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Fintech : Wave, Visa et Ecobank Sénégal lancent carte Visa Virtuelle de paiement au Sénégal 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- L’opérateur de services financiers numériques, connu sous le nom de Wave, a annoncé avec beaucoup d’enthousiasme le lancement officiel de sa carte virtuelle de paiement au Sénégal, un projet réalisé en collaboration avec les géants du secteur bancaire et financier, à savoir Visa et Ecobank Sénégal.

 Cette nouvelle carte révolutionnaire est directement intégrée à l’application mobile conviviale de Wave, permettant ainsi aux utilisateurs de bénéficier d’une expérience de paiement fluide et intuitive, tout en leur offrant la possibilité d’effectuer des paiements en ligne sans avoir besoin d’une carte physique qui pourrait facilement être égarée ou compromise.

Concrètement, les détenteurs de comptes Wave, qui apprécient la modernité et l’efficacité de la technologie, peuvent désormais réaliser une multitude d’achats sur divers types de plateformes, allant des sites de e-commerce aux services d’abonnement, en passant par les plateformes de billetterie et de streaming. 

Grâce à cette carte virtuelle, adossée à leur solde mobile, les utilisateurs peuvent gérer leurs dépenses de manière encore plus efficace, tout en profitant d’une solution de paiement qui entend offrir une expérience non seulement simple, mais aussi rapide et résolument sécurisée. Cette innovation témoigne de l’engagement de Wave à faciliter les transactions financières pour ses clients et à promouvoir l’inclusion financière au Sénégal.

Le lancement de ce nouveau service fait suite à une phase pilote soigneusement menée en Côte d’Ivoire et au Sénégal, qui a été jugée concluante par l’entreprise après une analyse approfondie des résultats et des retours des participants. Cette initiative s’inscrit dans une volonté manifeste de la part de l’entreprise d’améliorer et de faciliter l’accès aux services financiers numériques pour une population qui est souvent peu ou pas bancarisée, offrant ainsi une opportunité significative d’inclusion financière.

 Pour atteindre cet objectif ambitieux, l’entreprise s’appuie sur l’infrastructure existante de paiement mobile de Wave, qui a déjà fait ses preuves en offrant des solutions pratiques et efficaces. 

Notons que ce développement marque une étape importante dans le soutien aux communautés locales, en leur permettant de bénéficier de services financiers modernes et faciles d’accès, contribuant ainsi à une meilleure intégration des systèmes financiers dans la vie quotidienne des individus et des petites entreprises.

Mali: la réaffirmation de l’autorité de la Cour de Justice de l’UEMOA aux yeux du monde

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Cour de justice de l’UEMOA a réaffirmé son autorité au sein de l’Union, quatre ans après l’instauration des sanctions économiques et financières imposées au Mali, suite au coup d’État militaire du 18 août 2020, qui a entraîné le renversement de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta. Un tournant majeur vient de se produire.

 En effet, la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a récemment tranché en faveur de Bamako. Dans un arrêt rendu ce 28 janvier et diffusé au public le lendemain, soit le 29 janvier, la juridiction communautaire a reconnu l’illégalité des mesures adoptées entre janvier et juillet 2022. 

À cette époque, l’UEMOA, en solidarité avec la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), avait pris des décisions strictes visant à contraindre la junte militaire à établir un calendrier électoral qui puisse être considéré comme crédible et acceptable. Ces décisions ont entraîné des conséquences dramatiques pour le pays, avec la fermeture des frontières, le gel des avoirs et une suspension des échanges commerciaux et financiers qui ont profondément affecté l’économie malienne. Ces sanctions ont non seulement alourdi le fardeau économique sur les citoyens maliens, mais elles ont également engendré une vive contestation populaire, avec de nombreuses manifestations exprimant le désaccord des Malien(ne)s face à des mesures jugées injustes et contre-productives.

 D’un autre côté, estimant que ces sanctions étaient « illégales », le Mali avait décidé de saisir dès février 2022 la Cour de justice de l’UEMOA dans l’espoir de voir la situation révisée et d’obtenir une annulation de ces mesures restrictives étouffant l’économie nationale. Au cœur de la décision émise par la Cour se trouve une distinction fondamentale, qui mérite d’être mise en lumière, entre les missions spécifiques de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et celles de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

 « La CEDEAO et l’UEMOA constituent deux ordres juridictionnels différents », rappelle avec clarté maître Mamadou Ismaïla Konaté, ancien ministre malien de la Justice, mettant ainsi en avant la nécessité d’une compréhension nuancée des rôles respectifs de ces deux entités supranationales. Selon son point de vue, les décisions rendues par la CEDEAO sont principalement orientées vers la promotion et le renforcement de la gouvernance démocratique au sein de ses États membres, ce qui contraste radicalement avec la vocation de l’UEMOA, qui se concentre strictement sur des objectifs économiques et monétaires.

« L’UEMOA n’est pas une organisation politique », souligne l’avocat, qui demeure pourtant critique à l’égard des militaires actuellement au pouvoir dans certains pays de la région. Ainsi, la Cour n’a fait que rappeler cette limite institutionnelle, considérant que l’alignement automatique de l’UEMOA sur les décisions formulées par la CEDEAO, qui pourraient être perçues comme politiquement motivées, était dépourvu de tout fondement juridique solide. Cette analyse et cette interprétation des rôles respectifs des deux institutions sont partagées par plusieurs observateurs, renforçant l’idée que chacune a ses prérogatives bien définies. 

Pour Julien Antouly, maître de conférences en droit public à l’université de Rouen, la portée de l’arrêt est d’autant plus significative que « la Cour ne s’est pas limitée à des affirmations vagues, mais a clairement établi les contours de l’interaction entre ces deux entités, éclairant ainsi les chemins du droit public africain contemporain. »

Sur le plan strictement juridique, la décision rendu par la Cour ne débouche toutefois sur aucune réparation financière tangible ou compensatoire pour les parties concernées. En effet, il est important de souligner que les sanctions économiques qui avaient été mises en place à l’encontre de certains pays avaient été levées dès juillet 2022, permettant ainsi un retour à une certaine normalité économique. 

De plus, la suspension des organes de décision de l’UEMOA, qui avait suivi cette période, a été également levée un an plus tard, témoignant d’une volonté de rétablir des relations harmonieuses au sein de l’organisation. La Cour a précisé que l’annulation dont il est question ne produit d’effet qu’à compter de la date de son arrêt, ce qui ferme ainsi la voie à toute demande de dédommagement pour le préjudice généralement subi par les pays concernés durant cette période d’instabilité.

Cependant, pour les autorités de transition, le véritable gain réside avant tout sur le plan politique. Rarement, une décision adoptée à l’unanimité par les Chefs d’État d’une organisation régionale a été ainsi désavouée par une juridiction communautaire, ce qui soulève des questions sur l’autorité même de ces décisions et sur les dynamiques de pouvoir en œuvre. « Ce n’est pas favorable à la conférence des Chefs d’État et de gouvernement », concède un cadre de l’UEMOA, faisant référence à l’impact négatif que cela pourrait avoir sur l’image et la crédibilité des dirigeants régionaux. Toutefois, il poursuit en affirmant que cette situation démontre en fin de compte l’indépendance de la Cour à dire le droit, ce qui pourrait, à long terme, renforcer la confiance des citoyens dans le système judiciaire et promouvoir une plus grande transparence au sein de l’organisation.

 Au-delà du cas malien, cet arrêt pourrait établir une jurisprudence significative qui pourrait influencer des décisions futures dans des situations similaires. Le Niger, qui a déposé une requête similaire en août 2023 à la suite des sanctions sévères qui ont été imposées comme conséquence directe du coup d’État de juillet 2023, est actuellement dans l’attente d’une décision cruciale de la Cour, qui pourrait avoir de vastes implications sur la gouvernance et la stabilité régionale. « Cet arrêt montre que la stratégie peut porter ses fruits », analyse Julien Antouly, soulignant l’importance de la lutte juridique dans un contexte aussi délicat. Cependant, il est important de noter que le contexte régional a profondément évolué au fil des mois.

Notons que le Mali a pris la décision de quitter la CEDEAO, affectant ainsi les dynamiques de coopération et de sécurité en janvier 2024, en même temps que le Burkina Faso et le Niger, ce qui pourrait avoir des répercussions considérables sur les relations interétatiques et sur la manière dont ces pays se regroupent face aux défis politiques et sécuritaires qui les menacent.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Ghana, l’État signe un accord de subvention d’environ 12,83 millions de dollars 

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(CROISSANCE AFRIQUE-Au Ghana, un développement significatif a vu le jour alors que l’État a procédé à la signature d’un accord de subvention très attendu, d’un montant impressionnant de 12,83 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 7 milliards de FCFA.

Cet accord, scellé avec la Banque africaine de développement (BAD), est destiné à financer minutieusement les études de faisabilité relatives à des projets d’infrastructure essentiels qui sont jugés à fort impact économique et social pour le pays.

 L’accord a été paraphé le 29 janvier, témoignant d’une volonté politique de soutien aux initiatives de développement, et vise clairement à consolider la maturité technique et environnementale des projets stratégiques identifiés dans des secteurs clés tels que les transports urbains, le commerce et l’agro-industrie. L’objectif principal est de garantir un démarrage rapide et efficace des travaux de construction, ce qui est crucial pour le développement économique et l’amélioration des conditions de vie des citoyens ghanéens.

Parmi les projets phares qui émergent de cette initiative ambitieuse, on ne peut ignorer la construction d’un échangeur sophistiqué, qui sera érigé à proximité de l’hôpital militaire n°37, situé à Accra. Ce dernier constitue un nœud de circulation critique dans la capitale ghanéenne, où les embouteillages sont monnaie courante et où le trafic peut rapidement devenir un véritable cauchemar pour les usagers. Une telle infrastructure devrait jouer un rôle déterminant dans la fluidification du trafic, ce qui, à son tour, contribuera à réduire considérablement les coûts de transport et, par conséquent, à améliorer la productivité urbaine dans l’une des zones les plus congestionnées et économiquement dynamiques du pays. En somme, cette initiative représente une avancée majeure dans les efforts du Ghana pour moderniser ses infrastructures et stimuler le développement économique durable, au bénéfice de tous ses citoyens.

La subvention accordée par la Banque Africaine de Développement (BAD) jouera un rôle fondamental et positif dans le soutien à des études approfondies de rénovation de plusieurs marchés emblématiques qui sont essentiels au tissu économique du pays, notamment Agbogbloshie, Techiman, Sekondi, et Mankessim. Ces projets ambitieux ne se limitent pas simplement à la modernisation des infrastructures commerciales, mais ils sont également conçus pour transformer et améliorer significativement les conditions de travail des commerçants, leur offrant ainsi des espaces plus sécurisés et adaptés à leurs activités. En renforçant le rôle vital des marchés comme véritables pôles de dynamisation de l’économie locale, ces initiatives visent à stimuler particulièrement les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que l’économie informelle, qui constituent souvent des sources cruciales de revenus et d’emplois pour de nombreuses familles. Cela contribuera également à promouvoir un environnement commercial plus inclusif et durable, en favorisant les échanges et en encourageant l’esprit d’entreprise au sein des communautés.

Un autre volet stratégique de l’accord, qui revêt une importance significative, est le financement des études de faisabilité visant à la création de Zones agro-industrielles spéciales (ZAS) dans les vastes et fertiles plaines d’Afram, ainsi qu’à Nsawam et à Builsa. Ces plateformes, qui sont conçues pour être des catalyseurs du développement économique, s’inscrivent résolument dans la volonté des autorités locales de stimuler l’agro-transformation, un secteur essentiel pour améliorer la productivité agricole et la qualité des produits. L’objectif est également de réduire les pertes post-récolte qui pèsent lourdement sur les agriculteurs et les communautés, tout en créant des emplois durables, en particulier pour les jeunes et les populations rurales qui sont souvent marginalisées. Afin de garantir le succès de ces projets ambitieux, les études de faisabilité couvriront l’ensemble des aspects techniques nécessaires à la bancabilité des projets, incluant des plans d’ingénierie détaillés qui décriront les infrastructures requises, des estimations de coûts soigneusement élaborées qui tiendront compte des variabilités économiques, ainsi que des évaluations d’impact environnemental et social. Ces évaluations sont essentielles pour s’assurer que le développement s’effectue selon des normes internationales strictes, ce qui permettra de maximiser les bénéfices tout en minimisant les effets négatifs sur les écosystèmes locaux et sur les communautés existantes.

Cette subvention s’inscrit dans le cadre ambitieux du programme « Big Push », un plan d’infrastructures colossal d’une valeur de 10 milliards de dollars, lancé par le gouvernement ghanéen avec l’objectif stratégique de moderniser de manière significative l’économie du pays d’ici l’année 2027. Ce programme, qui accorde une importance particulière à la réhabilitation et à l’amélioration des réseaux routiers, prévoit une allocation substantielle de 2,8 milliards de dollars pour l’année 2026, afin d’assurer un transit efficace et fluide à travers le pays. Son financement provient principalement des revenus générés par l’exportation de ressources naturelles telles que le pétrole et les minerais. Ce projet vise non seulement à stimuler la croissance économique, mais également à créer un nombre considérable d’emplois, ce qui est essentiel pour le développement socio-économique du Ghana. De plus, il s’efforce de désenclaver les zones rurales, permettant ainsi un accès amélioré aux marchés et aux services essentiels pour les populations vivant en dehors des centres urbains.

Notons que dans une démarche proactive, les autorités à Accra parient sur la réalisation d’études de faisabilité rigoureuses en amont pour s’assurer de la viabilité et de l’efficacité des projets envisagés. Cette approche méticuleuse vise à sécuriser l’exécution des différents projets prévus, tout en attirant des investissseurs locaux et internationaux prêts à contribuer à cette transformation historique de l’infrastructure ghanéenne.

Zangouna KONÉ 

Au Nigeria, le taux d’utilisation du gaz en hausse de 92% à 204 de pieds cubes en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, bien que le pays affiche un taux d’utilisation du gaz supérieur à 92 %, il est alarmant de constater que, tout au long de l’année 2025, ce pays a brûlé près de 203,9 milliards de pieds cubes standard (SFC) de gaz naturel, une opération qui ne peut être négligée ni sous-estimée.

 Ce volume colossal de gaz flammé, jugé préoccupant par la Commission nigériane de réglementation du secteur pétrolier en amont (NUPRC), soulève de nombreuses inquiétudes, tant sur le plan économique, où il représente une perte financière significative pour le pays et ses ressources, que sur celui de l’environnement, où son impact pourrait s’avérer désastreux. En effet, la pratique du torchage, qui est malheureusement devenue courante dans le secteur pétrolier, consiste à brûler le gaz associé au pétrole lorsque le manque d’infrastructures adéquates empêche son stockage rationnel ou son transport vers les marchés. Cette combustion, qui est souvent visible de très loin à travers les flambeaux de gaz qui s’échappent des têtes de puits, s’accompagne d’émissions polluantes qui nuisent gravement à la qualité de l’air et à la santé des populations locales. En outre, cette situation représente non seulement une opportunité manquée de valoriser cette ressource énergétique précieuse, mais également un défi majeur qui nécessite des mesures urgentes et des solutions durables pour une gestion responsable et efficace des ressources naturelles du Nigeria.

D’après le rapport détaillé de l’année 2025 concernant l’état de la production de gaz, publié par la Commission nationale de réglementation des ressources pétrolières du Nigéria (NUPRC), il en ressort que le gaz torché, qui est un aspect très problématique de l’extraction du gaz naturel, a représenté un pourcentage de 7,54% de la production totale du pays. Sur une production globale impressionnante de 2,71 milliards de pieds cubes standard, le Nigéria a réussi à extraire environ 1,46 milliard de SCF de gaz associé, qui est souvent le résultat d’extractions de pétrole, et 1,25 milliard de SCF de gaz non associé, représentant ainsi une ressource précieuse en dehors du processus de production pétrolière. Cependant, malgré les progrès notables réalisés dans la valorisation du gaz par des initiatives énergétiques et environnementales, le niveau absolu de torchage, qui reflette la flamme souvent gaspillée du gaz, reste extrêmement élevé et, alarmant, s’inscrit même dans une tendance à la hausse par rapport à l’année précédente, 2024.

Pour mieux comprendre l’ampleur de cette production, il est crucial de considérer que, dans le détail, pas moins de 776,6 milliards de SCF ont été consommés pour les opérations sur le terrain, attestant de l’intensité des activités industrielles, tandis que 780,6 milliards de SCF ont été alloués à l’alimentation du marché intérieur, ce qui témoigne de l’importance du gaz pour les besoins domestiques et commerciaux au Nigéria. En outre, 942,7 milliards de SCF ont été exportés, principalement sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL), ce qui souligne la position du Nigéria sur le marché international du gaz et la valeur stratégique de cette ressource pour l’économie nigériane. Ces chiffres illustrent non seulement une intégration croissante du gaz dans l’économie nigériane, mais également son rôle crucial tant pour la consommation sur le plan domestique que pour les recettes d’exportation, ce qui renforce l’importance d’une gestion responsable et durable de cette ressource.

Cependant, parallèlement, le volume de gaz brûlé par torchage a augmenté, passant de 192,9 milliards de pieds cubes standards (SCF) en 2024 à 203,9 milliards de SCF en 2025, marquant ainsi une hausse de 5,7 %, malgré les mesures réglementaires instaurées pour endiguer cette pratique. Les volumes mensuels ont fluctué entre 15 et 18 milliards de SCF, avec des pics notables en janvier (18,7 milliards de SCF) et en juillet (18,3 milliards de SCF). La performance la plus alarmante a été observée en septembre, lorsque le taux de torchage a atteint 9,05 %.

D’après la NUPRC, le torchage est essentiellement dû à la production de gaz associé, issue des activités pétrolières. Ce type de gaz est particulièrement sujet au torchage en raison de limitations infrastructurelles, d’une capacité d’évacuation restreinte et d’un accès parfois inadéquat aux marchés de valorisation. À l’opposé, le gaz non associé engendre beaucoup moins de torchage, profitant d’infrastructures plus adaptées aux exigences du marché et de chaînes de valeur plus évoluées.

Les conséquences du torchage sont considérables. Sur le plan économique, le gaz brûlé à la torchère représente un manque à gagner significatif pour le pays, dans un contexte où le Nigéria cherche à maximiser ses revenus énergétiques et à favoriser sa transition vers une économie plus diversifiée. Sur le plan environnemental, cette pratique contribue aux émissions de gaz à effet de serre, à la dégradation des écosystèmes et engendre des impacts sanitaires notables pour les communautés vivant à proximité des sites de production. Consciente de ces enjeux, la NUPRC a intensifié ses actions à travers des initiatives telles que le programme FRAME (Flaring Reduction and Methane Elimination), qui vise à diminuer le torchage et à promouvoir une utilisation plus efficiente du gaz, notamment pour la production d’électricité, l’industrialisation et l’exportation.

Les implications du torchage sont lourdes. Sur le plan économique, le gaz brûlé à la torchère représente un manque à gagner substantiel pour le pays, dans un contexte où le Nigéria cherche à maximiser ses revenus énergétiques et à soutenir sa transition vers une économie plus diversifiée. 

Sur le plan environnemental, cette pratique contribue aux émissions de gaz et à soutenir sa transition vers une économie plus diversifiée. Sur le plan environnemental, cette pratique contribue aux émissions de gaz à effet de serre, à la dégradation des écosystèmes et à des impacts sanitaires notables pour les communautés riveraines des sites de production. Consciente de ces enjeux, la NUPRC a intensifié ses actions à travers des initiatives telles que le programme FRAME (Flaring Reduction and Methane Elimination), qui vise à réduire le torchage et à promouvoir une utilisation plus efficiente du gaz, notamment pour la production d’électricité, l’industrialisation et l’exportation.

Les experts s’accordent unanimement sur la nécessité urgente d’accélérer de manière significative les investissements dans les infrastructures gazières, afin de répondre aux défis croissants auxquels le secteur fait face. Il est également crucial de renforcer les incitations économiques pour encourager la valorisation du gaz associé, dont le potentiel inexploité pourrait générer d’importants bénéfices économiques et environnementaux. De plus, il est impératif de mieux aligner la production de gaz sur les capacités d’absorption du marché, afin d’éviter les déséquilibres qui pourraient nuire à la stabilité du secteur. 

Notons qu’en fin d’année 2025, le Nigéria, par l’intermédiaire de la NNPC, la compagnie pétrolière publique, a réussi à conclure des accords stratégiques avec diverses entreprises privées spécialisées dans la valorisation du gaz. Ces partenariats visent à récupérer le gaz qui, jusqu’à présent, était brûlé dans les champs pétroliers, entraînant une perte considérable de ressources précieuses et contribuant à la pollution environnementale.

Korotpumou Sylla

Promotion des Investissements : plus de 18 000 entreprises créées au Mali en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un contexte économique en pleine évolution et en réponse à la nécessité cruciale de stimuler l’entrepreneuriat local pour favoriser le développement durable et l’autosuffisance, l’Agence pour la Promotion des Investissements a dévoilé des chiffres impressionnants et encourageants concernant la création d’entreprises pour l’année 2025.

 En effet, elle a annoncé la création de pas moins de 18 314 nouvelles entreprises, un chiffre qui témoigne d’une dynamique entrepreneuriale florissante, d’une innovation sans précédent, et d’une volonté manifeste des entrepreneurs maliens d’explorer de nouveaux marchés et d’apporter des solutions créatives aux défis économiques actuels dans le pays. 

Ce développement témoigne non seulement de l’engagement des autorités à soutenir et à faciliter la création de nouvelles structures, mais également d’une prise de conscience croissante au sein de la population de l’importance de l’entrepreneuriat comme moteur de croissance et de prospérité économique.

 De plus, il est à noter que 90 % de ces entreprises sont fièrement détenues par des capitaux maliens, illustrant ainsi l’engagement des Maliens à investir dans leur propre économie et à soutenir la croissance nationale. Cette importante réalisation n’aurait pas été possible sans la vision stratégique et le leadership éclairé d’Ibrahim Ahamadou TOURÉ, l’actuel directeur général de l’agence, qui a su mobiliser les ressources et les talents nécessaires pour faire de ce projet une réalité tangible et prometteuse pour l’avenir économique du Mali.

En 2025, le Mali poursuit résolument sa trajectoire de développement, un processus ambitieux qui s’inscrit dans une dynamique de transformation économique et sociale profondément souhaitée par la population malienne et soutenue par ses partenaires internationaux variés, allant des ONG aux institutions financières mondiales.

 L’Agence pour la Promotion des Investissements au Mali (API-Mali) confirme avec enthousiasme la vitalité de l’entrepreneuriat national, un secteur en pleine effervescence qui semble se renouveler sans cesse, majoritairement porté par des capitaux maliens. Ce phénomène économique témoigne d’un sens accru de la résilience et de l’innovation parmi les entrepreneurs locaux, qui, malgré un contexte parfois difficile, ne cessent de rivaliser d’ingéniosité et de créativité. 

Par ailleurs, ces acteurs économiques, face à des défis variés tels que l’accès au financement et la concurrence internationale, démontrent une capacité d’adaptation remarquable, en ajustant leurs stratégies pour surmonter les obstacles tout en s’engageant sans faille à contribuer au bien-être de leur pays. Leur travail acharné se matérialise par la création d’emplois significatifs, la génération de richesses qui profitent à l’ensemble de la société et le stimulation d’une croissance qui augure de meilleurs lendemains pour toutes les couches de la population.

Cette évolution significative, qui représente un tournant majeur dans la perception collective au sein de la société malienne, traduit avec une clarté indéniable non seulement la profonde confiance des citoyens dans le potentiel indéniable de leur économie, en pleine renaissance après des périodes difficiles, mais met également en lumière l’impact concret et tangible résultant de l’action déterminée et soutenue de l’API-Mali. 

Cette initiative, lancée avec un grand sérieux et un engagement sans relâche, œuvre inlassablement en faveur d’un Mali prospère et souverain, résolument engagé sur la voie de l’émergence sur le plan économique et social. Dans ce contexte dynamique et en constante évolution, il est particulièrement évident que les efforts déployés par cette organisation pour renforcer les infrastructures essentielles, stimuler de manière significative les investissements à tous les niveaux et favoriser l’inclusion sociale de populations autrefois marginalisées portent enfin leurs fruits.

Notons que cela permet ainsi aux citoyens, de tous horizons, de croire avec ferveur en un avenir meilleur et d’entrevoir avec un optimisme renouvelé les perspectives économiques qui se dessinent devant eux, promettant des jours de prospérité et de succès pour l’ensemble de la nation.

Daouda Bakary KONÉ 

L’AFRIQUE QUI FORME POUR LES AUTRES : « PLAIDOYER POUR UNE ÉCONOMIE DE RÉFLEXE »

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Depuis des décennies, l’Afrique investit massivement dans la formation. Des centaines de millions, parfois des milliards de dollars, sont consacrés chaque année à former des jeunes, des cadres, des techniciens. Pourtant, le chômage persiste, le sous-emploi s’aggrave, et une partie importante de cette jeunesse finit par chercher son avenir ailleurs, parfois au péril de sa vie.


Une question simple s’impose alors : pourquoi formons-nous ? Et pour qui ?


C’est à partir de cette interrogation fondamentale que s’inscrit le concept d’économie de réflexe que nous avons lancé il y a quelques semaines déjà, et qui s’inscrit dans une série de réflexions visant à repenser nos choix économiques à partir de nos réalités propres. L’économie de réflexe repose sur une idée simple : avant d’agir, réfléchir. Avant d’investir, interroger l’utilité réelle. Avant de copier, analyser nos besoins concrets.


L’ÉCONOMIE DE RÉFLEXE : CHANGER DE LOGICIEL


L’Afrique s’est progressivement enfermée dans une logique de mimétisme. On reproduit des modèles venus d’ailleurs, on applique des recettes standardisées, souvent sans lien avec les réalités économiques locales. La formation est devenue un dogme : former toujours plus, former partout, former sans se poser la question de l’impact réel.
Pourtant, l’économie de réflexe propose une rupture. Elle invite à partir des besoins quotidiens des populations, des contraintes locales, des capacités d’absorption des économies africaines. Former ne doit plus être une fin en soi, mais un moyen strictement orienté vers la création de valeur, l’utilité sociale et l’emploi réel.
Former sans débouchés, c’est organiser un transfert silencieux de compétences vers l’extérieur. C’est former pour les autres.


LE FÉTICHISME DE LA FORMATION ET LE GASPILLAGE DES RESSOURCES


À l’échelle du continent, des centaines de millions de dollars sont engloutis dans des programmes de formation souvent mal ciblés. Des séminaires coûteux sont organisés dans des cadres luxueux ou des stations balnéaires, alors même que les États africains disposent de centres publics adaptés, spécialement conçus pour accueillir ce type d’activités.


Ces dépenses interrogent. Quelle valeur économique créée ? Combien d’emplois générés ? Quelle amélioration mesurable des services ou de la productivité ? L’économie de réflexe impose cette exigence : chaque dollar dépensé doit produire un impact tangible.


Dans un contexte de ressources financières limitées, l’argent public ne peut plus être dilapidé dans des formations sans débouchés clairs, ni dans des domaines où l’expertise locale est déjà largement disponible. Ces ressources gagneraient à être réorientées vers le renforcement de l’économie réelle, notamment le secteur informel, qui demeure l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois sur le continent.


EMPLOYABILITÉ, ÉTHIQUE ET CRÉATION DE VALEUR


L’économie de réflexe rappelle une vérité souvent occultée : l’employabilité ne repose pas uniquement sur les compétences techniques. L’éthique, la rigueur et la culture du travail en sont des piliers essentiels. L’Afrique ne manque pas de compétences. Depuis les indépendances, des générations entières ont été bien formées, en Afrique comme à l’étranger.


Le véritable déficit est ailleurs. Il est moral. Le rapport au bien public, à la responsabilité et à la loyauté constitue un frein majeur au développement. Former des ingénieurs, des cadres ou des experts sans conscience civique, c’est bâtir des édifices sur du sable.


Par ailleurs, il serait souvent plus rentable de mobiliser les compétences existantes que de former davantage. La diaspora africaine, les experts locaux, la coopération Sud-Sud représentent un capital humain considérable, encore insuffisamment exploité. L’économie de réflexe privilégie l’optimisation avant l’investissement, la mobilisation avant la dépense.
Il est temps de changer de logiciel.


Former, oui. Mais former utile.
Former pour créer de la valeur.
Former pour répondre à des besoins réels.
L’Afrique n’a pas besoin de former plus.
Elle a besoin de réfléchir mieux.


Magaye GAYE
Économiste international
Ancien cadre de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD)

Groenland: L’humeur prédatrice de Trump

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La tentative du président américain Donald Trump de «s’emparer» du Groenland constitue une tentative néocoloniale de la part d’un «shérif» mondial qui ne respecte manifestement pas la souveraineté nationale et les droits fondamentaux de l’île.


Des manifestations ont donc eu lieu à Nuuk, la capitale – les plus importantes de l’histoire du Groenland – et à Copenhague, avec des slogans tels que «Le Groenland n’est pas à vendre» et «Le Groenland appartient aux Groenlandais», soulignant ainsi la volonté d’autodétermination. Parallèlement, les sondages montrent qu’environ 85% des Groenlandais rejettent la perspective d’un rattachement aux États-Unis.

Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, âgé de 34 ans, a par ailleurs qualifié ces pressions d’«irrespectueuses» et a appelé à la fin des menaces et des discours d’annexion «entre amis». La Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, s’exprimant au Parlement le mardi 20 janvier 2026, a déclaré : « Nous traversons une période sombre» et a précisé que «le Danemark ne peut négocier sa souveraineté, son identité, ses frontières et sa démocratie».


Le revirement ultérieur du président américain Donald Trump concernant son projet d’occuper le Groenland par la force militaire et l’annulation des droits de douane supplémentaires imposés à huit États membres européens de l’OTAN qui s’opposaient à son projet d’acquisition de l’île sont phénoménaux, car ses dispositions agressives et conquérantes n’ont en réalité pas diminué du tout, tandis que la «fracture» au sein de l’axe euro-atlantique s’est approfondie, mettant à l’épreuve la cohésion du monde occidental.


Mais voyons quelles sont les données concernant le Groenland et pourquoi cette île est si importante. Le Groenland est la plus grande île de notre planète, avec une superficie de 2 166 086 kilomètres carrés. L’Australie, bien que plus vaste, est considérée comme un continent et non une île. Le Groenland est actuellement une île autonome et membre du Royaume du Danemark, lequel est membre de l’OTAN et allié des États-Unis depuis 1721.
Le Groenland était une colonie danoise jusqu’en 1953. Depuis, il est un comté du Danemark. Il est autonome depuis 1979 et, en 2009, il s’est vu octroyer une autonomie encore plus grande, avec le droit d’exploiter ses ressources naturelles, une mesure que beaucoup ont perçue comme prélude à une indépendance totale.


Le chef de l’État est le roi Frédéric X du Danemark (depuis le 14 janvier 2024), représenté par un haut-commissaire. Le chef du gouvernement est le Premier ministre, élu par le Parlement. Le gouvernement est également élu par le Parlement, appelé Landstinget. Les 31 membres du Parlement sont élus par le peuple au scrutin proportionnel simple dans des circonscriptions plurinominales et leur mandat dure 4 ans. Toute personne âgée de 18 ans ou plus a le droit de vote.


La majorité de la population, qui s’élève à environ 56 000 personnes, est composée d’Inuits (Esquimaux), qui se sont mélangés aux premiers colons européens (d’origine danoise et norvégienne) et parlent le groenlandais et le danois.
Cette île arctique est géographiquement située en Amérique du Nord, tandis que sur les plans culturel, démographique et politique, le Groenland est une île liée à l’Europe. Au sud-est du Groenland se trouvent l’océan Atlantique et l’Islande, à l’est la mer du Groenland, au nord l’océan Arctique et à l’ouest la baie de Baffin et le Canada.


La majeure partie de l’île, soit environ 80 % de sa superficie (1 700 000 km²), est recouverte d’une immense calotte glaciaire. Seules les zones côtières sud-ouest et sud-est, qui représentent les 20 % restants, sont libres de glace. Il s’agit de la seule zone habitée et non recouverte de glace, mais elle est aride, parsemée de rochers, de fjords et d’îlots. Chaque été, pendant deux mois, elle connaît le «soleil de minuit», une lumière continue, tandis qu’en hiver, elle subit la «nuit polaire», une obscurité permanente.


Le Groenland ne possède pas de réseau routier développé reliant les villes et les villages. Les transports se font principalement par voie maritime et aérienne, avec des aéroports et des héliports répartis sur l’ensemble du territoire. Sur terre, les déplacements se font en motoneige et en traîneau.
L’économie de l’île, dont la monnaie est la couronne danoise et dont le PIB est estimé par la Banque mondiale entre 3,5 et 4 milliards de dollars, repose sur la pêche, qui représente 95 % des exportations du Groenland, et sur la transformation du poisson, une activité industrielle majeure. Quelques habitants pratiquent également une agriculture de subsistance sur la côte sud-ouest, où ils élèvent des bovins, des ovins et de la volaille.


Le Groenland n’est donc pas riche au sens conventionnel du terme, ses ressources étant largement sous-exploitées. Son économie est petit et, pour «survivre», il reçoit une subvention annuelle de 520 millions d’euros du Danemark, soit environ 9 000 euros par habitant. C’est aussi pourquoi nombre d’habitants de l’île hésitent à réclamer une indépendance immédiate du Danemark, qui a par le passé fait preuve de comportements coloniaux.
Le Groenland possède également des gisements d’or, d’uranium et de charbon. Selon des recherches récentes, on y trouve aussi des gisements de pétrole et de gaz naturel. Son territoire recèle également d’importants gisements de terres rares. D’après des données fiables, 25 des 34 minéraux que la Commission européenne a classés comme «matières premières critiques» sont présents sur l’île.


Les États-Unis, cependant, ne considèrent pas le Groenland comme un simple réservoir de matières premières, mais comme une île d’une valeur stratégique qui garantit l’accès, la surveillance et la défense au-dessus des corridors de l’Atlantique Nord et de l’Arctique.


Sur le plan militaire, les États-Unis exploitent déjà la base spatiale de Pituffik au nord-ouest du Groenland, près de Kanak, l’une des villes les plus septentrionales du monde. Cette base abrite des radars d’alerte précoce, intégrés au réseau de défense antimissile américain, et constitue un élément avancé du système NORAD pour la détection des tirs de missiles balistiques traversant l’Arctique.
Le Danemark, quant à lui, renforce constamment sa présence dans la région grâce à de nouveaux navires de guerre, des drones et une infrastructure satellitaire.
En conclusion, je tiens à souligner que seuls les habitants du Groenland sont compétents pour décider du sort et de l’avenir de l’île. Il est inacceptable que notre monde, la communauté internationale, devienne un monde où les principes du droit international sont bafoués, réduits à néant, et où règne la loi du plus fort. Par conséquent, toute personne démocrate et rationnelle ne peut s’empêcher de crier haut et fort : «Trump, ne touchez pas au Groenland!».

*Isidoros Karderinis, journaliste, correspondant de presse à l’étranger accrédité par le ministère des Affaires étrangères, membre de l’Association des correspondants de presse à l’étranger de Grèce, romancier, poète et parolier. Facebook: Karderinis Isidoros

XSML Capital obtient un financement de 142 millions USD pour soutenir ses activités en Afrique

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 (CROISSANCE AFRIQUE)-XSML Capital, un des principaux fournisseurs de capital de croissance pour les PME sur les marchés émergents africains, a annoncé mercredi 28 janvier 2026 la clôture définitive d’African Rivers Fund IV (ARF IV) à 142 millions de dollars, dépassant son plafond de 135 millions de dollars.

Forte confiance des investisseurs sur des marchés difficiles

Cette clôture définitive de son quatrième fonds représente une étape majeure pour XSML. Elle témoigne de la forte confiance des investisseurs dans sa stratégie d’investissement, son historique d’impact et sa capacité à soutenir la croissance des PME sur des marchés mal desservis où l’accès au capital de croissance à long terme reste limité et où XSML est souvent le seul ou l’un des rares investisseurs à fournir un capital de croissance allant de 300 000 à 10 millions de dollars.  Nous disposons de bureaux locaux en Angola, en République démocratique du Congo (RDC), au Kenya, en Ouganda et en Zambie.

Depuis la première clôture, trois institutions de financement du développement (IFD) supplémentaires, dont une nouvelle IFD, ainsi que deux family offices allemands ont rejoint ARF IV, renforçant ainsi la base d’investisseurs du fonds.

« Le fait d’avoir dépassé notre objectif de taille et notre plafond pour le Fonds IV dans un contexte de levée de fonds difficile démontre que les investisseurs soutiennent notre approche d’investissement dans les PME », a déclaré Barthout van Slingelandt, associé gérant de XSIML Capital.

« Nous sommes convaincus que le crédit privé, associé à un accompagnement opérationnel, est souvent parfaitement adapté aux PME locales », ajoute M. van Slingelandt. « Il permet aux entrepreneurs de se développer sans céder de parts de leur entreprise, tout en leur offrant le financement flexible et à long terme nécessaire à leur expansion. Les investisseurs apprécient à la fois le soutien concret que nous apportons aux entrepreneurs au-delà du simple apport de capital, et notre capacité à offrir des liquidités plus tôt dans le cycle d’investissement, ce qui reste rare sur les marchés africains. »

Quinze ans d’expérience dans la transformation du capital en croissance. 

XSML prévoit que le Fonds de réponse aux catastrophes (ARF IV) constituera un portefeuille de plus de 50 entreprises. En décembre 2025, le fonds avait engagé 85 millions de dollars américains, soit 60 % du capital d’investissement total. À ce jour, les investissements sont concentrés en RDC (47 %), en Angola (22 %), en Ouganda (17 %) et en Zambie (14 %), dans les secteurs de la production, de la distribution, des boissons, de l’agroalimentaire et de l’industrie pharmaceutique.

Depuis son premier investissement il y a une quinzaine d’années, le gestionnaire du fonds a investi dans plus de 100 PME en Afrique centrale, orientale et australe, et dans divers secteurs. Fin 2024, les entreprises du portefeuille soutenaient plus de 8 500 emplois et en avaient créé plus de 4 100.

À propos de XSML Capital

XSML Capital – spécialisé dans les investissements dans les PME, les ETI et les grandes entreprises – a été fondé en 2008 pour soutenir les talents.  XSML accompagne les entrepreneurs des marchés émergents africains dans leur croissance et leur développement en PME et grandes entreprises durables. XSML propose des solutions de financement sur mesure et flexibles, ainsi qu’une expertise et un réseau étendu pour aider les PME à se développer et à contribuer au développement du secteur privé local en Afrique centrale, orientale et australe.

XSML Capital compte une équipe de 29 professionnels répartis dans ses bureaux d’Amsterdam (3), Kampala (7), Kinshasa (8), Nairobi (3), Luanda (3) et Lusaka (3). En 2025, la société de gestion de fonds a été sélectionnée parmi les 50 meilleurs gestionnaires de fonds à impact selon ImpactAssets, une référence mondiale pour les gestionnaires de fonds à impact.

Burkina Faso : un plan RELANCE de 36000 milliards de FCFA adopté visant la période 2026-2030

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, un événement marquant a eu lieu le 29 janvier, lorsque les autorités du pays ont officiellement adopté ce qui est désormais connu sous le nom de « Plan RELANCE », un nouveau référentiel national de développement qui s’étendra sur la période cruciale de 2026 à 2030.

Ce projet ambitieux, qui a été présenté avec passion par le ministre burkinabè en charge de l’Économie et des Finances, le Dr Aboubakar Nacanabo, est évalué à une impressionnante somme de 36 000 milliards de FCFA. Le Plan RELANCE se positionne non seulement comme un instrument essentiel pour le redressement économique, mais aussi comme un catalyseur pour la transformation structurelle, et il vise à renforcer la souveraineté économique du pays, un objectif fondamental dans un monde en perpétuel changement.

D’après  les déclarations faites par le gouvernement, il est prévu que près des deux tiers du financement nécessaire pour la mise en œuvre du Plan RELANCE proviennent de ressources souveraines. Ce choix stratégique constitue un signal fort et sans ambiguïté, surtout dans un contexte où les marges budgétaires sont particulièrement contraintes, et où la question de l’autonomie financière est devenue une priorité centrale dans les choix économiques déterminants pour l’avenir du Burkina Faso. Ainsi, ce plan semble non seulement être une réponse aux défis actuels, mais également un pas vers une meilleure indépendance et résilience économique face aux incertitudes futures.

Le Plan RELANCE, véritable feuille de route pour le développement, s’articule autour de quatre piliers structurant, soigneusement élaborés pour s’attaquer aux défis multidimensionnels complexes auxquels le Burkina Faso fait face dans le contexte actuel. Le premier de ces piliers, qui est d’une importance cruciale, concerne la consolidation de la sécurité, la promotion de la cohésion sociale et le maintien de la paix, des éléments essentiels considérés comme des préalables indispensables à toute dynamique de développement durable et à long terme. En effet, la reconnaissance que la sécurité et la paix sont les fondations sur lesquelles repose toute société fonctionne comme un moteur propulsant les initiatives de progrès. Ainsi, la reconquête et la stabilisation du territoire font partie intégrante de l’approche mise en avant par ce programme, soulignant l’importance d’une gouvernance efficace et d’une forte mobilisation des ressources, tant nationales qu’internationales, pour assurer un retour à la normalité et offrir aux citoyens un cadre de vie sûr et serein.

Le deuxième pilier de cette ambitieuse initiative vise non seulement la refondation de l’État, mais également l’amélioration significative de la gouvernance à tous les niveaux, avec pour objectif fondamental de renforcer l’efficacité de l’action publique, ainsi que d’accroître la transparence et la redevabilité des institutions qui sont au service des citoyens. L’enjeu principal consiste à restaurer la confiance fragile entre l’État et les citoyens, car cette confiance est une condition essentielle pour mobiliser l’ensemble de la population nationale autour des réformes nécessaires et des changements concrets à mettre en œuvre. Dans ce cadre, le développement du capital humain constitue le troisième pilier de cette stratégie, où l’éducation, la santé et la protection sociale se voient accorder une attention particulière. À travers ce volet crucial, le gouvernement ambitionne d’améliorer de manière significative l’espérance de vie, qui devrait passer de 61 à 68 ans, tout en visant à renforcer la résilience des populations face aux éventuels défis économiques et sociaux.

Toutefois, le quatrième pilier est entièrement consacré au développement des infrastructures et à la transformation structurante de l’économie nationale. L’objectif est de poser les bases pour une croissance plus inclusive et plus compétitive, capable de générer de la valeur ajoutée substantielles et de créer des emplois durables qui permettront de soutenir le développement de la société dans son ensemble. 

Au-delà de son architecture stratégique, le Plan RELANCE ne se contente pas d’afficher des objectifs macroéconomiques ambitieux; il se veut également être un vecteur de changement profond, visant à améliorer le cadre de vie des citoyens et à stimuler un développement équilibré et harmonieux dans toutes les régions du pays.

Moussa KONÉ 

UMOA-TITRES : le Burkina Faso obtient 49,49 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l’UMOA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le trésor public, soutenu par une stratégie financière dynamique et une approche méthodique, continue de faire preuve d’une solide capacité de mobilisation sur le marché régional des titres publics, ce qui témoigne de la confiance des investisseurs et de la stabilité économique du pays.

En date du 28 janvier, l’État burkinabè a réussi à lever une somme impressionnante de 49,49 milliards FCFA, équivalant à environ 75,4 millions d’euros, sur le marché de l’UMOA-Titres, un marché reconnu pour sa transparence et son efficacité. Cette réussite ne se limite pas à une simple opération de financement ; elle représente également un franchissement significatif des attentes, car elle dépasse l’objectif initial fixé à 45 milliards FCFA, illustrant ainsi non seulement la capacité d’attraction du Burkina Faso, mais également la volonté des investisseurs locaux et internationaux de soutenir son développement économique par des investissements judicieusement placés dans des titres publics. Cette récente opération s’inscrit harmonieusement dans la continuité logique et stratégique de la précédente adjudication, qui a eu lieu le 14 janvier dernier et qui avait déjà démontré un niveau d’adhésion exceptionnel de la part des investisseurs.

Ce phénomène témoigne non seulement de la résilience remarquable de la signature burkinabè, mais aussi d’un intérêt soutenu et persistant des acteurs financiers pour les titres souverains émis par le pays, et ce, malgré les divers risques perçus qui pourraient normalement dissuader des investissements. L »émission de bons, qui a été minutieusement structurée autour des Bons assimilables du Trésor (BAT) et des Obligations assimilables du Trésor (OAT), a suscité une demande totale impressionnante de 83,84 milliards FCFA, ce qui correspond à un taux de couverture de 186,33%.

Ce niveau élevé de réponse illustre clairement non seulement l’appétit vorace du marché pour ces instruments financiers, mais aussi la confiance indéfectible des investisseurs dans la capacité du Burkina Faso à respecter et honorer ses engagements financiers au fil du temps. L’opération s’est spécifiquement concentrée sur un BAT d’une durée de 364 jours, en plus de proposer trois tranches d’OAT dont les maturités s’étalent sur 3, 5 et 7 ans, permettant ainsi à l’État d’allonger de manière significative la maturité moyenne de sa dette, tout en diversifiant habilement ses sources de financement pour assurer une stabilité financière à long terme.

L’émission, minutieusement structurée autour des Obligations assimilables du Trésor (BAT) et des Obligations assimilables du Trésor (OAT), a suscité une demande impressionnante et significative totalisant 83,84 milliards de FCFA, ce qui équivaut à un taux de couverture exceptionnel de 186,33 %. Ce niveau de couverture témoigne clairement de l’appétit du marché pour de tels instruments financiers et de la confiance réaffirmée des investisseurs dans la capacité du Burkina Faso à honorer ses engagements financiers, et ce, malgré un environnement économique parfois turbulent.

L’opération concernait un BAT d’une durée de 364 jours, en plus de trois tranches d’OAT avec des maturités respectives de 3, 5, et 7 ans, réussissant ainsi à permettre à l’État d’allonger la maturité moyenne de sa dette, tout en diversifiant efficacement ses sources de financement, ce qui représente une stratégie clé pour optimiser la gestion de sa trésorerie.

Aussi, le BAT d’une durée d’un an a permis de mobiliser la somme significative de 33,8 milliards de FCFA, avec un rendement moyen pondéré de 7,27 %, ce qui confirme l’attrait et l’intérêt croissant des investisseurs pour les instruments de court terme, surtout dans un environnement où les taux d’intérêt demeurent encore élevés. Du côté des obligations, l’OAT à 3 ans a recueilli une somme de 10,17 milliards de FCFA, affichant un rendement moyen de 7,6 %, tandis que l’OAT à 5 ans a enregistré une collecte de 0,51 milliard de FCFA à un rendement de 7,43 %. La tranche la plus longue, l’OAT à 7 ans, a concentré… un intérêt marqué, attirant des fonds supplémentaires et renforçant la dynamique positive entourant cette opération de financement.

Toutefois, les s souscriptions retenues, qui revêtent une importance significative pour l’économie régionale, proviennent de cinq pays membres de l’Union monétaire ouest-africaine, communément désignée sous l’acronyme UMOA. En tête de ce classement, le Burkina Faso se distingue avec un montant impressionnant de 30,75 milliards FCFA, ce qui témoigne de la solide confiance des investisseurs dans la stabilité et l’avenir financier de ce pays. Vient ensuite la Côte d’Ivoire, qui reste un acteur clé dans la zone avec une contribution de 8,71 milliards FCFA, suivie de près par le Bénin, affichant une souscription de 8,5 milliards FCFA. Le Mali, bien que moins en avant, a tout de même apporté une contribution significative évaluée à 4 milliards FCFA, attestant de son engagement à participer activement au développement économique de la région.

Enfin, le Sénégal complète cette liste avec une inscription de 0,4 milliard FCFA, une somme qui, bien que relativement modeste, témoigne de l’engagement du pays dans les initiatives financières régionales. À court terme, cette réussite se traduit par un renforcement considérable de la marge de manœuvre dont dispose le Trésor public burkinabè, lui permettant ainsi de faire face plus efficacement à ses besoins de financement variés, qu’il s’agisse d’infrastructures, de services publics ou de programmes de développement.

À moyen terme, cette dynamique place le Burkina Faso dans une position privilégiée, consolidant sa réputation parmi les émetteurs les plus prisés sur le marché UMOA-Titres, et témoignant de sa capacité à attirer des fonds et à générer des investissements soutenus dans un environnement économique en constante évolution.

Abdoulaye KONÉ