Rebecca Mbithi a pour mission de poursuivre la croissance d’Ecobank Kenya sur un marché considéré comme l’un des plus stratégiques de la sous-région est-africaine et de consolider les résultats financiers enregistrés sous le mandat de sa prédécesseur. « Le conseil d’administration est convaincu que Mme Mbithi possède l’expérience, les compétences de leadership et le statut professionnel requis pour diriger Ecobank Kenya, et se réjouit de travailler avec elle pour continuer à renforcer la performance et la gouvernance de la banque », a déclaré Yesse Oenga, président par intérim du conseil d’administration d’Ecobank Kenya.

Mme Mbithi s’appuie sur plus de 20 ans d’expertise à des postes de direction dans le secteur des services financiers, un domaine où elle a non seulement développé ses compétences professionnelles, mais également cultivé un vaste réseau d’expertises. Avant de rejoindre Ecobank, elle a exercé comme directrice générale de Family Bank Limited, une expérience essentielle où elle a piloté avec succès un programme de redressement et de croissance, démontrant ainsi une capacité à transformer les défis en opportunités de développement.

 En parallèle, elle a également siégé au conseil d’administration de NCBA Kenya, apportant son leadership dans des décisions stratégiques majeures, et a occupé la vice-présidence de l’Association des banquiers du Kenya (KBA), se positionnant comme une figure influente dans le secteur bancaire au Kenya. Sur le plan académique, elle détient un MBA en gestion stratégique, un atout qui lui permet d’allier théorie et pratique, et une licence en droit, ce qui lui confère une compréhension approfondie des régulations et des législations du secteur.

Cette transition importante et stratégique intervient au moment où Ecobank Kenya affiche une dynamique de croissance solide, d’après les données d’analyse financière récentes. En effet, le bénéfice avant impôt de la filiale est passé de 132,9 millions de shillings (soit environ 1 million de dollars) enregistré en 2022 à un impressionnant 734 millions au troisième trimestre 2025. Cette remarquable progression a été soutenue par une meilleure maîtrise des coûts, renforçant ainsi la rentabilité de l’établissement, et par une efficacité opérationnelle accrue, laquelle a permis à la banque de se positionner favorablement sur le marché financier concurrentiel.

Par ailleurs, la banque a considérablement renforcé sa structure financière grâce à une recapitalisation réussie, un processus méticuleux et bien planifié qui a permis d’atteindre un niveau impressionnant de fonds propres de base de 8,8 milliards de shillings en septembre 2025, un montant qui dépasse significativement les exigences réglementaires en vigueur, élaborées pour s’assurer de la solidité et de la résilience du secteur financier jusqu’en 2028. Cette dynamique, qui témoigne de la robustesse de la gestion financière de la banque, est un impératif que devra poursuivre avec détermination la nouvelle directrice générale, afin d’assurer non seulement la stabilité, mais également la croissance continue de l’institution.

Ecobank Transnational Incorporated (ETI), qui est présente au Kenya depuis 2007, a su établir une empreinte solide dans le pays en développant un réseau qui comprend aujourd’hui 16 agences, 16 distributeurs automatiques, ainsi que plus de 100 points Xpress Point, contribuant à rendre les services bancaires accessibles à un plus grand nombre de clients. 

Notons que l’institution emploie plus de 370 collaborateurs, soulignant ainsi son engagement envers l’emploi local et son rôle crucial dans l’économie nationale. À l’échelle continentale, Ecobank est implanté dans 32 pays d’Afrique subsaharienne et sert plus de 32 millions de clients à travers ses différentes divisions bancaires, témoignant de son ambition de proposer des services financiers innovants et adaptés aux besoins variés de sa large clientèle.

Moussa KONÉ 

Afrique: le fonds Aruwa Capital II vise les PME au Nigeria et au Ghana avec un investissement de 8 millions de dollars

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique de l’Ouest, la Société financière internationale (SFI), qui est une branche essentielle du Groupe Banque mondiale spécialisée dans le soutien et le développement du secteur privé, envisage avec un intérêt croissant d’investir jusqu’à 8 millions de dollars dans le fonds Aruwa Capital Fund II (ACF II).

 Ce fonds se positionne comme un véhicule de capital-investissement innovant et dynamique, ciblant spécifiquement les petites et moyennes entreprises (PME) au Nigeria et au Ghana, deux pays qui présentent un potentiel économique considérable et en pleine expansion, selon les informations pertinentes récemment publiées par l’institution. Le fonds devrait concentrer ses investissements principalement au Nigeria, qui représente une part significative du marché régional, tout en allouant jusqu’à 20 % de ses engagements à des entreprises ghanéennes, reflétant ainsi une volonté stratégique d’encourager également la croissance dans ce pays voisin.

Actuellement, ce projet ambitieux est en attente d’approbation, et il doit être soumis au conseil d’administration de la SFI pour évaluation le 11 mars 2026. Le fonds, géré avec expertise par AR Capital, une société qui a son siège à Maurice, vise à atteindre une taille cible de 50 millions de dollars, tout en ayant un plafond fixé à 60 millions de dollars pour ses engagements, ce qui démontre l’ampleur et l’ambition de son approche de financement. L’investissement envisagé par la SFI serait plafonné à 20 % des engagements totaux, ce qui souligne la prudence et la rigueur de l’institution dans sa démarche d’investissement, tout en permettant de soutenir significativement le développement des PME dans cette région à fort potentiel.

Aruwa Capital Fund II prévoit d’investir des tickets initiaux compris entre 1 et 3 millions de dollars dans des PME en phase de croissance. Il adopte une approche qui privilégie des entreprises à fort impact en matière d’inclusion des femmes, notamment dans les secteurs des biens de consommation, de l’énergie propre, des services financiers et de la santé.

Selon la Société Financière Internationale (SFI), institution prestigieuse qui œuvre à soutenir le développement économique dans le monde, le projet en question pourrait bénéficier d’un soutien financier substantiel grâce au guichet de capital concessionnel IDA21, connu sous le nom de « Concessional Capital Window ». Cela se traduirait par une allocation de 3 millions de dollars sous la forme de co-investissement subordonné, ce qui représente une opportunité importante pour le financement du projet. Ce mécanisme innovant de « blended finance » ou de finance mixte a pour objectif principal de mobiliser des capitaux privés vers des segments de marché souvent jugés risqués ou insuffisamment desservis, favorisant ainsi des investissements dans des secteurs ayant besoin d’un soutien financier.

Il est crucial de noter que le marché du capital-investissement pour les petites et moyennes entreprises (PME) en phase précoce demeure encore largement limité en Afrique de l’Ouest, comme le souligne l’institution. Dans ce contexte, Aruwa Capital, un gestionnaire d’investissements basé au Nigeria et dirigé par une équipe féminine dynamique et talentueuse, se distingue par sa volonté de cibler des entreprises à fort potentiel qui sont souvent négligées par les investisseurs traditionnels, ceux-ci préférant généralement s’orienter vers des opportunités perçues comme étant moins risquées.

En ce qui concerne le niveau de concessionnalité, il est estimé à 0,9 % du coût total du projet, qui est évalué à un montant significatif de 60 millions de dollars. Cela met en lumière l’importance de l’innovation financière pour encourager le développement d’entreprises prometteuses dans des environnements économiques souvent délicats, tout en soulignant la nécessité d’une approche concertée pour surmonter les obstacles à l’investissement en Afrique de l’Ouest.

Abdoulaye KONÉ 

Cameroun : une émission d’obligations du Trésor assimilables (OTA) d’une maturité de 15 ans

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, le Trésor public doit procéder, le mardi 17 février 2026, à une émission d’obligations du Trésor assimilables (OTA) d’une maturité de 15 ans sur le marché des titres publics piloté par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), l’institut d’émission des six pays de la Cemac, à savoir le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad, et la République centrafricaine. 

Cette opération, qui s’inscrit dans un calendrier prévisionnel très attentivement établi pour les émissions de titres publics de l’État camerounais au premier trimestre 2026, vient tout juste d’être publiée par la BEAC et soulève l’intérêt des investisseurs.

L’enjeu de cette émission ne se limite pas strictement au financement que le gouvernement camerounais peut en tirer pour ses projets, mais constitue également un événement significatif dans l’histoire des marchés de titres publics de la région. Cette opération marque en effet la toute première émission d’OTA à 15 ans réalisée dans la zone Cemac depuis le lancement, en décembre 2011, du marché des titres publics de la BEAC, un jalon qui vient avec son lot de défis et d’opportunités. 

À travers cette initiative, le Trésor public camerounais entend engager une véritable évaluation de la capacité du marché à absorber des titres de maturité supérieure à 10 ans, une durée qui a jusqu’ici été le plafond observé lors des émissions de valeurs du Trésor. Ce test pourrait ouvrir la voie à une diversification des offres et des maturités, permettant ainsi d’envisager des stratégies d’investissement plus variées et adaptées aux besoins des investisseurs sur le long terme, tout en renforçant la confiance dans les capacités du marché financier régional.

Le test est d’autant plus significatif que, sur ce marché, les OTA les plus souscrites sont généralement celles dont la maturité n’excède pas 5 ans, a rapporté un habitué de ces opérations. Cette préférence des investisseurs pour les horizons courts peut éclairer le volume relativement modeste recherché sur la tranche 15 ans : 20 milliards FCFA (environ 36,2 millions $).

À titre de comparaison, il convient de noter que le calendrier prévisionnel de l’État du Cameroun, qui est un outil essentiel pour prévoir les flux financiers et orienter les décisions économiques, mentionne une émission d’Obligations de Trésor Assimilables (OTA) d’une maturité comprise entre 1 et 5 ans, prévue le 10 février 2026, dans le but ambitieux de mobiliser un montant significatif de 250 milliards FCFA. 

Ce niveau d’émission illustre une confiance plus marquée des autorités économiques camerounaises dans les maturités de 5 ans au plus, ce qui reflète une stratégie de gestion proactive visant à soutenir les investissements à long terme tout en maintenant une certaine flexibilité financière.

Au demeurant, il est important de souligner qu’une part essentielle des opérations financières annoncées pour le premier trimestre de l’année 2026 doit passer par des émissions de bons du Trésor assimilables (BTA). Ces derniers, qui demeurent un instrument privilégié pour gérer la liquidité à court terme, présentent une maturité n’excédant généralement pas 52 semaines. Ils sont couramment utilisés pour mobiliser des financements destinés à résorber des tensions ponctuelles de trésorerie qui peuvent surgir au sein des administrations publiques. 

À l’inverse, les OTA, avec leurs caractéristiques distinctes, se distinguent par des maturités plus longues — souvent de 10 ans et plus — et sont en général mobilisées pour financer des projets d’envergure, tels que des infrastructures critiques ou des initiatives de développement, lesquels nécessitent un engagement financier sur le long terme.

Selon le calendrier minutieusement élaboré et récemment publié par la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), le Trésor public camerounais a fixé un objectif ambitieux concernant le financement public, visant une enveloppe globale impressionnante d’un peu plus de 619 milliards de francs CFA sur le marché monétaire au cours du premier trimestre de l’année 2026.

Notons que ce montant substantiel est stratégiquement réparti, avec environ 300 milliards de francs CFA devant être mobilisés à travers des émissions d’Obligations de Trésorerie Autorisées (OTA), qui constituent un instrument clé pour soutenir les objectifs financiers de l’État. 

Pour rappel, il est prévu que le Trésor public obtienne un peu plus de 319 milliards de francs CFA par le biais d’émissions de Bons du Trésor Assimilables (BTA), soulignant ainsi une approche diversifiée et proactive pour répondre aux besoins de financement de l’État tout en renforçant la liquidité sur le marché monétaire.

Zangouna KONÉ 

Secteur du cacao : 70 % de l’approvisionnement mondial provient de l’Afrique

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(CROISSANCE AFRIQUE)- L’Afrique, véritable géant sur le plan agricole, représente le premier bassin mondial de production de cacao, étant responsable d’environ 70 % de l’offre globale en fèves de cacao, ce qui souligne son importance cruciale dans l’industrie chocolatée à l’échelle internationale

En tant que source d’approvisionnement préférentielle pour de nombreux traders, entreprises et multinationales de divers horizons, cette région a traversé, au cours de la dernière décennie, une période de forte croissance démographique et économique, suivie d’un net coup de frein qui a impacté les acteurs du secteur. 

Entre les saisons de récolte de 2015/2016 et 2020/2021, les deux puissants pays producteurs du continent, à savoir la Côte d’Ivoire et le Ghana, ont enregistré une hausse substantielle de leurs volumes de production, ce qui a eu des répercussions significatives sur le marché mondial du cacao. En Côte d’Ivoire, par exemple, la récolte de fèves de cacao est passée d’environ 1,58 million de tonnes durant la saison 2015/2016 à un pic impressionnant de 2,25 millions de tonnes en 2020/2021, une augmentation favorisée par la distribution efficace de semences de cacao à haut rendement, conçues pour résister à la sécheresse et à diverses maladies qui menacent les vergers. 

Cependant, le pays n’a pas pu maintenir ce niveau élevé de production et a connu un repli significatif, atteignant 2,12 millions de tonnes en 2021/2022. Par la suite, il y a eu une légère remontée de la production à 2,24 millions de tonnes en 2022/2023, mais la situation s’est de nouveau détériorée, entraînant une chute alarmante à 1,67 million de tonnes pour la saison 2023/2024, le tout sur fond de conditions climatiques de sécheresse qui menacent l’avenir même de cette industrie essentielle pour l’économie locale et mondiale.

Au Ghana, la filière de production de cacao a affiché une évolution nettement plus en dents de scie, marquée par de nombreux facteurs exogènes. Ces fluctuations s’expliquent par des conditions météorologiques capricieuses, qui peuvent varier d’une saison à l’autre, ainsi que par le vieillissement des plantations qui peut affecter la qualité et la quantité des récoltes. De plus, les producteurs font face à des problèmes récurrents, tels que la maladie virale du cacaoyer, connue sous le nom de Swollen Shoot, qui continue d’impacter négativement les rendements. 

Après avoir atteint un niveau impressionnant de 1,05 million de tonnes en 2020/2021, la production a connu une chute drastique, tombant à 683 000 tonnes en 2021/2022. Cette tendance baissière s’est poursuivie, avec une réduction à 654 000 tonnes en 2022/2023, avant d’atteindre un faible niveau de 530 000 tonnes en 2023/2024, suscitant des inquiétudes quant à l’avenir de cette culture essentielle pour l’économie locale.

Dans un contraste marqué, le Nigeria et le Cameroun évoluent sur une trajectoire plus régulière en matière de production de cacao. Bien que leurs récoltes demeurent modestes par rapport à celles du Ghana, elles ont néanmoins progressé lentement et de manière stable au cours des dernières années. Pour être plus précis, la production du Nigeria a connu une augmentation significative, passant d’environ 200 000 tonnes à 350 000 tonnes entre 2015/2016 et 2023/2024. Parallèlement, le Cameroun a également enregistré une croissance, avec ses chiffres de production qui sont passés de 211 000 tonnes à 320 000 tonnes durant la même période. 

Notons que dans cette optique, il est essentiel d’examiner en détail l’évolution de l’offre au niveau de ces principaux producteurs, depuis 2015/2016, ainsi que les prévisions pour l’année de production 2024/2025, afin de mieux comprendre les dynamiques qui façonnent le marché du cacao aujourd’hui.

Moussa KONÉ