(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le gouvernement a manifesté son intention claire et déterminée d’acquérir une participation supplémentaire de 35 % dans la mine d’or Kiaka, ce qui porterait sa participation totale dans ce projet stratégique à un pourcentage significatif de 50 %.
Cette information cruciale a été révélée publiquement le jeudi 28 août par West African Resources, la société australienne qui détient actuellement la propriété de cette exploitation minière aurifère, et qui, suite à cette annonce, a pris la décision de solliciter une suspension temporaire de sa cotation sur l’ASX, la bourse australienne, pour des raisons stratégiques et financières.
Un des décrets d’application émanant du code minier burkinabé de 2024 stipule de manière explicite que le gouvernement burkinabé a la possibilité d’acquérir une participation « d’au moins 30 % pour lui-même et/ou pour le secteur privé national, à titre onéreux ». Cela s’ajoute à sa participation gratuite déjà existante dans les mines du pays.
Aussi, le coût de cette acquisition, initiée par une souscription, n’est pas déterminé par la simple valeur marchande actuelle de la mine, mais plutôt par les dépenses significatives engagées lors des phases d’exploration et des études de faisabilité préalables.
Concernant le projet Kiaka en particulier, l’étude de faisabilité prévue pour l’année 2024 a estimé que le coût nécessaire pour la construction de cette mine se chiffre à un montant substantiel de 447 millions de dollars, une somme considérable qui reflète l’ampleur et l’importance du projet dans le développement économique et industriel de la région.
Yaya KONE