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Au Maroc, le flux des IDE ont atteint près de 3,09 milliards de dollars afin 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Maroc, le flux net d’investissements directs étrangers (IDE) a atteint près de 28,4 milliards de dirhams, ce qui équivaut à environ 3,09 milliards de dollars, à la fin de l’année 2025. 

Cette somme remarquable témoigne d’une augmentation significative de 74,3 % par rapport à la même période de l’année précédente, 2024, mettant en lumière la dynamique économique et l’attractivité croissante du pays sur la scène internationale pour les investisseurs. 

Ainsi, ces informations ont été rapportées dans le document détaillé émis par l’Office marocain des changes, qui a été publié en janvier 2026, signalant une tendance positive dans le climat d’investissement du royaume, ce qui pourrait potentiellement conduire à de nouvelles opportunités économiques et à des améliorations significatives dans divers secteurs.

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L’institution indique par ailleurs que les transferts de fonds des Marocains résidant à l’étranger (MRE) ont atteint un montant impressionnant de 122,02 milliards de dirhams sur la même période, ce qui souligne l’importance cruciale de la diaspora marocaine dans le soutien économique de leur pays d’origine.

Par ailleurs , ces transferts, qui sont souvent motivés par un désir d’aider les familles restées au Maroc, reflètent non seulement les liens affectifs mais également les contributions financières significatives qui aident à soutenir divers secteurs économiques.

Notons que vette dynamique des envois de fonds révèle également une tendance croissante au sein de cette communauté, conférant un rôle primordial aux Marocains de l’étranger dans le développement socio-économique du royaume.

Korotoumou Sylla

Au Nigéria, l’Etat obtient 360 millions USD  pour régler les arriérés financiers dus aux producteurs d’électricité

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Abuja est la capitale du Nigéria, au centre du pays. L'horizon de la ville, qui a été construite en grande partie dans les années 1980, est dominé par Aso Rock, un énorme monolithe. Il se dresse derrière le complexe présidentiel, qui abrite la résidence et les bureaux du président nigérian dans le quartier de Three Arms Zone, à l'est de la ville. À proximité se trouvent l'Assemblée nationale et la Cour suprême du Nigéria

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, le gouvernement fédéral a annoncé avec beaucoup d’enthousiasme, à la fin du mois de janvier, le succès retentissant de la première émission obligataire d’une valeur totale de 501 milliards de nairas, ce qui équivaut à environ 360 millions de dollars.

Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du Presidential Power Sector Debt Reduction Programme (PPSDRP), est un mécanisme soigneusement conçu pour régler les arriérés financiers qui sont dus aux producteurs d’électricité, un problème persistant qui a eu des répercussions significatives sur le secteur énergétique du pays. L’opération a été entièrement souscrite par une variété d’investisseurs institutionnels, notamment des fonds de pension, des banques d’investissement et des gestionnaires d’actifs, témoignant ainsi de la confiance des acteurs du marché dans la solide stratégie adoptée par le gouvernement.

Cette émission inaugurale vise à apurer les créances spécifiques liées à l’électricité fournie durant une période cruciale allant de février 2015 jusqu’à mars 2025. Cette période est marquée par une accumulation significative de dettes qui a non seulement affecté la liquidité des producteurs d’électricité, mais a également constitué un frein considérable aux investissements dans le secteur déjà affaibli. 

La première tranche de cette émission a été structurée par l’organisation Nigerian Bulk Electricity Trading Plc, à travers sa filiale, la NBET Finance Company Plc, mettant ainsi en avant l’engagement du gouvernement à assainir les finances de ce secteur vital. La série 1, quant à elle, inclut 300 milliards de nairas qui ont été levés sur le marché des capitaux ainsi que 201 milliards de nairas d’obligations, permettant un renforcement significatif de la stabilité financière des producteurs d’électricité et ouvrant la voie à de nouvelles opportunités d’investissement.

Les Cinq entreprises, qui exploitent un total de quatorze centrales électriques, ont déjà pris l’initiative de signer des accords de règlement, s’engageant à verser un montant total négocié qui s’élève à 827,16 milliards de nairas, un montant conséquent qui sera payé en quatre tranches distinctes. 

Les fonds qui seront ainsi levés sont destinés à couvrir l’ensemble des deux premières tranches, dont le montant est estimé à 421,42 milliards de nairas, représentant ainsi environ la moitié du montant total convenu dans ces accords de règlement. Lors de la cérémonie de signature qui s’est tenue à Lagos, la conseillère spéciale du président en matière d’énergie, Olu Arowolo Verheijen, a souligné l’importance de ce programme, le qualifiant de « remise à zéro décisive du marché de l’électricité », une initiative qui allie à la fois la résolution des dettes existantes et une réforme financière nécessaire pour revitaliser le secteur. 

Ce programme de règlement arrive à un moment critique, alors que le pays continue de faire face à un déficit électrique particulièrement préoccupant. Selon les données fournies par la Banque mondiale, le Nigeria comptait en 2023 pas moins de 86,6 millions de personnes n’ayant toujours pas accès à l’électricité, ce qui représente le plus grand déficit au monde dans ce domaine. 

Par ailleurs, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a rapporté que le pays a produit un total de 40 959 GWh d’électricité durant l’année 2023, se classant cinquième en Afrique en termes de production électrique. Cependant, malgré cette production impres­sionnante, la consommation d’électricité par habitant reste extrêmement basse, ce qui met en lumière les défis persistants auxquels le pays doit faire face en matière d’infrastructure énergétique et d’accès à l’électricité pour ses citoyens.

En ciblant le règlement des arriérés, les autorités visent à restaurer la liquidité des producteurs, ce qui est crucial pour assurer la stabilité et la viabilité du secteur énergétique. Cette démarche permet non seulement d’améliorer la situation financière des producteurs, mais également de maintenir un équilibre économique dans une industrie souvent sujette à des fluctuations. Par ailleurs, en créant les conditions financières nécessaires à un renforcement progressif de l’offre électrique, les autorités ouvrent la voie à des investissements stratégiques qui pourraient mener à une diversification des sources d’énergie.

Notons que cela inclut, au-delà des solutions décentralisées et des énergies renouvelables, la possibilité d’intégrer des technologies avancées, des infrastructures modernes, et des systèmes de distribution plus efficaces, afin de répondre à la demande croissante en électricité tout en respectant les objectifs de durabilité et d’innovation.

Moussa KONÉ 

Guinée Bissau : le trésor public mobilise près de 17 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l’UMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée-Bissau, le lundi 2 février 2026, un événement financier significatif a eu lieu : la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever la somme remarquable de 16,5 milliards FCFA sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA). 

Cette opération a été rendue possible grâce à une émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor d’un terme de 3 ans. Cette initiative, qui a été soigneusement orchestrée en collaboration avec UMOA-Titres, un acteur clé dans ce domaine, témoigne de l’intérêt croissant des investisseurs pour les titres de créance publique dans la région.

Pour garantir le succès de cette émission, l’émetteur a mis à disposition un montant initial de 15 milliards de FCFA. Cependant, l’engouement des investisseurs s’est révélé encore plus fort que prévu, avec un montant total des soumissions atteignant la somme impressionnante de 37,655 milliards FCFA. Ce chiffre illustre non seulement la confiance des investisseurs dans la solidité des titres émis, mais également leur intérêt pour les opportunités de placement au sein de l’économie guinéenne.

En conséquence, le taux de couverture du montant mis en adjudication s’est établi à un impressionnant 251,04%, soulignant ainsi l’attrait indéniable des bons et obligations du trésor guinéen sur le marché financier.Le montant des soumissions retenu s’élève à une somme impressionnante de 16,5 milliards FCFA, tandis que le montant des soumissions qui ont été rejetées atteint 21,155 milliards FCFA. Ces chiffres révèlent une dynamique budgétaire significative, ce qui se traduit par un taux d’absorption de 43,82%. Ce taux témoigne de l’efficacité du processus de sélection et de l’intérêt manifesté par les investisseurs dans le cadre des investissements proposés. 


Pour ceux qui ont eu la chance de voir leurs soumissions retenues, il y a de bonnes nouvelles à l’horizon. Les investisseurs se retrouveront en effet avec un rendement moyen pondéré particulièrement attractif, qui s’établit à 7,43% pour les bons, tandis que pour les obligations, ce taux atteint un impressionnant 9,77%. Ces rendements sont non seulement indicatifs de la confiance des investisseurs dans les titres, mais aussi de la solidité des projets sous-jacents qui les soutiennent.


En outre, l’émetteur a pris un engagement ferme et clair envers les investisseurs en promettant de rembourser les bons qui ont été émis dès le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, prévue au 1er février 2027. Cela témoigne d’une gestion rigoureuse et d’une volonté de maintenir une relation de confiance avec les investisseurs. Il est important de noter que les intérêts sur ces bons seront non seulement calculés, mais aussi versés d’avance, et cela se fera par un prélèvement sur la valeur nominale de ces bons, garantissant ainsi une transparence totale dans le processus d’investissement.


L’émetteur, dans le cadre de ses obligations financières, compte également rembourser le capital des obligations le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est soigneusement fixée au 3 février 2029. Ce remboursement est une étape essentielle pour s’assurer de la satisfaction des investisseurs et de la pérennité de la relation avec ses créanciers. 

Notons qu’en plus de ce remboursement, l’émetteur procédera également au paiement des intérêts annuels au taux attractif de 6,25%, garantissant ainsi un rendement intéressant pour les détenteurs de ces obligations. Ce paiement des intérêts débutera confortablement dès la fin de la première année, marquant ainsi un moment clé pour les investisseurs qui comptent sur ces revenus réguliers pour soutenir leurs aspirations financières.


Abdoulaye KONÉ 

Bourses et Marchés: déclin généralisé des principaux indices boursiers de la BRVM ce mardi 3 février 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au terme de la séance de cotation de ce mardi 3 février 2026, un jour qui, comme tous les mardis, a attiré l’attention des investisseurs et des analystes financiers, les indicateurs clés de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) ont connu une baisse généralisée, signalant une tendance baissière sur le marché. 

Ce mouvement est resté notable, à l’exception de la capitalisation du marché des obligations, qui a su résister à cette dynamique, offrant un certain réconfort aux acteurs du secteur. En ce sens, la valeur totale des transactions a enregistré une chute significative, passant de 1,238 milliard FCFA la veille à seulement 1,107 milliard FCFA ce mardi 3 février 2026, un chiffre qui illustre parfaitement le climat ambiant de prudence et de réévaluation des actifs par les investisseurs.

 Concernant la capitalisation du marché des actions, celle-ci n’a pas échappé à cette tendance, affichant une diminution de 18,847 milliards FCFA, et s’établissant donc à 14 060,827 milliards FCFA, en nette baisse par rapport à 14 079,674 milliards FCFA la veille. Cette situation suscite des interrogations quant aux perspectives économiques à court terme et à la confiance des investisseurs dans l’avenir du marché.La situation actuelle du marché des obligations est demeurée relativement stable, affichant un montant constant de 11 524,014 milliards FCFA, sans mouvement notable. Parallèlement, en ce qui concerne les indices boursiers, on observe également une tendance à la baisse. En effet, l’indice BRVM Composite, qui représente la performance globale du marché, a enregistré une légère diminution de 0,13%, atteignant ainsi 364,69 points, comparativement au chiffre précédent de 365,18 points.
 De plus, l’indice BRVM 30, qui suit les 30 principaux titres cotés, a subi une baisse de 0,43%, s’établissant à 172,71 points contre 173,46 points au cours de la séance précédente. En ce qui concerne l’indice BRVM Prestige, il a également connu un recul de 0,08%, se chiffrant désormais à 150,22 points, alors qu’il était de 150,34 points précédemment. De manière similaire, l’indice BRVM Principal a affiché une diminution de 0,45%, enregistrant un score de 235,48 points comparé à 236,54 points la veille. Pour conclure, l’indice BRVM Composite Total Return, qui est un indicateur englobant le rendement global du marché, a noté une variation négative de 0,14%, passant à 140,43 points contre 140,62 points lors de la séance précédente.
Concernant les performances des titres, le Top 5 des plus fortes hausses de cours est dominé respectivement par les actions d’Unilever Côte d’Ivoire, qui ont connu une augmentation impressionnante de 7,49%, atteignant 50 415 FCFA. Viennent ensuite les actions d’Eviosys Packaging SIEM Côte d’Ivoire avec une progression de 4,69%, s’établissant à 1 785 FCFA. Ensuite, on trouve SAFCA Côte d’Ivoire, qui a enregistré une hausse de 2,71% pour atteindre 3 795 FCFA, suivie par Filtisac Côte d’Ivoire, qui a connu une montée de 2,62%, se chiffrant à 2 155 FCFA. Enfin, bien que le nom soit tronqué, les actions d’ERIUM Côte d’Ivoire s’imposent également dans cette liste des meilleures performances du jour.

Dans le domaine de la finance, et plus particulièrement sur le marché boursier en Afrique de l’Ouest, le classement des actions connaît des fluctuations significatives qui peuvent influencer les investisseurs et les analystes. Le Flop 5 des plus fortes baisses de cours, qui illustre les titres ayant subi les pertes les plus marquantes, est dominé, dans un ordre respectif, par les titres de SITAB Côte d’Ivoire, qui affichent une diminution de 2,50% pour atteindre un prix de 18 820 FCFA. Suivent ensuite les actions d’ETI Togo, dont la valeur a chuté de 4,17%, se stabilisant à 23 FCFA. À cela s’ajoutent les actions d’AGL Côte d’Ivoire, qui ont connu une baisse de 3,34%, leur prix étant désormais de 1 590 FCFA. De plus, il est impossible de négliger la performance des actions de BOA Burkina Faso, qui ont enregistré une diminution de 2,09%, se traduisant par un cours de 4 695 FCFA. 

Notons que le classement est complété par Oragroup Togo, dont les titres ont également connu une baisse notable de 2,00%, affichant un cours de 2 690 FCFA. Ce tableau met en lumière les défis auxquels sont confrontées ces entreprises, susceptibles d’affecter leur attractivité sur le marché boursier.

Mariam KONE 

Mali: Nick Checker, qui occupe le poste de Haut Fonctionnaire au Bureau des Affaires africaines des Etats Unis séjourne à Bamako 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un contexte diplomatique empreint d’espoir et de renouveau, Abdoulaye DIOP, le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a eu l’honneur de recevoir en audience, ce lundi 02 février 2026, Monsieur Nick Checker, qui occupe le poste de Haut Fonctionnaire au Bureau des Affaires africaines du Département d’État des États-Unis.

 Cette rencontre s’est déroulée en présence de Madame l’Ambassadeur des États-Unis au Mali, apportant une dimension supplémentaire à cette importante discussion, en soulignant la volonté des partenaires d’établir un dialogue constructif et de renforcer leurs liens.

Les échanges qui ont eu lieu au cours de cette réunion ont porté sur les perspectives prometteuses de relance de la coopération bilatérale, en se concentrant sur des domaines d’intérêt commun, qui sont essentiels non seulement pour le Mali, mais aussi pour la stabilité de la région. Ils ont notamment abordé les questions sous-régionales et nationales relatives à la lutte contre le terrorisme, un fléau qui continue de menacer la paix et la sécurité, ainsi que la promotion des échanges économiques et commerciaux. Cela se fait dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, visant à établir des bases solides pour un avenir prospère.

Le département de tutelle a précisé qu’au cours de cette réunion, le Diplomate américain, au nom des plus hautes Autorités de son pays, a réaffirmé le respect indéfectible des États-Unis pour la souveraineté du Mali. Il a également souligné la volonté de l’Administration américaine de redynamiser la coopération bilatérale avec le Mali, sur des bases nouvelles, empreintes de respect mutuel et de compréhension. Cette déclaration témoigne de l’engagement des deux nations à travailler ensemble afin de surmonter les défis communs et d’explorer de nouvelles avenues pour une collaboration fructueuse.

Par ailleurs, le Ministre DIOP a exprimé un accueil chaleureux à l’égard de cette nouvelle approche mise en avant par les États-Unis, reconnaissant ainsi non seulement la pertinence des initiatives américaines, mais aussi l’impact considérable qu’elles pourraient avoir sur les relations internationales. Il a par ailleurs insisté sur l’importance cruciale, pour la dynamique qui commence à se développer grâce à cette initiative, de s’inscrire dans un cadre stratégique qui prenne pleinement en compte les évolutions géopolitiques récentes. 

Notons que cela inclut particulièrement la prise en considération de la dimension sous-régionale, notamment en ce qui concerne la Confédération des États du Sahel (AES), qui joue un rôle central dans la stabilité et le développement de cette région délicate et complexe du continent africain.

Daouda Bakary KONÉ

Côte d’Ivoire : Baisse de 74% du résultat net SITAB au 4 ème trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À l’issue du quatrième trimestre de l’année 2025, le résultat net de la Société Ivoirienne des Tabacs, communément connue sous l’abréviation SITAB, a connu une diminution significative de 74 % par rapport au même trimestre de l’année précédente, 2024. Cette information provient d’un rapport d’activité détaillé, méticuleusement rédigé par la direction de cette entreprise tabacole, qui a su mettre en lumière les différents aspects de sa performance financière durant cette période. 

En effet, le résultat net de la SITAB a chuté de manière drastique, passant de 19,36 milliards de FCFA au quatrième trimestre de 2024 à seulement 5,07 milliards de FCFA pour le quatrième trimestre de 2025. Cependant, sur une note plus positive, la direction de la SITAB a également annoncé que les volumes de ventes pour le quatrième trimestre de 2025 ont enregistré une progression de 4 % par rapport à la même période en 2024. Ce qui signifie que la société a vendu un total impressionnant de 2 millions de tiges, en comparaison avec 1,923 million de tiges l’année précédente. 

Cette évolution positive du volume des ventes incite la direction à affirmer que cette croissance n’est pas seulement le reflet d’une bonne dynamique du marché, mais représente également un gain de part de marché pour la SITAB, ce qui confère à la société une position de force et confirme l’efficacité de sa stratégie commerciale, soigneusement élaborée pour s’adapter aux fluctuations du marché et répondre aux attentes de ses clients. 

« La croissance des volumes s’est traduite par une progression notable du chiffre d’affaires, qui a enregistré une hausse significative de 8% sur la période étudiée, portant le total à un impressionnant montant de 72,9 milliards de FCFA », notent avec satisfaction les responsables de l’entreprise, qui soulignent que cette progression se calque non seulement sur l’augmentation continue des volumes de ventes, mais reflète également un mix prix particulièrement favorable, qui a permis d’optimiser les marges. 


Cependant, il est important de noter que le résultat d’exploitation a connu une baisse alarmante de -61% entre les deux périodes, ce qui équivaut à une dégradation substantielle du montant, passant de 15,3 milliards de FCFA à seulement 9,923 milliards de FCFA. Selon la direction de la SITAB, cette dégradation résulte en grande partie de l’impact négatif de l’augmentation des droits d’accises, entrée en vigueur le premier janvier 2025, sur les coûts d’achat des marchandises qui ont inévitablement pesé sur la marge brute. En outre, la direction souligne qu’un ensemble de charges exceptionnelles ont eu un impact défavorable sur la performance financière globale de l’entreprise, affectant de manière significative le résultat du trimestre en cours.


Notons qu’« Une performance positive pour l’année 2025 est attendue par la SITAB, se basant sur les résultats solides qu’elle a affichés depuis le début de l’année ; néanmoins, il est à noter qu’un retrait a été observé au cours du dernier trimestre, ce qui pourrait représenter un défi à relever pour maintenir cette dynamique de croissance prometteuse dans les mois à venir. ».
Mariam KONE 

Afrique de l’Ouest : les mines d’Endeavour Mining ont injecté 437 milliards de FCFA dans trois économies d’État hôtes en 2025

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Une vue d'Endeavour mining

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique de l’Ouest, le célèbre groupe Endeavour Mining, acteur majeur dans le secteur minier, a décidé de partager ses résultats financiers et opérationnels préliminaires par le biais d’un communiqué de presse qui a été publié ce jeudi 29 janvier 2026.

 Dans ce rapport, l’entreprise a révélé les chiffres impressionnants correspondant au quatrième trimestre ainsi qu’à l’exercice complet qui s’est terminé le 31 décembre 2025. Au cours de l’année écoulée, Endeavour a réussi à extraire environ 37,6 tonnes d’or sur ses différents sites d’exploitation soigneusement sélectionnés, situés principalement en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Sénégal. Cette réalisation témoigne non seulement de l’efficacité des opérations de l’entreprise, mais aussi de sa capacité à répondre aux défis du marché minier, souvent imprévisibles. 

En outre, le groupe a joué un rôle essentiel dans l’économie de ces trois pays en contribuant significativement par le biais des impôts et redevances, ce qui a culminé à un total impressionnant de 437 milliards de FCFA en 2025, marquant ainsi une hausse de 40% par rapport aux résultats précédents. Cette contribution financière a ainsi aidé à soutenir le développement économique local et à améliorer les conditions de vie des populations. Pour l’année 2026, Endeavour Mining projette une croissance organique, calquée sur le déploiement de nouveaux projets ambitieux, parmi lesquels se démarque le projet Assafou en Côte d’Ivoire, qui devrait apporter une plus-value considérable à ses opérations. 

Le groupe Endeavour Mining a terminé l’année 2025 sur une note de satisfaction et d’optimisme, au regard des performances remarquables qui ont été réalisées tout au long de l’année. Ian Cockerill, le président-directeur général d’Endeavour Mining, a indiqué avec fierté qu’en 2025, les objectifs ambitieux qui avaient été fixés ont été atteints pour la douzième fois en trois ans, portés par une vision stratégique claire et une exécution opérationnelle rigoureuse, témoignage du dévouement et de l’engagement de l’ensemble des équipes de l’entreprise.

 « Nous abordons 2026 avec une dynamique solide, un bilan assaini et une priorité claire : faire progresser notre portefeuille de croissance organique au premier rang, dont le projet Assafou en Côte d’Ivoire, tout en accélérant nos efforts d’exploration afin d’allonger la durée de vie de nos actifs et de créer de nouvelles opportunités de développement », a-t-il fait savoir.

En 2025, la contribution économique significative d’Endeavour aux recettes fiscales des États hôtes a non seulement connu une impressionnante hausse de 40 % par rapport à l’année précédente, mais elle s’est également élevée à un montant substantiel de 800 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 437 milliards de FCFA. Cette augmentation remarquable de la contribution financière témoigne de l’engagement concret et sincère du groupe en faveur du développement économique et de la prospérité des pays où il opère, illustrant ainsi son rôle de partenaire clé dans la dynamisation de ces économies locales. 

Concernant la performance opérationnelle, Endeavour a enregistré une production annuelle de 1 209 millions d’onces d’or, ce qui représente environ 37,6 tonnes, sur les sites miniers dans les trois pays hôtes. Cette performance exemplaire est le résultat d’une gestion efficace des ressources et d’une technologie de pointe utilisée tout au long du processus de production. En outre, la production du quatrième trimestre de l’année 2025, estimée à 298 000 onces, soit environ 8 448,158 kg, a connu une impressionnante augmentation de 13 % par rapport au troisième trimestre, ce qui illustre la tendance positive et soutenue d’Endeavour dans ses activités d’extraction minière au sein de la région. Ces résultats témoignent clairement de la résilience et de l’efficacité des opérations de l’entreprise, même dans un environnement économique en constante évolution.

Au Burkina Faso, la mine de Houndé se distingue par une production annuelle impressionnante de 257 000 onces, ce qui équivaut à près de 7 285 kilogrammes d’or extraits, bien au-delà de la prévision initiale qui se situait entre 230 000 et 260 000 onces. Pour l’année 2026, les perspectives de production restent optimistes, avec une estimation qui oscille entre 220 000 et 255 000 onces, indiquant une continuité dans la performance de cette mine. D’autre part, en ce qui concerne la mine de Mana, celle-ci affiche également des résultats notables, avec une production de 173 000 onces, soit environ 4 904,468 kilogrammes, respectant ainsi les prévisions établies qui se chiffraient entre 160 000 et 180 000 onces. Cette production enregistre une augmentation significative par rapport à l’année 2024, boostée par des teneurs plus élevées issues du gisement souterrain de Wona, ce qui laisse présager une tendance prometteuse pour les années à venir.

En Côte d’Ivoire, la mine d’Ity a réalisé en 2025 une production de 319 000 onces, atteignant ainsi la fourchette haute des prévisions qui variaient entre 290 000 et 330 000 onces, ce qui démontre l’efficacité et la rentabilité de cette exploitation minière. Parallèlement, la mine de Lafigué a enregistré une production de 187 000 onces, en parfaite adéquation avec les prévisions qui étaient fixées entre 180 000 et 210 000 onces, confirmant la stabilité de ses opérations. Au Sénégal, la mine de Sabodala-Massawa a réalisé une production de 274 000 onces, témoignant du dynamisme et du potentiel de la région en matière d’extraction aurifère. Ces performances des mines dans ces différents pays illustrent non seulement l’importance du secteur minier pour leurs économies respectives, mais aussi les investissements et les efforts continus déployés pour améliorer les rendements et exploiter au mieux les ressources naturelles.

En 2026, le Groupe Endeavour, une entreprise dynamique et ambitieuse dans le secteur minier, entend produire entre 1 090 et 1 265 millions d’onces d’or, ce qui correspond à une impressionnante quantité de 34 à 39,5 tonnes de ce métal précieux tant recherché. Il convient de noter que la stratégie d’exploration du groupe, élaborée pour la période 2025-2030, vise non seulement à augmenter sa production, mais également à favoriser la découverte de nouvelles ressources, avec un objectif ambitieux de trouver entre 12 et 15 millions d’onces supplémentaires. Pour atteindre cet objectif, le groupe a mis en place trois nouveaux projets en Afrique de l’Ouest, une région reconnue pour son potentiel géologique élevé, ainsi que dans trois nouvelles juridictions prometteuses qui pourraient révéler d’importantes réserves d’or. 

Parmi ces projets stratégiques, on trouve le projet d’Assafou en Côte d’Ivoire, qui est particulièrement prometteur. Ce dernier a déjà vu son permis environnemental approuvé, une étape cruciale qui témoigne de l’engagement du groupe envers des pratiques durables et respectueuses de l’environnement. De plus, l’équipe attend avec impatience l’approbation du permis d’exploitation, ainsi que la finalisation de l’étude de faisabilité définitive, dont les résultats devraient être connus au premier trimestre 2026. 

Notons que la première coulée d’or, symbole tant attendu du succès de ce projet, est prévue pour avoir lieu dans le deuxième semestre de l’année 2028, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles opportunités économiques pour le groupe et la région.

Abdoulaye KONÉ 

En Côte d’Ivoire, l’expansion de la filière du manioc prend de l’ampleur 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la filière du manioc prend de l’ampleur et gagne en importance au sein du paysage agricole national. En effet, lors du lancement officiel de l’Interprofession de la filière manioc, connu sous le nom d’OIA manioc, qui s’est tenu dans la métropole d’Abidjan, les différents acteurs impliqués dans cette filière ont eu l’occasion de révéler des chiffres significatifs qui consacrent le manioc comme un levier stratégique incontestable de l’économie agricole du pays.

 Selon le dernier bilan présenté par cette interprofession, il a été établi que la filière manioc représente une contribution de 2,8 % du produit intérieur brut national, tout en jouant un rôle crucial en termes de 12,4 % du PIB agricole. Il est également important de noter que « cette filière couvre l’ensemble des 31 régions du pays, fédérant au total 950 organisations qui incluent différents acteurs économiques, allant des producteurs aux commerçants, en passant par les transformateurs, » comme le souligne une note gouvernementale riche en informations, publiée le 27 janvier 2026.

De plus, la production nationale de manioc a atteint un impressionnant volume de 8,4 millions de tonnes, confirmant ainsi son rôle central dans la promotion de la sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire du pays. Entre 2010 et 2022, la production ivoirienne de cette culture stratégique avait enregistré une augmentation spectaculaire de 173 %, faisant passer la production de 2,3 millions de tonnes à 6,3 millions, selon les analyses fournies par Afrika Forward, un cabinet de conseil à l’investissement qui met en lumière les dynamiques de ce secteur florissant. Cette évolution témoigne non seulement de l’engagement des acteurs de la filière dans l’amélioration des pratiques agricoles, mais aussi de la prise de conscience croissante des gouvernements et des communautés locales quant à l’importance vitale de cette culture pour l’économie ivoirienne dans son ensemble.

Au total, 54 produits dérivés du manioc ont été recensés, et  qui sont également connu sous son nom scientifique de Manihot esculenta. Parmi ces produits, on trouve l’attiéké, qui est une semoule à base de manioc, et qui a été inscrit depuis décembre 2024 au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en tant que produit phare, ce qui témoigne de son importance culturelle et gastronomique. 

En plus de l’attiéké, on peut citer d’autres produits tels que le placali, le tapioca, le gari, l’amidon, et la farine, qui illustrent la diversité et la richesse des utilisations de cette plante. Ces différents segments de marché représentent une forte valeur ajoutée, plaçant ainsi le manioc non seulement comme un aliment de base dans de nombreuses cultures, mais également comme une matière première industrielle à part entière, capable de générer des innovations et des opportunités économiques.

Sur le front de l’employabilité, les nouvelles sont tout aussi encourageantes et significatives. En effet, la filière du manioc revendique actuellement la création de 48 200 emplois,ce qui montre l’impact de cette culture sur le développement économique local. De plus, 2 milliards de boutures certifiées ont été mobilisées avec pour objectif d’améliorer la productivité des plantations et de sécuriser l’approvisionnement pour les acteurs de la filière. Tout ceci contribue à renforcer la durabilité du secteur. 

Notons que « Le lancement de l’OIA manioc, Organisation Interprofessionnelle Agricole du manioc, marque un changement de paradigme : il représente le passage d’une filière fragmentée à une filière organisée et ambitieuse, » a souligné Yedoh Kévin Nomel, qui occupe le poste de Président du conseil d’administration de l’OIA manioc. Cette transition vers une industrie mieux structurée est cruciale pour l’avenir de la culture du manioc et pour l’amélioration des conditions de vie des producteurs.

Zangouna KONÉ 

Transports Aériens : l’Etat Burkinabé prend le contrôle total d’Air Burkina Faso à 100%

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, un tournant majeur s’est produit dans le secteur aérien, alors que les autorités nationales ont pris la décision significative de prendre le contrôle total, soit à 100%, d’Air Burkina, la compagnie nationale aérienne emblématique du pays. 

Cette décision, qui marque une étape crucial dans l’histoire de l’aviation burkinabè, actant ainsi la nationalisation de la compagnie et son érection en tant que société d’État, a été officiellement entérinée le 29 janvier dernier. Cette action a été rendue possible grâce à l’adoption d’un décret qui autorise clairement l’augmentation de la participation de l’État dans le capital social de la compagnie, comme l’indique un communiqué émanant de sources gouvernementales. Au fil des années, Air Burkina a dû faire face à une multitude de difficultés tant financières qu’opérationnelles, entravant de manière significative sa capacité d’exploitation et sa viabilité sur le marché. Ces défis persistent depuis plusieurs années et ont inévitablement conduit à une situation précaire qui menaçait le futur de la compagnie. Ainsi, dans un souci de prendre les responsabilités nécessaires pour sauver cette institution nationale, l’État du Faso a jugé impératif et urgent d’intervenir afin de redresser la situation et de garantir une continuité des services aériens pour les citoyens et les visiteurs.

Cette opération de rachat des actions s’appuie sur l’acquisition, par l’État burkinabè, des 111 actions qui représentent en tout 1% du capital social d’Air Burkina SA, actions qui étaient, jusqu’à présent, détenues par un investisseur privé, une personne physique dont l’identité n’a pas été dévoilée. Cette cession, qui représente un moment charnière dans l’histoire de la compagnie aérienne, a été conclue le 24 septembre 2024, et ce, pour la somme symbolique d’un franc CFA, un acte qui symbolise l’engagement du gouvernement envers la réhabilitation et le renforcement de l’entreprise nationale. Suite à cette opération, l’État devient ainsi l’actionnaire unique de la compagnie, consolidant son rôle dans la gestion et la supervision des services aériens. Le décret qui a été adopté vise donc à régulariser juridiquement cette acquisition, en se conformant strictement à la loi portant réglementation générale des sociétés à capitaux publics, une démarche qui confirme la volonté de l’État de s’impliquer davantage dans le secteur aérien et de garantir une gestion transparente et efficace des ressources publiques.

La nationalisation s’inscrit ainsi dans un processus de restructuration plus large, engagé par l’État pour sauvegarder un outil stratégique de souveraineté économique et de connectivité régionale, tout en répondant aux défis contemporains du secteur aérien. Pour les autorités, il s’agit non seulement de restaurer la viabilité de la compagnie, mais aussi d’améliorer ses performances opérationnelles et de renforcer la qualité du service offert aux usagers, afin de garantir une expérience de voyage optimale qui réponde aux attentes des passagers. 

Cette reprise en main publique ouvre la voie à une refonte de la gouvernance, à une rationalisation des coûts et à une redéfinition du modèle économique d’Air Burkina, visant à assurer sa compétitivité et sa pérennité à long terme.La décision intervient après plusieurs mois de discussions et d’analyse, dans un contexte de relance progressive des capacités de la compagnie. Il faut relever qu’au mois de novembre dernier, Air Burkina avait acquis un deuxième appareil, un Embraer 190 de fabrication brésilienne, ce qui constitue un signe manifeste d’une volonté de redynamiser sa flotte et de renforcer son réseau aérien. 

Notons que cette nationalisation pourrait ainsi faciliter l’accès à des financements publics, à des garanties souveraines et à des partenariats techniques, indispensables pour permettre à la compagnie de s’adapter aux évolutions du marché et d’améliorer son offre de services, à la fois pour les voyageurs d’affaires et les touristes. Les enjeux sont nombreux, et cette initiative pourrait marquer un tournant décisif pour l’avenir d’Air Burkina dans un environnement aérien en pleine mutation.

Korotoumou Sylla 

Au Mali, le régulateur du secteur des médias hausse le ton contre les web TV et pose ses conditions 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Haute Autorité de la Communication (HAC), institution chargée de réguler le paysage médiatique, a annoncé, lors d’une rencontre significative qui s’est tenue le jeudi 22 janvier dernier, de nouvelles mesures strictes destinées à encadrer les web télévisions ainsi que les créateurs de contenus en ligne de manière plus générale. 

Ainsi, ces annonces ont engendré des réactions variées et parfois opposées parmi les membres de la corporation médiatique, certains voyant ces mesures comme nécessaires pour assurer une régulation efficace, tandis que d’autres les perçoivent comme une contrainte rigide qui pourrait étouffer la créativité et la liberté d’expression.

La HAC a précisé que désormais, toutes les web télévisions devront s’acquitter d’une redevance annuelle qui s’élève à un million cinq cent mille (1.500.000 francs CFA), une décision qui soulève des préoccupations concernant la viabilité économique de ces plates-formes dès lors que le coût pourrait s’avérer prohibitifs pour de nombreux opérateurs émergents. 

En revanche, les créateurs de contenu vidéo qui réussissent à rassembler plus de 15 000 abonnés, une part croissante de la scène numérique, sont exemptés de cette redevance annuelle, néanmoins, il est important de noter qu’ils restent sous la surveillance rigoureuse de la Haute Autorité de la Communication (HAC) et doivent se conformer aux normes et règlements en vigueur.

 En cas de violation de ces règles, des sanctions pourraient être appliquées, renforçant ainsi la portée de l’autorité sur le secteur dynamique mais encore en développement des médias numériques au Mali. Ibrahim, qui est mieux connu sous le nom d’Ibou Sy, est un vidéaste passionné qui se consacre à la création de contenu pour le web, attirant ainsi un public fidèle grâce à sa créativité et à son originalité.

 Récemment, il a participé à une rencontre cruciale avec les responsables de la Haute Autorité de la Communication (HAC), une occasion qu’il a considérée comme significative pour l’avenir du secteur. Selon Ibrahim, cette mesure imposée par la HAC pourrait jouer un rôle clé dans l’assainissement du secteur audiovisuel, en garantissant une meilleure régulation et en favorisant un environnement plus professionnel. Cependant, il ne peut s’empêcher de se poser des questions importantes concernant la capacité réelle des acteurs du secteur à se conformer à cette nouvelle exigence financière imposée. 

Il souligne avec préoccupation : « Je ne pense pas que les télévisions diffusant uniquement sur Internet disposent de revenus suffisants pour payer cette redevance. Monter une télévision en ligne nécessite des moyens importants : il faut de la connexion Internet, produire des émissions, assurer la diffusion. Je me demande si les producteurs pourront générer assez de revenus pour faire face à cette charge », s’inquiète Ibrahim Sy, mettant en relief les défis financiers que rencontrent les créateurs de contenu dans un paysage médiatique en constante évolution.

Selon l’association des professionnels en ligne, APEL-Mali, les négociations se poursuivent activement avec l’organe de régulation, dans le but d’aboutir à un compromis qui pourrait satisfaire toutes les parties impliquées. 

D’où l’élargissement récent de la réunion aux acteurs influents et pertinents des médias sociaux, une étape considérée comme cruciale dans le processus de dialogue. Au Mali, ces dernières années, l’essor des web télévisions ainsi que des créateurs de contenus a connu une croissance exponentielle, tant et si bien que certains de ces nouveaux médias ont réussi à éclipser les médias traditionnels dans le cœur du public. 

De nombreux membres de cette nouvelle génération d’entrepreneurs dans le domaine médiatique parviennent également à générer des revenus considérables grâce aux publicités commerciales qui sont diffusées sur leurs plateaux virtuels ou publiées sur leurs pages de réseaux sociaux. 

Notons que cette mesure énoncée par le Gouvernement vise donc, en plus de rétablir un certain ordre dans ce secteur en pleine expansion, à inciter les promoteurs de ces chaînes de télévision en ligne à contribuer financièrement et à s’impliquer dans le développement durable de l’écosystème médiatique malien.

Moussa KONÉ