(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, un événement marquant s’est déroulé sur le marché financier de l’UEMOA, où les investisseurs ont manifesté un intérêt considérable pour les titres publics du pays. En effet, à la suite de l’émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor de 3, 5 et 7 ans, le pays a réussi à attirer une somme impressionnante de 44 milliards de FCFA.
Cette opération, qui a eu lieu le mercredi 1er juillet 2026, a été orchestrée en partenariat avec UMOA-Titres, une institution clé dans la gestion des titres publics au sein de la région. L’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant total de 40 milliards de FCFA, mais l’engouement des investisseurs a conduit à des soumissions globales s’élevant à 70,810 milliards de FCFA. Ce chiffre remarquable se traduit par un taux de couverture du montant mis en adjudication de 177,03 %, illustrant ainsi la confiance des investisseurs dans la solidité et la viabilité des titres émis par le Burkina Faso.
Parmi les soumissions, le montant retenu s’est établi à 44 milliards de FCFA, exclusivement issu des obligations, tandis que 26,810 milliards de FCFA ont été rejetés. Cela a permis d’obtenir un taux d’absorption de 62,14 %, un indicateur positif de l’appétit du marché pour ces instruments financiers.
Les investisseurs dont les soumissions ont été acceptées bénéficieront d’un rendement moyen pondéré attractif : 7,20 % pour les obligations de 3 ans, 7,47 % pour celles de 5 ans et 7,41 % pour les obligations de 7 ans. Ces rendements, qui reflètent la dynamique actuelle du marché, témoignent de l’engagement des investisseurs à soutenir le développement économique du Burkina Faso à travers des investissements dans des titres publics, renforçant ainsi la position du pays sur la scène financière régionale.Le Trésor Public burkinabé, dans un souci de transparence et de confiance envers ses investisseurs, a pris l’engagement solennel de procéder au remboursement du capital des obligations selon un calendrier précis. Ainsi, pour les obligations à trois ans, les investisseurs peuvent s’attendre à recevoir leur capital le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 2 juillet 2029.
De même, pour celles à cinq ans, le remboursement interviendra le 2 juillet 2031, tandis que les obligations à sept ans verront leur capital remboursé le 2 juillet 2033. En parallèle, le Trésor Public a également prévu un paiement des intérêts, qui sera effectué annuellement. Ces intérêts seront calculés sur la base d’un taux de 6 % pour les obligations de trois ans, un taux légèrement supérieur de 6,20 % pour celles de cinq ans, et un taux de 6,40 % pour les obligations de sept ans.
Notons que ce mécanisme de paiement des intérêts débutera dès la fin de la première année, offrant ainsi aux investisseurs une rémunération régulière et attractive pour leur engagement financier. Cette initiative vise non seulement à renforcer la confiance des investisseurs dans les instruments de dette publique, mais aussi à stimuler l’intérêt pour l’investissement à long terme dans le pays, en offrant des rendements compétitifs dans un environnement économique en constante évolution.
Mariam KONE

