DOSSIER SUR LA COTE D’IVOIRE :Comment Alassane Ouattara a transformé l’économie Ivoirienne en 15 ans ?

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Entre 2011 et 2026, le Président Alassane Ouattara a fabriqué une transformation remarquable de la Côte d’Ivoire, propulsant le pays au rang de puissance économique régionale. Cette métamorphose a été rendue possible grâce à la mise en œuvre de Plans Nationaux de Développement (PND) successifs, qui ont servi de feuille de route stratégique pour le développement économique. Ces plans ont été accompagnés d’investissements massifs dans les infrastructures, touchant des domaines cruciaux tels que les transports, l’énergie et les télécommunications, permettant ainsi d’améliorer la connectivité et d’attirer les investisseurs. Le pays a connu un taux de croissance annuel moyen maintenu autour de 6,5 %, un chiffre qui témoigne de la dynamique économique et de la résilience du pays face aux défis.

Le rétablissement de la stabilité politique a été un pilier fondamental de cette transformation. La fin de la crise de 2011 a marqué un tournant décisif, avec la restauration de l’autorité de l’État après une décennie de turbulences et de conflits. Cette période de réconciliation a été cruciale pour instaurer un climat de confiance parmi la population et les acteurs économiques. Parallèlement, la sécurité a été renforcée, avec une amélioration constante de l’indice de sécurité sur le territoire national, ce qui a permis de rassurer les citoyens et d’encourager les investissements. Dans ce contexte, le climat des affaires s’est également amélioré de manière significative. La sécurisation des investisseurs, tant étrangers que nationaux, a été une priorité, facilitant ainsi l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché et la création d’emplois. La stratégie des Plans Nationaux de Développement (PND) a été marquée par une planification rigoureuse, avec un enchaînement de plusieurs PND de 2012 à 2026, ciblant des secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie et les services. Cette approche méthodique a permis de structurer le développement économique du pays et de garantir une croissance inclusive et durable, positionnant la Côte d’Ivoire comme un modèle à suivre dans la région. En effet, la mobilisation financière a été essentielle, avec des partenariats solides établis avec les bailleurs internationaux et le secteur privé, créant ainsi un environnement propice aux investissements et à l’innovation. Dans le cadre de la Vision 2030, le pays se prépare activement à atteindre le statut d’économie à revenu intermédiaire supérieur d’ici la fin de la décennie, un objectif ambitieux qui nécessite des efforts concertés et une planification stratégique. 

Promotion des Infrastructures stratégiques

La modernisation des infrastructures est un pilier fondamental de cette transformation. Le réseau routier, par exemple, bénéficie de la construction d’autoroutes, de ponts et d’échangeurs modernes, notamment à Abidjan, facilitant ainsi la circulation des biens et des personnes tout en stimulant le commerce. Parallèlement, l’extension de l’accès à l’électricité et à l’eau potable pour les populations urbaines et rurales est une priorité, garantissant que tous les citoyens puissent bénéficier des services essentiels nécessaires à leur bien-être et à leur développement. La Côte d’Ivoire a également accueilli de grands événements, tels que la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 2024, qui représente non seulement un défi logistique mais aussi un catalyseur de modernité et de dynamisme pour le pays. Cet événement sportif international est une occasion unique de mettre en avant les avancées réalisées et d’attirer l’attention sur les potentialités économiques et touristiques de la nation.

En outre, la diversification de l’économie est cruciale pour assurer une croissance durable. Dans le secteur agricole, la modernisation des filières historiques comme le cacao, l’anacarde et le caoutchouc est en cours, visant à améliorer la productivité et à renforcer la compétitivité sur le marché international. De même, le secteur minier connaît une multiplication de la production d’or, ce qui contribue à diversifier les sources de revenus du pays et à renforcer sa position sur la scène économique mondiale. Cette dynamique de transformation et d’innovation place la Côte d’Ivoire sur la voie d’un avenir prospère et résilient.

Problématiques et analyses d’une gouvernance économique rigoureuse

Quels sont les objectifs précis du nouveau PND 2026-2030 pour la Côte d’Ivoire ? Ce questionnement s’inscrit dans un contexte où le pays aspire à un développement durable et inclusif, en se concentrant sur des secteurs clés tels que le transport, l’éducation et la santé. Les grands chantiers de transport prévus visent à améliorer l’infrastructure routière et ferroviaire, facilitant ainsi la mobilité des personnes et des biens à travers le pays. Dans le domaine de l’éducation, le PND ambitionne de renforcer l’accès à une éducation de qualité pour tous, en mettant l’accent sur la formation professionnelle et l’enseignement supérieur, afin de préparer les jeunes aux défis du marché du travail. En matière de santé, les objectifs incluent l’amélioration des infrastructures sanitaires, l’accès aux soins de santé pour les populations rurales et la lutte contre les maladies endémiques. À la fin de la décennie, ces initiatives devraient contribuer à un cadre de vie plus sain et à une meilleure qualité de vie pour les Ivoiriens.

Croissance économique dynamique comme clé d’une stratégie budgétaire robuste

Au titre des chiffres clés qui ont contribué à la croissance économique dynamique et soutenue de la Côte d’Ivoire, l’une des pierres angulaires demeure une stratégie budgétaire robuste et bien pensée. Pour l’année 2024, le budget de l’État de la Côte d’Ivoire est établi à un impressionnant montant de 13 720,7 milliards de FCFA, représentant une augmentation significative de 17,3 % par rapport à l’année précédente. Cette hausse vise à consolider la mobilisation des recettes intérieures, permettant ainsi de renforcer les infrastructures et les services publics essentiels. En 2025, le budget etait prévu à 15 339,2 milliards de FCFA, ce qui témoigne d’une progression continue de 11,8 % par rapport à l’exercice précédent, illustrant l’engagement du gouvernement à maintenir une trajectoire de croissance stable et durable. Pour 2026, le budget atteint 17 350,2 milliards de FCFA, marquant une hausse de 13,1 % par rapport à 2025, avec un accent particulier sur le développement du capital humain et des secteurs stratégiques tels que l’énergie. Enfin, la projection budgétaire pour 2027 est fixée à 18 466,1 milliards de FCFA, avec pour objectif ambitieux de faire de la Côte d’Ivoire un véritable mastodonte budgétaire à l’ouest de l’Afrique, tout en portant un regard attentif sur le marché financier régional de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Cette vision stratégique vise non seulement à renforcer la position économique de la Côte d’Ivoire sur la scène régionale, mais aussi à garantir un développement inclusif et durable pour l’ensemble de sa population.

Le budget prévisionnel pour l’année 2027 se dessine avec des ressources et des charges projetées dans le cadre du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP), qui atteignent un montant impressionnant de 18 466,1 milliards de FCFA. Cette somme représente une augmentation significative d’environ 6,4 % par rapport à l’année précédente, 2026, soulignant ainsi une tendance à la hausse qui pourrait refléter une dynamique économique positive.  Les perspectives qui accompagnent cette projection budgétaire sont stratégiquement orientées vers la réduction progressive du déficit budgétaire. Cet objectif s’inscrit dans le respect des critères de convergence de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), un cadre essentiel pour garantir la stabilité économique et financière de la région. En parallèle, cette démarche vise à soutenir des investissements publics à fort impact social, tels que les infrastructures, l’éducation et la santé, qui sont cruciaux pour le développement durable et l’amélioration des conditions de vie des citoyens.  Ainsi, la projection budgétaire pour 2027 ne se limite pas à des chiffres, mais s’inscrit dans une vision globale de développement économique, de solidarité et de progrès social, visant à bâtir un avenir meilleur pour tous les membres de la communauté.

Comment la croissance économique profite-t-elle aux populations locales Ivoiriennes  en matière d’emploi ? Cette question soulève des enjeux cruciaux, notamment en explorant les défis sociaux persistants qui affectent le quotidien des Ivoiriens. Bien que la croissance économique puisse générer de nouvelles opportunités d’emploi, il est essentiel de se pencher sur la manière dont ces emplois sont accessibles aux populations locales. Les inégalités en matière d’accès à l’éducation et à la formation professionnelle peuvent limiter les possibilités d’emploi pour de nombreux citoyens. De plus, le pouvoir d’achat des ménages ivoiriens est un indicateur clé de la manière dont cette croissance se traduit dans la vie quotidienne. Les fluctuations des prix des biens de consommation, combinées à la nécessité d’une augmentation des salaires, soulèvent des questions sur la durabilité de cette croissance. Ainsi, il est impératif d’analyser non seulement les chiffres de la croissance, mais aussi leur impact réel sur le bien-être des Ivoiriens, en tenant compte des défis sociaux qui demeurent.

Alassane Ouattara et sa vision autours des secteurs minier et pétrolier en Côte d’Ivoire

La vision ambitieuse du président Alassane Ouattara pour la Côte d’Ivoire s’articule autour d’une transformation significative des secteurs minier et pétrolier, qui sont envisagés comme un second pilier majeur de la croissance économique et de la souveraineté nationale. Cette stratégie audacieuse vise à diversifier l’économie ivoirienne, traditionnellement axée sur l’agriculture, en intégrant l’exploitation des ressources naturelles comme levier essentiel pour le développement. 

Le Projet Baleine, la Côte d’Ivoire et le président Alassane Ouattara

Le Projet Baleine, qui représente un tournant énergétique décisif pour le pays, a été marqué par une découverte majeure : le gisement offshore Baleine, révélé en août 2021, se présente comme le plus grand réservoir de pétrole et de gaz de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Cette découverte promet non seulement d’accroître les réserves énergétiques nationales, mais aussi de positionner le pays sur la carte mondiale des producteurs d’hydrocarbures.  Dans le cadre de cette vision, la sécurité énergétique est un enjeu central. Le président Ouattara aspire à garantir une énergie abondante, propre et abordable, tant pour les ménages que pour les industries locales. Cela implique la mise en place d’infrastructures robustes et durables, capables de répondre aux besoins croissants de la population et de soutenir le développement industriel. En outre, la souveraineté énergétique est au cœur des préoccupations. Grâce au lancement progressif des différentes phases du projet Baleine, dont la phase 3 est prévue pour être actée en 2026, la Côte d’Ivoire s’engage à réduire ses importations de gaz butane. Ce processus marque une étape cruciale vers l’autosuffisance énergétique, permettant au pays de s’imposer durablement parmi les nations productrices d’hydrocarbures. Ainsi, la Côte d’Ivoire se prépare à un avenir où elle pourra non seulement subvenir à ses propres besoins énergétiques, mais également jouer un rôle clé sur le marché régional et international de l’énergie.

Alassane Ouattara, le Secteur Minier et la Croissance économique

Le secteur minier de ces dernières années a connu une transformation remarquable, marquée par plusieurs dynamiques qui ont redéfini son paysage. L’explosion de l’or, par exemple, a été particulièrement frappante : la production aurifère a fortement augmenté, propulsant la Côte d’Ivoire au rang des leaders africains dans ce domaine stratégique. Cette montée en puissance s’accompagne d’une reconnaissance internationale, attirant des investisseurs étrangers et renforçant la position du pays sur le marché mondial de l’or.  Parallèlement, l’attractivité mondiale du secteur minier a été renforcée grâce à des réformes significatives du Code minier, qui ont été mises en place pour améliorer le climat des affaires. Ces réformes ont permis de simplifier les procédures administratives et d’encourager les investissements, plaçant la Côte d’Ivoire au sommet de l’attractivité minière en Afrique de l’Ouest. Les investisseurs sont désormais séduits par un environnement plus stable et prévisible, ce qui a conduit à un afflux de capitaux et à une augmentation des projets d’exploration et d’exploitation minière. En outre, la diversification des ressources exploitées a également joué un rôle crucial dans cette évolution. En plus de l’or, l’exploitation du manganèse, du nickel et d’autres minerais s’est intensifiée, permettant au pays de multiplier ses revenus et de réduire sa dépendance à une seule ressource. Cette stratégie de diversification non seulement renforce la résilience économique de l’État, mais elle contribue également à la création d’emplois et au développement des infrastructures locales. Ainsi, le secteur minier ivoirien se positionne comme un pilier essentiel de l’économie nationale, avec des perspectives de croissance prometteuses pour les années à venir.

Adoption dune stratégie politique  visant le contenu local en Côte d’Ivoire : le rôle clé d’Alassane Ouattara

Les principes clés de sa politique sont d’une importance cruciale pour le développement socio-économique du pays. En ce qui concerne le contenu local (Local Content), l’État impose aux entreprises étrangères l’obligation d’intégrer des sous-traitants ivoiriens dans leurs opérations. Cette exigence vise non seulement à stimuler l’économie locale, mais aussi à favoriser le transfert de compétences essentielles et à garantir que la jeunesse locale bénéficie d’une formation adéquate. Ainsi, les jeunes Ivoiriens ont l’opportunité d’acquérir des compétences techniques et professionnelles qui les préparent à un marché du travail en constante évolution, tout en renforçant le tissu économique national. Parallèlement, le développement durable constitue un autre pilier fondamental de cette politique. Les grands projets extractifs, souvent critiqués pour leur impact environnemental, sont désormais soumis à des engagements stricts en matière de protection de l’environnement. Cela signifie que les entreprises doivent non seulement minimiser leur empreinte écologique, mais aussi s’assurer que les retombées économiques de leurs activités profitent directement aux communautés locales. Ces engagements peuvent se traduire par des investissements dans des infrastructures communautaires, des programmes de santé, ou encore des initiatives visant à préserver la biodiversité. En intégrant ces principes, l’État Ivoirien espère créer un équilibre harmonieux entre exploitation des ressources naturelles et respect des droits et besoins des populations locales, tout en assurant un avenir durable pour les générations à venir.

La vision d’émergence économique du président Alassane Ouattara : les banques comme moteur de croissance inclusive

En 2024-2026, le secteur bancaire ivoirien se distingue par des performances exceptionnelles, affichant des bénéfices cumulés qui dépassent pour la première fois le milliard de dollars en 2025, un jalon significatif qui renforce la vision d’émergence économique du président Alassane Ouattara. Cette période est marquée par une croissance impressionnante des bénéfices, où les banques en Côte d’Ivoire ont réussi à franchir le cap historique d’un milliard de dollars de profits, enregistrant une augmentation de 17 % par rapport à l’année précédente. Ce succès témoigne non seulement de la résilience du secteur, mais aussi de sa capacité à s’adapter aux défis économiques contemporains. La Côte d’Ivoire, en tant que leader financier dans la région, concentre environ 37,9 % des actifs bancaires totaux de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), consolidant ainsi son rôle central dans le paysage bancaire ouest-africain. Ce poids régional souligne l’importance stratégique de la Côte d’Ivoire, qui attire des investissements et des partenariats financiers diversifiés, renforçant ainsi son influence sur le marché. Le dynamisme des institutions bancaires est également à noter, avec des établissements nationaux et panafricains tels que la Banque Nationale d’Investissement (BNI) et UBA Côte d’Ivoire qui affichent une forte progression de leurs bilans et de leurs produits nets bancaires. Ces banques, en pleine expansion, jouent un rôle clé dans le financement de l’économie locale, contribuant à la création d’emplois et à la stimulation de l’innovation.

En 2024, les banques ont injecté plus de 7 300 milliards de FCFA de crédits pour soutenir les entreprises et les projets locaux, illustrant ainsi leur engagement envers le développement économique du pays. Cette dynamique de financement est essentielle pour accompagner les initiatives entrepreneuriales et favoriser la croissance des secteurs stratégiques, tels que l’agriculture, l’industrie et les services. Ainsi, le secteur bancaire ivoirien ne se contente pas de réaliser des bénéfices record, mais il s’affirme également comme un moteur de développement durable et inclusif, en phase avec les ambitions économiques du pays. La stabilité et l’attractivité d’un système bancaire sont des indicateurs cruciaux de la bonne santé économique d’un pays, et dans ce contexte, la Côte d’Ivoire se distingue par une croissance du produit intérieur brut (PIB) qui se maintient autour de 6 % à 6,5 % par an. Cette dynamique positive témoigne non seulement de la résilience des institutions financières, mais aussi de la confiance des investisseurs et des acteurs économiques dans le potentiel de développement du pays. Cependant, des défis subsistent dans ce paysage financier. En effet, bien que la robustesse financière des banques soit indéniable, il est préoccupant de constater que le crédit est principalement orienté vers le commerce et les services à court terme. Cette situation soulève des questions sur la capacité des entreprises à accéder à des financements à long terme, essentiels pour soutenir l’industrialisation et favoriser l’inclusion sociale. Le président ivoirien, conscient de ces enjeux, plaide avec détermination pour une réforme qui permettrait d’élargir l’accès au financement à long terme, afin de stimuler des investissements durables qui pourraient transformer le tissu économique du pays et offrir de nouvelles opportunités aux populations. L’enjeu est donc de trouver un équilibre entre la stabilité financière actuelle et les besoins futurs d’un développement inclusif et durable.

Alassane Ouattara entre la modernisation, et la régulation du secteur de la microfinance : les défis stratégiques

Sous la présidence d’Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire s’est engagée résolument dans une politique dynamique de modernisation et de régulation du secteur de la microfinance, une initiative cruciale pour favoriser l’inclusion financière au sein de la population. Cette démarche s’inscrit dans un contexte où l’accès aux services financiers est essentiel pour le développement économique et social, en particulier pour les couches les plus vulnérables de la société.  Les axes de la politique d’Alassane Ouattara se déclinent en plusieurs volets stratégiques. Tout d’abord, le cadre légal et réglementaire a été renforcé : en avril 2026, le gouvernement ivoirien a adopté un projet de loi majeur visant à réformer les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD). Cette réforme ambitieuse vise à aligner la Côte d’Ivoire sur les normes de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), garantissant ainsi une harmonisation des pratiques et une meilleure intégration dans le système financier régional. 

En matière de gouvernance et de sécurité, le nouveau cadre réglementaire met un accent particulier sur le renforcement du contrôle interne au sein des institutions de microfinance. Cela inclut une gestion rigoureuse des risques de crédit et des mesures de protection accrues pour les déposants, dans le but d’assainir le portefeuille des institutions de microfinance et de restaurer la confiance des clients. 

Par ailleurs,  l’inclusion financière est au cœur de cette politique, s’inscrivant dans la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière (SNIF). Cette stratégie, soutenue par la vision présidentielle, vise à aider les populations vulnérables à accéder à des services financiers adaptés à leurs besoins, tout en redistribuant les fruits de la croissance économique. Les chiffres clés témoignent de l’impact de cette politique : le secteur de la microfinance compte des dizaines de structures agréées, qui desservent des millions de clients à faibles revenus, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de vie et à la réduction des inégalités économiques. Cette initiative représente une avancée significative vers un avenir où chaque Ivoirien, indépendamment de son statut économique, peut bénéficier d’un accès équitable aux ressources financières nécessaires pour réaliser ses ambitions. Selon les données officielles de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI) et les rapports de conjoncture, le paysage de la microfinance en Côte d’Ivoire est à la fois dynamique et complexe. Environ 2,57 millions de clients bénéficient des services de microfinance, témoignant d’une large portée à travers le pays, où ces institutions jouent un rôle crucial dans l’inclusion financière. Actuellement, 45 Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) sont officiellement régulés et autorisés, garantissant un cadre de sécurité pour les usagers. Les encours des dépôts, évalués à environ 682,1 milliards de FCFA, illustrent la confiance des clients dans ces institutions, tandis que les encours des crédits, estimés à environ 722,5 milliards de FCFA, montrent l’importance de ces financements pour le développement économique local.

Cependant, malgré ces chiffres encourageants, les usagers de la microfinance en Côte d’Ivoire font face à des défis spécifiques qui entravent leur plein potentiel. L’un des problèmes majeurs est le coût élevé du crédit, avec des taux d’intérêt souvent prohibitifs pour les emprunteurs. Cette situation est en grande partie due au coût du refinancement que subissent les institutions elles-mêmes, ce qui limite leur capacité à offrir des conditions plus favorables. De plus, l’accès au financement à long terme reste un défi significatif. L’offre de crédits est largement concentrée sur le court terme, ce qui rend difficile l’obtention de financements à moyen ou long terme nécessaires pour soutenir des projets d’investissement robustes et durables. Cette situation souligne l’importance d’une réforme dans le secteur de la microfinance pour mieux répondre aux besoins variés des usagers et favoriser un développement économique inclusif et durable en Côte d’Ivoire.

Alassane Ouattara et filière Café-Cacao en Côte d’Ivoire : entre crises de prix fluctuants, des tensions d’approvisionnement et stratégies adoptées

Le président Alassane Ouattara se trouve actuellement à un carrefour crucial, confronté à des défis majeurs qui mettent à l’épreuve sa capacité à stabiliser la filière café-cacao en Côte d’Ivoire. Dans un contexte marqué par des crises de prix fluctuants et des tensions d’approvisionnement, il s’efforce de mettre en place des stratégies efficaces pour garantir la pérennité de ce secteur vital pour l’économie ivoirienne.  Dans le cadre de la campagne 2025-2026, une revalorisation significative des prix a été annoncée. En effet, le 1er octobre 2025, Alassane Ouattara a fixé le prix bord champ du cacao à un montant record de 2 800 FCFA le kilo, tandis que celui du café a été établi à 1 700 FCFA le kilo. Cette décision vise à encourager les producteurs à maintenir leur production tout en leur assurant une rémunération équitable pour leurs efforts. Pour soutenir cette initiative, l’État a également mis en place une intervention financière substantielle de 291 milliards de FCFA, destinée à apurer les tensions de trésorerie et à régler le stock résiduel dû aux producteurs, leur permettant ainsi de faire face aux défis économiques actuels. Parallèlement, la coopération régionale avec le Ghana s’intensifie, illustrée par le sommet stratégique qui s’est tenu à Abidjan en juin 2026. Ce rassemblement a vu Alassane Ouattara s’entretenir avec le dirigeant ghanéen John Dramani Mahama, dans le but de renforcer les liens entre les deux pays. Les discussions ont porté sur des objectifs communs, notamment l’harmonisation des prix d’achat, l’alignement des primes et la synchronisation des calendriers de production. Cette collaboration est d’une importance capitale, car les deux nations représentent à elles seules 60 % de la production mondiale de café et de cacao, ce qui leur confère un poids considérable sur le marché international. En unissant leurs forces, la Côte d’Ivoire et le Ghana espèrent non seulement stabiliser leurs propres marchés, mais également influencer les tendances globales de la filière café-cacao.

La transformation locale et les défis qui en découlent représentent un enjeu crucial pour le développement économique et social d’une région. Dans ce contexte, la transformation est au cœur des initiatives gouvernementales, qui cherchent à dynamiser l’industrialisation locale. Des projets ambitieux tels que TRANSCAO-CI visent à réduire la dépendance à l’exportation de fèves brutes, en favorisant la création de chaînes de valeur ajoutée sur le territoire. Cela implique non seulement la mise en place d’infrastructures adaptées, mais également le soutien aux entreprises locales pour qu’elles puissent transformer les matières premières sur place, générant ainsi des emplois et renforçant l’économie locale. Cependant, cette transformation ne se fait pas sans défis. Le secteur est confronté à des crises structurelles qui compliquent son développement. Les variations brutales des cours mondiaux des matières premières, par exemple, créent une instabilité qui affecte la rentabilité des exploitations. De plus, les difficultés rencontrées par certains opérateurs dans la négociation de contrats peuvent entraîner des pertes financières significatives et nuire à la confiance des producteurs. À cela s’ajoutent les impacts du changement climatique, qui menacent les vergers et compromettent la production. Les aléas climatiques, tels que les sécheresses prolongées ou les inondations, mettent en péril non seulement les récoltes, mais aussi l’ensemble du système économique local qui en dépend. Ainsi, la transformation locale, bien qu’essentielle, doit être accompagnée de stratégies robustes pour surmonter ces défis et garantir un avenir durable pour le secteur.

Alassance Ouattara et son  appel pressant à la création d’un système financier plus inclusif en Côte d’Ivoire

La vision d’Alassane Ouattara ancien gouverneur de la BCEAO et économiste de formation repose sur des principes fondamentaux tels que la rigueur macroéconomique, la modernisation de l’administration publique, ainsi qu’un appel pressant à la création d’un système financier plus inclusif, mieux adapté aux réalités du développement. Dans ce cadre, il met en avant plusieurs axes stratégiques pour transformer le paysage économique de la région. Face au secteur bancaire et financier, il insiste sur la nécessité de stimuler le crédit aux petites et moyennes entreprises (PME). Alassane Ouattara a souvent souligné que les banques doivent jouer un rôle moteur en irriguant l’économie réelle, à l’image du sang qui fait battre le cœur. Il critique avec vigueur la frilosité des établissements financiers, ainsi que la forte concentration des prêts bancaires traditionnels, qui ne parviennent pas à répondre aux besoins croissants des entrepreneurs locaux. Cette critique s’accompagne d’une proposition de révision des critères d’octroi de crédits, afin de favoriser l’émergence d’un tissu économique dynamique et diversifié. Il plaide également pour favoriser l’inclusion financière, un enjeu crucial pour le développement économique. Pour cela, il soutient l’augmentation du taux de bancarisation dans la population et le développement d’instruments financiers innovants en collaboration avec la BCEAO. Ces initiatives visent à élargir l’accès aux services financiers, en particulier pour les populations marginalisées et les entrepreneurs qui, jusqu’à présent, ont été exclus du système financier formel. En facilitant l’accès à des produits financiers adaptés, il espère dynamiser l’économie locale et encourager l’auto-entrepreneuriat.

Secteur Agricole : Alassane Ouattara appelle à une réforme de l’architecture financière mondiale

Sur la scène internationale, Alassane Ouattara appelle à une réforme de l’architecture financière mondiale. Il plaide pour un accès plus équitable des pays africains aux marchés de capitaux, dénonçant les taux d’intérêt souvent inéquitables qui pénalisent les économies en développement. Cette réforme est essentielle pour permettre aux pays africains de se positionner sur la scène économique mondiale, d’attirer des investissements étrangers et de favoriser un développement durable et inclusif. En somme, la vision d’Alassane Ouattara s’articule autour d’une économie plus résiliente, où le secteur bancaire joue un rôle clé dans le soutien à la croissance et à l’innovation. Face au secteur de la finance publique, la rigueur budgétaire absolue se présente comme un impératif incontournable. En effet, la gestion rigoureuse des finances de l’État constitue pour lui un pilier fondamental, essentiel pour maintenir la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs internationaux. Cette confiance est cruciale, car elle détermine la capacité de l’État à attirer des investissements étrangers, à financer des projets d’infrastructure et à soutenir le développement économique. Dans ce contexte, l’optimisation des recettes et des dépenses devient une priorité stratégique. Sa politique vise à renforcer la mobilisation des recettes fiscales internes, en mettant en place des mécanismes efficaces pour améliorer le suivi rigoureux des paiements de l’État. Cela inclut des initiatives pour moderniser le système fiscal, simplifier les procédures de déclaration et de paiement, ainsi que renforcer les capacités des administrations fiscales. Parallèlement, il s’agit de maîtriser le déficit budgétaire, un enjeu crucial pour converger vers les normes communautaires, notamment celles de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), qui exigent une discipline budgétaire stricte pour assurer la stabilité économique de la région.

Notons que la transparence et la gouvernance sont des éléments centraux de cette approche. Il insiste sur la lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et les flux financiers illicites, des fléaux qui sapent la confiance des citoyens et des investisseurs. En adoptant des mesures rigoureuses pour assainir durablement l’environnement des affaires, il cherche à établir un climat propice aux investissements, favorisant ainsi le développement économique et social à long terme. Cette démarche globale, alliant rigueur budgétaire, optimisation des ressources et promotion de la transparence, est essentielle pour bâtir un avenir économique solide et durable.

Daouda Bakary KONE

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Croissance Afrique (sarl) est un Média multi-support qui propose plusieurs rubriques axées sur l’actualité économique du continent. Le magazine est un journal (en ligne dont un mensuel disponible dans les kiosques à journaux) qui traite spécialement les informations financières dédiées à l’Afrique. Il est également le premier média malien spécialisé dans la production d’Informations Économiques, financières, Stratégiques, et orienté vers le reste du monde. Le Magazine a été fondé en Novembre 2017 à Bamako.

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