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Alliance des Etats du Sahel: vers le lancement de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES)

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), a accueilli ce jeudi 11 décembre 2025 une délégation ministérielle de haut niveau venue parachever un projet stratégique : la mise en œuvre de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES).

Sous la conduite du Ministre malien de l’Économie et des Finances, M. Alousseni SANOU, la délégation comprenait également le Ministre burkinabè de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Dr Aboubakar NACANABO, ainsi que le Premier Ministre nigérien et Ministre des Finances, Ali Lamine ZEINE. Tous se sont rendus à Bamako à l’occasion de la réunion des Ministres des Finances de l’AES, dédiée à l’émergence effective de la BCID-AES.

L’audience de cet après-midi avait pour objectif de présenter au Chef de l’État les résultats des travaux techniques menés ces derniers mois et de recevoir les orientations finales pour inaugurer officiellement la nouvelle institution financière. Selon le Ministre burkinabè Aboubakar NACANABO, porte-parole de la délégation, les travaux ont abouti à une étape déterminante : « Ce matin, nous avons œuvré à la validation des statuts de la banque. Nous avons procédé à la signature des statuts, ce qui marque la création de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement ».

Cette validation ouvre la voie à la phase opérationnelle. La BCID-AES se veut un levier fondamental de financement au service des projets structurants, de l’intégration sahélienne et de la souveraineté économique des trois États. Décrite comme un instrument stratégique, la future banque aura pour mission de mobiliser des ressources souveraines et de financer des projets hautement prioritaires, tels que les infrastructures tels que les infrastructures routières et le désenclavement, l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’énergie et les interconnexions régionales, ainsi que l’appui aux projets privés adossés aux priorités nationales.

Le ministre burkinabè a profité de l’occasion pour détailler l’impact escompté de cette institution bancaire. « Grâce à cette banque, nous serons en mesure de mener à bien des projets structurants bénéfiques pour nos populations. Les directives étaient limpides : des projets significatifs qui nous permettent de demeurer alignés sur la voie de la souveraineté tracée par nos trois Chefs d’État », a-t-il déclaré.

Le capital social de la BCID-AES a d’ores et déjà été approuvé par le Conseil des Gouverneurs, qui se compose des trois Ministres des Finances. Une portion de ce capital a déjà été libérée par les États fondateurs, et une contribution confédérale assurera son financement pérenne.

La désignation des dirigeants de la banque représente l’étape suivante. Une fois les organes constitués, la BCID-AES pourra mobiliser des financements supplémentaires afin d’amplifier sa capacité d’investissement. La banque sera également en mesure de soutenir des projets portés par des entreprises, à condition qu’ils soient proposés par l’un des États membres.

Notons que l’audience a permis, d’après les Ministres, de recevoir des directives claires du Président de la Confédération, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, concernant la mission stratégique de la BCID-AES. L’institution doit agir en tant que levier financier pour l’intégration sahélienne et soutenir les projets visant à renforcer la souveraineté des trois nations, tant sur le plan économique qu’infrastructurel. « Toutes les initiatives que nous entreprenons sont destinées au bénéfice des populations », a souligné le Ministre burkinabé.

Daouda Bakary KONÉ 

CAMPAGNE AGRICOLE 2025-2026: devant le Mali, les prévisions classent le Bénin comme premier Producteur de Coton avec 632 000 tonnes 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En Afrique de l’Ouest, le Mali et le Bénin  représente le principal bassin de production cotonnière en Afrique. Et le Côté Ouest est également dominé par l’agriculture, notamment la culture du Coton. Plusieurs pays ont su développer une filière cotonnière dynamique au fil des années. C’est pourquoi, les meilleurs de ces pays se distinguent chaque en termes de tonnes de coton produit par campagne Agricole. C’est la cas du Mali et le Bénin, qui sont naturellement des concurrents dévoilés dans ce domaine clé.

À mesure que progresse la campagne agricole 2025/2026, les prévisions de récolte se précisent et annoncent des bouleversements potentiels dans la hiérarchie des pays producteurs de coton dans la région. Les experts suggèrent qu’au terme de la campagne cotonnière de 2025/2026, le Mali, traditionnellement considéré comme le premier producteur ouest-africain, pourrait céder sa place au Bénin, qui se révèle être son principal concurrent dans ce secteur agricole crucial. 

Dans un contexte de métamorphose du marché cotonnier, il sera intéressant de suivre l’évolution des rendements et les stratégies adoptées par les pays en compétition. Dans son dernier bulletin d’information, publié le 13 novembre dernier, le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA) précise que la récolte de coton graine au Mali est attendue à 433 700 tonnes durant ladite campagne, soulignant ainsi l’importance continue de cette culture pour l’économie malienne et son impact sur la vie des agriculteurs de la région. Ce chiffre, bien qu’impressionnant, pourrait ne pas suffire à maintenir la position du pays face à un Bénin qui cherche à maximiser sa production et à renforcer sa compétitivité sur le marché international.

Cette projection, si elle venait à se confirmer dans les semaines à venir, signerait une baisse significative de 34 % par rapport à la campagne précédente, qui avait enregistré une production de 656 751 tonnes de coton, un chiffre qui témoigne d’une saison particulièrement fructueuse. Une telle diminution de la production serait particulièrement préoccupante pour le Mali, car elle entraînerait le pays à se retrouver derrière le Bénin dans le classement des producteurs de coton dans la région, un pays dont les perspectives de production semblent également plus optimistes.

En effet, au Bénin, les projections établies par l’interprofession et rapportées par le PR-PICA prévoient une récolte attendue à 632 000 tonnes, ce qui représente un stock en quasi-stagnation par rapport à la campagne précédente, où la production avait atteint 637 697 tonnes. Selon les informations fournies dans le bulletin d’information, la contre‑performance anticipée du côté de la filière cotonnière malienne peut être largement attribuée aux conditions climatiques peu clémentes observées dans l’ensemble des pays producteurs de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) durant les mois critiques de septembre et octobre, périodes qui coïncident avec la phase de maturation des capsules du coton, une étape déterminante pour garantir la productivité, et par conséquent, la richesse économique des agriculteurs maliennes.

« Dans la plupart des pays à travers le monde, il a été noté une rareté des pluies, un phénomène particulièrement préoccupant qui se manifeste de manière plus accentuée dans les zones sèches et médianes, annonçant ainsi la fin prématurée de la saison pluvieuse tant attendue par les agriculteurs. Cette situation préoccupante, selon les experts, pourrait avoir un impact négatif considérable sur le développement des semis tardifs, qui sont vitaux pour assurer la diversité et la continuité des récoltes, avec pour conséquence directe une faible productivité qui menacerait les moyens de subsistance des agriculteurs locaux et l’approvisionnement alimentaire en général », souligne le PR-PICA en ce qui concerne le mois d’octobre 2025.

L’organisation précise, en effet, que le Mali se démarque comme le pays ayant enregistré les précipitations les plus faibles au cours de ce mois, avec une quantité totale de seulement 14 mm, ce qui représente une baisse alarmante de 90 % par rapport à la pluviométrie significativement plus élevée observée durant le mois d’octobre de la campagne précédente, qui était de 152 mm. Il est essentiel de rappeler que la filière cotonnière malienne, qui joue un rôle crucial dans l’économie du pays, était déjà confrontée à divers défis structurels, notamment des difficultés logistiques et un manque d’infrastructures appropriées, ce qui a entravé son développement, et cela dès le début de la saison de culture.

En outre, selon les informations relayées par le média local Studio Tamani au mois de juin 2025, certains agriculteurs, déjà préoccupés par la situation précaire, exprimaient leurs inquiétudes au sujet du retard notoire dans l’approvisionnement en intrants essentiels comme les semences et les engrais. Cette situation préoccupante aurait, sans aucun doute, entraîné le report de nombreux travaux agricoles cruciaux dans leurs localités, exacerbant ainsi les difficultés déjà rencontrées. Par ailleurs, il avait été mentionné des défis additionnels liés à l’insécurité persistante dans certaines zones, qui compliquaient davantage les opérations agricoles. 

Notons que les développements futurs de la campagne cotonnière dans la région, qui revêtent une importance capitale pour l’agriculture locale, permettront d’évaluer si cette situation mènera effectivement à des modifications notables dans la hiérarchie des principaux producteurs de coton, déterminant ainsi l’avenir de cette filière vitale pour le Mali.

Au Cameroun, les réseaux de Télécoms souffrent malgré les paquets d’investissements massifs dans le secteur

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, sous la pression croissante et inébranlable du régulateur, les opérateurs de télécommunications, conscients de l’importance cruciale d’améliorer leurs services face à la demande toujours croissante des consommateurs, ont considérablement augmenté leurs investissements en 2024. 

Selon l’Observatoire annuel du marché des communications électroniques en 2024, un rapport détaillé et informatif publié le 9 décembre 2025 par l’Agence de régulation des télécommunications (ART), il a été révélé que les principaux acteurs du secteur ont engagé des fonds s’élevant à 194,4 milliards FCFA (soit environ 347,2 millions USD) dans le but de moderniser et d’améliorer leurs infrastructures vieillissantes. Cette enveloppe financière impressionnante représente une augmentation significative de 35,49 % par rapport à l’année précédente, ce qui équivaut à 50,9 milliards FCFA (environ 90,9 millions USD) de plus que les investissements réalisés en 2023.

Cependant, malgré cette hausse des investissements, la qualité du réseau, qui est un facteur déterminant pour les utilisateurs finaux, n’a pas suivi la même trajectoire d’amélioration. Dans un communiqué officiel daté de 2024, l’ART a annoncé avoir pris des mesures disciplinaires en sanctionnant les géants du secteur, Orange Cameroun et MTN Cameroon, en raison de manquements à leurs engagements contractuels stipulés.

Ainsi, ces sanctions révèlent ainsi les défis persistants auxquels le secteur des télécommunications est confronté, montrant qu’une augmentation des investissements ne garantit pas nécessairement une amélioration simultanée des services offerts aux consommateurs.

Les sanctions mentionnées précédemment découlent d’une série de contrôles minutieux réalisés entre avril et mai 2024 sur les principaux corridors de transport et de communication que sont ceux de Yaoundé à Mbalmayo, puis vers Ebolowa et Kyé-Ossi, ainsi que l’itinéraire reliant Yaoundé à Mbalmayo, continuant ensuite vers Ebolowa et Mintom, pour enfin rejoindre Ntam. 

Des vérifications similaires ont également été effectuées dans les grandes villes portuaires de Douala et la capitale politique, Yaoundé. Ces enquêtes approfondies ont révélé des « insuffisances notoires dans la couverture et la qualité de service des communications électroniques, ainsi que dans la transparence tarifaire », mettant en lumière des problématiques significatives qui entravent la satisfaction des consommateurs.

Les sanctions qui ont été prononcées à la suite de ces inspections s’élèvent à un montant conséquent de 1,6 milliard FCFA, équivalent à environ 2,8 millions USD, à l’encontre d’Orange Cameroun. Plus précisément, ce montant se décompose en 1,4 milliard FCFA (soit près de 2,5 millions USD) pour les manquements relatifs à la couverture et à la qualité du réseau, tandis que 200 millions FCFA sont attribués à des pratiques tarifaires jugées non conformes. Parallèlement, MTN Cameroon se voit également frappé par une sanction d’un milliard FCFA, principalement motivée par les mêmes raisons d’insuffisance de couverture et de qualité de service qui affectent ses utilisateurs.

Ces sanctions, qui pourraient sembler drastiques, interviennent à un moment où les deux géants de la télécommunication, Orange Cameroun et MTN Cameroon, affichent pourtant des résultats financiers en nette croissance et bénéficient d’une position de leader sur le marché. D’ailleurs, selon les données fournies par l’ART, ces deux entreprises capturent un impressionnant 98,5 % des parts de marché en 2024. 

Orange, par ailleurs, a récemment dévoilé dans ses chiffres financiers de 2024 une performance historique qui ne fait que renforcer sa réputation, même si ces actions régionales soulignent les défis persistants auxquels sont confrontés ces acteurs majeurs en matière de qualité de service et de respect des normes réglementaires.

Secteurs Miniers: le  Gabon annonce 10 milliards de FCFA destinés à l’achat des équipements modernes 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Gabon, le gouvernement, dans le budget prévisionnel de l’année 2026, une attention particulière a été portée sur le secteur des mines et des ressources géologiques, avec une allocation spécifique de ligne budgétaire par le ministère concerné.

Ainsi, cela s’est traduit par un engagement significatif pour un investissement stratégique de 10 milliards de FCFA, destiné à moderniser en profondeur et à renouveler ce secteur vital pour l’économie nationale. Cet effort financier ne représente pas seulement un simple apport de fonds, mais il marque une avancée majeure vers une transformation complète, tant sur le plan technologique que scientifique, dans le domaine des ressources géologiques.

Au cœur de ce programme ambitieux, le ministère envisage de mettre en place un laboratoire géologique à la pointe de la technologie, une installation high-tech qui sera conçue pour répondre aux exigences et standards internationaux les plus élevés. Ce laboratoire de nouvelle génération, équipé des dernières innovations scientifiques et techniques, aura pour mission d’analyser avec une précision accrue le sous-sol gabonais, permettant ainsi d’obtenir des données fiables et approfondies. De plus, ce projet ne se limite pas à l’amélioration des infrastructures ; il vise également à rehausser la qualité des études géoscientifiques, contribuant ainsi à une meilleure compréhension et exploitation des ressources naturelles du pays.

L’État investit également dans l’installation d’un supercalculateur, un outil essentiel et révolutionnaire qui va considérablement accélérer et optimiser les capacités de modélisation, de traitement de données et d’intelligence artificielle appliquées aux ressources minérales. Grâce à cet équipement high-tech, les chercheurs et les experts pourront réaliser des simulations complexes à une échelle sans précédent, renforçant ainsi la recherche et l’aide à la décision dans les domaines cruciaux de l’exploration et de la gestion des ressources naturelles.

En parallèle de cet ambitieux projet technologique, le programme inclut la création d’une bibliothèque géologique innovante et exhaustive, qui rassemblera tous les sondages et données du sous-sol gabonais, offrant ainsi un accès précieux et centralisé à des informations géologiques. Ce procédé va de pair avec la mise en place d’un centre de recherche informatique ultramoderne, équipé d’outils avancés de modélisation et d’analyse. De plus, la diversification de l’offre de formation aura pour but essentiel de développer des compétences nationales qui soient parfaitement adaptées aux nouveaux outils et technologies qui émergent dans le secteur.

 À travers ces multiples investissements, le Gabon s’engage résolument à affirmer sa volonté de disposer d’une infrastructure scientifique moderne et performante, visant non seulement à soutenir une exploitation durable de ses richesses géologiques, mais également à encourager l’innovation et la performance dans un domaine qui est crucial pour l’avenir économique et environnemental du pays.

Moussa KONÉ 

Au Sénégal, l’État annonce la construction de son tout premier « réseau national de Gazoducs » à fin 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, le gouvernement s’apprête à franchir une étape déterminante et significative dans sa stratégie gazière ambitieuse et en expansion. En effet, selon les déclarations éclairées de Birame Soulèye Diop, ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, il a été annoncé que la construction du tout premier réseau national de gazoducs, un projet de grande envergure, débutera avant la fin de l’année 2025. 

Cet événement marquera un tournant crucial dans la politique énergétique du pays, mais également une étape clé vers une intégration régionale plus efficace au sein du bassin MSGBC, qui englobe la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée-Conakry.

Cette annonce a été faite avec un certain éclat lors de la table ronde ministérielle du salon MSGBC Oil, Gas & Power 2025, un événement prestigieux qui a réuni des responsables de haut niveau, venus de cinq nations d’Afrique de l’Ouest, dans le but d’évoquer le développement du gaz naturel en tant que levier puissant de transformation structurelle pour leurs économies respectives.

Piloté par le Réseau gazier du Sénégal (RGS), le projet de gazoducs est conçu pour garantir une alimentation durable et fiable en énergie aux centrales électriques, aux industries, aux transports ainsi qu’au secteur agricole, faisant ainsi de ce projet un pilier fondamental pour l’avenir énergétique et économique du Sénégal et de la région.

Une stratégie pensée ‘’de bout en bout », selon les dires du ministre, est mise en avant comme une approche multidimensionnelle où l’exploitation gazière dépasse largement le cadre traditionnel de l’exportation, pour se transformer en un véritable levier de transformation économique interne. 

Pour un pays en développement dont la croissance repose encore très fortement sur les hydrocarbures importés, la substitution progressive par du gaz domestique pourrait non seulement réduire considérablement la facture énergétique, mais aussi renforcer la souveraineté énergétique du pays, tout en stimulant la compétitivité industrielle à travers une utilisation plus efficiente des ressources locales. 

Cette initiative sénégalaise ne se contente pas d’apporter des solutions pour le seul territoire national, mais elle catalyse une tendance régionale en pleine construction, mettant en lumière l’importance d’une intégration gazière au sein de l’ensemble ouest-africain. En effet, les représentants des pays voisins ont unanimement souligné la nécessité de bâtir des infrastructures interconnectées, tout en harmonisant les politiques énergétiques pour créer un marché durable et profitable à tous. 

L’ambition sénégalaise dépasse de loin la simple construction d’un pipeline ; elle s’inscrit dans un projet structurant et ambitieux, se situant à la croisée de la transition énergétique, de la diversification économique, de l’industrialisation et de l’intégration régionale. 

Ce projet revêt une dimension stratégique qui pourrait transformer le paysage énergétique de la région, en posant les bases d’une coopération solide entre les nations. Si le calendrier proposé est scrupuleusement respecté, le Sénégal pourrait se positionner, dans un avenir proche, comme l’un des hubs gaziers les plus influents et majeurs d’Afrique de l’Ouest, ce qui serait un tournant significatif dans la dynamique énergétique de la région. 

Notons que cette évolution favoriserait l’accélération de l’émergence d’un marché régional interconnecté et véritablement compétitif, permettant non seulement d’optimiser l’exploitation des ressources gazières, mais également de stimuler la croissance économique locale, d’améliorer la sécurité énergétique, et d’attirer des investissements étrangers importants dans le secteur de l’énergie sur le territoire sénégalais et au-delà.

Abdoulaye KONÉ

Au Nigeria, Frigolass cède ses actions à Hélio Investment Partners pour 66 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Nigeria, un pays où l’industrie agroalimentaire africaine connaît une croissance fulgurante, alimentée par une urbanisation croissante et une démographie dynamique, les mouvements stratégiques d’acteurs internationaux dans ce secteur se multiplient de manière significative et apportent un élan nouveau à l’économie locale.

Le dernier développement en date est la décision de Frigoglass, un fabricant grec bien établi dans le domaine de la réfrigération commerciale, qui a  annoncé, le 8 décembre, la cession de l’ensemble de ses activités d’emballage au Nigeria. Cette cession a été réalisée au profit du fonds panafricain Helios Investment Partners, pour un montant impressionnant s’élevant à 117 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 66 milliards de FCFA, illustrant ainsi l’attrait croissant des investisseurs pour le marché nigérian.

Cette opération de grande envergure, bien qu’elle soit encore soumise à l’approbation des autorités réglementaires compétentes, devrait être finalisée au premier trimestre 2026. Cela marquera un tournant significatif en mettant fin à plus de deux décennies de présence industrielle du groupe grec sur le sol nigérian, une période durant laquelle Frigoglass a pu établir une base solide et influencer le secteur de l’emballage dans ce pays. La transaction concerne la vente complète de Frigoinvest Nigeria Holdings B.V., la société mère qui supervise toutes les activités d’emballage de Frigoglass dans le pays, et revêt une importance particulière car elle inclut également des entités clés telles que Beta Glass Plc et Frigoglass Industries Nigeria Limited, qui sont toutes deux des acteurs majeurs dans ce domaine.

Toutes deux situées dans l’État d’Ogun, au cœur du Nigeria, ces entreprises, qui se spécialisent dans la production de bouteilles en verre, de caisses plastiques et de capsules métalliques, jouent un rôle fondamental dans des secteurs clés de l’économie, tels que les boissons, l’agroalimentaire et la pharmacie. Ce faisant, un maillon essentiel de la chaîne de valeur agroalimentaire nigériane passe donc sous pavillon Helios, assurant ainsi une continuité dans l’approvisionnement et la production de marchandises vitales pour la consommation. En parallèle, Frigoglass, l’une des entités concernées, garantit qu’elle conservera sa coopération étroite avec ses équipes locales. Cela est primordial pour assurer non seulement la continuité opérationnelle durant cette période sensible de transition, mais également pour maintenir un soutien efficace envers ses clients et ses fournisseurs, ce qui est crucial pour préserver des relations commerciales solides et durables.

Du point de vue de Helios Investment Partners, ce rachat stratégique s’inscrit dans une logique d’investissements minutieusement ciblés dans des secteurs connaissant une demande structurelle en forte croissance. La montée en puissance de la consommation de masse au Nigeria, qui est la plus grande économie d’Afrique, combinée à l’essor significatif de l’industrie agroalimentaire, crée un environnement économique particulièrement propice à la valorisation d’actifs industriels. Ainsi, la maîtrise d’unités de production telles que Beta Glass ou Frigoglass Industries Nigeria confère au fonds un avantage stratégique incontestable sur un marché en pleine expansion, lui permettant d’optimiser ses opérations et d’accroître sa part de marché dans cette région dynamique.

Au-delà de la cession qui a récemment eu lieu, cette opération traduit un recentrage stratégique de l’entreprise Frigoglass vers la région dynamique MENA, où la demande en équipements de réfrigération commerciale connaît une véritable explosion. Depuis l’année 2025, Frigoglass, grâce à un partenariat industriel novateur avec l’égyptien Fresh SAE, a établi une solide base de production en Égypte, marquant ainsi une étape significative qui symbolise le début d’un ambitieux et prometteur plan d’expansion. En effet, le groupe vise désormais une production annuelle impressionnante de 100 000 réfrigérateurs de boissons d’ici l’horizon 2028, tout en s’établissant un objectif ambitieux de capturer 30% de part de marché dans la région MENA, renforçant ainsi sa position concurrentielle.

Cette initiative est un pari audacieux et stratégique qui bénéficie d’une conjoncture économique très porteuse : selon les prévisions de BCC Research, le marché de la chaîne du froid au Moyen-Orient et en Afrique du Nord devrait enregistrer une croissance exceptionnelle de 8,8% par an, atteignant un chiffre d’affaires de 41,1 milliards de dollars entre les années 2025 et 2030. Cependant, en ce qui concerne l’Afrique subsaharienne, Frigoglass ne conservera plus qu’un seul site industriel, situé en Afrique du Sud à Johannesburg, où il continuera d’exercer son savoir-faire en produisant des réfrigérateurs commerciaux de haute qualité pour des géants incontestés de l’industrie comme Coca-Cola et PepsiCo, consolidant ainsi son héritage d’innovation et de compétence technique dans le domaine de la réfrigération.

Mariam KONE 

Afrique Centrale : les partenaires techniques et financiers prolongent la durée leur mécanisme de financement commun pour deux années 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Commission de la CEMAC, missionnée pour superviser l’intégration économique et le développement durable dans la région de l’Afrique centrale, ainsi que la Banque de Développement des États de l’Afrique centrale, qui se consacre au financement de projets d’infrastructure essentiels, et l’Agence Française de Développement, engagée dans la coopération internationale et le soutien au développement, ont pris la décision importante ce 7 décembre, lors d’une réunion tenue dans la vibrante ville de Douala, au Cameroun, de prolonger pour une durée supplémentaire de deux ans leur mécanisme de financement commun.

 Cette extension, qui représente un engagement significatif et une continuité de soutien, permettra de continuer à favoriser le financement d’importants projets d’infrastructure au sein des six pays constituant la zone CEMAC, tout en offrant des conditions financières particulièrement avantageuses. Cela inclut notamment l’octroi de taux d’intérêt réduits fournis par la France, facilitant ainsi l’accès à des ressources financières nécessaires au développement de la région.

Ce dispositif innovant, désigné sous le nom d’Aide Budgétaire Globale, constitue un précieux outil permettant aux États d’Afrique centrale d’acquérir des prêts à des conditions plus accessibles et moins coûteuses pour la construction de projets d’infrastructure ambitieux tels que des routes, des barrages hydroélectriques, ainsi que des mesures de sécurisation pour les aéroports. Depuis le lancement de ce programme, de nombreux projets majeurs ont vu le jour dans la région, illustrant son impact significatif sur le développement infrastructurel. 

Par exemple, au Cameroun, le barrage de Lom Pangar génère désormais de l’électricité, améliorant ainsi les conditions de vie de milliers de foyers en fournissant une énergie fiable et durable. En République Centrafricaine, il est à noter que l’aéroport international de Bangui a été sécurisé grâce à ces efforts conjoints, renforçant à la fois la sécurité et la connectivité de la région. Au Gabon, la réhabilitation d’une route nationale essentielle a été réalisée, facilitant non seulement le transport des biens et des personnes, mais aussi favorisant les échanges économiques et sociaux au sein de la communauté.

L’objectif de cette coopération, qui s’inscrit dans un cadre ambitieux et stratégique, est double. D’une part, il s’agit de favoriser l’amélioration des connexions entre les pays de la sous-région, ce qui passe par la construction de routes transfrontalières qui faciliteront la circulation des biens et des personnes, ainsi que par l’entretien et l’optimisation des voies navigables communes qui sont essentielles pour le commerce intérieur. D’autre part, cette initiative vise à renforcer la compétitivité économique de ces pays en leur donnant un accès fiable à une énergie durable, ce qui est crucial pour soutenir les entreprises locales, ainsi qu’à des infrastructures de transport modernes qui sont indispensables pour stimuler le développement économique et attirer les investissements étrangers. 

Notons qu’en prolongeant ce partenariat, les trois institutions impliquées dans cette démarche affirment de manière claire et engagée leur volonté indéfectible de poursuivre et d’intensifier ces investissements qui ont un impact direct et significatif sur la vie quotidienne des populations d’Afrique centrale, améliorant ainsi leur qualité de vie et leur intégration dans l’économie régionale.

Zangouna KONÉ 

UEMOA: « Intensifier les partenariats entre les producteurs de données officielles, les universités et le secteur privé »

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(CROISSANCE AFRIQUE)- L’Union économique et monétaire ouest-africaine a célébré, ce mardi 10 décembre, avec une grande solennité et un engagement collectif fort, sa deuxième Journée Régionale de la Statistique à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

 Cette journée, qui revêt une importance particulière pour la communauté économique régionale, a été placée sous le thème inspirant « Tirer parti des innovations en matière de données et de statistiques pour promouvoir une société juste, pacifique, inclusive et prospère pour les Africains ». Ce thème met en lumière l’importance croissante des données et des statistiques dans le développement socio-économique du continent.

L’événement s’est déroulé dans l’atmosphère professionnelle et studieuse de l’hôtel Lancaster Ouaga 2000, où les délégations des huit États membres de l’Union étaient présentes, chacune apportant des perspectives et des expériences variées. Au cours de cette rencontre, le Commissaire Mahamadou GADO a prononcé un appel solennel exhortant tous les acteurs concernés à renforcer de manière urgente l’investissement dans les infrastructures de données, élément essentiel pour favoriser une prise de décision éclairée. 

Face à cette assemblée, il a posé trois défis majeurs qui, s’ils sont relevés, pourraient transformer de manière significative la région : tout d’abord, il a souligné la nécessité d’un financement durable des systèmes statistiques nationaux, afin d’assurer leur efficacité et leur pérennité. Ensuite, il a mis l’accent sur l’importance cruciale de la formation d’une nouvelle génération d’analystes, formés pour maîtriser les technologies émergentes, qui sont indispensables à une analyse pertinente des données. Enfin, il a plaidé pour une intensification des partenariats entre les producteurs de données officielles, les universités et le secteur privé, en mettant en avant la collaboration comme moteur d’innovation et d’amélioration continue dans l’utilisation des statistiques pour le bien-être de la société africaine.

Cette importante mobilisation intervient à un moment crucial, alors que l’Union déploie déjà plusieurs outils innovants et stratégiques pour faire face aux défis actuels. Parmi ces initiatives, le Système d’Information Agricole Régional, développé en collaboration avec le CILSS, se distingue particulièrement par sa capacité à anticiper les crises alimentaires potentiellement dévastatrices, permettant ainsi aux décideurs de prendre des mesures proactives pour sécuriser l’approvisionnement alimentaire. De plus, la Base de Données de la Surveillance Multilatérale s’avère être un instrument essentiel pour traquer les déséquilibres macroéconomiques qui pourraient menacer la stabilité monétaire de la région, agissant ainsi comme un baromètre pour la santé économique globale. En parallèle, l’Observatoire Régional d’Analyse du Territoire a pour ambition de garantir un accès équitable à l’énergie dans l’ensemble de l’espace communautaire, s’attaquant aux disparités souvent rencontrées dans ce domaine crucial.

Le Commissaire GADO, quant à lui, a justifié cette urgence par l’ambition portée dans la Vision 2030 de l’UEMOA, vision selon laquelle l’innovation statistique constitue un carburant indispensable à tous les progrès futurs. C’est dans ce contexte que les enquêtes harmonisées sur les conditions de vie des ménages jouent un rôle primordial, car elles permettent désormais de désagréger les données non seulement par genre et âge, mais également par milieu géographique et statut socioéconomique. Cette décomposition des données rend visibles des réalités jusqu’alors ignorées par les politiques publiques, ouvrant ainsi la voie à des décisions éclairées et plus inclusives qui tiennent compte des besoins diversifiés de l’ensemble de la population.

L’harmonisation méthodologique en cours, qui inclut particulièrement la migration vers le Système de Comptabilité Nationale 2008 ainsi que le changement d’année de base des comptes nationaux, vise non seulement à renforcer la comparabilité et la crédibilité des statistiques économiques, mais également à établir une base solide pour des analyses plus approfondies et une meilleure prise de décision politique. En effet, la production régulière de l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation, qui est qualifiée de bien public régional, exerce un rôle crucial pour la stabilité des prix, permettant aux consommateurs de faire des choix éclairés, tout en instaurant une confiance durable des investisseurs dans une zone qui partage la même monnaie, renforçant ainsi l’intégration économique parmi les États membres.

Accueillant cet événement d’une grande importance au nom des autorités burkinabè, le Directeur général de l’Institut national de la statistique et de la démographie, Toubou RIPAMA, a salué cette rencontre stratégique, d’autant plus qu’elle se tenait à la veille de la proclamation de l’indépendance de son pays, un moment symbolique qui souligne l’importance de la statistique dans le développement national. En sa qualité de Président du Comité Régional de la Statistique de l’UEMOA, il a rappelé l’engagement indéfectible du Burkina Faso à placer la statistique au cœur non seulement de la gouvernance, mais également du développement durable de la région, tout en citant la devise emblématique de son institution selon laquelle gouverner c’est prévoir, prévoir c’est construire un avenir prospère pour tous.

Les opérations de collecte conjoncturelles, qui consistent à rassembler des données pertinentes pour analyser l’état économique actuel, les enquêtes minutieuses sur les conditions de vie des ménages, qui permettent d’évaluer le bien-être des familles dans différents contextes socio-économiques, et la production régulière des comptes macroéconomiques, qui offre une vue d’ensemble des performances économiques à l’échelle nationale, illustrent cette dynamique nationale qui s’inscrit dans la coordination statistique régionale. Dans ce cadre, le directeur burkinabè a exprimé ses sincères félicitations à la Commission pour l’organisation de cette deuxième édition, soulignant l’importance cruciale de ces travaux. Il a également formulé le souhait que ces efforts collaboratifs renforcent davantage la coordination au sein de l’Union, déjà établie comme un exemple réussi en Afrique sur le plan de la coopération régionale en matière de statistiques et d’analyse économique.

Notons que la cérémonie s’est tenue dans une ambiance empreinte de sérieux et de détermination, réunissant non seulement des responsables des organes et institutions de l’Union, mais aussi des représentants de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest et de la Banque ouest-africaine de développement, ainsi que des directeurs généraux des Instituts nationaux de statistique, qui jouent un rôle clé dans la collecte et l’analyse des données. 

Pour enrichir les discussions, des délégués d’organisations internationales de premier plan, dont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, le Fonds monétaire international et l’Union européenne, étaient également présents. Cette rencontre a été d’autant plus significative qu’elle a rassemblé des enseignants, des chercheurs et des étudiants, créant ainsi un espace d’échange intergénérationnel et interdisciplinaire, favorisant un dialogue constructif sur les enjeux économiques et statistiques contemporains.

Daouda Bakary KONÉ 

Banques: Bridge Bank Group Côte d’Ivoire obtient une distinction honorifique en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Pour la deuxième année consécutive, Bridge Bank group Côte d’Ivoire a eu l’honneur d’être désignée en tant que Banque de l’année 2025 dans le pays, une récompense décernée à travers un classement officiel publié le 3 décembre par le magazine prestigieux The Banker, qui appartient à Financial Times, un quotidien britannique de renom sur la scène économique mondiale.

Cette distinction significative pour Bridge Bank est attribuée en reconnaissance de ses importantes transformations numériques et de son vaste et solide portefeuille de produits qui répondent aux besoins variés de sa clientèle.

Cette reconnaissance témoigne de notre engagement constant envers l’innovation, des solutions numériques performantes et un service client personnalisé’, a déclaré Ehouman Kassi, le PDG du groupe Bridge Bank, selon des sources consultées par Sika Finances. En effet, cette banque, qui est un des principaux acteurs sur le marché bancaire ivoirien, a récemment achevé la migration de son système bancaire central en mars 2025, une étape cruciale qui a permis de remplacer l’ancien système par une plateforme beaucoup plus robuste et évolutive. 

Cette nouvelle infrastructure technologique est désormais capable de soutenir les ambitions à long terme de la banque en matière de croissance, d’innovation et d’amélioration continue des services offerts à ses clients. Au-delà de la mise à niveau essentielle, cette évolution stratégique permet à Bridge Bank non seulement d’optimiser ses processus internes, mais aussi d’offrir des solutions financières encore plus adaptées et personnalisées pour un service client amélioré, consolidant ainsi sa position de leader sur le marché bancaire ivoirien.

Bridge Bank a fièrement renouvelé sa certification PCI DSS, garantissant ainsi la protection optimale des données de cartes de paiement, une étape cruciale réalisée en mai 2025. Cette certification n’est pas seulement un simple badge de conformité, mais un atout stratégique que la banque utilise pour séduire une clientèle à la fois haut de gamme et institutionnelle, désireuse d’assurer la sécurité de ses transactions financières. Dans sa quête incessante d’innovation, la banque a également fait un pas audacieux en introduisant sa solution bancaire novatrice, connue sous le nom de Bridge Excelles, spécialement conçue pour répondre aux besoins des entrepreneuses. 

Ce programme avant-gardiste inclut des comptes bancaires sur mesure qui ne requièrent aucun dépôt initial, offrant ainsi une opportunité unique aux femmes d’affaires. De plus, il propose des opérations bancaires courantes sans frais, ainsi qu’un accompagnement personnalisé enrichi de conseils d’experts, d’ateliers pratiques, de ressources stratégiques adaptées à leur situation et d’un suivi dédié pour s’assurer qu’elles atteignent leurs objectifs professionnels avec succès.

Parmi les autres moments marquants de la période sous revue, on note l’ouverture d’une nouvelle succursale à Bouaké, en janvier, qui est la deuxième plus grande ville de Côte d’Ivoire, accentuant ainsi la présence de la banque dans des zones clés du pays. Également, le lancement du produit Bridge Study, destiné à faciliter le paiement des frais de scolarité, témoigne de l’engagement de la banque à soutenir l’éducation et l’avenir des jeunes. 

Dans le cadre des organisations régionales telles que l’UEMOA et la CEMAC, UBA s’est solidement établie comme la meilleure banque au Bénin, au Mali et au Sénégal, consolidant sa réputation grâce à des services de qualité. Pendant ce temps, Ecobank s’est distinguée en remportant le titre de meilleure banque au Togo et au Cameroun, renforçant ainsi la concurrence au sein du secteur bancaire. Au Nigéria et au…

Au Nigéria et au Ghana, ce sont respectivement Access Bank et Zenith Bank qui tiennent le haut du pavé, des institutions financières qui se distinguent par leur solidité et leur notoriété dans le secteur bancaire de leurs pays respectifs. Access Bank, avec sa vaste gamme de services allant des comptes d’épargne aux prêts aux entreprises, s’est imposée comme un acteur incontournable, arborant un réseau de succursales bien développé et une stratégie d’expansion agressive. De son côté, Zenith Bank a su se forger une réputation solide par son engagement envers l’innovation technologique et la digitalisation des services bancaires, attirant ainsi une clientèle variée, allant des particuliers aux grandes entreprises. Ensemble, ces banques dominent le paysage bancaire africain, jouant un rôle clé dans le développement économique et financier de la région.

Korotoumou Sylla 

Congo: 67,4 milliards de FCFA transportés par le corridor monétique des aéroports de Brazzaville et Pointe Noir en 2024

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au quatrième trimestre de l’année 2024, les aéroports situés sur le territoire congolais, et plus particulièrement ceux de Brazzaville, la capitale, et de Pointe-Noire, la principale ville portuaire, se sont affirmés comme un véritable corridor monétaire stratégique, avec un impressionnant montant total de 67,4 milliards de FCFA transportés physiquement par les passagers quittant le territoire national. 

Conformément aux données fournies par le Rapport sur les mouvements de fonds dans les frontières, il a été révélé que 393 voyageurs ont déclaré transporter des sommes d’argent liquide, ce qui correspond à une moyenne remarquable d’environ 171 millions de FCFA transportés par chaque passager. Ces flux financiers, qui ont été officiellement déclarés, offrent un aperçu précieux de l’ampleur et de la dynamique des mouvements financiers transfrontaliers qui ont lieu dans la région, et confirment de manière indiscutable le rôle stratégique que jouent ces aéroports dans la circulation des capitaux à l’échelle régionale.

Il est particulièrement notable que la très grande majorité des fonds, représentant 97% du total, soit plus de 55,9 milliards de FCFA, a été transportée depuis l’aéroport international Maya-Maya de Brazzaville, indiquant ainsi une concentration exceptionnelle des sorties de capitaux à partir de ce point névralgique. En revanche, l’aéroport de Pointe-Noire, quant à lui, ne représente qu’un modeste 3% des flux financiers observés, soulignant une disparité significative dans la distribution des mouvements de capitaux. 

Les déclarations effectuées par les passagers à l’arrivée et au départ à ces aéroports montrent que ceux-ci transportent principalement de l’argent liquide dans le cadre de leurs voyages, ce qui accentue l’importance des infrastructures aéroportuaires congolaises en tant que vecteurs essentiels pour les transactions économiques transnationales et pour l’économie locale dans son ensemble. Les sorties de devises déclarées se dirigent essentiellement vers un total impressionnant de 47 destinations à travers le monde, mais il est particulièrement évident que certains axes ont une influence et une importance nettement plus marquées que d’autres.

 En premier lieu, la Chine émerge comme la destination phare, regroupant le plus grand nombre de voyageurs transportant des devises, avec un impressionnant 34,7% des flux, suivie de près par le Liban qui attire 16,7% de ces mouvements économiques, tandis que Dubaï se classe également de manière significative avec 13,4%. Toutefois, si l’on considère plutôt la valeur totale des fonds transportés par ces voyageurs, le Cameroun s’avère être le véritable leader, captant à lui seul une part écrasante de 81,5% des montants déclarés, contrastant fortement avec les 9,7% attribués à la Libye et avec la Chine qui ne représente qu’une minuscule fraction de 1,5%.

Ces divers mouvements financiers soulèvent des enjeux cruciaux et préoccupants pour le Congo, illustrant une série de défis à relever. En effet, le fait que 359 passagers aient transporté plus de 5 millions de FCFA, qui constitue le seuil réglementaire de déclaration fixé au sein de l’espace CEMAC, confirme de manière indiscutable que les aéroports congolais ont véritablement évolué en véritables carrefours stratégiques pour l’entrée et la sortie des capitaux. 

Notons que cette dynamique économique met ainsi en lumière une réalité complexe où le cash conserve une place prépondérante, tout en soulevant des questions essentielles concernant la traçabilité des mouvements de fonds, la conformité aux réglementations en vigueur, ainsi que la nécessaire surveillance des flux financiers, des aspects qui méritent d’être examinés de près par les autorités locales et les acteurs économiques.

Moussa KONÉ