Accueil Blog Page 71

Mali: les Douanes ont mobilisé un montant  de 915,588 milliards de FCFA en 2025

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Direction Générale des Douanes a célébré, avec une grande ferveur, le 26 janvier 2026, l’édition 2026 de la Journée Internationale des Douanes, un événement annuel d’une importance capitale pour la communauté douanière mondiale. Cette célébration a été placée sous un thème significatif : « Une douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement ». 

Ce choix de thème ne fait pas seulement écho aux valeurs de responsabilité et de dévouement des douanes, mais souligne également l’importance fondamentale de leur rôle dans la sauvegarde de la société. Cette journée a ainsi permis de mettre en exergue le rôle stratégique et prépondérant de la douane malienne dans la protection du pays, en particulier à travers une lutte sans relâche contre des phénomènes aussi préoccupants que la fraude, la circulation des stupéfiants, le trafic illicite d’armes, la criminalité transnationale et l’importation de produits impropres à la consommation. De telles actions témoignent de l’engagement constant des agents des douanes à garantir la sécurité des citoyens et à promouvoir un commerce équitable et responsable au sein de la nation.

Au-delà de la simple mobilisation des recettes qui constitue souvent le principal axe d’évaluation des administrations fiscales, le thème retenu pour cette discussion importante met en lumière le fait que la mission de la douane va bien au-delà des simples formalités administratives que l’on pourrait avoir tendance à réduire à des tâches techniques. En effet, cette mission revêt une dimension fondamentale de protection, de prévention et de service public, qui s’inscrit au cœur des enjeux de sécurité et de bien-être des citoyens. Elle repose sur une vigilance constante et rigoureuse maintenue aux points stratégiques d’entrée et de sortie du territoire, ces portes d’accès ayant un rôle crucial dans la régulation et la protection de la société. 

Cette vigilance est d’une importance capitale car elle permet non seulement de prévenir la fraude qui pourrait nuire aux finances publiques, mais également d’entraver les trafics illicites qui mettent en danger la sécurité des biens et des personnes. De plus, cette démarche proactive permet de protéger la santé publique en contrôlant les marchandises qui entrent sur le territoire, garantissant ainsi que les normes de sécurité sont respectées. Par ailleurs, elle contribue également à sauvegarder l’économie nationale en assurant des conditions de concurrence équitables pour les entreprises locales face à la menace d’une concurrence déloyale.

À ce titre, les performances réalisées par la douane au cours des derniers exercices fiscaux ont été unanimement saluées par les experts et les acteurs du secteur. En effet, en 2025, les recettes douanières ont atteint la somme impressionnante de 915,588 milliards de FCFA, ne se contentant pas de satisfaire les attentes mais les dépassant même de près de 39 milliards, résultant en un taux de réalisation remarquable de 104,5 %. 

Par ailleurs, ces résultats reflètent non seulement l’efficacité des procédures mises en place mais témoignent également de l’engagement indéfectible et du professionnalisme des agents douaniers, qui œuvrent inlassablement dans un contexte économique et sécuritaire particulièrement difficile, marqué par des défis croissants. Les objectifs fixés pour l’exercice suivant s’élèvent ainsi à 975 milliards de FCFA, un défi ambitieux mais qui peut être envisageable grâce à l’élan et à la détermination des équipes qui composent cette administration. Ces résultats ne sont pas qu’une simple statistique ; ils incarnent l’effort collectif d’un groupe dévoué à la défense des intérêts publics et à la promotion d’une économie saine.

Le secrétaire général de la section syndicale des douanes a, pour sa part, exprimé sa profonde satisfaction quant à l’engagement remarquable des agents du service, saluant leur dévouement inébranlable face aux défis quotidiens qu’ils rencontrent dans l’exercice de leurs fonctions. Il a souligné avec insistance que la performance durable de l’administration ne peut être atteinte sans une amélioration réelle et significative des conditions de travail, un renforcement efficace de la sécurité des personnels, ainsi qu’une formation continue adaptée et pertinente, permettant ainsi à chaque agent de se perfectionner et d’évoluer dans sa carrière. Il a également évoqué l’importance cruciale de la valorisation des carrières et du respect nécessaire du dialogue social, éléments clés pour instaurer un climat de confiance et de coopération harmonieuse au sein de l’organisme.

La cérémonie a, par ailleurs, été marquée par la remise prestigieuse de certificats de mérite de l’Organisation mondiale des douanes, honorant des agents qui se sont distingués par leur dévouement exceptionnel au service de leur pays. Ces récompenses, remises dans une ambiance de fierté collective, visaient à encourager et à motiver l’ensemble des agents en soulignant l’importance de leur rôle au sein de la société. 

Un panel thématique enrichissant a ensuite été animé par le lieutenant-colonel Hassim Sékou Baba Simpara, chef de la division renseignement et analyse des risques, qui a présenté des réflexions perspicaces tout en soulignant que le rôle protecteur et essentiel des douanes demeure encore largement méconnu du grand public. Ce moment d’échange a permis d’éclairer le public et les professionnels sur les missions cruciales des douanes, ouvrant ainsi la voie à une meilleure compréhension des défis et responsabilités qui incombent à cette institution emblématique.

Les échanges ont mis en évidence de manière flagrante les défis majeurs qui doivent être relevés, notamment le renforcement de la surveillance des frontières, qui s’avère crucial pour prévenir les activités illégales et garantir la sécurité nationale. De plus, la sécurisation des opérations douanières est primordiale pour assurer le bon déroulement des transactions commerciales tout en garantissant la conformité aux lois et régulations en vigueur. 

La digitalisation des procédures constitue également un enjeu stratégique, permettant une gestion plus efficace et transparente des données, ce qui facilitera les interactions avec les usagers et les partenaires. L’interconnexion avec les administrations partenaires, tant à l’échelle nationale qu’internationale, est essentielle pour améliorer la coopération et l’échange d’informations qui sont vitaux pour la lutte contre la fraude et le trafic illicite. 

Notons que l’adaptation aux normes internationales est une nécessité incontournable pour aligner les pratiques douanières sur les standards mondiaux. Autant d’enjeux qui confirment avec force que la douane malienne demeure un pilier essentiel non seulement de la sécurité nationale, mais aussi de la souveraineté économique et de la protection de la société dans son ensemble, contribuant ainsi à la stabilité et à la prospérité du pays.

Mariam KONE 

Afrique : chute de 38% à 59 milliards de dollars des investissements directs étrangers en 2025

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, les flux d’investissements directs étrangers (IDE), qui représentent une mesure cruciale de la confiance économique dans les marchés émergents, ont enregistré une chute significative de 38 % en 2025, ce qui les a fait passer à un montant total de 59 milliards USD. 

Cette forte baisse, qui a été révélée dans un rapport détaillé, publié le mardi 20 janvier par ONU Commerce et Développement, une entité qui était auparavant connue sous le nom de Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), met en évidence les défis persistant dans le climat d’investissement sur le continent africain.

Ce rapport, qui attire l’attention sur des problématiques économiques cruciales, pourrait suggérer des répercussions sur le développement et la croissance économique des pays africains, indiquant une nécessité de réévaluation des stratégies d’attraction des investissements étrangers dans un contexte de compétitivité mondiale accrue.

Intitulé « Global Investment Trends Monitor », le document approfondi met en lumière la réalité alarmante de la baisse des Investissements Directs Étrangers (IDE), une tendance particulièrement marquée dans la région de l’Afrique du Nord. En effet, au cours de l’année écoulée, cette zone a su capter à peine 17 milliards de dollars américains, une somme qui se révèle dérisoire en comparaison des 51 milliards de dollars américains enregistrés l’année précédente en 2024, illustrant ainsi un repli très prononcé de 67 %, un chiffre qui soulève des inquiétudes quant à l’attractivité économique de cette région.

L’essor des IDE dans cette sous-région en 2024 était principalement attribuable à un ambitieux mégaprojet de développement touristique et urbain qui a pris racine sur la péninsule égyptienne de Ras El-Hekma. Ce projet colossal, orchestré par la Abu Dhabi Developmental Holding Company, le fonds souverain de l’émirat d’Abu Dhabi, a servi de catalyseur pour attirer des investissements étrangers, restructurant ainsi le paysage économique local.

 Pendant ce temps, l’Afrique subsaharienne a affiché une performance plus stable sur ce front, attirant 42 milliards de dollars américains d’IDE en 2025. Cette somme, bien que représentant un recul de 6 % par rapport à 2024, témoigne d’une résilience notable face aux défis économiques, suggérant que la région continue d’exercer une certaine attraction pour les investisseurs étrangers, malgré les fluctuations du marché global.

Au Burkina Faso, la GCR Rating rehausse la note d’ONATEL SA 

0

(CROISSANCE AFRIQUE/- L »agence de notation financière GCR Ratings, dont le siège est stratégiquement situé à Dakar, a récemment annoncé une excellente nouvelle pour l’Office National des Télécommunications du Burkina Faso, également connu sous l’acronyme ONATEL-SA. 

En effet, l’agence a rehaussé la note d’émetteur à long terme de cette institution, faisant passer sa note de A(WU) à une impressionnante A+(WU) sur son échelle régionale de notation, ce qui témoigne d’une évaluation favorable de sa solidité financière et de ses performances.

 D’autre part, il est à noter que la perspective de cette notation présente est stable, ce qui signifie que l’agence GCR anticipe une continuité dans la performance positive de l’ONATEL-SA. En supplément, l’agence a également confirmé la note d’émetteur à court terme de l’ONATEL-SA à un niveau d’A1(WU), indiquant ainsi un niveau de crédit très solide sur des périodes plus courtes.

Il est important de préciser que la note attribuée à l’ONATEL-SA a une durée de validité d’un an, s’étalant de décembre 2025 à novembre 2026, ce qui signifie que les résultats de cette évaluation récemment mise à jour seront en vigueur pendant cette période spécifique. Selon les analyses effectuées par GCR, le rehaussement de la notation d’ONATEL-SA est principalement attribué à « la capacité durable de l’opérateur à générer une rentabilité solide et des flux de trésorerie élevés, lesquels renforcent sa flexibilité financière. ».

Cette flexibilité est cruciale car elle permet à l’entreprise de gérer efficacement ses opérations financières tout en atténuant les impacts de l’affaiblissement progressif de la liquidité, un phénomène qui pourrait potentiellement survenir en raison de l’augmentation des besoins de financement pour ses investissements continus et du maintien d’une politique de dividendes captive. Ces éléments combinés mettent en lumière non seulement la santé financière actuelle de l’ONATEL-SA, mais également sa vision proactive pour s’adapter aux défis futurs du marché des télécommunications. 

L’agence, qui a une expérience considérable dans l’évaluation des performances financières des entreprises, est en outre d’avis que ces fondamentaux financiers robustes, qui incluent des indicateurs tels que la rentabilité, la liquidité et la solidité des capitaux propres, compensent largement la faiblesse du profil d’affaires de l’opérateur, un aspect qui est particulièrement préoccupant compte tenu de sa position de challenger sur le marché de la téléphonie mobile au Burkina Faso, un secteur qui est reconnu pour sa compétitivité croissante et ses défis inhérents. 


Dans sa notation détaillée, GCR estime avec pertinence que le profil financier de ONATEL-SA demeure robuste en 2024, soutenu par une reprise modérée de l’activité économique locale qui commence à se stabiliser après une période de turbulences. Les revenus ont enregistré une croissance de 2% sur l’exercice, atteignant au total 142 milliards FCFA (l’équivalent de 253 millions USD), ce qui représente une légère amélioration par rapport aux chiffres de l’année précédente qui étaient de 139 milliards FCFA, de 146 milliards FCFA en 2022, de 155 milliards FCFA en 2021 et de 157 milliards FCFA en 2020. Ce qui fait dire à l’équipe de notation, avec un certain optimisme, que « cette amélioration reflète principalement la forte progression du segment très haut débit, en hausse impressionnante de 152%, qui continue de se distinguer pour devenir le principal moteur de croissance de l’opérateur dans un marché toujours plus dynamique. » Les analyses de l’agence renforcent ainsi la perspective positive concernant l’avenir financier de ONATEL-SA, malgré les défis persistants sur le marché. 

Selon les dernières analyses fournies par GCR, il est à noter que les marges opérationnelles affichent une remarquable stabilité d’une année à l’autre, et ce, malgré les défis considérables présentés par un environnement sécuritaire particulièrement difficile et instable. En effet, la marge brute demeure à un niveau de 24%, ce qui représente un chiffre inchangé par rapport à l’année 2023, tandis que la marge nette s’évalue à 15 %. Ce niveau de performance témoigne d’une véritable résilience qui est le reflet d’une gestion efficace des coûts ainsi que d’un positionnement commercial robuste dans un marché caractérisé par une forte concurrence. 

Cependant, il est important de souligner que GCR prévoit une pression potentielle et croissante sur les marges de l’opérateur au cours des 12 à 18 prochains mois. Cette prévision est principalement attribuée à l’augmentation des charges liées à l’approvisionnement en énergie, ainsi qu’à la montée des dépenses nécessaires pour la maintenance et la sécurisation des infrastructures, en particulier dans les zones qui restent exposées à des risques sécuritaires accrus. Ces facteurs combinés pourraient avoir un impact significatif sur la viabilité économique des opérations, rendant ainsi nécessaire une vigilance accrue dans les prises de décision.

GCR, l’agence de notation, estime par ailleurs que la remarquable capacité bénéficiaire de l’opérateur joue un rôle crucial dans la génération de ses flux de trésorerie, lesquels sont non seulement très élevés, mais devraient également afficher une augmentation significative en 2024. 

Cette amélioration est attribuée en grande partie à l’optimisation de la gestion du besoin en fonds de roulement, qui devrait permettre à l’entreprise de mieux équilibrer ses coûts et ses revenus. Cependant, malgré cette perspective positive, des pressions sur la liquidité, qui ont été observées tout au long de l’année 2023, continuent de peser sur les opérations en 2024. Ces défis financiers sont aggravés par une politique de dividendes particulièrement attractive ainsi que par un besoin croissant de financement spécialisé pour soutenir les investissements nécessaires à la croissance future de l’entreprise.

 Toujours selon les analyses de GCR, le ratio de couverture des flux de trésorerie stagne actuellement autour de 100%, et toutes les indications suggèrent qu’il devrait se maintenir à ce niveau au cours des 12 à 18 mois à venir. Cela dit, il est important de noter que cette stabilité pourrait être mise à l’épreuve par une baisse anticipée des flux de trésorerie générés par les opérations de la société, soulignant ainsi les défis continus auxquels elle devra faire face dans un environnement économique en constante évolution.

Dans son analyse approfondie des performances du marché, le cabinet GCR, faisant preuve d’une expertise reconnue, laisse entendre que la société ONATEL-SA, acteur clé de la télécommunication, conserve en 2024 un profil concurrentiel adéquat et prometteur, soutenu par une vaste couverture réseau qui assure un accès étendu à ses services. Cette situation est renforcée par un portefeuille de services convergents qui répondent aux besoins variés des consommateurs modernes, ainsi que par l’appui opérationnel conséquent du groupe Maroc Telecom, acteur majeur dans le secteur.


L’agence souligne également que la croissance spectaculaire du très haut débit, notamment grâce à l’augmentation des demandes pour des connexions Internet plus rapides, ainsi que celle du Mobile Money, qui s’impose comme un moyen de transaction essentiel dans de nombreux pays, continuent de dynamiser l’activité économique de l’opérateur. Cette dynamique positive est enrichie par l’expansion continue du réseau, permettant non seulement d’améliorer les services offerts, mais aussi de contribuer significativement à l’augmentation de la base clients, attirant ainsi de nouveaux abonnés.


Notons que GCR exprime des réserves en précisant que l’opérateur demeure confronté à de nombreux défis sur un marché particulièrement compétitif, dominé par un principal concurrent dont la position de leader n’est pas seulement symbolique, mais qui exerce également une pression tarifaire persistante sur l’ensemble des acteurs du secteur. Les contraintes sécuritaires, qui représentent un défi constant, engendrent des coûts supplémentaires considérables en matière de maintenance et d’énergie, compromettant ainsi la rentabilité de l’entreprise.


 Dans ce contexte complexe, GCR s’attend, au cours des 12 à 18 mois à venir, à ce que la part de marché de l’opérateur demeure stationnaire, grâce à sa large couverture réseau qui continue de le positionner comme un acteur central dans l’écosystème des télécommunications.
Korotoumou Sylla 

Sénégal: une croissance économique moderée enregistrée au 3eme trimestre 2025

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, les données officielles fournies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), une institution clé dans la collecte et l’analyse des données économiques, indiquent que l’économie nationale a enregistré une croissance modérée au cours du troisième trimestre de l’année 2025.

Ainsi, es chiffres ont été publiés le 21 janvier 2026, marquant ainsi une période d’évaluation importante pour les acteurs économiques et les investisseurs intéressés par la dynamique du pays. 

Le Produit intérieur brut (Pib) réel, qui est un indicateur fondamental mesurant la valeur totale des biens et des services produits dans le pays tout en tenant compte des variations saisonnières grâce aux méthodes de correction saisonnière (Cvs), a affiché une hausse de 0,8 % par rapport au deuxième trimestre de la même année. Cette progression, bien que modeste, est principalement soutenue par les performances encourageantes et remarquables du secteur secondaire, qui englobe les industries manufacturières et de transformation, ainsi que, dans une moindre mesure, par les contributions du secteur primaire, qui inclut l’agriculture, la pêche et l’exploitation minière. Ces résultats mettent en lumière l’évolution continue de l’économie sénégalaise, qui, malgré ses défis, montre des signes de résilience et d’adaptabilité face aux fluctuations économiques globales.

Cette progression économique repose essentiellement sur l’augmentation significative de la valeur ajoutée du secteur secondaire, qui a connu une amélioration notable de 3,0 % sur la période sous revue. Cette dynamique industrielle est particulièrement tirée par des segments spécifiques, notamment la fabrication de produits chimiques de base, qui a enregistré une impressive augmentation de 25,0 %, soulignant l’importance croissante de cette industrie pour l’économie. De plus, les activités liées au raffinage du pétrole et à la cokéfaction ont également connu un essor avec une hausse de 7,1 %, suivies par les activités extractives, qui ont progressé de 4,2 %. L’industrie agroalimentaire, quant à elle, a observé une hausse de 3,4 %, mettant en évidence l’importance de ce secteur dans la sécurité alimentaire et l’approvisionnement. Enfin, les segments du ciment et des matériaux de construction montrent une hausse stable de 3,3 %, reflétant les investissements continus dans les infrastructures. Cependant, cette belle croissance du secteur secondaire est partiellement atténuée par le recul observé des activités de construction, qui affichent une légère baisse de 0,3 %, une tendance préoccupante qui pourrait signaler des déséquilibres dans les investissements.

En parallèle, le secteur primaire contribue également à la croissance économique générale, affichant une hausse modeste mais significative de 0,1 % de sa valeur ajoutée réelle. Cette évolution est principalement portée par la pêche, dont l’activité a bondi de manière spectaculaire de 16,3 %, une indication claire de la vitalité de ce secteur et de sa capacité à répondre à la demande croissante. Les activités d’élevage, bien que moins dynamiques, affichent une croissance de 0,5 %, tandis que la sylviculture a enregistré une légère augmentation de 0,2 %. Cependant, il est crucial de noter que la baisse significative des activités agricoles, qui a chuté de 1,2 %, limite l’ampleur de cette progression globale et soulève des préoccupations quant à la résilience et à la durabilité du secteur face aux défis environnementaux et économiques actuels.À l’inverse, le secteur tertiaire affiche une performance nettement inférieure aux attentes, se traduisant par une contraction de 0,1 % de sa valeur ajoutée, ce qui soulève des inquiétudes quant à la dynamique économique actuelle. Ce repli est principalement imputable à une diminution significative des activités de transport, qui souffrent d’une baisse alarmante de 10,7 %, ce qui est préoccupant pour un secteur essentiel à la connectivité et au commerce. De plus, les services de santé, qui sont souvent considérés comme un indicateur clé du bien-être de la population, enregistrent également une chute de 5,6 %, reflétant peut-être des défis structurels et des contraintes budgétaires au sein du système. Les secteurs de l’information et de la communication, bien que jugés cruciaux pour l’innovation et le développement technologique, affichent également une baisse de 1,5 %. Toutefois, il est important de noter que certaines branches parviennent à atténuer cette tendance négative. Parmi celles-ci, le commerce se distingue avec une croissance de 2,3 %, témoignant d’une adaptation aux nouvelles exigences du marché, tandis que les activités artistiques, culturelles et sportives, qui enrichissent la vie communautaire, enregistrent une augmentation de 1,5 %. De même, le secteur de l’hébergement et de la restauration, essentiel pour le tourisme et l’accueil, progresse également de 1,3 %, indiquant une reprise potentielle dans ces domaines.
Du côté de la demande, une contraction des échanges extérieurs se fait ressentir durant cette période. En effet, tant les exportations que les importations de biens et services en volume subissent un recul respectif de 8,0 % et 6,9 % par rapport au trimestre précédent, ce qui pourrait nuire à la balance commerciale et à la compétitivité internationale. En revanche, il est rassurant de constater que la demande intérieure montre des signes de raffermissement, un aspect crucial pour soutenir l’économie nationale. Ainsi, la formation brute de capital fixe, un indicateur vital des investissements, progresse de 1,5 %, tandis que la consommation finale globale, reflet des comportements des consommateurs, s’accroît de 1,6 %. Ces signaux positifs pourraient suggérer une résilience et une capacité d’adaptation face à des défis économiques croissants. 

En ce qui concerne les secteurs hors hydrocarbures, il est à noter que le produit intérieur brut (PIB) réel démontre une progression modeste de 0,5 %, ce qui, bien qu’insuffisant pour parler d’un véritable essor, illustre un certain dynamisme et une résilience caractéristiques de l’économie non extractive. Parallèlement, le PIB hors hydrocarbures et agriculture affiche une hausse légèrement meilleure de 0,6 %, ce qui traduit non seulement une certaine capacité d’adaptation, mais également une performance encourageante face à des défis structurels. 

Au total, pour le troisième trimestre de l’année 2025, le PIB nominal s’établit sur une somme impressionnante de 4 963,1 milliards de francs CFA, chiffres qui viennent confirmer qu’il existe une croissance économique propulsée principalement par le secteur industriel. Cependant, il est essentiel de reconnaître que cette expansion est encore entravée par des défis notables, tels que la faiblesse persistante du secteur tertiaire et un repli préoccupant des échanges extérieurs, qui ensemble soulèvent des questions sur la durabilité et la robustesse de cette croissance à long terme.

Abdoulaye KONÉ 

Guinée Bissau : le trésor public mobilise 10 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- En Guinée Bissau, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a obtenu 10 milliards de FCFA sur le marché financier de l’ Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

Cette opération a été réalisée à la suite de l’émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor d’une durée de 352 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor de 3 ans, le tout orchestré en partenariat avec UMOA-Titres, une institution bien établie dans le domaine de la gestion des titres.

Pour ce faire, l’émetteur a proposé à l’adjudication un montant fixe de 10 milliards de FCFA. Dans cette phase de soumission, le montant total des offres venant des investisseurs s’est élevé à un impressionnant 29,356 milliards FCFA. Cela a conduit à un taux de couverture remarquable de 293,56%, démontrant ainsi un vif intérêt du marché pour ces instruments financiers.

En termes de résultats concrets, le montant des soumissions qui a été retenu s’élève à 10 milliards FCFA, tandis qu’un montant significatif de 19,356 milliards FCFA a été rejeté, ce qui se traduit par un taux d’absorption de 34,07%.

Aussi, ces chiffres illustrent non seulement la vitalité du marché financier dans la région, mais également l’efficacité des actions du Trésor Public guinéen pour mobiliser des ressources financières nécessaires au bon fonctionnement de l’Etat.

Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 7,51% pour les bons, tandis que ceux qui ont choisi d’investir dans les obligations bénéficieront d’un rendement encore plus attrayant de 10%. Le Trésor Public bissau-guinéen, en charge des finances et de la gestion des ressources de l’État, entend rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance spécifiquement fixée au 12 janvier 2027, offrant ainsi une garantie de liquidité pour les investisseurs. 


Par ailleurs, il est important de noter que les intérêts, qui représentent une forme de rémunération pour les investisseurs, seront payés d’avance et précomptés sur la valeur nominale de ces bons, de sorte que l’ensemble du processus soit transparent et bénéfique pour les parties impliquées.


Notons que l’émetteur a également prévu de rembourser le capital des obligations, qui est un autre instrument de financement, le premier jour ouvré après l’échéance fixée au 14 janvier 2029. Cette stratégie de remboursement montre la solidité de l’engagement du gouvernement envers ses créanciers. 


Pour ces obligations, le paiement des intérêts sera effectué annuellement à un taux fixe de 6,25%, dès la fin de la première année, garantissant ainsi aux investisseurs un flux de revenus prévisible et régulier tout au long de la durée de l’investissement.


Moussa KONÉ 

AES: le ministère des finances du Mali dément formellement une présumée création de monnaie unique

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- À travers un communiqué officiel émis ce mardi 27 janvier, et dûment signé par son secrétaire général, Abdoulaye Traoré, le ministère de l’Économie et des Finances a officiellement apporté un démenti clair et sans équivoque concernant un faux communiqué qui aurait annoncé le lancement imminent d’une monnaie unique au sein de l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES).

Ce démenti revêt une importance particulière dans le contexte économique actuel, où la stabilité et la crédibilité des institutions financières peuvent être mises à mal par de telles rumeurs.

Dans son message, le département de l’Économie et des Finances précise avoir pris connaissance, avec une attention soutenue, d’informations relayées par certains médias ainsi que sur des plateformes numériques populaires. Ces informations, souvent exagérées ou mal interprétées, faisaient état de la diffusion d’une feuille de route perçue comme imminente pour le lancement d’une monnaie unique au sein de la Confédération AES. Cette clarification vise à dissiper toute confusion ou inquiétude que ces annonces infondées auraient pu engendrer auprès des citoyens, des investisseurs, et des partenaires économiques, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement envers la transparence et la fiabilité des communications officielles émanant de ses services.

« Aucune communication n’a été faite par le ministère de l’Économie et des Finances annonçant la mise en circulation prochaine d’une monnaie commune ou la finalisation d’un calendrier opérationnel en ce sens», clarifie la note. Et d’ajouter que  les orientations et décisions concernant les  pays membres de la Confédération des Etats du Sahel s’inscrivent dans des cadres institutionnels définis, suivant des canaux et mécanismes appropriés, et font l’objet de communications officielles spécifiques.

Aussi, le ministère des Finances, conscient de l’importance cruciale d’une communication efficace dans le contexte actuel, a invité, en conséquence, les médias, ainsi que l’ensemble du public, à se référer exclusivement aux canaux institutionnels officiels pour toute information relative aux décisions prises par les États membres de l’Association Européenne de Libre-échange (AES). 

Ce faisant, il a, en ces termes, réaffirmé son engagement indéfectible en faveur d’une communication responsable, transparente et en phase avec les valeurs et les aspirations des peuples de l’AES. En outre, le ministère a tenu à saluer le public pour sa vigilance exemplaire et sa coopération dans la lutte contre les fausses informations, qui sapent la confiance entre les institutions et les citoyens. 

Notons que cette démarche vise non seulement à établir une source d’information fiable, mais également à renforcer le dialogue entre le ministère et les citoyens, dans le but d’assurer que chacun puisse accéder à des informations précises et vérifiées.

 Mariam KONE 

UMOA-TITRES : Ouverture des travaux de la 8-ème édition des « Rencontres du Marché des Titres Publics » à Lomé

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Togo, la 8eme édition des Rencontres du Marché des Titres Publics de l’UMOA (Union Monétaire Ouest-Africaine) se déroule actuellement dans la belle ville côtière de Lomé, qui offre un cadre propice aux échanges et aux rencontres fructueuses, le mardi 27 janvier 2026.

 A l’issue de la cérémonie d’ouverture qui s’est tenue en grande pompe, le gouverneur de la banque centrale des États d’Afrique, Jean Claude Kassi Brou, a signalé avec un certain optimisme que le taux du marché secondaire de l’UMOA a enregistré une hausse significative de 25%, un chiffre impressionnant lorsqu’on le compare au maigre 5% enregistré en 2016. Fort de cette évolution encourageante, M. Kassi Brou a misé sur une amélioration continue non seulement de la qualité, mais aussi de la fiabilité de l’information financière destinée aux investisseurs, soulignant ainsi l’importance cruciale de la transparence dans le marché.

 Selon lui, il est impératif que l’ensemble des acteurs concernés renouvellent leurs efforts estivaux, tout en insistant sur la nécessité de renforcer les compétences des ressources humaines au sein de l’UMOA Titres, car ce capital humain est fondamental pour le développement du secteur financier. Par ailleurs, Monsieur Kassi Brou a également annoncé une avancée majeure dans le domaine de l’inclusion financière, révélant que le taux d’inclusion a atteint un impressionnant 76% en 2025, en contraste frappant avec les 47% notés en 2016. Ces résultats témoignent d’une dynamique positive dans le paysage financier régional, affirmant ainsi la vision claire et ambitieuse du gouverneur de la BCEAO pour un développement économique inclusif et durable.

Dans son discours d’ouverture, un moment éminent et marquant qui a véritablement piqué l’intérêt et suscité l’enthousiasme de tous les participants présents dans la salle, la directrice générale de l’Agence UMOA Titres a déclaré avec une grande fierté et une sincère passion que « les États membres ont réussi à mobiliser une somme colossale de plus de 1 850 milliards de FCFA en 2025. » Cette réalisation significative, alliant chiffres impressionnants et efforts soutenus, témoigne des efforts concertés et de la détermination indéfectible des pays membres à renforcer leur position financière sur la scène internationale.

Par ailleurs , elle a également souligné, avec un optimisme palpable et inspirant, que les prévisions de mobilisation des ressources, qui témoignent d’une vision stratégique et d’une volonté de progrès tangible, sont estimées à un montant époustouflant de 12 700 milliards de FCFA pour l’année 2026. Ce chiffre impressionnant et audacieux indique non seulement une tendance croissante mais également prometteuse pour l’avenir économique de la région, illustrant l’engagement des nations à franchir de nouvelles étapes vers le développement durable et la prospérité collective.

Aussi, il s’agit d’un événement prestigieux qui attire et réunit divers acteurs financiers influents et stratégiques venus de tout le continent africain, en particulier de l’Afrique de l’Ouest. Au cœur de ces Rencontres se trouvent des personnalités éminentes et respectées dans le domaine de la finance, notamment la directrice de l’UMOA Titres, accompagnée de son équipe dévouée, qui travaillent sans relâche pour assurer le bon fonctionnement du marché financier régional de l’UMOA. 

Il est important de noter que chaque pays membre de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) a été représenté par une délégation officielle du trésor public, ce qui témoigne de l’importance accordée à la collaboration financière et budgétaire au sein de cette organisation régionale. Parmi ces délégations, on retrouve celle de la direction générale du trésor et de la comptabilité publique du Mali, qui va jouer un rôle clé dans les discussions, apportant son expertise et ses perspectives sur les enjeux économiques et financiers cruciaux. Cette présence des représentants des différents pays souligne également l’engagement collectif de l’UMOA à promouvoir une gestion financière transparente et efficace, essentielle pour le développement durable de la région. De plus, le gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean Claude Kassi Brou, est également présent, apportant son expertise et sa vision pour le développement économique de la région.  

Notons que cet événement constitue une plateforme essentielle pour le réseautage, l’échange d’idées et la promotion des initiatives visant à renforcer l’intégration financière et le développement durable dans la région.

Daouda Bakary KONÉ/Envoyé Spécial à Lomé 

Marché Financier de l’UMOA : le Bénin obtient 66 milliards de FCFA

0
Une vue de cotonou

(CROISSANCE AFRIQIE)- Ala suite de son émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 182 jours ainsi que d’obligations assimilables du trésor de 3 ans, 5 ans et 7 ans, le Trésor Public béninois a réussi à encaisser, le 22 janvier 2026, un montant impressionnant de 65,999 milliards FCFA sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

Cette levée de fonds importante a pour objectif essentiel d’assurer la couverture adéquate des besoins de financement du budget de l’État béninois, afin de garantir le bon fonctionnement des services publics et de soutenir le développement national. Il est à noter que l’émetteur avait initialement prévu de mettre en adjudication une somme de 60 milliards FCFA.

Toutefois, la réponse des investisseurs a dépassé toutes les attentes, car le montant total des soumissions globales s’est élevé à 175,239 milliards FCFA, ce qui témoigne d’un vif intérêt pour ces instrument financiers. Ce résultat impressionnant correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 292,07%, démontrant ainsi la confiance des investisseurs dans la solidité financière de l’État béninois et son engagement à maintenir des niveaux de liquidité adéquats sur le marché.

Le montant total des soumissions retenues s’élève à un impressionnant 65,999 milliards FCFA, tandis que le montant des soumissions qui ont été rejetées atteint quant à lui 109,240 milliards FCFA. Cette situation conduit à un taux d’absorption des propositions de 37,66%, ce qui indique une sélection fine et réfléchie des projets par les décideurs.

Les investisseurs dont les soumissions ont été acceptées auront le plaisir de bénéficier d’un rendement moyen pondéré qui varie selon la durée des bons et obligations. Plus précisément, pour les bons, le rendement sera de 5,32%, tandis que pour les obligations d’une durée de 3 ans, il atteindra 6,43%. De même, les obligations de 5 ans offriront un rendement de 6,68%, et celles de 7 ans, un rendement légèrement plus élevé de 6,93%. 


L’émetteur, conscient de ses obligations, a prévu que le remboursement des bons émis interviendra le premier jour ouvré qui suivra la date d’échéance, fixée au 23 juillet 2026. Il faut également souligner que les intérêts associés à ces instruments financiers seront versés d’avance et seront précomptés sur la valeur nominale des bons pour optimiser la gestion de trésorerie des investisseurs. 


Concernant les obligations, elles seront également remboursées selon un calendrier programmé : le capital sera remboursé le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 9 janvier 2029 pour les obligations de 3 ans, au 9 janvier 2031 pour celles de 5 ans, et au 9 janvier 2033 pour celles de 7 ans.

Notons que les intérêts sur les obligations seront payés sur une base annuelle, avec un taux d’intérêt fixé à 5,70% pour les obligations de 3 ans, à 5,90% pour celles de 5 ans et à 6% pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année après leur émission. Ce cadre financier assure non seulement une prévisibilité pour les investisseurs, mais également une attractivité notable pour toutes parties prenantes.

Dakar Business Connect lance sa 1ère édition autour des enjeux et opportunités de la titrisation

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- Dakar, le 22 janvier 2026 – Le Magazine économique et financier de référence au Sénégal, Le Marché, a organisé, samedi 17 janvier 2026 à Dakar, la 1ère édition du Forum Dakar Business Connect (DBC) autour du thème : « La titrisation et le financement du développement : opportunités, enjeux et perspectives ».

Deux panels ont été au programme : le premier sur « La titrisation : un levier stratégique pour le financement des infrastructures et des politiques publiques » et le second « La titrisation et le secteur privé, en tant qu’outil pour accélérer la croissance des entreprises et dynamiser les marchés financiers ».
En complément de ces panels, une Keynote prononcée par le Directeur Général de KF Titrisation, Mouhamadou Moustapha Faye, a permis d’explorer en profondeur les enjeux et les atouts de la titrisation. Des Masterclass et des ateliers pratiques ont également permis de revenir sur les récentes opérations de titrisation couronnées de succès dans l’espace UEMOA.
« L’objectif de cette première édition était de clarifier le concept de la titrisation et son utilité dans le financement du développement. Il s’agissait également de mettre en lumière les opportunités qu’elle offre aux États, aux entreprises, aux banques et aux investisseurs institutionnels, tout en identifiant les contraintes, les risques et les prérequis nécessaires à un recours efficace et soutenable à cet outil financier », a déclaré Dr Abdou Diaw, directeur de publication et fondateur du magazine Le Marché. Selon lui, ce rendez-vous, qui se veut pérenne, ambitionne de stimuler le débat économique et financier tout en établissant un cadre d’échanges structuré entre les différents acteurs de l’écosystème.
Le magazine financier Le Marché œuvre depuis plusieurs années à susciter le débat et à éveiller l’intérêt autour des grandes mutations et des enjeux économiques majeurs. C’est dans cette dynamique qu’il a lancé le concept Dakar Business Connect (DBC), une initiative visant à explorer des thématiques clés de l’économie et de la finance, en donnant la parole à des professionnels et à des références reconnues dans leurs domaines respectifs.


A Propos de Le Marché
Le Marché est à la fois une plateforme digitale et un magazine d’informations économiques et financières édité par l’Agence de communication Africa Medias Finance (AMFin).
Cette publication mensuelle, destinée aux décideurs, aux investisseurs et à tous les acteurs intervenant dans le secteur de l’économie, de la finance, des assurances, des Fintech, des ressources extractives et des Télécom, vous parle et vous aide à être au diapason de l’actualité économique et financière. Il vous connecte également aux mutations et faits saillants des secteurs clés de l’économie tels que le pétrole et le gaz, les assurances, etc.

Grâce au traitement approfondi des sujets, au décryptage des thématiques oú nous faisons intervenir des experts de renom et de qualité, nous mettons à votre disposition, un outil de compréhension et d’aide à la décision. Une véritable révolution qui porte, apporte mais également accompagne la transformation structurelle.

Votre magazine préféré s’affirme en un support incontournable pour comprendre, commenter et démystifier l’information économique financière.

Contact : +221772755891
Mail : contact@lemarche.finance
Site Web: https://lemarche.finance/

Secteur: le niveau du Tourisme Mondial connaît une progression notable de 4 % en 2025

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Les arrivées de touristes internationaux, qui sont définis comme des visiteurs ayant passé au moins une nuit sur place, ont enregistré une progression notable de 4 % en 2025, une évolution qui témoigne d’un regain d’intérêt pour les voyages à travers le monde. 

En effet, la plupart des destinations mondiales, qu’il s’agisse de métropoles vibrantes ou de havres de paix isolés, affichent de solides résultats en matière d’afflux touristique. Selon le premier Baromètre mondial du tourisme de l’année, on estime à un impressionnant 1,52 milliard le nombre de touristes internationaux qui ont été accueillis dans le monde entier en 2025, ce qui représente près de 60 millions de visiteurs supplémentaires par rapport à l’année précédente, 2024.

Ces chiffres, qui semblent en constante augmentation, témoignent d’un retour significatif aux tendances de croissance qui avaient été enregistrées avant la pandémie mondiale, rapprochant le secteur du tourisme d’une hausse moyenne de 5 % par an qui avait été observée entre 2009 et 2019. Cette résurgence des voyages internationaux peut s’expliquer par une combinaison de facteurs clés, notamment une forte demande de la part des voyageurs avides d’exploration, les excellentes performances enregistrées par les principaux marchés émetteurs, ainsi que la reprise progressive et encourageante des destinations situées en Asie et dans le Pacifique. De surcroît, l’amélioration de la connectivité aérienne, qui facilite les déplacements entre continents, et la simplification des procédures de visa, qui rend l’accès aux différents pays plus fluide et accueillant, ont également contribué à encourager et à favoriser les voyages internationaux en 2025, enracinant ainsi les espoirs d’un secteur du tourisme en pleine renaissance.  La secrétaire générale du tourisme de l’Onu, Cheikha Alnuwais, a exprimé avec enthousiasme que « la demande de voyages est restée élevée tout au long de l’année 2025, malgré une forte inflation des services touristiques et l’incertitude liée aux tensions géopolitiques. Nous prévoyons que cette tendance positive se poursuivra en 2026, car l’économie mondiale devrait rester stable et les destinations qui accusent encore un retard par rapport aux niveaux d’avant la pandémie devraient se redresser complètement. ». Cette déclaration souligne l’importance croissante du secteur touristique, qui, malgré les défis économiques et politiques, semble continuer d’attirer les voyageurs du monde entier, témoignant ainsi d’une résilience remarquable au sein de l’industrie. 
En examinant les statistiques, l’Europe, qui se positionne comme la plus grande destination touristique au monde, a enregistré un impressionnant total de 793 millions de touristes internationaux en 2025, représentant une augmentation significative de 4 % par rapport à l’année 2024 et une hausse de 6 % par rapport aux niveaux d’arrivées de 2019, avant la pandémie. Des performances particulièrement robustes ont été observées notamment en Europe de l’Ouest, qui a connu une augmentation de 5 %, ainsi qu’en Europe méditerranéenne du Sud, dont les chiffres ont progressé de 3 %. En outre, l’Europe centrale et orientale a enregistré un rebond remarquable avec une hausse de 6 %, même si les arrivées demeurent encore à 9 % en dessous des niveaux atteints en 2019, ce qui laisse présager un potentiel de croissance continue et un retour vers la normalité pour ces régions.

Les Amériques, qui comptent actuellement environ 218 millions d’habitants, ont enregistré une croissance modeste de 1 % au cours de l’année écoulée, une performance qui s’est révélée être un reflet des résultats mitigés observés au sein des différentes sous-régions. Après un premier semestre 2025 particulièrement solide, la région a malheureusement subi quelques légères baisses au cours des troisième et quatrième trimestres, ce qui peut être attribué en partie aux performances décevantes observées aux États-Unis. Parmi les sous-régions, l’Amérique du Sud a brillamment mené la danse avec une croissance remarquable de 7 %, suivie de près par l’Amérique centrale, qui a connu une hausse de 5 %. Cependant, il convient de noter que certaines destinations des Caraïbes ont enregistré une croissance stagnante de 0 %, devenant particulièrement vulnérables en raison des impacts dévastateurs de l’ouragan Melissa, qui a frappé cette région au dernier trimestre de l’année.

En parallèle, l’Afrique, avec une population soigneusement estimée à 81 millions d’habitants, a connu une augmentation impressionnante de 8 % des arrivées en 2025, mettant en avant des résultats particulièrement solides en Afrique du Nord, où la croissance a atteint 11 %. D’autre part, le Moyen-Orient a également affiché une croissance notable de 3 % en 2025, correspondant à un bond impressionnant de 39 % par rapport aux niveaux d’avant la pandémie, faisant de cette région l’une des plus résilientes sur le plan touristique. En effet, le Moyen-Orient a presque atteint la barre des 100 millions de visiteurs internationaux en 2025, un jalon majeur qui souligne l’attrait croissant de cette région à l’échelle mondiale. Les arrivées en Asie et dans le Pacifique, atteignant le chiffre impressionnant de 331 millions, ont connu une augmentation significative de 6 % l’an dernier, ce qui témoigne d’un certain dynamisme dans un contexte mondial en pleine mutation. Cependant, il est important de noter que ce chiffre reste tout de même 9 % inférieur aux niveaux remarquables enregistrés en 2019, ce qui indique que la région continue de se remettre des effets dévastateurs de la pandémie. 


Notons que l’Asie du Nord-Est s’est particulièrement mise en avant, dominant les performances touristiques avec une croissance explosive de 13 % prévue pour 2024, ce qui pourrait marquer un tournant dans la reprise économique de cette zone. Parallèlement, l’Asie du Sud semble avoir réussi à retrouver les niveaux d’affluence d’avant la pandémie, ce qui témoigne d’une résilience impressionnante et d’un retour à la normalité dans le secteur du tourisme.

Moussa KONÉ