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Ouganda : 800 millions USD de la BID destinés aux secteurs du commerce et des infrastructures 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En Ouganda, la Banque islamique de développement (BID) annonce un financement de 800 millions de dollars pour soutenir le commerce et les infrastructures. 

Ainsi, ce financement de 800 millions de dollars accordé par la BID vise à soutenir divers projets ambitieux, destinés à renforcer le commerce, améliorer les infrastructures, et développer les services essentiels à travers le pays.

Cet accord a été signé lors de la 50e réunion annuelle de la BID à Alger, en présence de plusieurs dignitaires et experts économiques issus de divers pays. Toutefois, ce soutien financier ne se limite pas uniquement à une poignée de projets, mais embrasse une vision plus large et stratégique qui s’inscrit dans le cadre du plan de développement national de l’Ouganda. 

Les fonds seront dirigés vers des initiatives clés telles que la construction et la réhabilitation de routes, l’amélioration des ports fluviaux pour faciliter le transport des marchandises, ainsi que le développement de centres logistiques modernes qui permettront d’accroître l’efficacité des échanges commerciaux.

 De plus, une part des ressources sera allouée à l’extension de l’accès à l’énergie renouvelable, un facteur essentiel pour stimuler l’industrie et l’agriculture au sein des zones rurales.

Les entreprises locales auront également l’opportunité de bénéficier de programmes de formation visant à renforcer leurs capacités, contribuant ainsi à la création d’emplois et à la réduction du chômage. 

Notons que cette initiative intervient à un moment crucial pour l’Ouganda, qui cherche à diversifier son économie, à attirer des investissements étrangers et à jouer un rôle de leader dans la région de l’Afrique de l’Est. 

Géré avec une approche collaborative entre le gouvernement ougandais et la BID, ce projet pourrait marquer un tournant significatif dans l’histoire économique du pays, fournissant une structure robuste sur laquelle l’Ouganda peut bâtir son avenir. 

Moussa KONÉ 

Côte d’Ivoire : le trésor public encaisse 76,999 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Umoa

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En Côte d’Ivoire, la direction générale et de la comptabilité Publique a réalisé un exploit financier significatif en mobilisant 76,999 milliards FCFA sur le marché financier de l’UMOA, à travers une adjudication simultanée de bons assimilables du trésor à 364 jours et d’obligations assimilables du trésor (OAT) de 3, 5 et 7 ans.

Cet événement s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de financement du développement, visant à soutenir les projets d’infrastructure et les initiatives économiques durables.

L’émetteur, l’Agence UMOA-Titres, avait initialement proposé un montant de 70 milliards FCFA à la vente. Cependant, l’engouement des investisseurs a été extraordinaire, et ils ont soumis des offres totalisant 129,837 milliards FCFA, un montant époustouflant qui correspond à un taux de couverture de 185,48%.

Il est intéressant de noter que ce niveau de participation témoigne d’une confiance renouvelée des investisseurs envers la stabilité économique de la Côte d’Ivoire, renforcée par des prévisions de croissance positives et des réformes gouvernementales de grande envergure.

Après une évaluation minutieuse des soumissions, les montants retenus se sont élevés à 76,999 milliards FCFA, tandis que 52,838 milliards FCFA de soumissions ont été rejetées, ce qui a abouti à un taux d’absorption de 59,30%. Cette dynamique pourrait être interprétée comme un signal fort sur l’attrait croissant des instruments de dette étatiques ivoiriens parmi les investisseurs régionaux et internationaux.

Les investisseurs retenus recevront un rendement moyen pondéré de 7,06% sur les bons, et des taux légèrement supérieurs pour les obligations, avec 7,60% pour celles à 3 ans, 7,14% pour celles à 5 ans, et 7,50% pour celles à 7 ans. Ces rendements compétitifs reflètent la volonté du gouvernement de maintenir une politique de taux d’intérêt attractifs pour stimuler l’investissement national.

Le remboursement des bons interviendra le premier jour ouvré suivant leur échéance, fixée au 19 mai 2026, garantissant un retour rapide sur investissement pour les prêteurs, avec un paiement des intérêts effectué par avance, déduit de la valeur nominale des bons.

En ce qui concerne les obligations, leur remboursement se fera également le premier jour ouvré suivant la date d’échéance : le 21 mai 2028 pour celles de 3 ans, le 21 mai 2030 pour celles de 5 ans, et le 21 mai 2032 pour celles de 7 ans.

Les intérêts seront payés au taux de 5,70% pour les obligations de 3 ans, 5,90% pour celles de 5 ans, et 6,00% pour celles de 7 ans, à partir de la fin de la première année, renforçant ainsi l’attractivité de ces titres sur le long terme.

Notons que cet événement souligne non seulement la résilience économique de la Côte d’Ivoire, mais il placer également le pays sur la carte des marchés financiers, attirant l’attention d’observateurs étrangers qui pourraient envisager une participation accrue dans les années à venir.

Daouda Bakary KONÉ

Côte d’Ivoire : des investisseurs et hommes d’affaires Egyptiens à Abidjan pour évaluer les secteurs stratégiques

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Une mission d’investisseurs égyptiens de haut niveau se déroule actuellement à Abidjan, visant à établir des partenariats solides avec la Côte d’Ivoire dans des secteurs clés tels que l’énergie, le logement, les mines, le tourisme et la santé. La délégation, dirigée par Shérif Mostafa El Gabaly, a exprimé son admiration pour le potentiel de la Côte d’Ivoire après sa rencontre avec le Premier Ministre Dr Beugré Mambé.

« Nous sommes ici avec une délégation comprenant de nombreux hommes d’affaires, ce qui témoigne de l’importance que l’Égypte accorde à l’investissement et à la collaboration avec la Côte d’Ivoire », a déclaré Shérif Mostafa El Gabaly. Pour sa part, le Chef du Gouvernement de Côte d’Ivoire a mis en avant les atouts majeurs de son pays et a donné des directives pour faire avancer ces échanges.

« La Côte d’Ivoire regorge d’opportunités, notamment grâce à sa position géographique stratégique qui en fait un carrefour commercial en Afrique de l’Ouest. Son sous-sol est riche, et il existe de nombreuses potentialités dans les domaines de l’agriculture, du tourisme, des projets pharmaceutiques, de l’éducation et de la santé.

En raison des récentes réformes économiques, nous offrons un environnement d’affaires dynamique et accueillant. Il y a tellement à réaliser », a affirmé le Premier Ministre. Cette mission s’inscrit dans une dynamique régionale plus large, où le renforcement des liens entre les pays africains devient une priorité.

L’Égypte, en tant que leader dans le domaine de l’innovation énergétique renouvelable, est particulièrement intéressée par des projets conjoints qui pourraient transformer la façon dont la Côte d’Ivoire gère ses ressources naturelles. De plus, avec l’émergence d’une classe moyenne croissante en Côte d’Ivoire, le tourisme est identifié comme un secteur à fort potentiel, susceptible d’attirer des millions de visiteurs, tant régionaux qu’internationaux.

Notons que ce dialogue ouvert et constructif entre les deux nations pourrait poser les jalons de collaborations fructueuses, propices à la prospérité des populations tout en contribuant à la stabilité économique de la sous-région.

Korotoumou Sylla

Mali: attirer les investisseurs allemands vers les secteurs porteurs et stratégiques

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La Chancellerie du Mali à Berlin a accueilli une rencontre entre Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et la communauté malienne vivant en Allemagne, le 15 mai 2025.

Cet événement, qui a également vu la participation de l’Ambassadeur du Burkina et de représentants de la communauté burkinabè de Berlin, a permis au Ministre DIOP de partager des informations sur les récents développements politiques et sociaux au Mali, ainsi que sur les progrès en matière de sécurité et la dynamique de l’AES, sous la présidence malienne.

Le Ministre a souligné l’engagement des Autorités de la Transition à protéger et à valoriser la diaspora malienne, notamment par la représentation des Maliens à l’extérieur au sein des Organes de la Transition.

Il a également encouragé les Maliens en Allemagne à contribuer au développement national du Mali et a annoncé la tenue, à Bamako, d’un Forum international de la diaspora, prévu du 17 au 19 juillet 2025, centré sur la promotion de l’investissement productif. Enfin, le Ministre a réitéré l’appel des plus hautes Autorités à l’unité, à la solidarité et à la cohésion, tout en insistant sur l’importance du respect des lois et règlements du pays d’accueil.

Les membres de la communauté malienne ont exprimé leurs préoccupations, notamment concernant la disponibilité des pièces consulaires et des documents de voyage dans des délais raisonnables, le maillage consulaire au sein de la juridiction, le budget alloué aux Ambassades pour le soutien social, ainsi que le renforcement de l’intégration sous-régionale à travers l’AES.

Cette rencontre a revêtu une importance particulière, dans un contexte où la diaspora malienne représente un pilier essentiel du développement économique et culturel du pays.

Le Ministre DIOP, en prenant la parole, a mis en avant les initiatives récentes du gouvernement malien visant à renforcer les liens avec ses ressortissants à l’étranger, soulignant que la diaspora ne doit pas être vue uniquement comme une source de remises financières, mais aussi comme des acteurs clés dans la construction d’un Mali nouveau.

Il a évoqué la création de plateformes de dialogue et de collaboration entre le gouvernement et la communauté malienne de l’étranger afin de favoriser un échange d’idées et de projets d’investissement qui pourraient être bénéfiques tant pour les Maliens vivant à l’étranger que pour ceux résidant au pays.

Les discussions ont également permis de mettre en lumière les défis auxquels sont confrontés les Maliens en Allemagne, notamment le manque d’informations concernant les services consulaires, qui compromettent leur capacité à voyager ou à maintenir des liens étroits avec leur patrie.

Les membres de la communauté ont fait appel à un meilleur accès aux ressources et au soutien consulaire, ainsi qu’à des programmes d’intégration qui les aideraient à s’épanouir dans leur pays d’accueil tout en restant connectés à leur culture d’origine. En réponse à ces préoccupations, le Ministre DIOP a promis de travailler en étroite collaboration avec les responsables consulaires afin d’optimiser le service offert, renforçant ainsi la confiance entre la diaspora et le gouvernement malien.

Notons que cette initiative vise non seulement à résoudre des problèmes immédiats, mais aussi à encourager un engagement à long terme, où la voix de la diaspora est non seulement entendue, mais également intégrée aux décisions politiques qui affectent leur avenir collectif.

Zangouna KONÉ

Afrique: Afreximbank dévoile un bénéfice robuste de 215 millions de dollars au 1er trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE) Afreximbank a annoncé avoir enregistré un bénéfice net de 215 millions de dollars US au premier trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 21 % par rapport aux 178 millions de dollars obtenus un an auparavant.

Cette performance robuste souligne la capacité de la banque panafricaine à soutirer sa rentabilité, même dans un environnement financier mondial caractérisé par des taux de référence en baisse.

Le bénéfice net d’intérêts a également progressé de 4,53 % pour atteindre 411,2 millions de dollars US. Ce résultat est soutenu par une croissance des actifs générateurs d’intérêts, associée à une gestion rigoureuse des coûts d’endettement. Bien que le revenu total d’intérêts ait légèrement diminué, Afreximbank a atténué cet impact par des choix financiers efficaces.

Un autre moteur de cette performance est celui des produits non financés. Même si ceux-ci ont enregistré un léger retrait, passant de 29 millions de dollars US en 2024 à 26,9 millions, ils profitent d’une forte augmentation des revenus tirés des garanties (+47 %) et des lettres de crédit (+36 %), conformément à la stratégie de la banque de dynamiser les activités hors bilan.

Parallèlement, les actifs totaux du Groupe ont augmenté de 6,4 %, atteignant 42,7 milliards de dollars US. La qualité du portefeuille de prêts est bien maîtrisée, avec un taux de créances douteuses se chiffrant à 2,44 %, bien en deçà du plafond de 4 % fixé par la banque.

Malgré une hausse des dépenses d’exploitation de 23 % due à l’inflation et aux charges salariales, le ratio coût/revenu demeure maîtrisé à 16 %, en dessous de la fourchette stratégique de 17 à 30 %. Ces résultats renforcent la position d’Afreximbank comme levier financier pour le développement économique de l’Afrique et des Caraïbes.

Notons que le renforcement de la liquidité, avec des actifs liquides représentant désormais 20 % du total des actifs contre 13 % à la fin de 2024, ainsi que l’augmentation des fonds propres à 7,5 milliards de dollars US, confèrent à la banque une marge de manœuvre renforcée pour soutenir les ambitions du continent.

Mariam KONE

Côte d’Ivoire : la BOA-CI affiche un bénéfice net en hausse de 14,59% à 10,703 milliards de FCFA au 1er trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La Bank of Africa Côte d’Ivoire (BOA-CI) a annoncé, au 31 mars 2025, un bénéfice net de 10,703 milliards de FCFA, marquant une augmentation de 14,59 % par rapport aux 9,340 milliards de FCFA enregistrés à la même date l’année précédente.

Cette performance remarquable témoigne non seulement de la résilience de la banque dans un environnement économique en constante évolution, mais aussi de son engagement envers ses clients et ses initiatives de développement durable.

Le produit net bancaire a également connu une progression de 4,93 %, s’élevant à 18,392 milliards de FCFA, contre 17,528 milliards de FCFA l’année précédente, soutenue par la hausse des commissions et des marges.

Cette hausse peut être attribuée à l’introduction de nouveaux produits financiers adaptés aux besoins croissants des consommateurs, ainsi qu’à une amélioration des procédures internes, qui ont permis d’accroître l’efficacité opérationnelle.

En revanche, les concours nets accordés à la clientèle ont subi une baisse de 4,78 %, atteignant 444,437 milliards de FCFA, comparativement à 465,697 milliards de FCFA au 31 mars 2024, reflétant une prudence accrue dans les décisions de crédit en réponse à l’incertitude économique.

À l’inverse, les ressources collectées ont enregistré une augmentation de 10,77 %, montant à 760,296 milliards de FCFA, en hausse par rapport aux 686,378 milliards de FCFA du premier trimestre de l’année précédente, indiquant une confiance renouvelée des déposants envers la banque, ainsi qu’une stratégie de collecte de fonds efficace.

Malgré une légère augmentation des frais généraux, le résultat brut d’exploitation a affiché une croissance de 4,87 %, reflétant ainsi une performance opérationnelle solide, résultant d’une étroite gestion des coûts et d’une concentration sur des secteurs à forte marge.

De plus, la contribution du coût net du risque au résultat a considérablement diminué, passant de –1,218 milliard de FCFA à seulement –157 millions de FCFA, soit une baisse de 87,10 %.

Notons que ce changement indique que la banque a bénéficié de moins de reprises de provisions et de recouvrements en comparaison avec l’année précédente, renforçant l’idée que les mesures de gestion des risques mises en place ont été efficaces pour stabiliser la qualité de son portefeuille de prêts, et ainsi, améliorer sa rentabilité globale.

Daouda Bakary KONÉ

Cameroun: 136 millions d’euros de la BAD pour soutenir l’entrepreneuriat dans l’extrême-Nord du pays

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé un prêt de 136 millions d’euros, soit environ 89,2 milliards FCFA, pour le projet « Bâtir les capacités et les compétences pour l’employabilité et l’entrepreneuriat dans la région de l’Extrême-Nord » (CAP2E).

Ce financement a été approuvé par le conseil d’administration de la BAD le 20 mai 2025 à Abidjan. La région de l’Extrême-Nord, qui compte près de 4 millions d’habitants, fait face à un taux de pauvreté alarmant de 74 %, l’un des plus élevés du pays, exacerbée par des déplacements internes de population et l’accueil de réfugiés.

Le prêt se compose de 130,2 millions d’euros (85,4 milliards FCFA) provenant du guichet souverain de la Banque et de 5,8 millions d’euros (3,8 milliards FCFA) du Fonds africain de développement (FAD), qui est le guichet concessionnel de l’institution. Il représente le premier financement basé sur les résultats accordé par la BAD au Cameroun, alliant les décaissements aux performances réelles du projet pour améliorer l’efficacité de l’action publique.

Le programme CAP2E, s’étendant sur une période de cinq ans (2025-2029), sera déployé dans les six départements de la région et se concentrera sur trois axes principaux : le renforcement des établissements de formation technique et professionnelle pour renforcer les compétences des jeunes et leur accès à l’emploi ; le soutien à l’entrepreneuriat local, en mettant l’accent sur les jeunes et les femmes ; et la réhabilitation des infrastructures sociales de base telles que l’éducation, la santé, l’eau et l’assainissement, en veillant à leur résilience face aux changements climatiques.

Selon la BAD, ce projet vise à créer un climat favorable à l’innovation et à l’inclusion, en stimulant l’employabilité dans des secteurs porteurs et en soutenant un développement local dirigé par le secteur privé.

Notons que l’initiative s’inscrit dans le cadre du Document de stratégie pays de la BAD pour le Cameroun, qui préconise des interventions ciblées et à fort impact dans les zones présentant de grands défis structurels. Grâce à CAP2E, la Banque aspire également à améliorer la gouvernance et l’efficacité des programmes publics camerounais, tout en promouvant des approches partenariales centrées sur les bénéficiaires.

Au 10 mars 2025, le portefeuille actif de la BAD au Cameroun s’élevait à 2,65 milliards de dollars, soit 1537,6 milliards de FCFA, répartis sur 28 projets.

Korotoumou Sylla

Burkina Faso : le Commerce extérieur porté par le business de l’or a progressé au premier trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Burkina Faso, l’Etat connaît une performance impressionnante dans son commerce extérieur, soutenue par une forte augmentation des exportations d’or, au premier trimestre 2025.

À la fin mars, la balance commerciale présente un excédent de 354,5 milliards de FCFA, contraste frappant avec le déficit de 69,3 milliards de FCFA observé à la même période en 2024.

Cette amélioration spectaculaire de 423,8 milliards de FCFA découle d’une hausse notable des exportations, qui progresse à un rythme beaucoup plus rapide que les importations. Les ventes à l’étranger s’élèvent à 1 348,5 milliards de FCFA, soit une augmentation de 62,7 % par rapport à l’année précédente.

L’or brut, en tête de cette dynamique, représente à lui seul 578,8 milliards de FCFA, marquant une hausse significative de 96,7 %. Ce bond résulte de l’augmentation des cours sur les marchés internationaux ainsi que d’une extraction plus importante des volumes.

Les produits miniers sont ainsi confirmés comme des acteurs essentiels des échanges du Burkina Faso, constituant 87,4 % de la valeur totale des exportations, contre 72,4 % l’année précédente.

En revanche, les produits primaires non miniers, tels que les graines oléagineuses (hors coton, arachide et karité), progressent de 54,2 % pour atteindre 15,3 milliards de FCFA, mais voient leur part relative diminuer à 10 %. Le coton, ancien fleuron des exportations agricoles, enregistre une baisse de 57 % sur un an.

Concernant les importations, la facture s’élève à 994 milliards de FCFA, soit une augmentation de 10,7 %. Les achats de machines électriques (+60,9 %), mécaniques (+32,7 %), ainsi que les importations de fer, fonte et acier (+29,2 %) contribuent largement à cette augmentation.

Les importations de produits stratégiques, tel que les engrais et le blé, connaissent des hausses considérables, à respectivement 60,6 % et 109,1 %, tandis que les approvisionnements en carburants raffinés et en produits pharmaceutiques diminuent.

Dans la répartition des importations, les biens de consommation restent prédominants, bien que leur part ait légèrement reculé à 65 %, contre 70,6 % un an plus tôt. Les biens d’équipement (19,2 %) et les biens intermédiaires (15,7 %) gagnent en importance.

Avec un taux de couverture des importations par les exportations atteignant 135,7 % à la fin mars, en hausse de 43,4 points par rapport à l’année précédente, le Burkina Faso retrouve une dynamique commerciale favorable grâce à un secteur minier de plus en plus central dans son économie.

Korotoumou Sylla

Côte d’Ivoire: le budget de l’État devrait atteindre 20 218,5 milliards FCFA d’ici 2028

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La Côte d’Ivoire affiche ses ambitions économiques avec détermination. En tant que première économie de l’UEMOA, le pays vise à renforcer son rôle sur la scène continentale grâce à une stratégie budgétaire et économique ambitieuse.

Lors du Conseil des ministres du 21 mai 2025, le gouvernement a présenté les grandes lignes du Document de Programmation Budgétaire et Économique Pluriannuelle (DPBEP) pour la période 2026-2028. Selon ce document, le budget de l’État devrait atteindre 20 218,5 milliards FCFA d’ici 2028, en hausse par rapport aux 18 599,4 milliards FCFA prévus pour 2027 et 17 321,3 milliards FCFA pour 2026, ce qui représente une progression de 12,9 % entre 2025 et 2026.

En comparaison, le budget de 2025 est estimé à environ 15 337,7 milliards FCFA. Pour soutenir cette dynamique, le gouvernement prévoit une croissance économique moyenne de 6,3 % par an pendant la période 2026-2028, malgré les tensions géopolitiques, les incertitudes commerciales mondiales et les impacts du changement climatique.

Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, a précisé que les priorités budgétaires incluent le renforcement de la collecte des recettes internes, afin de garantir une autonomie financière essentielle pour le développement du pays. Cela se traduira par des mesures innovantes visant à élargir l’assiette fiscale, faciliter la conformité fiscale et promouvoir la transparence dans les dépenses publiques.

En parallèle, une rationalisation des dépenses publiques est envisagée ; cela signifie réévaluer et réorienter les financements vers des programmes qui ont un impact mesurable sur la société, tout en demeurant attentif aux besoins des populations les plus vulnérables. La maîtrise de l’endettement sera un autre pilier fondamental de cette stratégie, car le gouvernement souhaite éviter une dépendance excessive vis-à-vis de l’extérieur tout en soutenant des projets ambitieux d’infrastructure et de développement.

Pour établir les bases d’une économie véritablement solide, résiliente et inclusive, l’exécutif mise également sur l’augmentation des investissements structurants, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des transports. Ces domaines sont perçus comme cruciaux non seulement pour favoriser le développement économique mais aussi pour améliorer la qualité de vie des Ivoiriens.

Notons que le document indique également que les ressources intérieures représenteront en moyenne 61,2 % des recettes budgétaires totales entre 2026 et 2028. D’autre part, les investissements publics seront prédominants, représentant 42,5 % des dépenses, suivis par les dépenses de personnel (24,9 %) et les charges de la dette (15,0 %).

Tout en affichant ces projections ambitieuses, le gouvernement souligne que ces chiffres demeurent temporaires et pourraient être ajustés en fonction de l’évolution du contexte économique et politique, tant au niveau national qu’international.

Zangouna KONÉ

Burkina Faso: des équipements agricoles destinés aux paysans d’une valeur de 104 milliards de FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a remis ce jeudi matin un précieux lot d’équipements et d’intrants agropastoraux, d’une valeur dépassant les 104 milliards FCFA, en faveur du monde rural.

Cette remise s’inscrit dans la volonté affirmée de soutenir l’autosuffisance alimentaire. « Je vous remets officiellement les clés de ces engins et je vous souhaite une campagne fructueuse. Prions également pour une bonne pluviométrie afin d’atteindre vos objectifs cette année », a déclaré le Chef de l’État lors de la cérémonie de remise des clés, adressée au ministre d’État, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël SOMBIÉ.

Les équipements mis à disposition des producteurs pour la campagne 2025-2026 font partie de l’ambitieux « Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025 » et de l’Initiative présidentielle en faveur de la production agricole et de l’autosuffisance alimentaire. Parmi ces outils figurent notamment 1033 motos pour les agents de terrain, 485 motopompes, 1102 motoculteurs, 17 camions, 2 ateliers de forage, 4 moissonneuses-batteuses, 935 cages flottantes, 36 véhicules, 608 tracteurs, 150 broyeuses, 10 unités de transformation, ainsi que des quantités significatives de produits phytosanitaires, de médicaments vétérinaires, et de semences végétales.

Le Commandant Ismaël SOMBIÉ a précisé que ce soutien au monde rural est renforcé par l’aménagement de plus de 2000 hectares de périmètres irrigués, dans le but de transformer structurellement l’agriculture et l’élevage pour garantir la souveraineté alimentaire. « Camarade Président, nous nous engageons aux côtés de nos concitoyens du monde rural pour mettre en œuvre votre vision, conformément à vos directives. C’est une satisfaction, mais également une motivation à redoubler d’efforts pour atteindre l’autosuffisance alimentaire dans un avenir proche », a-t-il déclaré.

Cette acquisition significative vient également renforcer les capacités des brigades de mécanisation agricole, présentes dans toutes les communes du pays. Grâce à ces nouveaux matériels, « les brigades offriront des prestations gratuites aux populations vulnérables et à des tarifs fortement subventionnés, permettant ainsi de dynamiser notre production », a ajouté le ministre de l’Agriculture.

Moussa KONÉ