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Cameroun : l’État table va mobiliser 1 650 milliards de FCFA pour financer les projets et programmes budgétaires en 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, dans un contexte économique où les enjeux financiers sont de plus en plus pressants, le président Paul Biya a pris des mesures stratégiques en autorisant, par un décret officiel daté du 21 janvier 2026, une nouvelle opération de mobilisation de ressources par le biais de l’endettement.

Cette opération s’effectuera tant sur les marchés des capitaux intérieurs, où les investisseurs nationaux sont appelés à participer, que sur ceux extérieurs, permettant ainsi d’élargir les horizons de financement disponibles.

 Au total, ce sont 1 650 milliards de francs CFA que le ministre des Finances, dans sa mission de gestion des ressources publiques, devra collecter. Ces fonds seront essentiels pour non seulement couvrir les besoins de financement des projets publics qui sont cruciaux pour le développement infrastructurel et social du pays, mais également pour résorber une partie des arriérés de paiement qui se sont accumulés et posent problème au Trésor public.

Les autorités camerounaises, conscientes des implications économiques de cette situation, ont indiqué que les Restes-à-payer (RAP), qui sont constitués de factures dûment validées mais pour lesquelles le paiement n’a pas encore été réalisé, atteignaient un montant significatif de 485,4 milliards de francs CFA à la fin septembre 2025. Cette accumulation de dettes crée une pression considérable sur la trésorerie des entreprises qui fournissent des biens et des services à l’État, ce qui a des conséquences directes et indirectes sur l’ensemble de l’activité économique. Les effets induits se font particulièrement sentir dans les secteurs qui dépendent fortement de la commande publique, rendant ainsi la situation encore plus critique et nécessitant des actions rapides et efficaces pour relancer l’investissement et la croissance dans ces domaines vitaux.

Le dispositif arrêté par le décret répartit les levées de fonds entre plusieurs canaux. Sur le marché financier intérieur, l’État prévoit de collecter 400 milliards FCFA via des émissions d’Obligations du Trésor (OT) et/ou d’Obligations du Trésor assimilables (OTA). À ce montant s’ajoutent 250 milliards FCFA sous forme de prêts contractés auprès d’organismes privés nationaux.

Le volet externe concentre la part la plus importante de l’opération, avec un objectif ambitieux de 1 000 milliards FCFA à lever sur les marchés financiers internationaux, indiquant ainsi la volonté manifeste de l’État de diversifier ses sources de financement à l’échelle mondiale. Cette autorisation présidentielle, qui témoigne d’une stratégie proactive de gestion financière, s’inscrit dans un mécanisme récurrent bien établi où chaque exercice budgétaire, correspondant à une année fiscale, donne lieu à un décret d’habilitation visant à permettre la mise en œuvre des opérations d’endettement prévues par la loi de finances, garantissant ainsi la légitimité et la transparence des démarches entreprises.

Dans le contexte de la loi de finances 2026, qui table sur un déficit budgétaire notable de 631 milliards FCFA, il est important de souligner que cette situation reflète les défis économiques auxquels le pays doit faire face. Toutefois, en intégrant l’ensemble des charges de financement auxquels l’État doit faire face, le besoin global de ressources de l’État est évalué à une somme conséquente de 3 104,2 milliards FCFA pour l’exercice, soulignant l’ampleur des exigences financières. 

Ce montant, qui vient compléter des recettes internes projetées à 5 887 milliards FCFA, s’avère indispensable pour couvrir l’ensemble des dépenses publiques programmées, en prenant en compte les investissements nécessaires et les services publics essentiels à la population.

Pour y parvenir, le cadre budgétaire, qui constitue un instrument essentiel de planification économique et financière, prévoit notamment des tirages sur prêts projets à hauteur de 826,7 milliards FCFA, reflétant ainsi l’engagement du gouvernement à investir dans des projets d’infrastructure et de développement qui auront un impact significatif sur la croissance économique. En outre, il inclut des emprunts extérieurs de 1 000 milliards FCFA, ce qui témoigne d’une dépendance stratégique à l’égard des marchés internationaux pour renforcer la capacité d’emprunt du pays.

 À cela s’ajoutent des financements exceptionnels estimés à 167,8 milliards FCFA, qui sont essentiels pour répondre à des urgences financières ou des projets de grande envergure. On compte également des appuis budgétaires de 120 milliards FCFA, qui visent à stabiliser les finances publiques et à soutenir les dépenses courantes. Enfin, des emprunts bancaires pour près de 590 milliards FCFA sont envisagés pour garantir une liquidité suffisante et soutenir le financement à court terme.

 De surcroît, les émissions de titres publics sur le marché monétaire, plafonnées à 400 milliards FCFA, viennent compléter ce dispositif financier en diversifiant les sources de financement et en améliorant la flexibilité budgétaire, ce qui est crucial dans un environnement économique en constante évolution.

Moussa KONÉ 

Au Burkina Faso, le kilogramme de niébé fixé à 400 FCFA à partir de février 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le mardi 27 janvier 2026, la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire, communément appelée SONAGESS, a fait une annonce significative concernant la révision des prix, le mardi 27 janvier 2026. 

En effet, elle a communiqué une augmentation du prix de collecte bord champ du niébé, un légume sec prisé et essentiel dans l’alimentation locale. Désormais, le tarif est fixé à 400 francs CFA le kilogramme, une hausse notable par rapport aux 360 FCFA en vigueur précédemment. Cette nouvelle tarification entrera en vigueur dans l’ensemble du territoire national à compter du 1er février 2026, marquant ainsi un tournant important pour les agriculteurs et les acteurs de la filière.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne agricole 2025-2026 et est étroitement liée à l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH), une stratégie nationale visant à garantir la souveraineté alimentaire du pays à l’horizon 2025. En réalité, la collecte bord champ, qui consiste à l’achat direct des productions des exploitants agricoles, représente une opportunité essentielle pour la SONAGESS. En procédant de la sorte, elle contribue non seulement à la constitution de stocks stratégiques indispensables pour la sécurité alimentaire nationale, mais aussi à la rémunération équitable des producteurs, favorisant ainsi un modèle économique durable et juste pour les agriculteurs du Burkina Faso.

Tout en permettant à la SONAGESS, qui est la Société nationale de gestion des stocks de sécurité alimentaire, de jouer effectivement son rôle essentiel de régulateur du marché, cette hausse du prix bord champ du niébé a pour but fondamental de rendre l’activité agricole plus attrayante et plus lucrative pour les producteurs. En effet, avec l’augmentation du prix, les agriculteurs peuvent espérer des marges bénéficiaires plus élevées, ce qui pourrait les inciter à investir davantage dans leurs cultures. Dans un contexte où la sécurité alimentaire est cruciale, cela pourrait également encourager une diversification des cultures et des investissements dans des pratiques agricoles durables.

Le Directeur général de la SONAGESS, Stéphane Gildas Tiendrébéogo, a pris l’initiative d’inviter chaleureusement les producteurs ainsi que les commerçants à se rapprocher des structures déconcentrées du ministère de l’Agriculture ou de se rendre dans les bureaux locaux de la SONAGESS. Cette démarche vise à assurer qu’ils se conforment aux nouvelles réglementations de tarification mises en place, afin de garantir une harmonisation dans le secteur, indispensable pour maintenir la stabilité des prix sur le marché. 

Pour la campagne agricole en cours, le Burkina Faso se fixe comme objectif ambitieux de collecter un total de 530 000 tonnes de céréales et de légumineuses, dont 35 000 tonnes de niébé, tout en continuant à récolter d’autres cultures essentielles telles que le riz, le maïs, le sorgho et le mil. Pour atteindre cet objectif, la SONAGESS joue un rôle crucial en finançant cette opération principalement à partir de ses propres ressources, qui sont néanmoins renforcées par des concours financiers extérieurs, permettant ainsi de soutenir efficacement la production agricole nationale.

Abdoulaye KONÉ 

Banques: Baisse de 15,5% du taux directeur de la banque centrale du Ghana 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À l’issue de la 128e réunion de son Comité de politique monétaire, la Banque du Ghana a annoncé une réduction significative de 250 points de base de son taux directeur, désormais fixé à 15,5 %. 

Cette diminution radicale du taux d’intérêt est d’une importance capitale, car elle constitue un niveau inédit depuis quatre longues années, ce qui témoigne de la volonté des autorités monétaires de contribuer de manière proactive à la reprise économique du pays. Cette décision intervient dans un contexte où l’inflation, qui avait pesé sur l’économie, connaît un net recul, accompagné d’un environnement macroéconomique plus stable et propice à l’investissement.

Ce recentrage sur une politique monétaire plus accommodante marque la quatrième baisse consécutive du taux directeur, s’inscrivant ainsi dans le prolongement d’un cycle d’assouplissement engagé en 2025, un effort continu visant à revitaliser l’économie nationale. Pour le gouverneur de la Banque du Ghana, le Dr Johnson Pandit Asiama, cette orientation témoigne des progrès considérables réalisés sur plusieurs fronts essentiels, notamment en ce qui concerne la stabilité des prix, la discipline budgétaire rigoureuse ainsi que le renforcement des réserves extérieures, éléments cruciaux pour le maintien d’une croissance économique soutenue et équilibrée.

Si la Banque centrale se montre aujourd’hui plus audacieuse dans ses décisions et ses interventions sur le marché financier, c’est en grande partie parce que le contexte économique général s’y prête particulièrement bien. Selon l’institution financière, les anticipations d’inflation formulées par les ménages, les entreprises ainsi que les divers acteurs du secteur financier demeurent bien maîtrisées et sous contrôle, ce qui lui offre une précieuse marge de manœuvre supplémentaire pour soutenir et dynamiser l’activité économique du pays d’une manière significative.

En effet, l’inflation, qui avait été au cœur des inquiétudes économiques durant une période prolongée, a connu un recul marqué. En décembre 2025, elle s’est établie à un taux de 5,4 %, un chiffre qui représente une chute spectaculaire par rapport aux 23,8 % enregistrés un an plus tôt. Cette évolution réjouissante sur le front de l’inflation rassure autant les décideurs politiques que les acteurs économiques, car elle ouvre la voie à une période de plus grande stabilité.

Sur le terrain, les effets de cette dynamique économique positive commencent déjà à se faire sentir de manière tangible. Les taux des bons du Trésor, instrument clé du financement public, ont fortement reculé, entraînant dans leur sillage une baisse progressive et espérée des taux bancaires. Ainsi, pour les entreprises et les ménages, l’accès au crédit devient un peu moins contraignant, leur permettant de réaliser des investissements, d’acheter des biens, ou tout simplement de respirer financièrement dans un contexte qui leur semble moins oppressant.

La reprise de l’activité confirme cette dynamique. Sur les trois premiers trimestres de 2025, le PIB réel du Ghana a progressé de 6,1 %, contre 5,8 % sur la même période en 2024. Hors secteur pétrolier, la croissance s’est établie à 7,5 %, principalement tirée par les services et l’agriculture.

Sur le front budgétaire, les indicateurs révèlent une orientation nettement plus favorable et optimiste. En novembre 2025, le déficit budgétaire global, qui est un indicateur clé de la santé financière d’une nation, s’élevait à seulement 0,5 % du produit intérieur brut (PIB), un chiffre qui se situe bien en deçà de l’objectif fixé à 3,5 %. Ce résultat témoigne d’une gestion rigoureuse et efficace des ressources publiques. Par ailleurs, le solde primaire, qui constitue une mesure de la capacité d’un pays à couvrir ses dépenses, affichait un excédent impressionnant de 2,8 % du PIB, illustrant ainsi un surplus budgétaire qui pourrait être réinvesti dans des projets de développement ou utilisé pour réduire la dette.

La question de la dette publique, quant à elle, a connu une nette amélioration, comme en témoigne son recul significatif, passant d’un niveau inquiétant de 63,1 % à une proportion beaucoup plus saine de 45,5 % du PIB au cours d’une année seulement. Cette réduction de la dette renforce non seulement la soutenabilité des finances publiques, mais elle contribue également à établir une base solide pour une planification économique future, tout en rehaussant la crédibilité du cadre macroéconomique global et la confiance des investisseurs.

Dans le secteur bancaire, la situation reste globalement stable et encourageante. Bien que le secteur continue d’afficher une rentabilité et une solvabilité satisfaisantes, le taux de créances douteuses demeure élevé, s’établissant à 18,9 % en décembre 2025, ce qui soulève des préoccupations quant à la qualité du portefeuille de prêts. Néanmoins, des mesures proactives sont en cours pour remédier à ce phénomène, y compris des efforts pour gérer efficacement les prêts problématiques hérités du passé et pour renforcer les standards d’octroi de crédit. Ces initiatives visent à améliorer progressivement la qualité des actifs détenus par les institutions financières, ce qui pourrait accroître la confiance des consommateurs et des investisseurs dans le système bancaire.

Pour la Banque du Ghana, la stabilité macroéconomique acquise ces derniers mois ne représente qu’un point de départ prometteur. Le véritable défi qui se présente maintenant consiste à transformer ces acquis en une croissance durable, générant ainsi des emplois et créant des opportunités concrètes pour l’ensemble de la population. Il est essentiel d’assurer que cette stabilité se traduise par des bénéfices tangibles et mesurables pour les citoyens, afin de bâtir un avenir économique solide et prospère.

La prochaine réunion tant attendue du Comité de politique monétaire, qui est planifiée pour mars 2026, sera donc scrutée de près par les analystes, les investisseurs, et les acteurs économiques en général. Cet événement crucial devrait permettre de préciser la trajectoire future de la politique monétaire du pays, une démarche essentielle pour établir un cadre économique stable et prévisible. En effet, alors que le Ghana semble entrer dans une phase plus équilibrée de son cycle économique, il est primordial d’observer comment les décisions qui seront prises lors de cette réunion influenceront les taux d’intérêt, l’inflation, ainsi que les investissements étrangers. 

Notons que les attentes à propos de cette réunion sont donc très élevées, car elles pourraient déterminer le cap économique du Ghana pour les années à venir, en apportant une clarté nécessaire dans un contexte financier en constante évolution.

Mariam KONE 

Mali: Crois Bank va investir 50,1 milliards de FCFA dans le projet aurifère Kobada, exploitée par Toubani Ressources 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans le cadre de ses initiatives de développement économique, au Mali, le groupe bancaire Crois Holding, dirigé par l’homme d’affaires burkinabè reconnu, Idrissa Nassa, a récemment marqué une étape significative en accordant son approbation à un financement impressionnant d’un montant global de 83,5 millions de dollars. Cette somme, équivalente à environ 50,1 milliards de FCFA, est allouée à la société Toubani Resources dans le but de soutenir et de promouvoir l’avancement du projet aurifère ambitieux de Kobada, situé dans la région sud du Mali. Ce projet est non seulement essentiel pour l’expansion des opérations minières locales, mais il constitue également un levier potentiel pour générer des emplois et développer les infrastructures régionales, contribuant ainsi à la vitalité économique de tout le pays.

En tant qu’acteur bancaire panafricain de tout premier plan et partenaire incontournable dans le financement des secteurs stratégiques qui sont essentiels au développement des économies en Afrique de l’Ouest, Coris Bank International SA réaffirme une fois de plus son rôle moteur et déterminant dans le processus de développement économique régional. Cette institution, reconnue pour son engagement envers la croissance durable et la promotion d’initiatives innovantes, joue un rôle crucial en soutenant des projets variés allant des infrastructures aux technologies de l’information, et en contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité de vie des populations locales. Son expertise et son dévouement dans le secteur bancaire positionnent Coris Bank International SA comme un acteur privilégié pour accompagner les pays de la région vers une prospérité collective et un avenir économique solide.

Ce financement se décline en deux instruments complémentaires conçus pour soutenir efficacement le projet en question, à savoir une facilité de dette senior garantie d’un montant de 73,3 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 41 milliards FCFA, ainsi qu’une ligne de financement mezzanine d’un montant de 10,2 millions de dollars US, soit près de 5,7 milliards FCFA. La première composante, à savoir la dette senior, se caractérise par un taux d’intérêt annuel attractif de 10 %, qui est en parfaite adéquation avec les standards régionaux fréquemment observés pour des projets miniers qui sont déjà en phase de développement avancé. Cette structure de financement est non seulement conçue pour répondre aux besoins spécifiques du projet, mais elle vise également à minimiser les risques financiers tout en maximisant l’opportunité de succès dans un secteur souvent marqué par son caractère incertain et compétitif.

Dans notre  Toubani Resources estime qu’à travers un communiqué en date du mercredi 28 janvier 2026, la documentation définitive relative aux deux lignes de crédit est actuellement en cours de finalisation, un processus qui exige une attention méticuleuse aux détails et une coordination entre plusieurs parties prenantes. Une fois que ces négociations seront conclues et que les accords auront été signés, ces facilités financières permettront notamment de remplacer 50 % du financement aurifère qui avait été initialement structuré avec la société Eagle Eye Assets (EEA). Cette transition, comme cela a été annoncé précédemment sur l’ASX, devrait jouer un rôle crucial dans le soutien de la croissance de Toubani Resources, en offrant une meilleure flexibilité financière et en optimisant ses opérations dans le secteur minier, tout en répondant aux exigences du marché.

Sous réserve de l’approbation des autorités maliennes compétentes, ainsi que de la levée des conditions suspensives habituelles qui sont généralement requises avant le tirage des fonds, le financement hors fonds propres du projet Kobada pourrait atteindre des chiffres impressionnants, se chiffrant à environ 164 millions de dollars américains. Ce montage financier complexe serait constitué de plusieurs éléments, incluant 73,3 millions de dollars relatifs à la dette senior fournie par Coris, ainsi que 10,2 millions de dollars provenant d’un financement mezzanine également offert par Coris. De plus, un montant significatif de 80 millions de dollars serait intégré en contrepartie d’un streaming aurifère de 5,55 % accordé à Eagle Eye Assets, ce qui représente une opportunité précieuse tant pour le développement du projet que pour les parties prenantes impliquées.

Le développeur minier australien a souligné que cette approche innovante, qui combine habilement l’endettement bancaire et le financement basé sur la production, lui permet non seulement de gérer de manière efficace ses ressources financières, mais également de limiter notablement la dilution potentielle des actionnaires. En agissant de la sorte, l’entreprise s’assure de maintenir un équilibre financier robuste tout en garantissant une couverture financière adéquate qui sera cruciale pour traverser les phases initiales, notamment celles de construction et de mise en production du projet Kobada, un projet qui promet d’apporter des retombées économiques significatives dans la région.

Pour la Société Toubani Ressources, cette avancée financière s’inscrit dans une dynamique plus large de réduction des risques associés au projet Kobada, un projet minier qui vise à exploiter le potentiel aurifère de la région. En effet, des progrès significatifs ont été enregistrés sur plusieurs volets cruciaux tels que l’ingénierie, l’obtention des permis nécessaires et la structuration financière, positionnant ainsi le projet parmi les actifs aurifères les plus compétitifs de la région, directement en concurrence avec d’autres initiatives prometteuses. S’exprimant lors d’une conférence de presse à l’occasion de cette annonce majeure, Phil Russo, le directeur général de Toubani, a souligné avec optimisme que « l’engagement d’Eagle Eye Assets, puis désormais de Coris Bank, démontre un fort soutien de partenaires tiers au financement du projet Kobada ». 

Notons que cette déclaration illustre non seulement la solidité de l’appui reçu, mais également la confiance des investisseurs dans la viabilité et la rentabilité de ce projet. Il a, en outre, ajouté que la société reste « pleinement mobilisée pour finaliser les accords en cours et maintenir une dynamique soutenue vers la mise en production », soulignant ainsi l’importance d’une collaboration active et ciblée pour atteindre les objectifs fixés dans les meilleurs délais.

Zangouna KONE 

Marché Financier de l’UMOA : le trésor public du Sénégal obtient près de 126 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, le trésor public confirme une nouvelle fois sa capacité, déjà bien établie, à mobiliser des ressources financières substantielles sur le marché régional des titres publics de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). En effet, en clôturant la série d’adjudications qui a eu lieu au cours de la semaine écoulée, la ville de Dakar a réussi à boucler, ce 30 janvier, avec succès, une émission simultanée de Bons et d’Obligations Assimilables du Trésor (BAT/OAT). 

Cette opération a permis de lever un montant impressionnant de 125,72 milliards de FCFA, ce qui représente un surplus de 5,72 milliards de FCFA au-delà de l’objectif initial fixé à 120 milliards de FCFA, montrant ainsi une réelle dynamique sur le marché.

Cette performance remarquable témoigne non seulement de la confiance persistante et croissante des investisseurs régionaux dans la signature souveraine sénégalaise, mais elle s’inscrit également dans un contexte économique marqué par des besoins de financement croissants des États et un environnement monétaire qui reste éternellement contraint. Structurée de manière réfléchie autour de quatre instruments financiers, comprenant un BAT d’une durée de 364 jours ainsi que trois OAT de maturités respectives de 3, 5 et 7 ans, l’opération a suscité un vif intérêt, avec une demande globale atteignant 142,09 milliards de FCFA. Cela traduit un taux de couverture exceptionnel de 118,41%, ce qui est un indicateur fort de l’appétit soutenu que les investisseurs ont pour ces titres. Face à cet engouement manifeste, les autorités sénégalaises peuvent se sentir renforcées dans leurs efforts de financement et de développement économique, tout en améliorant la confiance du marché dans leurs capacités à gérer efficacement les ressources publiques.

Dans le détail de l’opération récente sur le marché financier, il est remarquable de constater que les investisseurs ont très largement privilégié les placements à court terme. En effet, le Bon à Taux (BAT) à 364 jours a rassemblé l’essentiel des sommes levées, atteignant un montant impressionnant de 113,31 milliards FCFA mobilisés, accompagné d’un rendement moyen pondéré (RMP) de 7,16%. Cette prédominance du court terme ne fait pas seulement écho à la tendance actuelle des investisseurs, qui semblent favoriser les horizons de placement plus courts, mais elle témoigne également de la capacité remarquable du Trésor à se financer à des conditions maîtrisées et avantageuses sur ce segment, dans un environnement économique qui demeure volatile.

En revanche, les maturités plus longues ont enregistré des volumes de financement sensiblement plus modestes, ce qui soulève des questions sur la confiance des investisseurs dans les engagements à long terme. Par exemple, l’Obligation Assimilable du Trésor (OAT) de 3 ans a permis de lever 8,16 milliards FCFA, avec un RMP affichant 7,82%, tandis que l’OAT de 5 ans a capté seulement 4,24 milliards FCFA à un RMP légèrement inférieur de 7,75%. À noter que l’OAT de 7 ans, quant à elle, n’a enregistré aucune levée, ce qui semble indiquer une prudence accrue de la part des investisseurs concernant les engagements à long terme, surtout dans le contexte actuel des marchés régionaux, où l’incertitude économique plane de manière préoccupante.

Fait notable, cette émission se distingue non seulement par la participation d’investisseurs diversifiés provenant de l’ensemble des 8 pays membres de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), mais également par le fait qu’elle représente une configuration relativement rare qui illustre de manière frappante l’attractivité régionale considérable de l’opération en question. Ce phénomène est d’autant plus significatif qu’il met en lumière la confiance croissante des investisseurs dans le potentiel économique de la région ouest-africaine. Dans ce contexte, le Bénin se démarque en arrivant en tête des souscriptions avec un impressionnant montant de 22,92 milliards FCFA, témoignant ainsi de la vitalité de son marché financier. Juste derrière, la Côte d’Ivoire, avec un montant de 16,23 milliards FCFA, et le Sénégal, son pays d’origine, qui suit de près avec 12,54 milliards FCFA, démontrent également un intérêt marqué pour cette opération collective, renforçant l’idée que la région s’affirme comme un pôle d’investissement de plus en plus attractif sur le plan international.

Ensuite, de façon notable, le Mali s’est distingué en levant un montant impressionnant de 6,5 milliards de FCFA, suivi de près par le Burkina Faso, qui a réussi à collecter 6 milliards de FCFA, illustrant l’engagement de ces nations dans les initiatives de financement. Toutefois, le Niger se place avec 1 milliard de FCFA, illustrant également sa volonté de participer activement à ce marché. Puis, la Guinée-Bissau, bien qu’avec un montant plus modeste de 0,5 milliard de FCFA, participe néanmoins à cette dynamique régionale, tandis que le Togo, avec 0,06 milliard de FCFA, complète cette liste des États engagés dans ce processus de levée de fonds.

Au-delà des montants levés, il est essentiel de noter que cette adjudication réussie renforce considérablement la position du Sénégal parmi les signatures les plus actives et les plus suivies du marché UMOA-Titres, ce qui est un coup de pouce indéniable pour son image financière. Elle confirme également le rôle central et tournant que joue ce marché régional dans la stratégie de financement des États africains, surtout à une époque où la diversification des sources de financement devient une nécessité critique, ainsi que la gestion précise des maturités financières, des enjeux qui demeurent d’une importance capitale pour garantir la soutenabilité et la santé des finances publiques de chaque nation impliquée.

Abdoulaye KONÉ 

Mines: Sébastien de Montessus prend la tête de la nouvelle société minière « Mansa Resources » d’Idrissa Nassa

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, l’homme d’affaires Idrissa Nassa, un entrepreneur influent et visionnaire, connu pour avoir fondé Coris Bank International, vient de prendre une décision stratégique majeure en confiant les rênes de sa nouvelle société minière, Mansa Resources, à Sébastien de Montessus, un professionnel aguerri qui a précédemment occupé le poste de PDG au sein du groupe minier canadien Endeavour Mining. 

Dans ce nouveau rôle, Sébastien de Montessus sera non seulement responsable de la direction de Mansa Resources, mais il travaillera également sous l’égide de Nioko Resources, la filiale par laquelle Idrissa Nassa détient la majorité des actions de cette société. Ce choix audacieux positionne le magnat burkinabè en tant qu’acteur clé au sein d’un mouvement de recomposition dynamique dans le secteur minier, stimulé par une hausse spectaculaire des prix de l’or, qui avait atteint, pour la première fois dans l’histoire, la barre symbolique des 5 000 dollars l’once le 27 janvier dernier, illustrant ainsi l’attractivité croissante de l’industrie minière.

Immatriculée à Dubaï il y a environ dix mois, Mansa Resources a su se développer discrètement mais efficacement pour devenir la holding de deux actifs stratégiques auparavant détenus par le groupe britannique Hummingbird Resources : la mine de Kouroussa en Guinée, reconnue pour sa productivité, et le projet prometteur de développement de Dugbe au Libéria. Selon des sources bien informées, Sébastien de Montessus a également pris place au sein du conseil d’administration de cette société et détient une participation significative au capital, consolidant ainsi son engagement envers l’avenir de Mansa Resources et l’ensemble du secteur minier dans cette région en pleine transformation.

Le retour très attendu de ce dirigeant français âgé de 51 ans dans l’industrie minière au sein de laquelle il a précédemment œuvré avec succès est aujourd’hui scruté de près par les analystes et les investisseurs. En réalité, son départ abrupt et inattendu d’Endeavour Mining en janvier 2024 a eu des répercussions considérables. 

En effet, le conseil d’administration de l’entreprise, dans une décision marquée par la gravité des accusations portées, l’avait contraint à démissionner pour des raisons qui relèvent de faute grave présumée, évoquant des paiements suspects de plus de 20 millions de dollars destinés à une entité immatriculée aux Émirats arabes unis, sans qu’une identification claire du bénéficiaire final ne soit fournie.

 Face à ces allégations, le dirigeant concerné a toujours vigoureusement nié toute forme de malversation, soutenant avec fermeté qu’il s’agissait de paiements effectivement destinés à un prestataire dûment établi, et qu’il n’avait tiré aucun bénéfice personnel de ces transactions. Pour apaiser les tensions et éviter une longue dispute juridique, un accord transactionnel a été conclu en juillet 2024, permettant ainsi de refermer le chapitre de ce contentieux qui avait assombri son parcours.

Entre-temps, De Montessus a su rebondir en revenant en tant que conseiller auprès d’Idrissa Nassa, prenant un rôle actif dans les efforts de refinancement de Hummingbird, ce qui a démontré sa résilience et sa détermination à rester présent dans le secteur. Leur collaboration, initialement modeste, a depuis été marquée par une profondeur croissante, se traduisant par la consolidation d’actifs sous la bannière de la nouvelle entité Mansa. 

Notons que son profil unique, alliant une riche expérience opérationnelle, une connaissance pointue des diverses juridictions minières africaines ainsi qu’une crédibilité respectée auprès des financeurs, est perçu comme un atout essentiel pour l’avenir de cette mise en relation et de cette revitalisation stratégique dans un marché en constante évolution.

Korotoumou Sylla 

‎ISTAG/Consortium : le Master en IDDME officiellement lancé à Bamako

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans le cadre ambitieux de la mise en œuvre du Projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD-MALI), qui vise à revitaliser les écosystèmes fragilisés et à promouvoir des pratiques durables en matière de gestion des ressources naturelles, la cérémonie inaugurale du Master en Ingénierie du Développement Durable et du Management de l’Environnement (MIDDME) s’est déroulée avec beaucoup de solennité et de passion le jeudi 30 janvier 2026 à Bamako.

Cet événement marquant a rassemblé des experts, des responsables gouvernementaux ainsi que de nombreux étudiants enthousiastes désireux d’acquérir des compétences précieuses et des connaissances approfondies dans le domaine crucial du développement durable, renforçant ainsi l’engagement collectif envers un avenir respectueux de l’environnement et durable pour les générations à venir.



Ce programme de formation, logé à l’Institut Supérieur de Technologie Appliquée et de Gestion (ISTAG), à la suite d’un appel à candidature national, vise à renforcer les compétences nationales en matière de développement durable et de gestion environnementale. En proposant des modules variés axés sur les pratiques innovantes et durables, ce programme cherche à former des professionnels capables de relever les défis contemporains liés à l’environnement, à la conservation des ressources naturelles et à la gestion des déchets. De plus, les participants auront l’opportunité d’acquérir des connaissances approfondies et des compétences pratiques, essentielles pour promouvoir un développement économique viable, tout en préservant l’écosystème et en respectant les normes environnementales.

La cérémonie s’est tenue sous la coprésidence de trois ministères, à savoir celui de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, ainsi que le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, réunissant ainsi des représentants éminents de ces institutions essentielles.

Cet événement significatif a été rehaussé par la présence remarquée du ministre du travail, de la fonction publique et du développement Social, qui a apporté son soutien à cette initiative, témoignant ainsi de l’importance accordée à la formation et à la promotion des métiers liés à l’environnement. La cérémonie s’est déroulée dans un cadre solennel, où les discours passionnés ont mis en lumière les enjeux majeurs de la durabilité et de la nécessité de former des professionnels compétents, capables de relever les défis environnementaux actuels et futurs. Ce rassemblement a également permis de souligner la collaboration entre les différents ministères, reflet d’une volonté politique forte de s’engager dans une dynamique de développement durable intégrée.



‎ »Le Mali est un pays vaste, riche de ses terres, de ses ressources naturelles et de la résilience de son peuple. Cependant, il est aussi confronté à des défis majeurs : la dégradation accélérée des terres, les effets des changements climatiques, la pression croissante sur les ressources naturelles, l’insécurité alimentaire, l’urbanisation rapide et les vulnérabilités sociales qui touchent en premier lieu les femmes et les jeunes », a rappelé Mme la ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable.

Selon la cheffe de ce département, Doumbia Mariam Tangara, c’est face à ces défis significatifs et complexes que le Gouvernement de la République du Mali a pris la décision cruciale de s’engager dans une action à la fois réfléchie et structurée, afin de répondre de manière efficace à ces enjeux pressants. Cette approche mûrement réfléchie vise non seulement à atténuer les conséquences néfastes de la dégradation des terres, mais également à promouvoir un développement durable pour les générations futures. Ainsi, dans cet esprit d’innovation et d’ambition, et avec l’appui technique et financier précieux de la Banque mondiale, le Projet de Restauration des Terres Dégradées au Mali a été lancé, marquant une étape déterminante dans la lutte du pays pour restaurer ses écosystèmes fragilisés et améliorer la qualité de vie de ses citoyens.



‎Lors d’une projection captivante d’un film qui retrace et fait le bilan détaillé de la mise en œuvre du projet ambitieux de restauration des terres dégradées, le coordinateur national de ce projet essentiel, Madou Diallo, a pris le temps de brièvement expliquer avec passion les objectifs fondamentaux du programme. Ce film, qui illustre à la fois les défis rencontrés et les succès obtenus au cours de la restauration, vise à sensibiliser le public sur l’importance cruciale de ce projet pour la durabilité de l’environnement et l’amélioration des conditions de vie des communautés locales. Madou Diallo, en exposant ces objectifs, met en avant la nécessité d’une collaboration étroite entre les différents acteurs concernés et souligne l’impact positif que ce programme peut avoir sur la biodiversité, la fertilité des sols et la résilience face aux changements climatiques, tout en évoquant les grandes ambitions de cette initiative collective.

‎Le Master en Ingénierie du Développement Durable et Management de l’Environnement (MIDDME) est le fruit d’un long processus de coproduction des différents supports pédagogiques dudit Master entre la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche Scientifique, les Institutions d’Enseignement Supérieurs publics membres du Consortium, le PRDT et l’Institut Supérieur de Technologie Appliquée et de Gestion (ISTAG), un établissement privé qui constitue aussi un centre formation.

‎L’éclat de la cérémonie a également été
‎agrémenté  par la présence  des membres des corps diplomatique, du représentant de Mme le Maire de la commune III, de la représentante de la directrice des Opérations de la Banque mondiale au Mali des partenaires Techniques et Financiers, du Coordinateur du Projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD-Mali). A cette liste s’ajoutent la présence de dr Hama Madou, président directeur général de l’Institut Supérieur de Technologie Appliquée et de Gestion (ISTAG), un établissement privé qui constitue aussi un centre formation, des Doyens de faculté et Directeurs d’Institut, des auditeurs et de nombreux étudiants entre autres.




‎         Un Symbole de dignité


‎Le Consortium des Institutions d’Enseignement Supérieur chargé de la mise en œuvre de ce programme de Master est heureux de vous accueillir à l’occasion de cette importante activité de lancement. Faut il le rappeler le consortium est composé de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB), l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB) et l’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée (IPR-IFRA).

Ces trois institutions d’Enseignement supérieur, qui jouent un rôle crucial dans la formation et le développement des compétences au sein de leur communauté, ont récemment signé avec le Projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD-Mali) une convention de cogestion de la formation. Ce partenariat prometteur est destiné à favoriser l’éducation et l’innovation dans les domaines de l’histoire, de la géographie, et des technologies appliquées, et sera logé à la Faculté d’Histoire et de Géographie (FHG) ainsi qu’à l’Institut Supérieur de Technologie Appliquée et de Gestion (ISTAG). Grâce à cette collaboration, les étudiants auront l’opportunité d’approfondir leurs connaissances tout en s’impliquant dans des projets pratiques qui visent à restaurer et à revitaliser les terres dégradées, contribuant ainsi à la durabilité environnementale et au développement local.

‎Après avoir expliqué le processus de la coproduction des différents supports pédagogiques du Master en question, le professeur Soboua Théra, vice recteur de l’Université des Sciences sociales et de
‎ Gestion de Bamako (USSGB), non moins porte-parole des Instituts de formation abritant le Master a au nom de l’ensemble de ces structures réitérer l’engagement solennel de ne ménager aucun effort pour la réussite de ce programme de formation qui répond pertinemment à une nécessité nationale.



‎Selon le docteur Keita Djibril Sékou, coordinateur du Master en Ingénierie au niveau de l’ISTAG répond à un besoin spécifique, dédié à la protection et à le restauration de l’environnement. Ce faisant, les cadres qui seront formés vont répondre à un besoin spécifique identifié par le département en charge de l’environnement, et ensuite analysé par le PRDT. Un projet financé par la Banque mondiale. Le rôle de l’ISTAG dans ce programme, c’est de former selon les règles et conseils données par’les institutions afin que les apprentis sortent en tant qu’experts.

‎Par ailleurs, Mme le ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable a ajouté que ce Master n’est pas le résultat d’une improvisation. Il a été conçu à l’issue d’un processus rigoureux de concertation et de validation, associant les départements ministériels concernés, les institutions d’enseignement supérieur, les enseignants-chercheurs, les services techniques de l’État et nos partenaires. Il est conforme aux standards du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur et répond aux critères de qualité du Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest, garantissant ainsi sa crédibilité académique et sa reconnaissance régionale.

‎Son dispositif institutionnel, associant un consortium d’universités publiques et un institut privé sélectionné à l’issue d’un appel à candidatures rigoureux, traduit une volonté claire : faire de cette formation un espace d’excellence, mais aussi de professionnalisation et d’ouverture sur les réalités du terrain.




En s’adressant directement aux auditeurs lors de cet événement marquant, elle exprimera avec passion que, bien plus que de simples diplômés, ils sont en réalité des pionniers dont le rôle transcende l’obtention d’un certificat académique ; ils portent en eux une mission nationale d’une immense importance. Elle soulignera avec conviction qu’ils ne sont pas seulement là pour occuper des postes, mais qu’ils sont appelés à endosser des responsabilités cruciales en tant qu’architectes du Mali Kura, un avenir prometteur pour leur pays. De plus, elle mettra en avant leur devoir envers la nation, les qualifiant de cadres prêts à se battre pour défendre non seulement les terres et les ressources précieuses du Mali, mais également l’avenir de toute une génération. Cette exhortation vise à inspirer en eux un sens profond de l’engagement et de la responsabilité, les encourageant à embrasser leur rôle dans le développement et la prospérité de leur patrie bien-aimée.

Pour Madame la Ministre, ce Master représente avant tout une victoire pour le Mali, une affirmation de sa capacité à concevoir et à mettre en œuvre ses propres solutions. Mesdames et Messieurs, en inaugurant ce Master, a-t-elle déclaré, le Mali réaffirme sa détermination à construire un développement durable fondé sur la souveraineté, la compétence et la responsabilité nationale. L’ambition est limpide : faire de ce programme une référence nationale et régionale, un emblème de dignité et de souveraineté, au service du peuple et des générations futures.

Drissa KEITA

UMOA -TITRES: près de 95 milliards de FCFA dans la caisse de l’État Ivoirien 

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A photograph taken in Abidjan on March 27, 2024, shows CFA franc banknotes checked by a man. The election of anti-system candidate Bassirou Diomaye Faye to the presidency of Senegal has cast further doubt on the future of the CFA franc in West Africa, even if leaving this common currency remains an uncertain economic adventure. (Photo by Issouf SANOGO / AFP)

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique de cette nation dynamique a réalisé une opération significative sur le marché financier de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). En effet, le mardi 27 janvier 2026, il a réussi à encaisser une somme impressionnante de 94,913 milliards de FCFA, suite à son émission d’adjudication simultanée d’obligations assimilables du trésor, dont les durées étaient de 3, 5 et 7 ans.

 Cette opération, qui a été orchestrée en collaboration avec l’établissement UMOA-Titres, démontre la capacité du Trésor à attirer des investisseurs malgré un contexte économique parfois difficile.

L’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant total de 150 milliards de FCFA, témoignant de la volonté d’accompagner le développement économique du pays à travers des investissements judicieusement planifiés. Cependant, il s’est retrouvé confronté à un intérêt encore plus marqué de la part des investisseurs, avec des soumissions globales s’élevant à 262,351 milliards de FCFA. Cela illustre non seulement la confiance des acteurs économiques envers la stabilité financière de la Côte d’Ivoire, mais aussi l’attractivité des instruments financiers proposés. Par conséquent, ce résultat aboutit à un taux de couverture du montant initialement mis en adjudication atteint de manière impressionnante, s’élevant à 174,90%, ce qui témoigne de l’enthousiasme et de l’engagement des investisseurs envers le développement économique de la région.

Le montant des soumissions retenu s’élève à un impressionnant total de 94,913 milliards de FCFA, qui a été exclusivement pris sur les obligations à long terme de 3 et 7 ans, reflétant ainsi un intérêt marqué des investisseurs pour ces instruments financiers spécifiques. En revanche, le montant des soumissions qui ont été rejetées atteint une somme conséquente de 167,43 milliards FCFA, ce qui est significatif et témoigne probablement du niveau élevé de la demande sur ce marché. Ces chiffres entraînent un taux d’absorption de 36,18%, chiffre qui souligne la robustesse des investissements dans ces titres, mais qui met également en lumière l’écart avec les montants qui n’ont pas été retenus.

Les investisseurs dont les soumissions ont été acceptées se retrouveront dans une position favorable, bénéficiant d’un rendement moyen pondéré attractif de 6,32% pour les obligations de 3 ans, tandis que pour celles de 7 ans, le rendement est légèrement inférieur, s’établissant à 6,31%. Cette légère différence met en avant la dynamique des taux d’intérêt dans le cadre des placements à long terme, ce qui peut influencer les décisions d’investissement future des participants sur le marché.

Le Trésor Public ivoirien a pris un engagement formel et déterminé en ce qui concerne le remboursement du capital des obligations émises, prévoyant que ce remboursement sera effectué le premier jour ouvré après les dates d’échéance spécifiquement établies, à savoir le 28 janvier 2029 pour les obligations ayant une durée de 3 ans, et le 28 janvier 2033 pour celles qui s’étendent sur une période de 7 ans.

Notons qu’il est important de noter que les intérêts relatifs à ces obligations seront versés chaque année, calculés sur la base d’un taux d’intérêt attractif de 5,35% pour les obligations à 3 ans, tandis que ceux des obligations à 7 ans bénéficieront d’un taux légèrement plus élevé de 5,85%. Ces paiements d’intérêts commenceront à être effectués à la fin de la première année suivant l’émission des obligations, garantissant ainsi un retour sur investissement régulier et prévisible pour les investisseurs.

Moussa KONÉ

Secteurs miniers : Hilaire Bebian Diarra pour l’application stricte du nouveau code minier

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le président Assimi Goïta a promulgué un décret le 19 janvier 2026, nommant Hilaire Bebian Diarra au poste de commissaire chargé des Activités minières, avec le rang de ministre. Cette nomination constitue une avancée pour l’ancien directeur de la mine ivoirienne de Tongon, qui a quitté Barrick l’année précédente pour devenir conseiller spécial du chef de l’État malien.

Le ministre  Diarra, spécialiste en sciences de la Terre, a dirigé pendant plusieurs années la mine de Tongon, alors propriété de Barrick. Peu avant la cession de cet actif à l’Ivoirien Atlantic Group au dernier trimestre de 2025, le ressortissant malien a intégré le poste de conseiller à la présidence malienne, en pleine controverse entre le groupe minier canadien et les autorités locales concernant Loulo-Gounkoto, la plus grande mine d’or du pays.

Conformément au décret régissant le fonctionnement du commissariat chargé des Activités minières, cette nouvelle entité veillera à l’application rigoureuse des dispositions du Code minier, analysera les rapports d’activités des détenteurs de titres miniers et proposera des stratégies de développement du secteur ainsi que des mesures pour renforcer la transparence. Directement rattachée à la présidence de la République, la création de ce commissariat témoigne d’une certaine emprise de l’actuel chef de l’État malien sur la gestion du secteur minier, étant donné que certaines des attributions de cette nouvelle structure relevaient auparavant du ministère des Mines. Les négociations menées ces derniers mois avec les compagnies minières, portant notamment sur la mise en œuvre du nouveau code minier ou les conséquences d’un audit révélant un manque à gagner de 300 à 600 milliards FCFA (plus de 1 milliard de dollars) pour l’État, ont ainsi été orchestrées depuis le Palais de Koulouba.  Notons qu’en  décembre 2025, les autorités ont annoncé que ces initiatives ont permis de recouvrer 761 milliards FCFA auprès des entreprises. Entre le ministère des Mines, le commissariat chargé des Activités minières et la présidence, la régulation du secteur minier malien englobe un nombre croissant d’acteurs, une situation potentiellement source de confusion pour les investisseurs. Les mois à venir permettront d’évaluer l’efficacité de cette nouvelle répartition des responsabilités.

Daouda Bakary KONÉ

ELECTION DE FEMAT : Mme Sy Aminata Makou TRAORE, le Choix du renouveau sportif et de  la rupture

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les élections de la Fédération Malienne de Taekwondo se préparent avec force et détermination, marquant un tournant important pour les acteurs de ce sport dynamique. Dans cette ambiance conviviale et chargée d’énergie positive, marquée par des discussions passionnées et des échanges constructifs autour des objectifs futurs de la fédération, Mme Sy Alinata Makou TRAORE,  une femme audacieuse et résolue a décidé de se porter candidate, non seulement pour satisfaire les exigences sportives qui régissent cette discipline et promouvoir l’excellence à tous les niveaux, mais aussi pour jouer un rôle clé dans le renforcement de la bonne gouvernance au sein de cette fédération sportive.

En plus de son engagement exceptionnel et de sa vision unique, Sy Aminata Makou Traoré se distingue véritablement comme une athlète d’exception, dont le parcours est impressionné par une formation académique solide, ayant obtenu un Master 2 prestigieux à l’Institut Africain de Management de Bamako, avec une spécialisation en Audit et Contrôle de Gestion. Sa maîtrise et son expertise dans son sport sont également symbolisées par sa Ceinture noire 4ème Dan international, un honneur qui ne laisse aucun doute sur ses compétences techniques et son dévouement. Sa carrière sportive est jalonnée de moments de gloire, ayant su briller avec éclat dans des compétitions de haut niveau, étant couronnée Championne des Jeux Africains, Vice-championne du monde francophone, tout en ayant été honorée par la Médaille du Mérite National Sportif du Mali. Ces distinctions prestigieuses, qui témoignent de son talent exceptionnel, illustrent également la passion indéfectible qu’elle éprouve pour le sport ainsi que son engagement envers son pays. Actuellement, elle se présente avec assurance comme une candidate sérieuse pour prendre la présidence d’une fédération sportive, une candidature qui est perçue par ses soutiens comme un acte de responsabilité réfléchi et nécessaire, visant à propulser le développement du sport au Mali vers de nouveaux sommets. Selon de nombreux observateurs et experts évoluant dans les milieux sportifs, le choix de Mme Sy Aminata TRAORÉ est considéré non seulement judicieux mais également essentiel pour le renforcement de la gestion sportive et la promotion de la jeunesse dans le pays. Elle est sans doute, le choix de la rupture et du renouveau sportif au sein de cette fédération malienne de Taekwondo.

Mme Sy Aminata Makou TRAORE, avec son expertise et sa vision claire, est désormais perçue comme la candidate du renouveau et de la bonne gouvernance, représentant un véritable souffle nouveau pour l’institution. « J’ai fait acte de candidature ce jour à la présidence de la Fédération Malienne de Taekwondo conformément aux statuts et règlements en vigueur, une démarche qui témoigne de mon engagement envers cet sport que je chéris profondément. Cette initiative est motivée par une volonté claire et sans équivoque : renforcer la bonne gouvernance, structurer durablement la discipline et créer un environnement propice aux performances qui mènent à l’excellence sportive. Le taekwondo malien, avec ses athlètes talentueux et passionnés, dispose d’un potentiel important qui ne demande qu’à être exploité. Il mérite une fédération organisée, crédible et orientée vers les résultats, capable de porter les aspirations de ses membres et de faire briller le Mali sur la scène internationale. J’ai la ferme conviction que, ensemble, nous pouvons réaliser de grandes choses pour l’avenir de notre sport, » a déclaré avec passion Sy Aminata Makou Traoré, candidate à la présidence de la Fédération Malienne de Taekwondo, soulignant ainsi l’importance de cette élection pour l’avenir du taekwondo malien.

Aujourd’hui, Sy Aminata Makou TRAORE se distingue comme une véritable icône dans le paysage sportif malien, un symbole éclatant de réussite et de détermination qui inspire de nombreux athlètes en herbe et passionnés de sport à travers tout le pays. Depuis l’annonce éclair de sa candidature, elle a fait preuve d’une ambition claire et ambitieuse en dévoilant avec enthousiasme sa vision pour un avenir radieux du sport malien, une vision qu’elle a articulée autour d’axes majeurs destinés à apporter un changement significatif et durable dans le domaine sportif. Elle a affirmé avec conviction, sa voix forte résonnant avec détermination : « Ma vision repose sur trois axes fondamentaux : une gouvernance transparente et responsable, le développement structuré des clubs et des ligues, ainsi que la promotion de l’excellence sportive. » Cette déclaration n’est pas simplement une promesse, mais un engagement sincère envers l’évolution du paysage sportif du Mali. En effet, elle est persuadée que c’est par le biais d’une méthode rigoureuse, d’une expertise pointue et d’un travail collectif acharné que le taekwondo malien pourra véritablement progresser et atteindre des sommets inexplorés. Son approche pragmatique et ses aspirations ambitieuses visent à stimuler non seulement le développement de nouveaux talents, mais aussi à renforcer les fondations mêmes du sport dans le pays, garantissant ainsi un avenir radieux et prometteur pour les générations à venir.

Pour lui, le « taekwondo malien entre à une étape importante de son évolution, marquée par des transformations significatives et une dynamique nouvelle qui pourraient véritablement contribuer à son essor ». Avec une vision claire, une gouvernance responsable et l’engagement de tous, sans exception, nous pouvons construire une fédération forte et respectée, capable de rivaliser sur la scène internationale et d’inspirer les jeunes athlètes à poursuivre leurs rêves. A cet égard, elle a exprimé, via une publication sur sa page Facebook qui a suscité l’intérêt et l’enthousiasme des passionnés de ce sport, que « je suis prête à assumer cette responsabilité, consciente des défis mais également des opportunités qui se présentent à nous, et je m’engage à servir le taekwondo malien avec rigueur, disponibilité et sens de l’intérêt général, veillant ainsi à ce que chaque décision prise soit dans le meilleur intérêt de notre communauté sportive. ».

Depuis l’annonce de sa candidature, elle continue de bénéficier du soutien indéfectible de ses proches et de ses partisans en ligne. Selon Nana TOURÉ, l’une de ses collègues, « Ta décision de briguer la présidence de la Fédération Malienne de Taekwondo témoigne de ton leadership et de ta vision. Je suis convaincue de ta capacité à promouvoir les valeurs de ce sport et à fédérer autour de toi. Tu peux compter sur mon soutien et mes encouragements à chaque étape. » « Je tiens à exprimer publiquement mon soutien à Makou Sy pour sa candidature à la présidence de la Fédération Malienne de Taekwondo (FEMAT). À 35 ans, Makou Sy représente une nouvelle génération de dirigeants sportifs : formée, structurée, ambitieuse et axée sur la performance », réaffirme Monsieur Sidibé, internaute. Selon lui, « son profil répond parfaitement aux exigences modernes de gouvernance, de planification et de résultats, en adéquation avec les standards internationaux de la World Taekwondo. »

Notons que dans l’univers du Taekwondo mondial, les nations qui avancent de manière pérenne sont celles qui placent leur confiance dans la compétence, la vision et la rigueur, sans tenir compte de l’âge. La candidature de Makou Sy s’inscrit indéniablement dans cette dynamique. Soutenir Makou Sy, c’est appuyer : une gouvernance novatrice, une ambition sportive bien définie, et un Taekwondo malien plus efficace et mieux organisé.

Daouda Bakary KONE

Source: Journal, Le Mali Emergent