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Mali/UEMOA : Plus de 100 étudiantes outillées de la libre circulation des biens et des personnes

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En collaboration avec le Réseau des femmes universitaires enseignantes du Mali (REFUE-MA), l’Association des femmes en Service à l’UEMOA (AFSU) a organisé à l’attention des étudiantes de la première année (Licence 1) de l’Université de Bamako, un Semaine d’information et sensibilisation sur la libre circulation des personnes et des biens et sur l’égalité de traitement des étudiants dans l’espace UEMOA.

Les travaux se sont déroulés le 29 mai 2025 à la Faculté des Sciences économiques et de Gestion (FSEG) sous la présidence du vice-recteur de l’Université des Sciences sociales et de Gestion, représentant du ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

<< La libre circulation des biens et des personnes >> et << La mobilité et l’égalité de traitement des étudiants et le Programme bourses d’excellence UEMOA pour la formation et de recherche de l’UEMOA >>. Ce sont ces communications qui ont marqué la journée sur formation sur l’entrepreneuriat à l’endroit des étudiantes de la première année (Licence 1).

<< Le séminaire particulièrement organisé à l’attention des jeunes étudiantes de la première année (Licence 1), constitue un cadre privilégié d’échange en vue de les informer et sensibiliser sur le sujet >>, a déclaré le doyen de la Faculté des Sciences économiques et de Gestion, le professeur Boubacar Sanogo, qui se réjouit d’accueillir dans sa Faculté cette rencontre qui vise à créer un espace de concertation entre femmes universitaires et les représentants résidents de la Commission de l’UEMOA auprès du Mali.

D’entrée de jeu, la présidence du Réseau des Femmes universitaires enseignantes a rappelé que ce séminaire s’inscrit dans le cadre des activités commémoratives du 8 mars de l’Association des Femmes en Service dans les Organes de l’UEMOA (AFSU).

Le réseau, explique Mme Anna Traoré, a vu le jour en 2014. << Sa création a été motivée par le constat de la faible représentativité des femmes à tous les niveaux de l’Enseignement Supérieur >>, a-t-elle appuyé.

En effet, l’objectif principal du REFUE-MA est la promotion du Genre dans l’enseignement supérieur. Ainsi, les femmes universitaires enseignantes voudraient spécifiquement renforcer la collaboration entre les enseignantes-chercheures du Mali et celles du reste du monde pour la promotion de la femme ; créer une motivation chez la femme pour la formation et la recherche entre autres.

Pour la présidente, ce séminaire va permettre à ces étudiantes qui ont eu la chance d’être choisies, de bénéficier d’une part, de la solidarité de l’AFSU et du REFUE-MA, d’autre part, d’acquérir des connaissances bien spécifiques par rapport à leur droit dans l’espace UEMOA, aux possibilités de financement de leurs études.

Pour sa part, la secrétaire générale de l’Association des Femmes en Service dans les Organes de l’UEMOA (AFSU) a axé son intervention sur la création et les objectifs de ladite Association.

Selon elle, l’AFSU est née en février 2013 de la volonté des femmes en fonction au sein des Organes de l’UEMOA de se doter d’un cadre d’échanges, de partage d’actions et de l’engagement des Autorités de la Commission en faveur de la cause de la femme.

En outre, elle a fait savoir que l’Association
a pour objectifs de rendre le cadre de travail convivial, promouvoir le développement personnel et valoriser l’image et les capacités des femmes des Organes de l’Union, ainsi que d’initier et de contribuer à toutes actions en mesure d’aider les femmes de l’espace
Communautaire.

A son tour, le représentant résident de l’UEMOA, Roberto Alexandre Vieira, a exprimé sa gratitude au gouvernement malien pour avoir voulu accepter d’accueillir à Bamako ce séminaire d’information. << Cette activité première du genre dans l’espace UEMOA, constitueraient un cadre fédéral avec différents >>, a-t-il mis l’accent.
Selon lui, cette activité est un moyen pour l’AFSU de contribuer à l’épanouissement des jeunes filles de l’espace communautaire en leur partageant quelques textes et actions de l’UEMOA visant à promouvoir l’intégration régionale.

Avant de dire qu’il est persuadé que les débats et les échanges aboutiront à des résultats à la hauteur des attentes.

L’honneur est revenu au vice-recteur de l’université des Sciences sociales et de Gestion, Soboua Théra, non moins représentant du ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche scientifique d’ouvrir les travaux d’ouverture.

Drissa KEITA

Sidi Ould Tah remporte les élections de la Banque Africaine de Développement (BAD) à Abidjan

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le 29 mai 2025, lors d’un vote décisif à Abidjan, Sidi Ould Tah, originaire de Mauritanie, a été élu 10e président de la Banque africaine de développement (BAD). Succédant à Akinwumi Adesina, dont le mandat de dix ans a été marquant pour l’institution, cette élection ouvre une nouvelle ère pour la BAD.

Il a été élu président de la Banque africaine de développement (BAD) à l’issue du troisième tour de scrutin, ce 29 mai 2025 à Abidjan.  Au terme du troisième tour, le mauritanien a obtenu 76,18% des voix, contre 20,26% pour Samuel Maimbo et 3,55% pour le sénégalais Amadou Hott. L’ancien président de la BADEA s’impose donc au terme du troisième tour dans l’une des élections les plus courtes de l’histoire de la BAD. Plus que le score c’est le consensus africain qui a frappé les esprits. Sidi Ould Tah a obtenu 72, 37% du vote des non régionaux. 

La sélection de Sidi Ould Tah, parmi un panel de candidats hautement qualifiés, témoigne d’un choix à la fois stratégique et symbolique. Son expérience en matière de réforme des institutions financières et sa vision panafricaine inclusive ont renforcé sa candidature, ainsi que sa capacité à établir des liens entre les États, les régions et les partenaires de développement.

Avec plus de 30 ans d’expérience dans l’économie du développement, la finance publique et la coopération internationale, Sidi Ould Tah a dirigé, depuis 2015, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), qu’il a modernisée pour en faire un acteur central de l’architecture financière du continent. Son élection reflète le désir des actionnaires de rapprocher la BAD des réalités des États, tout en visant efficacité, souveraineté et réactivité. Reconnu tant par les pays francophones qu’anglophones, ainsi que par les institutions continentales et la société civile africaine, il incarne une voix du Sud dotée d’une légitimité régionale.

Dans son discours d’acceptation, le nouveau président a affirmé sa volonté de réinscrire la Banque dans les priorités concrètes des Africains, mettant l’accent sur des enjeux tels que l’industrialisation du continent, l’investissement dans les infrastructures de base, la transformation agricole, et l’autonomisation des femmes et des jeunes. Sa feuille de route s’articule autour de trois axes : rapprocher la BAD des États pour mieux répondre à leurs besoins, renforcer son agilité pour accélérer les décaissements et réduire les délais de mise en œuvre des projets, et promouvoir une BAD souveraine en augmentant les investissements dans le capital africain, qu’il soit fiscal, naturel, humain, commercial ou financier.

Dans un continent où 587 milliards de dollars sont perdus chaque année à cause de fuites de capitaux, alors que le potentiel mobilisable est évalué à 1 430 milliards de ressources internes, Sidi Ould Tah plaide pour une Banque qui accompagne les États dans la reconquête de leur souveraineté budgétaire. En tant qu’architecte d’un renouveau de la coopération arabe-africaine au sein de la BADEA, il défend une approche pragmatique du partenariat, respectueuse de la souveraineté, favorisant la complémentarité des financements et la logique de co-développement. Son élection est perçue comme un rééquilibrage géopolitique en faveur des institutions africaines et de la coopération interrégionale Sud-Sud.

Notons que la BAD, avec un portefeuille de 318 milliards de dollars et une présence dans plus de 50 pays, se trouve à un tournant. Dans un contexte marqué par des tensions budgétaires, des mutations climatiques et des attentes sociales croissantes, elle doit se réinventer. La stratégie décennale 2024–2033, qui appelle à une transformation systémique de l’économie africaine, attend maintenant un leader capable de réaliser ces ambitions.

Sidi Ould Tah devra donc allier impact et proximité, discipline financière et flexibilité stratégique. En ce 29 mai 2025, la BAD change de visage, mais son objectif demeure clair : accélérer le développement d’une Afrique forte, intégrée, prospère et souveraine.

Daouda Bakary KONE

Connectivité Routière et Résilience Climatique au Mali: la Banque Mondiale annonce 133 milliards de FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, la Banque mondiale a approuvé un crédit de 219,8 millions de dollars (environ 133 milliards F CFA) de l’Association Internationale de Développement (IDA) pour soutenir le pays dans l’amélioration de la connectivité routière, tout en renforçant sa résilience au climat.

Ce projet, dénommé Mali Nafa Soro Siraw (Mali-NSS), se concentrera sur la réhabilitation et la modernisation du tronçon Diéma-Sandaré, qui s’étend sur 137,7 km, le reliant au Corridor Bamako – Dakar selon des normes adaptées aux défis climatiques. En plus des travaux sur les routes, le programme financera la réhabilitation des infrastructures annexes et des systèmes hydrauliques dans les régions de Nioro et Kayes, à proximité du tronçon Diéma-Sandaré.

Clara de Sousa, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, a déclaré : « La remise en état des tronçons détériorés améliorera la capacité d’adaptation du réseau routier national dans son ensemble, compte tenu de l’importance cruciale du Corridor Bamako – Dakar pour la connectivité. Grâce à cette nouvelle opération, des infrastructures routières de meilleure qualité, plus sûres et résilientes au climat amélioreront l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux marchés.

Elles favoriseront également l’accès aux opportunités économiques, en particulier pour les femmes et les jeunes filles. » Cette initiative, qui représente un investissement stratégique majeur, est plus qu’une simple amélioration des routes. Elle s’inscrit dans un cadre plus vaste visant à stimuler le développement durable au Mali.

La modernisation du tronçon Diéma-Sandaré facilitera non seulement les déplacements, mais elle aura également des retombées significatives sur le plan économique local. En effet, la création d’emplois temporaires durant la phase de construction, ainsi que l’amélioration des services de transport, permettra aux exploitants locaux, en particulier ceux du secteur agro-pastoral, d’accéder plus facilement aux marchés.

De plus, la mise en œuvre de systèmes hydrauliques modernes est essentielle dans cette région où l’accès à l’eau potable est une préoccupation majeure. Ce projet est donc crucial pour lutter contre la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations vulnérables.

En outre, en aménageant des infrastructures durables, la Banque mondiale espère également instaurer une conscience accrue de la nécessité de respecter l’environnement, en prenant en compte l’impact du changement climatique sur les écosystèmes locaux. Au final, le projet n’est pas uniquement une question d’asphaltage, mais un pas vers une société plus résiliente et interconnectée, où chaque habitant pourra bénéficier de ces avancées.

Notons que le projet devrait bénéficier indirectement à un million d’habitants vivant dans un rayon de 150 km le long de la route, tandis que les usagers de la route et les communautés environnantes seront les bénéficiaires directs des améliorations apportées. De plus, cette initiative contribuera à réduire la durée des trajets et les coûts de transport pour les usagers de la route.

Mariam KONE

Création d’une Nouvelle Société de Raffinerie au Mali: les Propositions de Niokhor Diouf DIARRA, Professeur en Eco-Gestion dans l’Enseignement Supérieur en France

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, le gouvernement a annoncé, le mercredi 28 mai 2015, la création d’une nouvelle société de raffinage d’or, dont l’État détiendra 62 % des parts. Cette décision a suscité la surprise de nombreux observateurs, y compris, Niokhor Diouf DIARRA, Professeur en Eco-gestion dans l’Enseignement Supérieur et Intervenant à KEDGE Business School en France, qui la perçoit comme une avancée positive.

Il remarque que, grâce au nouveau code minier, l’État montre sa volonté de faire bénéficier les Maliens et les communautés locales des ressources minières du pays. D’après lui, la détention de 62 % des parts par l’État est une première pour le Mali.

Ainsi, le sieur Diarra met l’accent sur la redistribution significative des bénéfices en faveur du développement local, ce qui inclut la création d’emplois et le développement d’infrastructures, ainsi que les traitements et le recyclage. Dans une déclaration au Magazine Croissance Afrique, il a souligné que cette raffinerie constitue une occasion cruciale pour l’État malien d’accéder à des liquidités, indispensables pour soutenir les programmes sociaux et d’infrastructure.

« C’est une très bonne chose ! » a-t-il affirmé, tout en rappelant que les défis économiques actuels rendent ces avancées moins visibles pour le citoyen moyen, qui peut avoir du mal à envisager les bénéfices à long terme de cette initiative. Face à un contexte international et national difficile, monsieur Diarra appelle à une attention particulière sur le pouvoir d’achat des Maliens, suggérant des mesures exceptionnelles telles que la réduction des prix des produits de première nécessité, équilibrée par une augmentation des impôts des entreprises.

Il insiste également sur l’importance cruciale des politiques fiscales, qui devraient être repensées afin d’encourager les investisseurs à s’engager davantage dans le pays tout en garantissant que les revenus générés profitent aux communautés locales. Il insiste aussi sur la nécessité de lutter contre l’économie informelle, qu’il considère comme la source principale des échecs économiques du pays.

Bien que cette économie puisse sembler bénéfique pour la population, professeur Diarra souligne qu’elle entraîne en réalité un manque à gagner considérable pour l’État, illustrant à quel point il est vital de formaliser ce secteur afin d’intégrer ces travailleurs à l’économie officielle. Pour remédier à cette situation, il propose la mise en place d’une « bourse familiale » pour soutenir d’urgence les familles les plus démunies, affirmant que « un peuple qui a faim est un peuple qui risque de perdre espoir. »

Ce mécanisme de soutien, orienté vers les plus vulnérables, pourrait jouer un rôle fondamental dans la préservation de la cohésion sociale. Il appelle à des mesures urgentes tout en reconnaissant les efforts déjà réalisés dans les domaines de l’économie, de la sécurité, de la défense, et de l’acquisition d’armes.

Cependant, il n’ignore pas les défis à long terme, notamment la nécessité de diversifier l’économie malienne afin de réduire sa dépendance aux ressources naturelles. Selon lui, l’introduction de programmes éducatifs et de formations professionnelles adaptés pourrait transformer la dynamique économique, en préparant les jeunes générations aux métiers d’avenir et en stimulant l’innovation.

La mise en place de partenariats avec des institutions d’enseignement supérieur et des entreprises pourrait également aider à créer des opportunités d’apprentissage et de stage, garantissant ainsi que les compétences acquises soient en adéquation avec les besoins du marché.

Notons qu’ une vision à long terme et inclusive est ainsi essentielle pour garantir non seulement la prospérité économique, mais également la stabilité sociale du pays, permettant aux Maliens d’envisager un avenir prometteur, au-delà des difficultés immédiates de leur quotidien.

Encadré

Niokhor Diouf Diarra est un professeur d’Eco-gestion dans l’enseignement supérieur en France, reconnu pour sa passion et son engagement envers ses étudiants. Il enseigne à KEDGE Business School, une institution réputée pour sa formation innovante en gestion et en affaires.

Sa spécialisation réside dans la digitalisation de la gestion de la chaîne d’approvisionnement, un domaine crucial à une époque où la technologie transforme rapidement les pratiques commerciales. Dans ses cours, il explore comment les entreprises peuvent intégrer des outils numériques pour optimiser leur chaîne d’approvisionnement, réduisant ainsi les coûts et améliorant l’efficacité.

À travers des études de cas concrets et des projets pratiques, il encourage les étudiants à réfléchir de manière critique sur les défis contemporains du secteur tout en leur fournissant des compétences pratiques qu’ils pourront appliquer dans leur future carrière.

En parallèle de son rôle d’enseignant, Niokhor s’implique également dans des recherches sur l’impact de l’innovation technologique dans le management, ce qui enrichit sa pratique pédagogique et offre une perspective précieuse à ses élèves sur l’évolution constante du monde des affaires.

Daouda Bakary KONÉ

Mali: l’Etat annonce la création d’une société de « Raffinerie dor » visant à renforcer sa Souveraineté Économique

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le Conseil des ministres du Mali, réuni le mercredi 28 mai 2025, a amorcé une nouvelle stratégie pour la gouvernance du secteur aurifère. Il faut signaler que c’est la société locale Marena Gold qui revendique la seule raffinerie d’or du Mali. Elle indique s’approvisionner auprès des orpailleurs, dont la production est annuellement estimée à 6 tonnes d’or par le gouvernement, même si d’autres rapports estiment la production artisanale à plus de 30 tonnes chaque année.

Lors de cette réunion, le gouvernement a annoncé sa volonté de s’impliquer activement dans le capital de la Société de Raffinerie d’Or du Mali, une décision qui répond directement aux recommandations des Assises nationales de la refondation. L’objectif est de renforcer la souveraineté économique du Mali sur ses ressources stratégiques, en particulier l’or, qui constitue le principal levier en termes de devises et de recettes fiscales.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une série de réformes déjà en cours. Parmi celles-ci, l’adoption d’un nouveau code minier et d’une loi sur le contenu local en 2023 représente un tournant majeur. Ces changements visent à moderniser le cadre législatif et à faciliter l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché, favorisant ainsi une compétitivité accrue.

Le gouvernement malien aspire à accroître la valeur ajoutée à l’échelle locale, de l’extraction à la transformation du minerai. Pour cela, il mettra en œuvre un cadre réglementaire renforcé, visant non seulement à attirer des investissements étrangers, mais aussi à instaurer un climat de confiance entre l’État et les investisseurs. Ce cadre garantira que les bénéfices tirés de l’industrie minière profitent d’abord et avant tout aux populations locales, en réinvestissant une partie des profits dans des projets sociaux et infrastructurels.

La collaboration avec la société russe Yadran s’inscrit dans une démarche de diversification des partenariats. Elle traduit une volonté de renforcer les capacités nationales sans dépendance excessive vis-à-vis d’acteurs traditionnels. Au-delà de l’outil industriel, le projet de raffinerie constitue un levier pour structurer un tissu économique local, depuis l’approvisionnement en or brut jusqu’à la commercialisation du métal raffiné. Il pourrait également offrir, à moyen terme, un débouché pour les productions aurifères de pays voisins, renforçant ainsi le rôle régional du Mali.

Cette approche vise non seulement à stimuler l’économie nationale, mais aussi à créer des emplois durables dans des régions souvent laissées pour compte, où le chômage reste élevé et les opportunités limitées. Il convient de souligner que cette stratégie se traduit également par une volonté d’accompagner le développement local de manière inclusive, en impliquant les communautés dans le processus décisionnel.

Le développement d’infrastructures modernes et durables, telles que des routes et des installations de traitement, accompagnera cette évolution. En facilitant l’accès aux zones minières et en améliorant la logistique, ces infrastructures contribueront à réduire les coûts de production et à augmenter la rentabilité du secteur.

Par ailleurs, il est important de noter que la future raffinerie, résultat d’un accord signé avec la société russe Yadran, a pour objectif de devenir un maillon clé de cette chaîne de valeur. Avec une capacité annuelle de 200 tonnes, cette infrastructure sera majoritairement contrôlée par l’État malien, qui en détiendra 62 % du capital social.

Ce modèle garantit que les décisions stratégiques liées à l’exploitation des ressources minérales s’alignent sur les intérêts du peuple malien, tout en renforçant la capacité de l’État à gérer ses ressources de manière responsable et durable.

Notons que ce processus d’autonomisation économique pourrait également servir de modèle pour d’autres secteurs, positionnant le Mali comme un acteur clé sur la scène économique régionale et internationale.

Zangouna KONÉ

Mali: baisse fulgurante des chiffres clés de l’Aéroport International Président Modibo Keita en 2024

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Bamako, Mali: Modibo Keita International Airport (formerly Bamako–Sénou International Airport) - night view of the main entrance - passengers at Mali's only international airport - Aéroport international Modibo Keita

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, lors de la 71ème session du conseil d’administration des Aéroports du Mali (ADM), qui s’est tenue le 21 mai 2025 dans la salle de conférence de l’Aéroport International Président Modibo Keita-Sénou, plusieurs points cruciaux ont été abordés.

Cette rencontre a principalement porté sur l’analyse du rapport du commissaire aux comptes pour l’exercice 2024, tout en examinant les activités en cours de réalisation.

Le Colonel Lassina TOGOLA, Président Directeur général des Aéroports du Mali, a prononcé un discours d’ouverture durant lequel il a discuté de la situation générale du trafic aérien pour l’année 2024 à l’Aéroport International Président Modibo Keita-Sénou ainsi que dans les Aéroports intérieurs (Mopti, Kayes, Tombouctou, Gao, Nioro et Sikasso) au 31 décembre 2024.

Il a souligné que les mouvements d’avions et le nombre de passagers pour l’année 2024 n’ont pas atteint les niveaux de 2023, enregistrant ainsi des baisses respectives de 16,92 % et de 6,56 % pour Bamako, et de 33 % et 2,59 % pour les aéroports de l’intérieur. Concernant les états financiers, le Colonel TOGOLA a présenté les grandes masses, révélant un total de bilan de 18,146 milliards de FCFA pour 2024.

Les capitaux propres, incluant le résultat de l’exercice, s’élèvent à 12 826 milliards de FCFA. En revanche, le résultat d’exploitation est de 1,237 milliards de FCFA, tandis que le résultat net se fixe à (-) 801,753 millions de FCFA, indiquant une baisse de 374,880 millions de FCFA par rapport aux résultats d’exploitation des exercices 2023 et 2024.

Le Colonel TOGOLA a attribué cette dégradation principalement à une diminution des recettes liées aux trafics. Malgré cette baisse de résultats, il a souligné que grâce à des efforts conjugués, la direction générale a globalement atteint les objectifs fixés par le Conseil d’administration et validés par les autorités. Le rapport d’activités de la direction générale atteste de ces réalisations.

Pour l’exercice 2024, le conseil d’administration a constaté que les produits d’exploitation ont été réalisés à hauteur de 95 %, tandis que les charges d’exploitation ont été exécutées à 97 %. Cependant, les investissements ont été effectués à 89 %. À noter que ces travaux seront suivis de recommandations pour garantir l’atteinte des objectifs assignés à la Direction générale des Aéroports du Mali.

Chacune de ces circonstances a été soigneusement examinée lors de la réunion, car les membres du conseil ont exprimé leur préoccupation quant à la viabilité des opérations futures des aéroports, surtout dans un contexte économique mondial incertain.

Le Colonel TOGOLA a également insisté sur l’importance d’adopter des stratégies plus adaptatives, telles que l’augmentation des liaisons aériennes internationales et la promotion des investissements dans l’infrastructure aéroportuaire, afin de revitaliser le secteur.

Par ailleurs, il a encouragé l’exploration de nouvelles initiatives pour diversifier les sources de revenus, comme le développement de services aéroportuaires annexes et l’extension de partenariats publics-privés.

Le climat de cette assemblée fut à la fois empreint de sérénité et d’un engagement indéfectible à surmonter les défis, mettant en lumière la résilience et l’innovation nécessaires pour faire face aux changements dans le paysage du transport aérien au Mali.

Notons que ces discussions ont posé les bases pour des recommandations concrètes, dont l’implémentation sera cruciale dans les mois à venir pour garantir un avenir prospère et durable aux Aéroports du Mali.

Daouda Bakary KONÉ

Mali: Pourquoi la nomination d’Abdoul Aziz Aguissa ouvre un nouveau chapitre dans la lutte contre la corruption ?

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, ce vétéran de l’administration civile, respecté au sein du corps préfectoral, devient le nouveau Vérificateur Général afin de promouvoir la transparence au Mali. Par décret en date du 16 mai 2025, M. Aguissa prend les rênes d’une institution essentielle consacrée à la bonne gouvernance.

Sa mission consistera à renforcer les actions déjà entreprises par le BVG, cruciales pour le développement socio-économique du pays. Cette nomination illustre l’engagement des autorités contre la corruption et la gestion rigoureuse des fonds publics. 

Avec une vaste expérience en administration et un dévouement indéfectible aux pratiques exemplaires, M. Aguissa est bien positionné pour assurer une surveillance efficace des finances de l’État. Son parcours impressionnant dans la fonction publique, débutant comme fonctionnaire de base et gravissant les échelons grâce à son intégrité et sa capacité à naviguer dans la bureaucratie, témoigne de ses compétences. 

En effet, sa carrière est jalonnée de réussites notables, notamment dans des projets visant à optimiser les ressources publiques et à améliorer la réactivité de l’administration face aux préoccupations des citoyens. Sa démarche proactive pour aborder les affaires publiques lui a permis de gagner la confiance tant des autorités gouvernementales que des citoyens, auxquels il a toujours été dévoué. 

Par exemple, il a initié plusieurs programmes de sensibilisation destinés à éduquer le public sur leurs droits en matière de transparence et de responsabilité. Face aux défis cruciaux tels que l’éradication de la corruption systémique et la modernisation des pratiques de gestion financière, M. Aguissa devra aussi instaurer une culture de responsabilité et d’ouverture au sein des institutions publiques.

Aussi,  cela impliquera la mise en place de mécanismes de contrôle rigoureux et l’établissement de rapports financiers clairs et accessibles. L’importance de sa mission est accentuée par les attentes croissantes des Maliens en matière de transparence et de responsabilité gouvernementale. 

Notons que dans un contexte où les voix de la société civile s’élèvent de plus en plus, il a la lourde tâche de restaurer la confiance dans les institutions publiques, tout en s’attaquant aux profondes inégalités qui minent l’efficacité de la gouvernance. 

Korotoumou Sylla 

Mali: « les besoins humanitaires globaux évalués à 460 milliards FCFA en 2025 », selon l’ex-Premier ministre Moussa Mara

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Picture taken in 2003 in Bamako of Mali's former planning minister Moussa Mara. Mali's new prime minister Moussa Mara, 39, was promoted to the premiership on April 5, 2014 after Mali's first post-war prime minister Oumar Tatam Ly quit just six months into office. Mara was in talks on April 6, 2014 to appoint a government to lead the west African nation's post-war recovery after the surprise resignation of his predecessor and the entire cabinet. AFP PHOTO/ HABIBOU KOUYATE

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’ancien Premier ministre, Moussa Mara tire la sonnette d’alarme, appelant le gouvernement à adopter des mesures strictes pour lutter contre la famine. Selon lui, l’État a un besoin urgent de 188 milliards de FCFA pour faire face efficacement aux défis alimentaires auxquels il est confronté.

« Au moins 1 million de Maliens sont menacés de famine, et plusieurs millions d’autres ont besoin d’assistance humanitaire. Soyons conscients du danger et agissons », a-t-il déclaré. Alors que nous entrons dans la période de soudure, les autorités ont élaboré un plan de riposte nécessitant 188 milliards de FCFA pour secourir nos compatriotes.

Il a également rappelé que les besoins humanitaires globaux du Mali sont estimés à plus de 460 milliards de FCFA. Malheureusement, malgré les multiples demandes de soutien, les partenaires internationaux ne se précipitent pas pour nous aider, a-t-il poursuivi.

« Je suggère au gouvernement de communiquer sur cette situation, d’alerter nos compatriotes, et de leur montrer les efforts déployés pour répondre aux besoins. Nous devons rallier les Maliens à cette cause pour éviter que des vies ne soient perdues à cause de la faim d’ici 2025 », a-t-il conclu.

Il est crucial de reconnaître l’ampleur de cette crise alimentaire, qui ne concerne pas uniquement les personnes touchées par la famine, mais met également en péril la stabilité et l’avenir du pays. Les récoltes sont constamment compromises par des conditions climatiques extrêmes, et la hausse des prix des denrées de base accentue encore plus la souffrance de la population.

« Chaque jour qui passe sans action de notre part signifie une journée de plus pour les familles maliennes vivant dans la peur et l’incertitude. Nous devons unir nos efforts, tant au niveau national qu’international, pour développer des solutions durables et une aide humanitaire ciblée, » a-t-il ajouté .

L’engagement du gouvernement et la mobilisation de la société civile sont des éléments essentiels pour faire face à cette crise. Les leaders communautaires et les organisations non gouvernementales doivent se voir confier un rôle actif dans la sensibilisation des populations aux ressources disponibles et aux initiatives de solidarité.

Notons que cette approche collective pourrait transformer le paysage de l’aide au Mali et créer un environnement où chaque malien a accès à la nourriture et à la sécurité nutritionnelle. En fin de compte, il s’agit d’une question de dignité humaine, et il est temps d’agir de manière décisive pour répondre aux besoins urgents de notre nation.

Moussa KONÉ

Mali: 100 millions de dollars destinés aux réfugiés et aux activités humanitaires via le HCR

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Mali intensifie sa collaboration avec le HCR grâce à une aide financière significative de 100 millions de dollars fournie par la Banque Mondiale. Ce soutien est crucial pour les environ 220 000 réfugiés présents au Mali, dont la plupart vivent au sein des communautés locales, favorisant ainsi une approche inclusive.

Des discussions stratégiques se sont tenues entre Abdouraouf Gnon-Kondé du HCR et le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, portant sur les modalités de ce soutien et l’harmonisation des efforts. Au cours de ces négociations, ils ont analysé les besoins spécifiques des réfugiés ainsi que les défis que les communautés d’accueil rencontrent, allant au-delà des simples aspects logistiques.

Le HCR a souligné l’amélioration notable de la sécurité au Mali, un facteur déterminant qui favorise les opérations humanitaires et facilite l’accès aux services essentiels pour les réfugiés. Cela a permis d’établir un cadre plus sûr pour les initiatives de réintégration, où la confiance entre les réfugiés et les locaux pourrait se développer.

Dans ce contexte dynamique, le Premier ministre a exprimé sa satisfaction quant à cette coopération, soulignant non seulement la nécessité de développer des solutions durables pour une intégration efficace des réfugiés, mais aussi l’importance d’impliquer activement les communautés d’accueil dans ce processus.

Il a affirmé que l’intégration, loin de se limiter à la simple cohabitation, vise à créer des opportunités d’échange culturel et économique entre réfugiés et locaux, transformant ainsi les diversités en forces collectives. Cette vision se traduit par des événements culturels, des ateliers artistiques, et des marchés locaux qui célèbrent diverses traditions, créant ainsi un socle d’ententes et de respect mutuel.

Le gouvernement, avec le soutien du HCR, envisage des programmes ciblés qui permettront aux réfugiés de contribuer au développement local, notamment à travers des initiatives entrepreneuriales et des formations adaptées aux besoins du marché. Ces programmes encourageront des professions diversifiées, de l’agriculture durable à l’artisanat local, en passant par les technologies numériques, afin de répondre aux compétences variées apportées par les réfugiés.

Cet engagement du gouvernement aspire à transformer une situation de crise en une opportunité de développement partagé et à renforcer la cohésion sociale sur le long terme. L’accent mis sur l’entrepreneuriat pourrait également générer des emplois, stimulant ainsi l’économie locale et rendant les communautés plus résilientes face aux aléas futurs.

Notons que le Mali se positionne comme un modèle d’hospitalité et d’inclusion pour d’autres pays de la région, consolidant ainsi son rôle en faveur des populations vulnérables. Son approche novatrice pourrait inspirer d’autres nations à repenser leurs stratégies d’accueil des réfugiés et à investir dans des programmes similaires. Une excellente nouvelle pour les réfugiés et leurs communautés d’accueil au Mali.

Abdoulaye KONE

Afrique: le continent abrite près de 30% à 16000 milliards de dollars des réserves minérales mondiales, génerable d’ici 2030

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(CROISSANCE AFRIQUE)- L’Afrique possède d’importants leviers internes qui, une fois pleinement activés, pourraient générer jusqu’à 1 430 milliards de dollars pour financer sa transformation structurelle, Selon un rapport de la Banque Africaine de développement. Un potentiel capital africain sous-exploité : jusqu’à 1 430 milliards USD mobilisables.

Le premier levier est le capital fiscal. Une numérisation renforcée des administrations fiscales, accompagnée d’un élargissement de l’assiette fiscale et d’un renforcement du contrat social entre l’État et les citoyens, stimulerait le civisme fiscal et augmenterait durablement les recettes publiques. Le deuxième levier est le capital naturel.

Le continent abrite près de 30% des réserves minérales mondiales et pourrait capter une part significative des 16 000 milliards de dollars de revenus attendus des minéraux verts d’ici 2030, sous réserve de valoriser ces ressources localement dans un cadre réglementaire équitable et transparent.

Par ailleurs, le capital humain constitue un atout essentiel. Avec un âge médian de 19 ans, l’Afrique est le continent le plus jeune. Si l’on parvenait à assurer le plein emploi des jeunes, cela pourrait générer jusqu’à 47 milliards de dollars supplémentaires de produit intérieur brut.

Le capital financier représente également une ressource significative. Les fonds de pension africains détiennent déjà plus de 1 100 milliards de dollars d’actifs sous gestion. De plus, les transferts de fonds de la diaspora pourraient atteindre 500 milliards de dollars d’ici 2035, à condition de réduire considérablement les coûts de transfert. Enfin, le capital commercial présente des perspectives encourageantes grâce à la mise en œuvre intégrale de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Notons que ce développement pourrait engendrer 560 milliards de dollars d’exportations supplémentaires et jusqu’à 450 milliards de revenus additionnels d’ici 2035, en dynamisant les chaînes de valeur régionales et en renforçant la compétitivité des entreprises africaines.

« Lorsque l’Afrique saura allouer efficacement son propre capital, les capitaux mondiaux suivront’, insiste Urama. ‘Il est temps de transformer la richesse du potentiel africain en une richesse réelle, visible et partagée’, a-t-il ajouté.

Mariam KONE