Accueil Blog Page 63

Mali: 100 millions de dollars destinés aux réfugiés et aux activités humanitaires via le HCR

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Mali intensifie sa collaboration avec le HCR grâce à une aide financière significative de 100 millions de dollars fournie par la Banque Mondiale. Ce soutien est crucial pour les environ 220 000 réfugiés présents au Mali, dont la plupart vivent au sein des communautés locales, favorisant ainsi une approche inclusive.

Des discussions stratégiques se sont tenues entre Abdouraouf Gnon-Kondé du HCR et le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, portant sur les modalités de ce soutien et l’harmonisation des efforts. Au cours de ces négociations, ils ont analysé les besoins spécifiques des réfugiés ainsi que les défis que les communautés d’accueil rencontrent, allant au-delà des simples aspects logistiques.

Le HCR a souligné l’amélioration notable de la sécurité au Mali, un facteur déterminant qui favorise les opérations humanitaires et facilite l’accès aux services essentiels pour les réfugiés. Cela a permis d’établir un cadre plus sûr pour les initiatives de réintégration, où la confiance entre les réfugiés et les locaux pourrait se développer.

Dans ce contexte dynamique, le Premier ministre a exprimé sa satisfaction quant à cette coopération, soulignant non seulement la nécessité de développer des solutions durables pour une intégration efficace des réfugiés, mais aussi l’importance d’impliquer activement les communautés d’accueil dans ce processus.

Il a affirmé que l’intégration, loin de se limiter à la simple cohabitation, vise à créer des opportunités d’échange culturel et économique entre réfugiés et locaux, transformant ainsi les diversités en forces collectives. Cette vision se traduit par des événements culturels, des ateliers artistiques, et des marchés locaux qui célèbrent diverses traditions, créant ainsi un socle d’ententes et de respect mutuel.

Le gouvernement, avec le soutien du HCR, envisage des programmes ciblés qui permettront aux réfugiés de contribuer au développement local, notamment à travers des initiatives entrepreneuriales et des formations adaptées aux besoins du marché. Ces programmes encourageront des professions diversifiées, de l’agriculture durable à l’artisanat local, en passant par les technologies numériques, afin de répondre aux compétences variées apportées par les réfugiés.

Cet engagement du gouvernement aspire à transformer une situation de crise en une opportunité de développement partagé et à renforcer la cohésion sociale sur le long terme. L’accent mis sur l’entrepreneuriat pourrait également générer des emplois, stimulant ainsi l’économie locale et rendant les communautés plus résilientes face aux aléas futurs.

Notons que le Mali se positionne comme un modèle d’hospitalité et d’inclusion pour d’autres pays de la région, consolidant ainsi son rôle en faveur des populations vulnérables. Son approche novatrice pourrait inspirer d’autres nations à repenser leurs stratégies d’accueil des réfugiés et à investir dans des programmes similaires. Une excellente nouvelle pour les réfugiés et leurs communautés d’accueil au Mali.

Abdoulaye KONE

Afrique: le continent abrite près de 30% à 16000 milliards de dollars des réserves minérales mondiales, génerable d’ici 2030

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- L’Afrique possède d’importants leviers internes qui, une fois pleinement activés, pourraient générer jusqu’à 1 430 milliards de dollars pour financer sa transformation structurelle, Selon un rapport de la Banque Africaine de développement. Un potentiel capital africain sous-exploité : jusqu’à 1 430 milliards USD mobilisables.

Le premier levier est le capital fiscal. Une numérisation renforcée des administrations fiscales, accompagnée d’un élargissement de l’assiette fiscale et d’un renforcement du contrat social entre l’État et les citoyens, stimulerait le civisme fiscal et augmenterait durablement les recettes publiques. Le deuxième levier est le capital naturel.

Le continent abrite près de 30% des réserves minérales mondiales et pourrait capter une part significative des 16 000 milliards de dollars de revenus attendus des minéraux verts d’ici 2030, sous réserve de valoriser ces ressources localement dans un cadre réglementaire équitable et transparent.

Par ailleurs, le capital humain constitue un atout essentiel. Avec un âge médian de 19 ans, l’Afrique est le continent le plus jeune. Si l’on parvenait à assurer le plein emploi des jeunes, cela pourrait générer jusqu’à 47 milliards de dollars supplémentaires de produit intérieur brut.

Le capital financier représente également une ressource significative. Les fonds de pension africains détiennent déjà plus de 1 100 milliards de dollars d’actifs sous gestion. De plus, les transferts de fonds de la diaspora pourraient atteindre 500 milliards de dollars d’ici 2035, à condition de réduire considérablement les coûts de transfert. Enfin, le capital commercial présente des perspectives encourageantes grâce à la mise en œuvre intégrale de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Notons que ce développement pourrait engendrer 560 milliards de dollars d’exportations supplémentaires et jusqu’à 450 milliards de revenus additionnels d’ici 2035, en dynamisant les chaînes de valeur régionales et en renforçant la compétitivité des entreprises africaines.

« Lorsque l’Afrique saura allouer efficacement son propre capital, les capitaux mondiaux suivront’, insiste Urama. ‘Il est temps de transformer la richesse du potentiel africain en une richesse réelle, visible et partagée’, a-t-il ajouté.

Mariam KONE

Mali: ce matin, le Forum de Bamako ouvre les travaux de sa 25ème édition à Bamako

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- Au MAli, cet événement représente un espace de réflexion de haut niveau dédié à l’avenir du continent africain. Au cours des deux dernières décennies, il a su rassembler une multitude de personnalités et d’organisations issues de divers horizons. Les travaux de la 25 ème édition s’ouvre à Bamako ce jeudi matin.

« En tant qu’initiative africaine originale, le Forum se déroule chaque année sous une forme de colloque international, loin des cadres institutionnels traditionnels. Il privilégie la liberté d’expression, la convivialité, ainsi qu’un enrichissement des débats », selon la Fondation Forum de Bamako.

Créé et dirigé par M. Abdoullah Coulibaly, président fondateur de l’Institut des Hautes Études en Management (IHEM), cet événement a pour but de former des élites africaines. Depuis 2008, il est géré par la Fondation Forum de Bamako, dont il est le président, visant à établir une base solide et dynamique pour cette « agora » ou Hyde Park du Sahel, un héritier des meilleures pratiques de gouvernance de Kurunkan Funga, le « Davos » de Soundjata KEITA, le fondateur de l’Empire du Manding.

Le Forum est un lieu de partage d’expériences et d’idées sur des sujets majeurs qui concernent l’Afrique. Au fil des ans, ses propositions et recommandations ont aspiré à inspirer les dirigeants africains tout en incitant à l’action les acteurs économiques et politiques du continent. Axé sur le développement de l’Afrique, il facilite les échanges d’idées et le dialogue entre chefs d’entreprise, politiciens, décideurs publics, universitaires, chercheurs, experts, étudiants, ainsi que des représentants de la société civile et des médias, tant africains qu’internationaux.

Avec pour ambition de favoriser le métissage des connaissances et le partage des meilleures pratiques, le Forum adopte une approche participative dans sa quête de solutions aux défis démographiques, technologiques et climatiques, tout en s’attachant à la consolidation de la paix, à la sécurité et au développement durable en Afrique. S’appuyant sur le soutien de nombreux partenaires publics et privés, le Forum de Bamako publie un mémorandum à chaque édition, remis au Président de la République du Mali.

« Ce document, ainsi que les contributions issues de l’événement, sert d’outil d’analyse et de proposition destiné aux décideurs et aux organisations impliquées dans les questions de développement en Afrique, telles que l’UEMOA, la CEDEAO, le G5 Sahel, la BAD, l’UA, ainsi que lors des sommets Afrique-France, Afrique-Chine, Afrique-Europe, Afrique-Inde, Afrique-Turquie, TICAD, etc. », précise la Fondation Forum de Bamako.

Notons que depuis plusieurs années, le Forum de Bamako attire une large couverture médiatique internationale, en organisant à chaque édition des émissions de radio et des programmes télévisés en collaboration avec des médias d’influence.

Daouda Bakary KONÉ

Côte d’Ivoire : Inauguration de la première cotation sur la Bourse des Matières Premières Agricoles (BMPA CI)

0

(CROISSANCE AFRIQUE)– La Côte d’Ivoire a marqué un tournant décisif dans son secteur agricole en inaugurant la première cotation sur la Bourse des Matières Premières Agricoles (BMPA CI), le mercredi 28 mai 2025.

Cette première séance a eu lieu dans une ambiance de solennité et de professionnalisme, similaire à celle des grandes places de marché internationales. Durant cette journée historique, un total de 47,81 tonnes de noix de cajou, 0,1 tonne de noix de cola et 40 tonnes de maïs ont été échangées, à des prix respectifs de 440 FCFA/kg, 1000 FCFA/kg et 220 FCFA/kg, soit un volume total de 88,81 tonnes pour une valeur globale de 30,84 millions FCFA.

Les transactions ont été réalisées à travers des contrats spot standardisés, garantissant la qualité du produit (grade, humidité, calibrage) et la traçabilité via des entrepôts certifiés situés à Korhogo et Bouaké.

La séance a réuni divers acteurs, illustrant l’inclusivité souhaitée par les autorités : des représentants du gouvernement ivoirien, dont le Ministre d’État chargé de l’Agriculture, des acteurs du secteur agricole, des établissements financiers locaux et internationaux, ainsi que des courtiers agréés par la BMPA CI, formés dans le cadre d’un programme de démarrage supervisé par la BRVM.

Toutes les transactions se sont effectuées via une plateforme digitale interconnectée en temps réel, permettant un suivi efficace des prix, des volumes et de la qualité des produits échangés, tout en assurant confidentialité et sécurité des données. Avec cette première cotation, la Côte d’Ivoire se positionne comme un acteur fiable et organisé sur les marchés agricoles mondiaux.

Cette réussite envoie un message fort à plusieurs parties : aux producteurs, qui bénéficient d’un outil transparent pour valoriser leurs produits ; aux investisseurs, pour qui la BMPA CI représente une nouvelle classe d’actifs agro-financiers en Afrique de l’Ouest ; et aux partenaires régionaux, qui considèrent ce modèle comme un exemple à suivre pour d’autres filières et pays africains.

Le succès de cette première journée répond aux ambitions du projet. La BMPA CI ne se limite pas à être une simple plateforme d’échange ; elle représente un catalyseur pour une nouvelle gouvernance agricole, fondée sur la transparence, la technologie et l’équité. L’histoire de la BMPA CI s’ouvre avec des promesses et se profile déjà comme une référence pour l’Afrique francophone et au-delà.

À l’issue de la séance, Dr Edoh Kossi Amenounve, Directeur Général de la BRVM, a déclaré que « les premières transactions réalisées sur la BMPA CI et le succès de cette première journée de Bourse laissent entrevoir un bel avenir pour cette plateforme, qui pourrait rapidement figurer parmi les cinq meilleures bourses de matières premières en Afrique. »

Daouda Bakary KONÉ

Désinformation et discours de haine au Mali : Comment les enseignants s’y confrontent-ils ?

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans un contexte où la propagation des fausses informations est un danger important pour la qualité du savoir et de la cohésion sociale ; l’accès généralisé aux smartphones et aux réseaux sociaux expose élèves et étudiants à une multitude de contenus dont certains véhiculent des messages mensongers, agressif ou haineux.

Selon Maurice Samaké, maître du Second cycle, le milieu scolaire représente un espace éducatif réunissant des enfants venus de divers horizons. Pour contrer les fausses informations qui peuvent exacerber les tensions sociales et politiques, prévenir les discours de haine et garantir la paix, il propose de mettre l’accent sur le système éducatif et le rôle des enseignants qui sont en première ligne dans cette lutte contre ces fléaux qui minent nos sociétés.
Maurice Samaké choisit de sensibiliser ses élèves de s’abstenir de diffuser des informations non fondées ou propices à la violence. Au quotidien, il les encourage à éviter de faire de la divulgation et du partage d’informations, leur habitude.
L’education à la morale, aux droits humains et à l’analyse critique
M. Ali Sangaré, également enseignant, souligne que la mission d’un enseignant ne peut ignorer la lutte contre la haine. Il évoque des méthodes pédagogiques efficaces comme l’éducation civique et morale, abordant la tolérance, la paix, et la cohésion sociale, enseignées à tous les niveaux, de la première année au lycée.
Charles Messe, Professeur d’université explique, « nous faisons face à cette réalité dans l’environnement éducatif à la fois comme un défi quotidien et une épreuve personnelle et professionnelle. Cela exige lucidité, courage et une posture pédagogique bien ancrée. Toutefois, il est crucial de comprendre que l’éducation se déroule dans un monde imparfait. L’université n’est pas un sanctuaire protégé ; elle reflète les tensions, les fractures et les dérives de la société. Désinformation et discours de haine y pénètrent par le biais des réseaux sociaux, des idéologies extrêmes attirant certains jeunes, et des clivages sociaux, identitaires ou politiques qui traversent le campus. L’essentiel de notre travail consiste à collaborer en réseau avec d’autres enseignants pour organiser séminaires, conférences et ateliers sur ces enjeux. Nous formons les étudiants à l’analyse critique afin de promouvoir un climat de respect et de dialogue, sans toutefois imposer nos convictions personnelles ni tolérer les discours haineux ».
Selon notre Professeur, la lutte contre la désinformation et les discours de haine en milieu universitaire passe par l’éveil de l’esprit critique des étudiants à la vérification des sources. Il insiste sur l’importance d’apprendre aux étudiants à identifier les sources fiables et les techniques de manipulation, à encourager des débats respectueux et à distinguer entre opinions personnelles et prises de positions infondées, gratuites et néfastes.
Cela implique également de dénoncer les discours haineux sans les banaliser sous prétexte de liberté d’expression tout en réagissant fermement face aux propos discriminatoires en rappelant les règles et le cadre légal.
De la bonne vigilance et de l’écoute
L’opinion des élèves est souvent méconnue. Idrissa Sagara, élève en 10ème année, a exprimé son mépris envers certains groupes ethniques lors de son trajet de Bandiagara à Bamako, en raison des conflits existants. Il refusait de s’asseoir à côté d’un élève portant un patronyme différent. Cependant, grâce à la détermination d’un professeur, il a appris les méfaits de ce comportement fractionnaire. Aujourd’hui, fervent défenseur de la tolérance et du vivre ensemble, Idrissa Sagara s’efforce de sensibiliser ses camarades chaque fois que l’occasion se présente.
Lala Tangara, élève en 6ème, ajoute que malgré quelques comportements violents parmi les garçons, sa classe demeure tolérante avec des actes de pardon et le partage des repas durant les récréations.
Des activités parascolaires
L’organisation d’activités regroupant l’ensemble des étudiants par-delà les appartenances communautaires ou ethniques, joue un rôle crucial dans la lutte contre la désinformation et les discours de haine. Mohamed Tangara, président sortant d’une association d’étudiants à l’école de Médecine, partage son expérience : « pour freiner la propagation de la désinformation et des discours haineux, nous encourageons un esprit critique parmi les étudiants, les incitant à vérifier leurs sources avant de partager des informations. Nous promouvons le respect des opinions et la tolérance à travers des clubs de débat, des formations sur la citoyenneté numérique et des campagnes sur les réseaux sociaux internes à la faculté. Nous avons organisé des conférences et ateliers animés par des journalistes, des enseignants ou des spécialistes en communication, abordant les enjeux liés à la manipulation de l’information, surtout en période de crise. Dans le contexte malien, cela renforce la cohésion sociale et prévient les tensions liées aux rumeurs et discours de haine ».
Du soutien des parents d’élèves
Le soutien des parents d’élèves est également crucial. Abdoulaye Togola, président des parents d’élèves d’une école, évoque leur engagement à soutenir les enseignants dans la déconstruction des discours de haine en milieu scolaire. Il illustre son propos par un exemple : « l’an dernier, un élève était moqué par ses camarades à cause de sa tenue. J’ai été interpellé par le directeur en raison de cette situation. Avec les autres parents, nous avons organisé une journée de sensibilisation avec les enseignants et les élèves pour leur faire comprendre les conséquences des discours de haine et ses diverses formes. Cela a été tellement marquant que les enfants responsables ont beaucoup pleuré et ont demandé pardon à leur camarade ». En outre, M. Togola encourage les parents à sensibiliser leurs enfants sur les mécanismes de propagation des fausses nouvelles afin de les aider à identifier les sources fiables et à éviter les erreurs.
De la formation et communication indirecte en ligne
Les syndicats enseignants contribuent significativement à cette lutte. M. Ali Sangaré, membre du Syndicat National des Enseignants du Mali (SYNEM), insiste sur l’importance de former les responsables syndicales et les enseignants sur les questions de désinformation. « Au cours de nos formations, nous sensibilisons nos camarades à mettre en place des mécanismes permettant aux élèves de renforcer leur confiance en eux tout en leur montrant les conséquences de la désinformation à travers les différents réseaux sociaux ». Le syndicaliste souligne aussi que les enseignants doivent veiller au contrôle des publications des élèves, se lier d’amitié avec eux sur les réseaux sociaux pour suivre leurs publications et superviser leur fréquentation afin de mieux contrer ce phénomène.

Kadidia Doumbia
Ce reportage est publié avec le soutien de Journalistes pour les Droits Humains (JDH) au Mali

BCI-Mali confirme les informations de Croissance Afrique: la nomination de Karim Bagayoko officialisée 

0

Communiqué

Bamako, le 27 mai 2025

Créée en 2007, la Banque pour le Commerce et l’Industrie Mali SA a su, au cours de ces 18 dernières années, se positionner comme un acteur majeur de l’économie malienne et de la sous-région.

L’évolution des contextes nationaux et internationaux, ainsi qu’une concurrence accrue, imposent à notre établissement des mesures appropriées et une nouvelle stratégie afin d’assurer son développement au sein du groupe BCI

Nous tenons ici à informer l’ensemble des partenaires de la banque, et en particulier ses collaborateurs et clients, que toutes les mesures nécessaires sont mises en œuvre pour garantir les engagements, la croissance et la pérennité de BCI Mali. Et en particulier la mise en place d’un plan de relance majeur porté par les actionnaires et le Conseil d’Administration.

Les ambitions et la dynamique du plan de relance supposent naturellement un renouvellement de la gouvernance. Une nouvelle Direction Générale est en cours de nomination. Ce remplacement, qui interviendra en temps voulu, n’est en aucun cas une sanction envers la Direction Générale actuelle qui a réalisé, avec ses équipes, un travail remarquable depuis 7 ans.

Le Conseil d’Administration de BCI Mali réaffirme ici sa détermination à poursuivre et confirmer les engagements et le rôle de la banque au service de ses partenaires et de l’économie malienne.

ISSELMOU TAJIDINE

Président du Conseil & Administration BCI MALI SA

Le Mali boucle une opération de 38,194 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Umoa

0

(CROISSANCE AFRIQUE) – Au Mali, ma direction générale du trésor et de la Comptabilité Publique a réalisé le mercredi 28 mai 2025 une opération sur le marché financier de l’UEMOA, levant la somme de 38,194 milliards FCFA à travers une émission simultanée de bons assimilables du trésor à 364 jours et d’obligations assimilables du trésor de 3 et 5 ans.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la stabilité économique du pays et à soutenir le développement d’infrastructures essentielles tout en répondant aux besoins croissants en matière de dépenses publiques.

Initialement, le Trésor Public malien avait mis en adjudication 35 milliards de FCFA, mais les investisseurs ont présenté des soumissions totalisant 38,294 milliards de FCFA, témoignant d’un intérêt croissant pour les titres de la dette publique malienne. Cette opération affiche un taux de couverture impressionnant de 109,41%, un signe positif de la confiance des investisseurs envers la politique économique du gouvernement.

Le montant retenu s’élève à 38,194 milliards FCFA, tandis que 100 millions FCFA de soumissions ont été rejetées, aboutissant à un taux d’absorption de 99,74%, ce qui souligne l’efficacité du processus d’adjudication et l’attrait soutenu des bons du trésor malien.

Pour les investisseurs dont les soumissions ont été acceptées, le rendement moyen pondéré est de 9,40% pour les bons, 8,59% pour les obligations de 3 ans, et 6,36% pour celles de 5 ans, des rendements qui sont relativement compétitifs par rapport aux normes régionales.

L’émetteur s’engage à rembourser les bons le premier jour ouvré suivant l’échéance, prévue pour le 28 mai 2028, témoignant de son engagement à honorer ses obligations financières. Les paiements d’intérêts seront effectués d’avance et précomptés sur la valeur nominale de ces bons, garantissant ainsi une certaine sécurité pour les investisseurs.

En ce qui concerne le remboursement du capital des obligations, l’émetteur prévoit de le réaliser le premier jour ouvré suivant les échéances fixées au 15 mai 2028 pour les obligations de 3 ans et au 15 mai 2030 pour celles de 5 ans, une planification qui apporte une clarté bienvenue dans la gestion des flux de trésorerie.

Les intérêts seront versés annuellement, avec un taux de 6,15% pour les obligations de 3 ans et de 6,35% pour celles de 5 ans, dès la fin de la première année, rendant ces investissements attrayants pour les particuliers et les institutionnels, tout en contribuant à l’essor économique national.

Notons que cette opération est donc bien plus qu’une simple levée de fonds; elle représente une étape cruciale vers une économie plus résiliente et durable pour le Mali, favorisant l’investissement et la croissance à long terme.

Daouda Bakary KONÉ

Côte d’Ivoire : le résultat net de Filtisac connait une progression spectaculaire de 504,71 % en 2024

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- En Côte d’Ivoire, le résultat net de Filtisac a connu une augmentation spectaculaire de 504,71 % pour l’exercice se terminant en décembre 2024, atteignant ainsi la somme impressionnante de 18,595 milliards FCFA, comparé à 3,075 milliards FCFA en 2023.

Cette montée fulgurante du résultat net soulève des questions sur les facteurs qui ont contribué à cette performance, malgré le fait que le chiffre d’affaires ait enregistré une baisse significative, passant de 39,214 milliards FCFA à 30,694 milliards FCFA, soit une diminution alarmante de 8,52 milliards FCFA.

Cette chute pourrait être attribuée à divers facteurs macroéconomiques, notamment les fluctuations du marché, la concurrence accrue, ou même des changements dans le comportement des consommateurs, ce qui fait que l’analyse de ces aspects est cruciale pour comprendre la dynamique actuelle.

De plus, les achats de marchandises ont connu une diminution notable, passant de 1,616 milliard FCFA à seulement 21,866 millions FCFA, soulignant une stratégie potentielle de réduction des coûts qui pourrait avoir été mise en œuvre pour s’adapter à une conjoncture économique difficile.

Cette initiative pourrait également témoigner d’une volonté de l’entreprise de se concentrer sur l’optimisation de ses ressources, ce qui est un objectif fondamental en période d’incertitude.

Par ailleurs, les coûts de transport ont également chuté à 551,799 millions FCFA, ce qui pourrait refléter des efforts pour améliorer l’efficacité logistique. En revanche, les services extérieurs ont augmenté de 195 millions FCFA, atteignant 3,683 milliards FCFA, ce qui pourrait indiquer un investissement accru dans certains services essentiels pour maintenir la compétitivité.

La valeur ajoutée a diminué de manière considérable de 32 %, atteignant 6 milliards FCFA, et l’excédent brut d’exploitation a également connu une contraction, tombant à 473,316 millions FCFA. Ces chiffres soulèvent de sérieuses préoccupations quant à l’efficacité opérationnelle de Filtisac, incitant ainsi les stakeholders à se questionner sur les mesures correctives envisagées pour redresser la situation.

Enfin, le résultat d’exploitation a affiché un déficit de 882,181 millions FCFA, ce qui pourrait susciter des inquiétudes parmi les investisseurs et la direction quant à la rentabilité à long terme de l’entreprise, en dépit du fait que le résultat des activités ordinaires ait progressé de 26 % à 4,34 milliards FCFA. Cela pourrait être interprété comme un signe de résilience, une lueur d’espoir dans un environnement difficile, indiquant que l’entreprise, bien que confrontée à des défis, parvient à s’adapter.

Notons que ces résultats offrent un aperçu fascinant de la santé de Filtisac sur un marché en constante évolution, mettant en lumière l’importance d’une analyse approfondie des performances pour anticiper les défis futurs et saisir de nouvelles opportunités.

Mariam KONE

Énergies: LafargeHolcim Maroc franchit une étape majeure en atteignant 90% d’électricité verte

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- LafargeHolcim Maroc a franchi une étape majeure en atteignant 90% d’électricité verte, fruit de son parc éolien et de contrats d’achat d’énergie renouvelable établis avec divers fournisseurs.

Cette avancée s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de transformation ambitieuse visant non seulement à réduire l’utilisation de clinker, mais également à promouvoir la valorisation des déchets industriels et à développer des ciments à faible émission de carbone.

L’usine de Tétouan se distingue comme la première cimenterie mondiale dotée d’un parc éolien de 32 MW, ayant produit un impressionnant total de 8.675 MWh en juin 2024, ce qui représente une contribution significative à la réduction de l’empreinte carbone de l’industrie.

Par ailleurs, grâce à sa collaboration stratégique avec Nareva, un leader dans le domaine des énergies renouvelables, LafargeHolcim a réussi à éviter l’émission de 363.885 tonnes de CO₂, ce qui équivaut à retirer des milliers de voitures de la circulation.

Le groupe a également renforcé sa filiale Geocycle Maroc, atteignant un taux de substitution thermique impressionnant de 25,3%. Ce résultat illustre l’engagement de l’entreprise dans la transition vers une économie circulaire, tout en nouant un partenariat innovant avec Nestlé pour optimiser la valorisation de ses déchets, transformant ce qui était autrefois perçu comme un fardeau en une ressource précieuse.

En 2024, les efforts d’optimisation de la gestion de l’eau ont permis de réduire la consommation de 20%, grâce à un partenariat signé avec la SRM pour la fourniture d’eau usée traitée, une initiative qui promeut une meilleure gestion de cette ressource vitale dans un contexte de sécheresse croissante au Maroc.

De plus, LafargeHolcim enrichit sa gamme de produits avec le ciment « EcoPlanet Perfecto », une innovation qui diminue les émissions de 35% par rapport aux produits standards, répondant ainsi à une demande croissante pour des matériaux de construction écologiques et durables.

Notons que l’entreprise collabore étroitement avec l’UM6P et l’OFPPT pour stimuler la formation et la recherche dans les secteurs industriels et de la construction, consolidant ainsi son positionnement de leader dans la transition écologique tout en continuant à optimiser ses coûts et son efficacité énergétique.

Pour rappel, ces initiatives démontrent non seulement la volonté de LafargeHolcim de s’adapter aux défis environnementaux actuels, mais aussi son rôle pionnier dans la redéfinition des pratiques industrielles pour un avenir durable.

Zangouna KONÉ

Le Mali et la Türkiye veulent redynamiser leur coopération bilatérale

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Mali et la Türkiye souhaitent redynamiser leur coopération bilatérale. Ce mercredi 28 mai 2025, le Président de la Transition malienne, le Général d’Armée Assimi GOITA, a reçu Burhanettin DURAN, Vice-Ministre des Affaires étrangères de la Türkiye, chargé des relations avec l’Afrique.

Ce dernier représentait le Président Recep Tayyip ERDOGAN et lui était porteur d’un message important. À l’issue de l’audience, Burhanettin DURAN a déclaré qu’il était venu au Mali pour transmettre au Président GOITA les salutations fraternelles de son homologue turc ainsi que sa haute considération.

Le Président ERDOGAN a également exprimé ses vœux de prospérité et de stabilité pour le Mali et son peuple. En outre, il a assuré que Türkiye était déterminée à renforcer sa coopération avec le Mali et les autres membres de l’AES, dans le but d’accélérer le développement de cette région stratégique en Afrique, en adoptant une approche de partenariat gagnant-gagnant. « Nous espérons intensifier de manière durable les échanges entre nos deux pays dans divers domaines », a ajouté le ministre turc.

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte historique de renforcement des liens entre l’Afrique et la Türkiye, où les deux nations cherchent à élaborer des stratégies communes face aux défis globaux contemporains. La Türkiye, visant à accroître son influence sur le continent africain, voit en le Mali un partenaire clé, en raison de sa position géographique et de ses ressources naturelles abondantes.

Dans les mois à venir, des initiatives concrètes devraient voir le jour, notamment dans les domaines de l’agriculture, de la sécurité, et du développement durable, permettant ainsi aux deux pays de travailler main dans la main pour atteindre des objectifs mutualistes.

Le ministre DURAN a également souligné l’importance d’un dialogue ouvert et franc entre les générations futures des deux pays afin de cultiver une amitié durable, fondée sur la confiance et l’entraide.

Notons que cette démarche de coopération bilatérale ne se limite pas simplement à des échanges économiques; elle englobe également des échanges culturels et éducatifs, renforçant ainsi les liens humains et historiques entre les peuples malien et turc. Ensemble, ils visent non seulement à bâtir un avenir meilleur pour leurs citoyens, mais aussi à inspirer d’autres nations africaines à envisager des opportunités similaires et à forger des alliances stratégiques.

Daouda Bakary KONÉ