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Économies et Infrastructures Aéroportuaires au Mali : le Colonel-major Lassina Togola devant les auditeurs de l’ISTAG-MALI à Bamako

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un cadre qui reflète l’importance croissante des infrastructures pour le développement économique du pays, la Direction Générale des Aéroports du Mali (ADM) a, en collaboration avec l’Institut Supérieur de Technologie Appliquée et de Gestion (ISTAG-MALI), organisé une conférence captivante le jeudi 12 février 2026. Cette rencontre, riche en échanges et en réflexions, avait pour thème central : « L’impact du développement des infrastructures aéroportuaires sur le commerce et l’économie du Mali ».

Ainsi,  les participants, composés assurément d’experts en aviation aux compétences reconnues, d’économistes spécialisés dans les études de marché et d’analyses financières, de pédagogues passionnés par le transfert de connaissances, de figures de premier plan de l’industrie aéronautique avec une vaste expérience pratique, ainsi que de mandataires gouvernementaux et de représentants influents du secteur privé, se sont rassemblés dans un environnement stimulant et collaboratif pour débattre des multiples défis inhérents à l’optimisation des infrastructures aéroportuaires. 

Cette rencontre s’est tenue auprès des étudiants de l’ISTAG-Mali, offrant ainsi une occasion précieuse d’échange et de partage d’idées sur les meilleures pratiques, les innovations technologiques, et les politiques nécessaires pour améliorer l’efficacité et la durabilité des aéroports, tout en tenant compte des réalités socioculturelles et économiques du pays. Ils ont exploré comment une infrastructure bien développée peut transformer la dynamique commerciale du pays et stimuler la croissance économique à long terme, en facilitant les échanges nationaux et internationaux et en attirant des investissements étrangers.

La conférence a été animée de manière dynamique par le Colonel-Major Lassina Togola, qui occupe le poste prestigieux de Président-Directeur Général des Aéroports du Mali, une institution clé pour le transport aérien dans le pays, et qui s’est tenue dans la Salle de Conférence de l’Aéroport International Modibo Keita de Bamako-Sénou, un lieu emblématique qui représente la porte d’entrée du Mali vers le monde.  Cette rencontre, axée sur le thème pertinent et actuel : « L’impact du développement des infrastructures aéroportuaires sur le commerce et l’économie du Mali », a constitué une véritable plateforme d’échange et de réflexion.

Elle a offert au conférencier, reconnu pour son expertise dans le domaine, l’occasion précieuse et unique d’illustrer aux auditeurs, issus de l’Institut Supérieur de Technologie Appliquée et de Gestion, l’importance cruciale et indiscutable des infrastructures aéroportuaires, tant pour le commerce international que pour l’économie nationale du Mali, notamment en soulignant comment ces infrastructures facilitent les échanges commerciaux, attirent les investissements étrangers et dynamisent le développement économique local et régional en reliant le Mali à ses partenaires commerciaux internationaux.

Qui est le Colonel Major Lassina Togola ?

Pilote et stratège émérite, le Colonel Major Lassina Togola se distingue aujourd’hui comme l’une des figures centrales du renouveau infrastructurel des aéroports maliens. À la tête de la direction générale des Aéroports du Mali (ADM), cet officier d’une rigueur exemplaire allie expertise technique, vision managériale et un sens aigu de l’intérêt public. De la modernisation des infrastructures aéroportuaires à la gestion des crises, en passant par la valorisation du savoir-faire national, il incarne un leadership discret mais résolu, au service d’un Mali souverain et moderne.

Dans l’univers feutré des aéroports, où le ballet discret des avions dissimule souvent les rouages d’une machinerie complexe, se déploie un monde fascinant de logistique et de technologie, le Colonel Lassina Togola s’est distingué comme l’un des rares hommes à allier discipline militaire, expertise aéronautique et vision managériale. À la tête des Aéroports du Mali (ADM) depuis septembre 2020, ce natif de Tabacoro, dans la commune de Koumantou, ne se contente pas de gérer un patrimoine stratégique. Il l’a métamorphosé. Formé entre les rigueurs de la Faculté des Sciences et Techniques de Bamako et l’exigence des écoles d’aviation françaises, Lassina Togola est l’archétype du pilote-militant. Non pas de ceux qui s’illustrent dans les shows aériens, mais bien de ceux qui, dans l’ombre, orchestrent des transformations significatives. En janvier 2022, il est honoré par la prestigieuse distinction de la Palme du Manager le plus dynamique. Il dédie cet honneur au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, qu’il remercie pour sa confiance. Toutefois, derrière cette loyauté institutionnelle, se profile une réflexion personnelle : « La clé du succès d’une entreprise humaine réside dans un environnement social harmonieux ». Tout est dit. Car pour le Colonel Major Togola, la performance ne relègue jamais l’humain au second plan. Une nouvelle réalisation a vu le jour : un complexe technique et une tour de contrôle à la pointe de la modernité ont été instaurés, grâce à un budget pragmatique et efficacement géré, ainsi qu’une détermination manifeste à métamorphoser l’aéroport de Bamako-Sénou en un pôle régional incontournable. 

Le Colonel-Major Lassina Togola, pilote de transport de troupes diplômé en France, a survolé les grands événements de la dernière décennie malienne, des rébellions touarègues à l’opération Serval, avant de toucher symboliquement et physiquement terre à Sénou pour entreprendre une nouvelle mission : le redécollage de l’institution aéroportuaire malienne, longtemps sous la coupe d’intérêts étrangers. À la tête des ADM, le Colonel Togola n’a pas seulement laissé son empreinte, il a modifié la donne. Là où d’autres se contentaient de gérer, il a transformé. La modernisation n’est pas qu’un vain mot, mais un projet concret : nouveau siège de six milliards financé sur fonds propres, passerelle moderne reliant les terminaux, hall de livraison d’infrastructures dans un Mali où le terme « repensé » est souvent dévalorisé. Il fait appel à des compétences. Le Colonel-Major Lassina Togola, pilote de transport de troupes diplômé en France, a survolé les grands événements de la dernière décennie malienne, des rébellions touarègues à l’opération Serval, avant de toucher symboliquement et physiquement terre à Sénou pour entreprendre une nouvelle mission : le redécollage de l’institution aéroportuaire malienne, longtemps sous la coupe d’intérêts étrangers.

À la tête des ADM, le Colonel Togola n’a pas seulement laissé son empreinte, il a modifié la donne. Là où d’autres se contentaient de gérer, il a transformé. La modernisation n’est pas qu’un vain mot, mais un projet concret : nouveau siège de six milliards financé sur fonds propres, passerelle moderne reliant les terminaux, hall de livraison d’infrastructures dans un Mali où le terme « repensé » est souvent dévalorisé. Grâce à son dévouement, ce projet d’infrastructure aéroportuaire stratégique requiert des compétences de haut niveau pour être mené à bien. De plus, le Colonel Major Lassina Togola ne se cantonne pas aux pistes. À Koumantou, il entreprend le forage de puits et aménage des jardins pour lutter contre la malnutrition. Son patriotisme n’est pas une simple façade, mais s’exprime concrètement sur le terrain. C’est peut-être dans cet improbable croisement entre l’aviation stratégique et la ruralité solidaire que se dessine son véritable projet : faire de chaque vol une avancée, de chaque mètre de piste une promesse réalisée.

Âgé d’une quarantaine d’années, le Colonel Lassina Togola n’a pas seulement pris les rênes des ADM, il en a rehaussé le prestige. En période de crise comme dans l’effervescence des grands projets, il maintient le cap, serein et précis, avec la discrétion d’un militaire qui ne cherche pas la lumière mais éclaire le chemin. Au Mali, où les hommes d’État peinent parfois à émerger, il incarne une voie. Et cette voie conduit vers les sommets. Cette rencontre, dont le thème captivant et pertinent portait sur « L’impact du développement des infrastructures aéroportuaires sur le commerce et l’économie du Mali », a offert aux étudiants et enseignants de l’Institut Supérieur de Technologie Appliquée et de Gestion (ISTAG-Mali) une occasion précieuse d’approfondir leur compréhension des enjeux complexes et cruciaux liés au secteur aéronautique.

 Au cours de cet événement, les participants ont eu la possibilité d’explorer non seulement les diverses dimensions du développement aéroportuaire, mais également de se familiariser avec son modèle économique spécifique, qui est indispensable pour la prospérité commerciale du pays. De plus, ils ont pu discuter des barrières commerciales qui existent entre le Mali et le reste du monde, des défis qui entravent le commerce international et influencent négativement la croissance économique. Notons que cette rencontre a donc constitué une plateforme riche d’échanges et d’apprentissages, permettant aux futurs professionnels de mieux appréhender les réalités du marché global et d’envisager des solutions adaptées pour surmonter ces obstacles.

Daouda Bakary KONÉ

Mine d’or Loulo : l’Etat renouvelle le permis d’exploitation pour 10 ans

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les autorités gouvernementales ont entériné en Conseil des ministres la prolongation de l’autorisation qui avait été précédemment accordée à l’opérateur minier chargé de l’exploitation de l’un des principaux sites aurifères du pays. Cette décision intervient dans un contexte particulier où les enjeux économiques et stratégiques du secteur extractif sont particulièrement marqués et nécessitent une attention accrue de la part des responsables. 

Ainsi, lors de cette réunion fondamentale qui s’est tenue le vendredi 13 février 2026, le gouvernement malien a ainsi adopté un projet de décret portant renouvellement du permis d’exploitation de la mine d’or de Loulo. Ce site minier, situé dans l’ouest du pays, revêt une grande importance pour l’économie malienne, étant l’un des piliers de l’industrie aurifère nationale. La décision du Conseil des ministres fait suite à une demande formelle introduite par la Société des Mines de Loulo, connue sous le nom de « SOMILO S.A. », qui détient le permis d’exploitation depuis les années 1990. Ce communiqué, émis par le conseil des ministres, souligne l’importance d’une gestion rigoureuse et d’une mise à jour des autorisations dans un domaine aussi stratégique que celui de l’exploitation minière, garantissant ainsi non seulement la continuité des opérations mais également un soutien à l’économie locale et nationale.

La mine de Loulo, qui se trouve dans le cercle de Kéniéba, au cœur de la région du Mali, représente l’un des piliers majeurs de la production aurifère nationale, jouant un rôle clé dans l’économie du pays. Son exploitation, riche en histoire et en enjeux économiques, repose sur une convention signée le 2 avril 1993 entre l’État malien et l’opérateur minier, une étape significative qui a facilité le développement d’un secteur minier en pleine expansion. Cette entente a été suivie de l’octroi d’un permis d’exploitation en 1996, conférant à l’opérateur une légitimité pour une durée initiale de trente ans, période au cours de laquelle la mine a pu développer ses capacités de production.

Initialement, le périmètre minier de Loulo était limité à 48 km², reflétant les contraintes administratives et les incertitudes du secteur à l’époque. Cependant, dans un cadre d’évolution continue, ce périmètre a été progressivement étendu pour atteindre un impressionnant total de 261,225 km² après plusieurs ajustements administratifs, témoignant de l’importance de la mine dans le paysage aurifère malien. Ce site, d’une valeur stratégique inestimable, fait partie des zones aurifères les plus productives et renommées du pays, le Mali étant régulièrement classé parmi les principaux producteurs d’or sur le continent africain. Ainsi, la mine de Loulo ne se contente pas d’être une simple source de revenus ; elle s’impose également comme un symbole du potentiel minier du Mali, contribuant au développement économique et à la création d’emplois dans la région.

Dans le cadre de la procédure de renouvellement, la société mère, Barrick Mining Corporation, a entrepris une étude de faisabilité actualisée qui revêt une importance capitale pour l’avenir des opérations minières dans la région. Cette étude minutieusement élaborée révèle des réserves considérées comme économiquement exploitables, offrant la perspective d’environ six années supplémentaires d’exploitation à ciel ouvert, suivies de seize années pour les opérations souterraines, ce qui témoigne du potentiel significatif de la zone exploitée. De plus, la production annuelle brute estimée, qui devrait dépasser les 420 kilo-onces d’or, accentue l’importance stratégique de cette initiative tant pour l’entreprise que pour l’économie locale. Sur la base de ces données techniques exhaustives et conformément aux dispositions du code minier malien, le gouvernement a décidé d’approuver la prolongation du permis d’exploitation pour une nouvelle période de dix ans, garantissant ainsi la continuité des activités minières.

Au-delà du cas particulier de Loulo, cette décision s’intègre dans une stratégie beaucoup plus vaste, qui vise à garantir la sécurité des investissements dans le secteur extractif, ce dernier constituant un pilier essentiel des revenus d’exportation du Mali. Les autorités, conscientes des enjeux économiques, s’efforcent de préserver l’attrait du pays auprès des entreprises minières internationales tout en renforçant les retombées économiques au niveau national, favorisant ainsi un environnement d’investissement stable et attractif qui profite non seulement aux investisseurs étrangers mais également à la population locale. Ce faisant, elles espèrent stimuler le développement économique et social du pays à travers des initiatives qui soutiennent la croissance, la création d’emplois et l’amélioration des infrastructures.

Notons que le renouvellement du permis survient dans un contexte où les États sahéliens, souvent confrontés à des défis économiques majeurs, portent un intérêt croissant à la valorisation de leurs ressources naturelles, qui sont désormais perçues comme un levier fondamental non seulement pour le financement public, mais également pour le développement durable de leur territoire. Ces nations, riches en ressources telles que les minéraux, l’or et d’autres matières premières, cherchent activement à exploiter pleinement ces atouts dans le but de stimuler la croissance économique, d’améliorer les conditions de vie de leur population et de garantir une meilleure souveraineté économique face aux fluctuations du marché international. Dans cette dynamique, le renouvellement de permis d’exploitation devient une étape cruciale pour créer un cadre réglementaire favorisant l’investissement tout en veillant à la protection de l’environnement et en intégrant les besoins des communautés locales.

Abdoulaye KONE

TITRES PUBLICS : Ces trois banques qui dominent le marché au Mali

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(CROISSANCE AFRIQUE)Au Mali, un événement marquant s’est déroulé le 5 février 2026, lorsque les autorités maliennes ont officiellement lancé le calendrier d’émissions de titres publics pour l’année en cours, avec un objectif ambitieux de mobilisation de 1.450 milliards FCFA sur le marché de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa).

Cette initiative vise non seulement à renforcer la capacité financière du pays, mais aussi à stimuler l’investissement et le développement économique dans la région. Lors de cette occasion, un moment de reconnaissance a également été réservé, permettant de mettre en lumière les trois meilleurs investisseurs dans les titres publics maliens de l’année précédente, 2025.

En premier lieu, la Banque de Développement du Mali (BDM-SA) a obtenu la première place, soulignant son rôle prédominant dans le paysage financier du pays. Il est important de noter que cette banque est la seule à être majoritairement contrôlée par l’État, ce qui témoigne de l’engagement de l’État malien à promouvoir le développement économique. Juste après, la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA) a été distinguée pour sa solidité et son efficacité dans l’investissement, tandis que la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA) a complété ce trio de tête, révélant ainsi une forte présence des institutions financières dans le secteur agricole, vital pour l’économie malienne. Ensemble, ces trois banques représentent une part significative de la finance malienne, car elles concentrent à elles seules 53% des actifs du secteur bancaire du pays, incarnant à la fois la stabilité et la possible voie vers un avenir économique florissant pour le Mali.

« Le Trésor Public réitère son appel à l’ensemble des investisseurs pour une participation encore plus accrue aux émissions de titres publics de l’Etat du Mali. Ce message encourageant s’adresse de manière particulière à certaines banques, dont le niveau de participation pourrait être renforcé afin de soutenir la croissance économique du pays et de garantir une meilleure stabilité financière. Cette déclaration a été faite par Siaka Samaké, le directeur général du Trésor Public, lors d’un événement marquant, soulignant l’importance cruciale de ces initiatives pour l’économie nationale. 

Notons qu’au titre de l’année 2025, l’Etat du Mali, par l’intermédiaire du Trésor public, a procédé à un total impressionnant de 34 émissions, dont 32 se sont déroulées par le biais d’adjudication et 2 par Appel Public à l’Épargne (APE). Grâce à ces efforts stratégiques, un montant significatif de 1.193 milliards de FCFA a été mobilisé sur le marché financier. Notamment, parmi ce total, 686 milliards de FCFA ont été recueillis, ce qui représente une part considérable de 58%, par les banques qui opèrent actuellement dans le pays, illustrant ainsi le rôle essentiel que ces institutions financières jouent dans le soutien et le développement de l’économie malienne. ».

Moussa KONE

BRVM: Hausse d’environ 170 milliards de FCFA du marché des actions et des obligations, le vendredi

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au terme de la séance de cotation de ce vendredi 13 février 2026, qui s’est tenue à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), un événement significatif a été observé sur le marché financier, témoignant de l’évolution dynamique de l’économie. En effet, la capitalisation boursière globale, qui englobe à la fois le marché des actions et celui des obligations, a enregistré une remarquable augmentation de plus de 170 milliards FCFA. 

Cette hausse impressionnante a permis à la capitalisation boursière d’atteindre un total de 26 442,728 milliards FCFA, en comparaison avec les 26 271,857 milliards FCFA constatés lors de la séance précédente. Cette progression précise, qui se chiffre à 170,871 milliards FCFA, montre la confiance renouvelée des investisseurs et la vitalité des échanges sur le marché. Plus particulièrement, cette situation positive est due à une forte augmentation de la capitalisation boursière du marché des actions, qui a connu une montée impressionnante de 170,983 milliards FCFA, établissant ainsi une nouvelle valeur à 14 949,311 milliards FCFA contre 14 778,328 milliards FCFA la veille. Ce phénomène témoigne d’un intérêt accru pour les actifs boursiers, illustrant ainsi un climat d’optimisme parmi les investisseurs participants à cette bourse florissante.

En ce qui concerne la capitalisation du marché des obligations, elle a connu une légère diminution significative de 112 millions FCFA, passant ainsi de 11 493,529 milliards FCFA la veille à 11 493,417 milliards FCFA ce vendredi 13 février 2026, un jour où les fluctuations des marchés financiers reflètent souvent les sentiments des investisseurs. Parallèlement, la valeur totale des transactions sur le marché a été en hausse, indiquant une activité accrue, en passant de 1,380 milliard FCFA le jeudi 12 février 2026 à un montant plus élevé de 1,683 milliard FCFA ce vendredi 13 février 2026, ce qui témoigne d’un regain d’intérêt pour les titres de créance.

L’indice BRVM Composite, qui est un indicateur clé de la performance du marché régional, a enregistré une forte hausse de 1,16%, atteignant 387,73 points, en comparaison avec 383,30 points la veille. De même, l’indice BRVM 30, qui suit les 30 grandes entreprises cotées, a progressé de 1,08%, s’établissant à 180,41 points par rapport à 178,48 points la veille, suggérant un regain de confiance des investisseurs dans ce segment du marché. 

De son côté, l’indice BRVM Prestige, représentant les entreprises ayant des normes de gouvernance élevées, a connu un gain de 0,91% pour atteindre 155,31 points contre 153,91 précédemment, reflétant ainsi un intérêt constant pour les sociétés à forte valeur ajoutée. Quant à l’indice BRVM Principal, il a également bénéficié d’une augmentation notable, enregistrant un accroissement de 1,26% pour s’établir à 260,59 points contre 257,36 points la veille, ce qui met en lumière des signes positifs dans le climat économique général de la région.

Concernant l’indice BRVM Composite Total Return, qui est communément reconnu comme l’Indice de rendement global du marché, il a récemment affiché une variation positive de 1,16%, le portant à 149,31 points, en hausse par rapport à son niveau de 147,60 points enregistré la veille. Ce développement témoigne d’une dynamique favorable sur le marché boursier régional, attirant l’attention des investisseurs. En ce qui concerne le Top 5 des plus fortes hausses de cours, ce classement est occupé respectivement par les titres de SMB Côte d’Ivoire, qui ont connu une progression notable de 7,49%, atteignant ainsi un cours de 12 770 FCFA.  De près, SICOR Côte d’Ivoire a enregistré une hausse impressionnante de 7,44%, se chiffrant à 4 190 FCFA.

D’autres sociétés marquantes incluent ETI Togo, avec une augmentation de 7,41% pour se fixer à 29 FCFA, suivie par Unilever Côte d’Ivoire, qui a connu une belle montée de 5,53%, valorisée à 80 000 FCFA, et enfin Uniwax Côte d’Ivoire, affichant une bonne performance avec une hausse de 4,27%, s’établissant à 2 200 FCFA. D’un autre côté, le Flop 5 des plus fortes baisses de cours est dominé respectivement par Sicable Côte d’Ivoire, qui a subi une chute significative de 7,43%, se retrouvant à 3 425 FCFA. Juste derrière, Erium Côte d’Ivoire a également connu un déclin de 7,39%, se négociant désormais à 2 445 FCFA. 

Eviosys Packaging SIEM Côte d’Ivoire n’a pas été épargnée, enregistrant une baisse de 7,36% pour atteindre 2 330 FCFA. De plus, Tractafric Motors Côte d’Ivoire a vu son cours reculer de 4,67%, se stabilisant à 4 185 FCFA. Enfin, ONATEL Burkina Faso clôture cette liste des baisses avec un recul de 2,95%, se chiffrant à 2 630 FCFA. Ces variations de cours mettent en lumière les défis et les opportunités qui se présentent aux acteurs du marché dans un environnement boursier en constante évolution.

Abdoulaye KONE

Secteurs Industriels du Burkina Faso : 17 nouvelles  unités mises en service pour 66 milliards de FCFA  en 2025

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(CRPOSSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, l’année 2025 représente une étape véritablement marquante et emblématique dans la trajectoire d’industrialisation du pays, un tournant qui se traduit par des résultats tangibles et encourageants témoignant d’un virage significatif dans le développement économique de la nation. En effet, ce ne sont pas moins de 17 nouvelles unités industrielles, soigneusement établies et spécialisées dans des secteurs clés et stratégiques tels que la transformation du cajou, la production de maïs et la fabrication de farine de blé, qui ont été mises en service récemment.

Cette expansion des capacités industrielles n’est pas simplement une addition statistique, mais plutôt un signe clair de l’engagement du pays envers l’autosuffisance et l’innovation industrielle. De plus, un certain nombre d’entreprises, qui avaient été dormant dans l’ombre de la crise économique, ont été relancées avec succès, apportant un souffle nouveau et contribuant à un meilleur dynamisme économique au sein du pays. Cette dynamique de croissance industrielle s’accompagne de promesses d’emplois pour les jeunes locaux, d’un accroissement de la productivité agricole, et d’une amélioration des conditions de vie, ce qui laisse entrevoir un avenir radieux pour le Burkina Faso sur le front industriel.

L’année dernière, on a également assisté à la création de plus de 600 emplois permanents, une initiative qui a non seulement fourni des moyens de subsistance stables à de nombreuses familles, mais qui a également eu des répercussions profondes sur l’économie locale, favorisant ainsi une amélioration significative de la qualité de vie. Cette information, relayée dans une note officielle du service de communication du gouvernement publiée ce 10 février dernier, met en lumière l’engagement indéfectible de l’État envers le développement industriel, soulignant axé sur l’importance de promouvoir des secteurs d’activité durables et innovants. De plus, ces efforts ont été soutenus par un investissement global impressionnant, estimé à 66 milliards FCFA, soit environ 120 millions de dollars, qui témoigne d’une volonté claire d’initier un changement structurel. Ce montant ne représente pas seulement une somme d’argent, mais également un signal fort et encourageant envoyé aux investisseurs et aux acteurs économiques, leur indiquant avec une certitude grandissante la nouvelle dynamique productive et prometteuse du Burkina Faso, leur ouvrant ainsi la voie pour de futures collaborations bénéfiques et des projets ambitieux.

Au-delà des simples chiffres et statistiques bruts, c’est une stratégie cohérente et bien définie qui se déploie de manière méthodique et réfléchie, articulée autour de la transformation locale des matières premières, de la relance d’unités en difficulté et de l’amélioration continue du climat des affaires. L’effort d’investissement qui sera consenti en 2025 illustre magnifiquement une mobilisation accrue des capitaux, tout cela au service d’un secteur productif qui devient de plus en plus dynamique et compétitif. Ce volume d’investissement, qui s’inscrit dans une vision à long terme, reflète non seulement une amélioration progressive et attendue du climat des affaires, mais aussi un engagement à naviguer dans un environnement régional marqué par de multiples défis sécuritaires. En effet, cette performance témoigne d’un regain de confiance palpable des opérateurs économiques dans la capacité de l’État à soutenir le développement industriel, confiance qui est d’autant plus renforcée par des mesures incitatives bien ciblées. Par ailleurs, il est significatif de noter que cette orientation claire des politiques publiques ne vise pas seulement à favoriser la transformation industrielle, mais également à positionner durablement le pays sur la scène économique, répondant ainsi aux attentes croissantes des investisseurs et des acteurs privés.

Sous l’impulsion dynamique et résolue des autorités du pays, l’industrialisation s’impose désormais comme un axe structurant incontournable de la politique de développement, devenant un pilier fondamental autour duquel s’articulent les démarches modernes. Le choix stratégique délibéré de privilégier la transformation locale des produits nationaux, loin d’être anodin, vise plusieurs objectifs cruciaux et interconnectés. À savoir, accroître significativement la valeur ajoutée captée sur le territoire, ce qui permet non seulement d’optimiser l’économie locale, mais aussi de garantir que les bénéfices générés restent au service des habitants et des collectivités. Par ailleurs, cette initiative vise également à réduire la dépendance aux importations de produits transformés, un pas essentiel vers le renforcement de la souveraineté économique qui assure une plus grande autonomie face aux fluctuations du marché international. De plus, elle a pour ambition de stimuler l’emploi au sein des communautés locales, créant ainsi des opportunités de travail qui augmenteront les revenus des ménages et contribueront à améliorer leur niveau de vie. En somme, cette approche multidimensionnelle offre des perspectives d’avenir prometteuses pour le pays.

Notons que cette orientation marque un repositionnement stratégique du pays, signalant un changement significatif dans sa vision économique, en passant d’une économie principalement exportatrice de matières premières à un modèle économiquement plus sophistiqué, davantage centré sur la production et la transformation locale des ressources. Ce passage vers une économie plus diversifiée et intégrée est essentiel pour assurer une durabilité à long terme. Pour rappel, la dynamique observée en 2025, qui se caractérise par une augmentation des capacités industrielles et un intérêt marqué pour le développement des infrastructures, suggère l’amorce d’un nouveau cycle industriel prometteur, porteur d’opportunités. En consolidant ses capacités productives et en encourageant l’investissement industriel, notamment à travers des politiques incitatives attractives, le Burkina Faso cherche à bâtir un modèle économique plus résilient, capable non seulement d’absorber les chocs extérieurs, mais aussi de soutenir une croissance endogène, favorisant ainsi un développement équilibré et inclusif pour l’ensemble de sa population.

Mariam KONE

Au Mali, le Groupe BDM-SA fait preuve d’une résilience admirable et obtient des résultats remarquables

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Conseil d’Administration de la Banque de Développement du Mali (BDM-SA) s’est réuni pour sa 91ème session le samedi 14 février 2026, dans la salle de conférence moderne et bien équipée du siège de la banque, un espace dédié à des discussions constructives et stratégiques. 

Cette réunion a été conduite sous la présidence éclairée de Son Excellence Monsieur Ahmed Mohamed AG HAMANI, qui occupe le poste de Président du Conseil et est reconnu pour son engagement envers le développement économique du pays.

« Après avoir attentivement examiné tous les points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a formellement entériné le procès-verbal de la 90ème session, marquant ainsi une continuité efficace de ses travaux et de ses délibérations. De plus, il a procédé à une évaluation minutieuse de l’état d’avancement des recommandations émises par les missions de vérification de la commission bancaire dans les années 2021 et 2022, un processus essentiel pour garantir la transparence et l’efficacité de la gouvernance de la banque », souligne le communiqué de presse, apportant des précisions sur les enjeux majeurs discutés lors de cette session cruciale.

Par ailleurs, le Conseil d’Administration, chargé de superviser les activités stratégiques de l’établissement, a également procédé à une évaluation approfondie du plan à Moyen Terme BDM-Sa et du groupe BDM pour la période 2025-2027, prenant en compte les projections et les indicateurs de performance jusqu’au 31 décembre 2025. En outre, dans le cadre de sa mission de transparence et de rigueur financière, le Conseil d’Administration a scrupuleusement examiné et arrêté les comptes individuels ainsi que les états financiers consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2025.

Ainsi, il ressort des travaux minutieux effectués par les membres du Conseil que, malgré la conjoncture économique défavorable et les défis multiples rencontrés sur le marché en 2025, le Groupe BDM a su faire preuve d’une résilience admirable et a réalisé des résultats remarquables, dépassant ainsi les attentes initiales dans un contexte difficile.

« C’est pour moi un devoir extrêmement agréable et une véritable joie de me retrouver parmi vous tous, une fois de plus, à l’occasion de la 91ème session du Conseil d’Administration de notre vénérable Institution, le Groupe BDM-SA. Ce dernier, malgré un parcours complexe et le contexte parfois défavorable de notre environnement, continue de poursuivre sa voie de progrès, et c’est avec une certaine fierté que je l’affirme. » a laissé entendre, avec une claire émotion dans sa voix, Ahmed Mohamed AG Hamani, avant d’ajouter que « sans s’appesantir sur les nombreux aspects techniques, financiers et judiciaires qui, du reste, seront présentés avec la plus grande compétence par la Direction Générale, vous me permettrez, je l’espère, de formuler des vœux de santé vigoureuse pour chacun d’entre vous, pour vos familles, ainsi que pour l’ensemble du personnel dévoué qui compose notre Groupe. » dit-il, en affichant un sourire qui témoigne de son engagement.

Selon lui, la BDM-SA démontre sa conformité avec les exigences des instances de régulation, tout en veillant à l’atteinte des objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés dans le cadre de notre Plan à Moyen Terme. « Que ce mois béni nous conduise, je l’espère de tout cœur, à maintenir, voire à renforcer le climat social apaisé qui prévaut, car ce dernier constitue le socle indispensable pour garantir une croissance durable et prospère. » Il exprime également l’intention de faire en sorte que nos prières soient consacrées à l’amélioration constante des conditions de travail ainsi qu’à l’épanouissement de l’ensemble des membres de l’équipe.

« Nous implorons finalement Dieu, Le Tout-Puissant, Le Tout-Miséricordieux, de nous accorder, durant nos travaux actuels, la faculté de donner une impulsion déterminante à ce projet générationnel qui nous transcendera tous. Je fais référence à la construction du nouveau siège de la BDM-SA », a conclu le président du conseil d’administration de la BDM-SA.

Daouda Bakary KONÉ 

Marché Financier de l’UMOA: le trésor public Burkinabé obtient environ 66 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie financière visant à financer le budget prévisionnel de l’année 2026, le Burkina Faso a réussi, ce mercredi 11 février 2026, à lever une somme impressionnante de 65,999 milliards FCFA sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

 Cette opération a été effectuée à la suite d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée d’un an, soit 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor s’étalant sur des périodes de 3, 5 et 7 ans. Cette initiative financière a été organisée en collaboration avec l’institut UMOA-Titres, illustrant l’engagement du Burkina Faso à optimiser ses ressources financières.

Le Trésor Public burkinabé a ainsi mis en adjudication un montant global de 60 milliards de FCFA, témoignant de sa volonté de mobiliser des fonds significatifs pour soutenir ses projets de développement. Les résultats de cette opération sont d’autant plus encourageants, puisque le montant total des soumissions a atteint 148,099 milliards FCFA, un chiffre qui souligne l’intérêt marqué des investisseurs pour les titres émis par le Burkina Faso. 

Aussi, cela se traduit par un impressionnant taux de couverture des montants mis en adjudication, lequel s’élève à 246,83%, indiquant que les demandes des investisseurs ont largement excédé l’offre disponible. Cette dynamique positive sur le marché financier donne des indices encourageants sur la confiance des investisseurs dans la stabilité économique et la capacité de remboursement du pays. Sur le montant total des soumissions, la somme qui a été retenue s’élève à un impressionnant total de 65,999 milliards de FCFA, tandis que celle qui a été rejetée atteint 82,099 milliards de FCFA. Cette situation donne ainsi un taux d’absorption des soumissions de 44,56%, ce qui reflète une dynamique intéressante sur le marché des bons et des obligations. 

Les investisseurs, qui ont vu leurs soumissions acceptées, bénéficieront d’un rendement moyen pondéré qui varie en fonction de la durée de l’instrument de placement : 7,18% pour les bons, ce qui indique un retour intéressant sur investissement à court terme, 7,85% pour les obligations d’une durée de trois ans, 6,81% pour celles à cinq ans, et 7,28% pour les obligations dont la durée est de sept ans, démontrant ainsi une diversité et une attractivité des options offertes aux investisseurs.
L’émetteur de ces bons a pour projet de rembourser la totalité des bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui a été fixée avec soin au 10 février 2027. Ce calendrier de remboursement précis témoigne d’une solide stratégie de gestion financière. En outre, il est important de noter que le paiement des intérêts sera effectué à l’avance, étant précompté sur la valeur nominale de ces bons, ce qui permet aux investisseurs de sécuriser un certain niveau de rendement dès le départ. Concernant le remboursement du capital des obligations émises par le gouvernement burkinabé, le Trésor Public burkinabé a annoncé avec assurance son intention de procéder à ce remboursement le premier jour ouvré suivant la date d’échéance qui a été fixée au 15 janvier 2029 pour les obligations ayant une durée de 3 ans, au 15 janvier 2031 pour celles d’une durée de 5 ans, et au 15 janvier 2033 pour celles s’étalant sur 7 ans. 

Ce calendrier bien défini vise à garantir aux investisseurs la sécurité de leurs placements. Parallèlement, le paiement des intérêts est prévu d’être réalisé de manière annuelle, calculé sur la base d’un taux attrayant de 6 % pour les obligations à 3 ans, de 6,20 % pour celles à 5 ans, et de 6,40 % pour les obligations à 7 ans. 


Notons que ces paiements d’intérêts débuteront dès la fin de la première année de détention des obligations, témoignant ainsi d’un engagement fort du Trésor Public à respecter ses obligations financières vis-à-vis des investisseurs, dans un contexte économique favorisant la confiance et la stabilité.


Abdoulaye KONÉ 

Tribune : « Réformer en profondeur les politiques d’apprentissage et d’insertion des jeunes au Mali : le rôle clé de l’APEJ »

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Par Harouna Niang / Ancien ministre
Tribune d’analyse de Février 2026

Le Mali fait face à un défi structurel majeur : former des jeunes employables dans une économie qui crée trop peu d’emplois formels et où les compétences produites ne correspondent pas suffisamment aux besoins réels des entreprises. Depuis plus d’une décennie, l’État a mis en place des dispositifs dédiés à l’insertion professionnelle des jeunes, au premier rang desquels figure l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), en complément des mécanismes de formation professionnelle soutenus par le FAFPA et les ministères sectoriels.

Pourtant, malgré ces instruments, le chômage et le sous-emploi des jeunes demeurent élevés, et l’apprentissage peine à jouer pleinement son rôle de passerelle efficace entre formation et emploi. L’expérience internationale, notamment l’analyse récente du Brookings Institution sur les blocages des politiques d’apprentissage aux États-Unis, met en lumière des obstacles qui résonnent fortement avec la situation malienne : coûts de démarrage élevés pour les entreprises, lourdeurs administratives, confusion sur la définition même de l’apprentissage et faibles mécanismes de mutualisation.

  1. APEJ : un acteur central… mais insuffisamment articulé au système d’apprentissage

L’APEJ joue un rôle majeur dans :
• l’orientation et l’accompagnement des jeunes vers l’emploi,
• la mise en œuvre de programmes d’insertion (stages, volontariats, appui à l’auto-emploi),
• la facilitation de l’accès des jeunes à des opportunités de formation ou de premières expériences professionnelles.

Cependant, son action reste trop souvent dissociée des dispositifs structurés d’apprentissage certifiant. Dans la pratique, une part importante des interventions de l’APEJ privilégie :
• des stages de courte durée,
• des appuis à l’auto-emploi parfois peu accompagnés techniquement,
• des placements temporaires en entreprise sans cadre pédagogique normé.

Cette fragmentation limite l’impact structurel des efforts publics : on insère temporairement des jeunes sans toujours construire des compétences transférables et certifiées, ce qui réduit leur employabilité de moyen terme.

  1. Coûts, complexité et faible adhésion des entreprises : l’APEJ aussi confrontée aux limites du système

L’analyse de Brookings souligne que, même dans une économie avancée, la participation des entreprises aux programmes d’apprentissage reste faible non par manque d’intérêt, mais en raison de coûts initiaux élevés et de procédures complexes.

Au Mali, ces obstacles se manifestent à double titre :
• Côté entreprises :
Les PME et ateliers partenaires de l’APEJ ne disposent pas toujours des capacités administratives et techniques pour encadrer des jeunes dans des dispositifs longs et structurés d’apprentissage.
• Côté APEJ :
L’agence, focalisée sur l’insertion rapide, tend parfois à privilégier des mécanismes “légers” (stages, placements temporaires), plus faciles à déployer à grande échelle mais moins structurants sur le plan des compétences.

Résultat : l’APEJ contribue à l’insertion immédiate, mais ne joue pas encore pleinement le rôle de levier stratégique pour structurer l’apprentissage de qualité, au sens de parcours certifiants, articulés avec les besoins productifs des entreprises.

  1. Insuffisante standardisation et faible capitalisation des résultats : un enjeu commun APEJ–FAFPA

Un autre enseignement de Brookings est la nécessité de normes claires et de cadres partagés pour réduire la confusion autour de l’apprentissage et faciliter l’adhésion des employeurs.

Dans le contexte malien :
• Les programmes de l’APEJ, du FAFPA et des centres de formation manquent souvent de référentiels métiers communs, ce qui rend difficile :
• la lisibilité pour les entreprises,
• la reconnaissance des compétences acquises par les jeunes,
• l’évaluation comparative de l’efficacité des dispositifs.
• La capitalisation des expériences réussies de l’APEJ (entreprises partenaires performantes, filières porteuses, régions plus dynamiques) reste limitée, ce qui empêche une montée en échelle intelligente des programmes les plus efficaces.

  1. Recommandations pour repositionner l’APEJ au cœur d’une politique d’apprentissage efficace

a) Faire de l’APEJ la “porte d’entrée” de l’apprentissage certifiant

L’APEJ devrait devenir le guichet principal d’orientation des jeunes vers des parcours d’apprentissage certifiants, en partenariat étroit avec :
• le FAFPA (financement et ingénierie de formation),
• les centres de formation professionnelle,
• les organisations professionnelles sectorielles.

Autrement dit, tout jeune pris en charge par l’APEJ devrait, lorsque cela est pertinent, être orienté prioritairement vers un parcours de compétences structuré, plutôt que vers un simple stage.

b) Articuler les programmes APEJ avec des référentiels métiers standardisés

Les dispositifs d’insertion portés par l’APEJ doivent être adossés à des référentiels métiers nationaux, permettant :
• d’assurer la qualité pédagogique des placements,
• de rendre les compétences acquises lisibles pour le marché du travail,
• de faciliter la reconnaissance formelle (certification progressive).

c) Utiliser l’APEJ comme catalyseur de “groupements d’employeurs”

Inspiré du modèle recommandé par Brookings (sponsors de groupe), l’APEJ pourrait jouer un rôle d’intermédiaire territorial pour :
• regrouper plusieurs PME autour de parcours d’apprentissage communs,
• mutualiser l’encadrement, la formation des maîtres d’apprentissage et les coûts de démarrage,
• sécuriser la relation entreprise–apprenti par des conventions-types standardisées.

d) Recentrer les financements APEJ sur l’impact à moyen terme

Les subventions à l’insertion doivent être conditionnées non seulement à l’accueil du jeune, mais aussi à :
• la qualité de l’encadrement,
• l’acquisition effective de compétences certifiées,
• l’insertion durable (emploi ou auto-emploi viable) à 6–12 mois après la fin du parcours.

Cela permettrait de passer d’une logique de volume (nombre de jeunes “placés”) à une logique de résultats (qualité de l’insertion).

e) Mettre en place un système de suivi commun APEJ–ONEF–FAFPA

Pour piloter efficacement les politiques publiques, il est indispensable de disposer de données consolidées sur :
• les parcours des jeunes pris en charge par l’APEJ,
• leur insertion effective dans l’emploi,
• la performance comparée des différents dispositifs (stages, apprentissage certifiant, formation qualifiante).

Un système d’information partagé permettrait de corriger rapidement les programmes peu efficaces et de renforcer ceux qui produisent de véritables trajectoires professionnelles durables.

  1. Conclusion : de l’insertion immédiate à la construction de compétences durables

L’APEJ est un instrument précieux de la politique de l’emploi des jeunes au Mali. Mais, dans sa configuration actuelle, elle est encore trop souvent cantonnée à une logique d’insertion à court terme, alors que le défi du pays est avant tout structurel : construire des compétences productives, adaptées à une économie en transformation.

L’enseignement majeur de l’expérience américaine analysée par Brookings est clair : un programme d’apprentissage ne fonctionne que s’il est simple à adopter pour l’entreprise, bien normé, et soutenu par des structures intermédiaires qui en réduisent les coûts et la complexité.

Repositionner l’APEJ comme pivot opérationnel de l’apprentissage certifiant, en articulation étroite avec le FAFPA, les centres de formation et les organisations professionnelles, serait un pas décisif vers une politique de l’emploi des jeunes plus efficace, plus efficiente et plus structurante pour le développement économique du Mali.

H. Niang
(L’Auteur est un ancien Directeur de Cabinet du ministère de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et de la Promotion de l’initiative Privée :1993/1994 et a participé activement à la création du FAFPA)

‎Gong Rong : « Choc chinois » ou‎« opportunité pour la Chine » ?

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‎(CROISSANCE AFRIQUE)- En Chine, les données officielles publiées par l’Administration générale des douanes indiquent qu’au cours des onze premiers mois de 2025, l’excédent commercial de la Chine a atteint 1 080 milliards de dollars, franchissant pour la première fois le seuil des mille milliards de dollars.


‎Cette performance témoigne de la forte résilience du commerce extérieur chinois. Pourtant, certains en profitent pour agiter la prétendue « deuxième vague de choc chinois » et accusent la Chine de « mener une stratégie d’appauvrissement des pays voisins ». Une observation attentive révèle que, de manière récurrente, diverses versions de la « théorie du choc chinois » refont surface, avec des discours sans cesse renouvelés, mais toujours empreints de la vieille rhétorique de la « menace chinoise ».

‎S’agit-il d’un « dumping de surcapacités » ou d’échanges commerciaux mutuellement bénéfiques ? D’un point de vue économique, la notion de « surcapacités » est un faux problème. À l’ère de la mondialisation économique, les différents pays participent au commerce international en vertu de leurs avantages comparatifs, permettant une optimisation des ressources à l’échelle mondiale. Il s’agit là d’une avancée majeure dans les modes de coopération économique humaine. Un pays adapte sa production à la demande tant intérieure qu’extérieure, et les exportations chinoises relèvent d’échanges normaux fondés sur des avantages comparatifs.

‎Sur le plan international, le dumping se caractérise par un prix de vente inférieur à la valeur normale, causant ou menaçant de causer un préjudice important à une branche de production du pays importateur, avec un lien de causalité entre les deux. Or, la Chine dispose de la chaîne industrielle la plus complète du monde, d’un réseau logistique performant, d’une abondante main-d’œuvre qualifiée et d’investissements soutenus en R&D. La compétitivité des produits chinois repose sur les économies d’échelle, la chaîne intégrée et le progrès technique. Dès lors que le marché est demandeur et que le rapport qualité-prix est avantageux, toutes les parties trouvent leur compte.

‎S’agit-il d’« empiéter sur l’espace de développement » ou de « favoriser une montée en compétence collaborative » ? En ce qui concerne la structure des exportations chinoises, ce sont les produits intermédiaires et les biens d’équipement qui contribuent principalement à la croissance des exportations globales. Par ailleurs, les entreprises chinoises favorisent activement la localisation de leurs chaînes d’approvisionnement. De grands constructeurs automobiles chinois comme Great Wall Motors et SAIC Motor ont successivement implanté des usines en Thaïlande et en Indonésie. Le taux de production locale de l’usine de BYD en Thaïlande atteint déjà 54 %. L’« effet de retombée technologique » de la Chine contribue efficacement à élever le niveau de l’industrie locale. Le groupe Midea a construit en Thaïlande la première usine de climatisation entièrement connectée en 5G d’Asie du Sud-Est, dont la technologie d’inspection qualité par 5G+AI a nettement amélioré l’efficacité de production.

‎La Chine promeut résolument une ouverture de haut niveau. Les salons internationaux comme la CIIE et la CIFTIS, organisés chaque année, profitent à de nombreux pays voisins. Au cours des dix premiers mois de 2025, les échanges de produits agricoles et alimentaires entre la Chine et l’ASEAN ont atteint 51,3 milliards de dollars, en hausse de 8,9 % sur un an. La Chine a notamment importé des pays de l’ASEAN plus de 10 milliards de dollars de fruits frais et secs, représentant plus des deux tiers du total de ses importations mondiales de ces produits. Deuxième importateur mondial de services, la Chine affiche une demande particulièrement soutenue dans le secteur du tourisme. Elle demeure depuis longtemps un marché émetteur important pour ses voisins tels que la Thaïlande, la Malaisie et le Vietnam.

‎Les investissements et échanges commerciaux de la Chine offrent aux jeunes des pays concernés des perspectives de carrière plus diversifiées et porteuses. La Chine adhère au principe selon lequel « l’éducation suit l’industrie, et les établissements accompagnent les entreprises », contribuant ainsi de manière significative à l’amélioration des compétences de la main-d’œuvre locale. Le Luban Workshop en Thaïlande, par exemple, propose une formule combinant « formation diplômante et perfectionnement professionnel ». Ses six filières ont toutes été validées par la Commission de l’éducation professionnelle thaïlandaise et intégrées au système éducatif national. Les étudiants qui terminent leur cursus obtiennent un diplôme reconnu par les autorités éducatives compétentes.

‎Il apparaît clairement que la coopération entre la Chine et les pays voisins est une synergie gagnant-gagnant. Toute lecture unilatérale de l’excédent commercial, toute confusion délibérée entre avantages comparatifs et concurrence déloyale, toute diabolisation des échanges normaux et de la coopération industrielle reviennent à nier les réalités du marché mondial et les lois de l’économie de marché. Ces discours visent en réalité à fragmenter artificiellement la chaîne de valeur mondiale, à entraver la montée en gamme industrielle des pays du Sud, et servent surtout des calculs de « priorité nationale ».

‎La communauté internationale est globalement confiante dans les perspectives de développement de la Chine. Le FMI, Standard Chartered Bank et d’autres institutions ont révisé à la hausse leurs prévisions de croissance pour l’économie chinoise en 2026. Les propositions pour le 15e plan quinquennal chinois dessinent un avenir prometteur fondé sur le développement partagé et l’avenir commun. La Chine continuera de promouvoir une coopération de qualité dans le cadre de l’initiative « Ceinture et Route », de construire un réseau d’interconnexion régionale plus efficace, de réduire les coûts logistiques et commerciaux, et d’aider les pays voisins géographiquement avantagés à mieux jouer leur rôle de pivot régional. Une Chine ouverte, engagée dans l’innovation et en quête d’un développement de qualité, constitue le plus puissant moteur de la prospérité commune de l’Asie.
‎(L’auteur est observateur des questions internationales.)

‎Source:https://hqtime.huanqiu.com/share/article/4PwpD0i0Owm

Entrepreneuriat : l’Institut Zabbaan inaugure son centre de technologie alimentaire (FOOD TECH) à Banankabougou.

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le vendredi 13 février 2026 restera une date emblématique pour l’écosystème entrepreneurial. À Banankabougou, dans la capitale du Mali, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a procédé à la coupure symbolique du ruban de la Food Tech, initiative portée par la promotrice du Zabbaan Institut, Aissata Diakité. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités du monde entrepreneurial.

Premier accélérateur technologique et agricole, cet institut incarne un pôle d’innovation au service du Mali. Le Food Tech Zabbaan Institut aspire à devenir une référence tant au niveau national que régional. Ce nouvel espace se positionne comme un véritable pont entre l’innovation, l’entrepreneuriat et les partenaires stratégiques, au service du secteur privé, des jeunes, des femmes et des communautés locales.

Pour le représentant de l’Union européenne, cette infrastructure incarne puissamment l’innovation, l’entrepreneuriat et la transparence pérenne du secteur agricole au Mali et dans le Sahel. L’organisation soutient d’ailleurs des programmes structurants tels que BARA CHALLENGE – WOMEN 360, mis en œuvre par Zabban Institut, qui accompagnent des femmes entrepreneures investies dans l’agriculture durable et l’innovation verte, en harmonie avec l’initiative de la Grande Muraille Verte.

« Ces actions traduisent notre engagement collectif en faveur d’un développement inclusif, équitable et durable, au profit des populations et des économies locales », a-t-il affirmé. Lors de son allocution, le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a salué le leadership et la détermination d’Aissata Diakité.

Selon lui, cette initiative représente une réponse concrète aux défis majeurs de notre époque : la sécurité alimentaire, l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes et la création de valeur locale. Il a également souligné l’importance du programme Village des Opportunités, pilier de son action ministérielle, qui vise à promouvoir l’employabilité et l’esprit entrepreneurial chez les jeunes, notamment les jeunes femmes.

Prenant la parole, la promotrice Aïssata Diakité a exprimé sa profonde gratitude envers les partenaires techniques et financiers. La cérémonie s’est poursuivie par une visite guidée de Zabbaan Maison, ponctuée par la présentation des produits et une dégustation de jus locaux, apportant une touche conviviale et festive à l’événement.

‎Avec l’inauguration de la Food Tech, l’Institut Zabban se positionne désormais comme un acteur majeur de la métamorphose agroalimentaire au Mali, incarnant l’espoir pour une jeunesse ambitieuse et résolument orientée vers l’innovation.

 Drissa KEITA