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Mine de Kobada : l’État malien renouvelle sa confiance à Toubani Resources avec l’octroi du permis

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’adoption par le Conseil des ministres le 28 janvier 2026 du décret autorisant le transfert du permis d’exploitation de la mine d’or de Kobada constitue une avancée significative dans le développement de ce projet aurifère stratégique. Par cette décision, l’État malien réaffirme sa confiance envers le groupe Toubani Resources et atteste de la solidité technique, institutionnelle et économique du projet.

Nichée au sein du cercle de Kangaba, dans la région de Koulikoro, la mine de Kobada se distingue parmi les projets aurifères prometteurs actuellement en développement au Mali. Le transfert du permis au bénéfice de MINES DE KOBADA S.A., société d’exploitation régie par le droit malien, s’inscrit parfaitement dans l’application du Code minier de 2023, qui aspire à renforcer la gouvernance, la transparence et l’enracinement local des projets extractifs.

Les études de faisabilité les plus récentes confirment l’importance stratégique du gisement de Kobada. Les réserves sont estimées à 53,8 millions de tonnes de minerai, pour une production projetée de 1,56 million d’onces d’or, soit environ 48,52 tonnes d’or métal. Ces chiffres positionnent Kobada comme un projet structurant, susceptible de contribuer significativement aux recettes publiques et à la dynamique économique nationale à moyen et long terme.

Après plusieurs années marquées par des contraintes techniques et financières ayant retardé l’entrée en production, l’octroi du permis d’exploitation ouvre une nouvelle phase, orientée vers la mise en valeur effective du gisement et la création de valeur durable.

Une gouvernance portée par une expertise minière reconnue

La solidité du projet Kobada repose également sur la qualité de son pilotage opérationnel. Le développement régional du groupe est conduit par Monsieur Mohamed Diarra, Executive General Manager – West Africa de Toubani Resources, dont le parcours renforce la crédibilité du projet auprès des autorités et des partenaires.

Pour Mohamed Diarra, Directeur régional du groupe Toubani Resources, cette évolution est porteuse d’un message fort :

« La création de MINES DE KOBADA S.A., société d’exploitation de droit malien, traduit notre volonté d’inscrire durablement ce projet dans l’économie nationale. L’objectif est clair : développer une mine conforme aux standards internationaux tout en maximisant les retombées économiques pour l’État et les communautés locales. »

Ancien Mali Country Manager du groupe B2Gold, Monsieur  Diarra a dirigé l’ensemble des activités du groupe au Mali dans le cadre du développement de la mine d’or de Fekola, un projet majeur d’un investissement estimé à 600 millions de dollars américains. À ce titre, il a conduit avec succès les négociations de l’ensemble des accords et conventions avec l’État malien, incluant l’obtention des permis de construction et d’exploitation.

Son expérience inclut également la conduite des opérations de relocalisation des villages, ainsi que la supervision des volets environnementaux et sociaux, conformément aux standards internationaux. Avant cette étape, il a exercé comme Senior Advisor au sein du Ministère des Mines du Mali, renforçant sa connaissance approfondie des mécanismes institutionnels et réglementaires du secteur extractif.

Titulaire d’un Master en Économie des Mines et de l’Énergie obtenu à Curtin University, Mohamed Diarra combine expertise technique, vision économique et maîtrise du contexte minier malien.

Des retombées économiques attendues pour l’État et les territoires

La mise en exploitation de la mine de Kobada devrait générer : des recettes fiscales et parafiscales significatives pour l’État ; des dividendes liés à la participation de l’État dans la société d’exploitation ;la création de nombreux emplois directs et indirects, notamment dans la région de Kangaba ; un effet d’entraînement sur la sous-traitance locale et les services connexes.

Un signal fort pour le secteur minier malien

Au-delà du seul projet Kobada, l’octroi du permis d’exploitation envoie un signal clair aux acteurs du secteur extractif : le Mali entend accompagner les projets crédibles, techniquement maîtrisés et portés par une gouvernance conforme à sa nouvelle vision de la souveraineté minière.

Pour Mohamed Diarra, l’enjeu est clair : « Le projet Kobada doit démontrer qu’il est possible de concilier performance économique, respect des normes et création de valeur durable pour l’État et les communautés locales. »

Mahamet TRAORÉ/Consultant

Marché Financier de l’UMOA : le Mali a mobilisé 99 milliards de FCFA durant la période du 1er au  26 janvier 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Mali entame l’année 2026 avec un succès éclatant, qui se fait particulièrement remarquer sur le marché financier dynamique de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA). En effet, durant la période du 1er au 26 janvier, le Mali a réussi à mobiliser une impressionnante somme de 99 milliards de francs CFA, ce qui représente une étape significative dans ses efforts visant à dynamiser son économie.

Cette démarche, qui s’inscrit dans une stratégie bien planifiée, témoigne non seulement de la détermination résolue des autorités maliennes à renforcer les finances de l’État, mais également de leur volonté inébranlable de consolider la confiance des investisseurs régionaux.

Ce succès souligne l’optimisme croissant qui règne autour de la stabilité économique du pays et met en lumière les efforts continus déployés pour améliorer la transparence et l’efficacité des opérations financières, tout en attirant davantage d’investissements dans divers secteurs clé. Le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) continue de se positionner comme un instrument privilégié et stratégique pour les États membres qui sont en quête de solutions de financement rapides et sécurisées.

Dans le cas spécifique du Mali, cette levée de fonds s’inscrit dans un contexte plus large de réformes budgétaires ambitieux et d’une recherche assidue de stabilité  macroéconomique, éléments essentiels pour la relance et la solidité économique du pays. Cette situation met en avant non seulement les efforts déployés pour redresser l’économie nationale, mais aussi la capacité résiliente du Mali à maintenir son attractivité auprès des investisseurs, et ce, malgré les défis économiques pressants et les préoccupations liées à la sécurité qui pourraient dissuader d’autres marchés.

Selon des analystes et économistes hautement qualifiés dans le domaine financier, cette opération récemment réalisée par le Mali reflète de manière frappante la confiance des investisseurs dans la capacité avérée du pays à honorer ses engagements financiers, malgré un contexte économique parfois difficile. Ces experts soulignent avec insistance que, dans un marché régional dynamique ayant mobilisé un montant impressionnant de près de 11 859 milliards FCFA en 2025 pour l’ensemble de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), la performance malienne s’inscrit dans une dynamique de financement résolument soutenue et prometteuse, témoignant d’un regain d’optimisme parmi les acteurs économiques.

Néanmoins, il est important de noter que cette levée exceptionnelle de 99 milliards FCFA constitue un signal positif et encourageant pour l’année 2026, marquant ainsi l’ouverture de nouvelles perspectives pour d’autres opérations de financement à venir. Cette opération devrait également avoir des répercussions significatives en contribuant de manière substantielle au financement des projets prioritaires de l’État, notamment dans des secteurs cruciaux tels que les infrastructures, l’éducation, et la santé, des domaines essentiels au développement socio-économique du pays.

À moyen terme, le succès retentissant de ces émissions pourrait non seulement renforcer la crédibilité du Mali sur le marché régional, mais aussi améliorer considérablement ses conditions d’accès aux capitaux, permettant ainsi un meilleur soutien à la croissance économique et à la stabilité financière.

Les fonds nécessaires ont été habilement mobilisés à travers l’émission de titres publics, tels que des bons et des obligations du Trésor, qui constituent des outils de financement incontournable dans le paysage financier actuel. Ces instruments financiers, soigneusement proposés aux investisseurs institutionnels et privés, offrent des rendements compétitifs, attirant ainsi une large gamme de souscripteurs, tout en garantissant la sécurité indispensable pour les placements en période d’incertitude. De plus, la diversité des souscripteurs, qui inclut à la fois des acteurs locaux et internationaux, témoigne d’une confiance renouvelée dans la gestion des finances publiques du Mali. Cette dynamique pourrait bien présager d’un avenir économique plus stable et prospère pour le pays.

Daouda BakarySelon des analystes et économistes hautement qualifiés dans le domaine financier, cette opération récemment réalisée par le Mali reflète de manière frappante la confiance des investisseurs dans la capacité avérée du pays à honorer ses engagements financiers, malgré un contexte économique parfois difficile. Ces experts soulignent avec insistance que, dans un marché régional dynamique ayant mobilisé un montant impressionnant de près de 11 859 milliards FCFA en 2025 pour l’ensemble de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), la performance malienne s’inscrit dans une dynamique de financement résolument soutenue et prometteuse, témoignant d’un regain d’optimisme parmi les acteurs économiques.

Néanmoins, il est important de noter que cette levée exceptionnelle de 99 milliards FCFA constitue un signal positif et encourageant pour l’année 2026, marquant ainsi l’ouverture de nouvelles perspectives pour d’autres opérations de financement à venir. Cette opération devrait également avoir des répercussions significatives en contribuant de manière substantielle au financement des projets prioritaires de l’État, notamment dans des secteurs cruciaux tels que les infrastructures, l’éducation, et la santé, des domaines essentiels au développement socio-économique du pays.

À moyen terme, le succès retentissant de ces émissions pourrait non seulement renforcer la crédibilité du Mali sur le marché régional, mais aussi améliorer considérablement ses conditions d’accès aux capitaux, permettant ainsi un meilleur soutien à la croissance économique et à la stabilité financière.

Daouda Bakary KONÉ 

Marché Financier de l’UMOA : l’État du Mali prévoit la mobilisation de 1 400 milliards de FCFA en 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a récemment dévoilé des nouvelles significatives qui ont attiré l’attention des acteurs économiques et financiers, en marge de la 8ème édition des Rencontres des Marchés des Titres Publics de l’UMOA (Union Monétaire Ouest-Africaine), un événement crucial pour le développement des marchés obligataires en Afrique de l’Ouest. 

Lors de cette rencontre hautement anticipée et orchestrée par l’Agence UMOA-Titres, en collaboration avec la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), les spécialistes ont annoncé la mobilisation d’une somme considérable de 1 400 milliards de F CFA sur le marché financier régional, prévue pour l’année 2026. 

Cette initiative se traduit par une stratégie ambitieuse visant à renforcer l’intégration économique au sein de la région tout en stimulant l’investissement public et privé, et témoigne des efforts constants des autorités maliennes pour dynamiser l’économie nationale et régionale dans un environnement financier en évolution rapide.

Selon les informations détaillées qui ont été mises à disposition des investisseurs par l’UMOA Titres, une institution financière clé dans la région de l’Union Monétaire Ouest Africaine, le trésor public du Mali prévoit, pour l’année 2025, une augmentation significative qui verra le taux de pression fiscale atteindre un niveau de 14 %. Cette anticipation a des implications non négligeables pour l’économie nationale et la gestion des finances publiques. 

Parallèlement, le taux d’endettement, qui est un indicateur crucial de la santé financière d’un pays, devrait être estimé à environ 42,3 % d’ici la fin de la même année, soulignant ainsi les défis que le pays pourrait rencontrer dans sa quête de développement durable. En outre, dans le cadre des efforts déployés pour augmenter les recettes fiscales et améliorer la situation budgétaire, les différents acteurs économiques, y compris les représentants de l’État, ont mis en lumière un projet ambitieux visant à accroître le volume de la collecte d’impôts. 

Pour ce faire, l’État malien prévoit d’appliquer de nouvelles législations fiscales, qui devraient permettre d’élargir l’assiette fiscale, ainsi que de mettre en œuvre un nouveau code minier, qui est destiné à optimiser les ressources naturelles du pays et à garantir un meilleur retour sur investissement pour l’État, tout en respectant les normes internationales de durabilité et de responsabilité sociale.

C’est pourquoi, les questions de taxation des webs médias en ligne et du commerce électronique ont été abordées ici à Lomé par un cadre supérieur de l’État malien, qui a pris un moment pour souligner l’importance cruciale de ces enjeux dans le monde économique moderne. L’objectif sous-jacent de cette discussion est de renflouer les caisses de l’État, en tenant compte des revenus potentiels que peuvent générer ces plateformes numériques qui prennent une place toujours plus significative dans le commerce global.

 Il a exposé ce sujet devant un parterre de dirigeants financiers ouest-africains réunis à Lomé, tous conscients des défis et des opportunités que représente la digitalisation croissante de l’économie dans la région. Le Mali, un pays d’Afrique de l’Ouest, dispose d’une gestion financière spécialisée et parfaitement orientée, ce qui se reflète clairement dans les évaluations positives des agences de notation internationales reconnues pour leur crédibilité et leur rigueur. 

C’est dans ce contexte économique crucial et dynamique que le représentant du trésor public du Mali a tenu à rassurer les investisseurs du marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Ce dernier a souligné les efforts soutenus et les initiatives en cours visant à rendre le secteur de la finance publique non seulement plus rigoureux, mais aussi plus robuste, afin d’être en adéquation avec les normes internationales les plus élevées. 

Ces actions visent à instaurer une confiance accrue parmi les investisseurs tout en promouvant une transparence indispensable dans la gestion des finances publiques, essentielle pour le développement durable et la croissance économique du pays.

D’après les déclarations récentes du représentant de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, nous pouvons observer que, malgré les défis considérables et variés posés par la crise multidimensionnelle que traverse le pays à l’heure actuelle, l’économie nationale a su faire preuve d’une résilience remarquable et admirable.

 Cette résilience se manifeste, entre autres, par une gestion équilibrée de la dette publique, qui devrait atteindre un niveau soutenable de 42,3 % du produit intérieur brut (PIB) d’ici l’année 2025, ce chiffre étant largement inférieur à la norme communautaire acceptable de 70 %. En outre, il a été souligné l’importance d’une gestion rigoureuse et disciplinée des finances publiques, qui se traduit par un déficit prévu de 2,6 % du PIB pour l’année 2024, suivi d’une amélioration pour atteindre seulement 1,4 % en 2025. 

Notons que  ces chiffres illustrent non seulement la prudence adoptée par les autorités financières, mais aussi leur engagement envers une politique économique stable et prévisible. De plus, l’excellente qualité de signature du pays sur le marché des capitaux joue un rôle crucial en garantissant la confiance des investisseurs, essentiel pour promouvoir les investissements et soutenir la croissance économique à long terme, a-t-il précisé avec conviction.

Daouda Bakary KONÉ /Envoyé Spécial à Lomé

Technologies : le Burkina Faso s’équipe de deux mini-datacenters pour 28,6 millions de dollars.

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, les autorités ont proclamé l’inauguration de deux mini-datacenters dédiés à l’administration publique, prévue pour le vendredi 23 janvier 2026. D’un coût évalué à 16 milliards de F CFA (28,6 millions USD), cette infrastructure s’inscrit dans la stratégie de souveraineté numérique du pays, visant à promouvoir l’hébergement des données nationales sur le sol burkinabè.

« Ce projet représente une phase transitoire vers l’édification d’un vaste centre de données national, ayant pour objectif de rapatrier toutes les données numériques de l’administration publique et du secteur privé qui sont actuellement hébergées en dehors du pays », a déclaré le ministère de la Transition numérique, des Postes et des Télécommunications dans un communiqué.

D’après les données officielles, les deux mini-datacenters offriront une capacité de stockage d’environ 3000 téraoctets, soit une multiplication par dix de la capacité actuelle. Ils seront en mesure de supporter plus de 7000 machines virtuelles connectées, permettant à chaque ministère d’héberger entre 100 et 300 serveurs virtuels pour le déploiement de ses plateformes numériques.

Cette initiative s’inscrit dans l’ambition des autorités de faire du numérique un moteur de développement socio-économique et de positionner le Burkina Faso en tant qu’acteur de référence dans l’intégration des TIC dans des secteurs clés tels que l’administration publique, l’éducation, la santé, le commerce et l’agriculture. Elle s’aligne sur l’un des douze chantiers majeurs de la transformation numérique du pays : le principe du « zéro donnée à l’extérieur ». À long terme, les autorités prévoient une économie d’environ 30 milliards de francs CFA sur cinq ans, grâce à la diminution des coûts d’hébergement à l’étranger.

Bien que le développement de centres de données locaux représente un pas en avant vers la souveraineté numérique, celle-ci ne se restreint pas uniquement aux infrastructures. D’après le Centre africain d’études stratégiques (ACSS), la pile technologique englobe également les applications, systèmes d’exploitation, produits de consommation et prestataires de services, des secteurs encore largement dominés par des acteurs étrangers.

Dans un rapport publié en décembre 2024, l’ACSS met en lumière, par exemple, la prédominance de Google et Meta dans la couche applicative, ainsi que celle des systèmes d’exploitation américains Android, iOS et Windows.

 La fourniture de terminaux mobiles reste majoritairement assurée par des fabricants asiatiques (chinois et sud‑coréens), avec une présence notable d’Apple (USA). Même parmi les fournisseurs de services, on note la présence de groupes étrangers comme Orange (France), Airtel (Inde), Africell (USA), Vodafone (Royaume‑Uni) et tant d’autres.

Pour réduire cette dépendance, le Centre recommande de diversifier l’offre et de renforcer la concurrence, en attendant l’émergence d’outils technologiques locaux. Il appelle également à faire de la cybersécurité une priorité, en incitant États, entreprises et particuliers à privilégier des solutions sécurisées, tout en renforçant les capacités nationales de protection des infrastructures critiques.

Sur ce volet, le Burkina Faso s’est classé dans le troisième palier sur cinq de l’Indice global de cybersécurité de l’Union internationale des télécommunications (UIT) en 2024. Le pays affiche des avancées en matière de cadre institutionnel, législatif et de coopération, mais reste en retrait sur les capacités techniques et le développement des compétences.

 Afin de réduire cette dépendance, le Centre préconise de diversifier l’offre et de stimuler la concurrence, dans l’attente de l’émergence d’outils technologiques locaux. Il exhorte également à faire de la cybersécurité une priorité, en encourageant les États, les entreprises et les particuliers à privilégier des solutions sécurisées, tout en renforçant les capacités nationales de protection des infrastructures critiques.

Notons que le Burkina Faso s’est positionné au troisième niveau sur cinq de l’Indice global de cybersécurité de l’Union internationale des télécommunications (UIT) en 2024. Le pays présente des progrès en termes de cadre institutionnel, législatif et de coopération, mais demeure en retrait quant aux capacités techniques et au développement des compétences.

Rédaction 

Sénégal : une raffinerie d’huile d’une valeur de 60 milliards de FCFA inaugurée par le Président Bassirou Diomaye Faye 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye a inauguré la raffinerie Mavamar Industries SA, une installation industrielle de pointe, qui se distingue par sa capacité impressionnante de raffinage de 600 tonnes d’huile par jour. Cette inauguration a eu lieu le mardi 26 janvier 2026, dans la vibrante capitale, Dakar, où l’énergie de la ville rencontre les aspirations économiques du pays. 

Ce projet ambitieux, qui a été soigneusement élaboré et mis en œuvre par le secteur privé, vise non seulement à transformer les matières premières locales en produits finis de qualité supérieure, mais également à stimuler le développement de l’agro-industrie, un secteur clé pour l’économie sénégalaise. En investissant dans cette raffinerie, les acteurs privés espèrent renforcer la chaine de valeur locale, créer des emplois pour les populations, et également garantir l’approvisionnement intérieur en huile, réduisant ainsi la dépendance envers les importations extérieures.

Un homme d’affaires visionnaire et engagé, l’entrepreneur Souleymane, directeur général de la nouvelle raffinerie d’huile l’initiative ambitieuse et stratégique repose sur un partenariat public-privé qui se veut « équilibré », témoignant ainsi d’une collaboration harmonieuse entre les secteurs public et privé.

 L’investissement mobilisé pour ce projet d’envergure s’élève à la somme colossale de 60 milliards FCFA, une somme significative qui démontre la confiance des investisseurs dans le potentiel de croissance du secteur. En conséquence, la création attendue d’environ 450 emplois directs sera un atout majeur pour la région, tandis que l’ajout d’environ 200 emplois indirects contribuera également à dynamiser l’économie locale et à soutenir les familles.

Ainsi , la raffinerie, symbole de progrès technologique et d’innovation, est installée sur un vaste site de 23 hectares, judicieusement situé dans la zone portuaire stratégique de Sendou, dans le département de Rufisque, au cœur de la région de Dakar. Elle bénéficiera d’une alimentation en électricité durable et respectueuse de l’environnement grâce à une centrale solaire innovante qui met en avant l’engagement de l’entreprise envers la durabilité. Ce projet ambitieux vise à produire des huiles alimentaires de haute qualité, destinées notamment à réduire la dépendance du pays aux importations, tout en favorisant l’autosuffisance alimentaire et en stimulant l’économie nationale.

Prenant la parole lors de cette cérémonie empreinte de solennité et d’importance, le chef de l’État, avec un regard plein de détermination, a présenté cette unité innovante comme « bien plus qu’un simple outil de production ». Il y voit non seulement un progrès technique, mais surtout un symbole fort d’une nouvelle étape dans la transformation structurelle de l’économie sénégalaise, marquant un tournant décisif. « Je me réjouis de l’ampleur de cet investissement colossal, de la qualité des infrastructures réalisées, qui témoignent d’un travail minutieux et d’une vision ambitieuse, ainsi que du niveau technologique atteint, qui place notre pays sur la voie de l’innovation et de la compétitivité », a-t-il ajouté avec enthousiasme. 

Par ailleurs, la construction de cette raffinerie, qui représente un jalon majeur pour l’industrie locale, démontre avec éclat que le secteur privé, fort de ses compétences et de sa créativité, a la capacité de porter des projets générateurs d’emplois durables et de créer un impact positif sur la communauté, tout en stimulant la croissance économique du Sénégal. C’est un moment historique qui appelle à la fierté nationale et à l’espoir pour un avenir où chaque Sénégalais pourra bénéficier des retombées de cet investissement stratégique.

Aussi,  le président a réaffirmé avec conviction l’ambition des autorités, soulignant la nécessité cruciale de produire davantage de biens, de transformer localement ces produits afin de les intégrer dans le circuit économique national et de favoriser ainsi la consommation des produits nationaux. Cet engagement fort vise non seulement à soutenir l’économie locale, mais également à promouvoir une souveraineté économique qui profitera à l’ensemble de la population. Il a également insisté sur le rôle fondamental de l’État dans la régulation des différents secteurs économiques, en garantissant un cadre qui assure la sécurité et la protection des investisseurs, tout en maintenant une dynamique de marché saine et équitable.

Notons qu’il a exhorté les entrepreneurs à poursuivre leurs efforts d’innovation, à développer de nouvelles idées et à créer des emplois générateurs de richesse pour améliorer la vie de leurs concitoyens. Cette approche holistique vise à bâtir un avenir prospère, où l’initiative privée et l’accompagnement public travailleront main dans la main pour le bien-être de la nation.

Abdoulaye KONÉ 

Au Niger,  un expert de la BCEAO prend les rênes du ministère de l’Économie et des Finances à Niamey

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Il s’agit d’une nouvelle nomination stratégique à Niamey, la capitale du Niger, qui marquera une étape importante dans le domaine de la gestion économique et financière du pays. Maman Laouali Abdou Rafa, un expert renommé de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), prend les rênes de l’Économie et des Finances, apportant avec lui une riche expérience et une expertise précieuse. 

Par décret, qui a été solennellement signé le lundi 26 janvier 2026 par le président nigérien Abdourahamane Tiani, cet expert émérite de la banque centrale, reconnu pour ses contributions significatives à la politique monétaire de la région, a été nommé au poste éminent de ministre de l’économie et des Finances. 

Cette nomination suscite des attentes considérables, tant sur le plan national qu’international, car elle est perçue comme un mouvement stratégique pour renforcer la stabilité économique et favoriser la croissance dans un contexte économique global complexe. Maman Laouali Abdou Rafa a officiellement été nommé ministre de l’Économie et des Finances par le général Abdrahamane Tiani, une décision qui a suscité l’intérêt et l’attention des observateurs politiques et économiques. 

Cette nomination marque une étape significative dans la réorganisation du gouvernement, mettant fin à un cumul de ce portefeuille stratégique qui avait été sous la responsabilité du Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine, depuis le mois d’août 2023. Désormais, sous la direction de Maman Laouali, il sera essentiel d’observer comment sa vision et ses expériences antérieures influenceront la gestion des finances publiques et l’économie nationale, dans un contexte où les défis économiques sont nombreux et complexes.

Jusqu’à sa désignation, M. Abdou Rafa occupait la fonction de directeur national pour le Niger de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), une institution cruciale qui joue un rôle central dans la gestion de la politique monétaire et la régulation financière de toute la région. Ce poste clé, qu’il a exercé avec diligence et expertise, lui a permis d’être au cœur des questions monétaires, financières et macroéconomiques, tant au niveau national que régional, le plaçant ainsi dans une position stratégique pour influencer et façonner les décisions qui impactent non seulement le Niger, mais aussi les autres États membres de la BCEAO. 

Notons que sa responsabilité englobait non seulement l’analyse et la mise en œuvre des politiques monétaires adaptées aux défis économiques contemporains, mais également la coordination avec d’autres institutions financières, ce qui a enrichi son expérience et sa compréhension des dynamiques économiques en Afrique de l’Ouest.

Mariam KONE 

UMOA-8ème édition des REMTP à LOMÉ : Jean Claude Kassi Brou lance la « Plateforme de Cotation et de Négociation des Titres Publics »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Togo, le Gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a inauguré la plateforme de cotation et de négociation des titres publics, le lundi 26 Janvier 2026 à Lomé. Cette infrastructure est conçue pour les banques, les entreprises, les structures d’intermédiation et les investisseurs. Cette activité s’est déroulée à l’issue de la huitième édition des Rencontres du marché des titres publics, à Lomé.

Issu d’une collaboration entre la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), FSD Africa (institution régionale partenaire de UMOA-Titres) et UMOA-Titres, UTMarché représente un véritable tournant pour les États et les investisseurs de la région UMOA.

Pour la directrice d’Umoa-Titres, Oulimata Ndiaye Diassé, ce projet revêt un caractère hautement stratégique, car il vise non seulement à optimiser la fluidité des cotations et des négociations, mais aussi à renforcer la transparence et l’efficacité des transactions financières, tant sur le marché secondaire que sur le marché interbancaire.

« La plateforme propose une gamme exhaustive de services, allant de la cotation des titres à la gestion des ordres d’achat et de vente de titres, en passant par les opérations de prêt et d’emprunt de liquidités, ainsi que les pensions livrées, tout en offrant des outils de suivi et de reporting. Ces services sont conçus pour répondre à des besoins variés des acteurs du marché, leur permettant ainsi de naviguer avec aisance dans un environnement complexe et en constante évolution », a précisé la directrice d’Umoa-Titres, soulignant l’importance de la digitalisation dans le secteur financier pour s’adapter aux défis contemporains.

À son tour, le Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean Claude Kassi Brou, s’est fortement félicité de la mise à disposition d’un outil révolutionnaire qui apporte un éclairage significatif en matière de transparence pour le marché financier. « Cette plateforme était attendue depuis longtemps par les acteurs du secteur. Désormais lancée, elle va favoriser non seulement la transparence, qui est essentielle pour instaurer la confiance des investisseurs et des consommateurs, mais également l’efficacité du marché dans son ensemble », a déclaré Jean Claude Kassi Brou avec un enthousiasme palpable, soulignant l’impact positif que cette initiative aura sur l’environnement économique de la région.

Lors de l’animation de la masterclass dédiée à la plateforme de cotation, la responsable du Département développement du Marché chez Umoa-Titres, Dior Diaw Cissé, a souligné qu’en plus des transactions de titres et des négociations, cette plateforme offre également la possibilité d’effectuer des rapports, des simulations pour faciliter la prise de décision. Elle n’a pas omis de mentionner les tendances commerciales.

La huitième édition des Rencontres des Marchés des Titres Publics constitue une initiative primordiale visant à moderniser et dynamiser le marché secondaire des titres publics. UTMarché représente une véritable révolution. Dorénavant, les prix des bons du Trésor et des obligations ne seront plus de simples estimations approximatives. Les acteurs auront la possibilité de consulter les rendements réels, anticiper les tendances du marché et prendre des décisions éclairées. Selon Mme Oulimata Ndiaye Diassé, Directrice de l’Agence UMOA-Titres, il s’agit de fournir aux acteurs un instrument destiné à renforcer la liquidité et la crédibilité de notre marché.

Avec cette nouvelle plateforme, les ordres d’achat et de vente sont visibles en temps réel, les données de prix deviennent accessibles à tous, et les investisseurs peuvent mesurer la liquidité disponible sur chaque instrument. L’objectif, ainsi que l’a indiqué le Directeur de l’Agence UMOA-Titres, « C’est d’avoir un marché secondaire beaucoup plus standardisé avec de meilleures pratiques en matière de cotations et de négociations ». La liquidité, définie comme la faculté de revendre promptement un titre sans subir de perte significative, est essentielle à un marché dynamique. Un marché vivifié par les Spécialistes en Valeur du Trésor (SVT) favorise ce processus, ce qui peut diminuer les écarts de prix entre acheteurs et vendeurs, réduisant ainsi le coût global des transactions.

Au cours des dernières années, le marché secondaire des titres publics dans l’UMOA a connu une croissance soutenue, enregistrant une hausse continue depuis 2018 et atteignant plusieurs milliers de milliards de FCFA en 2025. La liquidité bancaire est demeurée relativement abondante l’année dernière, consolidant la position du marché en tant que pilier du secteur financier, avec des ressources mobilisées s’élevant à 11 858 milliards FCFA par les États de l’Union.

Entre 2024 et 2025, l’évolution des ressources mobilisées a enregistré une croissance de 46 %, et, en rapport avec ces volumes, le taux de couverture sur le marché a atteint 131 %. En ce qui concerne la proportion des instruments à moyen et long terme, de 2024 à 2025, on observe une augmentation de 37 % à près de 50 %, avec un allongement substantiel et un coût moyen de la dette relativement modéré, renforçant ainsi la qualité des ressources levées et traduisant la confiance que les investisseurs accordent aux États de l’Union.

En ce qui concerne les rendements prévus pour 2025, on observe une augmentation des taux de sortie à court terme, tandis qu’une diminution relative, qui se stabilise, est constatée sur le moyen et le long terme. Par rapport à 2024, les ordres de grandeur demeurent quasiment similaires. Avec le lancement de cette plateforme, UMOA-Titres ne se limite pas à une innovation technique. Elle offre un outil de marché moderne, fiable et transparent, tout en renforçant la confiance des investisseurs et en octroyant aux États de l’UEMOA une capacité accrue à financer leurs défis de développement.

Actuellement, l’agrément sur la plateforme est restreint aux acteurs principaux tels que les banques, les établissements de crédit et les Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI), « pour la simple raison qu’à ce jour, ce sont eux qui ont accès privilégié à SAGETIL-UMOA (Système Automatisé de Gestion des Titres et de la Liquidité) ainsi qu’au marché primaire », clarifie Mme Oulimata Ndiaye Diassé.

S’adressant aux investisseurs, notamment les Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT), Jean Claude Kassi Brou les incite à dynamiser la plateforme, notamment par le biais de cotations fréquentes sur l’ensemble des titres. Dans un contexte économique mondial en pleine évolution, cette démarche constitue un jalon crucial pour la stabilité et l’attrait financier de l’Afrique de l’Ouest.

Notons qu’actuellement, l’agrément sur la plateforme est restreint aux acteurs principaux tels que les banques, les établissements de crédit et les Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI), « pour la simple raison qu’à ce jour, ce sont eux qui ont accès privilégié à SAGETIL-UMOA (Système Automatisé de Gestion des Titres et de la Liquidité) ainsi qu’au marché primaire », clarifie Mme Oulimata Ndiaye Diassé.

Daouda Bakary KONÉ/Envoyé Spécial à Lomé

Marché Financier de l’UMOA : les Etats membres vont mobiliser 12 700 milliards de FCFA en 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Lomé, la capitale du Togo, qui a eu le privilège d’accueillir la huitième édition très attendue des rencontres du Marché des titres Publics, constitue un cadre privilégié pour discuter des enjeux économiques régionaux.

Lors de cet événement marquant, le gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, a souligné avec insistance l’urgence d’accélérer les réformes majeures qui sont essentielles pour renforcer et consolider le marché financier régional, un objectif crucial pour la stabilité économique du territoire.

Parmi les priorités stratégiques qu’il a évoquées avec conviction, se trouve la nécessité de diversifier la base des investisseurs, ce qui implique non seulement une augmentation significative de l’implication des investisseurs institutionnels, mais également un engagement à favoriser une ouverture progressive vers les capitaux internationaux, afin d’attirer des fonds innovants et d’assurer un développement économique durable et inclusif dans la région.

Le renforcement durable de la liquidité dans les marchés financiers constitue également un levier clé et stratégique pour assurer une diffusion plus efficiente et équitable des titres souverains à l’échelle régionale, répondant ainsi aux besoins de financement des gouvernements. Pour le gouverneur, qui possède une vision claire des défis économiques contemporains, l’amélioration du fonctionnement du marché secondaire se révèle indispensable afin de garantir une formation des prix plus transparente et plus robuste, ce qui est essentiel pour instaurer la confiance des investisseurs. Cela permettrait également à la dette souveraine de jouer pleinement son rôle d’actif de référence dans un marché financier intégré, en facilitant la comparabilité entre différents instruments financiers et en renforçant la solidarité économique entre les nations de la région.

Au-delà des enjeux de marché, les autorités monétaires, conscientes des évolutions technologiques et des comportements des consommateurs, misent sur la digitalisation et l’éducation financière comme des leviers puissants pour élargir l’accès aux services financiers pour l’ensemble de la population.

Ce faisant, elles envisagent de mobiliser davantage l’épargne domestique, qui représente une ressource précieuse pour le développement économique. Cette stratégie vise non seulement à orienter une part croissante de l’épargne vers des financements de long terme, jugés essentiels pour la soutenabilité budgétaire, mais également à stimuler la croissance économique de la région dans son ensemble. En favorisant un environnement financier plus inclusif et accessible, les autorités cherchent à renforcer la résilience des économies locales face aux défis globaux.

Présidant la rencontre d’une importance capitale, le gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, a exprimé avec fermeté l’urgence d’accélérer les réformes qui sont essentielles pour consolider et renforcer le marché régional. Parmi les diverses priorités qu’il a clairement évoquées, figure la nécessaire diversification de la base des investisseurs, ce qui passe notamment par une implication accrue et plus active des investisseurs institutionnels, ainsi qu’une ouverture progressive et réfléchie aux capitaux internationaux, afin d’attirer des investissements étrangers qui viendront dynamiser l’économie locale.

De plus, le renforcement durable de la liquidité constitue également un levier clé et stratégique pour garantir une diffusion plus efficiente des titres souverains à l’échelle régionale, ce qui pourrait contribuer à renforcer la stabilité financière de chaque pays membre.

Pour le gouverneur, l’amélioration du fonctionnement du marché secondaire est non seulement indispensable, mais cruciale pour garantir une formation des prix plus transparente et plus robuste. Cela permettra également à la dette souveraine de jouer pleinement son rôle essentiel d’actif de référence dans un marché financier intégré, participant ainsi à la construction d’une meilleure interconnexion économique entre les États.

Au-delà des enjeux de marché, les autorités monétaires ont également décidé de parier sur la digitalisation et l’éducation financière comme des moyens efficaces pour élargir l’accès aux services financiers. Cela inclut l’initiation de programmes éducatifs visant à sensibiliser les populations sur les instruments financiers disponibles, tout en mobilisant les ressources nécessaires pour créer un environnement propice à l’inclusion financière, permettant ainsi à un plus grand nombre de citoyens de bénéficier des services financiers modernes. En marge des Réunions de l’Exécutif des Marchés de Titres Publics (REMTP), l’agence UMOA-Titres a récemment annoncé avec enthousiasme le lancement d’une nouvelle plateforme de cotation et de négociation.

Notons que cette initiative ambitieuse vise non seulement à moderniser les infrastructures de marché existantes, mais également à faciliter de manière significative les transactions entre les banques, les sociétés d’intermédiation, et les investisseurs, rendant ainsi le processus de trading plus efficace et accessible.

Pour rappel, les États membres, dans un effort concerté pour stimuler le développement économique et financer divers projets d’infrastructure, prévoient de mobiliser une somme considérable de 12 700 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), une initiative qui reflète leur engagement à renforcer l’intégration économique régionale et à promouvoir une croissance durable au sein de la communauté. Cette démarche témoigne de la volonté des gouvernements de collaborer étroitement pour surmonter les défis économiques actuels et d’optimiser les ressources disponibles afin d’améliorer le bien-être des populations de cette région.

Notons que dans un contexte économique de plus en plus marqué par des besoins de financement croissants, qui exigent des solutions novatrices et agiles, ainsi qu’une vigilance accrue en ce qui concerne la gestion de la dette publique, le marché des titres publics de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) s’impose plus que jamais comme un pilier stratégique. Ce marché joue un rôle crucial dans la politique budgétaire des États de la région, étant un levier essentiel pour assurer la stabilité économique et favoriser des investissements qui soutiennent le développement durable.

Daouda Bakary KONÉ 

Mali: les Douanes ont mobilisé un montant  de 915,588 milliards de FCFA en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Direction Générale des Douanes a célébré, avec une grande ferveur, le 26 janvier 2026, l’édition 2026 de la Journée Internationale des Douanes, un événement annuel d’une importance capitale pour la communauté douanière mondiale. Cette célébration a été placée sous un thème significatif : « Une douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement ». 

Ce choix de thème ne fait pas seulement écho aux valeurs de responsabilité et de dévouement des douanes, mais souligne également l’importance fondamentale de leur rôle dans la sauvegarde de la société. Cette journée a ainsi permis de mettre en exergue le rôle stratégique et prépondérant de la douane malienne dans la protection du pays, en particulier à travers une lutte sans relâche contre des phénomènes aussi préoccupants que la fraude, la circulation des stupéfiants, le trafic illicite d’armes, la criminalité transnationale et l’importation de produits impropres à la consommation. De telles actions témoignent de l’engagement constant des agents des douanes à garantir la sécurité des citoyens et à promouvoir un commerce équitable et responsable au sein de la nation.

Au-delà de la simple mobilisation des recettes qui constitue souvent le principal axe d’évaluation des administrations fiscales, le thème retenu pour cette discussion importante met en lumière le fait que la mission de la douane va bien au-delà des simples formalités administratives que l’on pourrait avoir tendance à réduire à des tâches techniques. En effet, cette mission revêt une dimension fondamentale de protection, de prévention et de service public, qui s’inscrit au cœur des enjeux de sécurité et de bien-être des citoyens. Elle repose sur une vigilance constante et rigoureuse maintenue aux points stratégiques d’entrée et de sortie du territoire, ces portes d’accès ayant un rôle crucial dans la régulation et la protection de la société. 

Cette vigilance est d’une importance capitale car elle permet non seulement de prévenir la fraude qui pourrait nuire aux finances publiques, mais également d’entraver les trafics illicites qui mettent en danger la sécurité des biens et des personnes. De plus, cette démarche proactive permet de protéger la santé publique en contrôlant les marchandises qui entrent sur le territoire, garantissant ainsi que les normes de sécurité sont respectées. Par ailleurs, elle contribue également à sauvegarder l’économie nationale en assurant des conditions de concurrence équitables pour les entreprises locales face à la menace d’une concurrence déloyale.

À ce titre, les performances réalisées par la douane au cours des derniers exercices fiscaux ont été unanimement saluées par les experts et les acteurs du secteur. En effet, en 2025, les recettes douanières ont atteint la somme impressionnante de 915,588 milliards de FCFA, ne se contentant pas de satisfaire les attentes mais les dépassant même de près de 39 milliards, résultant en un taux de réalisation remarquable de 104,5 %. 

Par ailleurs, ces résultats reflètent non seulement l’efficacité des procédures mises en place mais témoignent également de l’engagement indéfectible et du professionnalisme des agents douaniers, qui œuvrent inlassablement dans un contexte économique et sécuritaire particulièrement difficile, marqué par des défis croissants. Les objectifs fixés pour l’exercice suivant s’élèvent ainsi à 975 milliards de FCFA, un défi ambitieux mais qui peut être envisageable grâce à l’élan et à la détermination des équipes qui composent cette administration. Ces résultats ne sont pas qu’une simple statistique ; ils incarnent l’effort collectif d’un groupe dévoué à la défense des intérêts publics et à la promotion d’une économie saine.

Le secrétaire général de la section syndicale des douanes a, pour sa part, exprimé sa profonde satisfaction quant à l’engagement remarquable des agents du service, saluant leur dévouement inébranlable face aux défis quotidiens qu’ils rencontrent dans l’exercice de leurs fonctions. Il a souligné avec insistance que la performance durable de l’administration ne peut être atteinte sans une amélioration réelle et significative des conditions de travail, un renforcement efficace de la sécurité des personnels, ainsi qu’une formation continue adaptée et pertinente, permettant ainsi à chaque agent de se perfectionner et d’évoluer dans sa carrière. Il a également évoqué l’importance cruciale de la valorisation des carrières et du respect nécessaire du dialogue social, éléments clés pour instaurer un climat de confiance et de coopération harmonieuse au sein de l’organisme.

La cérémonie a, par ailleurs, été marquée par la remise prestigieuse de certificats de mérite de l’Organisation mondiale des douanes, honorant des agents qui se sont distingués par leur dévouement exceptionnel au service de leur pays. Ces récompenses, remises dans une ambiance de fierté collective, visaient à encourager et à motiver l’ensemble des agents en soulignant l’importance de leur rôle au sein de la société. 

Un panel thématique enrichissant a ensuite été animé par le lieutenant-colonel Hassim Sékou Baba Simpara, chef de la division renseignement et analyse des risques, qui a présenté des réflexions perspicaces tout en soulignant que le rôle protecteur et essentiel des douanes demeure encore largement méconnu du grand public. Ce moment d’échange a permis d’éclairer le public et les professionnels sur les missions cruciales des douanes, ouvrant ainsi la voie à une meilleure compréhension des défis et responsabilités qui incombent à cette institution emblématique.

Les échanges ont mis en évidence de manière flagrante les défis majeurs qui doivent être relevés, notamment le renforcement de la surveillance des frontières, qui s’avère crucial pour prévenir les activités illégales et garantir la sécurité nationale. De plus, la sécurisation des opérations douanières est primordiale pour assurer le bon déroulement des transactions commerciales tout en garantissant la conformité aux lois et régulations en vigueur. 

La digitalisation des procédures constitue également un enjeu stratégique, permettant une gestion plus efficace et transparente des données, ce qui facilitera les interactions avec les usagers et les partenaires. L’interconnexion avec les administrations partenaires, tant à l’échelle nationale qu’internationale, est essentielle pour améliorer la coopération et l’échange d’informations qui sont vitaux pour la lutte contre la fraude et le trafic illicite. 

Notons que l’adaptation aux normes internationales est une nécessité incontournable pour aligner les pratiques douanières sur les standards mondiaux. Autant d’enjeux qui confirment avec force que la douane malienne demeure un pilier essentiel non seulement de la sécurité nationale, mais aussi de la souveraineté économique et de la protection de la société dans son ensemble, contribuant ainsi à la stabilité et à la prospérité du pays.

Mariam KONE 

Afrique : chute de 38% à 59 milliards de dollars des investissements directs étrangers en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, les flux d’investissements directs étrangers (IDE), qui représentent une mesure cruciale de la confiance économique dans les marchés émergents, ont enregistré une chute significative de 38 % en 2025, ce qui les a fait passer à un montant total de 59 milliards USD. 

Cette forte baisse, qui a été révélée dans un rapport détaillé, publié le mardi 20 janvier par ONU Commerce et Développement, une entité qui était auparavant connue sous le nom de Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), met en évidence les défis persistant dans le climat d’investissement sur le continent africain.

Ce rapport, qui attire l’attention sur des problématiques économiques cruciales, pourrait suggérer des répercussions sur le développement et la croissance économique des pays africains, indiquant une nécessité de réévaluation des stratégies d’attraction des investissements étrangers dans un contexte de compétitivité mondiale accrue.

Intitulé « Global Investment Trends Monitor », le document approfondi met en lumière la réalité alarmante de la baisse des Investissements Directs Étrangers (IDE), une tendance particulièrement marquée dans la région de l’Afrique du Nord. En effet, au cours de l’année écoulée, cette zone a su capter à peine 17 milliards de dollars américains, une somme qui se révèle dérisoire en comparaison des 51 milliards de dollars américains enregistrés l’année précédente en 2024, illustrant ainsi un repli très prononcé de 67 %, un chiffre qui soulève des inquiétudes quant à l’attractivité économique de cette région.

L’essor des IDE dans cette sous-région en 2024 était principalement attribuable à un ambitieux mégaprojet de développement touristique et urbain qui a pris racine sur la péninsule égyptienne de Ras El-Hekma. Ce projet colossal, orchestré par la Abu Dhabi Developmental Holding Company, le fonds souverain de l’émirat d’Abu Dhabi, a servi de catalyseur pour attirer des investissements étrangers, restructurant ainsi le paysage économique local.

 Pendant ce temps, l’Afrique subsaharienne a affiché une performance plus stable sur ce front, attirant 42 milliards de dollars américains d’IDE en 2025. Cette somme, bien que représentant un recul de 6 % par rapport à 2024, témoigne d’une résilience notable face aux défis économiques, suggérant que la région continue d’exercer une certaine attraction pour les investisseurs étrangers, malgré les fluctuations du marché global.