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Burkina Faso : FIS, un premier Forum d’investissement souverain tenu avec succès à Ouagadougou 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, un événement marquant a eu lieu avec l’ouverture officielle de la première édition du Forum sur l’investissement souverain (FIS), un moment qui s’est avéré essentiel pour la nation, me vendredi 06 février 2026. 

Cette cérémonie inaugurale, présidée par le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a attiré l’attention d’un large éventail de participants, allant des investisseurs locaux aux représentants du gouvernement, illustrant ainsi l’intérêt grandissant pour les questions de souveraineté économique dans le pays. Ce forum a marqué un moment fort dans la réflexion nationale sur la souveraineté économique, plaçant la question au cœur des débats publics et politiques.

Se tenant sous le thème significatif : « Souveraineté économique du Burkina Faso et investissement productif : enjeux et orientations stratégiques », cette rencontre inédite a été soigneusement organisée par la Confédération Générale des Entreprises du Faso (COGEF), une nouvelle entité patronale ambitieuse dirigée par l’énergique Idrissa Nassa. La création de la COGEF représente non seulement une avancée pour le secteur privé burkinabè, mais également une volonté manifeste de se réinventer et de fédérer toutes les forces productives autour d’une ambition commune : réduire la dépendance extérieure, promouvoir les talents locaux, et valoriser les ressources nationales. Ce forum a ainsi ouvert la voie à des discussions cruciales sur les défis et les opportunités qui se présentent aux acteurs économiques du Burkina Faso, en soulignant l’importance d’un engagement collectif en faveur d’une économie durable et résiliente.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, l’économie burkinabè affiche une résilience remarquable qui mérite d’être soulignée et appréciée. En 2025, le pays a enregistré une croissance étonnante de 6,5 %, un chiffre impressionnant qui, en ces temps de turbulences, témoigne de la capacité du Burkina Faso à s’adapter et à prospérer, tout en maintenant une inflation maîtrisée à un taux exceptionnel de -0,5 % selon les dernières statistiques publiées. Ces performances, souvent qualifiées d’historiques par les experts économiques, traduisent non seulement un dynamisme économique, mais aussi la synergie efficace entre la vision stratégique de l’État et la détermination opiniâtre des entrepreneurs locaux, qui s’efforcent d’innover et de s’améliorer. Ce nouveau paradigme mis en avant vise à renforcer l’autonomie du pays, à stimuler la création de valeur ajoutée dans divers secteurs et à consolider les bases d’une économie durable à long terme. La mutation récente du patronat en COGEF incarne parfaitement cette orientation stratégique, en plaçant la productivité et l’innovation au cœur des efforts de développement. 

Dans son allocution emblématique, Dr Aboubakar Nacanabo a réaffirmé avec conviction l’engagement indéfectible du gouvernement à assainir l’environnement des affaires au Burkina Faso, en mettant en œuvre des réformes incitatives tout en promouvant le contenu local afin de soutenir les acteurs économiques nationaux. Le forum, enrichi par la participation de délégations étrangères et de partenaires internationaux, aspire non seulement à renforcer les liens économiques, mais aussi à se positionner comme une véritable plateforme de coopération et d’échange d’idées entre différentes nations, favorisant ainsi un dialogue constructif sur le développement économique de la région.

Au-delà des discours parfois théoriques et abstraits, le Front Islamique du Salut (FIS) s’engage fermement à établir une unité d’action tangible entre le secteur public et le secteur privé, deux piliers essentiels pour le développement économique d’une nation. Ensemble, ils nourrissent l’ambition de bâtir un pôle économique solide, résilient et prospère, qui non seulement répond aux défis actuels, mais les transforme en opportunités porteuses de croissance. 

Notons que cette collaboration dynamique aspire à projeter le Burkina Faso vers une nouvelle ère de souveraineté économique, où les ressources du pays seront exploitées de manière optimale et où les compétences locales seront mises en avant pour favoriser un véritable progrès durable. En unissant leurs forces, le secteur public et le secteur privé espèrent ainsi instaurer un climat de confiance et d’innovation, propice au développement d’initiatives qui renforceront la compétitivité nationale tout en améliorant le bien-être de la population.

Moussa KONÉ 

Marché Financier de l’UMOA : la Côte d’Ivoire enregistre un succès avec une levée de 220 milliards de FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En Côte d’Ivoire, un événement marquant s’est déroulé le mardi 3 février 2026, lorsque la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à mobiliser des fonds significatifs sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

En effet, cette institution a perçu une somme impressionnante de 220 milliards de FCFA, résultant de son émission d’adjudication simultanée d’obligations assimilables du trésor, qui étaient proposées dans des tranches de 3, 5 et 7 ans. Cette opération de financement a été soigneusement orchestrée et réalisée en étroite collaboration avec UMOA-Titres, le guichet unique pour les titres d’État dans la région.

Ce succès témoigne non seulement de la confiance des investisseurs dans la solidité des finances publiques ivoiriennes, mais il souligne également l’importance de cette initiative pour soutenir le développement économique et la stabilité financière du pays au sein de la sous-région.

L’émetteur, un acteur important sur le marché financier, avait décidé de mettre en adjudication un montant impressionnant de 200 milliards de FCFA, une somme significative qui témoigne de la confiance placée dans les investissements proposés. Dans ce contexte, les soumissions globales de divers investisseurs, reflétant l’intérêt et l’anticipation du marché, se sont élevées à un total de 288,911 milliards de FCFA, montrant une appétence notable pour les opportunités offertes.

Cela a abouti à un taux de couverture exceptionnel du montant mis en adjudication, atteignant 144,46 %, ce qui souligne le vif intérêt manifesté par les investisseurs. Par ailleurs, le montant des soumissions qui a été retenu s’élève à 220 milliards de FCFA, tandis que celui rejeté, représentant les soumissions qui n’ont pas satisfait aux critères requis ou qui étaient jugées moins attrayantes, s’établit à 68,911 milliards de FCFA.

Ce scénario financier se traduit par un taux d’absorption de 76,15 %, indiquant une bonne assimilation des obligations proposées. Pour couronner le tout, les investisseurs dont les soumissions ont été retenues bénéficieront d’un rendement moyen pondéré séduisant, s’élevant à 6,23 % pour les obligations de 3 ans, à 7,28 % pour celles de 5 ans, et à 6,34 % pour celles de 7 ans, ce qui incite à une réflexion approfondie quant aux différentes stratégies d’investissement à adopter selon la durée des obligations.

L’émetteur avait décidé de mettre en adjudication un montant impressionnant de 200 milliards de FCFA, une stratégie financière qui témoigne d’une volonté claire de lever des fonds significatifs sur le marché. Après cette mise en adjudication, les soumissions globales des investisseurs, attirés par cette opportunité d’investissement, ont atteint un total vertigineux de 288,911 milliards de FCFA, ce qui témoigne d’un vif intérêt pour ces titres financiers. Ainsi, cela engendre un taux de couverture du montant proposé à l’adjudication de 144,46%, illustrant la confiance élevée des investisseurs dans la solidité et la viabilité des obligations émises.

Au terme de ce processus, le montant des soumissions qui a été retenu s’élève à 220 milliards de FCFA, tandis qu’un montant non négligeable de 68,911 milliards de FCFA a été rejeté, ce qui indique un taux d’absorption de 76,15%, reflet de l’efficacité du mécanisme d’émission. Les investisseurs dont les soumissions ont été acceptées se retrouveront avec un rendement moyen pondéré favorable, qui s’établit à 6,23% pour les obligations de 3 ans, 7,28% pour celles de 5 ans et 6,34% pour les obligations de 7 ans, soulignant ainsi la compétitivité de l’offre sur le marché.

En outre, le Trésor Public ivoirien a pris l’engagement fort et clair de rembourser le capital des obligations aux investisseurs le premier jour ouvré suivant la date d’échéance. Celle-ci est fixée au 4 février 2029 pour les obligations de 3 ans, au 4 février 2031 pour celles de 5 ans, et au 4 février 2033 pour celles de 7 ans, ce qui rassure les investisseurs sur la sécurité de leur capital.

Notons que les intérêts, quant à eux, seront versés annuellement, calculés sur la base d’un taux de 5,35% pour les obligations de 3 ans, 5,60% pour celles de 5 ans et 5,85% pour celles de 7 ans, et ce, dans un cadre structuré qui promeut la transparence et la confiance entre les émetteurs et les investisseurs.

Abdoulaye KONÉ

Sénégal: le trésor public mobilise 143 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA

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This handout picture taken an distributed by the Senegalese Presidency on March 28, 2024 shows outgoing Senegalese President Macky Sall (not seen) meeting with Senegal's president-elect Bassirou Diomaye Faye at the Presidential palace in Dakar. RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / Senegalese Presidency " - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS (Photo by SENEGALESE PRESIDENCY / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / Senegalese Presidency " - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, en date du vendredi 6 février 2026, la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) a entrepris une démarche financière stratégique en sollicitant et en obtenant avec succès la somme substantielle de 143 milliards FCFA.

Cette collecte de fonds a été réalisée auprès des investisseurs opérant sur le marché financier de l’UMOA, à travers une émission d’adjudication simultanée qui a concerné des bons assimilables du trésor d’une durée de 182 et 364 jours, ainsi que des obligations assimilables du Trésor étalées sur des périodes de 3, 5 et 7 ans. Cet événement marquant a été organisé en étroite collaboration avec l’entité UMOA-Titres, renforçant ainsi les liens entre les différentes institutions financières de la région, et témoignant d’une confiance renouvelée des investisseurs envers les mécanismes de financement public sénégalais. Cette dynamique participe à l’essor économique du pays tout en consolidant sa position sur le marché financier régional.

La Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) avait récemment lancé un appel d’offres pour un montant impressionnant de 130 milliards de francs CFA, une initiative visant à renforcer les finances publiques et à mobiliser des ressources pour divers projets d’infrastructure et de développement. À la suite de cette mise en adjudication, les soumissions globales des investisseurs ont atteint un total significatif de 239,899 milliards FCFA, illustrant ainsi un grand intérêt et une confiance manifeste des investisseurs envers les instruments émis par l’État. Ce chiffre impressionnant se traduit par un taux de couverture du montant initialement mis en adjudication de 184,53%, indiquant une forte demande et une compétition accrue parmi les acteurs du marché.

Parmi les soumissions reçues, le montant finalement retenu s’élève à 143 milliards FCFA, tandis que 96,889 milliards FCFA de soumissions ont été rejetées, ce qui révèle que la sélection des offres a été soigneusement réalisée pour garantir la maximisation des rendements pour l’État. Cela conduit à un taux d’absorption de 59,61%, un indicateur révélateur de l’efficacité et de la sélectivité du processus d’adjudication.

Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues bénéficieront ainsi d’un rendement moyen pondéré qui varie en fonction de la durée des bons et obligations souscrits : 6,39% pour les bons d’une durée de 182 jours, un taux légèrement plus élevé de 7,41% pour ceux à 364 jours, suivi par des obligations de 3 ans qui offriront un rendement de 7,83%. De plus, les investisseurs à plus long terme verront leur portefeuille fructifier avec un rendement de 7,72% pour les obligations de 5 ans et de 7,73% pour celles de 7 ans, signalant une opportunité attrayante pour ceux souhaitant investir dans des titres publics tout en contribuant au développement économique du pays.
La DGCPT promet aux investisseurs de leur rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 9 août 2026 pour ceux de 182 jours et 7 février 2027 pour ceux de 364 jours. Les intérêts seront payés d’avance en les précomptant sur la valeur nominale de ces bons.

Pour ce qui est du remboursement du capital des obligations, il est clair que ce processus a été soigneusement programmé afin de respecter une rigueur administrative et financière. Ainsi, le remboursement est prévu pour le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance, une mesure qui contribue à la clarté et la prévisibilité des opérations financières. Les dates fixées sont le 9 février 2029 pour les obligations d’une durée de trois ans, le 9 février 2031 pour celles de cinq ans, et enfin le 9 février 2033 pour celles qui s’étendront sur sept ans. Ceci illustre la diversité des options d’investissement proposées à travers ces obligations, permettant aux investisseurs de choisir en fonction de leurs besoins de liquidité et de rendement. En outre, le DGCPT, en tant qu’entité responsable, s’acquittera du paiement des intérêts de manière annuelle, garantissant ainsi un flux régulier de revenus aux investisseurs.

Notons que le taux d’intérêt est fixé à 6,30% pour les obligations de trois ans, 6,45% pour celles de cinq ans et 6,60% pour celles de sept ans, ce qui reflète une attention particulière à la rémunération des investisseurs pour le capital engagé. Ce mécanisme de paiement des intérêts débute dès la fin de la première année, ce qui permet aux investisseurs de bénéficier rapidement des rendements de leur investissement.

Mariam KONÉ

Football malien : enjeux de confiance et de gouvernance durable

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À la suite de la situation institutionnelle actuelle, la FIFA et la CAF, ont orienté vers l’organisation d’une Assemblée générale élective extraordinaire afin de doter la Fédération d’une nouvelle direction.

Une élection constitue toujours un moment important : elle permet la continuité institutionnelle et ouvre une nouvelle phase.

Mais l’expérience récente du football malien montre que son effet dépend surtout de la manière dont l’élection est comprise et partagée par l’ensemble des acteurs.
La question n’est donc pas la procédure mais plutôt l’adhésion collective qui l’accompagne.

  • Construire la confiance entre les acteurs pour une légitimé réelle.

Depuis plusieurs années, le football malien traverse des phases successives de tensions.

Ces répétitions montrent que la
question dépasse les personnes élues et renvoie davantage au cadre commun dans lequel chacun évolue.
Une élection crée une légitimité statutaire certes mais c’est la confiance qui permet une légitimité réelle.

  • Une élection acceptée par tous pour un réel rassemblement.

Un processus conforme aux textes produit pleinement ses effets lorsqu’il est compris, lisible et accepté par les acteurs.
Dans un environnement sensible, la lisibilité, la communication, la clarté des règles et la gestion apaisée des différends facilitent naturellement l’adhésion collective et limitent les contestations.

L’objectif reste donc d’accompagner le processus pour qu’il rassemble au-delà du résultat, et qu’il constitue un point de départ plutôt qu’un simple passage.

  • Inclusivité, transparence et Ligue professionnelle : les leviers structurels.

La gouvernance sportive moderne repose aussi sur la lisibilité de la gestion.

Une information régulière sur la programmation des ressources, leur utilisation et les résultats obtenus contribue à renforcer la confiance entre les parties prenantes.

L’inclusivité constitue également un facteur de consolidation : la capacité à écouter et associer, dans des formats adaptés, l’ensemble de la famille du football (Etat, clubs, ligues, districts, arbitres, encadrement technique, football féminin, jeunes, futsal, partenaires, acteurs économiques…) renforce la qualité de l’adhésion et réduit les incompréhensions.

Par ailleurs, l’opérationnalisation progressive de la Ligue nationale de football professionnel représente un chantier structurant : elle permettra de mieux organiser les compétitions, de professionnaliser le championnat et de clarifier les rôles entre gestion sportive et gouvernance fédérale.

  • Une étape transitoire à construire collectivement.

Les périodes transitoires peuvent être perçues comme de simples étapes administratives ou comme des opportunités d’amélioration.

La différence tient souvent à la capacité des acteurs à privilégier l’intérêt commun, la continuité du fonctionnement et la recherche de solutions durables.

Une élection installe une direction. Le dialogue installe la gouvernance.

Quel que soit la modalité finalement retenue pour conduire cette phase transitoire, l’enjeu restera identique : permettre au football malien de fonctionner durablement dans un cadre accepté par tous et conforme à son environnement institutionnel.

Les mécanismes peuvent varier ; la nécessité de confiance et de gouvernance partagée demeure.

Cette nouvelle étape du football malien ne se mesurera pas uniquement au déroulement du scrutin, mais à la qualité du fonctionnement qui suivra.

Au-delà des personnes, l’essentiel demeure la construction progressive d’un cadre partagé permettant à tous d’évoluer sereinement.

La réussite de cette phase est celle dans laquelle chaque acteur, quel que soit son niveau d’implication dans la Grande famille du football, peut se reconnaître.

Mahamet TRAORE,
Expert en Communication,
Analyse et Consultant Football,
Fondateur de www.malifootball.com.

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Cette note d’analyse et de réflexion fait suite à une série de publications :
-Note de réflexion n°1 : Football malien – Prendre date avec l’avenir sans renier les responsabilités du présent.
-Note de réflexion n°2 : Football malien – Stabiliser le sommet en reconstruisant la base.
-Note de réflexion n°3 : La gouvernance du football local : le vrai chantier du football malien.
-Note de réflexion n°4 : L’opérationnalisation de la Ligue Nationale Professionnelle de Football – un levier stratégique pour la gouvernance du football malien

UMOA-TITRES : l’État du Mali va mobiliser 1 450 milliards FCFA sur le marché financier en 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un contexte économique en constante évolution, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a récemment inauguré son calendrier d’émissions de titres publics pour l’année 2026, marquant ainsi une étape significative dans sa stratégie financière.

 Avec pour ambition de mobiliser une somme considérable de 1 450 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA-TITRES), cette initiative ne vise pas seulement à lever des fonds, mais elle reflète également une volonté de dynamiser et de renforcer la confiance des investisseurs dans le paysage économique malien. 

Cette démarche s’inscrit parfaitement dans une stratégie globale qui met l’accent sur le recours aux instruments de marché diversifiés pour satisfaire les besoins de financement de l’État. En effet, ces opérations sont soigneusement encadrées et planifiées, garantissant non seulement la transparence et la régularité des transactions, mais également une gestion rigoureuse des ressources publiques pour assurer un développement harmonieux et durable du pays.

D’après les données précises et détaillées qui ont été divulguées lors de la cérémonie de lancement, qui a captivé l’attention des experts et des investisseurs présents, il a été annoncé que l’objectif annuel se répartit par trimestre de manière stratégique : 340 milliards FCFA sont prévus pour le premier trimestre, une période cruciale souvent marquée par des investissements initiaux, suivis de 400 milliards FCFA au deuxième trimestre, une phase où la dynamique de croissance commence à se renforcer. 

Ensuite, 430 milliards FCFA sont alloués pour le troisième trimestre, qui est généralement le pic d’activité économique, et enfin, 280 milliards FCFA pour le quatrième trimestre, souvent considéré comme une période de réajustement et de préparation pour l’année suivante. Cette distribution réfléchie a pour but non seulement d’améliorer la clarté du marché et d’apporter davantage de transparence aux opérations économiques, mais aussi de permettre aux investisseurs, qu’ils soient institutionnels ou individuels, d’anticiper leurs interventions et de planifier leurs stratégies tout au long de l’année, en s’appuyant sur des données chiffrées précises.

Concernant les titres publics, il s’agit d’instruments de dette émis par l’État dans le but d’emprunter des fonds auprès des investisseurs, tout en s’engageant à rembourser le capital à une date d’échéance fixée, accompagnée de la promesse de verser une rémunération sous forme d’intérêts qui constitue une compensation pour le risque encouru par les investisseurs. Ces instruments jouent un rôle crucial dans le financement des projets publics et dans la gestion de la dette nationale. 

Sur le marché régional, les émissions se concentrent principalement sur deux catégories distinctes qui répondent à des besoins financiers spécifiques : en premier lieu, les Bons du Trésor, qui sont généralement à court terme et sont spécifiquement destinés à répondre aux besoins de trésorerie immédiate des organismes publics et à garantir que l’État puisse faire face à ses engagements de paiement courants ; en second lieu, les Obligations du Trésor, qui ont des maturités à moyen ou long terme et sont conçues pour satisfaire des besoins de financement plus durables, permettant ainsi à l’État de réaliser des investissements importants dans des infrastructures ou des services publics qui bénéficieront à la collectivité sur le long terme.

Par ailleurs, les opérations financières peuvent être réalisées de plusieurs manières, notamment par voie d’adjudication, qui est une procédure semblable à un appel d’offres, où les participants soumettent leurs propositions dans un cadre concurrentiel, ou, en fonction des situations spécifiques et des besoins du marché, par un appel public à l’épargne, qui permet de rassembler des fonds auprès d’un large éventail d’investisseurs. 

Aussi, le niveau des taux d’intérêt ou des rendements observés sur ces opérations dépend principalement de divers facteurs cruciaux, tels que la liquidité disponible sur le marché à ce moment-là, la maturité des titres proposés aux investisseurs, ainsi que l’appétit et l’engouement des investisseurs lors de chaque nouvelle émission, qui peuvent grandement influencer les prix et les conditions des financements.

Ainsi, le Trésor public, dans une déclaration visant à informer le public et les investisseurs, affirme avec assurance avoir mobilisé un impressionnant total de 1 193 milliards de FCFA au cours de l’année 2025. Ce montant significatif a été obtenu grâce à la réalisation de 34 émissions sur le marché financier, lesquelles ont été principalement menées par le biais de procédures d’adjudication, un processus qui permet d’allouer des titres de dette de manière transparente et efficace. En outre, ces émissions ont été également complétées par des opérations d’appel public à l’épargne, renforçant ainsi la confiance des investisseurs et attirant une plus grande participation du secteur privé.

 Cette référence importante met non seulement en lumière l’importance croissante du marché régional dans la stratégie de financement à long terme des États, mais souligne également la position du Mali parmi les émetteurs réguliers et respectés de ce marché, témoignant de la solidité et de la confiance dans les instruments financiers proposés par le pays. La cérémonie de lancement, un événement marquant et riche en émotions, fut également ponctuée par la reconnaissance de certains investisseurs éminents pour leur contribution significative en 2025, témoignant ainsi de leur engagement envers le développement économique du pays. 

Parmi ces investisseurs, BDM-SA s’est distinguée en se plaçant en tête de liste, suivie de près par BMS-SA et la BNDA, qui ont tous joué un rôle clé dans le soutien des initiatives industrielles et financières. Avec un objectif ambitieux de 1 450 milliards de FCFA fixé pour l’année 2026, le Mali entend non seulement poursuivre ses initiatives sur le marché régional, mais aussi renforcer sa position face aux enjeux financiers actuels. 

Notons que dans ce contexte dynamique où la prévisibilité du calendrier de financement, la disponibilité de la liquidité sur le marché et l’appétit des investisseurs pour de nouveaux projets sont des facteurs cruciaux, il est impératif d’optimiser l’exécution du programme annuel. Cette approche proactive vise à stimuler la croissance et à assurer un environnement propice aux investissements, tout en garantissant que le pays avance vers ses objectifs de développement durable et d’intégration régionale.

Daouda Bakary KONÉ 

Kuami Gameli LODONOU, nouveau Président de la Cour de Justice de l’UEMOA

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Le 03 février 2026, la Cour de Justice a désigné son nouveau Président en la personne de Kuami Gameli LODONOU, ancien Premier Avocat Général, pour un mandat de 03 ans, à l’issue de son assemblée intérieure élective.
Kuami Gameli_LODONOU_Nouveau_President_CJ_UEMOA

L’installation officielle de Kuami Gameli LODONOU est prévue le 11 février 2026 à Ouagadougou au cours d’une audience solennelle de la Cour de Justice de l’UEMOA. 

Pour rappel, conformément à l’Article 7 de l’Acte Additionnel n°10/96 portant statuts de la Cour de Justice de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, « les membres de la Cour désignent, en leur sein pour trois ans, le Président de la Cour. Le Président désigné est solennellement installé. Les membres de la Cour se répartissent entre eux les fonctions de juges, de premier avocat général et d’avocats généraux. »

Kuami Gameli LODONOU, après la prestation de serment, remplacera le Magistrat hors hiérarchie, Mahawa Sémou DIOUF du Sénégal, qui assurait la Présidence de la Cour de Justice de l’UEMOA, depuis le 2 février 2023, et dont le mandat de 3 ans est arrivé à terme.

A propos de Kuami Gameli LODONOU

Magistrat hors hiérarchie, Kuami Gameli LODONOU, de nationalité togolaise, est diplômé de l’Ecole Nationale de la Magistrature de Paris en France. Il est également titulaire d’une maitrise en droit des affaires obtenue en 1986, à l’Université de Lomé (ex Université du Bénin). Avant de rejoindre la Cour de Justice de l’UEMOA, Kuami Gameli LODONOU a été Secrétaire Exécutif de la Commission Nationale OHADA. C’est le 04 février 2021 qu’il a été nommé membre de la Cour de Justice de l’UEMOA, par un Acte additionnel de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA. 

Plus d’informations sur la Cour de Justice de l’UEMOA https://courdejusticeuemoa.org/

https://www.uemoa.int
https://www.youtube.com/c/UEMOAOfficiel
https://twitter.com/UEMOA_Officiel
https://www.facebook.com/UEMOAOfficielle

Au Mali, le trésor public obtient 50 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l’UMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, une institution cruciale pour la gestion des finances de l’État, a réalisé une opération significative le mercredi 4 février 2026. Ce jour-là, elle a encaissé la somme impressionnante de 50,090 milliards de francs CFA sur le marché financier de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). 

Cette transaction a eu lieu à l’issue d’une émission simultanée, qui alliait l’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours ainsi que l’émission d’obligations assimilables du trésor, dont les durées étaient respectivement de 3 et 5 ans. Cette opération, organisée en partenariat avec UMOA-Titres, souligne l’importance de la coopération entre les différentes entités financières de la région, tout en offrant aux investisseurs des options variées pour placer leurs fonds dans un contexte économique en constante évolution.Le montant qui avait été mis en adjudication pour cette opération financière particulière, a atteint un impressionnant total de 50 milliards FCFA, une somme significative qui témoigne de l’importance de l’événement sur le marché. Les soumissions globales des divers investisseurs participants se sont élevées à 62,426 milliards FCFA, un montant qui dépasse largement l’engagement initial, ce qui correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 124,85%, indiquant un vif intérêt et une confiance des investisseurs envers les instruments financiers proposés. 
Le montant des soumissions qui a été retenu par le trésor public malien s’établit à 50,090 milliards FCFA, tandis que celui qui a été rejeté s’élève à 12,336 milliards FCFA, ce qui donne un taux d’absorption de 80,24%, une performance appréciable qui traduit une dynamique positive dans la gestion des ressources publiques. 
En ce qui concerne les investisseurs dont les soumissions ont été retenues et ainsi validées, ils se retrouveront avec un rendement moyen pondéré attrayant de 7,13% pour les bons, tandis que ceux qui ont opté pour les obligations avec une maturité de 3 ans bénéficieront d’un rendement légèrement supérieur de 8,49%. Pour les obligations d’une durée de 5 ans, le rendement proposé s’établit à 7,70%, renforçant ainsi l’attractivité de ces placements. L’émetteur, fort de ses engagements, a affirmé qu’il procédera au remboursement des bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 3 février 2027, ajoutant une couche de sécurité et de prévisibilité pour les investisseurs. De surcroît, il est prévu que les intérêts soient payés d’avance, étant précomptés sur la valeur nominale de ces bons, une pratique qui assure aux investisseurs une liquidité immédiate et une gestion financière plus aisée.

Concernant le remboursement du capital des obligations émises par l’État, le Trésor Public malien prévoit de procéder à ce remboursement le premier jour ouvrable qui suivra la date d’échéance fixée au 5 février 2029 pour les obligations d’une durée de 3 ans, tandis que pour celles ayant une durée de 5 ans, l’échéance a été définie au 8 janvier 2031. Dans ce cadre, il est important de noter que les intérêts qui s’accumulent sur ces obligations seront versés annuellement, de manière à garantir aux investisseurs un retour sur leur investissement. Le taux d’intérêt appliqué pour les obligations de 3 ans sera de 6,00%, tandis que celui pour les obligations de 5 ans sera légèrement supérieur, fixé à 6,20%. 

Notons que ce paiement d’intérêts commencera dès la fin de la première année suivant l’émission de ces obligations, ce qui offre aux investisseurs un rendement intéressant sur leur capital engagé, favorisant ainsi l’attrait pour ces produits financiers sur le marché.

Mariam KONE 

‎Mali: l’UEMOA accorde une donation de 100 millions de FCFA à l’État visant à  combattre la recrudescence du criquet pèlerin

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Confrontée à la menace grandissante que représente le criquet pèlerin pour la sécurité alimentaire, la Commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest-africaine (UEMOA) a octroyé un soutien financier de 100 millions de F CFA au Mali. La cérémonie officielle de remise du chèque s’est déroulée le jeudi 5 février 2026, sous l’égide du ministre de l’Agriculture.

Ainsi, le chèque d’un montant considérable a été remis par Roberto Alexandre Vieira, représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, en présence, notamment, de la représentante du Centre national de lutte contre le criquet pèlerin et du représentant résident de la FAO, entre autres dignitaires.

Lors de son allocution, M. Vieira a souligné les principes fondamentaux de la Politique Agricole de l’Union (PAU), dont l’objectif est de répondre de manière durable aux besoins alimentaires des populations, de favoriser le développement économique et social des États membres, et de contribuer à la diminution de la pauvreté.

‎Néanmoins, il a exprimé ses regrets qu’en dépit de plus de deux décennies de mise en œuvre et de progrès significatifs, cette politique ne parvienne toujours pas à réaliser pleinement ses objectifs. Selon lui, les défis climatiques, l’utilisation inappropriée des intrants agricoles, les crises sécuritaires ainsi que les organismes nuisibles des végétaux, responsables de pertes annuelles estimées à plus de 40 % des récoltes dans la région, en sont les causes.

« Parmi ces organismes nuisibles, le criquet pèlerin représente une menace constante pour la sécurité alimentaire », a souligné le représentant de l’UEMOA. Il a rappelé qu’en 2004, ce fléau avait affecté près de 1,3 million d’hectares, dont 15 % de cultures et 40 % de pâturages, entraînant des pertes évaluées à environ 300 milliards de FCFA. À cette époque, les institutions de l’Union avaient mobilisé 40 milliards de FCFA pour soutenir les États membres face à la crise alimentaire.

Dans cette dynamique, M. Vieira a également abordé la convention signée en 2012 entre la commission de l’UEMOA et le CILSS, portant sur le renforcement des mécanismes d’information concernant la sécurité alimentaire, la lutte contre les acridiens et la gestion des pesticides.

En prévision d’une nouvelle crise d’envergure régionale, et compte tenu de l’évolution qualifiée de « très préoccupante » de la situation acridienne en Afrique de l’Ouest, la Commission de l’UEMOA a décidé de soutenir financièrement les structures nationales de lutte contre les acridiens des pays les plus vulnérables, à savoir le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Sénégal.

Au Mali, cette subvention de 100 millions de FCFA s’inscrit dans le cadre du plan national de riposte contre le criquet pèlerin. Elle vise principalement à soutenir les opérations de surveillance, de prévention et de lutte sur le terrain afin de limiter les dégâts potentiels sur les cultures et les pâturages.

Le ministre de l’Agriculture, quant à lui, a souligné que depuis plusieurs mois, et plus particulièrement au cours de la campagne agricole de 2025, la situation phytosanitaire demeure préoccupante dans plusieurs pays de la sous-région, notamment en Mauritanie, au Niger, au Maroc et dans le Sahara occidental. Cette situation est caractérisée par la présence de groupes de criquets.

« Les opérations de lutte se sont poursuivies à l’aide de moyens terrestres et aériens, couvrant plusieurs centaines de milliers d’hectares dans les zones concernées. Toutefois, une vive inquiétude a pesé sur le bon déroulement de la campagne agricole de 2025, aujourd’hui arrivée à son terme », a-t-il souligné.

En rappelant le contexte, le chef du département chargé de l’Agriculture a précisé que le Mali, dans le cadre de la campagne agricole de 2025, avait sollicité le soutien de l’UEMOA et de la FAO afin de renforcer les efforts du Gouvernement dans la gestion du risque d’expansion de la situation acridienne vers le territoire national. Une telle expansion, a-t-il averti, pourrait avoir des répercussions majeures sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays. 

C’est dans cette dynamique qu’il a tenu à saluer les réponses favorables apportées par les partenaires techniques et financiers, notamment la FAO, qui a accordé une contribution de 60 000 dollars américains, soit environ 32 millions de FCFA, ainsi que l’UEMOA, dont l’appui s’élève à 100 millions de FCFA.

Par le biais de cette cérémonie de remise officielle de la contribution spéciale de l’UEMOA, il s’agit de mettre en exergue un modèle de réponse efficace et solidaire à l’appel d’un État membre confronté à des défis pressants de développement, notamment le péril acridien et ses conséquences potentielles sur l’agriculture et l’environnement.

‎ Drissa KEITA 

‎Mali/Chine : Li Xiang ouvre un nouveau chapitre diplomate sous le signe de l’amitié et du partenariat stratégique‎

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‎(CROISSANCE AFRIQUE)-Le nouvel ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali, son Excellence Li Xiang, a officiellement pris fonction à l’occasion d’une réception marquant à la fois son installation et la célébration du Nouvel An chinois.

La cérémonie s’est tenue le lundi 2 février 2026 à Bamako, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye Diop, ainsi que de nombreuses personnalités diplomatiques et culturelles.


‎Dans un discours empreint d’émotions et de symbolisme, le diplomate chinois a salué l’accueil chaleureux qui lui a été réservé. << La sincérité et l’hospitalité du peuple malien m’ont laissé une impression profonde >>, a-t-il confié, quelques semaines seulement après son arrivée au  Mali

‎Invoquant la richesse culturelle du pays, Li Xiang a souligné que la sortie des masques du pays dogon lui a raconté une <<< histoire brillante de la civilisation malienne >>. Il a également mis en lumière les danses traditionnelles et les maths de football observés à travers Bamako, qu’il considère comme des expressions vivantes de la vitalité du Mali contemporain.

‎Revenant sur les relations bilatérales, l’ambassadeur a rappelé que la Chine et le Mali ont célébré en 2025 le 65ème anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. << Depuis 65 ans, les relations sino-malienne ont résisté aux épreuves des aléas internationaux et reposent sur le respect mutuel, l’égalité et les bénéfices partagés >>, a-t-il souligné.

‎Des infrastructures emblématiques telles que le Centre International de Conférence de Bamako ou encore le Pont de l’Amitié sino-malienne illustrent, selon lui, les fruits concrets de cette coopération et constituent des cartes brillantes de l’amitié entre les deux peuples.

‎Li Xiang est également revenu sur le Sommet de Beijing du FOCAC en septembre 2024, au cours Duquel les présidents chinois et malien ont tenu une rencontre historique ayant conduit à l’élévation des relations bilatérales, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de coopération.

‎L’année 2026 réveillera par ailleurs une dimension symbolique particulière, car elle marquera le 70ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre Chine et les psys africains. Le diplomate chinois a rappelé que depuis 36 ans, le ministre chinois des Affaires étrangères choisit l’afrique comme première destination de l’année, témoignant de l’attachement constant de Pékin au continent.

‎<< La Chine est convaincue que l’Afrique est pleine d’espoir. La coopération sud-africaine n’est pas un choix de circonstance, mais un engagement tourné vers l’avenir>>, a-t-il affirmé, insistant sur les principes de sincérité, résultants concrets, amitié et bonne foi qui guident la politique africaine de la Chine. Dans cette dynamique, le Mali et la Chine intensifieront leur coopération dans les domaines de la culture, de l’éducation, de la jeunesse et des médias

‎Abordant la dimension culturelle, Li Xiang a rappelé que la fête du Printemps, symbole majeur de la civilisation chinoise vieille de plus de cinq millénaires, incarne les retrouvailles familiales, l’harmonie sociale et l’aspiration à une vie meilleure. Le fait que Chinois et Maliens célèbrent ensemble cette fête témoigne, selon lui, de la valeur universelle du respect mutuel, du dialogue et de l’inspiration entre les civilisations.

‎Le diplomate a enfin annoncé que la Chine accueillera L’Année du Cheval dans quelques jours, avant de conclure avec une note d’optimisme.

‎Drissa KEITA

Chine-Taïwan: le Professeur Yoro Diallo analyse les enjeux et perspectives

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‎(CROISSANCE AFRIQUE)-Depuis un certain temps le monde observe, incrédule, comme impuissant, les agissements barbares de l’impérialisme américain cherchant à dicter sa loi au reste du monde dans une frénésie paranoïaque. L’acteur principal et le metteur en scène de ce lugubre scénario digne d’un film d’Hollywood n’est autre que Donald Trump, le Président Américain qui bafoue les codes traditionnels de la diplomatie, de la courtoisie, de la politesse et de la morale humaine.

‎L’expression barbare de cette politique hégémonique et unilatéraliste a commencée par l’imposition de droits douanes a des pays désignés, puis des sanctions commerciales afin d’interrompre les chaines d’approvisionnement comme moyens de coercition. Le mensonge et l’arrogance sont devenus les fondements de la politique extérieure de la gouvernance américaine sous Donald Trump.

‎Ignorants et psychopathes, imbus d’une idéologie qui menace la paix mondiale Trump et ses partisans MAGA nous rappellent un tristement célèbre Dirigeant Allemand et ses ouailles à l’origine de l’une des pires calamités humaine que l’histoire de ait enregistrées. Le populisme, la politique des sanctions, l’arrogance, les provocations à l’encontre d’autres pays notamment de la Chine (et parfois de ses propres alliés occidentaux) et la vente d’armes à l’île chinoise de Taiwan sont des actes malsains, des dénis de vérité qui font planer de réels risques de conflits d’une grande envergure aux conséquences imprévisibles. A l’instant où se produit cet hallucinant, incroyable mais réel spectacle, le monde doit se rappeler que la multimillénaire civilisation chinoise a apporté d’inestimables contributions aux progrès de l’humanité à une période de l’histoire où les USA n’existaient pas encore sur la carte du monde. Parmi les actes ignobles et irresponsables que pose Donald Trump figure la vente d’arme à l’île Chinoise de Taïwan.

‎Oui Taiwan est incontestablement une île de la République Populaire de Chine. Taïwan fait partie intégrante du territoire de la Chine depuis la nuit des temps. Les deux rives du détroit de Taïwan appartiennent à la même et unique Chine. Des actes inscrits pour toujours à l’encre indélébile et en lettres d’or dans les annales de l’histoire des Nations attestent cette vérité historique. Il s’agit notamment de « la Conférence du Caire » et de « la Déclaration de Postdam ».
‎« La conférence du Caire » s’est tenue dans la capitale Egyptienne en Novembre 1943. Elle a réuni les Chefs d’Etat de la Chine, des Etats-Unis d’Amérique et de la Grande-Bretagne. A cette occasion, les trois pays ont publié « la Déclaration du Caire », qui a décidé une alliance dans la guerre antijaponaise et précisé que tous les territoires occupés illégalement par le Japon doivent être restitués sans conditions aux pays propriétaires.

‎Lors de ladite Conférence, le Général Jiang Jieshi (Tchang Kaï-Chek), le Président Américain Franklin Roosevelt et le Premier ministre Britannique Wilson Churchill ont publié une déclaration qui spécifie que les objectifs des trois Alliés consistent à déposséder le Japon des îles du Pacifique qu’il a occupées depuis le début de la première guerre mondiale, à lui faire restituer à la Chine tous les territoires chinois qu’il a dérobés, notamment la Mandchourie, Taïwan et les îles Pescadores, à l’expulser des territoires d’autres pays qu’il occupe par la force.

‎« La Déclaration de Postdam » a été signée le 26 juillet 1945 à l’issue de la conférence du même nom. Ladite déclaration a été approuvée par Jiang Jieshi (Tchang Kaï-Chek). Les 6 et 9 Août 1945, le gouvernement du Japon a accepté les termes de « la déclaration de Postdam ». Dans les trois communiqués conjoints Sino-américains, à savoir ; le « Communiqué de Shanghai » de 1972, le « Communiqué sur l’établissement de relations diplomatiques entre la Chine et les Etats-Unis d’Amérique» de 1978 et le « Communiqué du 17 Août 1982 », le principe fondamental énoncé est demeuré le même : « il n’y a qu’une seule Chine dans le monde, Taïwan fait partie intégrante de la Chine, et les Etats-Unis d’Amérique reconnaissent le Gouvernement de la République Populaire de Chine comme l’unique Gouvernement légal de la Chine ».

‎Par ailleurs, le point neuf du Préambule de la Constitution de la République Populaire de Chine stipule que « Taïwan est un territoire sacré de la République Populaire de Chine ». Telle est l’incontestable et l’inaliénable vérité que l’histoire nous enseigne.
‎Aujourd’hui, l’histoire et la multiplication des menaces de diverses natures interpellent les peuples épris de paix et de justice pour qu’ils fassent entendre leurs voix sur la scène internationale, notamment sur la question de Taïwan. Fermement attachés aux principes et aux objectifs fondamentaux de l’Organisation des Nations Unies (ONU) de l’Union Africaine (UA), à savoir l’indépendance des Etats, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats, la promotion de la paix, de la sécurité mondiale, la coopération internationale, les cinq principes de la coexistence pacifique, nous devons dénoncer et faire arrêter pendant qu’il est encore temps, les agissements schizophrènes qui font planer sur la planète des risques de conflits pouvant gravement porter atteinte à la paix, à la sécurité, à la stabilité du monde et entraver durablement les efforts des peuples pour le développement partagé.

‎Les agissements négatifs de certains pays particulièrement des USA et du Japon dans la mer de Chine, liées aux multiples provocations dans le détroit de Taiwan sont de nature à saper l’élan du progrès économique et social de nombreux peuples en Asie et ailleurs dans le monde.


‎Depuis des millénaires la Chine ne cesse d’apporter de remarquables contributions à la promotion du développement économique, social, culturel de l’humanité, ainsi que dans l’édification d’une société humaine harmonieuse et une prospérité partagée. De nos jours le dialogue des civilisations, source d’enrichissement et de progrès est torpillé. La vie de millions d’êtres humains est menacée en raison des conflits latents. Les puissances qui fournissent des armes à l’île de Taïwan enfreignent intentionnellement le droit international, sachant qu’un pays ne doit pas vendre des armes à une entité non étatique.

‎Les puissances qui instrumentalisent « l’indépendance de Taiwan » en tenant des positions ambigües ou en adoptant le statu quo ne cherchent qu’à vider le principe d’une seule Chine de son sens, à séparer Taiwan de la Chine, à falsifier l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, à renverser l’ordre d’après-guerre et à piétiner la souveraineté de la République Populaire de Chine. A ceux qui sabotent la justice internationale, nous devons faire comprendre de façon ferme et claire que la question de Taïwan demeure au cœur des intérêts vitaux de la Chine. Nul ne doit chercher à bafouer le principe d’une seule et unique Chine dont Taïwan est partie intégrante et inaliénable. La Communauté internationale doit s’assumer en faisant respecter la déclaration du Caire, celle de Postdam, la souveraineté de la Chine et toutes les résolutions pertinentes de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et de l’Union Africaine (UA) relatives au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats. Le temps présent commande à tous les pays (si puissants soient-ils), toutes les Organisations internationales, de respecter à la lettre leurs engagements librement consentis. Il y a lieu de lutter résolument contre toutes les tentatives de falsification de l’histoire.

‎Le retour de Taïwan à la Chine est une composante de l’ordre international d’après-guerre. Tous les engagements du Sud global doivent conjuguer vers la défense de l’unicité de la Chine, la promotion de la paix mondiale et la construction d’une Communauté de Destin pour l’Humanité./.

‎Prof. Yoro DIALLO
‎Chercheur Principal/Directeur Exécutif du Centre d’Etudes Francophones
‎Directeur du Musée Africain et du Musée des Echanges Chine-Afrique
‎Institute of African Studies, Zhejiang Normal University
‎ Jinhua, CHINA