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La CEA et le Maroc signent un accord d’organisation en vue de la conférence des ministres de 2026

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CROISSANCE AFRIQUE)-Claver Gatete, Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), et Nadia Fettah Alaoui, Ministre marocaine de l’Économie et des Finances, ont signé aujourd’hui l’Accord de pays hôte pour l’organisation de la 58e session de la CEA et de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique (COM2026). Cet accord définit les domaines de coopération entre le Maroc et le Secrétariat des Nations Unies pour la planification et l’organisation de cette session, qui constitue le principal organe décisionnel de la CEA.

La COM2026 se tiendra à Tanger, dans le nord du Maroc, du 28 mars au 3 avril prochains, sur le thème : « Croissance par l’innovation : exploiter les données et les technologies de pointe pour la transformation économique de l’Afrique ».

« Nous remercions le Maroc pour son leadership et sa confiance. En accueillant la COM 2026 à Tanger, le Maroc contribue à renforcer la voix économique collective de l’Afrique et démontre comment un leadership national peut impulser des solutions régionales à portée mondiale. L’organisation de la COM 2026 à Tanger place également le message économique de l’Afrique au carrefour des régions, des institutions et des marchés, renforçant ainsi son rôle dans la gouvernance économique mondiale », a déclaré M. Gatete au sujet de cet accord.

« Le moment est venu d’organiser une conférence marquante qui dépasse le simple engagement politique et débouche sur des actions concrètes pour la transformation économique et sociale de l’Afrique », a-t-il ajouté.

Cette conférence est un événement continental annuel des Nations Unies qui réunit les ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique, les gouverneurs des banques centrales et les entités du système des Nations Unies afin d’échanger sur la situation économique et sociale en Afrique.

Cette année, les discussions porteront notamment sur la manière dont les pays africains peuvent tirer parti de l’innovation, des données et des technologies de pointe, dont l’intelligence artificielle, pour soutenir la transformation économique et la création d’emplois. La conférence proposera également des mesures concrètes permettant aux États membres africains d’affirmer leur souveraineté numérique, notamment par l’adoption d’infrastructures publiques numériques et de centres de données.

Parmi les participants figureront des ministres, des experts et des représentants gouvernementaux, des institutions financières panafricaines, des représentants de la jeunesse, des institutions universitaires et de recherche africaines, des partenaires au développement, des organisations intergouvernementales, des médias et d’autres acteurs clés.

Le secrétaire exécutif de la CEA, M. Gatete, est actuellement en visite de travail en Afrique du Nord. Du 21 janvier au 3 février, il se rendra en Algérie, en Mauritanie et au Maroc pour rencontrer des représentants gouvernementaux, discuter des expériences de leurs pays, de leurs besoins en matière de soutien et des possibilités de renforcement de la coopération, notamment Sud-Sud.

Afrique: la CEA et le Nigéria renforcent leurs capacités de lutte contre les flux financiers illicites grâce à une analyse avancée des données commerciales

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), en collaboration avec le ministère fédéral des Finances du Nigéria, a conclu un atelier de cinq jours sur le renforcement des capacités en matière d’estimation des flux financiers illicites (FFI), visant à renforcer la capacité du Nigéria à détecter, mesurer et freiner les pertes de revenus découlant de la facturation erronée des échanges commerciaux.

L’atelier, qui s’est tenu du 19 au 23 janvier 2026 à Abuja, a réuni des représentants d’institutions nationales clés, notamment le ministère fédéral des Finances, le service des douanes du Nigéria (NCS), le service fédéral des impôts (FIRS), le Bureau national des statistiques (NBS), la Banque centrale du Nigéria (CBN), la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), l’unité nigériane de renseignement financier (NFIU), la Commission indépendante des pratiques de corruption (ICPC) et l’Initiative pour la transparence des industries extractives du Nigéria (NEITI).

La formation a porté sur l’application pratique d’outils analytiques avancés, notamment la méthode PCM+ (Partner Country Method Plus), la méthode PFM+ (Price Filter Method Plus) et les techniques d’audit fondées sur les risques, afin d’améliorer la précision de la mesure des flux financiers illicites (FFI) à partir des données douanières d’importation et d’exportation.

Lors de l’ouverture de l’atelier, la ministre d’État aux Finances, Mme Doris Uzoka-Anite, a qualifié les flux financiers illicites de menace majeure pour la souveraineté économique du Nigéria, soulignant que la facturation frauduleuse continue de priver le pays de ressources essentielles à son développement. Elle a insisté sur le fait qu’un recours accru aux données douanières permettrait d’améliorer la protection des recettes, la conformité et l’alignement sur les normes internationales en matière de lutte contre les pratiques financières illicites.

Dans son discours de bienvenue, le secrétaire permanent du ministère fédéral des Finances, M. Raymond O. Omachi, a souligné l’importance d’une mesure précise pour lutter contre les flux financiers illicites, insistant sur le rôle crucial de données fiables pour renforcer les décisions politiques, la transparence et la responsabilité.

Le professeur Bolaji Owasaonye, ​​directeur de la coordination du produit du crime et des flux financiers illicites, a quant à lui insisté sur la nécessité d’une collaboration interministérielle soutenue afin de traduire le renforcement des capacités techniques en une application efficace de la loi et en une réforme des politiques.

ECA’s Allan Mukungu highlighted that the workshop builds on an earlier ECA-supported training conducted in May 2025 and addressed identified capacity gaps and data availability challenges in the analysis of trade-based IFFs. Participants engaged in hands-on exercises using synthetic and real-world datasets, with a strong emphasis on producing actionable monthly reports and policy-relevant recommendations.

In his vote of thanks, Idris Abdullahi, coordinator of Nigeria’s Inter-agency Technical Working Group on IFFs underscored the commitment of the government to address IFFs, particularly the data challenges highlighted by UNECA which inhibit estimation and constrains the process of identifying vulnerabilities and formulation of measures to tackle them and ultimately protect the country’s financial security.  

ECA reaffirmed its commitment to supporting African countries in strengthening domestic resource mobilization, combating illicit financial flows and safeguarding public revenues, in line with Agenda 2063 and the 2030 Agenda for Sustainable Development.

GTA: « KOSMOS Energy  rafle l’usufruit »,- (Par Moustapha DIAKHATE)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-C’est quasiment un pied de nez lancé au peuple sénégalais, qui voit ses précieuses hydrocarbures profiter grassement et presque gratuitement à un opérateur marginal, mais redoutablement efficace dans le lobbying et l’entregent politique et géostratégique avec les officines de Washington.

La junior texane, dont personne ne peut justifier ses capacités techniques et financières  détient 25 à 27 % des parts dans le méga – champ gazier de Grand Tortue Ahmeyim (GTA) aux côtés de l’opérateur britannique BP, et des sociétés holding du Sénégal et de la Mauritanie.

Adepte de l’optimisation et de l’invasion fiscale, Kosmos  n’a pas hésité à liquider sa filiale sénégalaise, détentrice directe des ses participations dans les champs gaziers de GTA,  dans un montage juridico-fiscal presque nébuleux pour ne pas dire illégal selon la loi.

Aujourd’hui, à  la faveur des  records d’extractions de gaz et d’une capitalisation boursière dopée par les perspectives de la phase 2 de GTA, KOSMOS à ramasse’ plus de 250 milliards de Fcfa sur le marche’ obligataire prive’ en utilisant la garantie des sa participation dans le joint -venture GTA..

Pendant que le Sénégal fait face à une année 2026 les plus délicates pour son endettement colossal avec les maturation en Mars puis Juin d’Eurobonds, et le refus du FMI de pourvoir en ressources longues et concessionnelles, c’est justement en ce moment que nos partenaires capitalisent sur nos hydrocarbures dans des schémas et montages financiers inédits qui  diluent les marge de manœuvre de nos états dans les sociétés de projets.

En attendant une hypothétique renégociation des contrats de partage de production et  la restructuration  de PETROSEN, c’est la préemption de YAKAR-TERANGA qui s’annonce avec les ressources financières substantielles que le marche’ obligataire privé   commence à donner aux opérateurs juniors, signalant un accaparement méthodique de nos hydrocarbures face à un pays presque exsangue sans réelle stratégie – juste des effets d’annonce sans suite –  pour ses ressources énergétiques.

PETROSEN dont le capital doit être ouvert aux investisseurs privés et à la BRVM ne bouge pas faute d’un management innovant et requinque’ pendant que les annonces sur un nouveau code pétrolier et gazier reste à l’état de projet, simultanément   Washington exerce une pression sur nos états pour les intérêts des sociétés pétrolières sans la prise en compte des ayant droits légitimes et constitutionnels de nous :  le peuple.  

Notons que la décision finale d’investissement de Yaakar Teranga annoncée par Petrosen pour cette année 2026  est sous les meilleurs auspices avec un partenaire devenu le darling  de Wall street, de la City et surtout de Washington au grand dam de nos intérêts stratégiques.

                                                                           Moustapha DIAKHATE

                                                        Expert Infrastructures et Pol Energie

Ports et Maritimes : le Mali lorgne le port autonome de Conakry pour développer son corridor avec la Guinée 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Mali et la Guinée, deux pays voisins de l’Afrique de l’Ouest, s’engagent dans une démarche significative pour consolider leur coopération logistique, une initiative clé pour le développement économique de la région. 

Le mercredi 28 janvier, lors d’une séance cruciale, le Conseil des ministres malien a adopté un décret stratégique, autorisant la cession à titre gratuit d’une réserve foncière de 10 hectares au pays voisin, en Guinée. Ce terrain est destiné à l’aménagement d’infrastructures d’entreposage et de transport, en étroite liaison avec l’usage du port de Conakry, qui est un point névralgique pour les échanges commerciaux dans la sous-région.

Cette décision s’inscrit parfaitement dans le cadre d’accords bilatéraux, déjà établis, en matière de transport et de transit maritime et routier. Ces accords permettent de garantir à Bamako un droit d’usage privilégié de la plateforme guinéenne, notamment avec l’octroi d’espaces portuaires dédiés, ainsi que des facilités de traitement pour les marchandises tant importées qu’exportées. En parallèle, la ville portuaire de Conakry a également fait preuve de générosité en mettant à disposition de son voisin un terrain de 20 hectares à Kankan, spécifiquement destiné à l’établissement d’entrepôts maliens en Guinée. Cette initiative contribue à renforcer l’ancrage logistique de l’axe Mali-Guinée ainsi créé, tout en favorisant des relations commerciales plus fluides et bénéfiques pour les deux nations. Ces actions témoignent d’une volonté commune de renforcer l’intégration économique régionale et d’améliorer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement.

L’objectif de Bamako est notamment de diversifier ses routes d’approvisionnement et de réduire sa dépendance aux corridors traditionnels via les ports de Dakar et d’Abidjan. Ces démarches ont été entreprises alors que le Mali est confronté depuis quelques mois à une vulnérabilité de sa chaîne d’approvisionnement, causée par les sanctions de la CEDEAO après le coup d’État du régime militaire actuellement au pouvoir. La situation avait affaibli les échanges via ces axes traditionnels.

En 2024, le port de Dakar, qui est non seulement un symbole du commerce maritime de la région mais également une infrastructure cruciale, ayant pour mission de concentrer la majeure partie des flux d’importations et d’exportations du pays, a traité un impressionnant volume de 2,6 millions de tonnes de transit vers le Mali. Ce chiffre témoigne de l’importance stratégique du port pour les échanges commerciaux au sein de la sous-région. En effet, le trafic global du port a atteint 24,5 millions de tonnes, selon les chiffres officiels, illustrant ainsi l’activité économique frénétique et le rôle vital joué par cette installation dans le soutien à l’économie nationale.

Cependant, l’usage du corridor guinéen, une alternative envisagée pour dynamiser le commerce entre la Guinée et le Mali, n’est pas sans poser de défis significatifs. L’efficacité de l’axe Conakry – Bamako, qui pourrait offrir une voie supplémentaire pour le transport de marchandises, dépendra en grande partie de l’état des infrastructures routières, lesquelles doivent être suffisamment maintenues et modernisées pour accueillir un trafic intense. De plus, la fluidité des procédures douanières sera essentielle pour éviter les retards dans le passage des marchandises, tout comme le niveau de sécurité du transport sur les tronçons intérieurs, qui doit être assuré pour protéger les cargaisons des risques de vol ou d’autres incidents.

À cela s’ajoute la capacité du port de Conakry, qui doit être disponible pour absorber des volumes additionnels sans risque de congestion, ce qui pourrait compromettre la qualité du service. En outre, la nécessité d’une coordination opérationnelle étroite entre les administrations, les transporteurs et les différents acteurs logistiques est d’une importance capitale pour que tous ces éléments fonctionnent de manière harmonieuse et efficace.

Tous ces facteurs représentent des déterminants clés pour que cette alternative stratégique puisse dépasser le simple cadre diplomatique et s’impose véritablement, non seulement comme une route commerciale durable pour le Mali, mais également comme un maillon essentiel dans le développement économique et l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.

Moussa KONÉ 

Transports Aériens: Royal Air Maroc va louer 13 nouveaux Boeing 737-8 pour doper ses activités 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Royal Air Maroc (RAM), la compagnie aérienne nationale du Maroc, et Dubai Aerospace Enterprise (DAE) Ltd, un acteur majeur dans le secteur de l’aviation, ont récemment annoncé avec enthousiasme qu’ils avaient signé un accord important concernant la location de 13 nouveaux Boeing 737-8.

 Cet accord stratégique vise à renforcer la flotte de RAM, faisant partie intégrante de son ambitieux plan d’expansion qui est actuellement en cours de déploiement. La livraison de ces avions modernes est prévue pour l’année 2027, marquant une étape significative dans le développement futur de la compagnie.

Abdelhamid Addou, le PDG dynamique de Royal Air Maroc, a souligné lors de l’annonce que « cet accord est pleinement aligné sur l’ambition stratégique de Royal Air Maroc de devenir un connecteur mondial de premier plan ». Il a ajouté que l’ajout du Boeing 737-8 à la flotte de la compagnie aérienne permettrait non seulement de renforcer ses capacités de développement du réseau, mais également d’initier de nouvelles ouvertures de routes et d’augmenter les fréquences de vol, offrant ainsi une plus grande efficacité opérationnelle pour mieux répondre aux besoins des passagers.

Le plan d’expansion audacieux de RAM, qui a été présenté en 2023, prévoit de quintupler la flotte actuelle, faisant passer le nombre total d’appareils à plus de 200 d’ici l’horizon 2035, alors qu’elle ne comptait qu’une cinquantaine d’appareils à l’heure actuelle. Cette augmentation substantielle de la flotte vise à faciliter l’élargissement du réseau aérien national et international de la compagnie, à travers l’ouverture de nouvelles lignes ainsi qu’à la densification des liaisons tant domestiques qu’internationales, ce qui permettra à RAM de se positionner comme un acteur clé sur la scène aérienne mondiale.

Royal Air Maroc constitue un levier central de la stratégie nationale pour le transport aérien et le tourisme, par laquelle le Royaume chérifien cherche à porter son trafic aérien à près de 90 millions de voyageurs à l’horizon 2035, un objectif ambitieux qui représente une augmentation significative par rapport aux 36,3 millions de passagers prévus en 2025. En outre, les autorités marocaines ambitionnent également d’accroître le nombre total de touristes à 26 millions d’ici 2030, un chiffre en nette progression par rapport aux 19,8 millions qui ont visité le pays au cours de l’année écoulée, signifiant un effort soutenu pour dynamiser le secteur du tourisme, essentiel pour l’économie locale et l’image du pays sur la scène internationale.

Pour impulser cette dynamique dans le secteur aérien et touristique, elles exécutent actuellement un plan d’investissement ambitieux visant à agrandir les plateformes aéroportuaires du pays, tout en renforçant considérablement leurs capacités afin de répondre à cette demande croissante. L’un des chantiers majeurs de ce plan est la construction en cours d’un nouveau terminal de 20 millions de passagers à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, conçu pour porter les capacités d’accueil de cet aéroport stratégique à un total de 35 millions de voyageurs d’ici 2029, un développement qui devrait instaurer Casablanca comme un véritable hub aérien en Afrique.

Le Maroc se positionne ainsi en concurrence avec d’autres pays tels que l’Éthiopie, l’Égypte et l’Afrique du Sud, qui ont eux aussi élaboré des stratégies ambitieuses et prévoient également des investissements massifs dans leurs aéroports et dans le développement de leurs transporteurs nationaux, afin de s’assurer une part de marché significative dans le domaine du transport aérien sur le continent africain. Cette compétition régionale n’est pas simplement une question de chiffres, mais également de la capacité à attirer des investisseurs, à améliorer les infrastructures et à renforcer l’attractivité du pays en tant que destination de choix pour les voyageurs du monde entier.

Korotoumou Sylla 

Ethiopie : le gouvernement recherche un eurobond de 1 milliard de dollars 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Éthiopie, les autorités locales ont décidé de rouvrir les discussions concernant la restructuration de son Eurobond, qui s’élève à 1 milliard de dollars. Cette annonce a été faite dans un communiqué officiel diffusé par le ministère des Finances, et elle a été rendue publique le vendredi 30 janvier, marquant ainsi un tournant important dans les négociations financières du pays. 

Cette décision intervient après un examen minutieux de l’accord de principe par le Comité officiel des créanciers (OCC), qui a clairement exprimé que cet accord ne répondait pas entièrement aux exigences du principe de comparabilité de traitement. Ce dernier exige en effet un partage équitable de l’effort financier entre tous les créanciers impliqués dans la restructuration de la dette, ce qui est essentiel pour assurer une approche équilibrée et juste dans le processus.

Il est important de rappeler qu’au début de l’année, la ville d’Addis-Abeba avait annoncé avoir abouti à un accord de principe concernant les principaux termes financiers avec un groupe d’investisseurs privés, portant spécifiquement sur la restructuration de son Eurobond dont l’échéance est fixée en 2024. Cependant, il convient de noter que la voie vers la mise en œuvre de cet accord nécessite impérativement l’approbation des prêteurs bilatéraux, qui sont représentés par le Comité officiel des créanciers (OCC). Cela signifie que, même si des avancées ont été réalisées dans les discussions, l’accord final ne pourra être appliqué sans la validation et le soutien indéfectible de toutes les parties prenantes, ce qui souligne la complexité et l’importance de ce processus pour la stabilité financière du pays.

À la lumière de cette évaluation approfondie de la situation économique actuelle de l’Éthiopie, le gouvernement éthiopien se voit dans l’incapacité de mettre en œuvre les conditions de restructuration de l’Eurobond qui ont été énoncées dans l’AIP (accord de principe, Ndlr.), en raison de la nature incompatible de ces exigences avec le cadre de restructuration de la dette du secteur officiel qui a été convenu dans le protocole d’accord signé avec l’OCC au mois de juillet de l’année 2025. Addis-Abeba pointe avec insistance que le fait d’agir selon ces conditions imposées présenterait des risques considérables pour la stabilité macroéconomique du pays, ainsi que pour les progrès économiques durement acquis au cours des dernières années.

Situé dans la région de l’Afrique de l’Est, le pays avait déjà pris l’initiative, dès l’année 2021, de demander une restructuration de sa dette extérieure dans le cadre du programme mis en place par le G20, ceci bien avant de connaître le défaut de paiement sur son unique Eurobond en décembre 2023. Les autorités éthiopiennes avaient engagé des pourparlers et des négociations intenses dans l’espoir d’obtenir un programme d’aide du Fonds monétaire international (FMI), cherchant ainsi à stabiliser et améliorer la situation économique du pays. Cependant, il est important de noter que l’institution financière internationale avait conditionné l’octroi de l’accord de principe à des engagements tangibles et fermes de la part des partenaires au développement, ainsi qu’à la mise en place de garanties solides, nécessaires pour assurer la crédibilité de ce processus de soutien financier.

Le processus d’allègement de la dette éthiopienne a progressé très lentement, entravé par plusieurs facteurs, notamment par le conflit brutal et dévastateur qui a été déclenché en novembre 2020 entre le gouvernement central et divers groupes rebelles dans la région du Tigré, provoquant des tensions sociales, économiques et humanitaires considérables au sein du pays. En juillet 2025, le gouvernement d’Addis-Abeba a conclu un accord crucial avec les créanciers officiels, portant sur la restructuration d’un montant colossal de 8,4 milliards USD de dette, un pas important qui devrait lui permettre de « dégager plus de 3,5 milliards de dollars de trésorerie pour les allouer à des investissements publics essentiels », selon les informations relayées par les autorités gouvernementales. Cette situation indique une volonté de redresser l’économie, tout en mettant en évidence les défis persistants et les conséquences de la guerre sur la stabilité financière du pays. 

Selon les analyses approfondies du FMI, la dette éthiopienne est jugée insoutenable à l’heure actuelle, principalement en raison de dépassements prolongés des indicateurs de dette extérieure en rapport avec les exportations de biens et services. De plus, cette dette repose sur une faible capacité de charge de la dette (CCD), ce qui accentue la vulnérabilité économique du pays. L’institution internationale souligne également que l’obtention d’un traitement concluant et efficace de la dette est une étape cruciale, car elle contribuera à satisfaire les besoins de financement urgent, permettant ainsi de relancer des projets de développement essentiels et de favoriser la stabilité économique sur le long terme.

Mariam KONE 

Au Sahel, le Mali sécurise un Datacenter de dernière génération pour soutenir son autonomie technologique

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les autorités ont franchi un nouveau cap significatif dans leur stratégie de souveraineté numérique, témoignant de leur détermination à renforcer l’autonomie technologique du pays face aux défis actuels. 

En effet, le pays s’est récemment doté d’un datacenter de dernière génération, conçu pour accueillir des infrastructures hautement sécurisées et performantes, destiné à soutenir diverses initiatives gouvernementales et privées. Ce projet ambitieux, qui a été officiellement inauguré ce samedi 31 janvier 2026 à Bamako, marque une étape essentielle dans le développement numérique du Mali, offrant des services de stockage et de traitement des données qui visent à améliorer l’efficacité des administrations et à favoriser l’innovation dans le secteur technologique.

La cérémonie, événement d’une grande importance, a réuni plusieurs personnalités éminentes et influentes provenant de divers horizons, parmi lesquelles se trouvait le Dr Aminata ZERBO/SABANE, ministre de la Transition numérique, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso, une figure reconnue pour son engagement dans le développement des technologies numériques. Également présent, Adji Ali SALATOU, ministre nigérien de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, qui a joué un rôle vital dans l’intégration des solutions technologiques au sein de son pays.

 Ainsi, le ministre malien de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag ILYÈNE, a également contribué à cette rencontre, soulignant l’importance de la collaboration régionale dans le domaine du numérique. Grâce à cette infrastructure moderne récemment inaugurée, le Mali entend véritablement changer la donne en matière de gestion de l’information en hébergeant désormais toutes ses données stratégiques sur son propre territoire, ce qui marque un tournant significatif dans la politique technologique de la nation. 

L’objectif est clair et ambitieux : garantir la sécurité des informations nationales, renforcer la protection des données sensibles et, surtout, affirmer son indépendance technologique face aux défis contemporains auxquels le pays est confronté. Cela témoigne d’une volonté manifeste de s’émanciper de toute dépendance extérieure et de bâtir un écosystème numérique robuste et autonome, au service du développement durable du Mali.

Pour le ministre malien Alhamadou Ag ILYÈNE, cette réalisation constitue une étape déterminante vers la conservation et la sécurisation des données nationales, gage de souveraineté numérique et d’autonomie totale. Il met en avant l’importance cruciale de déployer des infrastructures robustes qui garantissent la protection des informations sensibles du pays, soulignant que cela représente un pas significatif vers la maîtrise complète des ressources numériques par la nation malienne. La ministre Aminata ZERBO/SABANE, quant à elle, y voit de son côté une illustration concrète de la volonté commune des États de l’Alliance du Sahel (AES) qui s’efforcent de consolider et de renforcer leurs capacités numériques face à un monde de plus en plus connecté et dépendant des technologies de l’information. 

Selon la ministre, cette dynamique positive et collaborative permettra « d’héberger les données de nos populations chez nous, par nos ingénieurs et sous notre propre réglementation », assurant ainsi une gestion locale et responsable des données, tout en favorisant l’innovation technologique au sein de leurs propres territoires. Elle a également souligné que toutes les plateformes issues des processus de dématérialisation seront progressivement hébergées localement, favorisant ainsi un environnement technologique plus sécurisé et adapté aux besoins spécifiques des peuples de la région. 

Une campagne de rapatriement des données actuellement stockées à l’étranger est par ailleurs envisagée, témoignant d’une volonté manifeste de retrouver la maîtrise sur les informations vitales, et de renforcer la souveraineté numérique des pays membres.

A son tour, le Niger a annoncé avec enthousiasme son ambition de se doter prochainement d’infrastructures similaires de grande capacité, témoignant ainsi de sa volonté de moderniser et de sécuriser son paysage numérique. Son ministre en charge du numérique, dans une déclaration empreinte d’optimisme, s’est réjoui de la montée en puissance des capacités d’hébergement qui se développent au sein de l’espace AES, soulignant l’importance cruciale de cette évolution pour le développement technologique du pays. 

Notons que cette avancée significative intervient quelques jours seulement après l’inauguration d’infrastructures numériques de dernière génération au Burkina Faso, un événement qui souligne non seulement les progrès technologiques réalisés par nos voisins, mais aussi la dynamique régionale en faveur d’une souveraineté numérique renforcée, qui aspire à garantir aux pays de la région une autonomie et une résilience face aux défis du monde numérique actuel.

Daouda Bakary KONÉ

Au Nigeria, Ralph Mupita, ancien de MTN Group intègre le conseil d’administration de Dangote Industries

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Ralph Mupita, un homme d’affaires respecté et directeur général du groupe MTN, a été nommé au conseil d’administration de Dangote Fertiliser, une filiale essentielle du conglomérat nigérian Dangote Industries, qui est l’une des plus grandes entreprises multinationale de l’Afrique, diversifiant ses activités dans plusieurs secteurs.

 Cette nomination coïncide avec une période particulièrement stratégique pour l’entreprise, alors qu’elle se prépare à une introduction en bourse prévue cette année sur la Nigerian Exchange (NGX), une étape qui pourrait influencer significativement le marché boursier nigérian et attirer l’attention des investisseurs tant locaux qu’internationaux.

Il est largement reconnu pour avoir conduit avec brio la mise en bourse historique de MTN Nigeria en 2019, une opération qui est considérée comme l’une des plus importantes offres publiques initiales (IPO) de l’histoire du pays. Sous sa direction visionnaire, MTN Nigeria a connu une croissance phénoménale, voyant ses revenus quadrupler, une réalisation qui témoigne de son habileté à naviguer dans le marché compétitif des télécommunications. De plus, la capitalisation boursière de l’entreprise a atteint des sommets impressionnants, frôlant les 8,6 milliards de dollars américains, consolidant ainsi sa position parmi les actions les plus précieuses sur le marché boursier nigérian, également connu sous le nom de NGX.

Parallèlement, Dangote Fertiliser, qui est actuellement en mesure de produire 3 millions de tonnes d’urée par an, a des projets ambitieux d’expansion. L’entreprise prévoit d’étendre ses installations existantes dans la métropole animée de Lagos et envisage également de construire une nouvelle usine en Éthiopie, démontrant ainsi son engagement à répondre à la demande croissante d’engrais de qualité. Avec une vision à long terme, l’entreprise aspire à devenir le plus grand producteur d’engrais au monde d’ici l’année 2028, s’appuyant sur des innovations en matière de production et une stratégie de croissance internationale audacieuse pour réaliser cet objectif ambitieux.

Ingénieur de formation, Mupita possède un parcours académique solide qui a jeté les bases de sa carrière remarquablement ascendante. Il a débuté sa carrière dans le groupe sud-africain Old Mutual, un groupe financier de premier plan, où il a occupé plusieurs postes de direction dans les domaines de la finance et de la gestion d’actifs, acquérant ainsi une précieuse expérience et une connaissance approfondie des marchés financiers. En 2017, il a rejoint MTN en tant que directeur financier, où il a démontré ses compétences exceptionnelles en matière de gestion financière, avant de grimper les échelons pour devenir le CEO du groupe, qui est devenu le plus grand opérateur de télécommunications d’Afrique en termes de nombre d’abonnés, marquant ainsi son impact significatif sur l’industrie des télécommunications sur le continent.

Filiale phare du groupe Dangote, cette société dynamique entend, à travers cette nomination, non seulement renforcer la confiance des investisseurs institutionnels, mais aussi préparer stratégiquement la société à son introduction en bourse (IPO) imminente. En capitalisant sur le parcours éprouvé de Mupita, reconnu pour son expertise pointue dans la cotation ainsi que dans la croissance d’entreprises africaines cotées, elle vise à instaurer une base solide qui attirera des capitaux tout en garantissant une transparence accrue et une meilleure gouvernance. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où la confiance des investisseurs est cruciale pour le succès et la pérennité des entreprises sur le marché boursier.

Mariam KONE 

Mines: la Zambie annonce une  production de 890 346 tonnes métriques de cuivre pour l’année 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Zambie, qui se positionne comme le deuxième plus important producteur de cuivre sur le continent africain, juste derrière la République Démocratique du Congo, a annoncé une production impressionnante de 890 346 tonnes métriques de cuivre pour l’année 2025. 

Ce chiffre représente une hausse significative par rapport aux 820 676 tonnes métriques produites l’année précédente, ce qui correspond à une augmentation de 8 % confirmée par le ministère des Mines lors d’un communiqué publié le 27 janvier. Cette dynamique de croissance est principalement attribuée à l’entreprise Konkola Copper Mines, qui est exploitée par le géant minier Vedanta, dont la production a connu une véritable explosion, multipliée par quatre pour atteindre un total remarquable de 80 215 tonnes.

 Parallèlement, Mopani Copper Mines, qui a été reprise en 2023 par International Resources Holding, une société basée aux Émirats arabes unis, a également connu une ascension notable avec une croissance de 40 % de sa production. En outre, des augmentations similaires ont été observées dans les exploitations de Kansanshi, gérées par First Quantum Minerals, ainsi qu’à Lubambe, où l’entreprise JCHX Mining intervient, d’après les déclarations des autorités compétentes du secteur minier.

 Cette tendance à la hausse dans le secteur du cuivre zambien est un indicateur positif non seulement pour l’économie nationale mais aussi pour l’ensemble du marché minier africain, soulignant l’importance croissante de la Zambie dans ce domaine vital.

Le pays n’a pas réussi à atteindre son ambitieux objectif de 1 million de tonnes fixée pour l’année 2025, une défaillance notable qui s’explique en grande partie par l’effondrement dramatique d’un bassin de résidus survenu en février. Cet incident malheureux a eu un impact considérable sur l’industrie locale, contraignant la société Sino-Metals Leach, un acteur clé dans le secteur, à suspendre toutes ses activités, ce qui a non seulement retardé les objectifs de production, mais a également créé une incertitude économique supplémentaire pour l’ensemble de la région.

 Cette situation illustre les défis majeurs auxquels le pays est confronté dans sa quête pour augmenter sa production minière et répondre aux besoins croissants du marche.Le pays ambitionne désormais de porter sa production à 3 millions de tonnes d’ici 2031, un objectif ambitieux qui reflète son désir de profiter pleinement de la demande mondiale croissante en cuivre, un métal essentiel et stratégique pour l’avenir. 

Ce métal revêt une importance cruciale, notamment en raison de son utilisation dans la fabrication de véhicules électriques, qui gagnent en popularité à mesure que le monde s’oriente vers des solutions de transport plus durables. De plus, le cuivre est également indispensable pour le développement et la mise en place d’infrastructures dédiées aux énergies renouvelables, telles que les éoliennes et les panneaux solaires. 

Notons qu’en investissant dans l’augmentation de sa production, le pays espère non seulement stimuler son économie locale, mais aussi se positionner comme un acteur majeur sur le marché international du cuivre, tout en contribuant à la transition énergétique mondiale vers des pratiques plus écologiques et durables.

Zangouna KONÉ 

Guinée: une exportation totale de 1 796 kg d’or enregistré entre 3 et le 9 janvier 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Guinée, pays riche en ressources naturelles, a exporté un impressionnant total de 1 796 kg d’or, selon les données précises et récentes publiées par le ministère des Mines et de la Géologie (MMG), entre le 3 et le 9 janvier 2026. Cette activité économique significative souligne l’importance de l’industrie minière dans le développement économique du pays. 

Sur le segment industriel, les exportations d’or ont atteint un total de 171 kg, ce qui témoigne d’une production stable et bien gérée, avec des volumes principalement issus des opérations de la Société Aurifère de Guinée, ainsi que de la Kouroussa Gold Mine, deux acteurs majeurs dans le secteur minier guinéen. Ces chiffres révèlent non seulement la capacité de la Guinée à produire et à exporter de l’or, mais aussi son rôle essentiel sur le marché international des métaux précieux.

L’or artisanal demeure largement dominant dans le paysage économique, représentant environ 90 % du volume total des exportations, ce qui montre l’importance cruciale de ce secteur pour de nombreuses communautés et individus impliqués dans l’extraction. En effet, au cours de la période récemment observée, ce sont 1 625 kg d’or qui ont été exportés, témoignant ainsi de l’activité soutenue des mineurs artisanaux et des acteurs locaux.

 Pour mémoire, il convient de noter que les exportations totales d’or de la Guinée, un pays riche en ressources naturelles, se sont élevées à 73,2 tonnes en 2024, ce qui souligne non seulement le potentiel de l’industrie aurifère, mais aussi son rôle essentiel dans l’économie nationale. 

Notons que les données officielles consolidées pour l’année 2025 sont encore attendues avec impatience par les experts et les acteurs du secteur, car elles permettront d’apprécier de manière plus précise et détaillée l’évolution annuelle du secteur, ainsi que son impact sur les communautés locales et sur l’économie guinéenne dans son ensemble.

Korotoumou Sylla