Accueil Blog Page 64

Le Mali et la Türkiye veulent redynamiser leur coopération bilatérale

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Mali et la Türkiye souhaitent redynamiser leur coopération bilatérale. Ce mercredi 28 mai 2025, le Président de la Transition malienne, le Général d’Armée Assimi GOITA, a reçu Burhanettin DURAN, Vice-Ministre des Affaires étrangères de la Türkiye, chargé des relations avec l’Afrique.

Ce dernier représentait le Président Recep Tayyip ERDOGAN et lui était porteur d’un message important. À l’issue de l’audience, Burhanettin DURAN a déclaré qu’il était venu au Mali pour transmettre au Président GOITA les salutations fraternelles de son homologue turc ainsi que sa haute considération.

Le Président ERDOGAN a également exprimé ses vœux de prospérité et de stabilité pour le Mali et son peuple. En outre, il a assuré que Türkiye était déterminée à renforcer sa coopération avec le Mali et les autres membres de l’AES, dans le but d’accélérer le développement de cette région stratégique en Afrique, en adoptant une approche de partenariat gagnant-gagnant. « Nous espérons intensifier de manière durable les échanges entre nos deux pays dans divers domaines », a ajouté le ministre turc.

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte historique de renforcement des liens entre l’Afrique et la Türkiye, où les deux nations cherchent à élaborer des stratégies communes face aux défis globaux contemporains. La Türkiye, visant à accroître son influence sur le continent africain, voit en le Mali un partenaire clé, en raison de sa position géographique et de ses ressources naturelles abondantes.

Dans les mois à venir, des initiatives concrètes devraient voir le jour, notamment dans les domaines de l’agriculture, de la sécurité, et du développement durable, permettant ainsi aux deux pays de travailler main dans la main pour atteindre des objectifs mutualistes.

Le ministre DURAN a également souligné l’importance d’un dialogue ouvert et franc entre les générations futures des deux pays afin de cultiver une amitié durable, fondée sur la confiance et l’entraide.

Notons que cette démarche de coopération bilatérale ne se limite pas simplement à des échanges économiques; elle englobe également des échanges culturels et éducatifs, renforçant ainsi les liens humains et historiques entre les peuples malien et turc. Ensemble, ils visent non seulement à bâtir un avenir meilleur pour leurs citoyens, mais aussi à inspirer d’autres nations africaines à envisager des opportunités similaires et à forger des alliances stratégiques.

Daouda Bakary KONÉ

Maroc: Attijariwafa Bank affiche un résultat net en hausse de 14,1% au premier trimestre 2025

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Attijariwafa Bank a enregistré une forte croissance de ses bénéfices au premier trimestre 2025, avec un résultat net part du groupe en hausse de 14,1%.

Le produit net bancaire (PNB) s’est élevé à 9 milliards de dirhams, représentant une progression de 5,9% par rapport à la même période en 2024. Cette performance a été soutenue par une collecte d’épargne accrue et un financement solide de l’économie, amplifiés par des activités de marché performantes dans un contexte de baisse des taux d’intérêt au Maroc.

En détail, les dépôts consolidés ont augmenté de 8,6%, tandis que les crédits ont affiché une hausse de 8,2%, renforçant ainsi la solidité des revenus du groupe. Par ailleurs, le résultat des activités de marché a crû de 19,4%, atteignant 1,6 milliard de dirhams, démontrant la capacité d’Attijariwafa Bank à tirer profit des conditions favorables sur les marchés financiers.

Attijariwafa Bank a aussi annoncé l’absorption de sa filiale immobilière Borj Attijari, une opération validée par son Conseil d’Administration le 10 mars 2025. En outre, le groupe a poursuivi ses efforts pour maîtriser ses charges, ce qui a abouti à une amélioration de son coefficient d’exploitation, passant de 35,3% à 34,2% en un an. Le coût du risque a également été réduit, passant de 0,98% à 0,82% à fin mars 2025, ce qui illustre une gestion proactive des risques de crédit.

Concernant les résultats nets, le résultat net consolidé s’établit à 3,3 milliards de dirhams, en hausse de 14,7%, tandis que le résultat net part du groupe atteint 2,8 milliards de dirhams, en hausse de 14,1%. En ce qui concerne la structure financière, les fonds propres consolidés ont atteint 76,2 milliards de dirhams à fin mars 2025, en hausse de 10,5% par rapport à 69 milliards de dirhams un an auparavant. Cette évolution renforce la robustesse du bilan du groupe, lui permettant ainsi d’avoir davantage de flexibilité pour son développement et sa résilience.

Notons que les indicateurs de rentabilité sont également bien orientés, avec un retour sur actifs (ROA) à 1,82%, en hausse par rapport à 1,75% un an plus tôt, et un retour sur fonds propres tangibles (RoTE) qui progresse à 22,7%, contre 22,0% au premier trimestre 2024.

Moussa KONÉ

Mali: l’Etat s’engage à revitaliser le corridor Bamako-Dakar relatifs aux transites des marchandises

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, les acteurs du secteur des transports ont ouvert ses portes à des journées d’échanges axées sur la gestion des magasinages, des surestaries et des dépôts douaniers relatifs aux marchandises transitant par le port autonome de Dakar.

La Ministre des Transports et des Infrastructures, Mme DEMBÉLÉ Madina SISSOKO, a présidé la cérémonie d’ouverture. Organisées par le Conseil malien des Chargeurs (CMC), ces assises ont pour objectif d’établir un cadre de dialogue ouvert et fraternel entre les divers acteurs portuaires du corridor Bamako-Dakar. Au cours de cette rencontre de trois jours, plusieurs sujets clés seront abordés, notamment des stratégies pour réduire la durée de séjour des marchandises au port de Dakar et garantir leur traitement rapide et efficace en direction du Mali.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par diverses interventions, dont celle de la Ministre SISSOKO. Dans son discours, elle a mis en lumière les pénalités de retard dans la chaîne logistique, notamment les surestaries, le magasinage et la détention, qui dépassent souvent la valeur des marchandises.

Aussi, ces retards ne sont pas seulement des chiffres sur un papier ; ils représentent des pertes économiques réelles et des impacts sociaux considérables pour les entreprises maliennes qui dépendent de la fluidité de ces échanges commerciaux. Elle a également évoqué les défis auxquels sont confrontés les chargeurs, tels que la gestion des dépôts douaniers et les pertes lors des enchères publiques. En effet, ces situations de crise nécessitent un encadrement juridique et une collaboration renforcée entre les autorités portuaires et les acteurs privés sollicités pour optimiser la gestion des infrastructures logistiques.

Il est crucial de proposer des solutions concrètes pour surmonter ces difficultés. Tenant compte des réalités portuaires dans nos pays africains, souvent marquées par des retards importants dans l’enlèvement des marchandises, la Ministre SISSOKO a encouragé les participants à formuler des recommandations pour mettre un terme à ces pratiques inefficaces et améliorer la rapidité des opérations d’enlèvement. Elle a également souligné l’importance de la coopération régionale, précisant que le succès du corridor dépend non seulement des efforts du Mali mais également de ceux de ses voisins, notamment dans le partage de bonnes pratiques et d’expériences.

Ces assises de Bamako revêtent une importance capitale pour les pays de l’espace confédéral de l’AES, et les directeurs généraux des Conseils des Chargeurs du Burkina Faso et du Niger, accompagnés d’une forte délégation, prennent également part à cet événement.

Notons que cette rencontre ne sera pas seulement un forum d’échange, mais aussi une réelle opportunité d’initiatives concrètes, susceptibles de transformer le paysage logistique de l’Afrique de l’Ouest, unissant ainsi les efforts de tous les pays concernés pour bâtir une économie régionale plus intégrée et résiliente.

Daouda Bakary KONÉ

Mali: la course à la digitalisation s’amplifie avec lancement de trois nouvelles plateformes visant les services publics

0
Général Abdoulaye Maiga, Premier Ministre du Mali

(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, le Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre malien, a assisté à la présentation de trois nouvelles plateformes le mardi 27 mai 2025.

La première, intitulée Système Intégré de Gestion des Opérations du Commerce Extérieur (SYGOCE), optimise le dispatching des demandes aux agents de la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC).

Ce système dynamique assure la traçabilité en temps réel des opérations, tout en gérant les documents d’agrément, de certificat, et les aspects liés à la domiciliation bancaire et au PVI via Trésor Pay. Les résultats sont prometteurs : les émissions d’intention ont augmenté de 75 %, les recettes PVI de 48 %, et toutes les demandes d’intention sont désormais initiées par les opérateurs économiques.

La deuxième plateforme, nommée « N’GNA SÔRÔ ! », se concentre sur le mécanisme de refinancement des systèmes financiers décentralisés (MEREF-SFD). En numérisant les processus d’affaires, cette plateforme facilite les interactions entre différents acteurs économiques, favorisant la transparence, le partage d’informations, l’innovation, et le financement de projets structurants. Elle est accessible sur mobile et couvre la gestion du portail, les crédits d’investissement, l’épargne, ainsi que les transferts d’argent.

La dernière plateforme est dédiée à la délivrance, à la gestion et au suivi des certificats de jaugeage des camions-citernes transportant du carburant. Mise en place par l’Agence Malienne de Métrologie (AMAM), cette solution vise à sécuriser le processus tout en luttant contre l’usage de faux certificats de jaugeage. Elle contribue également à réduire les délais de délivrance tout en améliorant la mobilisation des ressources propres de l’agence.

Cette rencontre a aussi été l’occasion de faire le point sur l’avancement du Système d’Informations Foncières / Guichet Unique du Foncier (SIF/GUF). Depuis la dernière présentation faite au Premier ministre, plusieurs modules fonctionnels ont été menés à bien.

Actuellement, la plateforme permet une digitalisation complète de la procédure d’immatriculation foncière, offrant une soumission des demandes en ligne, sans nécessité de déplacement. La version présentée inclut les procédures d’immatriculation, de cession, d’inscription d’hypothèque et de e-paiement. Le lancement de la phase pilote est prévu pour juillet, avec le déploiement du système pour les utilisateurs, accompagné de formations destinées aux services techniques, à l’Ordre des géomètres, à l’Ordre des notaires, et aux greffiers en chef.

À l’issue de ces discussions constructives, les experts ont été chargés de préparer un rapport stratégique pour soutenir le processus de digitalisation tout en respectant rigoureusement le calendrier pour une mise en œuvre efficace.

Korotoumou Sylla

Au Nigéria, deux Usines de traitement lithium inaugurées d’une valeur de 800 millions de dollars

0

(CROISSANCE AFRIQUE) Le Nigéria est sur le point d’inaugurer deux importantes usines de traitement du lithium, dont la valeur combinée s’élève à 800 millions de dollars. Ce projet, largement soutenu par des investissements chinois, représente une avancée significative dans la transformation industrielle du pays.

Le ministre des Mines nigérian, Dele Alake, a annoncé qu’une usine de traitement d’une valeur de 600 millions de dollars sera mise en service cette année à la frontière entre les États de Kaduna et du Niger, tandis qu’une raffinerie de 200 millions de dollars, située à la périphérie d’Abuja, touche à sa fin. De plus, deux autres usines devraient être construites dans l’État de Nasarawa d’ici le troisième trimestre.

« Nous nous concentrons désormais sur la valorisation de nos ressources minérales en créant de la valeur économique nationale sous forme d’emplois, de technologies et d’une industrie manufacturière », a déclaré le ministre Alake à Reuters. Les investissements chinois, notamment de la part de Jiuling Lithium Mining Company et de Canmax Technologies, financent plus de 80 % de ces quatre unités industrielles, tandis que le reste des parts est détenu par l’investisseur local Three Crown Mines.

Ce développement s’inscrit dans une stratégie plus vaste du Nigéria, qui vise à rompre avec le modèle extractif traditionnel et à tirer parti de ses ressources pour établir une chaîne de valeur nationale.

L’interdiction d’exporter des minéraux non transformés et le refus d’offres de grandes entreprises étrangères, telles que Tesla en 2022, témoignent d’une volonté politique forte. Avec le lancement imminent de ces usines, le Nigéria ambitionne de créer des milliers d’emplois, de stimuler l’industrie locale et d’augmenter ses revenus fiscaux.

Ce modèle de production pourrait se déployer à d’autres secteurs stratégiques tels que les terres rares, le nickel et le cuivre. En s’engageant dans la transformation locale, le Nigéria aspire à se positionner comme un hub énergétique et technologique en Afrique de l’Ouest, tout en s’affranchissant de son rôle traditionnel de simple fournisseur de matières premières.

La réussite de ce projet sera un indicateur clé de la capacité de l’État à réformer efficacement son secteur minier, à structurer ses chaînes industrielles, et à attirer des investissements alignés sur ses priorités de développement.

Notons que le lithium, indispensable pour la fabrication des batteries électriques et des technologies renouvelables, représente un marché mondial en essor.

Notons qu’ne enquête géologique menée en 2022 a révélé la présence de riches gisements dans plusieurs États nigérians, suscitant ainsi l’intérêt d’importants acteurs industriels.

Mines: 100 millions d’euros d’investissement de l’AFC destinés au Mali et à la Côte d’Ivoire

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- L’Africa Finance Corporation (AFC) a dévoilé un investissement de 100 millions d’euros destiné à des projets aurifères en Côte d’Ivoire et au Mali. Il s’agit d’un financement qui intervient dans un contexte de regain d’intérêt pour le secteur minier en Afrique de l’Ouest.

Ce financement, d’une durée de cinq ans, soutiendra l’exécution de trois nouveaux contrats miniers, renforçant ainsi le partenariat établi entre l’AFC et Mota-Engil Africa (MEA) depuis 2016. L’investissement permettra l’acquisition d’équipements, de stocks et d’infrastructures nécessaires pour le lancement et l’accélération de ces projets, dont les emplacements n’ont pas encore été révélés.

Pour la Côte d’Ivoire et le Mali, cet investissement représente un soutien stratégique crucial à une filière aurifère essentielle pour les devises, les recettes fiscales et l’emploi, tant direct qu’indirect. Le Mali, qui demeure l’un des principaux producteurs d’or du continent, et la Côte d’Ivoire, qui commence à exploiter son sous-sol prometteur, bénéficieront grandement de ce projet. L’engagement de l’AFC, reconnu comme un catalyseur majeur des infrastructures panafricaines, est impératif pour valoriser les ressources naturelles et structurer les chaînes de valeur locales dans le secteur extractif.

Ce financement s’inscrit dans une stratégie globale visant à promouvoir l’industrialisation de l’Afrique, une priorité pour l’AFC. Sous la direction de Samaila Zubairu, l’institution a intensifié ses interventions dans des projets d’infrastructure de grande ampleur, engendrant un fort impact socio-économique au cours des dernières années.

Parmi ses accomplissements notables, l’AFC a joué un rôle clé dans le développement du nouvel aéroport international de Bugesera au Rwanda et du corridor ferroviaire Kano-Moradi de 2 milliards de dollars au Nigeria, ainsi que dans le projet de chemin de fer Lobito Atlantic reliant l’Angola à la Zambie.

« Cette transaction témoigne de notre vision partagée pour une transformation économique durable en Afrique. L’or est un moteur économique essentiel pour de nombreux pays africains, et cet investissement de l’AFC ambitionne de créer une valeur à long terme, tout en soutenant l’exportation, la création d’emplois et le développement industriel de la région », a déclaré Samaila Zubairu.

Zangouna KONÉ

Marché Financier de l’Umoa: l’État Ivoirien mobilise une bagatelle de 82,500 milliards de FCFA

0
Ivorian President Alassane Ouattara speaks on the arrival of the 46 Ivorian soldiers who were arrested in July and condemned by Malian justice, and pardoned by the president of the transition Assimi Goita, at Abidjan airport on January 07, 2023. - Forty-six Ivorian soldiers detained in Mali since July arrived home late Saturday, according to an AFP reporter at the airport, a day after they were pardoned by the neighbouring country's junta. (Photo by Sia KAMBOU / AFP)

(CROISSANCE AFRIQUE)- E Côte d’Ivoire, la direction générale du trésor et de la comptabilité Publique a obtenu impressionnante de 82,500 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UEMOA, marquant un événement significatif dans sa stratégie de développement économique, le mardi 27 mai 2025

Ainsi, cela a été réalisé grâce à une émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, qui sont des instruments financiers à court terme, ainsi que d’obligations assimilables du trésor (OAT) de 3, 5 et 7 ans, qui offrent des rendements plus long terme.

L’importance de ces fonds ne peut être sous-estimée, car ils sont destinés à financer divers projets d’infrastructure et de développement social, essentiels pour soutenir la croissance économique du pays.

Initialement, le Trésor Public ivoirien avait mis en adjudication un montant de 75 milliards de FCFA, témoignant de son besoin stratégique de financer les initiatives publiques tout en maintenant la confiance des investisseurs. Les résultats ont dépassé toutes les attentes, car les investisseurs ont soumis des offres totalisant 103,485 milliards de FCFA, concernant tous les titres sauf les obligations de 5 ans.

Ce niveau d’intérêt représente un taux de couverture exceptionnel de 137,98% par rapport au montant mis en adjudication, illustrant la confiance des marchés envers la stabilité financière de la Côte d’Ivoire. Parmi ces soumissions, 82,500 milliards de FCFA ont été retenus, tandis que 20,985 milliards de FCFA ont été rejetés, conduisant à un taux d’absorption de 79,72%.

Ce chiffre témoigne non seulement de la demande robuste pour ces titres, mais aussi de la solidité des mécanismes de gestion de la dette du pays. Pour les soumissions retenues, les investisseurs bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 7,02% pour les bons, 7,61% pour les obligations de 3 ans et 7,51% pour celles de 7 ans, des taux qui, bien que compétitifs, reflètent également les risques perçus par les investisseurs dans la région.

L’émetteur s’est engagé à rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant leur échéance fixée au 26 mai 2026, avec un paiement des intérêts effectué d’avance et précompté sur la valeur nominale des bons, une pratique qui assure aux investisseurs une certaine liquidité et minimise leurs risques.

De même, le remboursement du capital des obligations sera effectué le premier jour ouvré suivant les échéances fixées : le 28 mai 2028 pour celles de 3 ans et le 21 mai 2032 pour celles de 7 ans. Ces échéanciers indiquent à quel point le gouvernement ivoirien est déterminé à honorer ses engagements financiers.

Notons que les paiements d’intérêts seront réalisés annuellement au taux de 5,70% pour les obligations de 3 ans et de 6% pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année, garantissant ainsi aux investisseurs un flux de revenus régulier tout en soutenant le développement économique continue du pays.

Abdoulaye KONE

Sénégal : le trésor public mobilise 197 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Umoa

0

(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Sénégal, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP) a encaissé une adjudication d’obligations assimilables du trésor de 3 ans, encaissant un total impressionnant de 197 milliards FCFA sur le marché financier de l’UMOA, me lundi 26 mai 2025. C’est une indication claire de la confiance des investisseurs dans les fondamentaux économiques du pays.

L’émetteur avait initialement proposé un montant de 196,787 milliards FCFA, un chiffre qui montre la prudence avec laquelle le Trésor public aborde ses programmes d’émission. Cette demande a suscité un vif intérêt, leading avec une surcharge significative; en effet, les soumissions des investisseurs ont atteint 210,772 milliards FCFA, ce qui traduit un taux de couverture de 107,11% par rapport au montant mis en adjudication, révélant une forte confiance du marché et un appétit pour les actifs de qualité.

Le montant des soumissions retenues s’élève à 196,826 milliards FCFA, tandis que 13,946 milliards FCFA ont été rejetés, entraînant un taux d’absorption de 93,38%, une performance qui souligne l’efficacité du processus d’adjudication et la sélectivité dans le choix des projets financés. Les investisseurs dont les soumissions ont été acceptées bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 7,73%, ce qui est compétitif dans le contexte actuel des taux d’intérêt.

Le remboursement du capital de ces obligations est prévu à la date d’échéance, le 27 mai 2028, un horizon temporel qui permet aux investisseurs de planifier avec une certaine tranquillité d’esprit. De plus, des paiements d’intérêts annuels, fixés à un taux attractif de 6,30%, commenceront à être versés à partir de la fin de la première année, ce qui pourrait inciter davantage d’investisseurs à envisager des placements similaires à l’avenir.

Notons que cette opération témoigne non seulement de la robustesse de la gestion financière du Sénégal, mais aussi de la volonté du pays d’attirer des investissements pour soutenir son développement économique et social.

Mariam KONE

UEMOA : « la libre circulation ne saurait être effective sans une coopération étroite entre états membres »

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la sixième réunion du groupe de travail technique sur la libre circulation, organisée par la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), s’est ouverte à Bamako le lundi 27 mai 2025.

Dans son discours d’ouverture, Roberto Viera, représentant Résident de la Commission de l’UEMOA à Bamako, a affirmé que « la libre circulation ne saurait être effective sans une coopération étroite entre états membres ». 

Selon le Représentant Résident de la Commission de l’UEMOA « Les exposés des états membres sur les entraves persistantes à la libre circulation des personnes et des biens qui sont au menu de notre rencontre sont particulièrement attendus. Ils permettront de documenter avec précision les réalités du terrain, de mutualiser les expériences et de mieux orienter nos efforts des plaidoyers et de coordination ».

« Je me réjouis également du fait que cette réunion fera un point d’étape sur les plateformes numériques mises en place : celle dédiée à la dématérialisation des procéduresd’octroide l’origine et celle d’alerte aux entraves. Ces outils innovants sont la preuve que l’UEMOAs’engagerésolument dans la modernisation de ses instruments de gestion de la libre circulation et du droit d’établissement ».

Enfin l’Etat d’avancement dit-il du projet de visa unique de l’UEMOA constituera un moment du projet de notre rencontre. Ce projet,  « porteur de transformation, traduit notre volonté de faire de l’espace communautaire un véritable espace de citoyennetés régionale, un espace sans frontière intérieures ou un seul visa permettrait d’accéder tous les états membres de l’union ». Ce qui pourrait booster notamment le tourisme dans notre union et favoriser investissement

« La libre circulation ne saurait être effective sans une coopération étroite entre états membres, sans dialogue permanent entre acteurs, et sans la mise en œuvre rigoureuse des textes communautaires. Ce groupe de travail dont je me réjouis de l’organisation à Bamako incarne cette volonté de coordination et d’efficacité », a conclu monsieur Ronberto Viera, Représentant Résident de la Commission de l’UEMOA au Mali.

Daouda Bakary KONE

Afrique: Qui sont les principaux investisseurs du Mali en 2023 ?

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) a révélé les principaux investisseurs africains dans le pays, jetant ainsi un éclairage important sur les dynamiques économiques en jeu.

Cette analyse met en avant non seulement les montants engagés, mais également les secteurs d’activité qui ont particulièrement attiré ces investissements, révélant ainsi une cartographie économique en pleine évolution.

Selon cette institution, le Ghana émerge de manière visible comme le premier investisseur africain au Mali, avec un apport impressionnant de 83 milliards de FCFA en 2023. Cet investissement témoigne non seulement de la solidité des relations économiques entre les deux nations, mais également d’une vision stratégique axée sur le développement infrastructurel.

En effet, cette somme significative est principalement orientée vers les infrastructures et les nouvelles technologies. Ces secteurs jouent un rôle crucial dans le développement économique durable du Mali, car ils sont essentiels à la modernisation du pays et à l’amélioration des conditions de vie de ses citoyens.

Le Togo suit en tant que deuxième investisseur en 2023, avec des investissements s’élevant à 28 milliards de FCFA à ma même année. Ces fonds sont en grande partie alloués à l’agriculture et aux services, deux domaines que le Togo choisit de développer en collaboration avec le Mali.

Ainsi, ce partenariat stratégique non seulement renforce les liens de coopération régionale, mais illustre également l’importance croissante de l’intégration économique entre les pays de la région ouest-africaine. Un tel développement ouvre la voie à des initiatives visant à améliorer la sécurité alimentaire et à soutenir les petits agriculteurs, qui constituent l’épine dorsale de l’économie malienne.

L’île Maurice se classe au troisième rang avec 25 milliards de FCFA investis, mettant l’accent sur le secteur du tourisme et des services financiers. Cette stratégie de diversification des investissements pourrait non seulement contribuer à l’essor économique du Mali, mais aussi positionner le pays comme une destination attractive pour les touristes et les investisseurs étrangers.

Par ailleurs, le Sénégal, quant à lui, a investi 11 milliards de FCFA et occupe la quatrième position parmi les investisseurs africains, concentrant ses efforts sur le développement de l’industrie locale et de l’énergie renouvelable. Cette approche proactive du Sénégal vise à soutenir la transition énergétique du Mali tout en stimulant la création d’emplois, un enjeu majeur dans un contexte où le chômage touche particulièrement les jeunes.

Enfin, la Côte d’Ivoire, avec un investissement de 4 milliards de FCFA, se positionne comme le cinquième investisseur au Mali. Son engagement est principalement tourné vers le secteur de la construction et des infrastructures, reflétant la nécessité d’améliorer les conditions de vie à travers des projets d’urbanisme et de transport.

Aussi, ces chiffres et cet engagement international soulignent le rôle essentiel que joue le Mali en tant que pilier économique en Afrique de l’ouest, notamment dans les secteurs portuaire et financier, ce qui attire des investissements étrangers tout en stimulant l’intégration régionale.

Notons qu’en agissant comme un carrefour commercial, le Mali ne se contente pas d’améliorer sa propre économie; il devient également un acteur clé dans la dynamisation de l’économie ouest-africaine, favorisant ainsi un climat propice à la collaboration et à la prospérité partagée entre les nations. C’est un moment charnière pour le Mali, qui, avec le soutien de ses partenaires africains, se positionne sur la voie d’une croissance durable et inclusive.

Daouda Bakary KONÉ