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Marché Financier de l’UMOA: le Sénégal boucle une opération financière de de plus 454 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, dans le cadre de ses efforts pour stimuler le développement économique et assurer une gestion optimale des ressources financières, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a mobilisé au cours d’une importante opération plus de 454 milliards de FCFA sur le marché financier régional, une initiative qui s’est déroulée le 9 décembre dernier. 

Cette action, qui témoigne de la vitalité et de la robustesse du système financier sénégalais, a également mis en lumière le rôle crucial de la FBNBank Sénégal, qui s’est distinguée en tant qu’acteur financier fortement engagé au sein de l’espace UEMOA. Par ce biais, la banque non seulement a contribué à la réussite de cette opération d’envergure, mais a également renforcé sa présence et son influence dans la région, illustrant ainsi l’importance de la coopération financière entre les pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine (UEMOA).

Elle « s’est associée aux institutions de la place pour accompagner cette opération d’envergure, contribuant ainsi à la solidité du marché régional », une démarche qui souligne l’importance de la collaboration interinstitutionnelle dans la réussite d’initiatives financières significatives. Omar Dioum, Administrateur Directeur Général de FBNBank Sénégal, s’est montré particulièrement fier de leur contribution à cette « opération historique de 454 milliards FCFA sur le marché financier régional », qui marquera une étape cruciale pour le développement économique de la région.

Il s’agit là, dit-il, d’une contribution majeure qui « reflète la solidité du Groupe, l’expertise des équipes et l’engagement à soutenir l’économie sénégalaise, ainsi que les économies de l’Uemoa, par le renforcement de marchés financiers solides, crédibles et inclusifs », ce qui est essentiel dans un contexte où la stabilité et la transparence des marchés jouent un rôle fondamental dans l’attraction d’investissements étrangers et le soutien à la croissance des petites et moyennes entreprises. 

Cette opération ne se contente pas d’être un simple transfert financier ; elle s’inscrit dans une vision plus large de développement durable qui vise à promouvoir un environnement économique robuste et conforme aux normes internationales.

M. Dioum, en tant que leader reconnu et respecté, n’a pas manqué de prendre le temps nécessaire pour exprimer ses sincères félicitations à l’ensemble de ses équipes, dont le travail acharné et le dévouement ont été des éléments déterminants dans les récents succès.

 Au cours de cette cérémonie, il a spécialement mis en avant le Groupe First Bank of Nigeria Ltd, que lui-même a choisi de récompenser par une mention spéciale en reconnaissance de son rôle clé en tant qu’investisseur principal au sein de cette collaboration fructueuse. FBNBank, de son côté, a tenu à réaffirmer publiquement son engagement à soutenir avec conviction les grandes initiatives et projets stratégiques proposés par l’État du Sénégal, un engagement qui témoigne de sa solide partenariats.

Dans le même temps, il est important de souligner qu’en effet, la Bourse régionale des Valeurs mobilières (Brvm) a effectué une avancée significative mardi dernier, en procédant à l’admission à sa cote des quatre emprunts obligataires émis par l’État du Sénégal. 

Ce fut une journée marquante, car le montant cumulé des obligations atteignait la somme impressionnante de 454 milliards de FCFA, mettant ainsi en lumière la robustesse et la confiance du marché. Avec un taux de couverture exceptionnel de 146%, cet accomplissement a largement dépassé l’objectif initial fixé à 300 milliards de FCFA, illustrant ainsi l’intérêt croissant des investisseurs pour les instruments financiers proposés par l’État sénégalais.

Aussi, le Directeur général de la Bourse régionale des Valeurs mobilières (BRVM), Dr Edoh Kossi Amenounve, a qualifié cette levée de fonds d’une importance « historique » lors de la cérémonie officielle qui a réuni de nombreux acteurs économiques et financiers de la région. 

Dans son discours, il a clairement souligné que le succès de cette opération de mobilisation de ressources est un indicateur fort de la confiance renouvelée du marché dans les fondamentaux économiques du Sénégal, une nation qui cherche à dynamiser sa croissance et à attirer davantage d’investissements étrangers. 

Dr Amenounve a également mis en avant que les fonds collectés, qui représentent un montant significatif, contribueront de manière déterminante au financement de secteurs stratégiques du budget 2025, et ce, dans des domaines cruciaux tels que les infrastructures, l’énergie, la santé, l’éducation, et l’agriculture modernisée. 

Notons que ce soutien financier est non seulement essentiel pour le développement de projets d’envergure, mais aussi pour garantir une amélioration des conditions de vie des citoyens, favorisant ainsi un avenir meilleur pour la population sénégalaise.

Mariam KONE 

Commerce Mondial : « surpasser la barre impressionnante des 35 000 milliards de dollars d’ici la fin de l’année 2025 »

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Top view of deep water port with cargo ship and containers in Shanghai.

(CROISSANCE AFRIQUE)- L’économie mondiale s’apprête à vivre une année charnière, marquant un tournant significatif dans son évolution. Pour la première fois dans l’histoire contemporaine, la valeur des échanges internationaux de biens et de services devrait surpasser la barre impressionnante des 35 000 milliards de dollars d’ici 2025, selon les dernières estimations fournies par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Cette performance inédite, qui est attendue après un second semestre dynamique et plein de promesses, représente un rebond notoire du commerce international, et ce, malgré un environnement économique qui s’avère de plus en plus fragmenté et soumis à des contraintes croissantes, telles que les tensions géopolitiques qui affectent les relations commerciales entre les nations.

En ce qui concerne les prévisions pour l’année 2025, celles-ci s’annoncent très encourageantes. On anticipe une progression d’environ 7% par rapport à l’année précédente, 2024, ce qui équivaut à un gain considérable de près de 2 200 milliards de dollars. Les biens, pour leur part, contribueraient à cette expansion globale à hauteur de 1 500 milliards de dollars, tandis que le secteur des services afficherait une hausse significative de près de 9%, représentant ainsi une augmentation de 750 milliards. Cependant, il convient de noter que cette dynamique de croissance devrait se tempérer durant les derniers mois de l’année, la CNUCED prévoyant une progression plus modérée.

 En effet, au quatrième trimestre de 2025, on s’attend à ce que la croissance des biens ralentisse légèrement, avec une prévision de seulement 0,5%, tandis que pour les services, la hausse serait plus robuste mais limitée à 2%. Ces perspectives illustrent non seulement l’importance des échanges internationaux, mais également la nécessité de naviguer dans un environnement commercial de plus en plus complexe et parfois imprévisible.

La dynamique observée depuis le début de l’année s’explique moins par les fluctuations des prix, qui sont attendues en baisse d’ici la fin de l’année, que par l’augmentation notable des volumes échangés sur le marché. Ce constat significatif marque un véritable tournant par rapport à plusieurs trimestres précédents où, en raison d’une inflation persistante, la valeur nominale des échanges avait été artificiellement gonflée, rendant la compréhension des véritables dynamiques de marché plus complexe.

 Aujourd’hui, le moteur de l’expansion économique se base désormais sur l’activité réelle, ce qui témoigne d’une demande toujours solide dans plusieurs grands secteurs industriels et agricoles, incluant des domaines tels que la fabrication, l’agriculture et les services, tous en plein essor.

Cependant, à plus long terme, il est prévisible que cette tendance s’oriente vers une normalisation. Le ralentissement de la croissance anticipée, la montée des coûts logistiques liés aux chaînes d’approvisionnement mondiales de plus en plus complexes, ainsi que les incertitudes financières qui pèsent sur l’économie mondiale, pourraient influencer les flux commerciaux globaux dès l’année 2026. 

Parmi les évolutions les plus structurantes à surveiller se trouve l’accélération du commerce entre les économies en développement, un phénomène qui revêt une importance stratégique croissante. En effet, le commerce Sud-Sud a progressé de manière notable de 8% entre la fin de l’année 2024 et la fin de l’année 2025, dépassant ainsi la moyenne mondiale, ce qui démontre une évolution positive et dynamique. Cette dynamique de croissance confirme la montée en puissance de nouvelles zones d’intégration et de coopération régionales, même si les pressions externes et internes peuvent toujours poser des défis à relever pour consolider ces avancées.

L’Afrique illustre de manière particulièrement frappante cette recomposition économique et commerciale en cours sur le continent. Les importations de l’Afrique ont enregistré une augmentation significative de 10 % sur une période d’un an, une croissance qui est largement soutenue par la hausse de la demande en biens industriels variés et en matières premières déjà transformées, témoignant ainsi d’un dynamisme et d’une diversification des besoins économiques. En parallèle, ses exportations ont également progressé de 6 %, ce qui constitue une évolution remarquable dans un contexte par ailleurs marqué par des prix modérés pour les combustibles minéraux, laissant entrevoir une résilience dans les échanges extérieurs africains. 

De son côté, l’Asie de l’Est demeure le principal moteur du commerce mondial, affichant des performances impressionnantes avec des exportations qui ont enregistré une croissance de 9 % sur la même période, soutenues par un commerce intra-régional qui a connu une véritable dynamique avec une hausse de 10 %. En revanche, les régions d’Europe et d’Amérique du Nord présentent des trajectoires beaucoup plus modérées, caractérisées par des évolutions contrastées entre les exportations et les importations, ce qui pose la question d’un déséquilibre potentiel dans leurs échanges économiques.

Sur le plan sectoriel, l’industrie manufacturière confirme avec force son rôle central et fondamental dans cette dynamique économique. Les échanges dans ce secteur ont progressé de 3 % au troisième trimestre de l’année 2025 et de manière cumulative de 10 % sur un an, signalant une résilience et une adaptation face aux défis du marché. 

En particulier, le secteur de l’électronique domine largement, bénéficiant d’une demande soutenue qui est elle-même renforcée par l’essor des technologies liées à l’intelligence artificielle et des technologies embarquées, entraînant une impressionnante croissance de 14 %. L’agriculture a également étonné par sa robustesse. Les échanges ont grimpé de 8% au cours du trimestre, avec une nette augmentation des céréales, des fruits et légumes, ainsi que des oléagineux. La sécurité alimentaire, redevenue une priorité dans de nombreuses régions, dynamise les flux.

À l’inverse, il est important de noter que le secteur automobile est en pleine phase de reconfiguration, illustrant ainsi les grands bouleversements qui caractérisent l’industrie à l’heure actuelle. 

En effet, les chiffres du commerce montrent un recul préoccupant de 1% au cours du troisième trimestre, avec une chute plus marquée de 4% sur une période d’un an, témoignant de la complexité du climat économique actuel. Dans ce contexte, les véhicules hybrides émergent comme le seul segment véritablement en expansion, enregistrant une croissance notable de 22%, ce qui souligne l’évolution des préférences des consommateurs vers des options plus durables et économes en énergie. 

En revanche, les véhicules à moteur thermique, ainsi que ceux entièrement électriques, font face à des replis significatifs. Cette situation est en grande partie attribuée à un marché automobile qui a atteint un stade de maturité, tout en étant affecté par des incertitudes réglementaires qui pèsent sur l’innovation et l’adoption de nouvelles technologies. Par ailleurs, malgré des déséquilibres mondiaux qui demeurent à des niveaux élevés, il semblerait qu’une certaine stabilisation soit en cours, laissant entrevoir des possibilités d’amélioration. 

Il est également notable que l’excédent commercial de la Chine en biens dépasse toujours de 30 milliards de dollars son niveau de l’année précédente, même en tenant compte d’un léger repli observé au troisième trimestre. Dans le même temps, le déficit commercial des États-Unis a connu une réduction, ce qui pourrait être interprété comme le reflet d’une baisse de la demande intérieure, ainsi qu’un renforcement dans certains secteurs des exportations américaines.

Par ailleurs , les flux mondiaux se recomposent sous l’effet de logiques politiques et géographiques qui influencent non seulement les relations commerciales mais aussi les dynamiques de pouvoir au sein des différentes régions du monde. Le friendshoring et le nearshoring, deux stratégies clés visant à privilégier les partenaires alignés sur le plan politique ou géographiquement proches, gagnent en importance et se renforcent de nouveau, signifiant une tendance marquée vers des collaborations plus sécurisées.

 Après un début d’année qui a été ponctué par des hésitations et des incertitudes quant à la direction de ces stratégies, les indicateurs économiques se rapprochent désormais de leurs moyennes de long terme qui avaient été observées en 2021, témoignant d’un certain retour à une stabilité attendue par de nombreux acteurs du marché.

Notons que cette évolution s’accompagne d’une concentration croissante des échanges commerciaux entre les principales économies mondiales, illustrant le fait qu’une part plus importante du commerce se réalise désormais entre un groupe réduit de grands acteurs économiques. Ce phénomène est un signe révélateur que les chaînes de valeur se redessinent autour d’alliances économiques plus stables et stratégiques, lesquelles reflètent non seulement des considérations économiques, mais aussi un alignement sur des valeurs et des objectifs communs qui transcendent les simples transactions commerciales.

Moussa KONÉ 

Au Sénégal, les prix à la consommation ont connu une baisse de 2,9% en novembre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En novembre 2025, dans un contexte économique mondial en constante évolution, les prix à la consommation affichent une augmentation notable de 2,9 % par rapport à l’année précédente, Soulignant ainsi des tendances inflationnistes qui pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages.

 Cette évolution, qui a des répercussions sur divers aspects de la vie quotidienne des citoyens, est principalement attribuable à l’accroissement significatif des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », qui connaissent une hausse de 5,0 %. De plus, les services de « restaurants et d’hébergement » voient leurs prix augmenter de 3,0 %, reflétant potentiellement une reprise du secteur touristique et gastronomique. 

Ainsi , les biens liés à « l’ameublement, l’équipement ménager et l’entretien courant du ménage » enregistrent une hausse de 3,3 %, signalant une demande soutenue pour les articles d’amélioration intérieure et les outils essentiels à la gestion domestique. En outre, les catégories de biens et services relatifs au « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » augmentent également, bien que modérément, de 1,0 %, ce qui est révélateur des fluctuations du marché de l’énergie.

Au Sénégal, le secteur des « transports », quant à lui, affiche une hausse de 2,9 %, ce qui pourrait être le résultat d’une combinaison de facteurs, notamment la reprise du trafic après des périodes de restrictions. Le secteur de la « santé » connaît aussi une montée des prix de 2,3 %, soulignant l’importance croissante des soins médicaux dans le budget familial, particulièrement en cette période de post-pandémie.

 En revanche, il est à noter une flambée alarmante des prix des « boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants », qui bondissent de 15,9 %, ce qui pourrait soulever des préoccupations quant à l’impact sur les ménages vulnérables. Cependant, l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) précise que cette hausse des prix est atténuée par une baisse notable des tarifs dans les services d' »information et de communication », qui chutent de 3,6 %, ainsi que dans les domaines des « soins personnels, protection sociale et biens divers », enregistrant une diminution de 1,4 %. Ces éléments contrastés mettent en lumière la complexité de l’environnement économique actuel. 

En ce qui concerne l’inflation sous-jacente, celle-ci se stabilise à un niveau conséquent de +4,7 % en glissement annuel, indiquant un processus d’ajustement économique, tout en incitant à réfléchir sur les mesures à prendre pour atténuer l’impact de ces fluctuations sur le quotidien des consommateurs.

Ainsi, selon l’origine, les prix des produits locaux grimpent de 5,2%, tandis que ceux des produits importés se replient de 2,0% en novembre 2025, comparé à la même période de l’année précédente, reflétant des dynamiques de marché variées et des tendances de consommation distinctes qui peuvent avoir des implications étendues sur l’économie locale.

 Du point de vue de la durabilité, l’évolution des prix à la consommation en novembre 2025 est essentiellement tirée à la hausse par celle des biens non durables, qui affichent une augmentation significative de 4,2%, ainsi que par l’augmentation des services qui, à leur tour, enregistrent une hausse de 1,9%.

La hausse des prix, comme le souligne le rapport de l’Ansd, est également soutenue, bien que dans une mesure relativement plus faible, par l’augmentation continuelle des prix des biens durables, qui se chiffrent à +0,8%, ainsi que des biens semi-durables, qui affichent une légère hausse de +0,6%. En ce qui concerne les variations à court terme, l’analyse mensuelle indique que ces prix à la consommation diminuent de 0,1% en variation mensuelle, marquant ainsi un léger recul par rapport aux mois précédents.

 Ce déclin s’explique principalement par la baisse persistante des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », qui affichent une diminution de -0,4%, ainsi que par la réduction des prix associés aux biens et services liés à « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » et « d’information et de communication », qui sont également en retrait de -0,1%. De plus, le secteur de la mode, englobant les « vêtements et chaussures », observe un ajustement similaire avec une baisse de -0,1%, indiquant ainsi des tendances de consommation fluctuantes et une possible réévaluation des besoins des consommateurs face à l’inflation persistante.

Par ailleurs, il est important de noter que cette tendance baissière, qui pourrait susciter des inquiétudes chez les consommateurs et les économistes, est quelque peu tempérée par l’augmentation notable des prix de certaines catégories de services et de biens de consommation essentiels. En particulier, les services liés aux « restaurants et services d’hébergement » ont connu une hausse modérée de 0,3%, ce qui peut être attribué à l’amélioration de l’expérience client et à l’adaptation des établissements aux nouvelles normes post-pandémie. 

De plus, les biens et services de « santé » ont également vu leurs prix s’accroître de 0,2%, ce qui reflète sans doute la demande toujours croissante pour des soins de qualité et des innovations dans le secteur médical. À cela s’ajoute une augmentation significative de 3,9% dans le domaine des « boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants », qui pourrait être expliquée par des changements dans les habitudes de consommation ou par des facteurs économiques plus larges. 

Notons qu’une légère hausse de 0,1% a été enregistrée pour les biens « d’ameublement, d’équipement ménager et d’entretien courant du ménage », ce qui indique que les consommateurs continuent à investir dans le confort et la fonctionnalité de leur espace de vie, malgré un climat économique incertain.

Mariam KONE

La Centrafrique obtient 168 milliards de FCFA de la BAD soutenir son développement économique

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La République centrafricaine (RCA) a officiellement lancé, le 10 décembre 2025, les travaux de construction du nouveau port fluvial de Mongoumba, un projet ambitieux qui représente un investissement colossal de 168 milliards FCFA, soit environ 300,2 millions USD.

Cet investissement est entièrement financé par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), une institution qui joue un rôle crucial dans le développement économique et infrastructurel du continent africain. 

La cérémonie qui a marqué le coup d’envoi de ce grand chantier a été présidée par le chef de l’État Faustin Archange Touadéra, qui a souligné l’importance stratégique de ce port dans le panorama économique de la région. Ce projet est présenté comme l’un des maillons majeurs du Corridor de Développement CD13, une initiative ambitieuse visant à relier le Congo, la Centrafrique et le Tchad, facilitant ainsi les échanges commerciaux et le développement régional.

Pour la BAD, ce chantier représente « un tournant décisif » dans la modernisation tant attendue du transport fluvial centrafricain, un secteur qui souffre depuis longtemps d’un manque d’infrastructures adéquates. Le représentant de l’institution a précisé que la mise en service du futur port de Mongoumba permettra non seulement de « densifier le trafic fluvial », mais aussi de réduire significativement les coûts de transaction, de raccourcir les délais de transit et de renforcer la compétitivité du secteur privé. 

Toutefois, ce projet est vu comme une étape cruciale pour stimuler la croissance économique et améliorer les conditions de vie des populations locales, tout en intégrant la RCA dans un réseau commercial plus large au sein de la sous-région. Le président Touadéra a, de son côté, insisté sur la dimension stratégique de l’infrastructure pour un État enclavé comme la RCA, la République centrafricaine, qui souffre d’un manque d’accès direct aux grands axes commerciaux internationaux. 

Dans son allocution, il a souligné que ce port représente « une seconde voie de ravitaillement vers les deux Congo », en complément du transport routier, souvent exposé aux aléas sécuritaires et logistiques qui entravent le développement économique de la région. « En posant cette pierre, je réaffirme ma ferme volonté de bâtir un Centrafrique moderne qui mise sur ses atouts géographiques, hydrauliques et humains », a-t-il déclaré avec une détermination visible.

La remise en service d’un port fluvial à Mongoumba, qui aspire à revitaliser l’économie locale et nationale, est considérée comme un enjeu régional majeur aux implications profondes. Située sur la rive de l’Oubangui, la ville constitue un point de passage naturel entre la RCA, la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville, ce qui en fait un carrefour essentiel pour les échanges commerciaux. 

Notons que la fermeture des activités portuaires dans cette région a fragilisé les échanges transfrontaliers et réduit la circulation de marchandises sur un axe pourtant vital pour les opérateurs économiques, amplifiant ainsi les défis logistiques auxquels les entreprises sont confrontées. La réouverture de ce port pourrait donc raviver les liens économiques, favoriser le développement régional et accroître les opportunités d’emploi, tout en consolidant la position stratégique de la RCA dans le contexte régional.

Daouda Bakary KONÉ 

Le Togo et la France lancent un projet axé sur la gouvernance territoriale pour 620 millions de FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Togo, les autorités s’engagent résolument dans une nouvelle phase de coopération avec la France, marquée par le lancement d’un projet ambitieux de gouvernance territoriale qui se chiffre à 620 millions FCFA, ce qui équivaut à près de 945 000 euros, selon les informations relayées par le média local TogoFirst. 

Ce dispositif, qui a été officiellement lancé pour couvrir la période cruciale allant de 2025 à 2027, est d’une importance stratégique, surtout dans le contexte actuel, qui est particulièrement significatif en raison des récentes élections régionales ainsi que de l’approche imminente des élections municipales. L’un des principaux objectifs de cette initiative est d’apporter un soutien tangible à l’État togolais dans ses efforts pour consolider les diverses réformes de décentralisation qu’il a entreprises et pour renforcer l’efficacité de l’action publique à l’échelle locale, afin de mieux répondre aux besoins des citoyens.

Cette initiative s’inscrit parfaitement dans la continuité du Programme d’appui au processus de décentralisation déjà en cours, qui a été mis en œuvre entre 2022 et 2024 et qui a jeté des bases solides pour les développements futurs. Le projet a pour but d’accorder des moyens supplémentaires aux institutions responsables de la structuration de la gouvernance territoriale et d’accompagner les collectivités locales dans leur montée en compétences, tout en favorisant leur autonomie et leur responsabilité. 

Ainsi, il prête une attention particulière au rôle crucial des nouveaux acteurs qui émergent lors du processus de régionalisation, tout en mettant l’accent sur la nécessité d’une coordination efficace et harmonieuse entre les différents niveaux de décision, afin de garantir que chaque voix soit entendue et que chaque décision soit prise dans l’intérêt supérieur de la population.

Sur le plan opérationnel, une partie particulièrement importante et essentielle du travail reposera sur le renforcement de l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales. Cette agence joue un rôle crucial en étant responsable du pilotage stratégique et de la mise en œuvre efficace du Plan national de formation des élus et des cadres territoriaux. 

Le programme ambitieux qui est mis en place prévoit également un appui direct à la Faîtière des communes du Togo, une institution clé, afin de dynamiser les échanges intercommunaux et de soutenir activement la coopération décentralisée entre les différentes municipalités du pays. En parallèle à ces efforts, il est prévu que les régions et les gouvernorats bénéficient d’un accompagnement dédié et adapté, visant à consolider leur place et leur rôle au sein de l’architecture institutionnelle du Togo, ce qui favorisera une meilleure gouvernance locale.

De plus, la coopération entre les entités concernées prévoit également des échanges d’expertise précieux avec des partenaires africains et français, ainsi que l’organisation de voyages d’études soigneusement planifiés, destinés à enrichir de manière significative l’expérience et les compétences des acteurs togolais dans le domaine de la gestion territoriale. Dans le cadre de ce programme, trois volontaires, dont un binôme composé d’un Français et d’un Togolais, rejoindront les structures nationales, apportant ainsi un appui technique continu, nécessaire et hautement bénéfiques.

Le partenariat récemment établi entre l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales, le Centre national de formation des collectivités territoriales ainsi que le Centre national français de la fonction publique territoriale représente une avancée significative dans le cadre des initiatives visant à renforcer le tissu institutionnel du pays. Ce programme, qui a été minutieusement conçu dans un objectif de soutien durable à la gouvernance locale au Togo, témoigne d’une volonté partagée d’améliorer les compétences et les capacités des acteurs locaux. 

Notons qu’en  s’appuyant sur les expertises et les ressources de ces organismes, ce partenariat aspire à instaurer des pratiques de gestion et de gouvernance plus efficaces et efficaces, tout en promouvant une plus grande autonomie des collectivités territoriales au service d’un développement harmonieux et inclusif dans le pays.

Zangouna KONÉ

Au Tchad, la BAD débloque deux appuis financiers destinés aux secteurs stratégiques du pays 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Tchad, un développement majeur a eu lieu lorsque le gouvernement tchadien a signé, le jeudi 12 décembre 2025, dans la capitale dynamique de N’Djamena, deux conventions de financement avec la Banque africaine de développement (BAD). 

Ces accords stratégiques visent non seulement à moderniser le secteur de l’énergie, un domaine crucial pour la croissance économique du pays, mais également à renforcer la résilience agricole, un facteur essentiel dans la lutte contre les effets du changement climatique et l’amélioration des conditions de vie des agriculteurs.

Le premier accord, qui a été particulièrement noté pour son importance, porte sur un montant substantiel de 28,5 millions de dollars. Ce financement est destiné à soutenir la deuxième phase du Projet d’appui au secteur de l’énergie électrique au Tchad, connu sous le nom de PASET 2. Ce programme ambitieux prévoit l’hybridation de la centrale de Moundou, ce qui implique une approche innovante consistant à combiner plusieurs sources d’énergie pour diminuer la dépendance excessive au carburant fossile, propulsant ainsi le pays vers une transition énergétique plus durable.

 De plus, le projet inclut le renforcement significatif du réseau électrique de N’Djamena, garantissant ainsi une fourniture d’énergie plus fiable et continue pour ses habitants. En outre, l’acquisition de 100 000 compteurs intelligents représente une avancée technologique majeure, ces dispositifs permettant non seulement un suivi précis de la consommation d’énergie, mais contribuant également à une gestion beaucoup plus efficace et optimisée du réseau électrique, au bénéfice de tous les utilisateurs.

Le second financement, d’un montant significatif de 2,7 millions d’unités de compte, représente un investissement crucial dans le cadre des efforts de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour harmoniser et structurer ses opérations à travers le continent. Ce financement soutient le projet RECAPA / PADIR-CVA, un dispositif innovant et stratégique qui vise à développer l’irrigation dans les zones rurales tout en améliorant la productivité agricole, ce qui est essentiel pour soutenir les producteurs du Mayo-Kebbi Est. 

Ce programme ambitieux met particulièrement l’accent sur les chaînes de valeur agricoles, qui englobent l’ensemble des activités, des pratiques agricoles jusqu’à la commercialisation, permettant ainsi à un produit de suivre un processus fluide allant du champ jusqu’au marché, maximisant son potentiel économique.

Dans son communiqué détaillé, la BAD souligne avec insistance que ces ressources financières allouées permettront non seulement de moderniser de manière significative les infrastructures énergétiques, mais également d’améliorer l’accès à l’électricité pour les populations locales, tout en soutenant des milliers de ménages vulnérables qui en ont un besoin urgent.

Notons que les autorités tchadiennes perçoivent ces engagements financiers comme une étape décisive et stratégique pour renforcer la sécurité énergétique au sein du pays et pour consolider les bases d’une agriculture non seulement plus productive, mais aussi plus résiliente face aux défis croissants posés par les effets dévastateurs du changement climatique, qui menacent la sécurité alimentaire et la stabilité économique de la région.

Korotoumou Sylla 

Coopération Bilatérale: Maroc et Burkina Faso signent une douzaine d’accords stratégiques

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, les autorités nationales ont  franchi une nouvelle étape significative dans le processus de renforcement de leurs relations de coopération avec le Royaume du Maroc, une initiative saluée par de nombreux observateurs comme une avancée majeure dans les liens bilatéraux entre les deux nations africaines. 

En effet, à l’issue de la cinquième session de la commission mixte de coopération, qui s’est tenue le 10 décembre dernier à Ouagadougou, les représentants des deux pays ont eu l’honneur de signer pas moins de douze accords majeurs, lesquels englobent une multitude de domaines d’importance cruciale tels que la sécurité, la formation professionnelle, l’agriculture durable, l’urbanisme intégré, ainsi que la mobilité des citoyens. 

Cette rencontre, qui a été co-présidée par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, ainsi que par son homologue marocain, Nasser Bourita, a ainsi permis de réaffirmer une volonté politique claire et résolue de part et d’autre, à savoir celle de consolider une coopération sud-sud stratégique, bâtie sur six décennies d’existence de relations diplomatiques solides, fondées sur des principes de solidarité, de respect mutuel et d’intérêt commun. Cette dynamique est particulièrement significative dans le contexte actuel, où les pays africains cherchent à renforcer leurs échanges et à optimiser leur coopération pour relever les défis contemporains auxquels ils font face.

Ainsi, les accords élaborés entre les deux pays se déclinent en cinq points principaux, soigneusement résumés pour en faciliter la compréhension et l’application : tout d’abord, on trouve trois accords sectoriels d’une importance cruciale, portant sur des domaines clés tels que le travail, la sécurité et la protection civile, visant à garantir un meilleur cadre de vie et de travail pour les populations concernées. Ensuite, six mémorandums d’entente ont été établis, couverts par des thèmes variés comme l’agriculture, le commerce, la jeunesse, l’habitat et l’urbanisme, la sécurité routière ainsi que les infrastructures, ces derniers ayant pour objectif de promouvoir des synergies entre les deux nations. 

À cela s’ajoute la reconnaissance réciproque des permis de conduire, facilitant ainsi la mobilité des citoyens et le développement de relations interpersonnelles. Un autre point essentiel est l’accord-cadre qui vise à favoriser les bourses académiques ainsi que les stages et échanges d’expertise, manifestant un engagement fort en faveur de l’épanouissement éducatif et professionnel des jeunes talents. De plus, la convention-cadre dans le domaine de la formation professionnelle représente un pas significatif vers l’amélioration des compétences locales en adéquation avec les exigences du marché du travail.

Pour ces deux pays, cette dynamique renouvelée et cette série d’accords stratégiques confirment un choix réfléchi et déterminé, à savoir renforcer l’intégration africaine, soutenir les transformations économiques internes, et consolider les alliances politiques fiables face à un environnement géopolitique en constante recomposition, où la collaboration et la solidarité deviennent indispensables pour faire face aux défis contemporains.

Avec ces 12 nouveaux accords, le Burkina Faso et le Maroc réaffirment non seulement la profondeur d’une relation bien établie, qui s’étend sur une durée impressionnante de soixante ans, mais ils affichent également leur volonté commune d’adapter cette coopération aux défis contemporains qui se présentent à eux. Dans un Sahel où la stabilité, le développement et la formation des jeunes émergent comme des priorités absolues et incontestables pour l’avenir, cette coopération qui se dessine comme étant à la fois structurée et multidimensionnelle s’impose sans conteste comme l’un des leviers les plus prometteurs, capables de générer des bénéfices tangibles pour les pays concernés au cours des années à venir. 

Notons qu’il  est prévu que la sixième session de la commission mixte Burkina Faso–Maroc se tienne en 2027, marquant un moment clé dans l’évolution de leurs relations, et cette rencontre se déroulera, pour la première fois, sur le sol marocain, soulignant l’importance de cette initiative. Au cours de cette session, il sera crucial de dresser un bilan des avancées réalisées, de mesurer avec précision l’exécution des accords passés, et d’ouvrir de nouveaux champs de coopération qui permettront aux deux nations de renforcer encore davantage leur collaboration et d’explorer de nouvelles opportunités ensemble.

Mariam KONE 

Au Burkina Faso, les autorités lancent un Plan national de développement (PND) pour la période 2026-2030

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 (CROISSANCE AFRIQUE)- Au Burkina Faso, un pays situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, le gouvernement s’engage activement dans la préparation de son Plan national de développement (PND) pour la période 2026-2030.

L’objectif principal de ce plan ambitieux est de bâtir un pays souverain et prospère, en mettant en avant un développement économique et social inclusif qui profite à tous les citoyens. Ce processus crucial se déroule dans un contexte marqué par des défis multifacettes, ce qui rend l’élaboration d’un tel plan d’autant plus pertinente. 

L’avant-projet du futur plan a été méticuleusement examiné ce vendredi 12 décembre 2025, lors d’une réunion essentielle réunissant le comité technique, qui est dirigé par le ministère de l’Économie et des Finances. Cette réunion était présidée par le Secrétaire général Vieux Abdoul Rachid Soulama, un acteur clé qui joue un rôle déterminant dans l’articulation des politiques économiques du pays. Au cœur des priorités du PND 2026-2030 se trouve l’ambition inébranlable de stimuler un progrès durable, qui repose sur les fondations du patriotisme, de la cohésion sociale et d’un climat de paix.

 En effet, le Burkina Faso aspire à mobiliser ses propres ressources et forces vives pour consolider et renforcer son développement économique, tout en affirmant sa souveraineté face aux enjeux locaux, régionaux et mondiaux. Par cette initiative, le pays confirme non seulement sa volonté de prendre en main son avenir, mais aussi son engagement à tracer une voie autonome et responsable vers la prospérité, tout en promouvant l’unité et la solidarité parmi ses citoyens.

Cette démarche intervient alors que le PND 2021-2025 arrive à son terme, marquant ainsi une étape cruciale dans le processus de développement territorial. Elle s’appuie sur plusieurs mois d’analyses approfondies, de collecte minutieuse de données et de consultations engagées à travers tout le pays, impliquant divers acteurs, notamment les citoyens, les autorités locales et les organisations de la société civile. Ces efforts ont permis d’identifier de manière précise les besoins urgents et les priorités stratégiques du territoire ainsi que ceux de la population qui y réside.

Notons que le nouveau plan qui en découle servira de cadre stratégique complet et structuré pour guider les politiques publiques et les investissements des cinq prochaines années, tout en assurant une planification à la fois cohérente et durable, capable de répondre aux défis contemporains et d’améliorer la qualité de vie des habitants.

Abdoulaye KONÉ 

Au Nigeria, Dangote Fondation va injecter 385,6 milliard de FCFA dans le secteur de l’éducation 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, la Fondation Aliko Dangote, qui bénéficie du soutien indéfectible de l’homme le plus riche d’Afrique, s’apprête à entreprendre un projet ambitieux en injectant la somme impressionnante de 688 millions de dollars, ce qui représente environ 385,6 milliards FCFA, dans le secteur crucial de l’éducation dans le pays, et ce, dans un laps de temps de dix années. 

Cet engagement massif témoigne non seulement de la volonté de l’homme d’affaires de contribuer au développement de son pays natal, mais aussi de sa détermination à placer l’innovation et la compétitivité au cœur des préoccupations nationales. 

Ce projet ambitieux met ainsi le magnat de l’industrie au centre de l’un des défis les plus structurants du pays : bâtir un capital humain qualifié et compétent, capable de soutenir la croissance économique, l’innovation technologique, et la compétitivité durable à long terme.

Dès l’année prochaine, ce programme mettra à disposition 45 000 boursiers qui auront l’opportunité de bénéficier de ces investissements dans leur éducation. Cependant, l’objectif de la Fondation va bien au-delà de ce chiffre initial : à terme, c’est près de 1,33 million d’étudiants qui seront soutenus, avec une attention toute particulière portée sur les filières STEM, c’est-à-dire les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques.

 Ce choix stratégique n’est pas anodin et répond à une réalité pressante ; le Nigeria, qui se présente comme la première économie d’Afrique mais qui traverse une phase de mutation complexe, fait face à un manque criant d’ingénieurs qualifiés, de techniciens spécialisés, de chercheurs innovants, ainsi que de profils numériques compétents.

Cette carence en ressources humaines est essentielle pour accompagner de manière efficace son processus d’industrialisation et sa transition économique vers une économie plus dynamique et diversifiée. L’initiative de la Fondation entend également renforcer la scolarité des jeunes, contribuant ainsi à la formation d’une génération capable de répondre aux défis contemporains du marché du travail.

Le constat est alarmant et soulève des inquiétudes majeures. Selon un rapport alarmant de l’UNICEF, un enfant non scolarisé sur cinq dans le monde vit au Nigeria, un fait qui illustre non seulement l’urgence de la situation mais aussi la nécessité d’agir. Parallèlement, il est estimé que plus de la moitié des 230 millions d’habitants du pays vivent dans des conditions de pauvreté extrême, ce qui rend la lutte pour éduquer les jeunes encore plus cruciale. 

En annonçant ce programme ambitieux, Aliko Dangote, un des hommes d’affaires les plus influents d’Afrique, a insisté sur l’enjeu national considérable que représente l’éducation, tout en attirant l’attention sur le fait que les élèves ciblés seront ceux qui sont les plus exposés au décrochage scolaire, ainsi que ceux dont le potentiel pourrait être cultivé pour apporter des changements significatifs au sein de leurs communautés. 

Le milliardaire, conscient des défis à relever, estime qu’une amélioration massive et systématique du niveau d’éducation représente un véritable levier direct pour réduire de manière substantielle les inégalités qui gangrènent la société, stimuler la productivité économique, encourager une croissance durable à long terme, et réparer une main-d’œuvre qualifiée, indispensable à l’économie de demain.

Ce programme intervient à un moment particulièrement difficile pour le Nigeria, qui traverse une période complexe marquée par une inflation élevée, une faiblesse inquiétante du secteur manufacturier et un chômage persistant, en particulier chez les jeunes, qui constituent une grande partie de la population. 

Notons que l’État fédéral, confronté à de sévères contraintes budgétaires, peine à financer correctement l’éducation, laissant ainsi un espace où le secteur privé, comme celui de Dangote, tente d’intervenir pour combler le vide et offrir des opportunités cruciales aux enfants qui, sans aide, risqueraient de ne jamais avoir accès à une éducation de qualité.

Moussa KONÉ 

Interconnexion Électrique Mali-Guinée: près de 26 millions de dollars obtenus auprès de la BAB pour sa mise en œuvre 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le gouvernement vient de franchir une étape significative et déterminante dans sa quête d’une énergie qui soit non seulement plus fiable, mais également moins coûteuse pour ses citoyens et son économie en général.

En effet, le conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD), qui se positionne comme le guichet concessionnel du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), a récemment approuvé, le 10 décembre dernier, un financement additionnel de 25,79 millions de dollars, équivalant à environ 14,45 milliards de FCFA. Cette somme est destinée à soutenir la Guinée dans l’accélération du projet d’interconnexion électrique de 225 kilovolts entre la Guinée et le Mali, un projet qui revêt une importance capitale. 

Même si cette enveloppe financière est officiellement attribuée à la Guinée, il est essentiel de souligner que le Mali se retrouve au cœur des enjeux stratégiques liés à ce projet. En effet, ce réseau transfrontalier est destiné à renforcer non seulement la sécurité énergétique du pays, mais également à diversifier ses sources d’approvisionnement en électricité, un facteur crucial pour réduire sa dépendance énergétique. De plus, ce développement pourrait fournir un soutien considérable à la croissance économique du pays, en améliorant l’accès à l’électricité pour les entreprises locales et en attirant potentiellement de nouveaux investissements.

Cette interconnexion ambitieuse et cruciale permettra au Mali d’accéder de manière beaucoup plus aisée et efficace au potentiel hydroélectrique guinéen, que l’on considère comme l’un des plus importants et prometteurs d’Afrique de l’Ouest. À long terme, cette initiative significative va transformer le paysage énergétique du pays, lui offrant la possibilité d’importer une énergie non seulement plus stable, mais également à un coût réduit, ce qui jouera un rôle déterminant dans l’allégement d’un système électrique qui demeure encore largement dépendant des centrales thermiques. 

Aussi, ces centrales, bien qu’importantes, exposent le pays à des vulnérabilités face aux fluctuations parfois dramatiques des prix du pétrole. Le projet s’inscrit parfaitement dans une vision d’intégration énergétique panoramique, visant à construire un marché régional non seulement compétitif, mais aussi interconnecté, favorisant ainsi les échanges et la coopération entre les pays de la région.

Pour Bamako, cette initiative représente une opportunité stratégique majeure : elle permettra non seulement de sécuriser son approvisionnement énergétique, mais aussi de préparer le terrain pour des efforts futurs en matière d’industrialisation, tout en étendant les services sociaux essentiels et en répondant au besoin pressant d’électrification des zones rurales, qui sont souvent laissées pour compte. 

Dans le détail, le soutien financier récemment approuvé par le Fonds Africain de Développement (FAD) inclut une somme impressionnante de 22 millions de dollars sous forme de prêt et 3,79 millions en donations, qui viennent ici compléter une première tranche de contribution de 41 millions de dollars qui avait été accordée en 2017. Avec ce nouvel appui financier, le coût total du projet en Guinée atteint désormais un montant significatif de 372 millions de dollars, reflet de l’engagement ferme des partenaires à réaliser une transformation énergétique durable et inclusive dans la région.

L’interconnexion devrait offrir des bénéfices tangibles et significatifs directement aux ménages maliens, en mettant particulièrement l’accent sur les zones frontalières et les centres secondaires qui seront reliés au futur réseau régional en cours de développement. Le Mali, un pays qui fait face à une pression croissante en matière de demande énergétique, pourra tirer parti d’une source d’énergie beaucoup plus fiable, ce qui jouera un rôle crucial dans la réduction des délestages fréquents qui perturbent la vie quotidienne et les activités économiques. 

De plus, l’introduction d’un coût moyen de production d’électricité plus bas, facilité par l’importation de l’hydroélectricité guinéenne, permettra non seulement d’alléger le fardeau financier des ménages, mais également de favoriser un environnement d’affaires plus compétitif. Cela se traduira par le renforcement des activités productives aux niveaux locaux, notamment dans des secteurs tels que l’artisanat, les petites et moyennes entreprises (PME) et la transformation agroalimentaire, qui sont tous essentiels à la prospérité économique du pays. 

Notons que l’amélioration des services publics, notamment dans des domaines cruciaux tels que les centres de santé, les établissements scolaires et les structures communautaires, contribuera à une qualité de vie supérieure pour les citoyens maliens. Dans un contexte où l’accès à une énergie fiable demeure un frein majeur au développement industriel, cette initiative d’interconnexion représente un levier essentiel pour renforcer la compétitivité du pays tout en agissant comme un moteur de créations d’emplois locaux, favorisant ainsi un avenir économique plus prometteur et durable pour le Mali.

Daouda Bakary KONÉ