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Mines: AFGBank Cameroon va investir 140 millions de dollars dans le projet de bauxite à Minim Martap

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Cameroun, Canyon Resources Limited, a annoncé avoir signé un accord de financement structuré de 140 millions de dollars avec AFG Bank Cameroon pour son projet de bauxite à Minim Martap.

Ce prêt syndiqué de 82 milliards de francs CFA financera les infrastructures essentielles, telles que l’achat de locomotives et la construction de voies ferrées.

L’accord stipule un taux d’intérêt fixe de 8 % sur huit ans, avec un premier décaissement prévu au troisième trimestre 2025, sous réserve de garanties incluant une hypothèque sur les concessions minières. Ce financement soutiendra le lancement des opérations de la phase 1 du projet, visant la première expédition de bauxite en 2026.

Parallèlement, Eagle Eye Asset Holdings Pte Ltd prévoit d’investir 24,5 millions de dollars australiens pour le financement initial, renforçant ainsi la situation financière de Canyon pour le projet. Le président exécutif Mark Hohnen a souligné l’importance de ce partenariat et le potentiel croissant de Minim Martap sur le marché mondial de l’alumine, en ajoutant que cela représente une opportunité non seulement pour l’entreprise, mais également pour l’économie locale.

La bauxite est devenue une ressource stratégique dans le cadre de la transition énergétique mondiale, et les réserves de Minim Martap, reconnues pour leur haute qualité, pourraient jouer un rôle clé dans la satisfaction de la demande future.

Ce projet peut également inspirer d’autres investissements étrangers au Cameroun, tout en promettant la création d’emplois et le développement d’infrastructures durables dans la région.

En parallèle, des initiatives de responsabilité sociale des entreprises seront mises en place pour soutenir la communauté locale, assurant que les bénéfices du projet profitent non seulement aux investisseurs, mais aussi aux habitants du Cameroun qui accueillent cette entreprise.

Korotoumou Sylla

Au Kenya, la prévision de la croissance économique abaisse à 4,3% en 2025, selon la Banque Mondiale

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(CROISSANCE AFRIQUE) Au Kenya, la Banque mondiale a réduit sa prévision de croissance pour l’économie en 2025, abaissant celle-ci à 4,5 % contre une estimation précédente de 5 %. Cette révision, qui pourrait sembler modeste à première vue, représente en réalité une alerte significative sur la santé économique du pays. Plusieurs facteurs sous-jacents justifient cette nouvelle estimation pessimiste.

En premier lieu, le niveau d’endettement public élevé du Kenya pose un sérieux défi. Ce fardeau financier, aggravé par des taux d’intérêt domestiques peu attractifs, réduit la capacité du gouvernement à investir dans des projets d’infrastructure vitaux et limite l’accès au crédit pour les entreprises locales.

De plus, la baisse significative du crédit accordé au secteur privé crée un cercle vicieux où les entreprises, manquant de liquidités, ne peuvent pas se développer et innover, ce qui freine davantage l’expansion économique. Ces facteurs, qui constituent des freins considérables à l’expansion économique, reflètent une dynamique inquiétante pour le pays, déjà confronté à des défis structurels.

Le rapport publié par la Banque mondiale souligne également l’impact néfaste de l’incertitude politique sur l’économie kényane. Les élections, souvent caractérisées par des controverses et des tensions, continuent de semer le doute parmi les investisseurs, qui redoutent des perturbations qui pourraient nuire à leurs opérations. De plus, les fluctuations des prix des matières premières, essentielles pour les exportations kényanes, ajoutent une couche supplémentaire d’instabilité, rendant l’environnement économique encore plus volatile.

Ces incertitudes font que de nombreux investisseurs étrangers pourraient hésiter à injecter des fonds dans une économie qui semble moins prometteuse qu’auparavant. Ce climat d’appréhension risque de restreindre sévèrement les flux d’investissements nécessaires pour soutenir la croissance économique.

Cette analyse approfondie a été publiée dans le rapport semestriel sur la situation économique du pays, rendu public le lundi 26 mai, et représente un véritable appel à l’action pour les décideurs politiques. Ceux-ci se retrouvent désormais face à la nécessité de trouver des solutions innovantes et adaptables pour relancer la croissance, restaurer la confiance des marchés et stabiliser l’économie.

Les implications de cette revue des prévisions pourraient également s’étendre bien au-delà des chiffres, affectant les programmes de développement en cours et les initiatives visant à soutenir les petites et moyennes entreprises du pays.

Notons que ces PME, souvent considérées comme le moteur de la création d’emplois et de l’entrepreneuriat au Kenya, sont cruciales pour l’avenir économique du pays.

Il est donc impératif que le gouvernement mette en place des politiques favorables à leur développement, tout en garantissant un cadre politique stable qui encourage l’innovation et l’investissement dans un climat de confiance pour assurer une prospérité durable.

Korotoumou Sylla

Nigéria: la Banque Centrale lance trois nouveaux instruments financiers pour dynamiser la finance islamique

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Nigéria, l Banque centrale d (CBN) a annoncé avoir lancé trois nouveaux instruments financiers, dans le but de dynamiser la finance islamique et d’améliorer la gestion des liquidités dans le pays.

Cette initiative fait partie d’une stratégie plus expansive visant à accroître l’adoption et l’efficacité opérationnelle des instruments bancaires conformes à la charia. Les nouveaux instruments introduits par la CBN sont spécifiquement conçus pour répondre aux besoins d’une population croissante de fidèles musulmans qui cherchent des alternatives financières conformes à leurs principes religieux.

Les Sukuk, ou obligations islamiques, sont des investissements structurés qui permettent aux investisseurs de participer à des projets tout en respectant strictement les préceptes islamiques de l’interdiction de l’intérêt, rendant ainsi ces instruments attrayants pour ceux qui souhaitent aligner leur portefeuille d’investissement avec leurs valeurs spirituelles.

. En ajoutant des dépôts conformes à la charia et des produits de gestion d’actifs spécifiques, la CBN a créé un éventail complet de produits qui favorisent non seulement l’épargne, mais aussi l’investissement responsable.

Ces nouveaux instruments, qui incluent des Sukuk (obligations islamiques), des dépôts conforme à la charia et des produits de gestion d’actifs spécifiques, visent non seulement à attirer un plus grand nombre d’investisseurs avertis sur le plan religieux, mais également à diversifier le paysage financier du Nigeria.

En promouvant des pratiques financières éthiques et responsables, la CBN espère renforcer la confiance du public dans le système bancaire islamique, attirant ainsi des fonds nationaux et internationaux.

De plus, cette initiative pourrait jouer un rôle crucial dans le développement économique du pays, en offrant aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux entrepreneurs des possibilités de financement qui respectent leurs valeurs culturelles et religieuses, tout en maintenant un engagement envers la stabilité économique et la diversité financière.

Mariam KONE

Mali: après la pluie, la BCI-MALI se justifie et ne dément pas les principales informations de fond..

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Communiqué 

Bamako, le 27 mai 2025

Créée en 2007, la Banque pour le Commerce et l’Industrie Mali SA a su, au cours de ces 18 dernières années, se positionner comme un acteur majeur de l’économie malienne et de la sous-région.

L’évolution des contextes nationaux et internationaux, ainsi qu’une concurrence accrue, imposent à notre établissement des mesures appropriées et une nouvelle stratégie afin d’assurer son développement au sein du groupe BCI

Nous tenons ici à informer l’ensemble des partenaires de la banque, et en particulier ses collaborateurs et clients, que toutes les mesures nécessaires sont mises en œuvre pour garantir les engagements, la croissance et la pérennité de BCI Mali. Et en particulier la mise en place d’un plan de relance majeur porté par les actionnaires et le Conseil d’Administration.

Les ambitions et la dynamique du plan de relance supposent naturellement un renouvellement de la gouvernance. Une nouvelle Direction Générale est en cours de nomination. Ce remplacement, qui interviendra en temps voulu, n’est en aucun cas une sanction envers la Direction Générale actuelle qui a réalisé, avec ses équipes, un travail remarquable depuis 7 ans.

Le Conseil d’Administration de BCI Mali réaffirme ici sa détermination à poursuivre et confirmer les engagements et le rôle de la banque au service de ses partenaires et de l’économie malienne.

ISSELMOU TAJIDINE

Président du conseil d’administration de la BCI-MALI

Faible éducation numérique : « un terreau fertile pour la haine, la violence et le repli identitaire », Modibo Fofana

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À l’ère du numérique, Internet peut valoir bien plus que l’or ou le pétrole, s’il est exploité avec intelligence, responsabilité et esprit critique. La jeunesse, principale utilisatrice des réseaux sociaux, détient un immense potentiel à travers ces outils. Mais ce potentiel peut vite devenir un danger, lorsque l’usage du numérique n’est pas accompagné d’une éducation adaptée.

Avec la prolifération des réseaux sociaux et le faible niveau d’éducation au numérique, nombreux sont ceux qui se laissent entraîner dans des comportements inappropriés parfois irréparables croyant, à tort, que le cyberespace est une zone de non-droit où tout est permis. Pourtant, le numérique impose les mêmes devoirs que la vie réelle. Ce n’est pas seulement un espace d’expression, mais aussi un lieu de responsabilité et de conséquences. D’où l’importance de promouvoir une conscience citoyenne en ligne, articulée autour de principes essentiels : – Refuser les discours de haine sous toutes leurs formes ; s’abstenir de toute incitation à la violence, verbale ou physique ; combattre les replis identitaires et valoriser la diversité ;vérifier les sources d’information avant de partager ; Favoriser un débat respectueux, même dans le désaccord. Bref, Soyons responsables.

Bon mardi à vous tous

UEMOA: Onze Fintech agréés par la BCEAO à la date du 27 mai 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a enregistré 11 établissements de paiement (EDP) agréés dans le secteur fintech de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le 27 mai 2025.

Cette avancée s’inscrit dans le cadre de l’effort continu de la BCEAO pour la formalisation du secteur fintech, alors que ces acteurs numériques entrent dans le champ réglementaire du régulateur.

La BCEAO a commencé à délivrer ces agréments le 6 mai 2025, en conformité avec la nouvelle règlementation entrée en vigueur le 23 janvier 2024, laquelle a notamment pour objectif de renforcer la sécurité des opérations financières et de prévenir le blanchiment de capitaux ainsi que le financement du terrorisme. En outre, cette réglementation vise également à protéger les dépôts en monnaie électronique, un élément essentiel pour favoriser l’inclusion financière.

Voici la liste des fintechs agréées au 27 mai 2025 :


Burkina Faso


INTOUCH Burkina


Côte d’Ivoire
SYCA SA
TOUCHPOINT Financial Services SA
FIRSTCOM Global Payments SA
JULAYA Côte d’Ivoire SA
Mali
INTOUCH Mali


Niger
FUTUR SA
Sénégal
DUNYA Digital Payment SA
MIKATY Sénégal SA
BICTORYS SA
FLUTTERWAVE Sénégal SA

Il est à noter que la BCEAO a mis en place un Bureau de Connaissance et de Suivi des FinTech (BCSF) en 2022, dans le but d’assurer une surveillance et une meilleure compréhension du secteur. C

ette initiative réglementaire représente un tournant pour les fintechs, qui étaient auparavant souvent contraintes de s’associer à des banques pour opérer. Désormais, elles peuvent exercer directement sous une stricte supervision.

Comme l’a souligné François Sène, directeur national de la BCEAO pour le Sénégal, lors d’une intervention à Dakar le 9 mai : « L’un des objectifs majeurs de cette réglementation est de protéger les déposants et leurs avoirs, surtout ceux en monnaie électronique, qui représentent un levier essentiel d’inclusion financière. »

Notons que le processus d’agrément se poursuivra dans les semaines à venir, avec d’autres fintechs actuellement en évaluation, constituant un signal fort pour l’innovation financière dans l’espace UEMOA.

Moussa KONÉ

100 millions de dollars pour financer le commerce en Afrique de l’ouest : le nouveau Pari de la BIDC et la SIFC

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Top view of deep water port with cargo ship and containers in Shanghai.

(CROISSANCE AFRIQUE)- La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (SIFC) et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) ont annoncé un partenariat significatif en signant un accord de financement syndiqué d’un montant de 100 millions de dollars

Cette collaboration a été finalisée lors de la 50ème Assemblée Générale Annuelle du Groupe de la Banque Islamique de Développement, qui s’est tenue à Alger, en Algérie, le 21 mai 2025. La SIFC a été représentée par son Directeur Général, Eng.

Adeeb Yousuf Al-Aama, tandis que Dr Andrews Amankwah, Directeur de la Trésorerie et de la Mobilisation des Ressources, a pris part à la cérémonie pour le compte de Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC. Ce financement syndiqué a pour objectif d’améliorer le bien-être des populations de la sous-région en stimulant le développement du commerce.

En permettant aux États Membres de la CEDEAO d’accroître le financement de leurs activités commerciales, l’accord vise à renforcer leur compétitivité sur la scène mondiale. Cette initiative s’inscrit dans l’engagement constant de la BIDC d’améliorer l’accès aux ressources, soutenant ainsi les efforts de transformation socio-économique à travers divers programmes de développement nationaux.

Ce partenariat entre la SIFC et la BIDC illustre une tendance croissante de coopération entre les institutions financières régionales et internationales, visant à remédier aux lacunes de financement dans les secteurs économiques clés de la région de la CEDEAO. Ce type de collaboration est essentiel dans un contexte où les défis économiques, tels que la fluctuation des marchés internationaux et les diverses crises locales, rendent l’accès aux financements de plus en plus complexe.

En travaillant ensemble, les institutions financières peuvent partager leurs expertises, mobiliser des ressources innovantes et créer des synergies qui profitent à leurs bénéficiaires. Le potentiel de ce financement syndiqué est vaste, puisqu’il peut également faciliter le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME) dans la région, encourageant ainsi l’entrepreneuriat local et le développement durable.

Par ailleurs, cette initiative ouvre la voie à d’autres projets ambitieux, propices à une intégration plus poussée des économies des États Membres de la CEDEAO dans le marché mondial, consolidant ainsi leur résilience face aux aléas économiques à venir.

Abdoulaye KONE

Afrique Centrale : l’UE annonce 40 millions d’euros pour moderniser le Corridor reliant le port de Douala, à N’Djamena

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique Centrale, l’Union européenne a annoncé un investissement ambitieux de 40 millions d’euros destiné à moderniser le corridor commercial reliant le port de Douala, au Cameroun, à N’Djamena, au Tchad, le 23 mai 2025.

 Ce projet phare de financement sera facilité par un mécanisme de garantie innovant mis en place par la Société financière internationale (SFI) et s’inscrit dans le cadre de l’initiative Global Gateway, qui vise à créer des connexions durables partout dans le monde.

 Selon Koen Doens, un haut responsable de la Commission européenne, ce corridor va bien au-delà du simple transport; il est considéré comme un catalyseur essentiel pour l’intégration économique des régions, la création d’emplois durables et le renforcement de la stabilité socio-économique. 

Cette initiative est particulièrement cruciale dans un contexte où le commerce intra-africain est en pleine expansion et où les pays cherchent à diversifier leurs économies et à s’affranchir de la dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières. 

Le projet de modernisation du corridor commercial ne se limite pas seulement à l’amélioration des infrastructures routières et portuaires existantes; il introduit également des technologies avancées, notamment l’utilisation de l’intelligence artificielle et de systèmes de traitement des données en temps réel, qui visent à optimiser la logistique tout en réduisant les temps d’attente aux douanes.

 Par ailleurs, les travaux prévoient des installations consacrées à la gestion des marchandises et des douanes automatisées, facilitant ainsi le transit des biens et des services. De plus, les nouvelles infrastructures comprendront la construction de zones de libre-échange le long du corridor, permettant ainsi aux entreprises locales de bénéficier d’accès améliorés à de nouveaux marchés et d’accentuer le commerce transfrontalier, qui est essentiel pour l’économie régionale. 

Cette initiative de l’UE est également une occasion précieuse pour promouvoir des normes environnementales strictes dans le développement des infrastructures, en mettant un accent particulier sur des méthodes de transport durable qui minimisent l’empreinte carbone et profitent à l’environnement local.

 L’accent mis sur l’efficacité énergétique et l’utilisation des énergies renouvelables dans les nouveaux projets est un engagement clair pour lutter contre le changement climatique. Avec cette vision ambitieuse, l’UE envisage désormais l’Afrique comme un partenaire stratégique, abandonne le modèle traditionnel d’assistance et s’oriente résolument vers une approche collaborative et novatrice.

Notons que  Bruxelles s’engage ainsi à renforcer les liens économiques avec l’Afrique centrale à travers ce projet structurant dans le cadre de sa stratégie Global Gateway, marquant ainsi une étape significative vers une collaboration plus équitable et mutuellement bénéfique entre l’Europe et les nations africaines. 

Pour rappel, cette dynamique de coopération est non seulement essentielle pour la prospérité économique, mais elle favorise également un échange culturel enrichissant qui peut rapprocher les peuples et les communautés des deux continents.

 Mariam KONE 

Côte d’Ivoire : Ecobank lance sa première cotation de l’emprunt dénommé « GENDER BOND ECOBANK CI » 6,50% 2024-2029

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) annonce aux investisseurs et au public que la première cotation de l’emprunt intitulé GENDER BOND ECOBANK CI 6,50% 2024-2029, admis au compartiment des obligations de la BRVM, se tiendra le jeudi 12 juin 2025. Cet emprunt obligataire, lancé par la société ECOBANK CI, vise à renforcer le financement du projet ELLEVER, qui œuvre pour la réduction des inégalités entre les genres.

La levée de fonds est exclusivement dédiée à la formation, ainsi qu’au financement ou au refinancement d’entreprises dirigées par des femmes ou axées sur le genre féminin. Grâce à cette initiative, ECOBANK CI aspire à transformer l’écosystème économique en Côte d’Ivoire et dans la région de l’UEMOA, en encourageant l’entrepreneuriat féminin et en créant des opportunités économiques plus équitables.

Les acteurs du marché reconnaissent que l’émission de ce GENDER BOND s’inscrit dans une tendance mondiale croissante vers des investissements socialement responsables, où les préoccupations environnementales et sociétales prennent le devant de la scène.

La BRVM précise que la diffusion des titres GENDER BOND ECOBANK CI 6,50% 2024-2029 au prix de 10 000 FCFA par obligation s’est déroulée du 3 au 5 mars 2025. Au terme de cette opération, un total de 1 000 000 d’obligations a été souscrit, représentant un montant global de 10 000 000 000 FCFA.

Cette somme significative témoigne de l’enthousiasme des investisseurs pour des projets qui promeuvent l’égalité des sexes, transcendant ainsi la simple recherche de rendement financier pour embrasser un objectif sociétal plus noble. La date d’effet des obligations est fixée au 12 mars 2025. La cotation initiale se fera selon la procédure ordinaire, avec un cours de référence établi à 10 000 FCFA.

Ce mécanisme garantit que chaque investisseur a la possibilité d’acquérir ces titres en toute transparence. Le premier cours de négociation sera déterminé par la confrontation des ordres d’achat et de vente, offrant ainsi une dynamique de marché qui reflètera l’intérêt collectif porté à cette innovation financière.

Le symbole attribué à cet emprunt est : « ECOC.O1 ». La Société de Gestion et d’Intermédiation (SGI) EDC INVESTMENT CORPORATION (EIC) est en charge de l’introduction en bourse de cet emprunt obligataire, garantissant que le processus se déroule de manière professionnelle et efficace.

Les investisseurs souhaitant consulter la note d’information ou obtenir davantage d’informations à propos de cette émission peuvent contacter la SGI EDC INVESTMENT CORPORATION à l’adresse 01 BP 4107 Abidjan 01, Côte d’Ivoire, au téléphone : (225) 27 20 21 10 44, ou par fax au (225) 27 20 21 10 46. Pour toute information complémentaire sur cet avis, il est possible de joindre la BRVM à son siège ou de se rapprocher des Antennes Nationales de Bourse établies dans les pays de l’UEMOA.

Notons que ce projet se distingue non seulement par son impact financier, mais également par son engagement à fédérer les forces autour de l’égalité des genres pour un avenir harmonieux et inclusif.

Zangouna KONE

UEMOA : Bamako abrite les travaux de la sixième réunion du groupe de travail technique sur la libre circulation

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, la sixième réunion du groupe de travail technique sur la libre circulation, organisée par la commission de l’union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), s’est ouverte à Bamako le lundi 27 mai 2025. Cette rencontre met l’accent sur des enjeux cruciaux liés à la libre circulation des biens et des services, et est dirigée par la commission de l’UEMOA.

Pour Roberto Viera, représentant Résident de la commission de l’UEMOA au Mali, la libre circulation des personnes et des biens est primordiale pour réussir l’intégration régionale. Cependant, malgré les avancées réalisées, plusieurs défis persistent, notamment l’application effective des textes communautaires.

Dans un contexte marqué par une crise sécuritaire profonde qui affecte nos pays et leurs populations, cette réunion revêt une importance particulière. Elle représente une occasion de faire le point et de réfléchir sur les réformes nécessaires pour assurer la pleine effectivité de la libre circulation dans notre espace.

C’est pourquoi, monsieur Viera a déclaré que ce serait l’opportunité de dresser un état des lieux sur la mise en œuvre des recommandations issues de la cinquième réunion du groupe de travail. Cette rencontre sera également un moment essentiel pour faire le bilan et surtout pour appeler à l’action, afin d’assurer la continuité et l’efficacité de nos engagements communs.

Roberto Viera, représentant résident de la commission de l’UEMOA, a également souligné l’importance des discussions autour du renforcement des dispositifs institutionnels régissant la libre circulation dans notre espace communautaire. Il a insisté sur la nécessité de créer des mécanismes solides, adaptés aux défis contemporains, afin d’assurer une gestion efficace.

Les présentations des États membres concernant les obstacles persistants à la libre circulation des personnes et des biens seront particulièrement attendues, car elles permettront de documenter avec précision les réalités du terrain, de partager des expériences et de mieux orienter nos efforts de plaidoyer et de coordination.

De plus, Viera a exprimé sa satisfaction quant à l’évaluation des plateformes numériques mises en place pour faciliter la dématérialisation des procédures d’octroi d’origine et pour signaler les entraves. Ces instruments innovants témoignent de l’engagement de l’UEMOA dans la modernisation de ses outils de gestion de la libre circulation et du droit d’établissement.Il a également souligné que l’avancement du projet de visa unique de l’UEMOA constituera un point fort de la discussion.

Ce projet, qui vise à transformer notre espace communautaire en un véritable espace de citoyenneté régionale sans frontières intérieures, pourrait stimuler le tourisme et favoriser les investissements. Monsieur Roberto Viera a rappelé que la libre circulation ne peut être effective que par une coopération étroite entre les États membres, un dialogue continu entre les acteurs et l’application rigoureuse des textes communautaires.

Notons que le groupe de travail, organisé à Bamako, incarne cette volonté de coordination et d’efficacité.Il a donc invité les participants à s’engager dans des échanges francs, constructifs et orientés vers l’action, en étant convaincu que les conclusions de leurs travaux contribueront à renforcer l’espace communautaire et à répondre aux attentes de nos populations. Il a assuré du soutien indéfectible de la Commission pour la mise en œuvre des recommandations qui découleront de cette réunion.

Daouda Bakary KONÉ