(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque mondiale a annoncé avoir pris une décision significative en approuvant un financement de 500 millions de dollars, ce qui équivaut à environ 291 milliards de FCFA, destiné au Ghana pour la mise en œuvre du Ghana Market Access and Connectivity Project (GMACP).
Ce projet ambitieux a pour objectif principal d’améliorer les infrastructures routières rurales, de renforcer les chaînes de valeur agricoles et de stimuler l’emploi dans diverses régions du pays, répondant ainsi à des besoins cruciaux pour le développement économique du Ghana.
Ce projet intervient à un moment où le mauvais état des routes rurales représente un obstacle majeur, entravant l’accès des producteurs aux marchés, augmentant les coûts de transport et entraînant d’importantes pertes post-récolte. En effet, de nombreux agriculteurs se retrouvent dans l’incapacité de transporter leurs produits vers les centres de vente, ce qui limite leurs opportunités de revenus et affecte leur subsistance. En améliorant les liaisons entre les bassins de production et les centres de commercialisation, les autorités ghanéennes espèrent non seulement accroître les revenus des agriculteurs, mais aussi renforcer la sécurité alimentaire dans le pays, un enjeu vital pour la population.
Selon les estimations de la Banque mondiale, ce programme permettra la réhabilitation et l’entretien de plus de 1 000 kilomètres de routes rurales, touchant plusieurs régions du pays, notamment le Haut-Ouest, où les infrastructures sont particulièrement dégradées. Les bénéfices attendus de cette initiative ne se limitent pas seulement à la facilitation du transport des produits agricoles, mais s’étendent également à la création d’emplois dans le secteur de la construction et des services associés, contribuant ainsi à une dynamique économique positive. En somme, le GMACP représente une étape cruciale vers un avenir plus prospère et durable pour le Ghana, en favorisant un développement inclusif et en améliorant les conditions de vie des populations rurales.
Il s’agit de renforcer la compétitivité du secteur agricole tout en créant davantage d’opportunités économiques dans les zones rurales, un enjeu crucial pour le développement durable de ces régions souvent marginalisées. En effet, l’amélioration des routes devrait notamment réduire les délais de transport, facilitant ainsi l’écoulement des récoltes, ce qui est essentiel pour les agriculteurs qui dépendent de l’accès rapide à des marchés pour maximiser leurs profits. De plus, une meilleure infrastructure routière contribuera à diminuer les pertes enregistrées après les récoltes, un problème récurrent qui affecte la rentabilité des exploitations agricoles et, par conséquent, la sécurité alimentaire des communautés locales.
Le projet intègre également une dimension climatique, reconnaissant l’importance d’adapter les infrastructures aux défis environnementaux actuels. Les infrastructures prévues seront conçues pour résister aux aléas météorologiques, tels que les inondations et les tempêtes, ainsi qu’aux effets du changement climatique, qui deviennent de plus en plus fréquents et intenses.
Notons que la Banque mondiale prévoit par ailleurs un appui technique destiné à renforcer les capacités institutionnelles du secteur routier, garantissant que les autorités locales disposent des compétences nécessaires pour gérer et entretenir ces infrastructures de manière efficace.
Pour rappel, l’amélioration de la durabilité des investissements sera assurée grâce à la mise en place de mécanismes de maintenance fondés sur la performance, ce qui permettra d’assurer la longévité des routes et de maximiser leur impact économique sur les zones rurales. Ce projet représente donc une approche intégrée qui vise à transformer le paysage rural tout en tenant compte des enjeux environnementaux contemporains.
Mariam KONE

