(CROISSANCE AFRIQUE)-Au premier trimestre de l’année 2026, la société Palm Côte d’Ivoire (PALMCI), spécialisée dans la production et la commercialisation d’huiles de palme brute, a enregistré un résultat net particulièrement préoccupant, avec une chute vertigineuse de 86,20 % par rapport à la même période de l’année précédente, 2025.
Cette information alarmante provient du rapport d’activité récemment établi par la direction de l’entreprise, qui met en lumière une situation financière délicate. Selon ce rapport, le résultat net s’est établi à seulement 1,594 milliard de FCFA, en nette diminution par rapport aux 11,562 milliards de FCFA réalisés au 31 mars 2025, ce qui représente une contraction significative de 9,967 milliards de FCFA.
Parallèlement, le chiffre d’affaires de PALMCI a également subi un coup dur, affichant une baisse de 18,135 milliards de FCFA, avec un montant total de 49,384 milliards de FCFA, contre 67,519 milliards de FCFA au premier trimestre de l’année précédente. La direction de l’entreprise attribue cette baisse à la faiblesse des quantités d’huiles brutes de palme et de palmiste qui ont été vendues sur le marché local. Toutefois, elle souligne que cette situation pourrait être temporaire, qualifiant la baisse de simple décalage dans le temps des ventes.
Il est important de noter que PALMCI dispose d’un stock de produits finis, dont l’écoulement a débuté en avril 2026 et devrait se poursuivre dans les mois à venir, ce qui pourrait potentiellement redresser la situation financière de l’entreprise si la demande sur le marché local venait à se stabiliser. Cette dynamique de vente à venir pourrait offrir un espoir de reprise pour PALMCI, dans un contexte économique où la concurrence et les fluctuations du marché jouent un rôle crucial.Le résultat des activités ordinaires, qui reflète la performance économique de l’entreprise, suit une tendance baissière préoccupante, affichant un solde de 2,120 milliards de FCFA, une chute significative par rapport aux 15,417 milliards de FCFA enregistrés au 31 mars 2025, soit une diminution alarmante de 86%. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la viabilité des opérations à court terme et à la capacité de l’entreprise à maintenir sa position sur le marché.
Cependant, en dépit de ce tableau financier morose, l’équipe dirigeante demeure optimiste quant aux perspectives futures de l’entreprise. Ils avancent que, compte tenu du niveau actuel de production des régimes issus des plantations industrielles, ainsi que des achats de régimes effectués auprès des planteurs villageois, il existe des raisons d’espérer une amélioration. De plus, la production des huiles brutes de palme et de palmiste, qui constitue un axe stratégique pour l’entreprise, pourrait jouer un rôle crucial dans la redynamisation des résultats.
Notons que pour l’exercice 2026, les dirigeants estiment qu’il est raisonnable d’anticiper un résultat net positif, qui s’inscrirait dans la même tendance que celui de l’année 2025, marquant un tournant potentiel vers la reprise et la croissance. Cette vision d’avenir, bien que teintée de prudence, témoigne d’une volonté de surmonter les défis actuels et d’exploiter les opportunités qui se présentent sur le marché.
Yaya KONÉ

