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Guinée : Plus 182 000 tonnes de bauxite exportée en 2025, selon mes données officielles 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée, les autorités compétentes, en se basant sur des données précises et minutieusement analysées, évaluent que le pays a exporté un impressionnant total de 182 827 543 tonnes de bauxite en 2025.

Cette exportation remarquablement élevée représente une augmentation significative de 25 % par rapport à l’année précédente, illustrant ainsi une tendance positive et soutenue dans le secteur minier guinéen. Selon les statistiques détaillées fournies par le ministère des Mines et de la Géologie, cette performance exceptionnelle permet à la Guinée de conserver, pour la troisième année consécutive, sa position enviée de premier exportateur mondial de bauxite, un produit très prisé sur le marché international pour ses multiples applications dans l’industrie de l’aluminium et au-delà.

La performance impressionnante du secteur minier guinéen est largement portée par la Société minière de Boké (SMB), une entreprise qui a su se démarquer par son dynamisme et sa capacité d’expédition exceptionnelle. En effet, cette société a expédié un total de 71 520 908 tonnes de bauxite, ce qui représente une augmentation significative de 30 % par rapport à l’année précédente. Cela traduit non seulement l’efficacité de leur opération mais aussi l’importance de la SMB dans le paysage des exportations nationales, puisqu’elle représente à elle seule 39 % de l’ensemble des exportations du pays. D’autre part, Chalco, un acteur majeur dans ce secteur, a également témoigné d’une croissance remarquable de +53 %, illustrant ainsi la forte demande et l’activité soutenue dans le domaine de l’extraction et de la vente de bauxite. Parallèlement, la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG) a réussi à se hisser au troisième rang des exportateurs, affichant une augmentation impressionnante d’environ +89 % de ses exportations, surpassant ainsi l’Alliance guinéenne de bauxite, d’alumine et d’aluminium (AGB2A/SDM), qui veut également sa part dans ce marché florissant.

Selon les données méticuleusement compilées par Eco Finance Guinée, s’appuyant sur les statistiques mensuelles fournies par l’Institut National de la Statistique (INS), il est à noter que les exportations de bauxite ont généré des recettes admirables de 6 667,2 milliards GNF en 2025, ce qui équivaut à environ 763 millions USD. Cette somme considérable témoigne non seulement de la prospérité de l’industrie minière en Guinée mais aussi de sa capacité à attirer des investissements et à stimuler l’économie locale. En outre, il est essentiel de mentionner que la Chine continue de rester le principal débouché pour la bauxite guinéenne, absorbant en moyenne un impressionnant 91,4 % des volumes exportés au cours de l’année. Cette relation commerciale entre la Guinée et la Chine souligne l’importance stratégique de ce secteur pour le développement économique et pour l’avenir des relations entre les deux pays.

Cette performance s’inscrit parfaitement dans la stratégie ambitieuse de la Guinée, qui vise à transformer son économie en passant d’un modèle traditionnel d’exportation brute de bauxite vers une approche axée sur une captation accrue de valeur ajoutée, obtenue grâce à une transformation locale et à des processus industriels plus avancés. 

Dans ce cadre stratégique, le pays a entrepris la construction de deux raffineries d’alumine, localisées dans la région de Boké, dont l’achèvement est prévu pour 2025. La première raffinerie est portée par la State Power Investment Corporation (SPIC), une entreprise de renom dans le secteur énergétique, tandis que la seconde est développée par le Winning Consortium Alumina Guinea (WCAG), une filiale de la Société Minière de Boké (SMB). Selon les autorités minières, la mise en service des deux unités devrait intervenir d’ici 2028, marquant ainsi une étape significative dans le développement industriel de la Guinée. Chacune de ces raffineries devrait atteindre une capacité de production impressionnante de 1,2 million de tonnes par an, ceea qui pourrait non seulement transformer le paysage économique du pays, mais aussi générer environ 12 600 emplois directs, tout en créant plusieurs milliers d’emplois indirects qui profiteront à toute la communauté locale et renforceront le tissu socio-économique de la région.

Cette montée en puissance significative et stratégique intervient à un moment particulièrement opportun, alors que la demande mondiale d’aluminium ne cesse de progresser de manière soutenue, portée notamment par des secteurs innovants tels que les véhicules électriques, qui révolutionnent le marché automobile, ainsi que les infrastructures énergétiques qui jouent un rôle clé dans la transition vers des sources d’énergie durables, sans oublier l’importance croissante de la construction et de l’emballage, qui évoluent pour répondre aux besoins d’une société en constante mutation. Selon les analyses d’experts du secteur, dont Skilling, les prix de l’aluminium pourraient atteindre un seuil impressionnant de 4 000 USD la tonne d’ici 2030, avec une perspective de hausse à 4 500 USD en 2040, mais ces prévisions doivent être interprétées avec prudence, en tenant compte des fluctuations potentielles du marché.

À l’échelle nationale, l’impact de ces raffineries pourrait être très significatif, contribuant non seulement à stabiliser les recettes de l’État, mais aussi à les accroître grâce à une fiscalité industrielle dynamique et à des exportations à valeur ajoutée qui pourraient renforcer la balance commerciale du pays. Cependant, pour tirer pleinement parti de ces opportunités économiques, il y a des défis structurants complexes qu’il faudra maîtriser afin de sécuriser cette montée en puissance tant attendue.

Bien que les efforts déjà consentis par l’État soient louables, plusieurs défis subsistent et nécessitent une attention immédiate pour garantir le succès durable de ces projets prometteurs. Parmi ces défis, il sera primordial de garantir non seulement une électricité fiable et constante, mais aussi de sécuriser efficacement l’approvisionnement en intrants et en pièces essentielles qui sont critiques pour le bon fonctionnement des installations.

Notons qu’il sera essentiel d’optimiser les corridors logistiques ainsi que les ports en eau profonde pour assurer un transport fluide et efficace des matériaux nécessaires. Par ailleurs, la montée en compétences de la main-d’œuvre locale sera un facteur déterminant, tout comme l’adoption de procédés de production moins carbonés, qui seront cruciaux pour maintenir la compétitivité du secteur dans un marché de plus en plus soucieux des enjeux environnementaux.

Abdoulaye KONÉ

Sénégal: hausse de près de 26% de la production industrielle en octobre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la production industrielle a enregistré une hausse marquée au mois d’octobre 2025, selon les rapports détaillés fournis par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), qui s’efforce de fournir des données précises et significatives sur l’économie nationale. 

En variation annuelle, l’Indice harmonisé de la production industrielle (Ihpi) affiche une progression impressionnante de 25,6 %, traduisant ainsi une nette amélioration de l’activité industrielle sur le territoire. Cette récente avancée témoigne de l’efficacité croissante des secteurs en activité et leur adaptation aux demandes du marché.

Cette performance remarquable est principalement portée par la bonne tenue des industries extractives, qui ont vu leur production s’envoler de 49,7 % sur la période considérée. Cette dynamique exceptionnelle reflète le regain d’activité significatif dans l’extraction des ressources naturelles, un domaine qui demeure un pilier essentiel de la croissance industrielle du Sénégal. Les efforts constants pour moderniser les équipements et améliorer les méthodes d’extraction ont indéniablement contribué à cette envolée, promettant ainsi un avenir prospère pour ce secteur vital de l’économie.

Dans une moindre mesure, l’augmentation substantielle de la production d’électricité, de gaz et d’eau, qui s’élève à un taux impressionnant de 12,5 %, joue également un rôle clé dans cette évolution favorable. Cette hausse significative illustre non seulement une amélioration dans les capacités de production, mais elle souligne également l’importance cruciale d’un renforcement de l’offre énergétique, qui a su répondre efficacement aux besoins croissants et variés des ménages ainsi que des unités de production. Cela permet ainsi une plus grande fiabilité des infrastructures nécessaires à la vie quotidienne et à l’industrialisation.


Par ailleurs, les industries manufacturières se distinguent également par une progression notable de 10,5 %, ce qui confirme non seulement une nette amélioration dans le domaine de la transformation industrielle, mais aussi une performance bien meilleure au sein de plusieurs branches productives. Cette dynamique révèle des changements structurels dans le secteur manufacturier, favorisant une adaptation aux nouvelles exigences du marché et des innovations technologiques.


Dans l’ensemble, cette évolution positive de la production industrielle témoigne d’un raffermissement tangible de l’activité économique, soutenu de manière significative par les secteurs extractif, énergétique et manufacturier, ce qui non seulement stimule la confiance des investisseurs et des consommateurs, mais renforce également les perspectives de croissance à court terme, signalant ainsi une reprise économique robuste et prometteuse dans un contexte global souvent incertain.
Moussa KONÉ 

Sénégal: une nette progression du fret aérien et des mouvements d’aéronefs enregistrée en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, l’activité de la navigation aérienne a évolué de manière contrastée au mois d’octobre 2025, selon les données précises relatives à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) ainsi qu’aux différents aérodromes secondaires situés à travers le pays. Ce mois d’octobre est marqué par une nette progression du fret aérien et des mouvements d’aéronefs, témoignant d’une dynamique logistique en plein essor, tandis que, paradoxalement, le nombre total de passagers enregistre une baisse significative en variation mensuelle.

En effet, en variation mensuelle, le nombre total de passagers s’établit à 232 303 voyageurs pour le mois d’octobre 2025, en comparaison avec 240 182 en septembre, ce qui représente un recul de 3,3 %. Ce repli est principalement lié à la diminution des départs, qui ont chuté de 17,1 % pour atteindre un total de 106 769 passagers, soulignant une contraction de l’activité au départ. 

À l’inverse, les arrivées connaissent un regain de dynamisme avec une progression marquée de 15,1 %, totalisant ainsi 114 453 passagers, ce qui traduit un certain redressement du trafic entrant et une revitalisation de l’attractivité du Sénégal en tant que destination. De plus, le nombre de passagers en transit, quant à lui, diminue également de 7,7 %, s’établissant à 11 081 voyageurs, ajoutant ainsi une couche supplémentaire à la complexité de la situation du transport aérien au sein du pays. En glissement annuel, le trafic global de passagers dans le secteur aérien recule légèrement de 0,7 % par rapport à octobre 2024, une tendance qui pourrait susciter des préoccupations parmi les acteurs de l’industrie. Au cours des dix premiers mois de l’année 2025, le cumul totalise 2 505 806 passagers, ce qui représente une baisse de 0,8 % comparativement à la même période de l’année précédente, en 2024. Les mouvements d’aéronefs enregistrés en octobre 2025 s’élèvent à 2 277, marquant une augmentation par rapport aux 2 186 mouvements du mois précédent, soit une hausse de 4,2 % en variation mensuelle. Cette évolution présente un regain relatif de l’activité aérienne, suggérant une légère reprise encourageante dans un milieu qui, jusqu’à présent, a été assombri par divers défis.
Cependant, lorsqu’on observe les chiffres en rythme annuel, il est important de noter que le nombre de mouvements d’aéronefs diminue de 8,0 % par rapport à octobre 2024, ce qui peut indiquer une instabilité persistante dans le secteur. Sur la période cumulée allant de janvier à octobre 2025, les mouvements totalisent 23 002, en comparaison des 25 744 enregistrés un an auparavant, ce qui aboutit à un repli significatif de 10,7 %. Malgré ces défis en matière de passagers et de mouvements, le fret aérien affiche une reprise notable en octobre 2025. Le volume total transporté s’établit à 2 706 tonnes, contre 2 403 tonnes en septembre, ce qui représente une hausse appréciable de 12,6 % en variation mensuelle, laissant entrevoir des perspectives positives pour le secteur du transport aérien de marchandises dans un environnement autrement incertain. 

Cette progression est portée à la fois par les arrivées de fret, qui enregistrent une augmentation significative de 18,3 %, atteignant ainsi un total impressionnant de 2 110 tonnes, et, dans une moindre mesure, par les départs, qui, en revanche, affichent un recul préoccupant de 3,8 %, se chiffrant à 596 tonnes. Cela indique une dynamique contrastée dans le secteur du fret, où la croissance des arrivées peut être interprétée comme un signe d’une activité économique soutenue, malgré la baisse des départs qui pourrait signaler un certain ralentissement dans d’autres aspects de la chaîne logistique.

En glissement annuel, la tendance demeure défavorable, ce qui invite à une analyse plus approfondie des facteurs sous-jacents. Comparé à octobre 2024, le volume de fret a reculé de manière inquiétante de 14,9 %, soulignant des défis persistants dans le secteur. Sur les dix premiers mois de l’année, le cumul du fret s’établit à 29 673 tonnes, ce qui représente une baisse notable de 12,0 % par rapport à la même période de l’année précédente, signalant ainsi une contraction générale qui pourrait avoir des répercussions sur les acteurs économiques dépendants de ce secteur.

Mariam KONE 

Bourses et Marchés : Quand la Sonatel dynamise le marché de la BRVM avec une injection de 94,5 milliards de FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le marché actions de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) termine la dernière séance de la semaine sur une note résolument positive et optimiste, reflétant une dynamique encourageante parmi les investisseurs.

 L’indice composite BRVM affiche un gain notable de 0,78%, se portant à un total de 364,92 points, tandis que l’indice BRVM 30, qui suit les valeurs des trente entreprises les plus importantes, progresse de 0,89% pour atteindre 173,85 points. De plus, le BRVM Prestige, qui représente les entreprises les plus prestigieuses et performantes de la bourse, franchit la barre symbolique des 150 points avec une hausse de 0,77%. Cette performance souligne un intérêt soutenu et croissant des investisseurs pour les valeurs les plus solides du marché, révélant une confiance accrue dans leur potentiel de croissance. 

Avec cette dynamique, la valorisation de ce marché atteint désormais un niveau inédit et impressionnant de 14 069,6 milliards FCFA, indiquant ainsi une solidité et une résilience face aux fluctuations économiques globales. Lors de cette séance, Sonatel s’est imposé comme un acteur incontournable en réalisant une performance exceptionnelle, avec une hausse de 3,63% pour atteindre 26 950 FCFA. 

Ce titre a affiché un gain de capitalisation remarquable, s’élevant à 94,5 milliards FCFA en une seule séance, après avoir déjà contribué à hauteur de 50 milliards FCFA la veille. L’impact de Sonatel sur les indices est tellement significatif qu’à elle seule, cette performance explique une grande partie de la progression générale des indices de la BRVM, illustrant son rôle de moteur principal sur le marché.

Parmi les meilleures performances du marché boursier, Sonoco Packaging SIEM continue de briller en s’envolant de 7,43 % et atteignant un prix de 1 590 FCFA, réalisant ainsi une nouvelle séance au sommet de sa performance boursière, ce qui témoigne d’un regain d’intérêt et de confiance des investisseurs. De même, SMB CI connaît une progression significative de 7,41 %, atteignant un montant de 11 010 FCFA et signant un retour remarqué parmi les valeurs les plus recherchées par les investisseurs, ce qui pourrait indiquer une dynamique positive dans son secteur d’activité. En parallèle, Uniwax bondit de 5,61 % et atteint ainsi 1 600 FCFA, ce qui pourrait être le reflet d’une anticipation croissante concernant ses capacités opérationnelles et ses résultats futurs.

À l’inverse, le marché a observé quelques prises de bénéfices qui ont pesé sur certaines valeurs, entraînant une légère correction. Ainsi, BOA Burkina recule de 5,82 % pour se stabiliser à 4 615 FCFA, tandis qu’AGL cède 4,34 % pour atteindre 1 655 FCFA, et Nestlé Cl connaît une baisse de 3,47 %, se fixant à 11 000 FCFA. Fait notable, le titre ETIT, avec une hausse de 4,35 % pour atteindre 24 FCFA, a concentré la plus grande part des échanges, avec près de 225 millions FCFA négociés, représentant ainsi environ 22 % de l’activité totale. 

Notons que ce volume substantiel s’inscrit dans une globalité de 1,04 milliard FCFA négociés sur le marché, confirmant ainsi une liquidité toujours abondante et rassurante en cette fin de semaine, un indicateur important pour les investisseurs cherchant des opportunités sur le marché.

Au Burkina Faso, l’industrie aurifère génère 1,4 milliards de dollars de recettes budgétaire en 2025

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Image de la mine de Morila. Cette société est une mine d'or située au sud du Mali, et exploitée par AngloGold Ashanti et Randgold Resources

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le secteur aurifère confirme son rôle central et prépondérant dans l’architecture économique et budgétaire nationale, jouant un rôle clé dans la stratégie de développement du pays. 

En effet, la production d’or, moteur essentiel de l’économie, a généré plus de 776 milliards FCFA (l’équivalent de 1,4 milliard de dollars) de recettes budgétaires au 31 décembre 2025, atteignant ainsi un niveau historique qui non seulement souligne la performance et la résilience du secteur minier face aux défis tant internes qu’externes, mais également illustre l’efficacité des réformes audacieuses et ciblées engagées par les autorités burkinabées.

Ces chiffres impressionnants, qui témoignent d’une dynamique économique encourageante, ont été révélés par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, lors de son exposé percutant sur la situation de la Nation, prononcé ce 30 janvier à Ouagadougou. Dans un contexte où le Burkina Faso s’efforce de consolider sa souveraineté économique tout en valorisant de manière accrue ses ressources nationales, cette présentation s’inscrit dans un cadre plus large d’amélioration continue des conditions de vie des populations grâce à une gestion rigoureuse et ciblée des revenus miniers. Ces efforts sont fondamentaux pour renforcer la position du pays sur la scène internationale, tout en soutenant des projets de développement durables visant à transformer la richesse minérale en investissements fructueux pour l’avenir.

En 2025, la production aurifère nationale a franchi le seuil impressionnant de 94 tonnes, un chiffre qui témoigne de l’essor remarquable de ce secteur stratégique. Parmi ces 94 tonnes, près de 43 tonnes proviennent de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée, une composante qui, jusqu’à récemment, était souvent marginalisée dans les statistiques officielles et peinait à obtenir la reconnaissance qu’elle mérite. Cependant, avec le temps et grâce à une structuration améliorée ainsi qu’à une intégration progressive dans les circuits formels, cette partie de l’industrie minière est désormais considérée comme un segment stratégique essentiel de la chaîne de valeur minière. Cette évolution est d’autant plus significative qu’elle ne se limite pas aux aspects économiques ; au-delà des recettes fiscales directes générées par ce segment croissant, le secteur minier a également contribué à hauteur de plus de 85 milliards FCFA aux fonds miniers de développement, ce qui renforce considérablement les capacités de financement des collectivités territoriales. Ces ressources sont essentielles pour la mise en œuvre de projets d’exploitation sociale dans les zones touchées par l’exploitation minière, permettant ainsi de soutenir des initiatives d’amélioration des conditions de vie locales.

Un autre fait marquant de l’exercice 2025 a été la lutte intensifiée contre la fraude et l’exploitation minière illicite, qui a pris une ampleur jamais vue auparavant. Selon les déclarations du gouvernement, ces actions rigoureuses ont permis de sécuriser des recettes supplémentaires estimées à plus de 100 milliards FCFA, un montant considérable qui a joué un rôle crucial dans la réduction significative des pertes de revenus pour l’État et a également servi à réaffirmer son engagement à encadrer et à réguler le secteur minier de manière plus efficace et responsable. Cette démarche vise à garantir non seulement la viabilité économique du pays à long terme, mais également la protection des intérêts des communautés locales qui dépendent de l’exploitation de ces ressources naturelles précieuses.

La montée en puissance de la Société de participations minières du Burkina (SPMB), véritable bras armé de l’État burkinabé dans le secteur minier, marque une étape décisive et stratégique dans la mise en œuvre de la politique nationaliste des ressources naturelles. En effet, en 2025, pas moins de 11 actifs miniers clés ont été cédés par l’État à cette entité, dans le but explicite de relancer des sites emblématiques qui ont une importance indéniable pour l’économie nationale, tels que Perkoa, Inata, Kiéré, Kalsaka, Tambao et Taparko. Cette approche novatrice traduit une volonté claire et résolue de reprendre le contrôle des actifs stratégiques dont dispose le pays, d’optimiser leur exploitation efficace et durable, et de maximiser les retombées économiques positives pour le Burkina Faso, et ce, dans un contexte de recomposition complexifié des rapports entre États africains et les puissantes industries extractives souvent critiquées pour leur manque de transparence et d’implication locale.

Parallèlement aux efforts concentrés autour de l’extraction de l’or, qui demeure un pilier central de l’économie burkinabé, le Burkina Faso prend des mesures audacieuses pour consolider sa base minière diversifiée avec la mise en service, également en 2025, de 34 nouvelles carrières industrielles. Parmi celles-ci, on trouve 22 carrières de granite, 4 carrières de tuf et 6 carrières de calcaires dolomitiques. Cette diversification minière n’est pas simplement une réponse aux besoins du marché, mais elle contribue également de manière significative à soutenir les secteurs du BTP (bâtiment et travaux publics) et des infrastructures en plein essor, tout en réduisant la dépendance aux importations de matériaux de construction essentiels, ce qui est crucial pour le développement économique et la souveraineté de la nation.

Mariam KONE 

Lutte Contre les criquets Pèlerin au Mali: vers la remise d’un chèque géant de 100 millions de FCFA par l’UEMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Bamako accueillera la cérémonie de remise officielle par l’UEMOA de la contribution exceptionnelle de 100 millions FCFA en faveur de la lutte contre le criquet pèlerin au Mali. Cette cérémonie se tiendra le jeudi 5 février 2026 à Bamako, dans la salle de conférence du Cabinet du Ministre de l’Agriculture.

Selon les prévisions des experts de la FAO basés à Rome, qui signalent un risque élevé de propagation de la recrudescence actuelle du Criquet pèlerin du Maghreb vers le Sahel, des incursions acridiennes au Mali sont attendues à partir de la troisième décade de juin 2025.

« De décembre 2025 à aujourd’hui, la résurgence acridienne demeure préoccupante en Mauritanie et au Sahara occidental. Les groupes d’ailés immatures et les petits essaims se sont multipliés le long de la côte mauritanienne, certains atteignant même le Sénégal. Au Maroc, des groupes d’adultes ont été observés à proximité de Tan-Tan », souligne une note de la commission de l’UEMOA.

« À la suite des mues imaginales, les groupes et bandes larvaires observés au Sahara occidental ont évolué en groupes d’ailés et en petits essaims. Cependant, les basses températures ont ralenti la maturation, ce qui a permis de mener des opérations de lutte intensives avant l’essor d’une troisième génération. Quelques ailés isolés ont été signalés en Algérie et au Niger ». 

Il est à noter que deux experts maliens du Centre National de Lutte contre le Criquet pèlerin (CNCLP) ont participé aux opérations de lutte terrestre en Mauritanie tout au long du mois de décembre 2025, dans le cadre de la Force d’Intervention en Région Occidentale (FIRO), sous l’égide de la Commission FAO de Lutte contre le Criquet pèlerin en Région Occidentale (FAO-CLCPRO).

Au Mali, aucun Criquet pèlerin n’a encore été signalé par le réseau de brigades de veille chargées de la remontée d’informations, mis en place par le CNLCP dans les zones à risque de départ des invasions, à savoir l’ADRAR DES IFORAS, le TIMETRINE, la VALLÉE DU TILEMSI et le TAMESNA. En perspective, une reproduction à petite échelle pourrait survenir dans l’Adrar des Iforas et le plateau du Tamesna au Mali, ainsi que dans le Timétrine où des pluies sont tombées en décembre 2025. Toutefois, nous espérons que la situation demeurera sous contrôle. À cet effet, le CNCLP a élaboré un plan prévisionnel de riposte avec deux…

Selon une technique de la commission de l’UEMOA, le scénario 1 (10 000 ha) prévoit une organisation comprenant six équipes de prospection, trois équipes de lutte, trois équipes de soutien (suivi environnemental, coordination/suivi-évaluation, maintenance/ravitaillement), l’acquisition de 10 000 litres de pesticides ULV, 120 kg de biopesticides, ainsi que deux formations sur les techniques de prospection et de pulvérisation, y compris le suivi environnemental. Son budget s’élève à 332 743 600 FCFA.

Le scénario 2 (30 000 ha) propose une structure composée de six équipes de prospection, dix équipes de lutte, quatre équipes de soutien (suivi environnemental, coordination/suivi-évaluation, maintenance/ravitaillement), ainsi que 26 000 litres de pesticides ULV et 100 kg de biopesticides. Son budget atteint 809 567 600 FCFA, selon la note technique de l’union.

Il convient de souligner qu’actuellement, le CNCLP est pourvu d’un nombre adéquat d’appareils de traitement, de GPS, ainsi que de kits de prospection et de protection pour contrer cette menace. De plus, il dispose d’une quantité presque suffisante de moyens de communication. Des ressources humaines supplémentaires pourront être mobilisées si nécessaire auprès de l’Office de Protection des Végétaux (OPV) et de la Direction Nationale de l’Agriculture (DNA). Les brigades villageoises pourront également être mises à contribution.

Néanmoins, bien que le CNCLP possède un stock suffisant de biopesticides pour initier les opérations, il souffre d’un manque de pesticides de synthèse et de ressources pour la prise en charge des équipes opérationnelles. Par ailleurs, le parc automobile requiert des réparations urgentes. Les 230 millions FCFA que l’État alloue chaque année au budget du CNLCP se révèlent insuffisants pour subvenir simultanément aux besoins de fonctionnement et aux opérations d’une telle envergure.

À ce stade, aucun traitement aérien n’est envisagé. Toutefois, le dispositif de riposte est déjà en cours d’élaboration avec l’envoi des équipements de traitement et des biopesticides dans les régions concernées, ainsi que la préparation des drones de pulvérisation de l’Office de Protection des Végétaux (OPV), prêts à être déployés si nécessaire. Les besoins en pesticides de synthèse ont été évalués entre 20 000 et 60 000 litres.

« C’est dans ce contexte que le CNLCP a sollicité l’appui de l’UEMOA et de la FAO pour soutenir les efforts du Gouvernement dans la gestion urgente de cette menace acridienne imminente, dont les répercussions pourraient gravement compromettre la sécurité alimentaire, » précise le document de l’UEMOA.

Ainsi, le CNCLP a bénéficié d’un premier soutien de 60 000 USD, soit 32 millions FCFA, dans le cadre du TCP/MLI/4003/CNLCP. Parallèlement, le CNLP a reçu une réponse favorable de l’UEMOA avec un soutien exceptionnel de 100 000 000 FCFA pour la lutte contre le Criquet pèlerin. Cette contribution de la commission de l’UEMOA sera prioritairement allouée à la mise en œuvre du Plan National de Riposte et améliorera, à moyen ou long terme, les capacités nationales d’alerte précoce et de réponse rapide en matière de gestion préventive du Criquet pèlerin. De plus, elle contribuera à renforcer les capacités nationales en matière de lutte antiacridienne et consolidera les efforts déployés par le Gouvernement pour la pérennité des investissements. Cette contribution s’inscrit parfaitement dans la vision de l’UEMOA selon laquelle le secteur agricole occupe une place prépondérante dans les économies.

L’objectif est de « Sensibiliser les populations sur la problématique du Criquet pèlerin, suite à la contribution spéciale de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) au Gouvernement du Mali, par la remise du chèque géant de 100 000 000 FCFA dans le cadre de  la mise en œuvre du Plan national de riposte contre les occurrences du Criquet pèlerin au Mali »

Éveiller la conscience collective sur la nécessité impérieuse de combattre les nuisibles transfrontaliers d’une importance économique capitale,

Rendre accessible au public un modèle de réponse efficace face aux sollicitations des États membres de l’UEMOA confrontés à des enjeux urgents de développement, tels que le risque acridien et ses répercussions potentielles sur l’agriculture et l’environnement. Diffuser auprès de la presse nationale et internationale cette information afin de sensibiliser les citoyens et de propager les courants de pensée et d’opinion, Mobiliser les parties prenantes pour assurer une gestion adéquate des fonds alloués.

Parmi les résultats escomptés, l’UEMOA prévoit la remise d’un chèque symbolique au Ministre de l’Agriculture par son représentant au Mali. L’engagement conjoint de l’UEMOA et du Gouvernement malien dans la lutte contre les ravageurs transfrontaliers est dévoilé au grand public. Un soutien déterminant est octroyé pour la mise en œuvre du Plan National de Riposte face au Risque acridien. Les populations sont sensibilisées aux enjeux liés au Criquet pèlerin, et l’appui de l’UEMOA aux efforts déployés par le Gouvernement malien est communiqué, garantissant ainsi la bonne gouvernance des fonds.

Notons que le Fonds d’appui de l’UEMOA se consacre à la prise en charge des organes de presse nationale, tant privés que publics, ainsi qu’à la confection de banderoles et au soutien forfaitaire du comité d’organisation. La Commission de l’UEMOA se penche sur les organes de presse internationale.

Abdoulaye KONÉ 

Au Burkina Faso, l’emirati Mark Câbles FZE annonce 180 millions d’euros d’Investissements dans une centrale thermique 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le groupe émirati Mark Cables FZE a annoncé, le lundi 26 janvier2026 avec un certain enthousiasme et une perspective d’avenir prometteuse, le lancement d’un ambitieux projet de centrale thermique d’une capacité impressionnante de 200 mégawatts (MW).

Cet investissement, qui s’élève à environ 180 millions d’euros, ce qui correspond à un montant considérable de 118,1 milliards de francs CFA, se présente comme une initiative stratégique visant à transformer le paysage énergétique du pays.

L’infrastructure sera réalisée selon un modèle innovant et efficace connu sous l’appellation BOT (Build-Operate-Transfer), ce qui signifie que le projet englobera les phases essentielles de conception, de financement, d’exploitation et, finalement, de transfert aux autorités locales, garantissant ainsi une continuité dans la gestion et la maintenance des installations.

Le projet vise spécifiquement à renforcer de manière significative et immédiate les capacités nationales de production électrique dans un contexte actuel marqué par un déficit structurel qui handicape le développement économique du pays. L’ajout de ces 200 MW supplémentaires devrait non seulement contribuer à stabiliser le réseau de la Société nationale d’électricité du Burkina Faso (SONABEL), mais également jouer un rôle crucial dans la réduction de la dépendance du pays aux importations d’énergie. Cette dépendance est un enjeu majeur pour le Burkina Faso, car une autonomie énergétique accrue est un facteur déterminant pour améliorer la compétitivité industrielle et favoriser une croissance économique durable et inclusive. En investissant dans cette infrastructure, Mark Cables FZE s’inscrit dans une dynamique de développement durable qui promet d’apporter des bénéfices significatifs pour l’avenir énergétique du Burkina Faso.

Prévu pour être développé sur une période de six mois, le projet ambitieux s’inscrit dans une logique de réponse opérationnelle à l’urgence énergétique, un enjeu crucial pour de nombreuses nations africaines en quête de solutions durables et durables. Selon Mahmoud Nasr, le PDG de Mark Cables, l’approche mise en avant repose sur des mécanismes de financement spécialement adaptés aux contraintes et réalités des marchés africains, diversifiés et souvent complexes, ainsi que sur une exécution technique intégrée qui promet de surmonter les défis inhérents à la mise en œuvre de telles infrastructures. 

Sur le plan régional, il est à noter que Mark Cables a été officiellement admis au sein du Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (WAPP) lors de l’Assemblée générale remarquable qui s’est tenue le 24 janvier 2026 à Lomé, un événement marquant pour l’intégration énergétique de la sous-région. Cette intégration stratégique positionne le projet burkinabè dans un cadre élargi, celui du marché régional de l’électricité, tout en renforçant de manière significative son potentiel d’interconnexion et d’échanges transfrontaliers avec des pays voisins. 

Avec cette opération emblématique, Mark Cables confirme avec détermination son ambition de s’imposer comme un acteur de référence dans le domaine des infrastructures énergétiques en Afrique de l’Ouest, un objectif qui s’inscrit dans une vision plus large de développement économique et social pour la région. Parallèlement, les Émirats arabes unis, à travers cette initiative, consolident leur présence économique sur le continent africain, s’engageant dans des investissements ciblés et stratégiques qui touchent divers secteurs, notamment l’énergie, marquant ainsi un tournant dans les relations économiques entre l’Afrique et le monde arabe.

Mariam KONE 

Côte d’Ivoire : la SAPH annonce l’acquisition des parts sociales de la société Agricole du sud-ouest (SCASO)

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La Société Africaine de Plantation d’Hévéas (SAPH) a officiellement annoncé le 28 janvier 2026, en toute satisfaction, l’acquisition des parts sociales de la Société Civile Agricole du Sud-Ouest (SCASO), une démarche stratégique qui vise à renforcer de manière significative sa position en tant que leader incontesté du caoutchouc naturel durable en Côte d’Ivoire, un enjeu crucial dans le contexte international actuel où la durabilité est primordiale. 

Selon les déclarations de M. Thierry Serres, le Directeur Général de la SAPH, cette acquisition s’inscrit parfaitement dans le cadre d’une stratégie de croissance agricole soigneusement élaborée, qui fait suite à un partenariat commercial fructueux unissant les deux sociétés depuis près de 15 ans. Ce partenariat, marqué par une collaboration étroite, a permis d’intensifier les échanges d’expertise et de ressources, favorisant ainsi un environnement d’innovation constante dans le secteur.

De l’avis éclairé de M. Serres, il convient de noter que la SCASO dispose d’une vaste concession de 2 871 hectares, avec près de 1 500 hectares déjà plantés en hévéas, des plantations qui jouxtent le site stratégique de SAPH de Rapides Grah. Il ajoute avec assurance que la SCASO, depuis sa création, a non seulement participé à l’essor de la production d’hévéas, mais a également joué un rôle essentiel dans la recherche et le développement hévéicole en Côte d’Ivoire, contribuant ainsi à l’avancement des pratiques agricoles durables et à l’amélioration des rendements tout en préservant l’environnement.

« SAPH, entreprise dynamique et en pleine expansion, manifeste son engagement envers le développement et l’enrichissement de ses opérations en intégrant ce nouvel actif ainsi que l’ensemble de son personnel au sein de sa famille d’organisations.

Cette initiative vise non seulement à renforcer les activités de la SCASO, mais également à favoriser une croissance durable en renouvelant son verger hévéicole, ce qui est essentiel pour la production de caoutchouc de qualité, tout en apportant un souffle de diversification à ses activités existantes grâce à l’acquisition de nouvelles parcelles de palmier. M. Serres a souligné que le site de la SCASO sera également transformé en un véritable pôle d’accueil pour les planteurs privés de la région, créant ainsi un espace où l’échange de savoir-faire et de ressources pourra prospérer. 


« Le processus d’intégration opérationnelle entre les deux sociétés a d’ores et déjà été amorcé et se déroule selon un calendrier bien établi, dont la finalisation est prévue pour la fin de l’année 2026, » a saisi l’occasion de préciser le Directeur Général de la SAPH. Cela témoigne de la volonté stratégique de l’entreprise de consolider sa position sur le marché et d’optimiser ses ressources pour atteindre des objectifs communs de développement et d’innovation. »
Korotoumou Sylla 

Séance de Cotation de la BRVM/Vendredi : la capitalisation du marché des obligations en hausse de 180,786 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au terme de la séance de cotation qui s’est déroulée ce vendredi 30 janvier 2026 à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), un événement marquant a pu être observé : la capitalisation du marché des obligations a enregistré une progression significative de 180,786 milliards de FCFA. En effet, cette capitalisation a évolué, passant de 11 351,829 milliards de FCFA la veille à un impressionnant total de 11 532,615 milliards de FCFA ce même jour, montrant ainsi une dynamique de marché très encourageante.

 À l’origine de cette augmentation notable, on retrouve la première cotation de deux nouveaux emprunts obligataires, intitulés respectivement « TPBJ 6,00% 2025-2032 » et « TPBJ 6,15% 2025-2035 » qui ont été émis par l’Etat du Bénin pour financer divers projets de développement national. Cette initiative témoigne non seulement de la confiance des investisseurs envers les obligations gouvernementales, mais également de l’engagement de l’Etat à renforcer son économie en diversifiant ses sources de financement.C’est dans le but précis de mobiliser des ressources financières essentielles, qui seront destinées à financer une partie significative des investissements programmés dans le cadre du programme national d’investissement pour l’année 2025, en veillant à maintenir une cohérence étroite avec les objectifs ambitieux du Programme d’Action du Gouvernement (PAG) qui s’étend de 2021 à 2026, et qui vise notamment à poursuivre la transformation structurelle de l’économie béninoise, que l’État du Bénin a décidé de procéder à l’émission de ces emprunts obligataires par l’intermédiaire de la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGTCP). 
Ainsi, l’émetteur a réalisé, du 10 au 17 novembre 2025, la diffusion de ces titres qui ont été mis à la disposition du public au prix d’émission de 10 000 FCFA l’obligation. À l’issue de cette opération d’émission, le marché financier régional de l’UEMOA a enregistré une forte souscription avec un total de 9 370 674 obligations à taux TPBJ de 6,00% pour la période 2025-2032, ainsi que 4 799 730 obligations TPBJ à un taux de 6,15% pour la période 2025-2035, ce qui représente un montant total impressionnant de 141 704 040 000 FCFA mobilisés. 
Par ailleurs, en ce qui concerne la capitalisation du marché des actions, des données révélatrices montrent qu’elle a enregistré une importante hausse de 108,957 milliards, en passant de 13 960,701 milliards FCFA à un niveau supérieur, ce qui témoigne d’une dynamique positive et d’un regain d’intérêt pour les investissements sur le marché financier, soutenant ainsi le développement économique du pays.

La valeur totale des transactions sur le marché financier reste constamment élevée, dépassant toujours le seuil d’un milliard de FCFA, ayant bien débuté avec une impressionnante somme de 1,375 milliard FCFA la veille pour passer à 1,101 milliard FCFA en ce jour du 30 janvier 2026. Cela témoigne d’une activité soutenue et d’un intérêt continu des investisseurs pour les instruments financiers disponibles.

En parallèle, les indices boursiers poursuivent leur dynamique haussière, reflétant une tendance générale de confiance croissante des opérateurs du marché. La plus forte augmentation est enregistrée par l’indice BRVM 30, qui affiche une nette progression de 0,89 %, atteignant désormais 173,85 points, en comparaison avec les 172,32 points observés la veille. Ce mouvement ascendant risque d’attirer davantage d’investissements au sein de ce segment spécifique du marché.

Quant à l’indice BRVM Composite, il a également connu une amélioration significative, gagnant 0,78 % pour atteindre 364,92 points, contre 362,09 points à la clôture de la veille. Cette remarquable performance est un bon indicateur de la santé générale du marché. De son côté, l’indice BRVM Prestige, qui met en avant les valeurs les plus performantes, enregistre une progression de 0,77 %, s’élevant à 150,13 points contre 148,98 points précédemment, signalant un intérêt accru pour ces actifs de qualité.

Pour sa part, l’indice BRVM Principal, qui représente un ensemble plus large de valeurs, connait également une modeste hausse de 0,14 % pour atteindre 236,35 points, en légère augmentation par rapport à 236,03 points la veille. Enfin, l’indice BRVM Composite Total Return, qui mesure le rendement global du marché, affiche également une variation positive de 0,78 %, se chiffrant à 140,52 points contre 139,43 points la veille, ce qui souligne un environnement économique porteur propice à l’investissement et à la spéculation.

Eviosys Packaging SIEM Côte d’Ivoire, qui a enregistré une augmentation impressionnante de 7,43% pour atteindre un cours de 1 590 FCFA, se positionne, pour la seconde journée consécutive, en tête du classement des cinq sociétés ayant connu les plus fortes hausses de leur valeur boursière. Cette performance notable souligne non seulement la robustesse de l’entreprise sur le marché ivoirien, mais également l’optimisme croissant des investisseurs dans le secteur de l’emballage. Juste derrière, on trouve SMB Côte d’Ivoire, qui connaît également une progression significative de 7,41%, atteignant un cours de 11 010 FCFA. Uniwax Côte d’Ivoire, avec une hausse de 5,61% pour arriver à 1 600 FCFA, suit ensuite, démontrant la solidité et la vitalité de l’industrie textile. ERIUM Côte d’Ivoire, quant à elle, a vu son action grimper de 4,88% pour atteindre le seuil de 2 150 FCFA, tandis que Vivo Energy Côte d’Ivoirea enregistré une augmentation de 4,39%, atteignant 1 665 FCFA, illustrant ainsi la dynamique positive qui règne actuellement sur le marché.

En revanche, le Flop 5 des sociétés ayant connu les plus fortes baisses de cours est dominé par les titres de BOA Burkina Faso, qui affichent une chute de 5,82% pour se stabiliser à un cours de 4 615 FCFA. Suivant cette tendance à la baisse, AGL Côte d’Ivoire a également connu une dépréciation de 4,34%, avec un cours de 1 655 FCFA. Nestlé Côte d’Ivoire, l’un des géants de l’agroalimentaire, a perdu 3,47% de sa valeur, se chiffrant désormais à 11 000 FCFA, soulignant ainsi les défis auxquels le secteur alimentaire est actuellement confronté. Bernabé Côte d’Ivoire ne fait pas exception, affichant une baisse de 3,45% pour atteindre 1 400 FCFA. Enfin, TotalEnergies Marketing Côte d’Ivoire a connu une diminution de 2,08%, stabilisant son prix à 2 350 FCFA, montrant ainsi les fluctuations du marché qui affectent la confiance des investisseurs dans ces entreprises.

Redaction

UMOA-TITRES: débat sur « les mécanismes de mobilisation de l’épargne, la diversification des investisseurs institutionnels »,- (REMTP-2026)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Les enjeux cruciaux qui permettront au marché des titres publics de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) de satisfaire des besoins souverains en constante augmentation, tout en veillant à ne pas alourdir le coût de la dette nationale, ont été au cœur des discussions animées du Panel 3, qui s’est déroulé le 28 janvier 2026.

 Ce panel, qui a porté une attention particulière au renforcement de la capacité d’absorption du marché régional, a fait l’objet d’un échange riche et constructif dans le cadre des 8ᵉ Rencontres du Marché des Titres Publics (REMTP 2026), un événement d’envergure qui se tenait à Lomé, la capitale du Togo. Les participants, issus de divers horizons économiques et financiers, ont pu discuter des stratégies innovantes et des meilleures pratiques disponibles pour dynamiser ce marché vital, tout en abordant les défis qui se posent aujourd’hui aux gouvernements de la région.

Dans quelle mesure le marché sous-régional des titres publics est-il en mesure de financer les États à un coût réduit et de manière durable ?

Cette problématique, qui a suscité de vives discussions et fait l’objet d’un panel de haut niveau lors de la 8ème édition des Rencontres du Marché des Titres Publics (REMTP 2026), s’est déroulée à Lomé, au Togo, du 27 au 28 janvier dernier, revêt une importance particulière dans le contexte actuel. Cela est d’autant plus pertinent que le marché se prépare à lever des volumes d’émissions inédits cette année, ce qui soulève des interrogations cruciales.

Le thème choisi pour cette édition, « Absorber plus, coûter moins : comment renforcer la capacité d’absorption du marché UEMOA ? », a été si opportun, étant donné qu’UMOA-Titres a annoncé un engagement ambitieux avec un volume d’émissions de titres publics d’environ 15 000 milliards de FCFA pour cette année, dont la majeure partie, soit plus de 12 000 milliards, sera générée via des adjudications au bénéfice des États membres de l’Union. Ce niveau d’émission, qui n’a jamais été atteint précédemment, pose de manière pressante la question de savoir si le marché régional peut réellement absorber une telle quantité d’émissions supplémentaires sans générer des tensions trop importantes sur les taux d’intérêt, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la stabilité fiscale et économique de la région.

A la manœuvre pour la conduite des échanges qui ont notamment porté sur les mécanismes de mobilisation de l’épargne, la diversification des investisseurs institutionnels, l’optimisation des instruments financiers, entre autres, Ababacar S. Diaw, Administrateur Directeur Général d’Impaxis Securities  a d’abord fait une mise en contexte, pour mettre en lumière un constat partagé : la soutenabilité du financement souverain dans l’UEMOA passe désormais moins par l’augmentation des volumes que par la capacité du marché à se transformer.​

En d’autres termes, dit-il avec une certaine gravité, « La performance du marché économique, dans le paysage financier actuel, repose encore fortement sur des maturités courtes, ce qui signifie que les investisseurs ont tendance à privilégier des engagements à court terme plutôt que des placements à long terme, ce qui pourrait engendrer des défis à l’avenir. De plus, cette situation est marquée par une concentration du portage sur les acteurs des bilans bancaires, ce qui signifie que les grandes institutions financières assumeraient une part disproportionnée des risques et des responsabilités. Par ailleurs, il est crucial de noter que l’on observe une liquidité inégale sur le marché secondaire, ce qui peut créer des déséquilibres et des instabilités. Dans ce contexte complexe et parfois tumultueux, la question n’est donc plus seulement de lever des volumes de capitaux, mais renvoie aussi à la faculté du système financier régional à soutenir durablement les émissions souveraines, c’est-à-dire la capacité des pays à émettre de la dette sans que cela engendre des tensions excessives sur les taux d’intérêt ni ne provoque une concentration excessive des risques dans certaines institutions ou secteurs. Ainsi, la durabilité et la résilience de l’économie régionale dépendent d’une gestion prudente et éclairée de ces enjeux. ».

Le manque de référence (Benchmark à long terme constitue un obstacle structurel

La Directrice générale de la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA (CRRH-UEMOA), Yedau Ogundélé, a récemment eu l’occasion de partager son expérience précieuse en tant qu’émetteur privé ayant une solide habitude de procéder à des émissions sur des maturités longues. Selon ses propos éclairants, « L’un des principaux obstacles au développement de la profondeur du marché réside dans la fragmentation des souches et l’absence de véritables benchmarks sur les maturités longues », mettant en lumière une problématique qui inquiète nombre d’acteurs du secteur financier. 

En effet, contrairement aux marchés développés, où la courbe des taux d’intérêt établit une référence fiable pour évaluer les différentes options d’investissement, les émetteurs de long terme dans la région de l’UEMOA se trouvent dans une situation délicate, car ils doivent déterminer les conditions de leurs émissions principalement en fonction de l’appétit des investisseurs, ce qui entraîne une mise en place de stratégies parfois risquées par manque de points de comparaison fiables. 

La CRRH-UEMOA, qui a été créée en 2010 avec l’ambition de structurer et de dynamiser le marché financier hypothécaire dans la région, a déjà réussi à mobiliser un montant impressionnant de près de 400 milliards de FCFA, dont 260 milliards ont été collectés spécialement sur le marché financier régional, par le biais d’une série d’émissions obligataires. Ces émissions se caractérisent par des maturités qui se sont progressivement allongées, atteignant jusqu’à 15 ans, ce qui témoigne de l’évolution et de l’adaptabilité de la CRRH-UEMOA face aux défis existants dans ce secteur en plein développement.

Pour autant, l’expérience de la CRRH-UEMOA, qui s’est particulièrement distinguée par sa capacité à mobiliser des ressources financières à long terme dans la région de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, montre que des investisseurs capables d’absorber des titres longs existent bel et bien dans cette zone. Ces acteurs financiers jouent un rôle crucial dans le développement du marché obligataire à long terme, et il s’agit principalement des compagnies d’assurance, qui, en raison de leur engagement à long terme dans la protection des assurés, ainsi que des caisses de retraite, qui gèrent les fonds de pension et sont par nature orientées vers des objectifs d’investissement à long terme, dont les passifs de long terme correspondent naturellement à ce type d’actifs. Ces instituts financiers, en ayant la capacité d’apporter des fonds considérables sur de longues périodes, contribuent à la stabilité et à la solidité du système financier. Il apparaît en outre que le succès des émissions à 15 ans repose également sur des mécanismes rassurants pour les banques, notamment le caractère amortissable des obligations, qui donc réduisent la duration réelle et par conséquent, le risque associé à ces instruments. De plus, leur éligibilité au refinancement de la BCEAO, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, ajoute une couche supplémentaire de sécurité pour les investisseurs, facilitant ainsi la liquidité. Enfin, la cotation à la BRVM, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières, offre une option de liquidité via le marché secondaire, permettant aux investisseurs d’accéder facilement à un mécanisme de sortie lorsque cela est nécessaire, renforçant ainsi l’attrait de ces investissements à long terme.

La dépendance aux institutions bancaires constitue un péril pour la viabilité

La soutenabilité du marché sous-régional des titres publics constitue un point nodal et stratégique, d’une importance capitale pour la stabilité économique des États de la région. Du point de vue de Jean-Philippe AITHNARD, directeur général adjoint de BOAD Titrisation, il est impératif de porter une attention particulière aux risques inhérents à cette situation, notamment ceux liés à la forte dépendance des États vis-à-vis du financement bancaire. En effet, selon lui, le financement de la dette intérieure repose encore, et ce, pour une part significative, sur les banques. Cela se manifeste clairement à travers plusieurs canaux, tels que le marché des titres publics, les appels publics à l’épargne, ainsi que le crédit bancaire direct. Cette concentration excessive expose les États à un double risque particulièrement préoccupant. D’une part, en période de politique monétaire restrictive où les taux d’intérêt sont élevés ou de tensions de liquidité sur le marché, la capacité des banques à souscrire à ces titres peut se contracter de manière significative, ce qui limiterait gravement la capacité de financement public. D’autre part, cela entraînerait une réduction de la marge de manœuvre budgétaire, particulièrement délicate et contre-productive en phase de crise. M. AITHNARD alerte donc sur le fait que cette vulnérabilité peut compromettre non seulement la solvabilité des États, mais également leur capacité à répondre aux besoins immédiats de leurs populations face à des situations économiques défavorables.

Une fondation diversifiée pour accueillir davantage

 Jean-Philippe Ettenard a cependant souligné des signaux encourageants au sein du paysage économique actuel, notamment la progression notable des comptes clients dans les souscriptions récentes, ce qui reflète une implication croissante et significative des investisseurs non bancaires dans le développement du marché financier. Ces évolutions positives sont le résultat d’efforts soutenus pour stimuler l’intérêt et l’engagement de ce type d’investisseurs.

Il a également plaidé pour une diversification accrue de la base des détenteurs de la dette intérieure, arguant de l’importance d’explorer diverses avenues pour atteindre cet objectif ambitieux. Parmi les stratégies envisagées, il a mentionné le rôle potentiel crucial que pourraient jouer les fonds de pension et les compagnies d’assurances-vie dans l’amélioration de cette diversité, tout en appelant à une participation plus active des ménages. Pour ce faire, il a souligné la nécessité d’établir des mécanismes de souscription qui soient non seulement plus accessibles, mais qui soient également conçus pour encourager la participation de la population générale.

En outre, il a proposé l’idée d’introduire des instruments innovants, s’inspirant de pratiques et d’expériences internationales réussies, pour élargir l’accès au marché et le rendre plus inclusif. Au fur et à mesure des échanges au sein du panel, qui a réuni des acteurs expérimentés et des experts clés du financement à long terme, une équation claire a émergé : sans une diversification substantielle des investisseurs, sans l’établissement de benchmarks à long terme, et sans un marché secondaire qui soit plus liquide, il devient inévitable que l’absorption de capitaux supplémentaires engendrera des coûts considérablement plus élevés pour l’ensemble des acteurs impliqués dans ce système économique.

Un consensus s’est dégagé parmi les experts et les acteurs du secteur financier : renforcer la capacité d’absorption du marché des titres publics ne répond pas uniquement à un besoin de financement des États, mais cela constitue également une stratégie essentielle pour le développement global du système financier régional. En effet, en élargissant les capacités d’absorption, le marché des titres publics peut devenir un véritable levier de croissance qui soutient l’investissement sur divers projets d’infrastructure, favorisant ainsi l’innovation et la création d’emplois. 

Notons que cette initiative a pour effet d’améliorer l’allocation de l’épargne en dirigeant les fonds disponibles vers des secteurs stratégiques de l’économie, garantissant ainsi une utilisation optimale des ressources financières. En facilitant l’accès au financement et en rendant le marché plus attractif pour les investisseurs, on renforce également l’intégration économique, permettant aux pays de collaborer plus étroitement et de tirer parti des complémentarités qui existent entre leurs économies respectives.

Daouda Bakary KONÉ, Envoyé Spécial