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Au Mali, l’Ex-PM Choguel Kokalla Maiga, salue le patriotisme des acteurs de la crise du carburant

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Choguel Kokalla Maiga, premier ministre malien en fonction.

(CROISSANCE AFRIQUE)-L’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maiga suit, depuis sa cellule de détention à Koulikoro, les péripéties de la crise du carburant dans notre pays.

Il salue le courage et le patriotisme des opérateurs pétroliers, des chauffeurs et responsables syndicaux, bref, de tous les acteurs de l’approvisionnement en hydrocarbure.

Cette crise, selon Choguel Kokalla Maiga, n’est pas un fait du hasard: il s’agit d’une stratégie des sponsors de la déstabilisation de notre pays, qui ont juré de ne pas laisser le Mali en paix. En 2022 déjà, le peuple, y compris ces mêmes soldats des hydrocarbures, avait fait bloc face à l’embargo, évitant à l’époque une crise du carburant. En 2025, les mêmes pionniers des hydrocarbures bravent la mort pour que le Mali tienne debout. Choguel Kokalla Maiga, s’incline devant la mémoire de ceux qui ont donné de leur vie, notamment les soldats, chauffeurs et apprentis chauffeurs. Il souhaite prompt rétablissement aux blessés et exprime sa compassion aux familles endeuillées des martyrs de la crise du carburant.
Il exprime sa solidarité avec les opérateurs pétroliers, les responsables syndicaux nationaux des chauffeurs et conducteurs routiers (SYNACOR) et nos braves « mone bo denw » qui répondent toujours, présents partout sur le territoire national pour assurer la souveraineté de notre pays.

Enfin, l’ancien Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga se félicite de la reconnaissance nationale du mérite, auxdits acteurs.

Il demande à ses compatriotes de tenir donc bon !
De marcher la tête haute et d’avancer !

Et que Dieu bénisse le Mali et l’AES !

Jeudi, le 11 décembre 2025

Équipe Com/PM Choguel

Journée Mondiale des Sols: le Mali célèbre la commemoration de la deuxième édition avec un « Succès Remarquable » à Katibougou 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les activités de la Journée Mondiale des Sols s’est déroulée dans le cadre d’un engagement continu et significatif, s’inscrivant directement dans la continuité de la première édition qui avait été magistralement organisée en 2024 dans la vibrante capitale, Bamako. Ainsi le Mali vient de célébrer avec un succès remarquable la deuxième commémoration de la journée mondiale des Sols à Katibougou.

 Cette journée de sensibilisation et d’action, célébrée avec ferveur dans la région le 10 décembre 2025, a été perçue comme un franc succès face aux défis environnementaux pressants que rencontre le pays en ce moment. Le thème mondial choisi pour 2025, « Des sols sains pour des villes saines », abordera en profondeur les problématiques cruciales liées aux sols urbains, en particulier les difficultés engendrées par leur imperméabilisation croissante.

 Cet événement unique, qui attire des participants de divers horizons, mettra en lumière le rôle essentiel d’une gestion durable des sols, non seulement pour la résilience des villes, mais également pour la préservation de la biodiversité locale et pour garantir une sécurité alimentaire pérenne dans un pays déjà éprouvé par de nombreux défis.

 Cette seconde édition, soigneusement organisée dans la commune de Katibougou, a pour objectifs précis de répondre à l’appel national et continental pressant en faveur d’une gestion durable de la santé des sols, particulièrement cruciale dans un contexte préoccupant de dégradation avancée des terres, où l’on estime que plus de 65% des terres au Sahel sont touchées par divers types de dégradations. 

Cette initiative porteuse de promesses est activement soutenue par le Ministère de l’Agriculture, qui a établi un partenariat stratégique avec des organisations telles que l’IFDC et AGRA, dans le cadre de son programme ambitieux intitulé « Soil Values », qui vise à intégrer la santé des sols dans le développement agricole durable.

Dans son discours d’ouverture prononcé avec passion, le ministre malien de l’agriculture a partagé un message empreint d’optimisme face aux enjeux cruciaux qui se présentent à nous dans ce contexte actuel. « Bien que cette journée soit avant tout symbolique, elle nous pousse à la réflexion sur un certain nombre de problématiques nationales spécifiques qui requièrent notre attention collective et notre engagement, parmi lesquelles on peut citer: (i) l’importance de la santé des sols dans l’élaboration des politiques publiques de développement au Mali et les réformes indispensables à mettre en œuvre pour favoriser une prise de décision qui s’appuie sur des évidences tangibles et sur des données et informations cohérentes et fiables; (ii) les moyens efficaces pour encourager l’adoption de pratiques et d’innovations intelligentes face aux changements climatiques, résilientes et durables, qui permettront de gérer les ressources agricoles de manière plus efficiente et respectueuse de l’environnement… », a déclaré Daniel Kelema, ministre malien de l’agriculture.

Par ailleurs, le forum de 2024 a non seulement posé les bases solides d’un dialogue national fructueux autour de la fertilité des sols, mais a également joué un rôle déterminant dans l’alignement des efforts du Mali sur le Plan d’Action Africain concernant la Santé des Sols et les Engrais, qui s’étendra de 2024 à 2034 et qui a été officiellement adopté lors du prestigieux Sommet de Nairobi. L’édition 2025, conçue avec minutie, visait à renforcer et à consolider ces acquis précieux par le biais d’actions concrètes et mesurables sur le terrain. De plus, elle mettait un accent particulier sur la participation accrue des jeunes, considérés comme moteurs de changement, et sur une implication renforcée du secteur privé ainsi que des partenaires au développement, reconnaissant l’importance cruciale de cette collaboration multi-sectorielle.

Aussi, cette édition ne s’est pas limitée uniquement à des discussions théoriques; elle a marqué également le lancement de la Feuille de route nationale du Mali pour le Plan d’action visant à l’amélioration des engrais et à la santé des sols. Ce lancement symbolique a réaffirmé de manière claire et précise l’engagement indéfectible du pays en faveur d’une restauration durable des terres, ainsi que d’une résilience agricole accrue, garantissant ainsi la sécurité alimentaire pour les générations futures et la préservation des ressources naturelles vitales.

Selon le ministre Kelema, il est essentiel de comprendre que « Restaurer nos sols n’est pas seulement un impératif technique. C’est un acte de responsabilité envers nos villes, nos villages et nos enfants. C’est l’héritage que nous voulons transmettre aux générations futures », dit-il avec une conviction palpable. Dans cette optique, le chef du département de tutelle exprime son espoir que « cette deuxième édition favorisera des échanges productifs et sensibilisera les différents acteurs sur l’impérieuse nécessité de prendre soin des sols à travers non seulement des mesures précises de leurs caractéristiques, qu’elles soient physiques, chimiques ou biologiques, mais aussi et surtout à travers une surveillance accrue et rigoureuse de leur évolution. Cela implique également la mise en place de stratégies de gestion qui sont à la fois efficaces et efficientes, permettant ainsi de préserver la santé de nos écosystèmes tout en assurant un avenir prospère pour les générations à venir. »

Niamoye Traoré, en sa qualité de coordinatrice de l’ONG Soil Values/IFDC, a proposé dans un premier temps un rappel important sur l’importance cruciale de la journée mondiale du Sol. « Il me plaît de rappeler que la journée mondiale des sols est célébrée chaque année le 5 décembre à travers le monde, rassemblant ainsi des acteurs de diverses origines, tant sur le plan local qu’international, pour sensibiliser et promouvoir des pratiques durables de gestion des sols. Au Mali, la célébration de la Journée Mondiale des Sols s’inscrit dans la continuité de la première édition, qui a eu lieu en 2024 à Bamako, marquant un tournant significatif dans la prise de conscience des enjeux liés à la santé des sols dans notre pays », a-t-elle déclaré avec une certaine émotion. 

« Cette seconde édition, qui se tient cette année à Katibougou, répond non seulement à l’appel national mais également continental pour une gestion durable de la santé des sols, répondant aux préoccupations croissantes face à la dégradation avancée des terres; il est préoccupant de noter que plus de 65 % des terres dans la région du Sahel sont déjà dégradées. Cette initiative, qui est le fruit d’un partenariat solide entre le Ministère de l’Agriculture, l’IFDC et AGRA, s’inscrit dans le cadre du programme « Soil Values », un programme ambitieux visant à restaurer la vitalité des sols”, a affirmé Niamoye Traoré, renforçant ainsi l’urgence et la pertinence de cette démarche. Cependant, elle a également ajouté qu’ « il est important de noter que le forum de 2024 avait posé des bases solides d’un dialogue national autour de la fertilité des sols et a contribué, de manière significative, à aligner les efforts et les stratégies des différents acteurs travaillant dans ce domaine crucial pour l’avenir de notre agriculture et de notre environnement. »

Au titre des résultats attendus, le Professeur Bocar Ahamadou TOURÉ, qui occupe le poste de Directeur Pays au sein de l’ONG AGRA, a fourni des précisions cruciales concernant l’importance de l’événement à venir. Il a expliqué que « l’organisation de la Journée Mondiale des Sols 2025 devrait aboutir à plusieurs résultats concrets et structurants pour la consolidation de l’agenda national sur la santé des sols », mettant ainsi en lumière l’intérêt vital de cette initiative pour l’avenir de l’agriculture et de l’environnement au Mali. 

Selon lui, il s’agit d’une forte « participation accrue et un engagement durable de la jeunesse dans les stratégies nationales de gestion des sols, à travers la création de réseaux d’ambassadeurs et de clubs thématiques dans les institutions agricoles. » Cette démarche vise non seulement à sensibiliser les jeunes aux enjeux liés à la gestion des sols, mais également à les encourager à prendre part activement aux décisions et aux actions qui influenceront leur avenir et celui de leur pays. Il a également souligné que l’événement « permettra également de renforcer la visibilité et la valorisation des innovations scientifiques et technologiques, notamment les analyses de sol au Mali, » a-t-il expliqué, dans son rôle de directeur Pays de l’ONG AGRA, en insistant sur la nécessité de mettre en avant les solutions novatrices qui peuvent transformer la manière dont les ressources naturelles sont gérées afin de garantir la durabilité et la productivité des terres agricoles.

Daouda Bakary KONÉ/Envoyé Spécial à Katibougou 

Au Burkina Faso, la BAD approuve un appui financier de 70,34 millions d’euros pour soutenir les réseaux de transport 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, la Banque Africaine de Développement a récemment donné son aval pour un appui financier d’une ampleur significative, visant à moderniser et dynamiser son réseau de transport qui est essentiel au développement économique du pays.

Ce 10 décembre, dans une déclaration officielle, le Conseil d’administration du Fonds africain de développement, qui représente le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement, a annoncé avec satisfaction la validation d’un prêt substantiel de 70,34 millions d’euros.

 Ce financement est spécifiquement destiné à soutenir un programme ambitieux et exhaustif d’amélioration ainsi que d’entretien des infrastructures routières du Burkina Faso, un enjeu crucial pour la connectivité et l’accessibilité des régions. L’initiative s’inscrit dans un cadre de financements conjoints, mobilisant les efforts de plusieurs partenaires internationaux de premier plan, notamment la Banque mondiale, la Banque islamique de développement et l’Agence japonaise de coopération internationale. 

En plus de ces contributions externes, il est important de souligner l’engagement de l’État burkinabè, qui a également apporté une part significative à ce projet d’envergure, témoignant de sa détermination à améliorer le bien-être de ses citoyens à travers le développement d’infrastructures de transport modernes et efficaces. Le projet ambitieux et stratégique a pour objectif principal d’accélérer le désenclavement des régions intérieures du pays, permettant ainsi non seulement une amélioration des infrastructures, mais également une facilitation des échanges sous-régionaux qui sont cruciaux pour le développement économique local. 

De plus, ce projet vise à renforcer la résilience des populations résidant dans des zones à fort potentiel agropastoral, une démarche qui va au-delà de la simple assistance matérielle. Grâce aux ressources allouées par le Fonds, cinq régions spécifiques, à savoir Ouahigouya, Ziniaré, Kaya, Dori et Fada N’Gourma, auront l’opportunité de se doter d’équipements modernes et d’engins performants, ce qui est essentiel pour la création de brigades d’entretien routier d’urgence, garantissant ainsi la pérennité des routes dans ces zones. 

Par ailleurs, les financements couvriront également des travaux de maintenance périodique, qui sont planifiés jusqu’en 2030, ainsi que la réhabilitation et la construction de nouveaux bâtiments techniques, ateliers et garages, toutes ces infrastructures étant destinées à soutenir une gestion optimisée du patrimoine routier et à assurer un service fiable pour les usagers. 

Pour le Groupe de la Banque, cette opération représente une consolidation de son rôle central et déterminant dans le secteur des transports au Burkina Faso, secteur qui figure déjà comme la première composante de son portefeuille d’investissements publics dans le pays. Les responsables de l’institution mettent en avant que cette intervention s’inscrit parfaitement dans le cadre de l’initiative spéciale dédiée à l’amélioration des infrastructures et des conditions de vie des populations locales, témoignant ainsi de l’engagement continu envers le développement durable et inclusif de la région.

En renforçant de manière significative les capacités opérationnelles du réseau routier et en améliorant la mobilité dans des zones souvent enclavées et négligées par les infrastructures, ce financement conséquent devrait non seulement contribuer à dynamiser les échanges commerciaux, mais aussi à faciliter l’accès aux marchés, en particulier pour des populations qui luttaient jusqu’alors contre l’isolement économique et social.

 En soutenant la transformation structurelle de l’économie burkinabè, cet investissement ambitieux s’inscrit dans une vision de développement à long terme. Pour les communautés rurales, qui sont souvent dépendantes de la fluidité des transports pour leurs activités agricoles et artisanales, ainsi que pour les divers acteurs économiques, les retombées attendues de ce projet dépassent largement la seule dimension infrastructurelle. 

Notons qu’elles participent en réalité d’une ambition beaucoup plus large et holistique : celle de créer un environnement non seulement plus sûr et mieux connecté, mais également plus propice au développement durable, intégrant des aspects sociaux, économiques et environnementaux, et contribuant ainsi à une meilleure qualité de vie pour tous.

Abdoulaye KONÉ 

Afrique : les échanges commerciaux agricoles entre les États-Unis et le Nigeria atteindront plus de 700 millions USD en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, un pays où l’agriculture joue un rôle crucial dans l’économie et les moyens de subsistance de millions de personnes, les échanges commerciaux dans le secteur agricole entre les États-Unis et le Nigeria sont prévus pour connaître une augmentation significative, devant plus que doubler pour atteindre plus de 700 millions de dollars américains d’ici l’année 2025. 

Ce développement prometteur est souligné par la mission diplomatique américaine au Nigeria, qui a partagé ces informations dans un post publié sur sa page X, le 9 décembre 2025. Cette hausse des échanges n’est pas seulement une simple statistique; elle indique également des opportunités croissantes pour les agriculteurs et les entreprises des deux nations, favorisant ainsi des partenariats stratégiques et une coopération renforcée dans le domaine de l’agriculture, essentiel pour la sécurité alimentaire et le développement durable.

Cette importante projection a été annoncée après que le Consul général Rick Swart, représentant diplomatique des États-Unis dans cette région, accompagné du Conseiller agricole américain Chris Bielecki, a eu l’opportunité d’assister au déchargement d’une cargaison impressionnante de 50 000 tonnes de blé, d’une valeur considérable de 15 millions de dollars. Ce blé, qui a pour destination finale le minotier Flour Mills of Nigeria, est arrivé par voie maritime au port d’Apapa, situé à Lagos, l’une des métropoles les plus dynamiques d’Afrique. 

Dans le contexte actuel, alors que le commerce agricole entre les États-Unis et le Nigeria semble se développer et franchir un nouveau cap prometteur, on constate que le Nigeria, en tant que nation en pleine croissance, importe effectivement une quantité significative de produits agricoles et alimentaires, surpassant largement les exportations envers les États-Unis.

 Cette situation est accentuée par plusieurs facteurs économiques et environnementaux, qui laissent entrevoir une poursuite de cette dynamique commerciale tout au long de l’année 2025, ce qui pourrait avoir des répercussions importantes sur les stratégies agricoles et commerciales des deux pays.

Dans son dernier rapport détaillé, publié en août dernier sur les Perspectives du commerce agricole des États-Unis, le Département américain de l’agriculture, communément connu sous l’acronyme USDA, estimait déjà à 500 millions de dollars la valeur des expéditions agricoles et alimentaires dirigées vers le Nigeria d’ici la fin de l’année fiscale 2025. 

Cette projection, bien qu’elle nécessite encore confirmation par des études ultérieures, représente plus du double des 219 millions de dollars de recettes d’exportation que le pays de l’Oncle Sam a réussi à engranger au cours de l’année fiscale 2024. 

Il est clair que les relations commerciales entre les États-Unis et le Nigeria dans le secteur agricole connaissent une croissance significative. En dehors des céréales, et en particulier du blé, qui jouent un rôle crucial dans cette dynamique commerciale, les expéditions alimentaires en provenance des États-Unis à destination du Nigeria incluent également divers oléagineux, tels que l’huile de soja et de palme, ainsi que des produits halieutiques variés. 

Aussi, ces informations proviennent des données soigneusement compilées dans la base de données internationale de commerce de marchandises gérée par les Nations Unies, connue sous le nom de COMTRADE, qui fournit des statistiques précises et fiables concernant les échanges commerciaux à l’échelle mondiale.

Les importations effectuées par le pays de l’Oncle Sam, c’est-à-dire les États-Unis, en provenance du Nigeria se concentrent principalement sur plusieurs produits agricoles de grande valeur, parmi lesquels se trouvent le cacao et ses diverses formes de transformation, notamment la pâte de cacao, le beurre de cacao et le chocolat sous différentes formes. En plus de ces produits chocolatés, les États-Unis importent également une gamme variée de fruits exotiques et de légumes frais, qui reflètent la richesse et la diversité de la production agricole nigériane. 

Par ailleurs, on trouve également parmi ces importations des racines et tubercules qui sont essentiels à la cuisine et à l’alimentation de nombreux consommateurs, soulignant ainsi l’importance des échanges commerciaux entre ces deux nations et la contribution du Nigeria à l’approvisionnement alimentaire américain.

Mariam KONE 

Guinée Équatoriale : un ratio dette/PIB de seulement 32,1%, en dessous des critères de convergence établis par la CEMAC

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée équatoriale, l’État a présenté, lors de la semaine précédente, un tableau particulièrement rassurant concernant sa dette publique, et ce, dans le cadre de l’assemblée extraordinaire du Conseil de gestion du CAADP, une rencontre présidée par le ministre des Finances, Iván Bakale Ebee Molina, dont l’expertise en matière financière et économique est largement reconnue. 

Selon le rapport détaillé arrêté au 30 septembre, il est révélé que le pays affiche un ratio dette/PIB de seulement 32,1%, ce qui est bien en dessous des critères de convergence établis par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ainsi que par le Fonds monétaire international (FMI). 

Cette performance s’avère d’autant plus notable et réjouissante que la dette continue de reculer d’un trimestre à l’autre, confirmant ainsi une trajectoire budgétaire soigneusement maîtrisée dans un contexte régional où la discipline fiscale est souvent difficile à maintenir, et ce, en raison de divers défis économiques et sociaux.

Cette dynamique positive repose sur une structure d’endettement qui est largement orientée vers l’intérieur, avec 79,2% de la dette se trouvant au niveau domestique, tandis que seulement 20,8% proviennent de la dette extérieure. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette configuration n’est pas un signe de fragilité ; bien au contraire, elle renforce la souveraineté financière du pays et réduit considérablement son exposition aux risques de change, qui peuvent souvent perturber l’économie. Le gouvernement, de son côté, y voit un levier puissant pour engager des réformes et attirer davantage d’investissements, tout en s’assurant que la croissance économique demeure durable et bénéfique pour l’ensemble des citoyens.

Par ailleurs, l’un des chantiers majeurs validés par le Conseil est la création d’un Comité technique national, dont la mission spécifique sera de se consacrer à l’analyse approfondie et à la validation minutieuse des données statistiques relatives à la dette publique. Cette nouvelle instance, qui se compose d’experts en statistique, en économie et en finance, jouera un rôle clé dans la fiabilisation des chiffres, en amont de la publication très attendue du premier Bulletin statistique de la dette, prévu pour l’année 2026.

 Ce processus a pour objectif de garantir que les données collectées sont non seulement précises mais aussi représentatives de la réalité économique du pays, une étape cruciale pour améliorer la transparence budgétaire, renforcer la crédibilité du pays auprès des partenaires internationaux et consolider la bonne gouvernance financière engagée ces dernières années.

Notons qu’avec une dette faible, en baisse et conforme aux standards internationaux établis, elle étant désormais adossée à un dispositif de validation statistique modernisé et rigoureux, la Guinée équatoriale se positionne fièrement parmi les élèves les plus disciplinés de la zone CEMAC, mettant ainsi en avant ses efforts pour se démarquer dans un environnement économique de plus en plus compétitif. 

Dans un contexte économique marqué par l’incertitude mondiale et les défis divers qui en découlent, le pays fait un choix conscient et stratégique en faveur de la robustesse et de la transparence. Cela permet non seulement de renforcer la confiance des investisseurs et des bailleurs de fonds, mais également de consolider ainsi les bases d’une gestion publique plus efficace et responsable, propice au développement durable et à la prospérité future de ses citoyens.

Daouda Bakary KONÉ 

Ouganda : Chinois et Britanniques lorgnent le concentré de graphite naturel de « haute qualité » issue du projet Orom-Cross

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Ouganda, Blencowe Resources a annoncé avec enthousiasme, le mardi 9 décembre, la signature d’un nouveau protocole d’accord non contraignant, ce qui constitue une étape significative et prometteuse pour l’entreprise, en vue de vendre du concentré de graphite naturel de haute qualité provenant de son projet Orom-Cross, une région riche en ressources minérales. 

Ce protocole, bien qu’il ne soit pas juridiquement contraignant, témoigne de l’intérêt croissant pour les ressources naturelles ougandaises dans le secteur minier. L’acheteur envisagé pour cette transaction est Yunasko Ltd, une entreprise de haute technologie renommée, basée à Londres, qui s’illustre par son engagement envers l’innovation et la durabilité.

 L’arrivée de Yunasko dans le cadre de ce partenariat stratégique vient s’ajouter à la liste émergeante d’autres sociétés et entreprises situées au Royaume-Uni et en Chine, qui ont été positionnées ces derniers mois comme clients potentiels pour ce qui pourrait devenir la toute première mine de graphite en Ouganda, marquant ainsi un tournant dans l’exportation de ressources minérales du pays et sa participation croissante sur le marché mondial des matériaux indispensables pour les technologies modernes.

L’accord envisagé avec la société Yunasko se déploierait sur une période de cinq années, représentant une collaboration stratégique significative dans le domaine du graphite. Ce partenariat porte sur une livraison annuelle initiale de 500 tonnes de graphite purifié, un matériau essentiel pour diverses applications industrielles. 

Afin de garantir la performance et la qualité des produits, ce graphite purifié subira un traitement supplémentaire à Chicago, auprès du partenaire technologique américain de Blencowe, American Energy Technology, reconnu pour son expertise dans le domaine. Toutefois, il est à noter que les prix du produit restent à négocier, un processus crucial qui doit précéder l’intégration de ces termes au sein d’un accord contraignant, avec un délai fixé à 24 mois pour conduire ces négociations à leur terme.

Dans un contexte où la demande pour les technologies de stockage d’énergie de nouvelle génération ne cesse de croître, Yurii Maletin, président exécutif du groupe basé à Kiev, en Ukraine, a exprimé son enthousiasme en déclarant : « Nous sommes ravis de travailler avec Blencowe Resources afin d’obtenir du graphite purifié de haute qualité provenant des ressources naturelles d’Orom-Cross, qui sera intégré dans les systèmes de stockage d’énergie de nouvelle génération de Yunasko. » Ce type de partenariat illustre l’engagement des deux entreprises à répondre aux besoins croissants en énergie tout en favorisant une collaboration internationale bénéfique pour enhancer leur position sur le marché.

Avant l’entrée en scène de Yunasko dans le paysage industriel, la société britannique Perpetuus Advanced Materials a initialement établi un protocole d’accord semblable, dans le cadre duquel elle envisage d’acquérir une imposante quantité de 19 000 tonnes de graphite au cours d’une période de cinq ans, en provenance d’Orom-Cross, un site reconnu pour ses ressources de haute qualité. 

De plus, les entreprises chinoises Jilin New Technology et Qingdao TaiDa Carbon ont également été actives dans ce domaine, signant respectivement des accords en juin 2024 et en avril 2025, dans le but d’acheter 15 000 tonnes et 5000 tonnes de graphite, ce qui témoigne de l’engouement croissant pour ce matériau essentiel dans divers secteurs industriels.

Selon les déclarations de Blencowe, haut responsable de l’entreprise, il est évident que la qualité exceptionnelle du graphite issu d’Orom-Cross est à l’origine de cet intérêt soutenu manifesté par un nombre croissant de sociétés à travers le globe pour ce produit. Dans cette perspective prometteuse, la compagnie anticipe la conclusion de nouveaux protocoles d’accord dans un avenir proche, en particulier en Europe et aux États-Unis, des marchés où la demande pour des matériaux de haute performance est en plein essor. 

Par ailleurs, la société a déjà pris l’initiative de signer un protocole d’accord non contraignant avec l’américain Apollo Energy Systems, un partenariat stratégique qui permettra à ce dernier de s’approvisionner annuellement en 250 tonnes de graphite, renforçant ainsi la position d’Orom-Cross sur la scène internationale du marché du graphite.

Si ce type d’accords constitue un atout considérable pour Blencowe dans le processus de financement de sa future mine ougandaise, il est important de souligner que, pour l’instant, aucun contrat définitif n’a encore été signé, ce qui laisse place à une certaine incertitude quant à la réalisation effective de ce projet ambitieux. La société, cependant, reste optimiste et prévoit de mobiliser une somme significative de 40 millions USD afin de lancer la production à Orom-Cross d’ici l’année 2027.

Notons que ce projet de mine devrait initialement envisager une production de 20 000 tonnes de graphite chaque année, ce qui représente une étape cruciale dans le développement de l’infrastructure minière locale et pourrait potentiellement générer des emplois ainsi que des bénéfices économiques pour la région environnante.

Zangouna KONE

Afrique du Sud: Eskom approuve une stratégie révisée de désintégration structurelle

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique du Sud, la compagnie électrique Eskom, qui joue un rôle crucial dans l’approvisionnement énergétique du pays, a fait une annonce significative le mardi 9 décembre. 

Le ministre de l’Électricité et de l’Énergie, Dr Kgosientsho Ramokgopa, dont l’engagement en faveur d’une transition énergétique durable a approuvé une stratégie révisée de désintégration structurelle organisée, également connue sous le nom de « unbundling ». Ce développement marque une nouvelle étape importante dans le processus de restructuration de l’entreprise, qui a longtemps fait face à des défis financiers et opérationnels.

Cette stratégie ambitieuse et bien pensée prévoit une réorganisation d’Eskom, qui sera désormais articulée autour de plusieurs entités spécialisées, chacune ayant un objectif précis et un domaine d’expertise particulier. 

Parmi ces entités, on trouve la National Electricity Distribution Company of South Africa (NEDCSA), qui est chargée de la distribution d’électricité sur l’ensemble du territoire, garantissant ainsi un accès fiable à l’énergie pour les ménages et les entreprises. En parallèle, la Generation Company, souvent abrégée en GenerationCo, se concentrera sur la production d’électricité, en veillant à utiliser des méthodes efficaces et durables. 

L’accent est également mis sur la création de la National Transmission Company South Africa (NTCSA) qui sera responsable de l’acheminement de l’électricité à travers le pays grâce à un réseau de transmission robuste. Enfin, Eskom Green, une nouvelle filiale dédiée au secteur des énergies renouvelables, jouera un rôle crucial dans la transition vers des sources d’énergie plus durables et respectueuses de l’environnement, signalant ainsi une volonté manifeste de s’engager dans un avenir énergétique plus vert et responsable.

Parallèlement à ces changements significatifs dans le paysage énergétique, un nouvel organe clé, connu sous le nom de Transmission System Operator (TSO), doit être créé dans une démarche visant à assurer une gestion entièrement indépendante qui se situe en dehors du cadre d’Eskom. Ce développement stratégique s’inscrit dans une vision plus large de restructuration et d’ouverture du marché de l’électricité, un processus qui est prévu pour être finalisé d’ici l’année 2030, marquant ainsi une étape décisive dans l’évolution du secteur. 

Selon les déclarations officielles d’Eskom, cette réorganisation ambitieuse a pour objectif non seulement de faciliter l’entrée d’autres acteurs sur le marché, mais aussi d’accompagner la demande croissante en électricité qui pourrait augmenter de 1,5 % à court terme. 

À plus long terme, les prévisions indiquent une hausse annuelle de 2 %, ce qui souligne l’importance cruciale d’une réponse adéquate à ce besoin urgent. Pour répondre à cette demande en constante progression, il sera impératif que le pays mobilise et capitalise sur une augmentation significative des capacités de production d’électricité, passant de 66 GW en 2024 à un impressionnant 107 GW en 2034, un changement qui pourrait transformer la dynamique énergétique de la région.

« Nous reconnaissons l’urgence de la réforme au bénéfice des consommateurs. Cette approche renforce l’égalité des conditions de participation au marché et offre une meilleure visibilité aux investisseurs qui apportent des capacités indispensables au système », a déclaré le directeur général d’Eskom, Dan Marokane. 

Ses propos mettent en lumière la nécessité pressante d’un changement structurel, visant non seulement à protéger les droits des consommateurs, mais également à encourager un environnement commercial sain et compétitif. La démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Electricity Regulation Amendment Act 38 of 2024, une législation cruciale qui a été promulguée en août 2024 et qui a officiellement pris effet le 1ᵉʳ janvier 2025. 

Ce texte stratégique instaure un système multi-marchés ouvert, innovant et adaptable, combinant des transactions concurrentielles, bilatérales et régulées, ce qui constitue une avancée significative dans la régulation du secteur électrique. De plus, il prévoyait la création d’un Transmission System Operator (TSO) totalement indépendant dans un délai de cinq ans, un organisme dont l’objectif sera de garantir des conditions de transport équitables et d’encourager l’innovation dans le réseau électrique. 

Cette évolution, comme l’a affirmé M. Marokane, doit non seulement renforcer la concurrence indispensable au dynamisme du marché, mais également soutenir l’investissement dans de nouvelles capacités de production, ce qui est essentiel pour répondre à la demande croissante d’énergie et améliorer la durabilité du système électroénergétique dans son ensemble.

Parallèlement à cela, Eskom, l’entreprise sud-africaine de production et de distribution d’électricité, met en œuvre des initiatives visant à améliorer la stabilité de son réseau électrique national grâce à son ambitieux Generation Recovery Plan, qui a été lancé en 2023 dans un contexte de crise énergétique persistante. 

Selon un communiqué officiel publié en octobre 2025, les résultats de ce programme sont tangibles, avec une réduction significative des pannes non planifiées, qui ont diminué de 1201 MW sur une période d’un an. De plus, la disponibilité du réseau a atteint un niveau impressionnant de plus de 98 % depuis le début de l’exercice fiscal, ce qui témoigne d’une amélioration notable de la fiabilité du service fourni aux consommateurs.

 Le pays a également célébré un exploit remarquable avec 161 jours consécutifs sans délestages, une situation rarissime qui a apporté un répit bienvenu aux citoyens et aux entreprises. En outre, entre le 1ᵉʳ avril et le 23 octobre 2025, les interruptions de service ont été limitées à seulement 26 heures, illustrant ainsi une gestion maîtrisée de la demande énergétique. 

Cette performance encourageante, conjuguée aux efforts de restructuration en cours, établit les fondations d’un système électrique plus stable, transparent et résilient, capable d’intégrer de nouvelles capacités pour répondre à la demande croissante d’énergie. 

Notons que ce travail est d’autant plus crucial qu’il vise à soutenir la première industrie africaine, qui a longtemps souffert des aléas des coupures de courant, impactant sévèrement son efficience et sa compétitivité sur le marché international. Un avenir prometteur se dessine ainsi pour le secteur énergétique sud-africain, promettant d’apporter une stabilité indispensable pour le développement économique et la durabilité environnementale.

Korotoumou Sylla 

Afrique : les compagnies aériennes de la CEMAC revendiquent le paiement de 1,2 milliards de dollars de revenus 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique Centrale, la pression monte de manière significative sur les autorités monétaires d’Afrique centrale, et la situation devient de plus en plus préoccupante.

En effet, alors que l’Association internationale du transport aérien (IATA) tire la sonnette d’alarme sur la gravité de la situation, faisant état de 1,2 milliard de dollars de revenus de compagnies aériennes bloqués dans 26 pays à travers le monde à la fin d’octobre 2025, il est important de noter que la zone CEMAC émerge comme l’un des foyers persistants de ce problème complexe et multifacette.

 Bien qu’il y ait eu une légère amélioration dans les conditions financières depuis le mois d’avril, les fonds bloqués dans cette région – s’élevant à environ 191 millions de dollars à l’époque, ce qui équivaut à plus de 120 milliards de FCFA – continuent de causer de vives frustrations parmi les transporteurs internationaux. Ces derniers dénoncent avec véhémence des procédures lourdes, ainsi que des délais de validation qui demeurent excessivement longs et pénalisants pour leur activité.

Afin de mettre en lumière ces difficultés, l’IATA, dans une note détaillée publiée le 10 décembre, explique que malgré la soumission de tous les documents requis par les compagnies aériennes, le processus de rapatriement des fonds reste gravement entravé par un mécanisme interne de validation en trois étapes, minutieusement piloté par la BEAC, la banque centrale de la zone. Ce processus est jugé non seulement trop lent, mais également opaque, ce qui contribue à alimenter un arriéré qui est désormais devenu structurel, accentuant ainsi l’impasse économique à laquelle sont confrontées les entreprises du secteur aérien. Nous demandons à la BEAC de rationaliser le processus de validation et d’améliorer les délais de traitement afin de résorber durablement l’arriéré », insiste l’organisation.

Dans le contexte actuel, marqué par des marges relativement faibles et des coûts qui sont en grande partie exprimés en dollars américains, Willie Walsh, le directeur général de l’Association internationale du transport aérien (IATA), souligne que les compagnies aériennes sont dans une position précaire, fortement dépendantes de l’engagement des gouvernements. 

Aussi, ces derniers doivent s’assurer d’un rapatriement des fonds sans obstacles, ce qui est crucial pour la stabilité et la viabilité de l’industrie aérienne. Au-delà des préoccupations spécifiques aux entreprises aériennes, la situation soulève également des questions macroéconomiques significatives. Une détérioration de la connectivité aérienne, qui pourrait résulter de ces défis financiers, frapperait de manière dramatique divers secteurs, notamment le commerce international, le tourisme, les chaînes logistiques, et même les investissements étrangers dans la région de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). 

À l’échelle mondiale, la situation est d’autant plus alarmante lorsque l’on examine les chiffres : environ 93 % des fonds bloqués se trouvent en Afrique et au Moyen-Orient, mettant en lumière une crise financière qui touche particulièrement ces régions. Parmi les neuf pays qui sont responsables d’une part écrasante de 89 % du total, six d’entre eux sont des pays africains, avec l’Algérie qui prend désormais la tête de ce classement, suivie de l’Angola et de l’Éthiopie, tandis qu’il est intéressant de noter qu’aucun pays de l’Afrique de l’Ouest ne figure sur cette liste préoccupante. En dehors des frontières africaines, d’autres pays tels que le Liban et le Pakistan sont également mentionnés, soulignant l’ampleur et la diversité des défis liés aux fonds bloqués à travers le globe.

Dans une région du monde où un grand nombre d’économies continuent d’être profondément ancrées dans la dépendance vis-à-vis des recettes générées par les exportations de pétrole et de gaz, la pression croissante sur les réserves en dollars américains constitue un facteur explicatif essentiel de la lenteur du développement économique observée dans cette zone. 

Cependant, du point de vue des compagnies aériennes, ce type d’explication ne semble plus suffisant pour justifier les défis qu’elles rencontrent au quotidien. L’Association Internationale du Transport Aérien (IATA) souligne l’importance cruciale pour les compagnies de bénéficier d’un accès stable et fiable à leurs recettes en dollars, car cela est vital pour leur capacité à maintenir des opérations durables, gérer le règlement de leurs fournisseurs, ou encore financer les coûts associés à leur maintenance, toutes ces activités étant souvent facturées dans des devises considérées comme fortes et stables. 

En outre, l’IATA insiste sur le fait que les restrictions de change sont fréquemment le résultat direct d’une instabilité tant économique que politique, manifestant ainsi une volonté des gouvernements de protéger leurs réserves monétaires internes de manière préventive. Willie Walsh, le directeur général de l’IATA, rappelle que l’allocation des devises reste un choix politique délicat et complexe, qui implique de trouver un juste équilibre entre les priorités économiques à court terme et les besoins sociaux à long terme. 

Notons qu’il  « est bien vrai que les bénéfices à long terme pour l’économie dans son ensemble et pour l’emploi surpassent largement les gains immédiats qui pourraient être obtenus par la rétention stricte des fonds, » insiste-t-il, soulignant ainsi l’importance d’une approche équilibrée et réfléchie en matière de politique économique.

Moussa KONÉ 

Mali: le Trésor Public mobilise près de 33 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l’UMOA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a récemment accompli une opération d’une grande ampleur et particulièrement réussie sur le marché des titres publics de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA), le 10 décembre dernier. Cette initiative a permis de mobiliser la somme impressionnante de 32,99 milliards de francs CFA, un montant qui dépasse largement l’objectif initialement fixé à 30 milliards de francs CFA

Ainsi, l’émission simultanée de Bons et d’Obligations Assimilables du Trésor (BAT/OAT) non seulement illustre le regain d’intérêt manifeste des investisseurs pour les titres souverains maliens, mais également la confiance croissante dans la stabilité économique du pays.

Cette émission a suscité un vif engouement au sein du marché, atteignant un total de 42,7 milliards de francs CFA de soumissions, ce qui équivaut à un taux de couverture exceptionnel de 142,34%. Ce niveau remarquable de mobilisation témoigne non seulement de la vitalité du marché financier régional, mais également de la capacité du Mali à attirer une liquidité abondante et disponible au sein de l’Union. 

Malgré cet engouement, le Trésor a fait le choix stratégique d’être sélectif dans sa réponse, retenant finalement 32,99 milliards de francs CFA, soit 77,28 % du montant total offert par les investisseurs. Cette décision s’inscrit dans une volonté de maîtriser le coût de sa dette et de naviguer prudemment dans un contexte marqué par des tensions croissantes sur les taux d’intérêt.

Dans le détail, le Bon du Trésor à 364 jours a concentré la majorité de l’intérêt des investisseurs, enregistrant un impressionnant total de 22,39 milliards FCFA de soumissions, accompagné d’un Rendement moyen pondéré (RMP) de 7,59%. Cette dynamique de marché, particulièrement significative, témoigne de la préférence actuelle du marché pour les maturités courtes, qui sont souvent perçues comme offrant une plus grande sécurité dans le contexte incertain de la trajectoire macroéconomique de certains États membres de l’Union, où des facteurs tels que l’inflation et la stabilité politique jouent un rôle crucial. 

Du côté des obligations, l’État malien a fait le choix stratégique de retenir exclusivement l’OAT 3 ans, levant ainsi 10,6 milliards FCFA avec un RMP de 9,15%. En revanche, l’OAT 5 ans, bien que proposée aux investisseurs, n’a pas été retenue, ce qui signale une stratégie prudente de gestion de la courbe des taux et une attention particulière portée aux conditions économiques fluctuantes.

Notons que les propositions retenues proviennent de six États membres de l’Union, ce qui reflète la forte interconnexion financière qui caractérise l’UMOA (Union Monétaire Ouest Africaine). Ainsi, les contributions financières se répartissent de la manière suivante : le Mali avec 16,6 milliards FCFA, le Sénégal avec 12 milliards FCFA, la Côte d’Ivoire avec 4,08 milliards FCFA, le Bénin avec 1,62 milliard FCFA, le Burkina Faso avec 1 milliard FCFA, et enfin la Guinée-Bissau avec 0,21 milliard FCFA. 

Avec cette opération réussie, Bamako démontre non seulement sa capacité à mobiliser des ressources financières importantes, mais également renforce son rôle central dans la dynamique économique régionale, tout en maintenant une confiance renouvelée parmi ses partenaires financiers.

Abdoulaye Koné, Junior

Mali: vers l’adoption d’une nouvelle « Stratégie Nationale de Cybersécurité » couvrant la période de 2026 à 2030

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un contexte mondial où la sécurité numérique devient de plus en plus cruciale, les autorités ont pris des mesures significatives en décidant de structurer la stratégie nationale de cybersécurité qui couvrira la période de 2026 à 2030.

 Ainsi, ce développement stratégique fait partie d’un effort concerté pour renforcer la résilience du pays face aux menaces cybernétiques émergentes. Lors du Conseil des ministres qui s’est tenu mercredi 5 décembre, le gouvernement malien a officiellement pris acte de la mise en place de cette Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030, soulignant ainsi l’importance accordée à la protection des infrastructures critiques, la préservation de la confidentialité des données des citoyens et l’adaptation aux évolutions technologiques rapides. 

Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large visant à promouvoir un environnement numérique sûr et fiable pour tous les Maliens, en tenant compte de la nécessité d’une coopération régionale et internationale pour lutter efficacement contre la cybercriminalité. Selon les autorités compétentes, ce cadre de référence ambitieux et réfléchi doit impérativement permettre au pays de renforcer sa résilience numérique face à la multiplication alarmante des cyberattaques et aux risques croissants et potentiellement dévastateurs liés à la transformation digitale de l’État et de l’économie dans son ensemble.

En effet, dans un monde interconnecté où la technologie évolue à une vitesse fulgurante et où les frontières géographiques semblent de plus en plus floues, il est essentiel pour les nations, grandes ou petites, de se parer de mesures adéquates et robustes pour protéger leurs infrastructures critiques.

Par ailleurs , ces infrastructures, qui comprennent tout, des réseaux de communication aux services de santé, en passant par les systèmes de transport et d’énergie, sont la colonne vertébrale de notre société moderne. Garantir la sécurité des données des citoyens est tout aussi crucial, car au sein de ce vaste océan numérique, des informations personnelles sensibles circulent fréquemment, rendant les individus vulnérables aux cyberattaques et aux violations de la vie privée.

 Dans ce contexte, il devient impératif que les gouvernements et les entreprises collaborent pour développer des stratégies de sécurité adaptées, en formant leurs employés, en investissant dans des technologies avancées et en sensibilisant le public aux enjeux liés à la cybersécurité, afin de construire un environnement numérique fiable et sécurisé.

« La cybersécurité est désormais devenue une préoccupation mondiale, en raison de la sophistication croissante des attaques qui émergent continuellement et des dommages financiers considérables qu’elles causent aux États ainsi qu’aux entreprises, quelle que soit leur taille. Malgré l’adoption de plusieurs textes législatifs et réglementaires au cours des dernières années pour tenter de pallier ces enjeux majeurs, le Mali ne disposait pas encore d’une stratégie nationale coordonnée propre, ce qui a eu pour effet de contraindre chaque acteur impliqué à initier des actions isolées, souvent sans synergies ni efficacité optimales », indique le gouvernement dans ses déclarations.

Mariam KONE