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En Tunisie, Amen Bank affiche un PNB en hausse de 5,2% au 3 ème trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au 30 septembre 2025, le produit net bancaire (PNB) de la prestigieuse Amen Bank, reconnue comme le deuxième établissement bancaire privé en Tunisie, a connu une augmentation significative de 5,2 % par rapport aux chiffres relevés à la même date l’année précédente, le 30 septembre 2024.

 Ainsi, ces chiffres ont été soigneusement analysés et compilés dans les indicateurs d’activité trimestriels. Selon ces rapports, le PNB a atteint un montant impressionnant de 443,219 millions de dinars (MD), par rapport à 421,264 MD notés au 30 septembre 2024, illustrant ainsi une dynamique positive et une gestion efficace de la banque. 

En ce qui concerne l’encours des créances à la clientèle, qui sont nettes des provisions et des agios réservés, il s’est légèrement accru de 1,17%, atteignant un total de 7 255 MD, par rapport aux 7 171 MD enregistrés au même moment l’année précédente. Dans le même élan, l’encours des dépôts et avoirs de la clientèle a également montré une belle progression, augmentant de 3 % pour atteindre 8 612 MD, contre 8 371 MD au 30 septembre 2024. Ces résultats illustrent bien la solidité et la résilience d’Amen Bank dans un environnement économique en constante évolution.« Les ressources longues, qui proviennent des emprunts ainsi que des ressources spéciales, ont atteint un montant total significatif de 621,9 millions de dirhams (MD), ce qui représente une diminution notable de 145,9 millions de dirhams par rapport à la situation observée au 30 septembre 2024 », souligne la direction de la banque, mettant en lumière les défis auxquels elle fait face. 
En ce qui concerne les produits d’exploitation bancaire, ceux-ci ont cependant montré une performance positive, enregistrant une hausse de 3% pour atteindre 928 millions de dirhams, comparativement à 902 millions de dirhams au 30 septembre 2024, ce qui témoigne d’une certaine résilience dans les activités de la banque. De leur côté, les charges d’exploitation bancaire ont connu une légère augmentation, s’élevant de 0,9% pour atteindre 485 millions de dirhams contre 481 millions de dirhams au 30 septembre 2024, une progression qui reste modérée et qui pourrait indiquer une gestion prudente des coûts.
Durant la période sous revue, il est important de noter que les frais de personnel de Amen Bank ont été comptabilisés à 134,425 millions de dirhams, en augmentation par rapport à 124 millions de dirhams au 30 septembre 2024, ce qui représente une hausse significative de 9%. Cette augmentation pourrait être le reflet d’efforts pour attirer et retenir des talents au sein de l’institution financière. 

Quant aux charges générales d’exploitation, elles ont également connu une hausse considérable de 9,12 %, passant de 41 millions de dirhams en 2024 à 45 millions de dirhams en 2025. Ces chiffres mettent en avant la nécessité d’une gestion stratégique des ressources et des coûts, particulièrement dans un environnement économique en constante évolution.

Marché Financier de l’UMOA : l’État du Sénégal lève 35,728 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, dans le cadre de ses activités financières et de gestion des ressources publiques, la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) a réalisé une opération significative le mardi 9 décembre 2025, en encaissant une impressionnante somme de 35,728 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA). 

Cette opération a eu lieu à la suite d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor (BAT) d’une durée de 182 jours et de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du Trésor avec une échéance de 3 ans. Cette démarche visait non seulement à diversifier les instruments de financement public, mais aussi à répondre aux besoins croissants de financement des projets d’infrastructure et de développement du pays.

Le montant total mis en adjudication lors de cet événement financier s’élevait à 35 milliards de FCFA. En parallèle, le montant des soumissions globales, représentant l’intérêt des investisseurs pour ces instruments de dette publique, s’est établi à 35,828 milliards de FCFA. 

Ce chiffre révèle un taux de couverture du montant mis en adjudication qui atteint un impressionnant 102,37%, indiquant ainsi un intérêt soutenu et en hausse de la part des investisseurs pour les titres émis par l’État, ce qui est un signe positif pour la santé financière et la confiance dans l’économie sénégalaise.Le montant total des soumissions retenues s’élève à une impressionnante somme de 35,728 milliards de FCFA, ce montant étant exclusivement basé sur les bons à 364 jours ainsi que sur les obligations, tandis que le montant des soumissions qui ont été rejetées se chiffre à 100 millions de FCFA. 


Ce chiffre traduit un taux d’absorption remarquable de 99,72%, ce qui témoigne d’un vif intérêt et d’une forte participation de la part des investisseurs. Ceux dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré séduisant de 7,31% pour les bons, accompagnés d’un rendement légèrement supérieur de 7,94% pour les obligations, ce qui reflète l’attractivité de ces titres financiers.

L’émetteur, dans un engagement ferme et responsable, s’engage à rembourser les bons émis le premier jour ouvré qui suit la date d’échéance, laquelle a été soigneusement fixée au 8 décembre 2026. En outre, il convient de noter que les intérêts associés à ces bons seront payés d’avance et précomptés directement sur la valeur nominale des bons, garantissant ainsi une transparence totale pour les investisseurs. 

En ce qui concerne le remboursement du capital des obligations, le Trésor public prévoit d’effectuer ce remboursement à la date d’échéance, fixée au 10 décembre 2028, permettant aux investisseurs de planifier leurs flux financiers sur le long terme. Il est également important de souligner que le paiement des intérêts sur ces obligations s’effectuera de manière annuelle, appliquant un taux de 6,30%, et ce dès la fin de la première année, offrant ainsi une opportunité de revenus réguliers pour les détenteurs de ces titres.


Daouda Bakary KONÉ 

Afrique :  la contribution financière de l’économie du mobile se chiffre à 220 milliards de dollars en 2024

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, le rapport 2025 du GSMA intitulé « L’économie du mobile en Afrique 2025 » met en lumière l’importance croissante du secteur des télécommunications, en particulier la téléphonie mobile, qui a eu un impact économique considérable.


 En effet, pour l’année 2024, cette industrie a contribué près de 220 milliards de dollars à l’économie africaine, ce qui représente une portion significative de 7,7 % du produit intérieur brut (PIB) de l’ensemble du continent, témoignant ainsi de son rôle crucial dans le développement économique. 
Les principales retombées économiques qui proviennent de cette dynamique sectorielle incluent des gains de productivité impressionnants, estimés à environ 120 milliards de dollars. En plus de cela, la contribution directe du secteur des mobile à l’économie se chiffre à 60 milliards de dollars, soulignant ainsi l’importance des investissements et des infrastructures liés à la téléphonie mobile. Ces chiffres remarquables ont été largement alimentés par la montée en puissance de la technologie 5G, dont l’adoption rapide et significative a été particulièrement remarquée dans des pays tels que l’Afrique du Sud, La Réunion et le Botswana, qui sont à l’avant-garde de cette évolution technologique.

La même source met en lumière que, selon les prévisions économiques actuelles, d’ici l’année 2030, ce chiffre impressionnant devrait atteindre la somme colossale de 270 milliards de dollars, ce qui représenterait alors un poids significatif de 7,4 % du produit intérieur brut (PIB) global. 

Cette augmentation attendue est le résultat direct des gains substantiels en matière de productivité et d’efficacité, qui sont directement liés au développement régulier et progressif des services mobiles, ainsi qu’à l’adoption croissante des technologies numériques de pointe. Parmi ces technologies, on retrouve la cinquième génération de téléphonie mobile, communément connue sous le nom de 5G, l’Internet des objets (IoT) ainsi que l’intelligence artificielle (IA), qui transforment jalonnement nos méthodes de communication et de travail.

Cependant, la GSMA affirme également que pour réaliser pleinement ce potentiel considérable et atteindre les objectifs ambitieux fixés, il sera indispensable de mettre en place des investissements coordonnés et bien pensés dans les infrastructures technologiques et dans le développement des compétences humaines nécessaires. Cela inclut la nécessité d’élaborer des politiques tournées vers l’avenir, qui anticipe les évolutions du marché et des technologies. 

Notons que la création de partenariats robustes et efficaces au sein de l’écosystème technologique sera essentielle pour garantir une croissance qui soit à la fois inclusive, permettant à tous les acteurs de profiter des avantages de cette révolution numérique, et durable, afin de préserver nos ressources pour les générations futures.

Abdoulaye KONÉ 

Banques: NSIA Banque Côte d’Ivoire affiche une hausse de 6% de son résultat net au 3eme trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-A l’issue du troisième trimestre de l’année 2025, la performance financière de NSIA Banque Côte d’Ivoire a enregistré une augmentation significative de 6% de son résultat net par rapport à la même période de l’année précédente, le troisième trimestre de 2024. 

Cette évolution positive a été mise en lumière par le rapport d’activités établi par la direction de cet établissement bancaire, qui a révélé un résultat net s’élevant à 25,037 milliards de FCFA, en comparaison avec les 24 milliards de FCFA constatés au 30 septembre 2024.

 Selon les experts financiers de la banque, cette progressivité des résultats s’explique par des améliorations notables dans divers indicateurs financiers essentiels, tant au niveau du résultat que du bilan. En effet, le produit net bancaire (PNB) a connu une progression de 7%, atteignant un montant de 77,366 milliards de FCFA, en hausse par rapport aux 73 milliards de FCFA réalisés au cours du troisième trimestre de 2024. Cette tendance montre clairement la solidité et la résilience de NSIA Banque Côte d’Ivoire dans le paysage bancaire ivoirien, renforçant ainsi sa position et sa réputation sur le marché.Dans leur rapport d’activité détaillé et soigneusement élaboré, les responsables de NSIA Banque Côte d’Ivoire avancent avec assurance que le Produit Net Bancaire (PNB) est principalement porté par une remarquable augmentation de 21% de la marge d’intérêts au cours de cette période significative. Ils précisent avec clarté que « cette progression de la marge d’intérêts, qui passe de 44,8 milliards de FCFA à la fin de septembre 2024 à 54,1 milliards de FCFA au 30 septembre 2025, est le reflet explicite de l’augmentation des engagements de la clientèle ainsi que de l’accroissement substantiel des revenus générés par l’activité Titres », ajoutent-ils, soulignant ainsi les éléments clés qui ont contribué à cette croissance.
Durant la période sous revue, qui englobe des évolutions financières non négligeables, les crédits nets accordés à la clientèle ont en effet augmenté de 16% par rapport aux chiffres de décembre 2024, s’établissant à un impressionnant total de 1775 milliards de FCFA. Cette augmentation notable est principalement portée par des avances à court et moyen terme, qui ont su répondre aux besoins croissants des clients. 
En parallèle, les dépôts de la clientèle, reflet de la confiance accordée à la banque, ont également affiché une hausse significative de 16%, atteignant ainsi 1970 milliards de FCFA contre 1 701 milliards de FCFA enregistrés au 31 décembre 2024. Selon les dirigeants de NSIA Banque Côte d’Ivoire, cette hausse des dépôts résulte d’une augmentation considérable des encours des dépôts de garantie, des dépôts à vue ainsi que des dépôts à terme, ce qui témoigne de la dynamique positive de l’établissement et de sa capacité à attirer et à fidéliser une clientèle toujours plus diverse et exigeante.

Le résultat avant impôt s’est établi à un impressionnant montant de 28 milliards de FCFA au 30 septembre 2025, ce qui représente une augmentation notable par rapport à celui de 26 milliards de FCFA enregistré au 30 septembre 2024, marquant ainsi une progression de 6%. Ce chiffre témoigne non seulement de la robustesse des performances économiques de l’institution, mais également de son aptitude à naviguer avec succès dans un environnement financier en constante évolution et parfois imprévisible. 

Parallèlement, la même tendance haussière est observée au niveau du total bilan, qui s’élève à 2 827,309 milliards de FCFA, représentant une hausse significative par rapport aux 2 230 milliards de FCFA affichés au troisième trimestre 2024, ce qui équivaut à une augmentation de 12%. Cette progression est un indicateur positif de la santé financière de la banque et de sa capacité à accroitre ses actifs. Quid des perspectives qui se dessinent pour le dernier trimestre 2025 ?

 À ce sujet, les responsables de NSIA Banque Côte d’Ivoire expriment un optimisme prudent en affirmant que leur établissement bancaire entend non seulement poursuivre ses activités en s’appuyant sur la dynamique commerciale déjà établie, mais également veiller attentivement à la maîtrise des risques financiers et des frais de gestion. Cela vise à garantir que toutes les actions entreprises soient alignées avec les objectifs stratégiques de la banque, assurant ainsi une croissance soutenue et viable à long terme.

Mariam KONE 

Mali: l’État a entamé le remboursement de plus de 300 milliards de FCFA de dette intérieure

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un tournant significatif se dessine dans la manière dont les autorités décident de gérer leurs finances publiques, une approche qui pourrait avoir des répercussions considérables sur l’ensemble du pays. En effet, après avoir traversé plusieurs mois de tensions aiguës concernant la trésorerie, exacerbées par des pressions croissantes venant du secteur privé, l’État malien se voit contraint d’agir.

En réponse à ces défis économiques, le gouvernement annonce le lancement d’un vaste programme visant à procéder à l’apurement de sa dette intérieure, avec un règlement ambitieux s’élevant à 312 milliards FCFA, ce qui équivaut à environ 554 millions de dollars. Ce programme, qui s’étendra sur une période de trois mois, a été révélé par le ministère de l’Économie et des Finances, lors d’une déclaration effectuée le 8 décembre, et a été relayé par diverses sources médiatiques.

Cette initiative audacieuse illustre non seulement la détermination renouvelée des autorités de Bamako à restaurer la confiance parmi les fournisseurs et les créanciers, mais également leur volonté manifeste d’assainir les comptes publics tout en soutenant l’activité économique du pays. Cette démarche revêt en effet une importance cruciale dans un contexte national et régional particulièrement contraignant, marqué par des défis socio-économiques multiples.

Selon le gouvernement, ce programme spécial permettra de liquider l’intégralité des mandats en instance des exercices 2023 et 2024, quelle qu’en soit la nature ou le montant. Le Trésor public, qui a commencé les paiements dès le 8 décembre dernier, élargira par ailleurs ce dispositif à certains mandats prioritaires de 2025, notamment pour les projets routiers, les infrastructures hospitalières, les dépenses scolaires (frais, demi-pensions, bourses), les intrants et indemnisations, ainsi que des dépenses spécifiques de défense.

 Les ‘’petits mandats », qui vont de 1 à 10 millions FCFA, ont déjà été entièrement réglés pour la période courant de janvier à mars 2025, et il est prévu que ce mouvement se poursuive de manière soutenue dans les mois à venir. Au total, ce plan d’apurement représente véritablement une bouffée d’oxygène indispensable pour les entreprises, qui ont été longtemps fragilisées par l’accumulation des arriérés financiers qui pesaient lourdement sur leur trésorerie. Le ministère concerné met en lumière que l’effet recherché par cette initiative est double : d’une part, il permet de soulager la trésorerie du secteur privé, et d’autre part, il injecte de manière significative de la liquidité dans le système bancaire, ce qui est crucial pour la revitalisation économique du pays.

Ce programme ambitieux s’inscrit dans un effort beaucoup plus vaste et stratégique. En effet, entre la fin septembre 2024 et la fin septembre 2025, l’État malien affirme avoir réglé près de 1 654 milliards FCFA, une somme considérable qui concerne la dette intérieure, atteignant un niveau inédit dans l’histoire récente du Mali. De plus, il convient de noter qu’en octobre 2024, un premier programme audacieux de 200 milliards FCFA a été exécuté en seulement deux mois, conçu spécifiquement pour accélérer le processus d’apurement des arriérés.

Ainsi, ces efforts concertés ont conduit à une réduction significative du stock de la dette intérieure, passant d’environ 600 milliards FCFA fin septembre 2024, pour atteindre 454 milliards FCFA, illustrant ainsi la détermination de l’État à assainir la situation financière de manière efficace et durable. Le ministère de l’Économie, une institution clé dans la gestion financière et économique du pays, reconnaît avec une certaine fierté que la concrétisation de ce nouveau programme ambitieux a été rendue possible grâce à la mobilisation et à l’optimisation des ressources issues de l’audit approfondi du secteur minier, qui a été engagé dans le cadre des réformes structurelles en cours et nécessaires pour relancer l’économie.

Les autorités compétentes misent d’ailleurs sur ces réformes progressistes pour générer, dans les prochains mois, plusieurs centaines de milliards de francs CFA en recettes additionnelles, ce qui témoigne de leur volonté de diversifier les sources de revenus de l’État et de stimuler la croissance économique. Cette amélioration significative des ressources internes vient renforcer non seulement la capacité du Mali à préserver sa signature financière sur le marché régional, mais également à renforcer sa position économique dans un environnement concurrentiel. Le ministère assure, avec optimisme, que les investisseurs, tant locaux qu’internationaux, continuent d’accorder leur confiance au pays, qui parvient encore à lever des fonds à des conditions jugées favorables, malgré les nombreux défis économiques qui se présentent.

Il convient également de souligner que, dans la loi de finances rectificative de 2025, l’État consacre une somme impressionnante de 1 249,83 milliards de francs CFA au remboursement de la dette intérieure et extérieure, une décision illustrant l’engagement du gouvernement à gérer de manière rigoureuse ses obligations financières. De janvier à novembre 2025, déjà, une enveloppe de 1 302 milliards de francs CFA a été injectée dans l’apurement de la dette intérieure, confirmant ainsi la priorité budgétaire accordée à cette importante question, et soulignant le sérieux avec lequel l’État aborde ses enjeux financiers et économiques dans un cadre de transparence et de responsabilité.

Cette décision, qui vise à renforcer la stabilité économique et à apaiser les créanciers, a été communiquée lors d’une conférence de presse par Alousséni Sanou, le ministre malien de l’Économie et des Finances, dont les commentaires soulignent l’engagement du gouvernement à honorer ses obligations financières et à favoriser un climat de confiance auprès des investisseurs. Cette initiative pourrait également contribuer à stimuler la croissance économique et à améliorer le bien-être des citoyens maliens, tout en mettant en lumière la nécessité d’une gestion rigoureuse des finances publiques dans le contexte actuel.

Selon plusieurs observateurs, « l’apurement de la dette extérieure du Mali représente une véritable opportunité crucial pour l’État malien, lui permettant non seulement de renforcer la confiance de ses partenaires et bailleurs de fonds internationaux, mais également de séduire les investisseurs potentiels du marché financier régional, et plus particulièrement ceux de l’union monétaire Ouest Africaine (UMOA) », explique un expert du Marché Financier de l’UMOA.

En effet, ce processus d’allégement de la dette pourrait être perçu comme un signe positif de bonne gestion financière, incitant ainsi des acteurs économiques à s’engager davantage dans des projets d’investissement au Mali, favorisant la croissance, le développement et la stabilité économique du pays dans le contexte plus large de la région ouest-africaine. Aussi, la relance des investissements pourrait également se traduire par une amélioration des infrastructures, une création d’emplois et une hausse du niveau de vie pour la population malienne.

Avec l’apurement de plus de 300 milliards de FCFA de dette intérieure, un montant considérable qui témoigne d’un effort significatif. Ainsi, le Mali vient de prouver sa crédibilité aux yeux du monde en matière de la gestion des finances publiques, mettant en avant des stratégies financières rigoureuses et des mesures d’assainissement budgétaire.

Notons que cette réalisation impressionnante non seulement renforce la confiance des investisseurs nationaux et étrangers, mais elle positionne également le pays comme un acteur fiable sur la scène économique internationale, reflétant un engagement clair envers des pratiques financières responsables et une volonté de redresser la situation économique face aux défis passés.

Daouda Bakary KONÉ

Afrique : la BAD débloque 5,2 millions USD destinés au vaste programme comptable et auditeurs qualifiés

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, la Banque africaine de développement a récemment décidé d’allouer une somme significative de 5,2 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 2,9 milliards de FCFA, à un vaste programme ambitieux conçu pour remédier au manque déplorable de comptables et d’auditeurs qualifiés présents au sein des administrations publiques à travers le continent africain. 

Ce financement généreux, qui a été accordé sous forme de don pour maximiser son impact, sera mis en œuvre en étroite collaboration avec la Fédération panafricaine des comptables (PAFA), une organisation reconnue et respectée pour son réseau étendu qui englobe 47 pays africains, tous engagés dans le fort développement de normes comptables uniformisées.

Le lancement officiel de ce projet important a eu lieu à Johannesburg, en Afrique du Sud, et il a pour objectif principal d’harmoniser les normes comptables à l’échelle du continent, tout en modernisant les outils utilisés par les professionnels du secteur. En outre, ce programme vise également à soutenir les différentes institutions nationales qui encadrent la profession de la comptabilité. Par cette initiative, la Banque aspire à contribuer activement à une amélioration significative de la fiabilité des informations financières, en particulier dans les États en transition où les systèmes comptables demeurent fragiles et souvent inadéquats. Cette action stratégique s’inscrit dans un cadre plus large de développement économique et de gouvernance efficace, en cherchant à renforcer les capacités locales et à promouvoir la transparence dans la gestion des finances publiques.

Pour Kennedy Mbekeani, qui occupe la position stratégique de responsable régional au sein de cette institution, l’investissement dans l’amélioration des compétences ainsi que dans le renforcement des institutions financières publiques constitue non seulement un levier essentiel, mais aussi une condition sine qua non pour assurer la préservation des ressources publiques précieuses et optimiser l’ensemble des services rendus aux citoyens. Dans un contexte complexe où la transparence budgétaire se présente comme un enjeu majeur et critique, il est impératif d’adopter des mesures audacieuses qui favorisent la responsabilisation et la rigueur dans la gestion des finances publiques.

La PAFA a été soigneusement sélectionnée pour conduire ce programme ambitieux, principalement en raison de son ancrage continental solide, qui lui confère une compréhension approfondie des réalités africaines. Elle travaillera en synergie étroite avec plusieurs organisations spécialisées, dont l’Initiative pour la professionnalisation en Afrique, qui milite pour des pratiques de gestion publique optimales, et l’Organisation africaine des institutions supérieures de contrôle, qui joue un rôle crucial dans la supervision des dépenses publiques. 

Sa directrice générale, Alta Prinsloo, met en avant l’importance de ce partenariat, en précisant que la collaboration envisagée devrait jouer un rôle fondamental dans le renforcement de la confiance du public envers la gestion des affaires publiques. Grâce à cette initiative, les administrations seront équipées de professionnels mieux formés, dotés d’un accompagnement adéquat et capables de répondre avec efficacité aux exigences contemporaines en matière de gouvernance, ce qui est essentiel pour bâtir un avenir plus prometteur et plus transparent pour tous les citoyens.

Au-delà de l’amélioration des compétences, qui constitue une priorité essentielle pour garantir l’excellence dans les diverses professions, le projet accordera une attention particulière à l’inclusion, un aspect vital pour l’évolution des milieux professionnels. Il s’agira non seulement d’encourager davantage de femmes à entrer dans la profession, mais également de leur offrir un cadre adéquat pour s’épanouir grâce à la mise en place de programmes de mentorat et de formation ciblée, spécifiquement conçus pour répondre à leurs besoins et défis uniques. L’initiative s’inscrit en outre dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine, un projet ambitieux qui promeut la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles et la mobilité des talents à travers le continent, facilitant ainsi les échanges et les collaborations entre les États africains.

En soutenant la modernisation des métiers de la comptabilité publique, qui sont souvent perçus comme un domaine traditionnel et quelque peu rigide, la Banque africaine de développement (BAD) entend ainsi contribuer significativement à bâtir des systèmes financiers publics plus solides, plus transparents et mieux adaptés aux ambitions économiques du continent, en favorisant une meilleure gestion des ressources publiques et en encourageant la responsabilisation des acteurs du secteur.

Abdoulaye KONÉ 

RDC: la BAD annonce un décaissement de 159,50 millions USD pour soutenir l’accès au parc agro-industriel de Ngandajika

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(CROISSANCE AFRIQUE)- En RDC, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a officiellement donné son approbation, le 9 décembre 2025, pour un financement substantiel s’élevant à 159,50 millions de dollars. Ce financement a pour but d’améliorer l’accès au parc agro-industriel de Ngandajika, situé dans la région centrale de la République démocratique du Congo, un pays riche en ressources naturelles mais qui fait face à de nombreux défis en matière d’infrastructures. 

Cette information a été communiquée par le biais d’un communiqué officiel émis par l’institution panafricaine, qui joue un rôle clé dans le développement économique du continent. Il est important de noter que l’État congolais s’engagera également dans cette initiative en apportant un cofinancement, ce qui permettra d’élever le coût total du projet à 177,16 millions de dollars américains.

Cette opération a été qualifiée de « stratégique » par la BAD, ce qui souligne son importance cruciale pour le développement régional. Elle vise à désenclaver ce parc agro-industriel, souvent mis en avant comme l’un des pôles agricoles les plus prioritaires du pays en raison de son potentiel à stimuler la production alimentaire et à générer des emplois. 

Le projet ambitieux inclut la réhabilitation et l’aménagement des routes qui relient les localités de Nkuadi, Ngandajika et le parc agro-industriel, ainsi que l’axe stratégique Lukalaba-Ngandajika. Ces améliorations infrastructurelles sont essentielles pour faciliter le transport des produits agricoles, réduire les coûts logistiques et encourager le développement économique de la région dans son ensemble.

Il inclut aussi l’amélioration des liaisons entre les Routes nationales 1 et 2, des corridors majeurs dans la région Centre. Un autre volet concerne l’extension de la piste de l’aéroport de Mbuji-Mayi afin de faciliter le transport aérien de fret agricole. Autrement dit, l’objectif est de réduire les contraintes logistiques qui freinent aujourd’hui l’écoulement de la production.

Selon la Banque Africaine de Développement (BAD), les travaux entrepris dans cette initiative auront un impact significatif et direct sur divers acteurs clés du secteur économique local, y compris les agriculteurs, qui verront leurs conditions de travail s’améliorer, ainsi que les opérateurs de transport, qui bénéficieront d’une réduction des coûts logistiques, et les agro-industries situées dans les provinces du Kasaï oriental et de la Lomami, car ces efforts permettront une circulation plus efficace des produits, facilitant ainsi l’accès aux marchés.

De plus, ce projet s’inscrit parfaitement dans la continuité du Programme des Transformations Agricoles (PTA), qui vise à moderniser l’agriculture et à en améliorer la productivité. Il complète également le Programme d’Appui au Développement de la Zone Spéciale de Transformation Agroindustrielle de Ngandajika (PRODAN), conçu pour dynamiser le secteur agro-industriel en favorisant des pratiques durables et innovantes. 

Par ailleurs, Ces initiatives sont fondamentalement axées sur l’amélioration des chaînes de valeur agricoles dans la région, avec pour objectif ultime de renforcer la sécurité alimentaire, un enjeu crucial pour le bien-être des communautés locales. Le communiqué de presse précise, en outre, que cette opération est en parfaite adéquation avec la Stratégie pays 2023-2028 de la BAD pour la République Démocratique du Congo, soulignant ainsi l’importance de ce projet dans le cadre d’une vision plus globale de développement durable et inclusif pour le pays.

Johnny Makwela, chef de projet à la Banque Africaine de Développement (BAD), souligne avec une certaine préoccupation que l’absence d’infrastructures adaptées a très longtemps constitué un frein majeur au développement économique de nombreuses régions. Il met en lumière les défis auxquels sont confrontés les producteurs locaux, qui peinent à accéder aux marchés en raison de structures insuffisantes. Dans ce contexte, il explique que le projet ambitieux qui est actuellement sur la table vise à « lever l’un des principaux obstacles à la compétitivité du parc agro-industriel de Ngandajika ». 

Notons que ce projet, qui est attendu avec impatience par les communautés locales, devrait jouer un rôle déterminant en accélérant l’intégration des producteurs locaux aux circuits agro-industriels. Cela se traduira par une « réduction significative » des coûts logistiques, facilitant ainsi non seulement l’accès des agriculteurs à de nouveaux marchés, mais également renforçant l’économie locale et en stimulant l’emploi dans la région.

Mariam KONE 

Côte d’Ivoire: Ousmane Diagana réitère le soutien de la Banque mondiale au secteur électrique 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En marge du Sommet régional sur le développement du gaz, un événement majeur qui s’est tenu ce 7 décembre à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, Ousmane Diagana, qui occupe le poste de Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a effectué une visite de travail particulièrement significative sur le site de CIPREL. Cette centrale électrique, qui est la première installation privée de production d’éledctricité en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest, représente un jalon important dans l’histoire énergétique de la région.

 Au cours de cette visite, le haut responsable a voulu souligner le rôle historique et fondamental que joue la Banque mondiale dans l’essor et le développement du secteur électrique ivoirien. Il a également annoncé avec enthousiasme que le soutien à ce secteur vital sera intensifié dans les années à venir, en réponse à la demande d’énergie qui continue de croître de manière significative tant à l’intérieur du pays qu’au sein de la région élargie.

CIPREL, qui a été créée en 1994 grâce à l’appui inestimable du Groupe de la Banque mondiale, à travers l’IFC (International Finance Corporation) et l’IDA (International Development Association), est devenue au fil des décennies un véritable modèle à suivre dans le domaine énergétique, illustrant avec succès comment un partenariat stratégique peut favoriser le développement. 

Ousmane Diagana n’a pas hésité à qualifier cette centrale de « modèle de PPP (Partenariat Public-Privé) le plus abouti possible », mettant ainsi en lumière l’efficacité remarquable d’un partenariat solide associant l’État, les investisseurs privés ainsi qu’une expertise précieuse dans le domaine. Des capacités de production de 99 MW réalisées par CIPREL en font également un exemple concret de réussite, soulignant l’importance de l’innovation et de la collaboration dans le contexte de l’énergie durable.

Le remarquable succès qu’il a rencontré a conduit à la création d’un second projet d’une envergure majeure : Atinkou, qui est situé à Jacqueville, une charmante zone balnéaire à l’ouest d’Abidjan, célèbre pour ses paysages pittoresques et ses plages dorées. Ce projet représente une autre initiative ambitieuse du Groupe Eranove qui s’est engagé à développer à cet endroit une centrale électrique d’une capacité significative de 390 MW, un investissement également soutenu financièrement par l’International Finance Corporation (IFC). En cumulant les capacités de cette centrale avec celles d’une première installation, les deux édifices atteignent un total impressionnant de 946 MW, garantissant ainsi la position de la Côte d’Ivoire en tant que possesseur de la plus grande capacité thermique privée dans tout le pays.

À l’horizon 2030, le pays aspire à accroître encore sa capacité électrique avec un objectif audacieux de 3 263 MW de capacités additionnelles, un plan ambitieux qui répond à la forte demande croissante d’électricité, estimée à progresser d’environ 8 % par an. Cette montée en puissance est portée par des facteurs variés tels que l’industrialisation accélérée, l’urbanisation constante et l’extension indispensable de l’accès à l’électricité pour les ménages. 

Pour satisfaire cette demande projetée, la Côte d’Ivoire prévoit de diversifier ses sources d’énergie, incluant près de 2 000 MW produits à partir du gaz, 184 MW provenant de l’énergie hydraulique, 960 MW en exploitation solaire, ainsi que 122 MW alimentés par la biomasse, ce qui témoigne de l’engagement du pays envers une transition énergétique durable et une modernisation de son infrastructure énergétique.

Avec un tel programme en place, la sécurisation de l’approvisionnement en gaz devient non seulement un impératif stratégique sur le plan économique, mais aussi une nécessité pour garantir la continuité des activités industrielles et domestiques. Le ministère de l’Énergie, conscient de l’importance cruciale de cette ressource, finalise d’ailleurs un Plan directeur gaz méticuleusement élaboré, destiné non seulement à garantir la disponibilité de la ressource, mais également à anticiper les fluctuations futures du marché. Ce plan est considéré comme une condition essentielle pour stabiliser les coûts énergétiques, ce qui est particulièrement important pour encourager et accompagner l’essor des énergies renouvelables, qui doivent jouer un rôle de plus en plus prépondérant dans le mix énergétique du pays.

Face à ces défis de taille, Ousmane Diagana, représentant de la Banque mondiale, a soutenu avec conviction que l’institution continuera d’être un partenaire clé et déterminant du secteur électrique ivoirien. La Banque mondiale, qui soutient déjà le déploiement de l’initiative ambitieuse Mission 300 visant à accélérer l’accès à l’électricité en Afrique d’ici 2030, salue avec enthousiasme la dynamique positive du pays dans ce domaine vital et se dit résolue à accompagner la transition énergétique dans toutes ses composantes, qu’il s’agisse de la production, de la distribution ou de l’utilisation d’énergie renouvelable.

« Notre ambition est de faire en sorte que l’énergie soit de qualité, fiable et que son coût soit abordable pour toutes les couches de la population, et en cela, nous sommes fermement engagés à apporter un accompagnement à la fois technique et financier à la Côte d’Ivoire, » a assuré Ousmane Diagana, soulignant l’importance d’une collaboration étroite pour atteindre des objectifs de développement durable et d’égalité d’accès à l’énergie pour tous.

Au-delà de l’accès universel à l’électricité, un domaine dans lequel la Côte d’Ivoire fait des progrès significatifs et encourageants, la Banque mondiale souligne qu’il s’agit d’un pilier essentiel non seulement pour soutenir la compétitivité industrielle, mais également pour favoriser la création d’emplois et accélérer la croissance économique durable. En effet, l’électricité est un moteur clé qui alimente différents secteurs d’activité, permettant aux entreprises locales de prospérer dans un environnement de plus en plus concurrentiel. La volonté affichée de l’institution financière internationale de renforcer et d’élargir ses investissements se manifeste par des initiatives portant sur des infrastructures modernes, le financement du gaz naturel, ainsi que l’optimisation du mix énergétique pour répondre aux nouveaux défis énergétiques. 

Notons que les garanties mises en place pour encourager la participation du secteur privé témoignent d’une fidélité à l’égard du développement économique de la région. Ce focus sur le secteur de l’électricité en Côte d’Ivoire confirme qu’il demeure l’un des chantiers prioritaires de l’action régionale de la Banque mondiale, avec l’objectif de transformer le paysage économique et d’améliorer la qualité de vie des populations.

Yaya KONE 

Au Sénégal, une forte perte en compétitivité -prix d’environ 1,6% enregistrée au 3eme trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au mois de septembre de l’année 2025, l’économie sénégalaise a tristement enregistré des pertes en compétitivité-prix qui ont été évaluées à 1,6% en variation mensuelle, selon les données répertoriées dans le Bulletin de la Direction des prévisions et études économiques (DPEE), un document crucial qui offre des analyses approfondies sur l’état de l’économie nationale. 

Ce résultat alarmant est directement imputable aux effets combinés d’un différentiel de l’inflation qui s’avère défavorable, évalué à +1,2%, ainsi que de l’appréciation du franc CFA par rapport aux monnaies des pays partenaires, qui représente une augmentation de +0,4%. En se confrontant aux pays partenaires, notamment les membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ainsi que ceux de la zone Euro, des pertes de compétitivité ont été estimées respectivement à 1,0% et 1,6%.

Aussi,  ces données révèlent clairement les conséquences d’un différentiel d’inflation défavorable pour l’économie sénégalaise, créant des défis considérables pour le commerce extérieur. De plus, il est important de noter qu’en comparaison au mois de septembre de l’année précédente, c’est-à-dire septembre 2024, la compétitivité-prix de l’économie sénégalaise a subi une dégradation notable de 2,0%. 

Cette dévaluation de la compétitivité est principalement attribuée à l’appréciation de la monnaie locale vis-à-vis des partenaires commerciaux, une ascension qui s’élève à +3,2%. Cerise sur le gâteau, il convient de mentionner que, malgré le contexte difficile, le différentiel d’inflation s’est globalement révélé favorable, évalué à -1,2%, apportant une lueur d’espoir dans une situation autrement préoccupante.

De l’autre côté, il convient de souligner que la masse monétaire a enregistré une diminution notable de 51,5 milliards, selon les données concernant la variation mensuelle, pour finalement s’établir à un total de 10 648,8 milliards FCFA. Cette diminution significative est principalement attribuée à la baisse des dépôts transférables, qui ont chuté de 76,2 milliards pour atteindre 4 873,2 milliards FCFA à la fin du mois d’août 2025.

En contrepartie, il est intéressant de noter que la circulation fiduciaire, qui comprend les billets et les pièces en circulation hors du système bancaire, ainsi que les autres dépôts également inclus dans la masse monétaire, ont affiché une tendance à la hausse, enregistrant des augmentations respectives de 8,9 milliards et 15,8 milliards, pour se stabiliser à 3 128,0 milliards et 2 647,6 milliards FCFA à la fin d’août 2025. De plus, en analysant les données sur une base annuelle, la liquidité globale de l’économie a connu une progression de 9,8 % à la fin d’août 2025, indiquant une certaine résilience dans le contexte économique.

En ce qui concerne les actifs extérieurs nets des institutions de dépôts, il est à noter qu’ils se sont établis à 2 219,0 milliards FCFA, enregistrant ainsi une baisse de 257,9 milliards, ce qui représente une diminution de 10,4 % par rapport à la fin du mois d’août précédent. 

Notons que ce recul significatif des actifs extérieurs nets provient principalement des avoirs extérieurs nets des banques primaires, qui ont connu une diminution encore plus marquée de 259,1 milliards pour se fixer à 429,7 milliards FCFA. Ce contexte souligne les défis auxquels le secteur bancaire doit faire face dans un environnement économique en évolution.

Korotoumou Sylla 

RDC: Face au dollars, le Franc congolais a connu une appréciation impressionnante, gagnant près de 29% de sa valeur 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En République démocratique du Congo (RDC), un pays riche en ressources naturelles mais souvent confronté à des défis économiques, l’État a enregistré un rare succès macroéconomique qui mérite d’être souligné. Ce succès est principalement attribué à une augmentation significative des réserves de change, ainsi qu’à une politique monétaire rigoureuse qui a été mise en œuvre pour stabiliser l’économie.

 En conséquence, le franc congolais a connu une appréciation impressionnante, gagnant près de 29% de sa valeur face au dollar américain depuis le début de l’année. Cette performance remarquable place le franc congolais aux côtés du cedi ghanéen, faisant de ces deux monnaies africaines les meilleures performances de la région, selon les données minutieusement compilées par Bloomberg.

Lors de son discours sur l’état de la nation, prononcé le 8 décembre, le président Félix Tshisekedi a partagé des nouvelles encourageantes, annonçant que les réserves de devises avaient progressé de 21%, atteignant désormais un montant impressionnant de 7,4 milliards de dollars. Cette amélioration des réserves de change s’inscrit dans un contexte global porteur pour le pays, qui est le premier producteur de cuivre sur le continent africain. 

Le pays bénéficie en outre d’une flambée spectaculaire de 32% du prix du métal, une situation favorable qui est en grande partie alimentée par une demande croissante provenant de divers secteurs, notamment les centres de données et la production de véhicules électriques. Cette dynamique crée une opportunité pour la RDC, d’autant plus que l’offre mondiale de cuivre reste limitée face à cette hausse soutenue de la demande.

Pour le chef de l’État, cette appréciation représente un tournant économique significatif et historique pour la nation. « L’appréciation du franc par rapport au dollar a apporté une stabilité que notre peuple n’a pas connue depuis de nombreuses années », a-t-il déclaré avec conviction, soulignant l’importance cruciale de cette évolution monétaire pour le bien-être de la population et la santé économique du pays.

Selon Sayen Gohil, un analyste averti chez BMI, une filiale respectée de Fitch Solutions, la robustesse de la monnaie congolaise s’explique largement par la mise en œuvre d’une stratégie monétaire rigoureuse, dont le but principal est de réduire la liquidité en francs. Cette mesure a non seulement contribué à la solidité du franc, mais elle a également favorisé la confiance des investisseurs et des citoyens dans l’économie locale. De plus, la Banque centrale du Congo, en prenant des décisions audacieuses comme l’injection de 50 millions de dollars en août pour racheter des francs, a réussi à créer un climat propice à une appréciation significative de la monnaie, un mouvement qui a été perceptible dès le mois de septembre. Cette manœuvre souligne l’engagement des autorités de régulation à stabiliser l’économie et à garantir un avenir financier meilleur pour le peuple congolais, qui a longtemps souffert de l’instabilité économique.

Le gouverneur Andre Wameso, dans une approche réfléchie et mesurée, estime que l’institution dont il a la charge dispose encore d’une marge suffisante pour piloter le marché de manière efficace sans nécessiter une intervention massive. En effet, il a affirmé avec conviction lors d’un entretien mené à Washington que, pour l’instant, il n’y avait aucune raison justifiable d’intervenir dans les mécanismes en place, laissant entendre que la stabilité actuelle du marché suffisait à gérer les fluctuations sans recourir à des mesures extrêmes.

Cependant, il est important de noter que la dynamique du franc, bien qu’elle joue un rôle non négligeable, ne sera pas suffisante à elle seule pour orienter efficacement les flux d’investissement vers la République Démocratique du Congo (RDC). Pour les analystes spécialisés dans ce domaine, les principaux déterminants qui influenceront réellement ces flux resteront l’évolution des cours du cuivre, qui est un produit stratégique, ainsi que les avancées diplomatiques régionales qui pourraient renforcer les relations commerciales. De plus, les projets logistiques structurants, qui visent à améliorer l’infrastructure de transport et de communication, joueront un rôle crucial.

Selon l’analyse élaborée par BMI, qui a été citée par Bloomberg, la mise en œuvre de l’accord de paix signé à Washington entre la RDC et le Rwanda pourrait soutenir un climat économique plus stable et propice aux affaires. Parallèlement, le développement du corridor de Lobito, un projet d’envergure, devrait permettre de réduire significativement les coûts et les délais d’exportation des minerais congolais, surtout vers les États-Unis, ce qui serait un coup de pouce considérable pour l’économie de la RDC et renforcerait son attractivité sur le marché international.

Zangouna KONE