(CROISSANCE AFRIQUE)-Au cours des sept premiers mois de l’année 2026, les aéroports marocains ont connu une activité frénétique, traitant un impressionnant total de 22,2 millions de voyageurs.
Cette statistique, révélée par l’Office national des aéroports (ONDA), témoigne d’une progression significative de 8,77 % par rapport à l’année précédente, confirmant ainsi la dynamique positive du secteur aérien dans le royaume.
Cette croissance est particulièrement marquée par l’augmentation des liaisons internationales, qui attirent un nombre croissant de passagers.
Enexaminant de plus près les chiffres, on constate que sur les 22,2 millions de passagers, 19,8 millions ont opté pour des liaisons internationales, tandis que le trafic domestique a enregistré 2,3 millions de passagers. Cette distinction souligne l’importance croissante des connexions internationales pour le Maroc, qui se positionne comme une plaque tournante régionale. L’activité aérienne a été soutenue par un total de 164 164 mouvements d’avions, ce qui représente une hausse de 9,82 % par rapport aux sept premiers mois de 2025, illustrant le regain d’intérêt pour le voyage aérien.
L’Europe demeure le principal marché émetteur de voyageurs internationaux vers le Maroc, avec près de 16,5 millions de passagers, affichant une progression de 9,29 % sur un an. Cependant, d’autres marchés ont également montré des croissances remarquables, notamment le trafic en provenance d’Amérique du Sud, qui a bondi de 34,21 %, atteignant 62 880 passagers. De même, l’Amérique du Nord a également contribué à cette dynamique, bien que les chiffres précis de cette région ne soient pas encore entièrement disponibles. Cette tendance souligne non seulement l’attractivité du Maroc en tant que destination touristique, mais aussi son rôle croissant dans le réseau aérien mondial, renforçant ainsi ses liens avec diverses régions du monde.
En termes de fréquentation, l’aéroport Mohammed V de Casablanca demeure la principale plateforme aéroportuaire du pays, avec un impressionnant total de 6,9 millions de passagers traités sur la période récente. Ce chiffre témoigne non seulement de l’importance stratégique de cet aéroport dans le réseau aérien marocain, mais également de son rôle crucial en tant que porte d’entrée vers le royaume. Il est suivi de près par l’aéroport Marrakech-Ménara, qui a enregistré 6,4 millions de voyageurs, illustrant ainsi l’attrait croissant de Marrakech en tant que destination touristique prisée. Pour le seul mois de juillet, l’ensemble des plateformes aéroportuaires marocaines a accueilli 3,4 millions de passagers, un chiffre qui souligne la dynamique estivale et l’afflux de touristes désireux de découvrir les merveilles du Maroc.
Le transport de marchandises affiche lui aussi une tendance favorable, renforçant l’importance des aéroports marocains dans le commerce international. Le volume de fret traité par ces aéroports s’est établi à 66 980,55 tonnes entre janvier et juillet 2026, soit une hausse significative de 12,61% par rapport à l’année précédente. Cette croissance survient alors que le royaume chérifien cherche à franchir un nouveau palier dans le développement de son secteur aérien, visant à renforcer sa position sur la scène mondiale. Après avoir accueilli un record de 36,3 millions de voyageurs en 2025, le royaume ambitionne de dépasser ce niveau dès 2026, témoignant de sa volonté de se développer et d’attirer encore plus de visiteurs.
À plus long terme, Rabat vise une capacité de trafic de 80 millions de passagers par an à l’horizon 2030. Pour soutenir cet objectif ambitieux, des investissements dans les infrastructures aéroportuaires et des initiatives visant à améliorer l’expérience des passagers sont en cours.
Notons que ces efforts visent non seulement à moderniser les installations existantes, mais aussi à développer de nouvelles liaisons aériennes, renforçant ainsi la connectivité du Maroc avec le reste du monde. Ce projet de développement ambitieux pourrait transformer le paysage aérien du pays, faisant de ses aéroports des hubs incontournables en Afrique et au-delà.
Korotoumou Sylla

