(CROISSANCE AFRIQUE)-Lors du Segment des affaires humanitaires du Conseil économique et social des Nations unies, tenu le 17 juin 2026 sur le thème « Du réajustement humanitaire aux résultats : renforcer la coordination humanitaire et l’efficacité de l’aide humanitaire », la Secrétaire d’État adjointe américaine, Meghan Hanson, a réaffirmé l’engagement des États-Unis en faveur des réformes du système humanitaire international.
Selon elle, Washington soutient pleinement les réformes engagées dans le cadre du Réajustement humanitaire et de la résolution UN80, avec pour objectif de bâtir un système « plus efficace, plus responsable et davantage capable d’acheminer l’aide là où et quand elle est nécessaire ». Pour atteindre cet objectif, les États-Unis entendent concentrer leurs efforts sur plusieurs leviers de transformation, notamment le renforcement de la collaboration en matière de données, l’intégration des chaînes d’approvisionnement et l’amélioration des mécanismes visant à accroître l’efficacité opérationnelle de l’aide humanitaire. Mme Hanson a salué le lancement du Partenariat pour les données humanitaires, qu’elle considère comme une opportunité majeure de moderniser la collecte, le traitement et l’exploitation des données dans les situations d’urgence. Tout en assurant que son pays suivra de près les progrès réalisés, elle a insisté sur la nécessité de passer rapidement à la phase de mise en œuvre des plans d’action élaborés.
La responsable américaine a également appelé l’ensemble de la communauté humanitaire à mieux partager et exploiter les données afin de cibler efficacement les populations les plus vulnérables et de garantir une plus grande transparence dans les résultats des programmes mis en œuvre. Les États-Unis souhaitent, par ailleurs, que toutes les agences humanitaires des Nations unies contribuent activement au Cadre d’analyse conjoint et intersectoriel (CAI), y compris dans les contextes de réfugiés. Selon elle, cet outil permet, grâce à des normes communes et à des méthodes d’analyse harmonisées, d’orienter les ressources limitées vers les besoins les plus urgents à travers des plans d’intervention hautement prioritaires.
Sur le plan logistique, Meghan Hanson a réitéré le soutien de son gouvernement aux initiatives visant à intégrer les chaînes d’approvisionnement mondiales et humanitaires, à coordonner l’acquisition des biens essentiels et à optimiser le transport et la logistique à l’échelle internationale. Elle a salué les agences déjà engagées dans cette démarche tout en estimant que l’Approche intégrée des Nations unies pour les chaînes d’approvisionnement humanitaires devait être déployée plus rapidement et à plus grande échelle. Enfin, la Secrétaire d’État adjointe a souligné que ces réformes ne produiront leurs effets que si leur impact concret sur les populations bénéficiaires peut être mesuré. Les États-Unis, a-t-elle assuré, sont prêts à accompagner la mise en œuvre de ces changements et à en évaluer les résultats.
« Le système humanitaire est devenu trop lourd depuis trop longtemps. Le moment est venu de changer », a-t-elle déclaré, affirmant que Washington soutiendra les agences engagées dans la réforme tout en demandant des comptes à celles qui entravent ce processus.
Ibrahima Ndiaye

