(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burundi, un pays en pleine mutation numérique, les services financiers digitaux connaissent une expansion rapide, s’articulant autour des banques traditionnelles, des opérateurs de télécommunications et de nouveaux acteurs innovants dans le domaine des paiements.
Parmi ces acteurs, Cashtel se distingue par sa capacité à offrir une gamme variée de services, allant des transferts d’argent à la gestion des paiements et au règlement des taxes, le tout accessible via un portefeuille électronique pratique et intuitif.
Cashtel, une solution fintech novatrice développée par Ellis Business Company S.A., se positionne comme un établissement de paiement émetteur de monnaie électronique. Ce portefeuille électronique, conçu pour être accessible directement depuis un téléphone mobile, répond à divers besoins financiers, allant des transferts d’argent entre particuliers au paiement de services quotidiens. Fondée en 2023 par Jean d’Amour Kwizera, cette start-up dynamique est basée à Bujumbura, la capitale du Burundi, et incarne l’esprit entrepreneurial qui émerge dans la région.
La solution Cashtel permet aux utilisateurs d’effectuer une multitude d’opérations financières essentielles. Non seulement il est possible d’envoyer et de recevoir de l’argent en toute sécurité, mais les utilisateurs peuvent également effectuer des retraits d’espèces, recharger leur crédit téléphonique, régler des factures, et effectuer des achats auprès de divers commerçants. L’accès à ces services est facilité par l’utilisation du code USSD *429#, permettant ainsi aux utilisateurs de naviguer sur la plateforme sans nécessiter de connexion Internet, ce qui est particulièrement avantageux dans un pays où l’accès à Internet peut être limité. Cashtel se positionne ainsi comme un acteur clé dans la transformation des services financiers au Burundi, rendant les transactions plus accessibles et pratiques pour la population.
L’entreprise propose également une application mobile qui s’avère être un outil précieux pour ses utilisateurs. Sa version Android, qui a été téléchargée plus de 10 000 fois selon les données du Play Store, intègre une multitude de fonctionnalités essentielles, notamment la possibilité d’effectuer des transferts d’argent, de payer des factures et de régler des paiements auprès de divers commerçants. De plus, l’application offre un historique détaillé des transactions, permettant aux utilisateurs de suivre facilement leurs dépenses et leurs revenus. Cependant, il est important de noter que ce chiffre de téléchargements ne renseigne pas sur le nombre d’utilisateurs actifs, une donnée cruciale pour évaluer l’engagement des clients envers cette plateforme.
Parmi les développements récents de Cashtel, on trouve son intégration aux services de l’Office burundais des recettes (OBR), une avancée significative qui témoigne de l’ambition de l’entreprise de s’impliquer davantage dans le paysage fiscal du pays. Depuis août 2025, les contribuables peuvent utiliser la plateforme pour régler leurs impôts et taxes, ce qui simplifie considérablement le processus de paiement pour de nombreux Burundais. Plus de 70 types d’impôts et de taxes peuvent être réglés via cette solution innovante, comme l’a souligné la direction générale de Cashtel lors du lancement de cette fonctionnalité.
En multipliant les usages de son portefeuille électronique, notamment pour les transferts d’argent, les paiements commerciaux et les services administratifs, Cashtel cherche à se positionner comme un acteur incontournable des paiements numériques dans un marché burundais qui reste encore structuré autour de plusieurs canaux traditionnels.
Notons que cette stratégie vise non seulement à moderniser les transactions financières, mais aussi à favoriser l’inclusion financière en offrant des solutions accessibles et pratiques à une population de plus en plus connectée.
Abdoulaye KONE

